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 Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.

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Libellule

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MessageSujet: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Lun 25 Juil 2016, 18:56

Rappel du premier message :

Je ne suis pas un adepte de ce journaliste souvent qualifié de seconde zone par ses collègues, car souvent il est dans l'excès, mais dans cet article ledit Bruno Roger-Petit formule un dilemme qu'il ne faut plus passer sous silence.

De Sarkozy à Estrosi, cette droite qui n’est plus un bouclier anti-FN par Bruno Roger-Petit - Challenge

Les surenchères sécuritaires de la droite, de Nicolas Sarkozy à Christian Estrosi, mettent la droite en porte-à-faux en vue de l’élection présidentielle prochaine. Surtout si le 2nd tour de 2017 devait opposer Marine Le Pen à un candidat LR qui aurait besoin des voix de la gauche pour l’emporter. Explications.
"Si j’avais su, je n’aurais pas voté Estrosi". Ici et là, sur les réseaux sociaux, se murmure la détresse des électeurs de gauche et du centre qui, en décembre dernier, ont glissé un bulletin de vote Estrosi dans l’urne. Plutôt le maire de Nice Les Républicains à la tête de la région que Marion Maréchal-Le Pen et sa meute d’identitaires, renforcée par le plus célèbre d’entre eux, Philippe Vardon. Le PS s’était retiré, sous l’impulsion de Manuel Valls, laissant Christian Estrosi seul en première ligne face au Front national.

L’espace d’un hiver et d’un printemps, Christian Estrosi a paru prendre une autre dimension. Arguant de ce que les conditions de son élection l’obligeait à rechercher une certaine forme de hauteur, il proclamait qu’il avait changé, que cette élection l’avait bouleversé, qu’il ne serait plus la seule incarnation d’une droite trop à droite, courant derrière le Front National jusqu’à en perdre son âme.

L'Estrosi d'avant

Mais las ! L’attentat de Nice a rendu à la France l’Estrosi d’avant. Droitier. Ultra. Décomplexé. Cynique. Et avec lui bien d’autres, qui n’ont pas résisté à la pression que leur impose le rendez-vous de la Primaire LR de la fin 2016, et l’élection présidentielle suivante. Estrosi est l’écho le plus perceptible de cette droite encore dite "républicaine" saisie par le vertige d’une tentation autoritaire et réactionnaire de plus en plus affirmée.

Dès lors qu’Estrosi était rejoint par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé dans la même course politique, il était prévisible que d’autres, au sein de LR, iraient encore plus loin. D’où cette série de déclarations en cascade, de Wauquiez à Douillet (en passant par Nathalie Kosciusko-Morizet qui, entre autres mesures atterrantes, propose de taxer les produits halal au nom de la lutte contre le terrorisme).

Cette dérive ne devrait pas étonner. Elle est le fruit de ce qui s’est joué autour de la bataille politique portant sur l’instauration du Mariage pour tous, quand la droite a renoué avec le populisme chrétien qu’elle avait bien été contrainte d’abandonner à la Libération, sous la pression de l’histoire, des circonstances et du génie gaullien.

"Si j’avais su, j’aurais pas voté Estrosi"

Nous en sommes là. A constater que des élus LR en sont rendus à tenir des propos, on pense ici à Laurent Wauquiez, David Douillet ou Georges Fenech, que le Front national tient depuis 1972. Et certains d’entre eux vont même encore plus loin. Marine Le Pen et Florian Philippot n’ont jamais mis en cause la "sacro-sainte constitution" de la même façon que David Douillet. C’est dire l’état d’une certaine partie de la droite.

"Si j’avais su, j’aurais pas voté Estrosi" dépasse la personne d’Estrosi. C’est la froide constatation que voter LR, dès lors qu’une élection se termine par un duel FN/LR, ne préserve pas de se retrouver exposer à un pouvoir tenté par l’autoritarisme, voire l’extrême-droitisation. Que la droite Sarkozy-Estrosi apparaît comme en voie de "frontisation". Qu’elle ne protège pas du FN. Qu’elle est elle-même suspecte de tentation extrême droitière. Ajoutons à cela le rappel que déjà, en 2002, Chirac avait déçu, élu au second tour de l’élection présidentielle grâce aux voix de la gauche et du centre sans se soucier des responsabilités qui en découlaient, et que cela a laissé des séquelles.

En 2016, dans une France qui se réduit chaque jour à n’être que la misérable somme d’une kyrielle d'oppositions identitaires et culturelles, cet état de la droite est plus que préoccupant.

Projetons-nous un instant dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, telle qu’elle s’offre aujourd’hui aux électeurs du centre, de la gauche de gouvernement et des gauches de la gauche.

Dispersion de la gauche

En l’état des forces politiques actuelles, si l’on se fie aux sondages, tout candidat de la gauche de gouvernement, qu’il se nomme Hollande, Valls, Macron ou autre, risque de ne pas pouvoir accéder au second tour de 2017. Ce qui revient à dire que ce dernier pourrait opposer (ce n’est qu’une probabilité, mais elle est aujourd’hui la clé de l’élection à venir) Marine Le Pen au candidat LR, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

Que feront au premier tour les électeurs de la gauche, notamment tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont aujourd’hui envie de sanctionner la majorité présidentielle sortante parce qu’elle les a déçus ? Prendront-ils le risque, sachant l’état de la droite, de disperser leur voix sur un Mélenchon, un Montebourg, une Duflot ou un candidat des deux ou trois familles trotskystes toujours présents aux présidentielles ?

On pense ici à ces courants des gauches de la gauche qui, depuis des mois, rabâchent à n’en plus finir que François Hollande est un libéral sans âme qui n’a plus rien de socialiste, et Manuel Valls qui serait plus Erdogan que Clemenceau. Ces citoyens qui se reconnaissent dans la dénonciation de l’état d’urgence, antichambre de la dictature et de l’Etat policier, ont toutes les chances de se retrouver dans une drôle de situation. Prendront-ils, en conscience, le risque de voter contre Hollande ou tout candidat de la gauche de gouvernement, au motif qu’il serait "de droite", ce qui aurait pour effet de provoquer un second tour qui verrait le Front national affronter le représentant d’une droite de plus en plus "frontisée", à plus forte raison s’il s’agit de Nicolas Sarkozy ? La question est rude, on en convient. Mais c’est ainsi qu’elle se pose. Peut-on voter contre une gauche prétendue de droite en faisant le jeu d’une droite qui se "frontise"?

Dilemme

On aimerait connaître, au sujet de ce dilemme qui se posera tôt ou tard, l’avis d’un Gérard Filoche ou du président de l’UNEF, de Christian Paul ou de Clémentine Autain, pour ne citer que ces exemples-là, emblématiques des gauches de la gauche qui vomissent la gauche, mais qui demain, seront confrontés à un vrai cas de conscience politique. 2017, c’est maintenant, il est donc temps de commencer à les interpeller.

Il est encore une autre question que soulève la "frontisation" rampante de la droite et la tentation suicidaire d’une partie des gauches de la gauches, question qui procède de ce qui est écrit supra.

Déçus en 2002 par Jacques Chirac, trahis par Christian Estrosi en 2016, ayant tendance à considérer que Les Républicains de Nicolas Sarkozy sont un mouvement en voie de "frontisation", les électeurs de gauche et du centre iraient-ils encore voter, disciplinés et conscients, pour un candidat LR ? Et si l’on veut bien déjà entendre qu’un certain nombre d’entre eux sont déjà tentés par la politique du pire, à savoir tout faire pour éliminer un Hollande ou un autre dès le premier tour de la présidentielle, peut-on les imaginer s’en allant élire, en toute décontraction politique, au nom d’un quelconque "Front républicain", Nicolas Sarkozy ou même Alain Juppé au second?

