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 On reparle des ROMS

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MessageSujet: On reparle des ROMS   Ven 22 Juil 2011, 22:22

Rappel du premier message :

22/07/2011 à 10:21
Ressortissants roumains: les policiers se disent inquiets
Des responsables policiers et de la justice s'inquiètent de la délinquance "générée par les ressortissants roumains" en région parisienne qui, selon eux, explose, se diversifie et devient violente à l'égard des forces de l'ordre.
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photo : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AFP La "délinquance générée par les ressortissants roumains" a augmenté de 72,4% au premier semestre 2011 par rapport au premier semestre 2010, selon une étude policière consultée par l'AFP.

5.680 Roumains, dont une très forte majorité de mineurs, ont été "mis en cause" pour des larcins sur les six premiers mois de 2011, contre un total de 3.294 sur la même période de 2010.

Datée de début juillet et émanant de plusieurs services de police du "grand Paris" (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), l'étude ne fait pourtant que confirmer une tendance policière ancienne.

Un document de la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), que s'était procuré l'AFP, faisait déjà état d'une hausse de 69% sur les cinq premiers mois de l'année 2011.

Le précédent ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait affirmé au cours de l'été 2010 que les actes de délinquance perpétrés par des Roumains à Paris avaient "augmenté de 259% en 18 mois".

à lire aussi
dans actualité :

Minorités
La Licra décide de ne plus participer aux conventions de l'UMP
Cette annonce survenait après que, le 28 juillet 2010, le chef de l'Etat eut tenu à l'Elysée une réunion très controversée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms" après des violences survenues à Saint-Aignan (Loir-et-Cher).

L'étude de juillet pointe l'explosion des vols en tous genres, de téléphones portables ou dans les distributeurs automatiques de billets de banque (Dab), quatre à cinq par jour dans les lieux touristiques, commis "par des mineurs âgés de 10 à 17 ans".

Elle détaille aussi le développement des escroqueries à la charité, de la mendicité collective ou de ventes à la sauvette.

La famille B., activement recherchée par la police, est citée à titre d'exemple car elle fait régulièrement venir des ressortissants de Roumanie moyennant 100 euros par tête pour le voyage en France.

Ceux-ci, raconte l'étude, sont ensuite répartis dans la capitale, qui pour voler, qui pour mendier, en fonction de leur âge, voire "vendre des animaux dans la rue" 100 à 200 euros pièce, faux certificats à l'appui.

Des responsables de la police et de la justice ont fait part à l'AFP de leurs "inquiétudes" à cet égard, citant également des vols de cuivre, qui perturbent le trafic des métros, et l'organisation de jeux de hasard sur la voie publique.

"Ces ressortissants sont très organisés, diversifiés", ont-ils fait valoir. Ils n'"hésitent pas à protéger par la violence" leurs activités en agressant les forces de l'ordre, nombreuses là où ils sont implantés, notamment des Tuileries au Trocadéro.

Des CRS et des policiers en VTT ont été agressés le week-end dernier à Paris, une "tendance récente" faisant dire à un responsable policier: "Soit nous les dérangeons, soit nous ne leur faisons même plus peur".

L'étude rapporte les propos de jeunes Roumains évoquant une peine de cinq ans de prison chez eux en Roumanie pour un vol et "rien en France" s'agissant de délinquants mineurs.

La police, selon les sources, accuse la justice de ne pas les poursuivre plus sévèrement, la seconde invoque la législation, notamment celle sur les mineurs ou des "procédures mal faites".

La présence d'une dizaine de policiers roumains, affectés à Paris depuis les polémiques de l'été dernier, permet cependant à ces responsables de garder espoir face à ce phénomène qui "enquiquine la population" et "plombe les chiffres de la délinquance", selon eux.

http://actu.orange.fr/france/ressortissants-roumains-les-policiers-se-disent-inquiets-afp_164000.html
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Sam 28 Sep 2013, 10:27

Quasiment tous derrière Manuel Valls sur la question Rroms, c'est ce qui ressort des déclarations des politiques d'une part et d'un sondage BVA réalisé pour le Parisien....

Voilà qui marginalise, si il en était encore besoin, les quelques droit de l'hommistes qui s'agitent à contre courant contre Manuel Valls comme le font dans notre ville les amis politiques de Jean-François Voguet et Laurence Abeille...



Le Parisien a écrit:
Sondage : les Français soutiennent Valls sur les Roms

Philippe Martinat | Publié le 27.09.2013, 22h03 | Mise à jour : 22h41

En déclarant que seule une minorité de Roms souhaitait s’intégrer, Manuel Valls a déclenché une vive polémique. Et un nouvel incident gouvernemental, la ministre du Logement, Cécile Duflot, l’accusant d’être allé « au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain ». Le sondage BVA réalisé pour « le Parisien » - « Aujourd’hui en France » et l’émission « CQFD » sur i>télé montre néanmoins que les Français sont en phase avec les propos du ministre de l’Intérieur

A une quasi-unanimité — 93 % —, les personnes interrogées estiment que les Roms s’intègrent mal dans la société française. Ce constat dépasse les clivages politiques, puisqu’il est partagé par 98 % des sympathisants de droite et 84 % de ceux de gauche. Même les électeurs des écologistes ou du Parti de gauche, qui, eux en revanche, condamnent les propos de Valls, se rangent à cette idée d’une mauvaise intégration des Roms (respectivement 76 % et 69 %). Et une majorité de Français (53 %) juge même que les Roms s’intègrent « très mal ».

Jugé assez à gauche par 72 % des électeurs de droite

Cette enquête conforte surtout Manuel Valls. Au total, 77 % des sondés approuvent la fermeté du ministre de l’Intérieur lorsqu’il assure que « l’intégration ne peut concerner que quelques familles » et qu’« il n’y a pas d’autre solution que le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière ». Ils sont 21 % à estimer au contraire qu’il « a tort, car il ne doit pas stigmatiser une partie de la population ». Ce sont les sympathisants de droite qui applaudissent massivement le discours de Valls (94 %). Les électeurs de gauche sont aussi nettement majoritaires (55 %) à l’approuver, mais ils sont 43 % à lui donner tort, ce qui n’est pas négligeable. A l’instar de leurs dirigeants, les sympathisants écologistes et les amis de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui condamnent le plus clairement les déclarations du locataire de la Place Beauvau (à 60 % et 62 %).

Enfin, quand on interroge les Français sur le positionnement politique de Manuel Valls, les deux tiers (67 %) répondent qu’il est équilibré, « juste comme il faut, ni trop ni pas assez à gauche ». « Après cette polémique autour des Roms, le triomphe du ministre de l’Intérieur est total dans l’opinion, analyse Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. Mais ce n’est pas parce que les Français lui donnent raison que cette polémique lui profitera personnellement, ni surtout qu’elle n’est pas fâcheuse pour l’image collective du gouvernement.»

Pour l'heure, Valls est conforté par une majorité des sympathisants de gauche (57 %), bien que 39 % de ces mêmes électeurs ne le trouvent « pas assez à gauche ». Des chiffres dont on a tendance à penser, Place Beauvau, qu’ils traduisent « la réalité du terrain ». Ce que la grande majorité des maires se gardera bien de contester à six mois des élections municipales…

LeParisien.fr
Source: http://www.leparisien.fr/politique/sondage-les-francais-soutiennent-valls-sur-les-roms-27-09-2013-3175463.php



Pour mémoire, bien qu'élue grâce aux voix socialistes et en se réclamant de la majorité présidentielle Laurence Abeille divergeait déjà de cette majorité sur la question Rroms dès le mois d'août 2012...

Laurence Abeille a écrit:
Laurence ABEILLE s’oppose au démantèlement des camps et aux déplacements forcés de populations

Mercredi, 29 août 2012 13:30

Laurence ABEILLE, Députée écologiste du Val-de-Marne, a adressé au Président du Conseil général du Val-de-Marne, Monsieur Christian Favier, un courrier dans lequel elle rappelle qu’elle « s’oppose fermement au démantèlement des camps et aux déplacements forcés de populations. Des solutions doivent être trouvées afin que les familles Roms puissent être logées et les enfants scolarisés. »

« Les premières mesures prises le 22 août dernier, lors de la réunion interministérielle consacrée à la situation des Roms, constituent un signe vers la prise en compte des besoins de cette population et l’espoir de solutions plus humanistes. »

La Députée du Val-de-Marne se « satisfait de l’annonce du Premier ministre Jean-Marc Ayrault de supprimer la taxe pour l’embauche des populations Roms. L’intégration des populations Roms doit maintenant être une priorité et l’action doit être poursuivie. »

« Cet été, la multiplication scandaleuse des démantèlements de camps et les expulsions du territoire sont passés presque inaperçus. Or, la France a déjà été condamnée en 2010 par le Conseil de l’Europe et le Comité européen des Droits sociaux pour le recours aux retours « volontaires », qualifiés d’expulsions massives, violant ainsi la Charte sociale européenne. Si la France attend une réponse européenne à la question des Roms, elle doit commencer par respecter les règles européennes en vigueur. »

Ainsi, avec l’ensemble du groupe écologiste, Laurence Abeille « condamne fermement les expulsions et réclame la mise en œuvre de solutions humaines et dignes pour ces populations. »
Source: http://www.laurence-abeille.fr/laurence-abeille-soppose-au-demantelement-des-camps-et-aux-deplacements-forces-de-populations/
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Libellule

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MessageSujet: .   Sam 28 Sep 2013, 11:19

Donc dès août 2012 on peut lire

Des solutions doivent être trouvées afin que les familles Roms puissent être logées et les enfants scolarisés. »

« Les premières mesures prises le 22 août dernier, lors de la réunion interministérielle consacrée à la situation des Roms, constituent un signe vers la prise en compte des besoins de cette population et l’espoir de solutions plus humanistes. »
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Sam 28 Sep 2013, 20:21

L'Europe d(intéresse à tous ses pays
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iris2



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Dim 29 Sep 2013, 20:16

"Ainsi, avec l’ensemble du groupe écologiste, Laurence Abeille « condamne fermement les expulsions et réclame la mise en œuvre de solutions humaines et dignes pour ces populations. »

C'est très louable, mais ceux qui travaillent, qui paie leurs impôts et qui n'ont pas de logement ou peu convenable ou tous ces chômeurs involontaires et vivent malgré tout dans la pauvreté, renoncant aux soins médicaux ect... Que vont-ils ressentir si ces populations rejetées par leurs pays qui bénéficient des aides financières pour les aider quand ils verront que pour ces gens on trouve logements et travail ? Il faidrait quand même être réaliste, on acceuille quand on en a les moyens si non c'est aussi une injustice pour les autres.
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 03:32

« Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j'en vois et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons.

Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols, et j'ai entendu de jolis mots à la Prud'homme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre.

C'est la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère. Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent.

Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton. »

G. Flaubert, lettre à George Sand, Croisset, vers le 15 juin 1867.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 04:12

Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent.

Et Loic il ne vous exaspère pas?
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vieux-breton

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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 04:14

KIK a écrit:
Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent.

Et Loic il ne vous exaspère pas?
si si.
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 04:37

Moi c'est le racisme dont sont victime les Roms qui m'exaspère.

A Fontenay, nous avons prouvé il y a quelques années que les roms pouvaient parfaitement s'intégrer. Ceux qui logeaient dans l'annexe Ravel après avoir été mis à la rue par un soir de novembre sont devenus des citoyens parfaitement intégrés avec travail, logement, scolarité pour les enfants et avenir ici.

C'est la preuve que les dires du ministre de l'intérieur son faux.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 05:02

Loïc a écrit:
Moi c'est le racisme dont sont victime les Roms qui m'exaspère.

A Fontenay, nous avons prouvé il y a quelques années que les roms pouvaient parfaitement s'intégrer. Ceux qui logeaient dans l'annexe Ravel après avoir été mis à la rue par un soir de novembre sont devenus des citoyens parfaitement intégrés avec travail, logement, scolarité pour les enfants et avenir ici.

C'est la preuve que les dires du ministre de l'intérieur son faux.
Il y a manifestement une divergence profonde entre les amis politiques de Jean-François Voguet et une majorité d'élus et de citoyens sur la question Rroms...
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 05:14

Loïc a écrit:
Moi c'est le racisme dont sont victime les Roms qui m'exaspère.

A Fontenay, nous avons prouvé il y a quelques années que les roms pouvaient parfaitement s'intégrer. Ceux qui logeaient dans l'annexe Ravel après avoir été mis à la rue par un soir de novembre sont devenus des citoyens parfaitement intégrés avec travail, logement, scolarité pour les enfants et avenir ici.

C'est la preuve que les dires du ministre de l'intérieur son faux.
Et combien en avez vous expulsé.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 07:47

Une tribune de soutient à Manuel Valls sur la question Rroms dans le JDD... Parmi les signataires on trouve Luc Carvounas....

"En tant qu’élus de gauche, nous voulons sortir de l’hypocrisie qui consiste à faire croire que parce qu’elle est humaniste, la gauche devrait laisser faire."


JDD a écrit:
Roms : les amis de Valls organisent la défense

TRIBUNE - Seize élus - sénateurs, députés ou maires -, comme Daniel Vaillant ou Gérard Collomb, tous proches de Manuel Valls, publient dans le JDD une tribune pour soutenir l'action du ministre de l'Intérieur dans l'épineux dossier Roms.


Le problème posé par les campements illicites a une réponse évidente : il faut faire appliquer la loi républicaine. Et sur ce point, il ne saurait y avoir aucune division, à gauche et chez les socialistes. C’est là la politique menée depuis 16 mois par le gouvernement, avec le soutien de la majorité ; une politique cohérente apportant des solutions concrètes quand l’inaction et la stigmatisation avaient pu jusqu’alors tenir lieu de politique.

Une évidence s’impose, nous la côtoyons tous les jours : l’installation illicite aux portes ou au cœur de nos villes, le plus souvent aux abords de quartiers populaires, qui connaissent déjà de nombreuses difficultés, de bidonvilles où vivent des populations d’origine Rom. Ce qui n’est pas sans générer des tensions.

Ces campements illicites sont des lieux de misère dans lesquels des hommes, des femmes, des enfants sont en danger car exposés à des conditions sanitaires et de sécurité intolérables. Sur ces lieux, se greffent la délinquance, les trafics mais aussi la prostitution, l’exploitation de la pauvreté, l’utilisation scandaleuse des enfants, contraints à la mendicité, au chapardage par des réseaux mafieux dont les têtes se trouvent en Roumanie ou en Bulgarie.

Voilà la réalité, humainement inacceptable. Il faut la regarder en face, l’affronter, sans naïveté, car on ne peut avoir comme ambition d’abandonner ces personnes à leur sort dans des campements. C’est pour cela qu’à la suite de décisions de justice ou pour des raisons d’ordre public, le plus souvent à la demande des élus de tout bord politique qui, comme nous, relaient les attentes légitimes et parfois l’exaspération des habitants, le ministre de l’Intérieur fait procéder à des évacuations de campements. Cette action, nous la soutenons.

En tant qu’élus de gauche, nous voulons sortir de l’hypocrisie qui consiste à faire croire que parce qu’elle est humaniste, la gauche devrait laisser faire. Laisser faire, ce serait refuser les responsabilités. Au contraire, le ministère de l’Intérieur et le gouvernement les assument.

Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012, tous les démantèlements sont réalisés après recherches de solutions d’hébergement et à l’issue de diagnostics sanitaires et sociaux. Ils visent à permettre aux personnes qui le souhaitent de s’inscrire dans des parcours d’insertion. Et des initiatives inventives, solidaires existent.

Nous en avons proposées, expérimentées et financées. Nous avons connu des succès. Nous avons vu aussi quelles étaient les limites : absence de logements disponibles, saturation de nos dispositifs locaux et nationaux d’insertion ou encore temps nécessairement long pour réussir à insérer des populations qui, pour une grande part, à la suite d’épreuves, se trouvent en situation de grande exclusion.

Tout ceci nous amène au même constat, qui est d’ailleurs celui exprimé par le Premier ministre roumain lui-même : l’avenir des communautés Roms est principalement dans leur pays d’origine. C’est là que les solutions sont à rechercher en priorité. Les populations Roms doivent pouvoir y bénéficier de conditions de vie décentes qui ne les contraignent plus au départ.

De nombreux projets d’insertion en Roumanie sont d’ores et déjà lancés avec le soutien de dizaines de collectivités locales françaises et grâce aux recours aux fonds structurels européens. Le renforcement de la coopération décentralisée avec les collectivités locales roumaines est une voie à explorer plus avant.

Le gouvernement agit avec fermeté pour appliquer la loi de la République. Il apporte des solutions avec le réalisme qu’attendent aujourd’hui nos concitoyens. Etre divisé, ce serait fragiliser tout ce qui a été accompli et ce qui reste à accomplir. La gauche et les socialistes ne peuvent donc pas l’être.

Signataires :

Dominique Baert, Député du Nord, Maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole
Jean-Pierre Blazy, Député du Val-d'Oise, Maire de Gonesse
Daniel Boisserie, Député de la Haute-Vienne, maire de Saint-Yrieix-la-Perche, Président de la communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix
Jean-Paul Bret, Maire de Villeurbanne, vice-président du Grand Lyon
Luc Carvounas, Sénateur du Val-de-Marne, Maire d'Alfortville, 1er Vice-Président de Plaine centrale du Val-de-Marne
Gérard Caudron, Maire de Villeneuve d'Ascq, vice-président de Lille Métropole
Francis Chouat, Maire d'Evry, Président de la Communauté d'agglomération Evry Centre Essonne
Gérard Collomb, Sénateur du Rhône, Maire de Lyon, Président du Grand Lyon
Martine David, Maire de Saint-Priest, Vice-Présidente du Grand Lyon
Philippe Doucet, Député du Val d’Oise, Maire d'Argenteuil, Président de la communauté d’agglomération Argenteuil-Bezons
Philippe Eesnol, Sénateur des Yvelines, Maire de Conflans-Sainte-Honorine
Sébastien Pietrasanta, Député des Hauts-de-Seine, Maire d'Asnières-sur-Seine
Pascal Popelin, Député de Seine-Saint-Denis, 1er adjoint au maire de Livry-Gargan
Christian Teyssedre, Maire de Rodez, Président du Grand Rodez
Daniel Vaillant, Ancien Ministre, Député de Paris, Maire du 18e arrondissement, Conseiller de Paris
Maurice Vincent, Sénateur de la Loire, Maire de Saint-Étienne, Président de Saint-Etienne Métropole

- Le Journal du Dimanche

samedi 28 septembre 2013
Source: http://www.lejdd.fr/Politique/Roms-les-amis-de-Valls-organisent-la-defense-631322
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kermor



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 08:05

Loïc a écrit:
Moi c'est le racisme dont sont victime les Roms qui m'exaspère.

