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 Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université

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tonton christobal

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MessageSujet: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Lun 17 Juil 2017, 21:01

Par lefigaro.fr • Publié le 14/07/2017 à 20:58 • Mis à jour le 14/07/2017 à 23:02
Sans proposition à l’issue de la troisième vague d’admission sur la plateforme APB 2017, 86.969 candidats devront attendre que des places se libèrent lors de la procédure complémentaire. Un chiffre en baisse par rapport à l’année 2016.
Un bilan en demi-teinte. Plus d’une semaine après les résultats du baccalauréat, le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué ce vendredi que 86.969 candidats inscrits sur la plateforme Admission post-bac (APB 2017) n’ont toujours pas d’affectation à l’université pour la rentrée prochaine (hors apprentissage), soit 4000 de moins qu’en 2016 à la même période.
Si ce chiffre semble conséquent, il convient de préciser que 541.204 d’entre eux, soit 84,3%, ont trouvé une affectation. Un résultat meilleur qu’en 2015 et 2016 à la même date, a fait valoir le ministère. Ce vendredi, un peu plus de 30.000 lycéens ont par ailleurs trouvé une place à l’université à l’issue de la troisième vague de réponses d’APB 2017.
Le nombre de formations universitaires obligées d’afficher une liste d’attente faute de places a reculé à 92, indique le ministère de l’Enseignement supérieur. On en décomptait 115 fin juin, à l’issue de la deuxième vague de réponses, un nombre record signe de l’engorgement d’«un système à bout de souffle», selon les mots de la ministre Frédérique Vidal. Les jeunes ont jusqu’au 19 juillet 14 heures pour répondre à la proposition qui leur est faite sur la plateforme. Pour ceux qui sont encore en liste d’attente, il faut se tourner vers la procédure complémentaire, ouverte depuis fin juin et toujours sur la plateforme APB. Y sont proposées des places vacantes tout au long de l’été et jusqu’au 25 septembre. Les jeunes doivent donc consulter très régulièrement APB et postuler sans attendre dès qu’une proposition les intéresse.
Un nombre de formations en tension trop élevé
Fin juin, il restait encore 117.000 jeunes sur listes d’attente. Ils sont désormais 86.969 mi-juillet. Parmi eux, 9726 avaient pourtant placé en premier vœu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie (un vœu qui aurait dû leur garantir une place). La première vague de réponses d’APB début juin avait révélé un nombre de formations en tension (avec des demandes supérieures aux capacités d’accueil) bien plus élevé que l’année passée. Une situation qui s’explique par la hausse démographique et la volonté d’un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études. Et par un défaut d’orientation pendant les années du lycée, selon les acteurs concernés.

pour la suite : http://etudiant.lefigaro.fr/article/admission-post-bac-87-000-bacheliers-toujours-en-attente-d-affectation-a-l-universite_7f4a3f16-68c1-11e7-bbc5-15343b5f5bee/?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=Etudiant

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Brillants résultats d'une distribution massive de bachots... et de 5 ans de gestion socialiste de l'éducation dite nationale...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Ven 08 Déc 2017, 02:06

Une tribune intéressante dans le Monde (dépassant les 3000 caractères)....

Citation :
Cédric Villani : « Ce qui a “buggé” dans APB, ce n’est pas le logiciel, mais bien l’Etat »

Pour le député LRM, les pouvoirs publics devront tirer les leçons des déboires du logiciel d’admission post-bac. A l’avenir, il leur faudra prendre leurs responsabilités dans la mise en œuvre des algorithmes.

LE MONDE | 06.12.2017 à 06h00 • Mis à jour le 07.12.2017 à 10h31 | Par Cédric Villani (Député (LRM) de l’Essonne, membre de l’Académie des sciences,

Tribune. « Bugs d’Etat ». La « une » d’un grand quotidien français, il y a quelques semaines, dénonçait sans pitié Louvois [le logiciel de paie de l’armée française], APB [Admission post bac] et la PNIJ [Plateforme nationale des interceptions judiciaires] comme trois exemples de logiciels « dysfonctionnels » qui « font planter » les administrations.

Mais tous ces cas sont différents, et l’exemple de l’APB est bien plus gênant qu’il n’y paraît. Car le logiciel en lui-même n’a rien à se reprocher : aucune erreur notable de programmation, aucun abus de pouvoir des programmeurs. Comme le dit le rapport incisif de la Cour des comptes d’octobre, « ces défauts ne sont pas techniques mais relèvent de dispositions juridiques et de décisions politiques ».