Ces questions posées permettent de saisir l’ampleur du problème que pose la "frontisation" de la droite des Sarkozy, Estrosi, Wauquiez et Douillet.

Boulevard pour Le Pen

Attendu que l’état de fracturation des gauches est porteur de tous les dangers ; attendu que la droite LR se place dans une position "bonnet blanc, blanc bonnet" vis-à-vis du FN ; attendu qu’il est in fine possible que des électeurs du centre et de la gauche, pour des raisons hétéroclites mais convergentes, ne finissent par former communauté de rejet LR et FN confondus ; attendu que ces comportements particuliers pourrait déboucher sur des comportements électoraux déraisonnés (abstention massive à gauche au second tour par exemple), il est donc possible, comme le dit la présidente de l’IFOP, Laurence Parisot, que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République en mai prochain. A plus forte raison, si Nicolas Sarkozy est opposé à Marine Le Pen au second tour.

A chacun d’en tirer les leçons de cette tragique réalité, surtout à gauche. Face au FN, Nicolas Sarkozy et ses amis ne sont ni glaive, ni bouclier.
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Libellule



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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 20:12

Mais alors il n'y aurait pas d'autre solution au dilemme? Quid d'un centriste raisonnable? D'une gauche de combat? Je dis cela, je ne dis rien.
Avec un axe de convergences : l'écologie, vous voyez? A vous lire, sans préjugés?

Ce que dit Clémentine Autin :

Le tripartisme n’est plus celui qu’on croit. Il y a une extrême droite, qui d’ailleurs flirte avec certains rangs de la droite classique. À côté, un centre, dans lequel vous avez une partie de la droite plus modérée et une grande partie du Parti socialiste. Et puis, ce qui n’émerge pas du tout, c’est une gauche qui sache dire comment vivre aujourd’hui l’égalité, la justice sociale, l’émancipation humaine, l’écologie. On y trouve des voix qui viennent du Front de gauche, des voix qui viennent du Parti socialiste, d’Europe Écologie-Les Verts, du mouvement social et du mouvement intellectuel critique. Et surtout, beaucoup de voix citoyennes qui ne se retrouvent pas dans le paysage politique d’aujourd’hui. Pour l’instant, ces forces sont atomisées, elles ne tiennent pas un discours qui permette au mot « gauche » de retrouver son tranchant, sa force et sa capacité à être comprise du grand public.


Dernière édition par Libellule le Jeu 11 Aoû 2016, 20:20, édité 1 fois
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thierry

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 20:18

La gauche essaye de faire oublier son action calamiteuse depuis 2012: assumez votre politique d'augmentation des impôts, de faillite du système économique, de faillite de l'éducation, de la faillite du système de sécurité.

Et tirez en les conséquences sur votre ideologie sans y mêler la droite républicaine.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 20:22

Ce n'est tout de même pas de ma faute si l'Ump s'est rebaptisée les républicains comme le parti qui a mis Trump en orbite.

Défendre l'idée qu'on peut voter démocrate n'a rien d' incongru en la circonstance. Sanders et Clinton vous voyez?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 20:31

thierry a écrit:
Une fois de plus, la démonstration que le FN est le meilleur allié de la gauche. C'est en effet la seule possibilité, pour cette dernière, de gagner les élections en 2017.

D'où la tactite, bien visible sur ce forum, de le mettre en avant le plus possible. Et pour cela toutes les techniques sont possibles, visiblement la dernière consigne des chargés de communication du PS et de EELV est de s'appuyer sur les élections américaines et plus particulièrement sur Donald Trump.

Je crains que l'on fasse avec TRUMP ce que l'on a fait en 2012 avec sarko... tout sauf et on récupère pire encore que celui qui avait été tant critiqué.

Je crains TRUMP mais aux USA le président s'il n'a pas les chambres avec lui a un pouvoir réduit... et le gugusse serait surveillé y compris par les gens de son parti.
Mémère Hillary est beaucoup plus tordue et sournoise que l'agité et sera capable de faire n'importe quoi qui plus est en passant pour une sainte nitouche.
Lors de la première partie du premier mandat de son mari on l'avait vu à l'œuvre et elle s'était calmée... sous la pression après une sévère tôle électorale.

Passer par où elle est passée pour être la première femme présidente dénote à la fois une absence de scrupules et un renoncement à tout pour atteindre le but ultime. Après avoir élu le premier président noir (métis en réalité) dont ils attendaient monts et merveilles avec de solides désillusions à la clé... ils vont vouloir la première femme présidente... et là on va constater les dégâts.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 21:02

tonton christobal a écrit:
La connaissance des coulisses évitent souvent les erreurs. Le FN a pris son envol après 81 ... cherchez le responsable !

thierry a écrit:
Une fois de plus, la démonstration que le FN est le meilleur allié de la gauche. C'est en effet la seule possibilité, pour cette dernière, de gagner les élections en 2017.


Personne ne niera que le FN a été instrumentalisé par le PS et qu'aujourd'hui encore il sert d'épouvantail pour inciter à voter pour celui qui sera le-la candidat-e du PS à la présidentielle...

Ceci étant, le FN a lui de longue date basé son fond de commerce sur la sécurité et l'immigration avant de l'étendre à l'Union et à la mondialisation... Il s'agissait là de vrais problèmes pour nombre de personnes appartenant aux classes populaires, problèmes dont ont longtemps refusé de se saisir les partis de gauche...

C'est une erreur, pour ne pas dire L'erreur, qui a permis au FN de prospérer hors de tout contrôle sachant que si les solutions proposées par celui-ci étaient et sont très critiquables, il a été longtemps le seul à adresser ces problèmes qui, je le répète, sont réels pour nombre de personnes appartenant aux classes populaires habitant dans des quartiers ghettoïsés de banlieue...

Sur la sécurité par exemple, il a fallut attendre que Manuel Valls admette que celle-ci était ni de droite ni de gauche pour que la gauche s'en saisisse enfin...

Idem pour l'immigration  où il a fallut attendre les attentats et la crise migratoire...

Au delà des questions économiques et de chômage, la question que l'on peut aujourd'hui se poser est celle de savoir si d'ici l'élection présidentielle le PS sera en mesure de convaincre les électeurs  qu'il s'est réellement saisi de ces problèmes de sécurité et d'immigration...

A n'en pas douter la réponse dépendra pour beaucoup du choix du candidat, Hollande et Valls, pour ne citer que ces deux là, ne portant le même message...
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 22:22

Itou à droite. Sarkozy ou Juppé n'ont pas la même volonté de fricoter avec le Fn. Deux primaires à ne pas zapper.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Jeu 11 Aoû 2016, 23:39

thierry a écrit:
... s'appuyer sur les élections américaines et plus particulièrement sur Donald Trump.

Encore un qui n'a rien compris... "Le discours de Donald Trump relève du cryptofascisme" Olivier Beaud (Professeur de droit public à l'université Paris-II (Panthéon-Assas), président de l'association Qualité de la science française)
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 01:42

Doit on préciser avec qui "fricotent" les uns ou les autres ?

Il y en a même qui fricote avec tout le monde...

Nous y sommes le fascisme est à nos portes...et la France de flanbi qui était au bord du gouffre à fait un grand pas en avant !

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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 01:45

Pas tout à fait. Mais on est aux portes d'un clivage substantiel qui ne s'arrête plus au clivage droite gauche
Mondialisation et anti-mondialisation
Le nouveau clivage politique n’est plus gauche-droite, mais ouvert-fermé

Adieu gauche contre droite, c’est désormais ouverture contre fermeture. Et les partisans de la fermeture marquent des points

Comme théâtre politique, il n’y a pas mieux que les conventions des partis américains. Les militants de gauche et de droite convergent en un même lieu pour choisir leur candidat et pour affirmer qu’ils sont conservateurs (républicains) ou progressistes (démocrates). Mais cette année, c’était différent. Pas uniquement parce qu’Hillary Clinton est la première femme à être désignée candidate à la présidence par un grand parti. Ces conventions ont révélé une nouvelle ligne de fracture politique : elle ne sépare plus la gauche et la droite, mais l’ouverture de la fermeture. Donald Trump, le candidat des républicains, a résumé par une habituelle phrase cinglante de quel côté de la fracture il était : “L’Américanisme, et non la mondialisation, sera notre credo”. Ses tirades contre le commerce mondialisé trouvent un écho chez Bernie Sanders et au sein du Parti démocrate.

