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 Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?

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a.nonymous



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MessageSujet: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Jeu 23 Fév 2017, 03:04

Et si Hollande, ce tocard, avait réussi à saborder le PS ?

Il restera toujours de son quinquennat le chômage, le mariage pour tous et l'accueil des migrants !


http://www.lemonde.fr a écrit:
Jean-Marc Ayrault prévoit de se retirer de la vie politique

« L’honneur de la politique, ce n’est pas de s’accrocher tout le temps », dit le ministre des affaires étrangères dans « Ouest-France ».

LE MONDE | 21.02.2017 à 03h54 • Mis à jour le 21.02.2017 à 10h25

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, 67 ans, a annoncé au journal Ouest-France qu’il renoncerait à tout mandat politique après l’élection présidentielle.
---/---
Source: http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/02/21/le-ministre-jean-marc-ayrault-annonce-la-fin-de-sa-vie-politique_5082667_823448.html


http://actu.orange.fr a écrit:
Législatives: Claude Bartolone (PS) ne se représentera pas

AFP, publié le mercredi 22 février 2017 à 15h35

Législatives: le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) annonce qu'il ne se représenterait pas aux élections de juin
---/---
Source: http://actu.orange.fr/france/legislatives-claude-bartolone-ps-ne-se-representera-pas-CNT000000DttLW.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 03:05

Encore une qui renonce...

http://www.lemonde.fr a écrit:
Ségolène Royal ne sera pas candidate aux élections législatives

Députée des Deux-Sèvres pendant quatre mandats, la ministre de l’environnement avait en 2012 perdu la circonscription de La Rochelle face à Olivier Falorni.

Le Monde.fr avec AFP | 26.02.2017 à 12h30 • Mis à jour le 26.02.2017 à 14h18
---/---
Source: http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/02/26/segolene-royal-ne-sera-pas-candidate-aux-elections-legislatives_5085813_823448.html
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 03:44

C'est la catégorie 60 et + qui va pouvoir jouir d'une retraite de parlementaire bien fournie, à défaut d'être méritée.
Pour Royal, des bruits insistant la donnent candidate de la France (de Hollande) pour un poste à l'ONU. D'autres bruits indiquant qu'elle n'a aucune chance.. à suivre.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 10:48

Donc accord impossible entre Hamon et Mélenchon . C'est acté.
Le PS est complètement détruit, Hollande laissera son nom dans l'histoire.
Faut-il se rejouir de cette gigantesque pagaille ?
Probablement pas si l'on en juge par le désarroi des electeurs et l'inquiétude de l'étranger.
Attendons nous à quelques variations des taux d'intérêts,
Il est temps que ce cinema arrive au mot END, qui ne sera hélas pas nécessairement happy..

_________________
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mamiea

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 19:15

Hier fin de la tragi comédie Hamon/Mélenchon (qui pouvait croire à un accord?).
Les "vieux" du PS quitte le navire (retraites), les jeunes ne sont d' accord sur pas grand chose.
Il est fort probable que Hollande soit le Louis 15 du PS :
Après moi le déluge!

Dans cette affaire il y en a un qui a senti le sens du vent, c' est Macron et il est le seul a s' en sortir (aussi bien sur le plan de la popularité que sur le plan de la vision politique du futur demandée par la majorité des électeurs).
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 20:09

@mamiea

C'est bien pour cela qu'il (Macron) a repris comme experts économiques de son équipe de campagne ceux qui l'entouraient alors qu'il était secrétaire adjoint de l'Elysée, puis Ministre de l'économie.

Qu'entendez-vous par là quand vous laisser entendre que Hollande sera(it) le Louis XV du PS.