Les auditions récentes de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), consultables sur le site de l’Assemblée nationale, l’ont confirmé : ce qui a « buggé » dans APB, ce n’est pas le logiciel, mais bien l’Etat. Et l’analyse de ce bug est riche d’enseignements pour la suite – bien au-delà du problème spécifique de l’affectation des étudiants.

Commandé en 2001 dans une première version, le logiciel APB a été mis en place à partir de 2003 pour les classes préparatoires, et déployé en 2009 pour l’ensemble de l’enseignement supérieur, avec quelques exceptions. En centralisant et en automatisant l’admission, APB a accéléré et simplifié une procédure que les acteurs jugeaient insupportablement lente et complexe.

APB avait pour ambition de mettre fin aux interminables files d’attente et à la confusion des guichets multiples, mais aussi aux stratégies tortueuses : il s’agissait de laisser les étudiants classer sincèrement les formations selon leur ordre de préférence. Au cœur du logiciel, on choisit donc l’algorithme de Gale-Shapley, dit des « mariages stables » (car il s’agit bien de « marier » chaque étudiant à une formation), inventé pour résoudre ce type de situations.
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Dernière édition par a.nonymous le Ven 08 Déc 2017, 02:11, édité 2 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Ven 08 Déc 2017, 02:08

Citation :
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APB a tenu le choc face à la multiplication des filières – par un facteur 15 en dix ans. Malgré cela, la démographie universitaire galopante a mis en tension le processus dans les filières « non sélectives », qui ont connu près de 50 % d’augmentation des inscriptions entre 2012 et 2016. La procédure se fit plus lente ; la généralisation du tirage au sort fit, à juste titre, scandale. Mais ce n’était là que la conséquence de problèmes qui relèvent de la responsabilité politique.




En premier lieu, comme l’a rappelé la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] fin août, la loi prohibe l’usage d’algorithmes administratifs sans intervention humaine. La loi a raison, pourvu qu’on l’interprète bien : il ne s’agit pas de se passer de l’algorithmique, qui, dans bien des problèmes, fournit des décisions plus fiables que les nôtres, mais de laisser des humains prendre la responsabilité du choix final, et le corriger à la marge si besoin. De fait, il se présentera toujours, dans l’infinie diversité des profils, des cas très spécifiques qui justifient de tordre les règles.

En second lieu, la communication sur APB a été trop rare et parfois erronée. Quand on a voulu consulter le code source, le ministère ne l’a fourni qu’à contrecœur et dans une version tronquée, au mépris de la loi pour une République numérique. Cette attitude a laissé prospérer les rumeurs, la défiance, la croyance en de mystérieuses « décisions » du logiciel et la mise en place de stratégies absurdes. Un autre échec de communication fut le système des « pastilles vertes », désignant des filières hors tension dont l’accès devait être « garanti ». Las, dans un contexte inquiet, ces filières se retrouvèrent très demandées, et finalement saturées aussi.

Encore plus délicate était la traduction de la loi en logiciel : ce travail, fondamental autant que fastidieux, demande de préciser les règles et les paramètres, de façon officielle, publique et opposable. Il aurait dû être fait par le ministère dès le début, à partir du code de l’éducation. Une gouvernance claire aurait aussi dû être mise en place pour endosser la responsabilité des choix et des évolutions. Ces déficiences entraînèrent bien des décisions arbitraires, complexes ou absurdes.

Ainsi, la loi dit que, en cas de saturation d’une filière non sélective, on peut classer les candidats à cette filière en fonction « de leur domicile, de leur situation de famille et de leurs préférences ». Les classer comment ? La définition claire des critères, leur priorité, est hautement politique et doit refléter des choix de société ; par exemple, la façon dont on prend en compte le domicile a des influences sur la mobilité géographique ou l’accès des candidats issus de milieux défavorisés à des formations prestigieuses.
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Dernière édition par a.nonymous le Ven 08 Déc 2017, 02:20, édité 4 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Ven 08 Déc 2017, 02:09

Citation :
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Par une interprétation douteuse de la loi, on décida aussi de prendre en compte l’ordre des vœux des étudiants pour établir le classement. Ainsi, la formation donnait plus de chances à ceux qui l’avaient inscrite en premier vœu. Cette décision, prise par le ministère sous la pression des organisations, désavantageait les étudiants, gâchait les bonnes propriétés de l’algorithme de Gale-Shapley et ruinait l’objectif d’inciter les candidats au classement sincère. L’équipe d’algorithmiciens eut beau protester, le politique imposa, visiblement sans comprendre les enjeux.