A Fontenay, nous avons prouvé il y a quelques années que les roms pouvaient parfaitement s'intégrer. Ceux qui logeaient dans l'annexe Ravel après avoir été mis à la rue par un soir de novembre sont devenus des citoyens parfaitement intégrés avec travail, logement, scolarité pour les enfants et avenir ici.

C'est la preuve que les dires du ministre de l'intérieur son faux.
Ce que tu dis n'a pas de sens. C'est complétement déconnecté de la réalité !

Je travaille sur Paris et je vois, dans le métro, aux abords des monuments parisiens, une foule d'enfants Roms jouant les pickpockets...Où sont les parents idylliques de ces enfants en danger ??
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 08:29

Non, ce que je dis a un sens.

Il y a des années un groupe de Roms a été mis sur le trottoir à Fontenay.

Il a été installé dans l'annexe du lycée Ravel derrière le RER Fontenay-sous-Bois.

Ils ont été soignés, suivis par des associations, soutenus par la ville et des personnalités (dont le père Toula, Mme Pierre et bien d'autres) les enfants scolarisés et en quelques mois ils ont été régularisés (à l'époque la Roumanie ne faisait partie de l'Union) puis ont trouvé travail, logements. Ils ont tous une situation aujourd'hui et sont désormais des habitants comme tous les autres en ville et à la campagne.

Cet exemple est la preuve que oui des Roms, même trouvés dans la rue en mauvais état peuvent être intégrés contrairement à ce que laisse entendre M. Valls.

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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 18:13

Loïc a écrit:
Non, ce que je dis a un sens.

Il y a des années un groupe de Roms a été mis sur le trottoir à Fontenay.
Ce que tu dis n'a aucun sens avec la réalité. On ne parle plus de quelques Roms, mais de l'exode massif d'une communauté vers notre pays. Dans de conditions dramatiques en terme d'accueil.

Ouvre les yeux et regarde comment s'organisent ses communautés sur notre territoire, regarde comment il est impossible pour la justice et les services sociaux d'avoir une politique non discriminante à leur égard. Pas de place de logements, pas de place dans les foyers d'accueil pour les enfants en danger, pas de place dans les tribunaux...

Tu veux que la France deviennent un vaste camp de réfugiés ? Avec l'accès à l'espace Schengen ce sont des centaines de milliers de Roms qui sont attendus. Tu vas les loger où ? Dans ta cuisine ? Tu vas laisser ces gens devenir un argument politique pour Valls et Le Pen pour 2017 ? Tu vas laisser s'organiser des pogroms impunis comme nous l'avons vu à Marseille ? Tu n'as aucune solution concréte et réalisable dans tes cartons.

Comme le dit Affrontement l'UE doit demander des comptes aux pays d'origines de ses populations. L'UE devrait effectivement s'occuper de ces pays plutôt que de nous faire la morale.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 18:34

kermor a écrit:
Ce que tu dis n'a aucun sens avec la réalité. On ne parle plus de quelques Roms, mais de l'exode massif d'une communauté vers notre pays.
Mais enfin il faut cesser de fantasmer. Il y aurait en France entre 15 et 20 000 Roms sur une population de plus de 10 millions de personnes.

L'exode massif d'une communauté à 0,002 % ? Ce qui veut dire que 99,998 % des Roms ne sont pas en France.

Il faut tout de même savoir mesure garder...


Et oui je le réaffirme l'exemple des Roms accueillis à Fontenay il y a quelques années, une grosse quarantaine si ma mémoire est juste montre que ces populations ont la capacité de s'intégrer comme n'importe quelle autre population.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 19:43

erreur


Dernière édition par iris2 le Lun 30 Sep 2013, 19:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 19:48

Loîc, vous avez aider à loger, nourrir, donner du travail, à éduquer leurs enfants, alors pourquoi pas ceux dans la ville qui y sont nés ou venus depuis fort longtemps et qui n'ont ni logement, ni travail, ont-ils démérité pour que vous leur préfériez ceux venus d'ailleurs ?

Votre aveuglement volontaire face à la situation des roms est lamentable, vous ne voyez que ce qui vous convient, supporteriez vous de vivre près des bidonvilles jonchés de détrituts vous qui vivez confortablement bien à l'abri.
Vous avez été bien loin Rouen pour voir un camp de roms idylique, allez voir en seine saint denis, vous changerez d'avis.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 20:07

ouh là! On avance vers une drôle de direction là pour le coup. Alors que l'on compte 17 000 roms sur la totalité du territoire français, répartis en 400 camps dont la moitié sont installés en Ile de France et qu'une loi existe pour que des zônes d'accueil soient mises à leur disposition dans les villes d'une certaine taille (en gros et pour faire simple les quelques 120 communes de la petite couronne devraient logiquement en offrir), iris2 utilise le mot bidonville!!!!!

Ce qu'en dit wiki truc permet effectivement de proportion gardée.

Après la Seconde Guerre mondiale, du fait de la destruction de certaines cités, du niveau de pauvreté, de l'exode rural et de la venue de main-d'œuvre étrangère, se pose un problème crucial de logement pour les sans-abris et les immigrés. Au milieu des années 1960, les pouvoirs publics estiment à environ 100 000 la population habitant dans des bidonvilles. En 1964, 43 % des Algériens de France vivent dans des bidonvilles ; celui de Nanterre, l’un des 89 de la région parisienne, abrite 14 000 personnes.

Les bidonvilles de Nanterre (situé à l'emplacement actuel de la préfecture des Hauts-de-Seine) et de Noisy-le-Grand furent les plus notoires en périphérie de Paris. Il faudra attendre presque le milieu des années 1970 pour que la politique de résorption des bidonvilles impulsée d'abord par la SONACOTRA (Société nationale de construction de logements pour les travailleurs algériens), créée en 1956, puis avec la loi Debré de décembre 1964 et enfin, à partir de 1969, par le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, porte totalement ses fruits et que ces bidonvilles disparaissent avec le relogement des familles qui y vivaient. L'abbé Pierre sera l'un de ceux qui porteront assistance aux habitants des bidonvilles, surtout pendant l'hiver 1954, qui fut particulièrement froid.

Dans les années 1960, de nombreux immigrés Portugais constituèrent le bidonville de Champigny-sur-Marne, qui compta jusqu’à 10 000 habitants.


alors pourquoi pas ceux dans la ville qui y sont nés ou venus depuis fort longtemps et qui n'ont ni logement, ni travail, ont-ils démérité pour que vous leur préfériez ceux venus d'ailleurs ? lis je... comme argument ainti rom... on est là dans l'absurde de la démonstration. Les nés et venus depuis fort longtemps ne seraient donc en aucun cas des descendants de naturalisés, d'intégrés ; car bien sûr "eux" seraient épargnés par la crise du logement ou du travail, même étant venus voici quelques décennies donc, "d'ailleurs".
Mais bon sang (sens) c'est bien sûr ils sont Français, mais pas comme ils sont vus d'abord.

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kermor



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 21:09

Loïc a écrit:
Il y aurait en France entre 15 et 20 000 Roms sur une population de plus de 10 millions de personnes.
Tes chiffres sont Faux. Les Roms sont loin d'être 10 millions dans leurs pays d’origine !

Je confirme mon propos mais l’atténuation du chiffre tient aux reconduites à la frontière. Reconduite à la frontière parce que "le Rom" est devenu un thème de campagne. Autant pour le Fn que pour le PC et maintenant pour le PS libéral.

Ces populations vivent dans des bidons villes ! Dans des conditions ignobles.

Où sont les élus communistes pour demander la prise en charge des enfants en danger ? Ceux qui sont forcés à voler par exemple ?
Où sont les élus communistes pour demander des comptes aux pays d’origine ? Comment l'UE peut-elle accepter la fuite de minorité sans exiger fermement des pays d'origine des mesures d'urgences ?

Ces population fuient la misère consécutive de la discrimination, c'est à la France de se charger de résoudre de ce problème ? Notre pays est déjà bien incapable de gérer ses problèmes de discrimination, de chômage et de misère...

Jamais dans nos propos il n'a été question de dire que le Rom est un sous homme !!! Regarde la stigmatisation des gitans et manouches en France, l'impossible accueil des gens du voyage dans les villes. Il y a encore tellement de travail pour leur venir en aide, les accompagner dans la défense et la protection de leur mode de vie !

La seule place qu'il reste en France pour les Roms sont des bidonvilles.

Vous êtes déjà bien incapables de loger tous ceux qui sont sur les listes d'attente à Fontenay et toi tu veux aider la terre entière ! Deviens réaliste ! Mais tu vas les loger où ??? Tu vas les scolariser où ? Avec quels moyens ?
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 21:23

iris2 a écrit:
Loîc, vous avez aider à loger, nourrir, donner du travail, à éduquer leurs enfants, alors pourquoi pas ceux dans la ville qui y sont nés ou venus depuis fort longtemps  et qui n'ont ni logement, ni travail, ont-ils démérité pour que vous leur préfériez ceux venus d'ailleurs ?
Non, je n'ai pas dit qu'ils ont été logés à Fontenay et embauchés à la mairie.

Mais je dis qu'ils ont trouvé du travail, qu'il ont trouvé un logement et que pendant la période où ils ont habité dans l'annexe Ravel leurs enfants ont été scolarisés à Fontenay comme le veut la loi. Car même si l'on est Rom l'école est obligatoire.

D'ailleurs leurs enfants ont eu des résultats scolaires tout à fait convenable.