WIKI TRUC Au fil des années cependant, son manque de fermeté, le dénigrement de son action par les parlementaires et une partie de la noblesse de cour, les intrigues incessantes impliquant sa maîtresse, la marquise de Pompadour, et son inconduite dans sa vie privée amènent la disparition de sa popularité, à tel point que sa mort - de la petite vérole - provoque des festivités dans Paris, comme à la suite de celle de Louis XIV.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 20:51

Hamon a été ministre de l'éducation nationale. Successeur de Peillon et prédécesseur de NVB il avait eu le culot de démissionner une semaine avant la rentrée.
Ces 3 personnes ont gravement contribué aux difficultés de l'école publique en aggravant son fonctionnement et ses contenus

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mamiea

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 22:45

Qui a dit "Après moi le dégel" : Louis le quinzième!
Hé oui de mon temps on apprenait ça à l' école de la République (disait papy la main tremblante sur sa canne). Very Happy
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Gérard

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 22:52

Le dégel ou le déluge?

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 22:56

Gérard a écrit:
Le dégel ou le déluge?
Oui le déluge, pour ce qui est du dégel il est temps que je sorte du congélateur! Very Happy
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 27 Fév 2017, 23:05

Si on y va pas là, Après moi le macron tel doit être le message subliminal de François H. Smile

http://www.lepoint.fr/economie/comment-macron-prepare-la-digitalisation-de-l-economie-09-11-2015-1980399_28.php

Titre intérieur Noé : comment Macron prépare la France au déluge du numérique

C'était en 2015 avant que l'arche craque en 2016
http://www.atlantico.fr/pepites/projet-loi-noe-espoirs-decus-emmanuel-macron-2591943.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 12 Mar 2018, 07:56

2018

Citation :
Jean-Yves Le Drian quitte le Parti socialiste

Le Monde.fr avec AFP | 08.03.2018

La rupture est consommée. Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé jeudi 8 mars qu’il quittait le Parti socialiste, à quelques jours de l’élection d’un nouveau dirigeant à la tête de cette formation.

« Le responsable du PS aujourd’hui, M. Rachid Temal, a déclaré il y a peu de temps qu’ “aucun ministre ne pourra voter”. Il a déclaré qu’ “il n’y a aucun socialiste au gouvernement”. Donc j’en prends acte, c’est-à-dire que je me retire du Parti socialiste », a déclaré l’intéressé sur Cnews.
---/---
http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/03/08/jean-yves-le-drian-quitte-le-parti-socialiste_5267463_823448.html?xtmc=le_drian&xtcr=4
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Lun 12 Mar 2018, 07:58

Règlement de compte à OK Coral.....

Citation :
Primaire socialiste : "François Hollande réécrit l'histoire", dénonce Jean-Christophe Cambadélis

Orange avec AFP, publié le dimanche 11 mars 2018 à 20h33

L'ex-premier secrétaire du PS affirme que ce n'est pas la primaire qui a empêché l'ancien président de se présenter à la présidentielle.

Jean-Christophe Cambadélis était l'invité dimanche 11 mars de "Questions politiques" sur France Inter et franceinfo en partenariat avec Le Monde. Il est revenu sur la défaite du PS à la présidentielle et sur la non-candidature de François Hollande à sa réélection.

"Aujourd'hui François Hollande développe cette thèse selon laquelle la primaire lui a été imposée et que, sans elle, il aurait gagné", estime l'ancien premier secrétaire général du Parti socialiste, qui contredit l'ancien président de la République.

"C'est une carabistouille dont François Hollande a l'habitude", insiste Jean-Christophe Cambadélis. "Ce n'est pas la primaire qui l'a empêché de se présenter, c'est la sortie de Macron", souligne-t-il encore avant de rappeler les mesures positives prises pendant le précédent quinquennat, sur lesquelles l'ex-président aurait pu s'appuyer pour se présenter.

Selon lui, "François Hollande réécrit l'histoire car il ne peut pas dire que c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron puisque c'est son successeur". "Donc c'est Jean-Christophe Cambadélis qui doit porter la resposabilité", fustige l'ancien premier secrétaire général du PS.