Et quand, enfin, il devint clair que les critères seraient insuffisants pour choisir entre les étudiants devenus trop nombreux, notre société fut incapable de définir une notion de mérite scolaire ou d’adéquation à la formation : le tirage au sort devenait la seule issue pour départager dans le cadre de la loi.

Bilan peu glorieux pour notre organisation humaine : en dix ans, nous n’avons pas pu nous mettre d’accord sur les instructions à donner à l’algorithme, sur la façon d’expliquer son action et sur la façon de le piloter. La Cour des comptes recommandait d’améliorer l’outil ; mais l’insatisfaction était telle que le nouveau gouvernement n’avait d’autre choix que d’abandonner l’algorithme et de repenser la procédure.

Pendant que l’admission postbac se reconstruit sur de nouvelles bases et avec de nouvelles exigences, songeons-y : à l’avenir, dans bien des domaines, nous utiliserons des algorithmes encore bien plus sensibles et complexes que feu APB, et il reviendra au politique de prendre toutes ses responsabilités dans leur mise en œuvre. Une condition sine qua non pour une coexistence harmonieuse entre intelligence humaine et intelligence artificielle.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/06/cedric-villani-ce-qui-a-bugge-dans-apb-ce-n-est-pas-le-logiciel-mais-bien-l-etat_5225204_3232.html#oXmJDL24x3Xk76qG.99
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Ven 08 Déc 2017, 02:57

Hors sujet quoi que....

Citation :
Bugs des cartes grises : le ministère reconnait près de 90 000 dossiers bloqués
Daniel Rosenweg| 30 novembre 2017

Alors que des centaines d’internautes racontent sur des forums leur galère pour tenter d’obtenir une carte grise en ligne, comme c’est possible depuis le 1er novembre, le ministère de l’Intérieur tente de déminer le problème, même s’il se dit «conscient des difficultés». Des difficultés qui touchent à la fois le site Immatriculation.ants.gouv.fr, mais aussi Interieur.gouv.fr ou encore Servicepublic.fr sur lesquels on peut faire gratuitement sa demande en ligne.

«Depuis le mois de juin, explique-t-on place Beauveau, on a enregistré 850 000 demandes en ligne de carte grise, 663 000 ont été intégralement traitées». Il reste donc 187 000 dossiers en attente. Mais, assure encore les services de Gérard Collomb, tous ne sont pas bloqués du fait de bugs, beaucoup de dossiers sont en attente de pièces complémentaires, d’autres demandes n’ont pas été achevées par les demandeurs...».

Selon le ministère, c’est «moins de la moitié» de ces 185 000 demandes non traitées qui sont imputables à des dysfonctionnements informatiques. Soit autour de 90 000 tout de même. Si le programme absorbe «sans problème», dit-on, des pointes à 8 000 connexions simultanées, il y a bien des bugs informatiques, «fréquents, admet encore le ministère, quand on lance un nouveau service de cette ampleur». Des correctifs sont apportés au système tous les 15 jours, et ce «probablement jusqu’à la fin d’année».

Plusieurs difficultés ont été identifiées au moment de la transmission du code personnel quand on passe par le site de l’ANTS. Le ministère suggère donc, si on dispose déjà d’identifiants (Ameli, La Poste, les impôts...), de se connecter via France Connect, qui connaîtrait moins de bugs.

Pour le reste, c’est un peu la faute aux demandeurs qui auraient du mal, dit-on place Beauveau, à interpréter la réglementation complexe sur les cartes grises. Une meilleure information, avec guidage du visiteur, vient d’être mise en place sur le site pour éviter les problèmes de mauvaise compréhension.

Enfin, le ministère admet une défaillance de l’ANTS en matière d’information des utilisateurs. «L’Agence a reçu 35 000 appels la semaine dernière, son taux de réponse n’était que de 56%». Le nombre de téléopérateurs va donc progressivement augmenter de vingt... d’ici janvier.
http://www.leparisien.fr/economie/bugs-des-cartes-grises-le-ministere-reconnait-pres-de-90-000-dossiers-bloques-30-11-2017-7425252.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Ven 08 Déc 2017, 08:10

en France ça "bug" sec... la SNCF, le logiciel des armées... et quelques autres.

Finalement la plume sergent major... et le bled pour le français... retour vers le futur !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac : 87.000 bacheliers toujours en attente d’affectation à l’université   Ven 08 Déc 2017, 08:46

tonton christobal a écrit:
... le bled pour le français...


Le Bled ou le bled ?

La majuscule a là toute son importance !
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