“Ces conventions ont révélé une nouvelle ligne de fracture politique : elle ne sépare plus la gauche et la droite, mais l’ouverture de la fermeture>”

L’Amérique n’est pas seule dans cette situation. Dans toute l’Europe, les personnalités politiques qui ont le vent en poupe sont celles qui présentent le monde comme un lieu sauvage et menaçant : les nations sages devraient selon elles construire des murs pour s’en protéger. Ce discours a permis à un gouvernement ultra-nationaliste d’être élu en Hongrie, de même qu’en Pologne. Ils proposent un cocktail à la Trump de xénophobie et de mépris pour les règles démocratiques constitutionnelles. Les partis populistes et autoritaires, qu’ils soient de gauche ou de droite, sont aujourd’hui deux fois plus puissants qu’ils ne l’étaient en 2000. Ils participent à des gouvernements ou à des coalitions gouvernementales dans neuf pays. À ce jour, le Brexit est leur plus beau trophée. La décision de quitter le club le plus riche du monde, l’UE, a été obtenue en flattant par le cynisme les instincts insulaires des électeurs, ce qui a fracturé les partis traditionnels en deux.

Presque chaque jour, des informations viennent renforcer l’influence des anti-mondialisation. Le 26 juillet, deux hommes revendiquant leur appartenance à Daech ont égorgé un prêtre de 85 ans dans son église, près de Rouen. C’est la plus récente d’une série d’atrocités terroristes commises en France et en Allemagne. Une insécurité toujours croissante peut donner d’autres victoires électorales aux tenants d’un monde fermé ; c’est le danger. Le monde libre connaît la menace la plus grave depuis le communisme. Rien n’est plus important que de lutter contre elle.

Des murs plus hauts, des salaires plus bas
Commençons par rappeler ce qui est en jeu. Le système multilatéral des institutions, des réglementations et des alliances voulu par les États-Unis a engendré 70 ans de prospérité dans le monde. Il a permis de reconstruire l’Europe après la guerre et d’ouvrir le monde clos du communisme soviétique. En arrimant la Chine à l’économie mondiale, ce même système a également permis la plus grande réduction de la pauvreté de l’Histoire.

Un monde qui construit des murs sera plus pauvre et plus dangereux. Si l’Europe se fragmente en duchés ennemis, si l’Amérique s’isole, des puissances moins conciliantes vont profiter de ce vide. M. Trump a annoncé avec une irresponsabilité insondable qu’il pourrait ne pas se porter au secours des pays baltes – des alliés – si la Russie les menaçait. Rappelons que les États-Unis ont pris l’engagement de traiter toute attaque sur n’importe quel pays membre de l’Otan comme une attaque sur tous ses membres. Si M. Trump peut impunément désavouer un traité, pourquoi un allié ferait-il confiance à l’Amérique ? Sans même être élu, M. Trump a légitimé tous les États voyous du monde. Il n’est pas étonnant que Vladimir Poutine le soutienne. Et qu’en plus, M. Trump encourage la Russie à pirater les mails du Parti démocrate est scandaleux.

“Le système multilatéral des institutions, des réglementations et des alliances voulu par les États-Unis a engendré 70 ans de prospérité dans le monde”

Les constructeurs de murs ont déjà fait de graves dégâts. La Grande-Bretagne semble se diriger vers une récession à cause du Brexit. L’Union européenne chancelle. Si la France élit Marine Le Pen présidente l’an prochain, puis suit l’exemple de la Grande-Bretagne, l’Europe s’effondrera. M. Trump a ébranlé la confiance dans les institutions mondiales avec la même facilité qu’il a à soutirer l’argent des clients de ses casinos. Avec un tel président qui menace de bloquer les nouveaux accords commerciaux, de s’asseoir sur ceux qui existent et de claquer la porte de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si ses caprices ne sont pas satisfaits, aucune entreprise qui fait des affaires en dehors des USA ne peut envisager 2017 avec sérénité.

Pour défendre un monde ouvert
Se battre contre les constructeurs de murs nécessite une rhétorique plus convaincante, des politiques plus courageuses et une tactique plus intelligente. Pour commencer, ceux qui veulent un monde ouvert devraient mieux défendre leur cause. Ils doivent rappeler aux électeurs pourquoi l’Otan est important pour l’Amérique, pourquoi l’Union européenne compte pour l’Europe, pourquoi un marché libre et l’ouverture aux étrangers enrichissent les entreprises, et pourquoi lutter efficacement contre le terrorisme demande une coopération internationale. Trop d’amis de la mondialisation battent en retraite en marmonnant quelques mots sur un “nationalisme responsable”. Une poignée de dirigeants, comme Justin Trudeau au Canada ou Emmanuel Macron en France, sont assez courageux pour défendre l’ouverture. Ceux qui y croient doivent se battre pour elle.

Il leur faudra cependant reconnaître que la mondialisation a de gros défauts. Le commerce produit beaucoup de perdants, une immigration rapide peut faire exploser des communautés. Mais la meilleure façon de faire face à ces problèmes n’est pas de dresser des barrières. Elle est d’inventer des politiques audacieuses qui préserveront les bénéfices de l’ouverture en diminuant les effets secondaires. Laissez les biens et les investissements circuler librement, mais renforcez le filet de sécurité sociale pour ceux dont l’emploi a été détruit, pour qu’ils trouvent un appui avant de nouvelles opportunités.

Pour mieux gérer les flux migratoires, il faudrait investir dans des infrastructures publiques, faire en sorte que les migrants travaillent, et permettre la mise en place de règles qui limitent les pics de personnes, tout comme les règles mondiales du commerce permettent aux pays de limiter des pics d’importations. Mais ne confondons pas gérer la mondialisation et abandonner la mondialisation.

“Une poignée de dirigeants, comme Justin Trudeau au Canada ou Emmanuel Macron en France, sont assez courageux pour défendre l’ouverture. Ceux qui y croient doivent se battre pour elle”

Question tactique, la question pour les électeurs pro-ouverture (qui se trouvent d’ailleurs des deux côtés de la césure traditionnelle gauche-droite) est : comment gagner ? L’approche peut varier par pays. Aux Pays-Bas et en Suède, les partis centristes se sont alliés pour tenir les nationalistes à distance. Une alliance semblable à celle qui a permis de repousser Jean-Marie Le Pen en 2002 pourrait être à nouveau nécessaire pour défaire sa fille en 2017. La Grande-Bretagne pourrait avoir besoin d’un nouveau parti centriste.

En Amérique, où l’enjeu est le plus important, la réponse doit venir de l’intérieur des partis existants. Les républicains qui veulent sérieusement résister aux anti-mondialisation devraient se boucher le nez mais voter quand même pour Mme Clinton. Et Mme Clinton, puisqu’elle est maintenant la candidate officielle, doit défendre franchement l’ouverture, et non pas de façon équivoque. Le choix de Tim Kaine comme co-listier est bon signe : c’est un “globaliste” qui parle espagnol. Cependant, les deux candidats sont dangereusement proches dans les sondages.

Le futur du monde libéral est lié à l’élection de Mme Clinton.

© 2016 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale : www.economist.com.

