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 Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat

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tonton christobal

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MessageSujet: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 17 Juil 2017, 21:01

Par lefigaro.fr • Publié le 14/07/2017 à 20:58 • Mis à jour le 14/07/2017 à 23:02
Sans proposition à l’issue de la troisième vague d’admission sur la plateforme APB 2017, 86.969 candidats devront attendre que des places se libèrent lors de la procédure complémentaire. Un chiffre en baisse par rapport à l’année 2016.
Un bilan en demi-teinte. Plus d’une semaine après les résultats du baccalauréat, le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué ce vendredi que 86.969 candidats inscrits sur la plateforme Admission post-bac (APB 2017) n’ont toujours pas d’affectation à l’université pour la rentrée prochaine (hors apprentissage), soit 4000 de moins qu’en 2016 à la même période.
Si ce chiffre semble conséquent, il convient de préciser que 541.204 d’entre eux, soit 84,3%, ont trouvé une affectation. Un résultat meilleur qu’en 2015 et 2016 à la même date, a fait valoir le ministère. Ce vendredi, un peu plus de 30.000 lycéens ont par ailleurs trouvé une place à l’université à l’issue de la troisième vague de réponses d’APB 2017.
Le nombre de formations universitaires obligées d’afficher une liste d’attente faute de places a reculé à 92, indique le ministère de l’Enseignement supérieur. On en décomptait 115 fin juin, à l’issue de la deuxième vague de réponses, un nombre record signe de l’engorgement d’«un système à bout de souffle», selon les mots de la ministre Frédérique Vidal. Les jeunes ont jusqu’au 19 juillet 14 heures pour répondre à la proposition qui leur est faite sur la plateforme. Pour ceux qui sont encore en liste d’attente, il faut se tourner vers la procédure complémentaire, ouverte depuis fin juin et toujours sur la plateforme APB. Y sont proposées des places vacantes tout au long de l’été et jusqu’au 25 septembre. Les jeunes doivent donc consulter très régulièrement APB et postuler sans attendre dès qu’une proposition les intéresse.
Un nombre de formations en tension trop élevé
Fin juin, il restait encore 117.000 jeunes sur listes d’attente. Ils sont désormais 86.969 mi-juillet. Parmi eux, 9726 avaient pourtant placé en premier vœu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie (un vœu qui aurait dû leur garantir une place). La première vague de réponses d’APB début juin avait révélé un nombre de formations en tension (avec des demandes supérieures aux capacités d’accueil) bien plus élevé que l’année passée. Une situation qui s’explique par la hausse démographique et la volonté d’un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études. Et par un défaut d’orientation pendant les années du lycée, selon les acteurs concernés.

pour la suite : http://etudiant.lefigaro.fr/article/admission-post-bac-87-000-bacheliers-toujours-en-attente-d-affectation-a-l-universite_7f4a3f16-68c1-11e7-bbc5-15343b5f5bee/?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=Etudiant

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Brillants résultats d'une distribution massive de bachots... et de 5 ans de gestion socialiste de l'éducation dite nationale...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 08 Déc 2017, 02:06

Une tribune intéressante dans le Monde (dépassant les 3000 caractères)....

Citation :
Cédric Villani : « Ce qui a “buggé” dans APB, ce n’est pas le logiciel, mais bien l’Etat »

Pour le député LRM, les pouvoirs publics devront tirer les leçons des déboires du logiciel d’admission post-bac. A l’avenir, il leur faudra prendre leurs responsabilités dans la mise en œuvre des algorithmes.

LE MONDE | 06.12.2017 à 06h00 • Mis à jour le 07.12.2017 à 10h31 | Par Cédric Villani (Député (LRM) de l’Essonne, membre de l’Académie des sciences,

Tribune. « Bugs d’Etat ». La « une » d’un grand quotidien français, il y a quelques semaines, dénonçait sans pitié Louvois [le logiciel de paie de l’armée française], APB [Admission post bac] et la PNIJ [Plateforme nationale des interceptions judiciaires] comme trois exemples de logiciels « dysfonctionnels » qui « font planter » les administrations.

