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 les frontières françaises craquent !

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tonton christobal

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MessageSujet: les frontières françaises craquent !   Lun 08 Aoû 2016, 15:09


Migrants : à la frontière franco-italienne, la pression monte
Par Vincent-Xavier Morvan
Publié le 07/08/2016 à 19:44

Vendredi dernier, environ 200 étrangers en situation irrégulière ont franchi la frontière franco-italienne à Menton, au pont Saint-Ludovic. En étroite coordination avec les autorités italiennes, la police les a bloqués à quelques centaines de mètres de la frontière, côté français, au niveau du port Garavan.
Un groupe de migrants, soutenu par des No Border, a pu rejoindre Menton vendredi soir. Si pratiquement tous ont été remis à l'Italie, cet épisode illustre la situation chaotique qui règne à ce point de passage.
Polo Ralph Lauren bleu, petite boucle en or à l'oreille et casquette rouge vissée sur la tête, «François», comme ce jeune Italien dit se prénommer, n'a rien du cliché d'un No Border, ces activistes qui prônent l'ouverture des frontières aux réfugiés. François, dimanche, était pourtant le porte-parole le plus enflammé de ce mouvement qui avait appelé à manifester au pied de la vieille ville de Vintimille, à la frontière italienne, après un week-end explosif, ponctué par le passage en force de migrants à Menton, puis le décès - d'un infarctus - d'un officier de police italien en marge d'échauffourées près du camp d'accueil des migrants à Vintimille. Finalement, les No Border ont préféré opter pour une simple conférence de presse, en présence d'un impressionnant déploiement de carabiniers. «Dans le climat d'instrumentalisation actuel, faire une manif aujourd'hui serait un suicide», expliquait d'ailleurs François, dans un français parfait.
Vendredi, comme les militants le reconnaissent, plusieurs dizaines d'entre eux étaient présents aux côtés des migrants quand, sur le bord de mer à Menton, ces derniers ont passé en force la frontière, débordant le dispositif policier. La préfecture des Alpes-Maritimes fait d'ailleurs état de l'arrestation de quatre No Border. Selon les médias italiens, trois d'entre eux, en possession de battes, cagoules noires et couteaux, seraient Français. François, présent lors de ce coup de force, donne sa version: «Ce qui s'est passé vendredi, ce sont 400 migrants du camp d'accueil de la Croix-Rouge de Vintimille qui ont décidé, en toute autonomie, de ne plus y rester. Ils nous ont communiqué leur volonté de se rendre à Balzi Rossi (près de Menton, NDLR), et, en solidarité, quelques dizaines d'entre nous sont allés les aider pour leur donner nourriture et boissons.» Quant à l'épisode tragique du policier mort d'une crise cardiaque, François indique l'avoir appris par les médias après avoir été chassé à coups de gaz lacrymogènes du camp de migrants.
De fait, depuis la fermeture du camp d'accueil de la gare de Vintimille au printemps dernier, la petite cité frontalière est au bord du chaos. Car fermer le camp n'a pas empêché les réfugiés, essentiellement des Soudanais et des Érythréens, de venir se masser ici, dans l'espoir de passer en France. L'Église catholique a d'abord suppléé l'État en accueillant jusqu'à un millier de migrants dans la petite église Sant'Antonio. Puis les autorités ont installé un nouveau camp, en périphérie, mais limité à 360 places. «Jeudi dernier, raconte une militante française, ils ont servi 600 repas à midi avec seulement 75 kg de pâtes. Cela ne suffit pas, les réfugiés ont faim.» Pour les autorités italiennes, le camp n'a pas pour vocation d'accueillir durablement des réfugiés. Ceux-ci doivent déposer une demande d'asile ou partir, et ils ne peuvent pas, en théorie demeurer plus de sept jours dans le camp.
Du côté des autorités françaises, on assure que la situation à la frontière est sous contrôle. «Sur les 200 personnes qui ont franchi la frontière vendredi, 152 ont été interpellées le soir même sur la plage, détaille François-Xavier Lauch, directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes. Vingt-trois ont ensuite été arrêtées dans Menton. Puis encore une vingtaine samedi. Globalement, tous ceux qui avaient tenté de passer ont été repris.» Au total, entre vendredi 17 heures et samedi à la même heure, en comptabilisant ces 200 migrants passés en force, la police a effectué un record de… 356 interpellations, aussi bien à Menton que dans les trains ou dans la vallée de la Roya. Tous ont été renvoyés en Italie au titre des non-admissions.
Pour la préfecture, ces chiffres le prouvent, «le dispositif tient». Après l'attentat de Nice, il avait d'ailleurs été renforcé, avec la venue de militaires de l'opération «Sentinelle» dans la vallée de la Roya, devenue pour les migrants en quête de passage un axe de contournement privilégié du dispositif policier installé sur le littoral. «Ces militaires assurent surtout des missions de défense du territoire», indique François-Xavier Lauch, qui assure néanmoins que leur présence est dissuasive pour les candidats au passage. Depuis vendredi, le dispositif côtier, qui comprend notamment deux unités de forces mobiles, est quant à lui en alerte.
Les fonctionnaires de l'État en poste sur la Côte d'Azur indiquent ne pas avoir été surpris par l'épisode de vendredi. Les renseignements parvenus, notamment grâce à la coopération avec les services italiens, laissaient présager une opération soutenue par les militants de No Border. En juin, déjà, même si l'événement était passé inaperçu du fait de l'Euro de football, il avait fallu intervenir, rappelle François-Xavier Lauch, pour reprendre dans la vallée de la Roya un ancien poste-frontière occupé par ces activistes.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: les frontières françaises craquent !   Mar 09 Aoû 2016, 04:08