Publié le 11/08/2016
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 03:26

et bla et bla et bla... nous sommes sur un forum de quartier dans la politique planétaire...

je ne remets pas un euro dans le flipper...
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 04:06

Angie la Teutone et Donald l'amer loque. Pourquoi serait-il interdit de traiter des deux sur ce forum? Je ne comprends pas. Ça tilt en effet. Un monde ouvert, un monde fermé dans un contexte où des fous veulent déstabiliser pas mal de démocraties. Enjeu local et français aussi. Autour du vivre ensemble. A suivre donc tant que le dilemme de pour qui voter reste clairement une véritable question.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 05:31

Chacun parle de ce qu'il veut y compris en mentant... mais on est pas tenu de participer à la pantalonnade ou de cautionner les élucubrations déjantées...
La bienveillance comme la patience ont des limites.

Les conneries éventuelles et futures de Trump qui n'est pas élu président des USA sont sans importance sur la vie en France alors que les imbécilités conjuguées de la teutonne et du prix Nobel qui se croit patron de l'Europe ont tout de même un impact sensible direct sur notre quotidien, y compris peut être sur le résultat des élections prochaines.

Ce qui fait une différence notable en matière de ressenti dans notre pays qui est aux premières loges pour déguster. Je laisse les procès d'intention aux autres en revanche lorsque je suis touché je deviens attentif...

Si les Français votent FN ce sera surement plus en raison des problèmes consécutifs à l'immigration, à la gestion catastrophique du pays par la gauche et à la politique de l'Europe qu'à cause des élections américaines.

Si on ne veut pas du FN il faut savoir à qui on doit sa montée en puissance et ne pas se tromper de coupable même s'il est désagréable de regarder la vérité en face.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 11:46

Newsnours :
Trump a compris que les bouffons étaient devenus plus puissants que les rois et il a joué le rôle du clown, mettant les rieurs, les rêveurs, les petits et les sans grades dans sa poche, tel un joueur de flûte de Hamelin du 21ème siècle.

Contre Hillary Clinton, il va falloir quand même à moment donné parler un tout petit peu sérieusement, et mettre sur la table quelques idées concrètes, surtout que les perdants républicains n'hésiteront pas à souligner le manque d'idées sérieuses de Trump (On parle déjà moins du mur entre le Mexique et les USA ou de bombes nucléaires à lancer sur les ennemis des USA).

Trump raconte en effet n'importe quoi, ne connait rien en politique étrangère, en économie publique et est un adepte du yakafokon..

Ca vous fait penser à qui ?  A Marine Le Pen et son Philippot bien sûr.

Le pen et philippot

En France, ces 2 là ont rassemblé tous les déçus de tous et leur "programme" s'éparpille en plusieurs morceaux dont chacun plaît à UNE frange de déçus, à grands coups de yakafokon impossibles concrètement à mettre en place.

Tout l'article écrit par des nounours.
http://www.newsnours.com/2016/05/comment-trump-nous-sauvera-de-le-pen.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 12:11

Libellule a écrit:
Tout l'article écrit par des nounours.
http://www.newsnours.com/2016/05/comment-trump-nous-sauvera-de-le-pen.html


C'est vraiment du sérieux...

http://www.newsnours.com/2007/04/avertissement-contact-trucs-l%C3%A9go-machin.html a écrit:
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 14:43

Vous avez raison pour que Trump se voit traité ainsi il faut vraiment qu''il en tienne une couche.

Plus près de chez nous, repris par 20minutes :

Si la candidature de Trump a au départ sonné comme une blague, nombreux sont ceux, médias américains compris, que la plaisanterie n’amuse plus. A l’instar du Daily News qui, au lendemain de la sortie pro-arme de Trump, lui a consacré sa une : « Ce n’est plus une blague maintenant », un édito engagé appelant le magnat de l’immobilier à mettre un terme à sa candidature.

Désavoué dans le camp républicain
D’ailleurs, la plaisanterie ne passe plus non plus dans le camp républicain, où les soutiens au candidat désigné se réduisent comme une peau de chagrin. Cinquante républicains ayant exercé d’importantes fonctions dans l’appareil américain de sécurité nationale ont dénoncé lundi dans une lettre cinglante publiée dans le New York Times l’ignorance et l’incompétence du candidat Trump qui serait, selon eux, « le président le plus dangereux de l’histoire américaine ». Pire encore, certains cadres ont publiquement annoncé leur intention de voter pour la candidate républicaine pour faire barrage à Trump. « Beaucoup préfèrent encore Clinton, qui est raisonnable, rationnelle et qui connaît ses dossiers, notamment à l’international », souligne Nicole Bacharan. « De plus, elle a l’intelligence de rechercher le consensus et d’aller vers des propositions bipartisanes », complète Marie-Cécile Naves, spécialiste de la politique américaine et auteure de Trump, l’onde de choc populiste, (FYP éditions).

Une fois les primaires terminées, « le jeu veut que les candidats désignés aillent davantage vers le centre pour séduire l’électorat le plus large, renchérit Nicole Bacharan. Or Donald Trump a un tel ego qu’il pense que cette règle ne s’applique pas à lui, au risque de lasser jusque dans ses rangs ». Un sentiment qui commence d’ailleurs à se répandre au sein même de l’électorat républicain, puisque près d’un électeur républicain sur cinq souhaite que Donald Trump se retire de la course à la Maison blanche, selon un sondage Reuters/Ipsos publié mercredi.

Quid du retrait de sa canditature
Le retrait, et si c’était ça la solution ? « Les cadres qui tiennent le parti ne peuvent ouvertement pas appeler au retrait de leur candidat, qui a été désigné avec une vraie majorité », rappelle Marie-Cécile Naves. Sans compter que le parti républicain est « explosé, fracturé. De toute façon, sauf les rares soutiens indéfectibles de Trump, même les plus silencieux du parti pensent que c’est perdu d’avance et qu'en cas de victoire, la présidence de Trump serait un désastre pour le pays, et pour le parti ».

Trump poussé vers la sortie, il ne faut donc pas y compter. Mais il pourrait peut-être claquer la porte de lui-même. « Il n’est pas impossible qu’il décide quelques jours avant le scrutin de se retirer, parce que ça ne l’amuse plus, imagine Nicole Bacharan. La présidence des Etats-Unis, c’est normalement la quête de toute une vie. Lui, ce qu’il aime, c’est l’argent et la célébrité ».
Une base solide et une issue incertaine.

Mais il ne faudrait pas non plus parier trop vite ses jetons sur un retrait ou une défaite de Trump, dans ce scrutin au déroulement aussi inédit que son issue est incertaine. « Trump n’est pas hors de contrôle, les provocations sont son fonds de commerce », analyse Nicole Bacharan. Des sorties qui « lui permettent de faire parler de lui et de masquer le vide de son programme électorale », estime Marie-Cécile Naves. Et qui ravissent l’électorat acquis à la cause de Donald Trump, sensible à son argumentaire raciste, populiste et qui cible les élites politiques.

Pas de quoi s’assurer un ticket pour la Maison Blanche, comme l’espèrent ses opposants ? « Si la tendance actuelle se confirme, on ne voit pas comment il pourrait s’en relever, pense Nicole Bacharan. Mais à marteler cela, ceux qui n’aiment pas Trump, mais n’apprécient pas Hillary Clinton, pourraient se dire qu’il n’est pas nécessaire d’aller voter pour celle qui est assez impopulaire Outre-Atlantique ». Car un Américain sur deux ne prend pas la peine de se déplacer aux urnes. « Trump ne vise qu’une frange très ciblée de la population, qui boude habituellement les bureaux de vote : l’électorat blanc, protestant, de plus de 45 ans et peu diplômé, qui représente tout de même deux tiers des électeurs américains, examine Marie-Cécile Naves. Il fait un pari audacieux, et capitalise sur un story telling complotiste, antimondialisation, anti-élites, qui associe islam et terrorisme et prône le repli sur soi. Autant de points qui résonnent à leurs oreilles. Cette élection, c’est un peu le baroud d’honneur de cette Amérique blanche qui sera minoritaire d’ici trente ans, prédit-elle, quand la population sera majoritairement hispanique et asiatique ».