Tout cela prouve qu'ils sont des personnes comme les autres contrairement aux déclarations de certains qui veulent faire croire que les Roms seraient une population inassimilable reprenant ainsi les vieilles lunes lepénistes parlant "d'étrangers inassimilables".
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 21:49

Il y a encore tellement de travail pour leur venir en aide, les accompagner dans la défense et la protection de leur mode de vie !
+1
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 22:20

Je repose une question de base: peut-on en même temps, ici et maintenant, laisser nos emplois être délocalisés vers la Roumanie, laisser l'UE verser des subsides à cette même Roumanie pour l'aider à se développer et à aider les Rroms et enfin accueillir les Rroms qui immigrent de la Roumanie vers notre pays ?

Après pour en revenir aux bidonvilles, qu'il s'agisse des italiens, des portugais ou des algériens, ceux qui ont vécu en bidonville ont été bien contents quand ils ont été relogés dans des logement standards situés dans des HLM standards...

Pour les Rroms c'est différent puisque ceux-ci ne peuvent apparemment pas intégrer un 4 pièces aux Larris ou à Bois-Cadet sans un passage obligé par un "village d'insertion" construit spécialement pour eux...


France 3 a écrit:
Roms: Nadjat V.Belkacem défend "les villages d'insertion"

Nadjat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a reconnu que les solutions de relogement prévues pour les Roms étaient difficiles mais que le démantèlement des campements Roms illicites passait par là et par la création de "villages d'insertion".  

   Par Philippe Bette
   Publié le 29/09/2013 | 15:48, mis à jour le 30/09/2013 | 11:20

Dans le journal de 13h00 de France 2, Nadjat Vallaud Belkacem a défendu l'idée des "villages d'insertion" pour les Roms ."Des solutions difficiles"  qu'il fallait anticiper en cas de démantèlement des campements illicites, dès lors qu'il y avait une décision de justice en ce sens. Ces villages d'insertion sont "une espèce de sas avant d'aboutir à un logement pérenne de droit commun". Elle a soutenu que ce projet  était bel et bien en cours et qu'un préfet, délégué interministériel, avait été nommé tout spécialement à cet effet pour s'assurer de la mise en oeuvre progressive de ces 50 villages d'insertion .

"La misère, l'insalubrité ne sont pas des modes de vie (...) Nous ne devons pas accepter que des gens vivent dans ces conditions et nous devons offrir une palette de solutions qui va du relogement, de la scolarisation des enfants et cela peut aller jusqu'au retour au pays". "Je suis pour qu'on laisse ce sujet loin des passions et des polémiques" a t-elle conclu.
Source: http://rhone-alpes.france3.fr/2013/09/29/roms-nadjat-vbelkacem-defend-les-villages-d-insertion-327977.html
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 30 Sep 2013, 23:37

Loïc a écrit:
Tout cela prouve qu'ils sont des personnes comme les autres contrairement aux déclarations de certains qui veulent faire croire que les Roms seraient une population inassimilable reprenant ainsi les vieilles lunes lepénistes parlant "d'étrangers inassimilables".

Assimilation comme cela ? http://www.poteapote.com/M%C3%A9moire/Roms-les-victimes-oubli%C3%A9es-de-Ceausescu

A quel parti appartenait Ceausescu... ?

Je dis ça je dis rien...



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mar 01 Oct 2013, 00:30

rien... et pas mal en même temps, mais que se passait-il encore avant?

Une piste, pas la seule
http://www.cultures-tsiganes.org/cultures_tsiganes/histoire/histoire_p1.htm

L'origine Indienne des Tsiganes a été déterminée dès la fin du XVIII° siècle par la langue. Elle a été corroborée par la chronique persane d'Hamza d'Ispahan, au milieu du X° siècle, qui fut reproduite et embellie, un demi-siècle plus tard par le poète Firdousi. D'après ces textes mi-historiques, mi-légendaires, quelques milliers de Tsiganes (appelés alors "Zott", "Rom" ou "Dom") auraient été envoyés par un roi de l'Inde à son cousin le roi de Perse pour exercer auprès de lui leur talent de musiciens.

Après un assez long séjour en Perse (l'Iran actuel) les Tsiganes poursuivent leur migration, divisés en deux branches: l'une se dirigea vers le sud-ouest jusqu'en Egypte; l'autre vers le nord-ouest par l'Arménie et les contreforts du Caucase. La Grèce les accueillit à partir du début du XIV° siècle. On les trouve aussi dans une contrée comparable au delta du Nil nommée "La Petite Egypte".

C'est pourquoi, les Tsiganes furent souvent appelés en France "Egyptiens", en Espagne "Egitanos" puis "Gitanos", en Angleterre "Egypsies" puis "Gypsies".

Les longues guerres entre les Byzantins et les Turcs rendent leur condition très inconfortable, ils cherchent alors plus à l'ouest des terres plus tranquilles. Nouvelle migration vers: la Hongrie, l'Allemagne jusqu'à la Baltique, la Suisse. L'été 1419, les tribus apparurent sur le territoire de la France actuelle à Chatillon-sur-Chalaronne, dans la Bresse, à Maçon, à Sisteron. En 1427, à la Chapelle Saint-Denis
aux portes de Paris.

Entre temps, en 1422, on avait vu des Tsiganes sur les routes d'Italie avec l'espoir d'obtenir du Pape des lettres de protection, d'une portée universelle, dont ils pourraient se prévaloir dans tout le monde chrétien. Les Tsiganes fréquentèrent les Pays-Bas, de France ils descendirent en Espagne, se posant en pèlerins de Compostelle, atteignirent l'Andalousie dès qu'elle fut libérée de la domination arabe. Les voici bientôt au Portugal.

Dans les premières années du XVI° siècle, ils apparurent en Ecosse et en Angleterre... Des pays Balkaniques, des tribus remontèrent en Pologne, en Lithuanie, en Russie du Sud. Toute l'Europe ayant été sillonnée par ces infatigables voyageurs, ce fut le tour du Nouveau Monde. Ils ne s'y rendirent pas toujours de bon gré. Le Portugal, pour se débarrasser d'un certain nombre de Ciganos, les expédia au Brésil. Des gypsies, passagers de bateaux anglais, découvrirent les possessions britanniques d'Amérique du Nord, la Jamaïque, les Barbades, la Virginie. Quelques bohémiens participèrent à la colonisation de la Louisiane (un siècle plus tard, leurs descendants parlaient encore le français). Seul dans le monde entier, l'Extrême-Orient ne les attire que très exceptionnellement.

Au début, les Tsiganes bénéficiaient d'un accueil sympathique et d'une large hospitalité. Mais l'insistance à se faire entretenir lassa les bonnes volontés, les villes fermèrent leurs portes et les campagnes devinrent hostiles. Les Tsiganes "font peur", aussi les a-t-on accusés de toutes sortes de maux. Des méfaits réels, principalement d'ordre alimentaire (la maraude), mais aussi le vol de chevaux, de larcins furtifs et même de crimes imaginaires comme l'enlèvement d'enfants. Ces accusations ne sont pas inspirées par du racisme, notion relativement récente. Il s'agit de l'incompréhension mutuelle entre le monde nomade et le monde sédentaire.Les plaintes affluèrent et les gouvernements réagirent plus ou moins sévèrement.. D'abord la Suisse en 1471, puis l'Espagne en 1499, le Saint Empire Germanique en 1500, la France en 1539. Des actes furent signés par tous les états d'Europe. Il s'agit ou bien d'expulsion pure et simple, ou bien le plus souvent, de l'alternative: ou se sédentariser ou quitter le pays dans un certain délai. Ce qui montre qu'en général ce n'était pas le Tsigane qui était visé en tant que tel, mais le nomade. La peine la plus fréquente était celle de la galère, puis venaient la mort et la flagellation surtout en Allemagne. Aux Pays-Bas, de véritables battues ont été organisées au milieu du XIX° siècle.

Dans les anciennes provinces roumaines (Moldavie et Valachie), les Tsiganes furent réduits en esclavage depuis le milieu du XV° siècle jusqu'au milieu du XIX° siècle; non par mesure pénale, mais paradoxalement parce qu'on appréciait leur habileté en de multiples formes d'artisanat.

Souvent lorsqu'on a essayé de sédentariser des tribus tsiganes, celle-ci ont préféré vendre à leurs voisins tout ce qu'on leur donnait et se sauver pour vivre sous la tente ou dans de pauvres huttes de boue et de feuillage.

En ROUSSILLON, les Gitans se sédentarisaient ou nomadisaient à leur guise. Maquignons expérimentés, en relation avec les Gitans espagnols, ils fréquentèrent assidûment les foires comme celles de Nîmes et de Baucaire, se répandaient dans tout le Midi de la France. Un grand point d'attraction en Provence: les Saintes Maries de la Mer (en Camargue). Depuis le milieu du XIX° siècle, les Tsiganes se sont mêlés aux pèlerins qui vénèrent les reliques de Sainte Marie-Jacobé et Sainte Marie-Salomé. Ils y prient surtout Sainte Sara servante présumée des deux Maries.

Depuis le milieu du XIX° siècle se faufilèrent en France les sinti-piémontais, leur professions étaient celles du spectacle. Les arts du spectacle étaient également représentés par des Tsiganes musiciens des pays danubiens et de Russie. En 1867, un orchestre tsigane hongrois, avec violons, contrebasse et cymbalum, obtint un succès immense. Aux environs de 1900, des orchestres tsiganes hongrois se produisaient dans une quantité de cafés et restaurants. Ainsi grâce à la musique et aussi à la danse, les Tsiganes ont jouit d'un incomparable prestige. Citons les deux grands représentants de la musique tsigane: le Manouche Djengo Reinardt et le Gitan Manitas de Plata.