Migrants : fortes tensions à Vintimille

Menton: 200 migrants franchissent la frontière franco-italienne
Orange avec AFP, publié le lundi 08 août 2016 à 17h20

La présence de centaines de migrants, cherchant à passer d'Italie en France ou d'Italie en Suisse, provoque des tensions à Vintimille mais également à Côme. Les heurts entre policiers et militants "No Borders" se multiplient. Un policier italien est mort d'un infarctus samedi en marge d'une manifestation.

La situation est particulièrement tendue depuis ce week-end dans la ville côtière de Vintimille en Italie. Dans la soirée de vendredi, près de 150 migrants - accompagnés de dizaines de militants "No Borders", qui prônent l'abolition des frontières - ont quitté le centre de la Croix-Rouge et réussi à passer en France. Interceptés, ils ont été renvoyés vers l'Italie où, selon les médias, ils ont été transférés vers des centres d'identification.

Les "No Borders" ont protesté samedi contre ces transferts, provoquant des échauffourées en marge desquelles un policier italien, pris d'un malaise, est mort. Un porte-parole des militants a assuré dimanche qu'ils s'étaient dirigés vers le centre d'accueil de migrants de manière pacifique et qu'ils avaient été reçus par des tirs de gaz lacrymogènes puis pris en chasse par la police. "Nous avons appris le décès, de mort naturelle, de ce policier, par les médias. On n'a pas participé à ça", a-t-il ajouté.

Une manifestation des "No Borders" annulée dimanche

Dimanche, plusieurs groupes de Français avaient rejoint les militants italiens alors que le mouvement "No Borders" avait appelé à une nouvelle manifestation pour défendre la liberté de circulation et dénoncer un "système d'apartheid" dans la mesure où, selon eux, les voyageurs blancs franchissent la frontière sans encombre alors que les migrants, tous originaires d'Afrique sub-saharienne, sont bloqués.

Face à l'important dispositif policier déployé, les "No Borders" ont finalement renoncé à manifester : "Dans le climat de répression et d'instrumentalisation actuels, faire une manifestation aurait été un suicide", a déclaré à l'AFP un des militants "No Border". "Nous ne voulons pas tomber dans le piège, et pour cela nous avons (...) opté pour un sit-in en défense des personnes 'en voyage' qui sont enfermées" à Vintimille, ont ajouté les militants lors d'une conférence de presse.

Trois Français ont néanmoins été retenus du côté italien du poste-frontière, pour identification selon la police. Selon les médias italiens, ils étaient en possession de battes, de cagoules noires et de couteaux.

Un fichés S interpellé parmi les migrants

Au delà de ce climat tendu, les autorités françaises craignent que des terroristes se mêlent au flux de refugiés. Selon Nice-Matin, "un individu fiché S a été intercepté la semaine dernière parmi un groupe d'une dizaine de migrants".

Le député-maire de Menton, Jean-Claude Guibal, a également appelé au renforcement du dispositif de surveillance antiterroriste. Ce qui a été fait puisque des militaires français ont été déployés pour traquer et arrêter d'éventuels jihadistes parmi les migrants, selon le quotidien régional.

"A Vintimille, nous sommes en train d'éviter un nouveau Calais", a réaffirmé dimanche le ministre de l'intérieur, Angelino Alfano, dans une interview au quotidien Il Messaggero. Pour cela, le gouvernement avait souhaité fermer cet hiver le camp géré par la Croix Rouge à Vintimille. Mais les forces de l'ordre se contentent pour l'instant d'empêcher l'installation de campements de fortune aux alentours.

Vintimille, rendez-vous de nombreux migrants souhaitant poursuivre leur périple vers la France ou l'Angleterre, est un point de friction récurrent depuis l'année dernière. Le centre de la Croix-Rouge abrite près de 600 migrants.

La situation est en revanche plus nouvelle à Côme, à la frontière suisse, où plus de 450 migrants pour la plupart Ethiopiens et Erythréens, dont des familles avec enfants, campent sur la pelouse d'un parc proche de la gare. Ils cherchent à passer en Suisse pour ensuite gagner l'Allemagne, mais sont désormais systématiquement refoulés par les autorités suisses au poste-frontière de Chiasso.

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Résultats magnifiques de la brillante politique européenne d'Angie la teutonne, de Juncker le big boss de la commission et de nos bons politicards nationaux franchouillards qui trop pressés de donner des leçons n'ont pas pris la peine de juger intelligemment la situation...

Je les entends encore faire des tirades larmoyantes et clouer au pilori ceux qui avaient la moindre tentation de tirer le signal d'alarme... on faisait des concours à celui qui serait le plus laxiste et jetterai le discrédit le plus virulent sur les contradicteurs... il n'y avait pas de mot assez fort pour condamner, on voit le résultat.

Le problème étant que les installations nécessaires pour faire un contrôle frontière efficace n'existent plus...
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