Anissa Boumediene

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Si vous cela ne vous dérange pas que ce soit les leaders du Fn les premiers fans français de ce Donald Duck du discours populiste moi si

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http://www.plateaufontenay.net/t2823-bad-trump-pour-les-republicains
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 16:04

Si les Français votent pour Le Pen c'est à cause de Trump ! non en réalité pour soutenir Trump !

La conduite désastreuse de la politique française depuis 4 ans menée par les socialistes n'y est pour rien.
La stupidité de l'accueil à bras ouvert d'une arrivée massive de migrants n'y est pour rien.
Le chômage qui ne diminue pas bien au contraire n'y est pour rien.
Les errements de la politique européenne n'y sont pour rien.

on arrête la liste... d'ailleurs tous ces problèmes sont sans doute causés par Trump...

Si Trump est élu président des USA ce sera grâce aux électeurs français du FN... c'est logique.
Tout comme si demain le FN augmente son électorat ce sera grâce aux Américains supporter de Trump qui seront venus en masse voter pour la blonde.

Tout s'explique ! c'est d'une telle logique...

J'oubliais, si dans quelques semaines le président de la république de Hongrie est le candidat de la droite contre l'écolo ce sera avec l'appui des électeurs américains de Trump... et surtout à cause du FN !

A une époque pas si lointaine un certain Coluche inquiétait les candidats français à la présidence, il était téléguidé par Trump ! maintenant on sait tout !
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 18:26

Les électeurs votent pour qui ils veulent pour les raisons qu'ils veulent, pays par pays. Les leaders Fn de leur côté éprouvent le besoin de marquer leur sympathie non seulement à Trump mais aussi aux leaders les plus à droite de l'échiquier européen. C'Est bien et juste de l'indiquer. +1

Ces mêmes leaders tiennent des discours populistes. A aucun moment je ne dis que seuls les électeurs Fn voteraient pour Trump.

L'élection en France se jouera effectivement sur des sujets qui sont souvent évoqués sur ce forum. XXXXXXXXXX (Intervention du webmaster  Motif agressivité nuisible)


Dernière édition par Libellule le Ven 12 Aoû 2016, 18:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 18:41

Alain Mergier : « Les Français sont tiraillés par un dilemme, entre droit et sécurité »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ALEXANDRE FACHE
JEUDI, 28 JUILLET, 2016
L'HUMANITÉ

Sociologue rattaché à la Fondation Jean-Jaurès, Alain Mergier décrypte les réactions de l’opinion à la vague d’attentats qui touche la France depuis 2015. Lucide sur les polémiques politiques, il s’interroge sur la capacité de notre État de droit à endiguer le fléau terroriste.

Co-auteur avec Jérome Fourquet de "Janvier 2015, le catalyseur" et de "2015, année terroriste", Alain Mergier analyse au long cours les évolutions de l'opinion après les attentats terroristes en France.

Après l'attaque de Nice, celle menée mardi à Saint-Etienne-du-Rouvray marque-t-elle un tournant ?

Alain Mergier. L’attentat de Nice a eu un impact très fort dans l’opinion ; avec celui mené à Saint-Etienne-du-Rouvray, nous avons peut-être franchi un nouveau cap, même si les événements sont encore très récents, et très mouvants. Deux points retiennent l’attention : la nature de la cible - une église, un prêtre, pendant son office -, qui donne évidemment à ce geste meurtrier un sens particulier ; et le profil judiciaire de l’assaillant identifié, qui a commis son geste alors qu’il était placé sous bracelet électronique, dans l'attente de son procès. Après Nice, la grande majorité (80%) des personnes que nous avons interrogées condamnaient la polémique politique qui avait suivi, fustigeant les tentatives de récupération. Pour beaucoup, il fallait avant tout "faire bloc", "resserrer les rangs", selon l'expression utilisée par Manuel Valls lui-même. En même temps, un questionnement commençait à apparaître: si vraiment "on est au maximum de ce que l'on peut faire", comme le dit l'exécutif, et que les attentats se poursuivent, ne faut-il pas aller au-delà? L'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray a renforcé cette interrogation et nourri les contradictions qui traversent beaucoup d'entre nous. De nombreux Français, environ deux tiers selon nos études, connaissent aujourd'hui une sorte de dilemme intérieur, de dilemme éthique: "je ne veux pas en rabattre sur les libertés et l'état de droit -ce serait une victoire des terroristes-, mais en même temps, ce droit est-il encore en mesure d'assurer la sécurité de chacun?" Ce questionnement nourrit le malaise général de notre société.

L'opinion sait pourtant qu' "il n'y a pas de risque zéro". Est-elle aujourd'hui moins encline à l'accepter?

Alain Mergier. L'opinion sait en effet qu'on ne pourra pas empêcher tous les attentats. Elle se dit en revanche que, si on peut en empêcher un maximum, il faut le faire. Or, en clamant jour après jour "nous sommes en guerre", les pouvoirs publics accompagnent l'idée qu'il faudra modifier notre état de droit, au moins temporairement, pour y parvenir. Au fond, l'idée qu'il n'y a pas de risque zéro, qui hier était opposée à toute transgression du droit, vient aujourd'hui la justifier.

Les déchirements de la classe politique après Nice ont largement indigné la population. Peut-il en être de même après Saint-Etienne-du-Rouvray, où de premiers témoignages d'habitants semblaient aller dans ce sens ?

Alain Mergier. Les Français décryptent beaucoup mieux la communication politique qu'on ne le croit. Ils savent que la polémique en place est d'ordre politicien. Mais là où ça se complique, c'est que les termes de cette polémique recoupent des débats, des interrogations que les gens se posent. D'un côté, il y a l'image de la polémique; de l'autre, la conviction qu'un débat est nécessaire. Et pour le moment, les deux ne se rejoignent pas.

L'objectif de Daech de "frapper partout et tout le temps" semble en passe d'être atteint avec ces attentats à répétition, en France ou en Allemagne. Quel impact cela peut-il avoir? Va-t-on vers un climat de peur permanente ?

Alain Mergier. Le 13 novembre avait déjà nourri l'idée que chacun pouvait être frappé, à n'importe quel moment. Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray ont fortement renforcé ce sentiment. Jusqu'à cet été 2016, il y avait grosso modo deux types d'attentats: d'un côté, des attaques très préparées, à la logistique lourde, nécessitant des réseaux très développés, et faisant beaucoup de victimes; et de l'autre, des attaques artisanales, menées par ce qu'on a appelé un peu improprement des 'loups solitaires', sans grande préparation, et qui faisaient peu de victimes. L'attentat de Nice a fait la jonction entre ces deux modèles: une attaque très difficile à détecter, mais qui fait énormément de morts. Ce qui augmente nettement le sentiment d'insécurité générale. Saint-Etienne-du-Rouvray y ajoute une dimension symbolique forte: tuer un prêtre dans son église, pendant la messe, qu'on soit religieux ou pas, cela porte. Car ces églises, ces clochers font partie intégrante de l'histoire de la France. Ce n'est pas un hasard, par exemple, si l'un d'entre eux figurait sur l'affiche de campagne de François Mitterrand en 1981, derrière le slogan "La force tranquille".

Le besoin de collectif que vous aviez observé après janvier et novembre 2015 est-il toujours présent ?