Mais tous ces cas sont différents, et l’exemple de l’APB est bien plus gênant qu’il n’y paraît. Car le logiciel en lui-même n’a rien à se reprocher : aucune erreur notable de programmation, aucun abus de pouvoir des programmeurs. Comme le dit le rapport incisif de la Cour des comptes d’octobre, « ces défauts ne sont pas techniques mais relèvent de dispositions juridiques et de décisions politiques ».

Les auditions récentes de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), consultables sur le site de l’Assemblée nationale, l’ont confirmé : ce qui a « buggé » dans APB, ce n’est pas le logiciel, mais bien l’Etat. Et l’analyse de ce bug est riche d’enseignements pour la suite – bien au-delà du problème spécifique de l’affectation des étudiants.

Commandé en 2001 dans une première version, le logiciel APB a été mis en place à partir de 2003 pour les classes préparatoires, et déployé en 2009 pour l’ensemble de l’enseignement supérieur, avec quelques exceptions. En centralisant et en automatisant l’admission, APB a accéléré et simplifié une procédure que les acteurs jugeaient insupportablement lente et complexe.

APB avait pour ambition de mettre fin aux interminables files d’attente et à la confusion des guichets multiples, mais aussi aux stratégies tortueuses : il s’agissait de laisser les étudiants classer sincèrement les formations selon leur ordre de préférence. Au cœur du logiciel, on choisit donc l’algorithme de Gale-Shapley, dit des « mariages stables » (car il s’agit bien de « marier » chaque étudiant à une formation), inventé pour résoudre ce type de situations.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 08 Déc 2017, 02:08

Citation :
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APB a tenu le choc face à la multiplication des filières – par un facteur 15 en dix ans. Malgré cela, la démographie universitaire galopante a mis en tension le processus dans les filières « non sélectives », qui ont connu près de 50 % d’augmentation des inscriptions entre 2012 et 2016. La procédure se fit plus lente ; la généralisation du tirage au sort fit, à juste titre, scandale. Mais ce n’était là que la conséquence de problèmes qui relèvent de la responsabilité politique.




En premier lieu, comme l’a rappelé la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] fin août, la loi prohibe l’usage d’algorithmes administratifs sans intervention humaine. La loi a raison, pourvu qu’on l’interprète bien : il ne s’agit pas de se passer de l’algorithmique, qui, dans bien des problèmes, fournit des décisions plus fiables que les nôtres, mais de laisser des humains prendre la responsabilité du choix final, et le corriger à la marge si besoin. De fait, il se présentera toujours, dans l’infinie diversité des profils, des cas très spécifiques qui justifient de tordre les règles.

En second lieu, la communication sur APB a été trop rare et parfois erronée. Quand on a voulu consulter le code source, le ministère ne l’a fourni qu’à contrecœur et dans une version tronquée, au mépris de la loi pour une République numérique. Cette attitude a laissé prospérer les rumeurs, la défiance, la croyance en de mystérieuses « décisions » du logiciel et la mise en place de stratégies absurdes. Un autre échec de communication fut le système des « pastilles vertes », désignant des filières hors tension dont l’accès devait être « garanti ». Las, dans un contexte inquiet, ces filières se retrouvèrent très demandées, et finalement saturées aussi.

Encore plus délicate était la traduction de la loi en logiciel : ce travail, fondamental autant que fastidieux, demande de préciser les règles et les paramètres, de façon officielle, publique et opposable. Il aurait dû être fait par le ministère dès le début, à partir du code de l’éducation. Une gouvernance claire aurait aussi dû être mise en place pour endosser la responsabilité des choix et des évolutions. Ces déficiences entraînèrent bien des décisions arbitraires, complexes ou absurdes.

Ainsi, la loi dit que, en cas de saturation d’une filière non sélective, on peut classer les candidats à cette filière en fonction « de leur domicile, de leur situation de famille et de leurs préférences ». Les classer comment ? La définition claire des critères, leur priorité, est hautement politique et doit refléter des choix de société ; par exemple, la façon dont on prend en compte le domicile a des influences sur la mobilité géographique ou l’accès des candidats issus de milieux défavorisés à des formations prestigieuses.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 08 Déc 2017, 02:09

Citation :
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Par une interprétation douteuse de la loi, on décida aussi de prendre en compte l’ordre des vœux des étudiants pour établir le classement. Ainsi, la formation donnait plus de chances à ceux qui l’avaient inscrite en premier vœu. Cette décision, prise par le ministère sous la pression des organisations, désavantageait les étudiants, gâchait les bonnes propriétés de l’algorithme de Gale-Shapley et ruinait l’objectif d’inciter les candidats au classement sincère. L’équipe d’algorithmiciens eut beau protester, le politique imposa, visiblement sans comprendre les enjeux.