Le génocide tsigane: l'Allemagne s'était, depuis le XVI° siècle montrée particulièrement inhospitalière. Les Tsiganes n'étaient pas considérés comme des Aryens, mais comme un mélange de races inférieures et comme des asociaux. Enfin, ce fut "la solution finale", les Tsiganes par milliers, hommes, femmes et enfants furent internés dans des camps de concentration. Marqués sur le pyjama rayé du triangle noir des asociaux, parfois d'un "Z", tatoué sur l'avant bras d'un numéro matricule, ils vivaient dans une effroyable misère, destinés au fours crématoires, à moins d'être encore assez résistants pour pouvoir travailler.
D'après un texte de Fr de Vaux de Foletier
dans "Monde Gitan" N° spécial: Les Tsiganes
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mer 02 Oct 2013, 16:29

Une tribune de Jean-Claude Lefort, ancien député du Val-de-Marne publiée dans l'Humanité du mardi 1er octobre et qui "a vocation" à être lue.

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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mer 02 Oct 2013, 20:16

Quand je vous disais que c'était d'abord un problème de sémantique trop politisée Basketball 
Même Valls finit par le reconnaître. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/roms-manuel-valls-exprime-des-regrets-apres-ses-propos-ambigus_1287318.html
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mer 02 Oct 2013, 20:34

On se demande à quoi servent les médecins à Cuba...

Il n'y a pas de médicaments !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mer 02 Oct 2013, 22:39

Le post de Loïc plus lisible...

Loïc a écrit:
Une tribune de Jean-Claude Lefort, ancien député du Val-de-Marne publiée dans l'Humanité du mardi 1er octobre et qui "a vocation" à être lue.

L'Humanité a écrit:
le 1 Octobre 2013
Le ministre de l’intérieur va-t-il entendre cet appel à la mémoire ?
Manuel, souviens-t-en...

"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.» Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

La tribune:

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en
 Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour
 devenir ou être membre de l’Union européenne: 
le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».
Source: http://www.humanite.fr/politique/manuel-souviens-t-en-550018
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mer 02 Oct 2013, 22:56

Jean-Claude Lefort a écrit:
Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour
 devenir ou être membre de l’Union européenne: 
le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant.
.
Cette partie de la tribune de Jean-Claude Lefort pose clairement une question que j'ai déjà formulée sur la place de la Roumanie et la Bulgarie dans l'Union: peut-on accepter que l'Union verse des subventions à la Roumanie et à la Bulgarie et que nos emplois soient délocalisés vers ces pays alors même que ceux-ci ne respectent pas les fondamentaux de l'Union et que cette Union nous oblige à accueillir les minorités ethniques de ces pays ?
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 01:06

Sauf que désormais Roumanie, Hongrie et Bulgarie sont dans l'UE.

Et que leurs ressortissants, fussent-ils Roms, sont des citoyens européens...
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 01:28

Loïc a écrit:
Sauf que désormais Roumanie, Hongrie et Bulgarie sont dans l'UE.

Et que leurs ressortissants, fussent-ils Roms, sont des citoyens européens...
petite question : si un camp de Roms s'installe dans le parc de la mairie , vous faites quoi ? vous les laissez construire leur barraquement ? vous leur donner des logements sociaux ? du travail ? ou comme la plupart des maires de France vous les expulser
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 01:32

Loïc a écrit:
Sauf que désormais Roumanie, Hongrie et Bulgarie sont dans l'UE.

Et que leurs ressortissants, fussent-ils Roms, sont des citoyens européens...
.
Vous ne voulez voir dans la question que je pose que sur l'aspect du "droit de libre circulation et de séjour"  défini dans la Directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004....

Vous refusez de considérer les aspects subventions européennes et délocalisations au profit de et vers des pays qui, comme le dit Jean-Claude Lefort dans sa tribune, "ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant."
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 02:50

Lorsque l'on ne connait ou que l'on ne veut pas connaitre l'intégralité des lois on se trompe souvent.

Etre ressortissant d'un pays d'Europe ne donne pas le droit de s'installer dans n'importe quel autre pays n'importe comment...
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kermor



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 04:01

tonton christobal a écrit:
Lorsque l'on ne connait ou que l'on ne veut pas connaitre l'intégralité des lois on se trompe souvent.

Etre ressortissant d'un pays d'Europe ne donne pas le droit de s'installer dans n'importe quel autre pays n'importe comment...
Toute la "question" des Roms est très largement illustrée dans ce propos.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 09:05

Parce qu'il y a une crispation de certains sur les propos de Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur, il est intéressant de s'intéresser également aux propos d'autres ministres comme par exemple à ceux de George Pau-Langevin, Ministre de la réussite éducative...

"il est de la responsabilité de la puissance publique de faire respecter la Loi, y compris en démantelant des campements illicites et dangereux, pour des raisons d’hygiène et de salubrité publique, en luttant contre la criminalité et autres réseaux quasi-mafieux"

"la "question Rom" doit être traitée au niveau européen et d’abord bien sûr dans les pays d’origine"

"Souvent il nous appartient de peser fortement auprès des communes pour assurer l’obligation de scolariser ces enfants, mais aussi auprès des familles pour faire respecter l’obligation d’assiduité"

"Je précise qu’ensuite les ressortissants roumains devront toujours, et comme n’importe quels citoyens européens, respecter une condition de ressources pour résider de façon régulière sur notre territoire."



George Pau-Langevin a écrit:
Déclaration de Mme George Pau-Langevin, ministre de la réussite éducative, sur l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites, Paris le 27 septembre 2013.

Personnalité, fonction : PAU-LANGEVIN George.

FRANCE. Ministre de la réussite éducative

Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Monsieur le préfet,
Mesdames, Messieurs,


Je suis honorée de participer à cette Journée nationale d’échanges sur "L’anticipation et l’accompagnement des opérations d’évacuation de campement".

Cette journée démontre qu’il est possible de mener un débat apaisé sur un sujet où la passion et l’irrationnel priment malheureusement.

C’est aussi pourquoi je profite de cette occasion pour rendre hommage, au nom du gouvernement, à l’action certes difficile mais ô combien salutaire, du préfet Alain Régnier et de l’ensemble de la Mission.

En tant que ministre déléguée chargée de la réussite éducative, je suis avec une attention particulière la question de la scolarisation des enfants Roms, véritable enjeu pour la vie future de ceux-ci, mais aussi pour l’inclusion des familles qui se sont engagées dans une démarche d’insertion.

La scolarisation est une condition sine qua non de l’insertion.

Ce postulat vaut tant pour l’État que pour les familles Roms.

La circulaire interministérielle signée le 22 août 2012 souligne la responsabilité de la puissance publique vis-à-vis des enfants vulnérables et victimes de préjugés, donc des enfants Roms.

Ainsi, conformément à l’esprit de la circulaire du 26 août 2012, j’ai impulsé la publication de trois circulaires sur la scolarisation effective des enfants allophones arrivants, des enfants issus de familles itinérantes et de familles sédentarisées depuis peu. Le cas des enfants roms est souvent à l’intersection de ces trois situations.

Si ces circulaires ont chacune un objet propre, elles se complètent et se combinent autour d’un même principe, celui suivant lequel l’accès à l’École est un droit fondamental de tout enfant, y compris donc des enfants Roms.

Les particularismes sociaux et culturels ne sauraient justifier le non-respect de nos principes fondamentaux et de nos engagements internationaux comme la Convention internationale des droits de l’Enfant : la République est responsable de la scolarisation de tous les enfants. Les conditions de cette scolarisation ne doivent pas porter atteinte à la dignité de l’enfant, ni obérer ses chances de réussite.

L’"école pour tous" n’est pas un credo démagogique, mais une expression politique du principe juridique d’égalité ou de non-discrimination sur lequel repose notre République.

Nous sommes conscients des difficultés posées, notamment pour les habitants des quartiers populaires souvent les plus exposés à des conditions de cohabitation insatisfaisantes. Il n’est pas évident de rompre avec des décennies, voire des siècles d’indifférence et d’exclusion qu’ont connus les familles Roms et qui ont induit certains comportements qui dérangent parfois.

Notre gouvernement veut, conformément à l’esprit de la circulaire du Premier ministre du 26 août 2012, assumer en la matière une politique courageuse et volontariste, qui dépasse de loin le simple démantèlement de campements illicites.

Trois axes de l’action gouvernementale méritent ici d’être soulignés :


* Le respect de l’ordre public

Notre politique connaît certes un volet coercitif, mais légitimé par les exigences d’ordre public, des exigences d’intérêt général par définition.

Nous rejetons tout discours essentialiste. Nous croyons au contraire que tout enfant est éducable et que nul n’est délinquant ou marginal par nature. Mais, il est de la responsabilité de la puissance publique de faire respecter la Loi, y compris en démantelant des campements illicites et dangereux, pour des raisons d’hygiène et de salubrité publique, en luttant contre la criminalité et autres réseaux quasi-mafieux. Pour autant, il ne s’agit pas seulement d’évacuer, de démanteler ou d’expulser.

Une politique équilibrée, ferme et humaniste, respectueuse à la fois de l’ordre public et de la dignité humaine , signifie une application effective des indications de la circulaire, à commencer par le déclenchement systématique et le plus en amont possible d’un travail de concertation, de diagnostic et d’accompagnement des populations présentes dans les campements (scolarisation, santé, habitat, emploi).

Je salue à cet égard l’action positive de nombreuses associations qui se dévouent sans compter pour aider les populations les plus démunies.