Alain Mergier. Oui, mais il est un peu sur la sellette. Il y a bien une volonté de resserrer les liens et, par exemple, de réprouver tout acte de violence qui viserait la communauté musulmane. Mais il y a aussi une attente plus forte vis-à-vis de l'Etat, qui dispose du monopole de la violence légitime. Et si cette attente est déçue, si cette confiance se fissure, alors la compréhension vis-à-vis d'éventuels actes de vengeance sera plus importante. On n'en est pas là pour le moment. Mais c'est un risque.

Les médias s'interrogent aussi sur leur rôle et la "tribune" qu'ils peuvent offrir malgré eux aux terroristes de Daech. C'est légitime ?

Alain Mergier. Oui, car Daech est aussi dans une guerre de l'image. Bien sûr, nous avons tous besoin d'une information précise, vérifiée, décryptée. Mais que les médias s'interrogent sur la façon dont, à un moment donné, ils peuvent 'jouer le jeu' des terroristes est une démarche saine. Cela passe par le fait de ne pas tout montrer, mais aussi par le choix des mots. Comme sémiologue, j'ai été très frappé par la phrase: "un prêtre égorgé dans son église". C'est semble-t-il ce qui s'est passé à Saint-Etienne-du-Rouvray, mais le choix du mot "égorgé", extrêmement puissant, a un impact terrible, beaucoup plus fort que "tué" ou "assassiné". Ce choix-là est-il légitime? Ne cède-t-on pas là à une forme de sensationnalisme? Il faut en tout cas y réfléchir.

Quels défis posent les profils très différents de ces jeunes qui décident de tuer au nom de l'Etat islamique ?

Alain Mergier. La multiplicité des profils rend plus difficile la compréhension du phénomène de radicalisation et de basculement vers le terrorisme. On peine à capter une logique qui serait à l'œuvre et c'est très perturbant. Et quand apparaissent certains éléments récurrents, comme par exemple la fragilité psychiatrique de beaucoup de ces jeunes, ils ne sont pas de nature à rassurer. Le fait que des fous (pour utiliser un vocabulaire simpliste) peuvent trouver dans l'idéologie de Daech un marchepied vers le passage à l'acte, ne l'est pas. Autre constante depuis le 13 novembre, plus inquiétante encore: ces gens sont là pour mourir. "Nous aimons la mort plus que vous n'aimez la vie", répètent les djihadistes en boucle. Face à cela, on ne combat pas à armes égales.

Face à ces défis, la droite dit aujourd'hui: "enfermement massif". L'opinion penche-t-elle aussi dans ce sens ?

Alain Mergier. Les Français savent bien que la prison ne peut pas être la seule réponse, et qu'elle est même souvent un lieu de radicalisation, au même titre qu'internet ou les mosquées extrémistes. Ils n'en font donc pas la panacée.

Plus largement, au plan politique, quel impact peuvent avoir ces attentats sur la campagne présidentielle de 2017 ?

Alain Mergier. Après l'attaque de Nice, nous avons observé que ces événements ne profitaient ni à l'exécutif en place, ni au parti Les Républicains. Quant à Marine Le Pen, elle captait un peu le mécontentement, mais pas massivement. En réalité, comme après les attentats de janvier 2015, l'effet est plus qualitatif que quantitatif: le Front national conforte son positionnement; ceux qui était tenté par ce vote de manière un peu indécise sont aujourd'hui beaucoup plus convaincus. Le FN apparaît comme une solution pratique pour sortir du dilemme que j'évoquais plus tôt. Mais tout cela peut encore changer radicalement d'ici 2017.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 18:46

Les vilains réacs se soutiennent... ce n'est pas loyal !
Qu'allait faire la "Bravitude" en Espagne au moment des élections ?
Soutenir Zapatero à tel point qu'elle était surnommée la "zapatera"
La même qu'allait elle fabriquer en Amérique du sud ? soutenir Bachelet candidate de gauche à la présidence...
Je peux compléter la liste !

A gauche c'est normal et on s'indigne si des gens de l'autre bord font la même chose.

"Il est vrai que si autrui se permettait ce que je m'autorise la vie serait infernale" disait un grand penseur humoriste de surcroit...

La gauche détentrice de la morale universelle dont l'action s'inscrit dans la recherche du bien public sait et peut faire, pas les "autres" qui sont des irresponsables souhaitant le malheur du peuple.

Pas besoin de les caricaturer ils se ridiculisent très bien eux mêmes.
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 18:57

On peut simplifier encore plus. Les programmes d'extrêmes droites sont les mêmes partout en Europe et dans le monde. Ils sont de fait assez différents de ceux présentés par les autres partis plus ou moins ouverts sur les autres et le vivre ensemble.

Le dilemme reste entier pour l'électeur lambda. pour l' instant il écoute les leaders discourir. Smile Le degré de populisme de ceux ci sont des indicateurs plus ou moins séduisants pour les uns ou les autres.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 19:23

Il est vrai que les programmes de gauche sont fondamentalement différents... on se demande d'ailleurs comment ils font pour s'allier ?

On ferait facilement de l'humour en énumérant les constantes que l'on retrouvent régulièrement y compris et c'est là un des handicaps de ces partis... à travers les époques.

Lorsque les dossiers sociaux actuels sont appréhendés comme à l'époque de Gervaise ou que l'on veut s'occuper d'immigration et de délinquance des mineurs en restant verrouillé sur des ordonnances de 1945 on se plante allègrement !

Il y a une autre constante : souvent l'affaire se termine au goulag pour les opposants, c'est durable dans le temps et vérifiable dans nombre de pays.

Ce qui n'empêche pas nos "sociaux supposés démocrates" de s'allier avec les communistes, maoïstes, anarchises, trotskistes, gauchistes de tous horizons, lambertistes, gauchistes prolétariens... tous humanistes de haut vol et de vouer aux gémonies un simple sympathisant républicain...

On retrouve d'ailleurs nombre de ses alliés venus d'ailleurs recasés dans de hautes fonctions parmi les cadres du PS... et on cloue au pilori les gens de droite.

Mais il n'y a pas de la part de la gauche le moindre discours populiste ni d'ailleurs de démagogie ou de clientélisme ! nous sommes rassurés.

La journée commence fort ! dommage que j'ai un peut à faire dehors...
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thierry

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 19:28

Toujours la même mise en avant de l'extrême droite pour permettre à la gauche d'exister encore.

Mais au niveau des idées et des solutions c'est toujours le calme plat à gauche et les réponses sont toujours les mêmes: "c'est la fatalité, on peut rien y faire".

C'est la nouvelle ideologie de gauche: on se couche devant le plus fort.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 19:46

thierry a écrit:
Toujours la même mise en avant de l'extrême droite pour permettre à la gauche d'exister encore.

Mais au niveau des idées et des solutions c'est toujours le calme plat à gauche et les réponses sont toujours les mêmes: "c'est la fatalité, on peut rien y faire".

C'est la nouvelle ideologie de gauche: on se couche devant le plus fort.


Ils seront plus imaginatifs dans l'opposition... c'est dans cette position qu'ils arrivent à sembler des gens d'avenir.
Une fois aux manettes c'est la débandade !


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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 20:53

Un point du point Actualité  Politique Hypermind - Primaires, présidentielle : qui forcera son destin ?