Et quand, enfin, il devint clair que les critères seraient insuffisants pour choisir entre les étudiants devenus trop nombreux, notre société fut incapable de définir une notion de mérite scolaire ou d’adéquation à la formation : le tirage au sort devenait la seule issue pour départager dans le cadre de la loi.

Bilan peu glorieux pour notre organisation humaine : en dix ans, nous n’avons pas pu nous mettre d’accord sur les instructions à donner à l’algorithme, sur la façon d’expliquer son action et sur la façon de le piloter. La Cour des comptes recommandait d’améliorer l’outil ; mais l’insatisfaction était telle que le nouveau gouvernement n’avait d’autre choix que d’abandonner l’algorithme et de repenser la procédure.

Pendant que l’admission postbac se reconstruit sur de nouvelles bases et avec de nouvelles exigences, songeons-y : à l’avenir, dans bien des domaines, nous utiliserons des algorithmes encore bien plus sensibles et complexes que feu APB, et il reviendra au politique de prendre toutes ses responsabilités dans leur mise en œuvre. Une condition sine qua non pour une coexistence harmonieuse entre intelligence humaine et intelligence artificielle.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/06/cedric-villani-ce-qui-a-bugge-dans-apb-ce-n-est-pas-le-logiciel-mais-bien-l-etat_5225204_3232.html#oXmJDL24x3Xk76qG.99
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 08 Déc 2017, 02:57

Hors sujet quoi que....

Citation :
Bugs des cartes grises : le ministère reconnait près de 90 000 dossiers bloqués
Daniel Rosenweg| 30 novembre 2017

Alors que des centaines d’internautes racontent sur des forums leur galère pour tenter d’obtenir une carte grise en ligne, comme c’est possible depuis le 1er novembre, le ministère de l’Intérieur tente de déminer le problème, même s’il se dit «conscient des difficultés». Des difficultés qui touchent à la fois le site Immatriculation.ants.gouv.fr, mais aussi Interieur.gouv.fr ou encore Servicepublic.fr sur lesquels on peut faire gratuitement sa demande en ligne.

«Depuis le mois de juin, explique-t-on place Beauveau, on a enregistré 850 000 demandes en ligne de carte grise, 663 000 ont été intégralement traitées». Il reste donc 187 000 dossiers en attente. Mais, assure encore les services de Gérard Collomb, tous ne sont pas bloqués du fait de bugs, beaucoup de dossiers sont en attente de pièces complémentaires, d’autres demandes n’ont pas été achevées par les demandeurs...».

Selon le ministère, c’est «moins de la moitié» de ces 185 000 demandes non traitées qui sont imputables à des dysfonctionnements informatiques. Soit autour de 90 000 tout de même. Si le programme absorbe «sans problème», dit-on, des pointes à 8 000 connexions simultanées, il y a bien des bugs informatiques, «fréquents, admet encore le ministère, quand on lance un nouveau service de cette ampleur». Des correctifs sont apportés au système tous les 15 jours, et ce «probablement jusqu’à la fin d’année».

Plusieurs difficultés ont été identifiées au moment de la transmission du code personnel quand on passe par le site de l’ANTS. Le ministère suggère donc, si on dispose déjà d’identifiants (Ameli, La Poste, les impôts...), de se connecter via France Connect, qui connaîtrait moins de bugs.

Pour le reste, c’est un peu la faute aux demandeurs qui auraient du mal, dit-on place Beauveau, à interpréter la réglementation complexe sur les cartes grises. Une meilleure information, avec guidage du visiteur, vient d’être mise en place sur le site pour éviter les problèmes de mauvaise compréhension.