Selon les informations du JDD, François Hollande devrait toutefois s'attaquer à l'actuel chef de l'Etat dans un livre qui devrait sortir dans le courant du mois d'avril. Intitulé "Faire confiance", il consacrerait un chapitre entier à la "trahison" de son ancien protégé Emmanuel Macron.
https://actu.orange.fr/societe/fait-divers/primaire-socialiste-francois-hollande-reecrit-l-histoire-denonce-jean-christophe-cambadelis-magic-CNT000000ZL2Ol.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Ven 12 Oct 2018, 20:35

Citation :
Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »

LE MONDE | 12.10.2018

Emmanuel Maurel, le leader de l’aile gauche du Parti socialiste (PS), explique, dans un entretien au Monde, les raisons de sa rupture avec son ancienne formation, à la veille du conseil national du parti consacré à l’Europe. Il ne part pas seul, assure-t-il : « Des centaines de cadres et d’élus locaux, des maires », le suivent dans sa démarche lancée avec Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris. Désormais, il regarde en direction de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise (LFI).

Pourquoi partez-vous du PS ?

Mieux vaut partir plutôt que de se mentir à soi-même et aux autres. Le PS ne correspond plus à l’idée que je me fais du socialisme. Son but, c’est la défense des intérêts des gens modestes. La stratégie pour répondre à cet objectif, c’est le rassemblement des forces de gauche. Le PS a perdu de vue et l’objectif, et la stratégie.

Qu’est-ce qui a motivé votre décision ?

Je n’ai pas supporté que les principaux dirigeants du PS accréditent la thèse des « deux gauches irréconciliables », ni qu’ils mènent une politique qui n’a pas contribué à l’amélioration des conditions de vie matérielles et morales des gens qu’ils étaient censés représenter. Ce double échec aurait dû être analysé. Non seulement ils n’ont pas tiré les leçons du quinquennat calamiteux de François Hollande, mais certains continuent de se réfugier dans le déni jusqu’à voir dans son principal instigateur un potentiel sauveur !

François Hollande est-il le seul responsable de l’échec du PS ?

C’est le principal. Il était à la tête de l’Etat, et il a mené, en notre nom, une politique qui a tourné le dos à nos engagements et à nos principes. Je ne veux pas être au PS le jour où il réinvestira François Hollande comme candidat.

La Hollandie a fait la courte échelle à Emmanuel Macron : il est leur créature. Les mêmes qui ont contribué à cet avènement, voté Macron au premier tour, demandé leur investiture à En marche !, nous donnent aujourd’hui des leçons de socialisme ! Je n’accepte pas cette hypocrisie. Enfin, la social-démocratie européenne a failli. Elle a été incapable d’incarner une résistance au néolibéralisme triomphant. Au contraire, elle en a accompagné le déploiement.

C’est-à-dire ?

Lors de la campagne aux élections européennes de 2014, nous avons expliqué aux électeurs qu’il ne fallait pas que Jean-Claude Juncker soit président de la Commission, car il était le VRP des paradis fiscaux, qu’il incarnait l’Europe dont on ne voulait plus. Et la première chose que le groupe socialiste m’a demandé une fois élu, c’est de voter pour lui !

Ce double langage, cette hypocrisie, c’est insupportable. Aujourd’hui on nous annonce que celui qui va représenter les sociaux-démocrates européens sera Frans Timmermans. Un homme qui vient de la droite, premier vice-président de la commission Juncker, connu pour sa brutalité néolibérale. Je ne veux pas être complice de cela.

En partant, vous risquez d’affaiblir encore le PS…

On sait qui a affaibli le PS. C’est le même courant de pensée qui est à sa tête depuis plus de vingt ans. Ce serait fort de café de me faire porter une telle responsabilité, à moi qui ai porté sans relâche une parole critique et proposé un autre chemin. Au moment où les portes se ferment sur le siège de la rue de Solférino, je ne crois pas être infidèle à cette histoire singulière, et je chéris pour longtemps encore l’idéal socialiste.

Le PS est-il encore un parti de gauche ?

Il appartient à ceux qui restent de répondre à cette question et d’en apporter les preuves.

Le PS se définit comme un parti d’opposition…

On verra au Parlement européen quand il s’agira de nouer, ou non, des alliances avec les élus macronistes et libéraux ; on verra aux municipales ce qu’il en sera des rapports avec les listes En marche !