Le marché prédictif Hypermind-"Le Point" cote les candidats aux primaires et à la présidentielle. Le point sur l'évolution depuis un an des chances de chacun.
PAR EMILE SERVAN-SCHREIBER
Publié le 12/08/2016 à 08:37 | Le Point.fr
François Hollande, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy : qui tirera son épingle du jeu en 2017 ?  François Hollande, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy : qui tirera son épingle du jeu en 2017 ?  © AFP

La primaire à droite

Malgré quelques fortes fluctuations en cours d'année, les pronostics de la primaire à droite en ce début de mois d'août sont quasi identiques à ceux de l'été dernier : Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont à nouveau au coude-à-coude avec chacun deux chances sur cinq de gagner. Très loin derrière, Bruno Le Maire et François Fillon se retrouvent eux aussi dans un mouchoir de poche avec moins d'une chance sur dix chacun.
Et pourtant, l'année écoulée n'aura pas été de tout repos pour les protagonistes. Elle fut marquée par la dégringolade puis la remise en selle de Nicolas Sarkozy. Entre l'automne 2015 et le printemps 2016, les chances de victoire de l'ancien président tombèrent de 45 % à 12 %, le plaçant ainsi au niveau de Bruno Le Maire ou de François Fillon. Alain Juppé, seul en tête, en profita pour creuser un écart de plus de 40 % avec le peloton. Mais le maire de Bordeaux n'aura pas su profiter de son avantage pour éliminer définitivement son rival le plus dangereux. À partir du mois de juin 2016, porté par un contexte sécuritaire anxiogène, la cote du patron des Républicains se redressa rapidement pour rattraper celle du leader en perte de vitesse.

La primaire socialiste

Il y a un an, Manuel Valls faisait figure de grand favori avec deux chances sur trois de gagner une hypothétique primaire socialiste. François Hollande était loin derrière, avec une chance sur cinq : l'hypothèse d'une telle primaire semblait alors incompatible avec sa candidature « naturelle ». Un an plus tard, la primaire s'organise bel et bien, et c'est au tour de François Hollande de dominer le jeu avec une chance sur deux de l'emporter, contre seulement 15 % pour son Premier ministre ou Arnaud Montebourg.
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Ven 12 Aoû 2016, 21:05

Et puis à part cela voici de quoi alimenter le débat, en s'éloignant des idées préconçues.

http://www.lejdd.fr/Politique/2017-Bayrou-se-prepare-a-jouer-la-carte-du-recours-anti-Sarkozy-801958

Et celui là
http://www.marianne.net/francois-bayrou-j-ecoute-ce-que-dit-melenchon-interet-100241991.html

Ne pas hésiter à cliquer sur les 2 liens en lisant bien tout. Smile
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thierry

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 00:31

On met en avant Bayrou pour préparer le second tour, on flatte le FN pour qu'il serve de repoussoir, mais on attend toujours le débat d'idées sur les problèmes de sécurité, du recul du PIB, le chômage, l'éducation, la santé

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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 02:23

Pour faire très bref on peut relire le programme des élections précédentes. En attendant ceux à venir. Il y a déjà beaucoup de matières disponibles. Pour qui veut se donner la peine de se documenter. Je ne vais pas faire le boulot pour tout le monde quand même Smile
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 02:32

thierry a écrit:
On met en avant Bayrou pour préparer le second tour, on flatte le FN pour qu'il serve de repoussoir, mais on attend toujours le débat d'idées sur les problèmes de sécurité, du recul du PIB, le chômage, l'éducation, la santé


Juste des problèmes qui impactent le quotidien de l'électeur lambda....

Comme je l'ai écris sur ce forum il y a peu, j'invite vivement chacun à lire ou relire le discours du Bourget et le verbatim du débat Hollande-Sarkozy à la lumière des 4 années qui viennent de s'écouler...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 02:53

Le plus significatif étant un discours prémonitoire fait à Bordeaux ou à Toulouse de sarko sur la manière dont allait se dérouler la prestation de flanbi... dans l'affaire il ne s'était pas planté.
S'occuper de ce qui impacte notre vulgaire vie quotidienne... pas question ! ce sont des affaires de bas étage qui ne sont pas digne d'intérêt !

Ce fil qui n'est fait que de supputations et d'hypothèses me fait penser à un spécialiste hippique qui dans son journal déciderait de prévoir l'ordre d'arrivée du quinté qui aura lieu quelques mois plus tard sans connaitre le nom des jockeys ni celui des chevaux.
Le tout en donnant des conseils pour miser bien sur.
Nous noterons que dans la bagarre franco française est compris un concurrent d'une équipe étrangère qui fera sa course sur un hippodrome des USA...

En effet on ne sait pas qui seront les candidats au départ de la présidentielle, s'il y aura des alliances avant le premier tour, les accords éventuels pour le second et nous n'avons pas les programmes... mais on fait des prévisions.
Pour couronner le tout on arrive à disqualifier préventivement des gens dont on ne sait même pas s'ils seront au départ tout en oubliant des participants inattendus.

C'est je crois le film plus surréaliste depuis un moment !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 03:12

Je vais faire une aparté pour dire du bien d'un de nos élus locaux à savoir Claude Mallerin, Conseiller municipal délégué à la Voirie, circulation et aux transport...

Je ne sais pas si il est compétant pour traiter des questions telles que les élections aux Etats-Unis ou les incendies au Canada mais quand il y a un réverbère en panne ou un trou dans un trottoir il suffit de l'avertir et il se montre généralement efficace pour faire régler rapidement le problème...

Après tout, n'est-ce pas ce qu'on attend d'abord d'un élu local bien avant qu'il nous donne son avis sur la situation internationale ?
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Robin

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 04:15

Tout à fait. Et votre appréciation concernant Claude Mallerin est largement partagée quelque soit l'appartenance politique de nos concitoyens.
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 06:08

Un syndic humaniste. Tout simplement. Un vrai plaisir d'échanger avec lui.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 07:46

Un élu au service de la population et non pas au service de son ego.

Raffarin avait accusé le PS il h a quelques années: vous préférez votre parti à votre patrie.

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 08:13

Beaucoup d'élus sont au service des tâches qu'ils acceptent et le font sans mettre en avant leur égo. Ceux dont les égos sont parfois démesurés sont ceux qui se voient dignes d'un destin futur local à la tête d'une équipe ou pour le compte de leur parti ou alliance de partis.

lol! Raffarin a dit tellement de choses. L'une de mes préférées : On n'a pas besoin d'être en pyjama pour exprimer ses convictions.  "L’expression politique a besoin de créativité et je suis prêt à observer toute innovation, mais je suis opposé à ce que les ministres s’expriment en dehors de leur champ de responsabilité, dans un cadre qui ne respecte pas la dignité de leur fonction."

Mais aussi http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/03/31/25002-20160331ARTFIG00194-raffarin-ne-veut-pas-de-bayrou-comme-premier-ministre-de-juppe.php il n'a encore rien dit sur l'hypothèse inverse.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 09:06

Syndic, maire adjoint, comme vous voulez, ce qui compte c'est être utile, l'agrément de l'échange ne suffit pas. Il arrive hélas, qu'on ne trouve chez certain-e-s ni l'action ni la parole

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 09:08

Libellule a écrit:
Ceux dont les égos sont parfois démesurés sont ceux qui se voient dignes d'un destin futur local à la tête d'une équipe ou pour le compte de leur parti ou alliance de partis.

Je ne sais pas de qui vous parlez au sein de votre majorité ou dans l'opposition, mais ceux, dont le maire,- mais pas seulement lui-,  qui dirigent effectivement  la commune, risquent de se sentir visés.
Vous faites preuve d'un certain courage...ou d'imprudence

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 09:38

Les égos démesurés savent de qui je parle. Pas de souci en vue.
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 11:02

Plus prosaïquement, il ne faut pas hésiter à poser la question relative à la personnalité du prochain ou de la prochaine président(e).

L'analyse de Jean François Berger se laisse lire :

Un grand hebdomadaire se posait dernièrement la question de savoir si nos dirigeants sont à la hauteur de leur tâche. Les attentats dramatiques qui frappent notre pays font de cette question un enjeu crucial. En fait, deux options se proposent à nos gouvernants : l’option de la raison et l’option de la passion. L’option de la raison commande de réfléchir aux causes et aux conséquences de ces attentats et à ne pas se laisser envahir par le désir de vengeance. L’option de la passion consiste à pousser jusqu’au bout la logique guerrière et à créer des fractures entre les composantes de notre société.