Enfin, le ministère admet une défaillance de l’ANTS en matière d’information des utilisateurs. «L’Agence a reçu 35 000 appels la semaine dernière, son taux de réponse n’était que de 56%». Le nombre de téléopérateurs va donc progressivement augmenter de vingt... d’ici janvier.
http://www.leparisien.fr/economie/bugs-des-cartes-grises-le-ministere-reconnait-pres-de-90-000-dossiers-bloques-30-11-2017-7425252.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 08 Déc 2017, 08:10

en France ça "bug" sec... la SNCF, le logiciel des armées... et quelques autres.

Finalement la plume sergent major... et le bled pour le français... retour vers le futur !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 08 Déc 2017, 08:46

tonton christobal a écrit:
... le bled pour le français...


Le Bled ou le bled ?

La majuscule a là toute son importance !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 29 Jan 2018, 03:29

Citation :
Trop-perçus, demande de restitution de solde, endettement : les militaires paient encore le fiasco du logiciel Louvois

Philippe ReltienRadio France
publié le 27/01/2018

Un logiciel de l'armée a perturbé les paies de dizaines de milliers de soldats français durant près de sept ans. La réclamation du trop-perçu en a poussé certains à l'endettement, voire à la dépression.

Marcel F.*, officier de l’armée de terre toujours en activité et père de famille, a les traits tirés. "Un jour, ma solde n’a plus été calculée", témoigne ce militaire. Comme des dizaines de milliers de collègues, il est victime du logiciel Louvois, un système informatique de paie mis en service en 2011 par le ministère de la Défense. Des soldats en subissent encore les lourdes conséquences. "Conséquence : ma mutuelle m’a radié et je ne l’ai jamais su, sauf le jour où j’ai dû aller aux urgences, poursuit Marcel F. Là on m’a dit : ‘Mais monsieur, vous n’avez plus de mutuelle'." Aujourd'hui, cet officier est criblé de dettes.

Au pic de la crise, on dénombrait 120 000 dossiers en souffrance. Certains n’avaient reçu qu’une partie de leur solde. Le comble était atteint avec une solde réduite à seulement trois centimes d’euros.

À l'inverse, Louvois s’est aussi mis à gonfler les paies. Des militaires ont ainsi touché trop d’argent, parfois même sans qu’ils s’en aperçoivent. Le logiciel a même envoyé des paiements à des réservistes qui n’étaient plus militaires. "J’ai reçu un bulletin de solde qui m’attribuait 200 euros, témoigne Daniel P.*, un ex-réserviste en procès avec ses anciens patrons. Mais, je n’étais plus dans l’institution. On est dans une situation d’angoisse. Je ne suis plus sous les drapeaux et on me paye quand même. Et vous ne savez même pas à quel organisme il va falloir les rendre."

Le ministère de la Défense n’ayant pas l’intention de laisser filer l’argent versé en trop, s’est donc mis à poursuivre ses soldats pour leur demander de rembourser ces trop perçus. Montant de la facture : 545 millions d’euros.

Le ministère a donc monté une structure de recouvrement du trop versé. Près de 6 000 contentieux ont été portés devant la commission de recours militaire, passage obligé avant de déposer un recours devant un tribunal administratif civil. L’armée a bien récupéré une partie de son argent : 350 millions d’euros ont été remboursés. Il resterait 3 000 cas à régler.

Mais l’état-major a tout de même laissé filer 83 millions d’euros qu’il n’a pas réclamés. Pourquoi ? Il est arrivé que l’on facture, sur des fiches de paie, des sommes qui en fait n’ont jamais été versées. "Il s’agit certainement de trop versés inventés par le logiciel, explique Jacques Bessy, un ancien gendarme aujourd’hui à la tête de l’Association de défense des droits des militaires, Adefdromil. Ces 83 millions d’euros ont été abandonnés parce qu’ils ne pouvaient pas être justifiés clairement."
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 29 Jan 2018, 03:32

Citation :
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De nombreux militaires ont donc été amenés à contracter des prêts pour rembourser du trop versé. Conséquence : le moral des troupes est au plus bas. "Quand j’étais militaire, cela ne me faisait pas peur de partir au front, mais maintenant, je suis beaucoup moins bien dans ma tête avec Louvois", raconte Nathalie D.*, mère célibataire qui a quitté l’armée après 15 ans de service. En 2013, elle a été destinataire d’un trop versé. Elle a soigneusement conservé l’argent qu’on ne lui réclamait pas, tout en signalant qu’elle était prête à le rendre.