Les familles Roms doivent aussi bénéficier d’un meilleur accès aux soins de santé. Les conditions sanitaires dangereuses qui caractérisent la vie dans ces campements contreviennent également au respect de l’ordre public et doivent être suivies dans l’intérêt même du voisinage.

Il convient en conséquence d’accroître le niveau de vaccination de ces populations, d’améliorer la confiance entre les personnels de santé et les patients, d’améliorer l’accompagnement des filles-mères et de renforcer la médiation sanitaire.


* La coopération internationale, y compris la coopération décentralisée

L’action gouvernementale se déploie au-delà de nos frontières, la "question Rom" doit être traitée au niveau européen et d’abord bien sûr dans les pays d’origine, mais sans confondre les solutions possibles pour des ressortissants de pays tiers et pour des ressortissants de pays membres de l’espace européen. La controverse sur l’espace Schengen ne semble pas essentielle en l’espèce.

Cette réalité nécessitait le développement de la coopération en direction de nos partenaires européens dont sont originaires les familles Roms installées en France.

Résultat de la coopération bilatérale entre la Roumanie et la France, le programme de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a financé 500 projets en Roumanie, afin notamment d’assurer et de faciliter leur retour en Roumanie, mais aussi leur réintégration dans les communautés d’origine.

Ce type d’action est prolongé par la coopération décentralisée et la signature ainsi des contrats de coopération entre les localités d’origine et les collectivités territoriales françaises.

Depuis le début des années 90, les territoires dont sont originaires les populations dites "Roms" ont vu la multiplication d’initiatives locales.

La coopération décentralisée franco-roumaine est dense : on dénombre aujourd’hui plus de 250 partenariats, dont une cinquantaine concerne des projets structurants sur des thématiques comme l’intégration sociale des populations défavorisées dont font partie les Roms.


* L’intégration/l'insertion sociale

Parce que la marginalité n’est pas une fatalité pour les familles Roms, leur insertion sociale doit être possible pour ceux qui en expriment la volonté.

Un tel projet suppose l’amélioration de l’accès au Droit, de l’accès aux droits.

- Améliorer l’accès à l’École. Souvent il nous appartient de peser fortement auprès des communes pour assurer l’obligation de scolariser ces enfants, mais aussi auprès des familles pour faire respecter l’obligation d’assiduité. Notre seul fil conducteur est l’intérêt des enfants.

- Améliorer l’accès à l’emploi, par un assouplissement des contraintes des mesures transitoires en vigueur jusqu’à fin 2013, limitant l'accès au travail en France pour les Roumains et les Bulgares ; ces mesures appliquées en France, comme dans sept autres pays européens, limitaient le marché de l'emploi à 150 métiers dits "en tension", après la délivrance d'un permis de travail et le versement d'une taxe à l’OFII par l'employeur. Un arrêté publié le 14 octobre 2012 au Journal officiel, a supprimé cette taxe et a étendu la liste des emplois accessibles aux Roms à 291 métiers contre 150 auparavant.

Ces mesures transitoires restreignant le droit au travail des Bulgares et des Roumains ont de toute manière vocation à être levées le 1er janvier 2014.

Je précise qu’ensuite les ressortissants roumains devront toujours, et comme n’importe quels citoyens européens, respecter une condition de ressources pour résider de façon régulière sur notre territoire.

- Améliorer le droit au logement, à travers des "villages d’insertion" de véritables sites de transition ont été créés. En plus d’un logement, ils apportent un accompagnement social et professionnel aux familles.

Le gouvernement soutient ces sites de transition qui sont autant de sas de réinsertion sociale. C’est ainsi que le Premier ministre a nommé un directeur de projet «campement» pour mieux anticiper et accompagner les opérations d’évacuation en région île-de-France, et dont l’une des missions consiste précisément dans la mise en place de sites de transition.


Le cas de la ville de Strasbourg offre ici un exemple de bonne pratique : le développement de bidonvilles sur la commune de Strasbourg a conduit la municipalité à engager une action tendant à résorber les campements présents sur son territoire. Dès 2011, elle a ainsi aménagé un espace temporaire d’insertion afin d’accompagner des familles vers l’insertion : l’espace 16.

Proche des transports en commun et situé en centre-ville, l’espace 16 est composé de vingt-six caravanes et d’infrastructures sanitaires. Ce programme concerne aujourd’hui quatre-vingt quatre personnes, dont dix-huit enfants (vingt-deux familles).

Les populations concernées sont responsabilisées à travers la création du Conseil de vie social (CVS), lequel est composé des adultes du site et permet l’organisation de la vie quotidienne sur l’espace 16. Ainsi, les bénéficiaires du projet sont inclus dans la gestion de ce dernier, ce qui permet de les investir d’une responsabilité vis-à-vis de sa réussite.

Deux travailleurs sociaux de l’association « horizon amitié » sont chargés de l’accompagnement social. Un contrat précisant les objectifs d’insertion et les règles de fonctionnement de l’espace 16 a été signé par les familles bénéficiaires.

Une campagne d’information relative à la santé a été lancée auprès des bénéficiaires du projet. Elle abordait notamment les maladies sexuellement transmissibles, la tuberculose et l’hygiène dentaire, ainsi que le fonctionnement du système français de santé.

Un partenariat établi avec les services de l’éducation nationale a permis de scolariser et d’accompagner tous les enfants en mobilisant enseignants, parents et associations de quartier. Un soutien scolaire a été apporté, et l’accent a été mis sur l’obligation d’assiduité.

Tous les bénéficiaires âgés de seize ans et plus ont été inscrits à des cours d’apprentissage du français qui ont notamment permis d’aborder les règles de base de la vie dans la société française. Plus de la moitié des individus concernés ont suivi ces cours avec assiduité.

Le bilan de l’opération étant très positif, la municipalité a souhaité poursuivre ses actions pour une extinction rapide des différents campements illicites disséminés sur le territoire de la ville.

En janvier 2013, une équipe dédiée a ainsi été créée au sein de la Direction des solidarités et de la santé. La ville travaille aujourd’hui en synergie avec l’État, le Conseil général, la Région et les associations permettant la mise en place d’un plan d’action global pour réellement améliorer la situation des familles concernées.

À la demande de la ville, ce plan d’action s’appuiera sur la création d’une maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS), dont une partie du financement sera assurée par l’État, grâce aux crédits du plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale dédiés à l’anticipation et l’accompagnement des évacuations de campements dans le cadre de la circulaire interministérielle du 26 août 2012.


Ensemble, faisons que la situation des familles Roms échappe à la pure et simple instrumentalisation politique, pour trouver au contraire des solutions puisées dans les principes et valeurs de la République. Notre pays a su, au fil du temps, intégrer des populations variées, souvent marquées à leur arrivée par la précarité et la marginalité. Nul n’a oublié les bidonvilles de Nanterre, de Champigny ou de Villeneuve-Saint-Georges où s’agglutinaient dans la boue les portugais ou les maghrébins. Nul doute que le défi posé par ces nouveaux déshérités n’est pas au-dessus de ses forces si les efforts sont justement répartis à travers notre pays et les différents pays d’Europe.

Source http://www.education.gouv.fr, le 30 septembre 2013
Source: http://discours.vie-publique.fr/notices/133002220.html
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 09:08

Tout est dit. Comme tous les ressortissants européens...
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 09:13

penelope94 a écrit:
Loïc a écrit:
Sauf que désormais Roumanie, Hongrie et Bulgarie sont dans l'UE.

Et que leurs ressortissants, fussent-ils Roms, sont des citoyens européens...
petite question :  si un camp de Roms s'installe dans le parc de la mairie , vous faites quoi ? vous les laissez construire leur barraquement ? vous leur donner des logements sociaux ? du travail ? ou comme la plupart des maires de France vous les expulser
Petite réponse basée sur une expérience vécue dans notre ville et non sur des suppositions : lorsque qu'il y a quelques années des dizaines de Roms ont été mis à la rue par un soir pluvieux sur un trottoir de notre ville... et bien la solidarité s'est organisée.

Et elle a abouti à les faire sortir de la misère et de l'exclusion. Preuve si besoin en était que les Roms qui sont ici, comme tout un chacun, ont vocation à vivre ici dans la dignité.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 16:52

Loïc a écrit:

Petite réponse basée sur une expérience vécue dans notre ville et non sur des suppositions : lorsque qu'il y a quelques années des dizaines de Roms ont été mis à la rue par un soir pluvieux sur un trottoir de notre ville... et bien la solidarité s'est organisée.

Et elle a abouti à les faire sortir de la misère et de l'exclusion. Preuve si besoin en était que les Roms qui sont ici, comme tout un chacun, ont vocation à vivre ici dans la dignité.
Et ceux qui c'était installé sur l'ex terrain d'hygiaphone, ceux qui était sur la boucle de l'A86, vous les avez bien fait virer sans pour autant être solidaire, ils sont partis comme ils sont venus, alors arrêtez de nos la jouer le grand Z'humaniste et dites plutôt que vous faite comme tout le monde, quand il vous dérange et bien vous VIRER.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 19:21

Deux aspects complémentaires en effet entre l'intégration d'un côté, et le respect des décisions de justice de l'autre....

Sinon peut-être rendez-vous au 6 Octobre à 14h à la bastille pour certains.



Roma pride : Pour la dignité des Roms et des gens du voyage
Rassemblement public et concert de musique tsigane
Place de la Bastille, dimanche 6 octobre... à partir de 14h.