Tout ce que vous dites était valable après la présidentielle ou après le congrès d’avril. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

C’est une décision difficile. Je suis au PS depuis plus de vingt-cinq ans. Je suis attaché à ses militants, à ses traditions et à ses rites. J’ai consulté, réfléchi… On pouvait attendre de la nouvelle direction qu’elle incarne le sursaut. Ce n’est pas le cas.

En France, le macronisme défigure notre République. Au niveau européen, l’Histoire nous mord la nuque avec la montée en puissance des mouvements fascistes. Au niveau mondial, la maison brûle. Il y a urgence ! Pour militer pour la transformation radicale de cette société, je serai plus utile ailleurs qu’au PS.

Ce sera dans le cadre de La France insoumise ?

Je ne pose pas les choses comme ça. Il y a d’abord un choix, celui de la rupture. C’est un choix d’espoir, mais aussi un retour aux sources qui redonne du sens à notre engagement. C’est exaltant. C’est aussi une volonté, celle de donner une maison à la gauche républicaine.

Le travail commencé avec les amis du Mouvement républicain et citoyen y contribuera. Notre fil rouge, c’est la République sociale. Promouvoir la laïcité, défendre les services publics, l’égalité des territoires, un modèle social de qualité, faire vivre la souveraineté populaire… Privilégier le commun sur le particulier. On doit faire la synthèse avec les luttes nouvelles, à commencer par l’écologie.

La maison dont vous parlez sera-t-elle LFI ?

La maison que nous allons construire est ouverte aux socialistes sincères, aux républicains éclairés, aux citoyens engagés. Je n’annonce pas un départ, mais une scission. Aujourd’hui, je ne pars pas seul mais avec de très nombreux militants, des centaines de cadres et d’élus sur l’ensemble du territoire.

Les « insoumis » assurent que vous avez toute votre place sur leur liste aux élections européennes de mai 2019…

Ma stratégie est celle des convergences. Avec tous ceux qui agissent dans le même sens. Il y a évidemment La France insoumise. Considérer que LFI est infréquentable, c’est stupide, et c’est se condamner à l’impuissance. Je suis pragmatique. Jean-Luc Mélenchon a fait près de 20 % des voix à la présidentielle de 2017, son mouvement est en dynamique, son programme attractif. Il faut faire avec eux ce travail de convergences.

Que voulez-vous dire ?

Notre objectif est de préparer le Front populaire du XXIe siècle. A la fois la fusion des mouvements sociaux et politiques et la convergence programmatique. LFI y a une place de choix : celle que les électeurs lui ont donnée.

LFI est très critiquée sur sa position eurosceptique…

Les « insoumis » ne disent rien d’autre que ce que pense une majorité des gens de gauche aujourd’hui : l’Union européenne (UE) court à sa perte si elle reste fondée sur la concurrence libre et non faussée ; le libre-échange généralisé et la libre circulation des capitaux. Car le résultat, c’est la compétition généralisée, le dumping social et fiscal, des déséquilibres structurels au profit de la seule Allemagne.

Ce qui empêche l’UE de bouger, ce sont les traités européens, véritable « camisole de force » comme le dit Arnaud Montebourg. La critique des traités qui empêchent les politiques de relance et de solidarité est largement partagée à gauche. On ne s’en sortira que par le rapport de force, avec l’Allemagne, avec la droite européenne. Et s’il faut désobéir, il faudra le faire.

Quitte à sortir de l’UE ?

Non, je n’ai jamais pensé qu’il fallait partir. A partir du moment où la France élève la voix, on se met autour de la table pour négocier. Ce n’est pas n’importe quel pays au sein de l’UE.

La question des migrants divise à gauche. Est-ce le nouveau clivage ?

Surtout pas ! Franchement, si on entre dans le piège qui consiste à dire que ce qui aujourd’hui rend impossible le rassemblement de la gauche, c’est la question des migrants, alors on est morts. C’est aussi simple que ça.