Pendant deux ans, on ne lui a rien demandé donc elle a fini par acheter un appartement. Et là, patatras ! En 2017, elle reçoit la lettre fatidique : 37 000 euros à rembourser. Depuis, elle vit dans l’angoisse, assure-t-elle.

Jusqu’à fin 2013, les cas se sont multipliés, touchant tous les grades dans l’armée de terre, sauf les généraux, payés par un autre logiciel qui, lui, fonctionne correctement. Mais en bas de l’échelle, ceux qui partent en mission à l’extérieur subissent la pression. "Ce sont les petits qui trinquent, déplore Jacques Bessy, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas forcément accès à l’information, ceux qui n’ont pas un niveau d’instruction qui leur permette d’écrire, d’engager des recours, de lire correctement leur bulletin de solde, de les corréler avec leurs relevés bancaires. Ceux-là se sont fait avoir. Les ‘résistants’, qui ont eu les moyens de se défendre sont ceux qui ont un petit grade : sous-officiers, officiers subalternes, voire officiers supérieurs."

Certains se défendent d’autant plus qu’ils vivent une situation paradoxale : on leur demande de rembourser le trop-perçu dû à Louvois, mais ils doivent s’acheter du matériel car celui de l’armée n’est pas toujours à la hauteur. "On a dû acheter plusieurs paires de chaussures car celles fournies par l’armée française ne tiennent pas le choc, confie Elise S.*, dont le mari doit bientôt partir au Sahel. Les soldats ont fini par mettre des bouteilles en plastique coupées en deux en guise de semelle. On a acheté des bandoulières de Famas, des gilets pare-balles, plusieurs treillis, et des sacs, car l’armée ne les renouvelle que tous les trois ans. Si le vôtre est troué, il faut bien en racheter un."

Mises à part quelques manifestations de femmes de militaires, tout cela n’a pas fait plus de bruit. Pour quelles raisons ? À l’armée, on est formé à l’esprit de corps, à la discipline, au silence. "Certains sont bien contents d’avoir de long contrats pendant lesquels ils n’iront pas pointer à Pôle Emploi, avance Daniel P. C’est triste à dire, mais on a joué avec la bonne volonté et la discipline de beaucoup de militaires."
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 29 Jan 2018, 03:34

Citation :
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Le ministère de la Défense aurait-il sous-estimé le problème car il savait que la résistance serait faible ? Du côté de l’état-major, on cherche à relativiser. "Quand on regarde le volume des recours, il baisse considérablement, minimise le secrétaire général à l’administration des armées, Jean-Paul Bodin. Les personnels ont parfaitement compris que les sommes versées en trop ne leur étaient pas dues. Dans les situations les plus délicates d’un point de vue social, l’État a fait un geste et a annulé sa créance."

Louvois est aussi riche d'erreurs absurdes voire hallucinantes. Selon Le Dauphiné Libéré, le chasseur alpin Arthur Noyer, disparu en avril 2017, retrouvé assassiné  cinq mois plus tard et dont la mort pourrait être liée au suspect numéro un dans l’affaire de la disparition de la petite Maëlys, a été classé par Louvois comme "déserteur", la case "disparu" n’existant tout simplement pas.

L’idée d’une harmonisation des paies des militaires a germé il y a une vingtaine d’années, quand l’armée s’est professionnalisée. "La volonté de l’État en 1996 était d’avoir un logiciel pour l’ensemble des fonctionnaires, dans lequel on voulait aussi faire rentrer les militaires, explique Patricia Adam, ex-députée et ancienne présidente de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale. Le problème, c’est que la condition militaire est très différente du statut de fonctionnaire."