Le rassemblement sera présenté par Yvan Le Bolloch, et de nombreux artistes (jeune slammeur tsigane, danseuse flamenco, fanfare traditionnelle,...) se produiront gratuitement.

Des personnalités politiques de premier rang, ainsi que des militants associatifs de divers horizons, prendront également la parole. Le rassemblement sera suivi d’une nouvelle représentation du cirque Romanès.

Comme chaque année depuis 2010, l’été a marqué le début de violentes attaques racistes contre les Roms étrangers et les gens du voyage, citoyens français, qui s’accélèrent avec l’entrée dans la campagnes des élections municipales.

Cette année, c’est Jean-Marie Le Pen qui a lancé les hostilités en juillet en qualifiant la présence de Roms à Nice d’"odorante" et d’"urticante", avant que Christian Estrosi ne joue la surenchère en lançant un "appel à la révolte", véritable appel à la haine, contre les gens du voyage. Gilles Bourdouleix a poursuivi cette saison de la haine en regrettant que l’extermination des tsiganes par les Nazis n’ait pas été totale, puis Régis Cauchet, maire de Croix, a renchéri dans l’escalade ignominieuse en soutenant par avance les meurtriers de Roms, avant que Nathalie Kosciusko-Morizet n’alimente la stigmatisation nauséabonde et que Bernard Debré ne se vautre dans les déclarations racistes les plus grossières.

Cette haineuse déliquescence du débat public est la conséquence de la stigmatisation dont les Roms et les gens du voyage ont continuellement été la cible par Nicolas Sarkozy et du fait que la logique impulsée alors n’ait pas été inversée depuis.

Par bien des aspects en effet, la politique menée aujourd’hui à l’encontre des Roms est la poursuite de celle menée par Sarkozy.

Tout d’abord, exemple le plus marquant, la violente et absurde politique d’expulsions : depuis mai 2012, c’est l’équivalent de la totalité des 15 000 à 20 000 Roms étrangers présents sur le territoire national qui ont été expulsés de leurs lieux de vie.

Violente, car cette politique entraîne traumatismes psychologiques, précarité sociale et déscolarisation. Absurde car elle a pour présupposé leur fantasmatique mais irréel nomadisme et pour conséquence l’aggravation de la situation sur le terrain, sans offrir aucune perspective de solutions.

De nouveau, ces populations miséreuses et discriminées, cibles de nombreux stéréotypes éculés et de représentations stigmatisantes, sont instrumentalisées à des fins politiques. Loin de rétablir l’ordre républicain, cette politique entraîne plus d’injustice et plus de désordre, d’autant plus que l’obligation de toujours proposer des solutions de relogement, promesse électorale de François Hollande et mesure-clef de la circulaire interministérielle du 28 août 2012, n’est pas respectée.

Un terme doit être enfin mis à cette absurde et violente politique d’expulsions !

Ces actions sont en lien avec une non-rupture des discours. En effet, s’il n’y a heureusement pas eu de nouveau Discours de Grenoble, de nombreuses déclarations, venant de différents bords politiques, s’inscrivent dans la même veine. Par exemple, celles qui affirment que "les Roms ne souhaitent pas s’intégrer en France pour des raisons culturelles" et qu’ils ont "vocation à vivre en Roumanie" ont des relents nauséabonds. Elles signifient qu’il serait bien inutile d’intégrer des individus qui ne seraient que de passage dans notre pays, alors que ces Européens sont chez eux en France.

Elles favorisent les silences qui accueillent les passages à l’acte violents, comme l’agression quasi-mortelle d’un Rom en juillet à Saint Denis ou la ratonade anti-Roms à Marseille en septembre 2012, alors justifiée et soutenue par la sénatrice-maire Samia Ghali.

Il est urgent qu’un discours républicain fort soit enfin porté par les plus hautes autorités de l’Etat, afin de rétablir le respect des valeurs de la République.

Ces actions sont également en lien avec une non-rupture des visions : la "Stratégie nationale d’intégration" des Roms, qui guide officiellement l’action du gouvernement, reste celle élaborée par Sarkozy. Par conséquent, ce sont des dizaines de millions d’euros du budget européen destinés à des projets d’insertion qui ne sont pas utilisés.

Il est impératif qu’une Stratégie digne de ce nom soit enfin définie, en concertation avec la société civile et dans une perspective d’intégration. Régler ces problèmes ne demande pas des moyens supplémentaires, mais simplement une volonté politique nette.

La loi Alur sur le logement, qui fait notamment entrer l’habitat nomade des "gens du voyage" dans le droit commun, est à ce titre un exemple : préparée dans la concertation, elle montre comment il est possible de résoudre concrètement les problèmes les plus exposés médiatiquement.

Un certain renoncement politique pourrait aussi entraîner le maintien de la discriminatoire loi de 1969.

Héritière de celle de 1912 relative au contrôle des nomades, qui avait notamment instauré des carnets anthropométriques et permis la persécution des tsiganes en France pendant la Seconde Guerre mondiale, très partiellement censurée l’année dernière par le Conseil Constitutionnel, la loi de 1969 oblige toujours les gens du voyage à posséder des passeports intérieurs (titres de circulation) à faire viser régulièrement par les forces de l’ordre, et impose des quotas de population (3% maximum par commune).

Alors qu’elle a été officiellement présentée, la loi de suppression intégrale de la loi de 1969 pourrait voir son examen et son vote être repoussés à après les cantonales de septembre, autrement dit aux calendes grecques. En effet, la gauche, qui porte cette initiative, ne sera alors probablement plus majoritaire au Sénat, rendant impossible de fait son adoption. Ceux qui instrumentalisent les peurs et les haines contre les gens du voyage auraient alors gain de cause. La campagne des municipales ne doit pas être un alibi pour les reculades démocratiques ! La loi de 1969 doit être intégralement supprimée, c’est une urgence républicaine !

C’est pour porter ensemble toutes ces revendications marquées du sceau de la dignité et de l’égalité que nous vous engageons à nous rejoindre dimanche 6 octobre, place de la Bastille à Paris simultanément avec 15 pays, pour la troisième édition de la "Roma Pride - Jour pour la dignité des gens du voyage"
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 20:23

blabla Libellulien. ça plane pour lui, et moi je survole...
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Jeu 03 Oct 2013, 20:26

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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Ven 04 Oct 2013, 06:54

Ils ont raison de manifester...

Parce qu'à entendre certains parler de "problème Rom", il revient à ma mémoire des souvenirs pas très glorieux qui ont conduit à des crimes odieux.

C'est peut-être une déformation professionnelle d'historien que de voir des convergences de langages dans les discours, mais je suis assez chagrin d'entendre un ministre de l'intérieur reprendre de vielles litanies éculées sur les bohémiens !
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Ven 04 Oct 2013, 07:41

Je trouve tout cela tellement déconcertant...

Accuser les Français d'avoir des pensées génocidaires sera le nouvel argument du PC ? C'est minable.

Il y a un an des habitants des quartiers nord de Marseille "expulsaient" des Roms de leur campement. Pas assez de bérets et de baguettes pour hurler au pogrom ?

Aux prochaines municipales le FN risque de faire un carton...si c'est le cas ils auront sans doute la décence de vous remercier !
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Ven 04 Oct 2013, 09:03

Loïc a écrit:
Ils ont raison de manifester...

Parce qu'à entendre certains parler de "problème Rom", il revient à ma mémoire des souvenirs pas très glorieux qui ont conduit à des crimes odieux.

C'est peut-être une déformation professionnelle d'historien que de voir des convergences de langages dans les discours, mais je suis assez chagrin d'entendre un ministre de l'intérieur reprendre de vielles litanies éculées sur les bohémiens !
Il me revient aussi en mémoire des épisodes pas très glorieux de l'histoire des communistes en Europe...

Est il utile de développer ?
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Ven 04 Oct 2013, 16:04

On peut développer aucun problème je n'en suis en rien responsable. C'est pas ma génération.

Parc contre ce qui se passe ici et maintenant j'y suis attentif.

Et pour le coup, les arguments nauséabonds à propos de populations aux modes de vie "si différents" qu'ils "n'auraient pas vocation à rester en France" me paraissent être grave parce que derrière les Roms c'est une intolérance, un rejet, vis à vis justement de la différence.

Et ce n'est pas très glorieux ni même cohérent avec la devise républicaine qui parle d'égalité et de fraternité.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Ven 04 Oct 2013, 18:21

Loïc a écrit:
On peut développer aucun problème je n'en suis en rien responsable. C'est pas ma génération.

Parc contre ce qui se passe ici et maintenant j'y suis attentif.
Dans TES argumentations il y a deux poids et 25 mesures...l'histoire du Communisme en général et du Parti Communiste Français en particulier c'est pas ta génération alors tu évacues problème. Visiblement ta vision de l'histoire n'est pas cohérente. D'un côté le mal absolu et de l'autre "on s'en fout j'étais pas né".

Arrête un peu d'accuser en permanence les Français de tentative génocidaire dès qu'une mesure est prise.

Tu comprends bien que le "problème Rom" n'est pas liés à leur couleur de peau ou je ne sais quel argument pourri ? Il est dû en grande partie en raison de leur méthode d'installation dans notre pays, peux-tu comprend ça ?
Ce n'est pas leur mode de vie nomade qui interpelle, mais les camps d’extrême précarité (avec le mode de vie que cela implique en terme de ressources) qui sont établis un peu partout en France dans les centres urbains, dans un pays où les travailleurs pauvres sont mis à l'écart des préoccupations des grands partis de gauche ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Ven 04 Oct 2013, 18:25

Loïc a écrit:
On peut développer aucun problème je n'en suis en rien responsable. C'est pas ma génération.