Pourquoi ne pas avoir signé le « Manifeste pour l’accueil des migrants » de « Politis », « Mediapart » et « Regards » ?

J’aurais adoré le signer. Je suis bien sûr d’accord pour sauver les gens qui essaient de traverser la Méditerranée ; soutenir l’Aquarius et lui donner un pavillon français ; régulariser les travailleurs sans papiers ; dire que l’accueil des réfugiés politiques doit être inconditionnel, parce que ça correspond à la tradition d’asile de la République française.

Mais il y a dans le texte un parallèle entre la libre circulation du capital – ce à quoi je ne me résigne pas – et la libre circulation des êtres humains. Je considère qu’il faut de la régulation, et que ça vaut aussi pour la circulation des êtres humains.

Deuxième chose, il y a une formule maladroite qui consiste à considérer que dès qu’il y a frontière, il y a mur, et dès qu’il y a règle, il y a répression. Je ne partage pas ce point de vue.

Serez-vous candidat aux élections européennes ?

C’est vraisemblable : je pense avoir un bon bilan de député européen et j’ai envie de continuer à mener les combats qui me tiennent à cœur. Notamment dans le cadre de la commission commerce international : moratoire sur les traités de libre-échange, élaboration de législations protectrices pour nos entreprises, nos savoir-faire, nos territoires. Appelez cela protectionnisme solidaire ou juste échange, ce qui compte c’est que l’Europe cesse d’être l’idiot du village planétaire.

En créant une nouvelle « maison », ne risquez-vous pas de fragmenter la gauche, alors que vous appelez à son rassemblement ?

Mon pari, ce n’est pas de contribuer à renforcer un émiettement, mais de clarifier pour mieux recomposer. Et c’est cela qui me rend optimiste et enthousiaste : je ne doute pas un instant que nous soyons au début d’un cycle de recomposition. Il faut travailler au programme qui sera celui de l’alternative républicaine, écologiste et socialiste, qui pourra permettre de gagner en 2022.
https://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/10/12/emmanuel-maurel-ce-n-est-pas-un-depart-du-ps-c-est-une-scission_5368208_823448.html
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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Sam 13 Oct 2018, 22:33

Citation :
Marie-Noëlle Lienemann quitte le PS, devenu "un canard sans tête"

AFP, publié le samedi 13 octobre 2018 à 07h36

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann quitte le Parti socialiste, devenu selon elle "un canard sans tête", pour un nouveau parti qui sera lancé en 2019, a-t-elle annoncé dans un entretien avec le JDD samedi.

L'ancienne députée européenne dit ne pas envisager que l'élection européenne de mai puisse faire rebondir le PS. "Olivier Faure n'en prend pas le chemin. Le PS est devenu un canard sans tête", estime-t-elle.

Figure de l'aile gauche du PS, Mme Lienemann, animait le courant L'Union et l'espoir avec le député européen Emmanuel Maurel, qui a également annoncé son départ du parti vendredi.

Les deux anciens socialistes vont "créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d'être le gardien des cendres", formation à laquelle ils travaillent avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC).

Les deux élus comptent "participer à une dynamique de convergences avec la France insoumise, à un nouveau Front populaire", précise-t-elle.

"Ce n'est pas un regroupement d'appareil mais une dynamique plus large; bien sûr, Yannick Jadot, Benoît Hamon y ont toute leur place", ajoute-t-elle.

"Jean-Luc Mélenchon a dit que la France insoumise était disponible pour rediscuter du programme. Faisons-le!", ajoute l'ancienne élue de l'Essonne, qui animait la Gauche socialiste avec Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon au début des années 1990.

Mme Lienemann affirme qu'Emmanuel Macron "mène une politique de droite" et que "l'extrême droite est à nos portes. Il faut construire une alternative à gauche".