En 2006, le processus est arrêté. On s’aperçoit qu’un logiciel à part entière est nécessaire. Ce sera Louvois. Pour le concevoir, on fait d’abord appel à une société extérieure, Sopra. Mais les militaires vont rapidement l’écarter pour reprendre le projet en interne. Il faudra attendre 2011 pour qu’il mûrisse. L’État cherchant à faire des économies, plus de 750 postes sont supprimés au service de la paie des armées. "C’était pour faire du chiffre. On n’a absolument pas mesuré les conséquences", s’exclame Patricia Adam.

Pourquoi ce logiciel n’a pas fonctionné ? La paie des militaires variant en fonction de la nature des missions, avec un système de 174 primes et indemnités différentes, il est impossible de définir des critères simples de calcul. Ainsi, lorsqu’on l’on a ajouté les 180 000 soldats de l’armée de terre sur Louvois, il est arrivé ce qui devait arriver.

"Imaginez qu’il faille mettre tous ces gens qui dépendent de centaines de critères de paie différents dans une énorme base de données, avec des primes qui changent tous les mois, développe Emilien Ercolani, journaliste spécialiste en informatique. Chaque fois que quelque chose change, des engrenages doivent se mettre en place afin de calculer la paie le plus rapidement possible. Si cela semble simple sur le papier, c’est extrêmement compliqué techniquement."
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 29 Jan 2018, 03:37

Citation :
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Était-ce pour autant difficile de prévoir ces bugs ? Un audit commandé en septembre 2010 - alors qu’Hervé Morin était ministre de la Défense - avait déjà conclu que le logiciel était instable et comportait des défauts. Des personnels avaient été réquisitionnés en prévention pour recalculer 20 000 soldes, au cas-où.

Louvois était condamné à l’échec dès le départ. "On a envoyé plein de données pourries dans un système qui était bancal, fulmine Sylvain B.* qui était au cœur du dispositif. De nombreux points de contrôle ont été supprimés pour tenir les délais". Ce sont finalement 50 000 dossiers qui ont dû être recalculés au printemps 2012. L’homme a vite perdu le contrôle de la machine. "Avant, un chef militaire avait le pouvoir de résoudre un problème administratif, nous raconte Lucas M.* un ancien officier. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il y a un décalage entre le ‘devoir d’excellence et de réussite’ demandé dans nos missions, et un ‘devoir de médiocrité’ d’un système de gestion administrative, et c’est intolérable."

En juillet 2012, pour tenter d’éteindre l’incendie, le ministère de la Défense fait appel à Steria, une société qui assurait déjà la maintenance de certains systèmes informatiques de l’armée depuis 2008. Steria va alors dépêcher un "commando informatique" composé de consultants parfois payés 1 000 euros la journée. "Grâce à Steria, trois ou quatre mois après le premier pic d’erreurs, il n’y avait presque plus de problèmes de sous-paiements", reconnaît Sylvain B.

Mais un autre problème, beaucoup plus complexe, survient, fin 2012 : les fameux sur-paiements. À la décharge de Steria, les militaires avaient conçu le progiciel Louvois en y insérant des millions de lignes de code incompréhensibles pour des personnes qui travaillent habituellement sur des logiciels classiques. Jean-Yves Le Drian, alors nouveau ministre de la Défense, ne mesure pas tout de suite l’ampleur de ce désastre. "Les problèmes lui ont été cachés par l’état-major, affirme Patricia Adam. Quand il a appris les soucis de Louvois fin 2012, le dossier a finalement changé de main pour construire un nouveau programme d’investissement."

Le remplacement de Louvois est acté. Nom de code : Source solde. Mais là encore, cela va prendre beaucoup plus de temps que prévu. "L’appel d’offres a pris des mois, explique Sylvain B. Le ministère voulait tout contrôler. Un logiciel nouveau comme ça, il faut au moins trois ans pour l’installer. Comme on a pris la décision de le lancer mi-2015, il sera opérationnel mi-2018, voire en 2019 ou 2020."

C’est finalement le Français Sopra-Steria qui remporte l’appel d’offres. Un contrat de 130 millions d’euros sur dix ans. Steria est la société qui avait été appelée à réparer Louvois juste avant le trop versé et Sopra est celle qui avait travaillé sur le tout premier logiciel de l’armée, finalement abandonné.
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 29 Jan 2018, 03:40

Citation :
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Elles ont fusionné et ont obtenu le nouveau marché de façon régulière. Chez certains hauts gradés, dans un premier temps, on a du mal à comprendre. Mais Sopra-Steria finit par faire consensus au sein de l’état-major.