Parc contre ce qui se passe ici et maintenant j'y suis attentif.

Et pour le coup, les arguments nauséabonds à propos de populations aux modes de vie "si différents" qu'ils "n'auraient pas vocation à rester en France" me paraissent être grave parce que derrière les Roms c'est une intolérance, un rejet, vis à vis justement de la différence.

Et ce n'est pas très glorieux ni même cohérent avec la devise républicaine qui parle d'égalité et de fraternité.
alors pourquoi faire allusion au passé pour d'autres situations ?

Nous savons tous que les historiens communistes réécrivent l'histoire et la transforment (on fait la liste ?) ... alors ou nous parlons du passé pour tout ou on la boucle et on se penche sur le présent et l'avenir...

Le nauséabond à bon dos lorsqu'il est sélectif, oui je sais c'est la manière marxiste de s'exprimer pour bien marquer sa différence, pour ma part je crois que du nauséabond le PC pourrait en bonne justice s'en prendre quelques bonnes rations sans avoir le droit de crier au scandale.
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 07 Oct 2013, 07:46

Alors que certains à gauche de la gauche équipés d'un logiciel version 1977 bouclent sans fin en ressassant le mot "xénophobie" d'autres comme le président socialiste de l'Assemblée Claude Bartolone tiennent des propos beaucoup plus censés...

«l'essentiel, c'est de répondre à ce besoin de sécurité qui est exprimé par nos compatriotes. La sécurité ce n'est pas un gros mot, c'est un besoin».


Le Parisien a écrit:
Bartolone pour l'interdiction de la mendicité «avec des enfants mineurs»

Publié le 06.10.2013, 13h52 | Mise à jour : 14h09

Claude Bartolone a estimé, dimanche, qu'il fallait interdire la mendicité des adultes «avec des enfants mineurs», comme la pratiquent notamment certains Roms actuellement en France. Le président PS de l'Assemblée nationale est formel: «sur la question des Roms, il faut aider les familles qui permettent à leurs enfants d'être scolarisés régulièrement à s'intégrer dans la société française».

«Lorsque vous avez des journées entières des mères en particulier, qui mendient avec des enfants en bas âge, il y a des choses qui ne peuvent pas être acceptées», a t-il déclaré au Forum Radio J. «Il faut l'interdire», a-t-il répété. «Lorsque l'on a des enfants et des mères dans une telle situation, il faut être capable de les aider. Les collectivités locales savent le faire, il y a l'aide sociale à l'enfance, un certain nombre de structures qui permettent de prendre en compte ce genre de choses».

Interrogé sur l'action de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur, le président de l'Assemblée nationale a estimé que «l'essentiel, c'est de répondre à ce besoin de sécurité qui est exprimé par nos compatriotes. La sécurité ce n'est pas un gros mot, c'est un besoin».
Source: http://www.leparisien.fr/politique/bartolone-pour-l-interdiction-de-la-mendicite-avec-des-enfants-mineurs-06-10-2013-3200539.php
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Loïc



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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Lun 07 Oct 2013, 08:28

Claude Bartone n'a pas dit que cela. Son intervention complète donne un sens bien différent à celui que vous sous entendez...
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Sam 12 Oct 2013, 10:17

On reparle (encore) des Rroms au tribunal....

Il faut quand même reconnaitre que le comportement de ces adultes vis à vis de ces enfants n'appelle ni indulgence ni compassion et on se demande bien pourquoi un seul prévenu a été interdit du territoire français...


AFP a écrit:
11/10/2013 à 18:13
Nancy: 2 à 8 ans de prison pour les parents de Roms cambrioleurs

Vingt-six des vingt-sept Roms d'origine croate qui comparaissaient à Nancy pour une centaine de vols commis dans plusieurs pays d'Europe ont été condamnés vendredi à des peines de 2 à 8 ans d'emprisonnement. Seule une accusée a été relaxée.

Les juges du tribunal correctionnel se sont montrés plus cléments que le parquet, qui avait requis contre une dizaine d'entre eux la peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.

Le procès de ces 27 tziganes originaires de Croatie, âgés de 19 à 55 ans et organisés en trois clans familiaux, s'était ouvert le 30 septembre.

Ils étaient poursuivis pour avoir forcé leurs enfants à dérober plusieurs millions d'euros lors d'une centaine de cambriolages dans l'est de la France, mais aussi en Belgique ou en Allemagne.

Huit d'entre eux étaient également poursuivis pour "traite d'être humains", dans le cadre d'"achats" d'épouses, parfois pour près de 180.000 euros.

Le tribunal n'en a toutefois condamné qu'un seul sur ce chef de prévention, et a requalifié l'infraction en "provocation de mineurs à commettre des délits" pour les sept autres.

"Les juges ont abandonné l'infraction honteuse de traite des êtres humains: en cela, cette décision évite toute stigmatisation, nous nous en félicitons", a déclaré à l'AFP l'un des avocats de la défense, Me Alain Behr, à l'issue de l'audience.

L'enquête, basée sur des milliers d'écoutes effectuées chez 120 suspects, avait mis au jour une organisation dirigée par des chefs de clans, aidés de capitaines, lieutenants et enfin de leurs enfants, âgés d'une dizaine d'années, exécutants des cambriolages.


Une enfance perdue

"Voilà la vérité: celle d'une fillette de 13 ans qui a passé toute son adolescence, sa jeunesse à prendre tous les risques, y compris celui de se faire tuer", avait asséné le procureur après avoir lu trois pages de déposition d'une jeune femme qui décrivait l'organisation des cambriolages.

Elle y racontait les équipes de deux - un enfant pour fouiller les maisons, l'autre pour surveiller, après avoir vérifié que les occupants étaient absents -, l'attrait principal pour les bijoux, les montres, l'argent liquide, qu'ils commençaient toujours à chercher d'abord dans les chambres, puis la salle de bains.

Mais pour la défense, "il n'y avait rien de tangible dans ce dossier, et l'on est parti dans tous les sens, sans socle juridique qui permette de condamner, simplement de soupçonner".

Les avocats des prévenus avaient par ailleurs bataillé contre l'accusation de "traite des être humains", faute selon eux de quelque contrainte exercée sur les enfants.

Les magistrats ont suivi le parquet dans ses demandes de peines avec sursis pour trois femmes, mais pour une durée de 2 ans, contre six mois requis par l'accusation.

Le tribunal a en revanche prononcé des durées de peines globalement inférieures à celles qui avaient été demandées par le procureur.

Toutes les condamnations à de l'emprisonnement ferme ont par ailleurs été assorties d'une interdiction de séjour en Alsace et Lorraine durant cinq ans. Un seul des prévenus a été interdit définitivement de territoire français.

La demande de confiscation de l'ensemble des biens des chefs de clan n'a par ailleurs pas été suivie.

Le procès s'était ouvert quelques jours peu après des propos controversés du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui avait mis en doute la volonté et la capacité d'intégration en France de la majorité des Roms.

Un des avocats de la défense, Me François Robinet, avait alors demandé aux juges de "rester imperméables aux bruits que l'on entend sur les Roms". "Je sais que votre tribunal saura se détacher de toutes les perspectives fantasmagoriques", avait-il ajouté à l'issue de sa plaidoirie.
Source: http://actu.orange.fr/france/nancy-2-a-8-ans-de-prison-pour-les-parents-de-roms-cambrioleurs-afp_2610732.html
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MessageSujet: Re: On reparle des ROMS   Mer 16 Oct 2013, 19:59

Pour le retour de Léonarda arrêtée et expulsée pendant une sortie scolaire SIGNEZ CETTE PÉTITION http://t.co/TvOcGZWQ1W

Pourquoi c'est important
La semaine dernière, une mère de famille originaire du Kosovo et ses 6 enfants ont été expu...lsés. Ils habitaient dans le Doubs. Mais Léonarda, élève de 3ème au collège André Malraux de Pontarlier était ce jour-là en sortie scolaire. Un agent de la Police de l'Air et des Frontières a alors appelé la professeure d'histoire-géographie de la jeune fille pour lui demander d'arrêter immédiatement le car d’enfants !

"Il m'a dit que nous n'avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière : Léonarda Dibrani cette dernière devait retrouver sa famille pour être expulsée avec sa maman et ses frères et soeurs !"

Les policiers sont venus interpeller Léonarda devant ses camarades sur le parking d'un collège de Doubs. Elle habitait la France depuis plus de 4 ans et ne connait pas le Kosovo mais elle a été expulsée dans la journée. L'histoire a été racontée sur le blog de RESF abrité par Médiapart. Il faut lire ce récit d'une expulsion en France en 2013.

Nous avons honte de cette expulsion. Nous demandons le retour de Leonarda et de sa famille. Des sanctions doivent également être prises à l'encontre du préfet pour que de tels agissements ne se reproduisent pas.


Premières et premiers signataires:
- Pouria Amirshahi, député de la 9ème circonscrition des Français de l'étranger
- Eva Joly, eurodéputée, Ile-de-France
- Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne
- Christophe Najdovski, adjoint au maire de Paris
- Martine Chantecaille, conseillère municipale et d'agglomération à la Roche sur Yon
- Claude Gourvil, conseiller général, Laval


Source: Léonarda, 15 ans, arrêtée et expulsée pendant une sortie scolaire (Blog de RESF sur Mediapart)
http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/141013/leonarda-15-ans-arretee-et-expulsee-pendant-une-sortie-scolaire
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On reparle des ROMS
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