Ce dilemme va recouvrir toute l’élection présidentielle. Il est naïf de penser que l’élection se décidera sur des programmes et sur des bilans. Elle se décidera très largement sur la personnalité des candidats : sont-ils capables de concilier raison et passion ? Quel type de personnalité faut-il à notre pays dans la période actuelle ? Cela ne va pas seulement concerner notre sécurité, mais l’ensemble du scope politique. Depuis quelques années, la population française n’accepte plus qu’on lui tienne le seul discours de la seule raison. Les jacqueries, révoltes, manifestations qui ont émaillé ces dernières années le démontrent : la révolte bouillonne dans les entrailles du pays. Elle concerne la fiscalité, l’accès équitable aux soins et à l’éducation, la justice sociale et surtout l’accès au marché du travail, plus verrouillé que jamais.



Jamais la personnalité profonde des candidats n'aura été aussi importante. Or il faut bien constater que le jugement porté par les citoyens sur ces personnalités est le plus souvent sommaire. Les variations dans les sondages montrent que le plus important paramètre est le coefficient de sympathie qu’inspirent les hommes politiques. Mais comment se rendent-ils sympathiques ? Souvent par une simple phrase, une attitude, une bonne réaction.

Et si l’on décidait de prendre en compte véritablement la personnalité des candidats dans toute leur dimension ? Si l’on allait au-delà des postures de communication et des opérations médiatiques pour se demander vraiment si la personnalité à laquelle nous allons confier notre destin collectif est une personnalité en laquelle vraiment nous avons confiance ? Qui serait vraiment à la hauteur des enjeux de la nation, entre passion et raison ?

Pour cela, il faut revenir aux fondamentaux, à des questions clés dans des situations où la décision est vitale pour soi.

Proposons ici une approche très simple, qui n’a pas vocation à définir un test scientifique mais est de nature à faire réfléchir sur ce que nous sommes en droit d’attendre du futur Président de la République.

Quatre questions centrales me semblent pouvoir amorcer en chaque citoyen une vraie réflexion sur ce qu’il attend des candidats.



La première question : si mon enfant était en danger, à quel candidat ferais-je appel pour assurer sa sécurité ?

Deuxième question : si demain quelqu’un que j’aime devait subir une opération chirurgicale à haut risque, à quel candidat confierais-je l'opération ?

Troisième question : si je devais donner en gestion tous mes biens à un mandataire en étant certain qu’à mon retour mon patrimoine aurait fructifié ou tout du moins serait en l’état, à quel candidat les remettrais-je ?

Quatrième question : si mon pays était en guerre et que je devais rejoindre un régiment, en quel candidat aurais-je confiance pour aller au feu et nous mener à la victoire ?

Ces quatre questions ont un rapport étroit avec la responsabilité politique : l’essentiel est en jeu. Le droit à l’erreur n’existe pas. Les conséquences sont trop lourdes pour être jouées aux dés. Il faut du sang-froid et de l’expérience. C’est la partie rationnelle. Dans les quatre cas aussi, il faut des qualités humaines : l’empathie, le sens de la responsabilité, la solidité et la confiance.

Posez-vous ces quatre questions à propos de chacun des candidats à la présidentielle de 2017. Elles ne sont que l’esquisse d’un test de personnalité mais elles fonctionnent. Chacun pourra du reste formuler ses propres questions en fonction de sa sensibilité politique.

Pourquoi ces questions ? Parce qu’elles ne se rapportent pas à la collectivité abstraite, à la Nation, à la France, mais à nous-mêmes. Nous savons parfaitement, en notre for intérieur, quelles vertus nous attendons de ceux à qui nous confions ce que nous avons de plus cher. Tous les jours, nous faisons confiance à un médecin, un professeur, un chauffeur, un pilote, un chef, et nous le faisons sans peur parce que nous avons jugé, dans la relation personnelle qui nous lie, que ces gens sont à la hauteur. Ce jugement nous le formons intuitivement, rapidement, presque sans réfléchir.

La distance énorme qui nous sépare apparemment de la fonction présidentielle dilue cette relation directe. Nous nous en remettons à des impressions confuses. A des petites phrases.

Mais un Président de la République aujourd’hui tient entre ces mains bien plus que la gestion du pays. Il dispose largement de notre destin individuel et de celui de nos enfants. Au-delà des programmes et de l’image médiatique, nous avons besoin d’un individu possédant au plus haut point ce que les Anciens appelaient des « vertus ». Nous savons quelles elles sont. Réfléchissons. En quatre questions, nous aurons une idée de la réponse.
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 18:45

thierry a écrit:


Vous êtes dans la même logique que pour 2012, plutot que de débattre sur des idées, vous êtes dans le bashing de la droite.

Dois je rapeller qu'en 2012, cette super stratégie a eu pour consequence d élire  un branque sans vision et sans idee.

«Pour un homme politique de gauche qui a commencé sa carrière sous la droite giscardienne au pouvoir, l'évolution de la droite occidentale laisse songeur. La droite était souvent brutale et appliquait une politique de rigidité sociale, mais elle acceptait le jeu républicain de la représentation parlementaire en jouant le jeu du débat et de l'expression. Quand on lit et écoute les déclarations des candidats à la primaire de droite actuelle en France, on se rend compte que la dérive berlusconienne, triomphante aujourd'hui aux États-Unis, n'a pas épargné la France. Certains hommes politiques de droite évoquent explicitement Donald Trump, sinon comme modèle, du moins comme référence». Claude Bartolone
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 19:37

Claude Bartholonne compare la droite à Trump et Berlusconni...c'est drôle il a pas fait référence au FN.

Il a du mal lire les consignes que lui ont données les charges de communication du PS.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 20:28

Libellule a écrit:
Les égos démesurés savent de qui je parle. Pas de souci en vue.

Devinette : un élu à l'ego démesuré. ...voyons cela de près.
Voyage-t-il beaucoup ?
Est-il un mouvement à lui tout seul?
Veut-il réduire le rôle du maire à celui d'un "chef d'orchestre' lui même se considérant comme un soliste virtuose?
J'hésite, j'ai des noms, votre aide éclairée en la matière me serait utile

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Robin

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 21:06

Ben, j'ai bien une idée mais comme on est vite rattrapé par une plainte en diffamation avec cette équipe, je m'abstiendrais de faire part de mon point de vue.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Sam 13 Aoû 2016, 21:13

Voilà qui est peut être raisonnable. Smile surtout que cela nous éloigne du sujet sur la future personnalité que devra avoir notre futur(e) président(e). vous remarquerez que pour ma part je parle futur et non présent, et au pluriel. Donc loin de toute fixation.
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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Dim 14 Aoû 2016, 05:37

Le futur président avec la PMA et la GPA on va nous le fabriquer sur mesure... on fait le cahier des charges, un appel d'offre et on file le marché au mieux disant !
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Robin

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Dim 14 Aoû 2016, 06:51

On peut quant même espérer que les électeurs auront compris la leçon à savoir que la Gauche n'est en aucun cas une alternative, son vivier de "Président" potentiel étant quasi nul et le dernier bouffon que nous avons gagné suffit à vous dégoutter pour quelque mandatures de souscrire à un nouveau pansement.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le dilemme du boulevard et de la dispersion avant d'entrer dans l'isoloir. Si on y entre.   Dim 14 Aoû 2016, 06:56

Robin a écrit:
On peut quant même espérer que les électeurs auront compris la leçon à savoir que la Gauche n'est en aucun cas une alternative, son vivier de "Président" potentiel étant quasi nul et le dernier bouffon que nous avons gagné suffit à vous dégoutter pour quelque mandatures de souscrire à un nouveau pansement.

Quantitativement à gauche la source n'est pas tarie... qualitativement c'est un autre sujet...
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