L'ancienne ministre du Logement rappelle qu'en 1972, le programme commun avec le PCF, "loin d'avoir fait disparaître le socialisme (...) a permis de conquérir ensemble le pouvoir en 1981."
https://actu.orange.fr/politique/marie-noelle-lienemann-quitte-le-ps-devenu-un-canard-sans-tete-CNT0000017pGwa.html
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MessageSujet: Re: Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?   Sam 13 Oct 2018, 23:26

Editorial du « Monde »

Citation :
Le Parti socialiste à l’agonie

LE MONDE | 12.10.2018

Editorial du « Monde ». Le Parti socialiste parviendra-t-il, un jour, à surmonter le traumatisme qu’il a subi en 2017 ? A faire oublier la déroute, sans précédent ou presque, qu’il a connue à l’élection présidentielle puis aux législatives ? A reconquérir, si peu que ce soit, le rôle déterminant qu’il a joué dans la vie politique française depuis près d’un demi-siècle ? Bref, à échapper à la lente agonie qu’ont vécue, avant lui, le Parti radical, puis le Parti communiste ? Rien n’est moins évident.

Le vendredi 12 octobre marque une nouvelle étape sur ce chemin de croix. C’est ce jour-là, en effet, que le PS quitte définitivement son siège de la rue de Solférino, cet hôtel particulier cossu, à deux pas de l’Assemblée nationale, où François Mitterrand l’avait installé en 1980 comme pour mieux préparer sa conquête de l’Elysée. Quatre décennies plus tard, le PS n’a plus les moyens de telles ambitions. Son déménagement à Ivry-sur-Seine, aux portes de Paris, serait une manière de retrouver ses racines populaires, veulent croire ses dirigeants. En réalité, c’est tout un symbole : en quittant « Solférino », les socialistes s’éloignent durablement du cercle du pouvoir.

C’est ce 12 octobre, également, qu’Emmanuel Maurel, chef de file de l’aile gauche du parti, a choisi pour annoncer, dans ces colonnes, qu’il claque la porte. Son réquisitoire est cinglant : en renonçant à tirer les leçons du « quinquennat calamiteux » de François Hollande, en bafouant son histoire et ses valeurs, en abandonnant l’impératif de rassemblement des forces de gauche, le PS, juge-t-il, s’est privé de la seule stratégie qui lui permettrait de se reconstruire.

Quant à la nouvelle direction mise en place au printemps autour d’Olivier Faure, elle s’est montrée, à ses yeux, incapable d’incarner le « sursaut » indispensable. Il espère donc entraîner derrière lui bon nombre de militants et d’élus, pour mieux se rapprocher de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Cette rupture n’est pas la première. Dès le printemps 2017, l’ancien premier ministre Manuel Valls avait quitté le navire – avant de mettre le cap vers de nouveaux horizons barcelonais. Puis c’est l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, qui a fait de même pour créer son propre mouvement, Génération.s. Et ces saignées ne font que prolonger celles enregistrées depuis quatre ans : après les cuisantes défaites des municipales de 2014, des départementales de 2015, le sérieux revers des régionales de 2015 et la débâcle des législatives de 2017, le PS a perdu des milliers d’élus qui formaient son armature. L’hémorragie des militants est tout aussi spectaculaire : ils n’étaient plus que 37 000 à voter lors du dernier congrès, en mars.

Les socialistes avaient connu pareille bérézina en 1969, lorsque leur candidat à la présidentielle, Gaston Defferre, avait à peine dépassé la barre de 5 % des suffrages. Deux ans plus tard, à leur congrès d’Epinay, ils repartaient de l’avant. Ils avaient un chef, François Mitterrand. Une stratégie, l’union de la gauche. Des troupes nouvelles, puisées dans les classes moyennes et la jeunesse de l’après-68. Un credo européen enfin, adossé aux puissantes social-démocraties du Vieux Continent.

Autant d’ingrédients qui, aujourd’hui, font défaut. En panne de dirigeant ambitieux (même si François Hollande n’a pas dit son dernier mot), de stratégie, de projet consistant et de soutien européen, le PS ne lutte plus que pour sa survie. Cruelle histoire.
https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/10/12/le-parti-socialiste-a-l-agonie_5368331_3232.html
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Et si Hollande avait réussi à saborder le PS ?
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