Sauf qu’un nouveau grain de sable vient gripper la machine : le prélèvement à la source pour les contribuables. Lorsque le développement de Source solde a débuté, ce n’était pas dans le cahier des charges. Or, en prévision de sa mise en place en janvier 2019, il a fallu le rajouter au programme informatique. Le rallongement des délais d’au minimum un an et l'augmentation de la facture en prévision ont coûté quelques dizaines de millions d’euros en plus. Le ministère estime que cela fait partie des aléas inhérents au lancement d’un programme informatique. "Le système n’est pas figé, il ne cesse d’évoluer, se défend Jean-Paul Bodin, secrétaire général de l’administration des armées. On prévoit le lancement au 1er janvier 2019." Il y aura donc bien un an de retard, et peut-être plus si l’on en croit d’autres sources.

La facture de toutes ces erreurs est difficile à chiffrer. Jean-Yves le Drian lui-même a reconnu que l’on a gaspillé l’équivalent de ce qui avait été économisé en supprimant des emplois. "Pour Source solde et Louvois, il faut compter 130 millions d’euros perdus sur dix ans, calcule Sylvain B. Plus 160 millions d’euros de trop versés qui sont toujours dans la nature, on arrive à peu près à 300 millions foutus en l’air."  Cette évaluation est sans doute sous-estimée. Quoi qu’il en soit, cette opération est un énorme gâchis d’autant plus qu’aucune sanction n’a jamais été prononcée.

La Cour des comptes a prévu de se pencher sur ce monumental échec en 2018. Peut-être posera-t-on alors la question des éventuelles responsabilités. "Nous n’avons pas été en mesure d’exiger et faire des tests suffisamment importants, admet Jean Paul Bodin. La responsabilité est collective au sein du ministère." Une affirmation que les victimes ont du mal à entendre. La lassitude l’emporte. Ils sont nombreux à rembourser l’armée après une transaction à l’amiable.

Mais leur avocate, Aïda Moumni, ne se satisfait pas de la version officielle. "C’est Louvois qui a dysfonctionné, ce ne sont pas les victimes. Le ministère de la Défense aurait dû répondre de ces dysfonctionnements. La hiérarchie a trahi ses subordonnés en agissant de la sorte", selon elle. Louvois n’a pas fait que fragiliser des militaires. Il en a aussi dissuadé beaucoup de rester sous les drapeaux. L'armée a perdu la confiance de nombre de ses soldats.
https://www.francetvinfo.fr/france/trop-percus-demande-de-restitution-de-solde-endettement-des-milliers-de-militaires-paient-encore-les-bugs-de-louvois_2579222.html
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Jeu 15 Fév 2018, 23:29

Décidément l'informatique semble bien plus compliquée dans l'administration que dans le privé !


Citation :
Pourquoi le salaire de centaines de milliers de fonctionnaires a baissé en janvier

Orange avec AFP, publié le mercredi 14 février 2018 à 22h03

À cause d'une "difficulté technique" liée aux logiciels de paie, plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires n'ont pas été compensés de la hausse de la CSG sur leurs payes de janvier. Résultat : plusieurs dizaines d'euros en moins.

C'est l'une des mesures phares du début de quinquennat d'Emmanuel Macron : la baisse des cotisations salariales, compensée par une hausse de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée).

Comme promis par le gouvernement, les salariés du privé ont ainsi pu observer une petite augmentation de leur salaire net au 31 janvier. Mais ce ne fut pas le cas de plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires, notamment dans les hôpitaux, les universités et chez les militaires, qui ont à l'inverse vu leur salaire de janvier baisser de plusieurs dizaines d'euros.

Pour éviter que la hausse de la CSG en vigueur depuis le 1er janvier 2018 n'affecte le pouvoir d'achat des fonctionnaires, l'exécutif avait pourtant décidé qu'ils seraient compensés à l'euro près. Sauf que cette mesure du projet de loi de finances n'a pas été anticipée par la totalité des administrations, et qu'elle n'a été intégrée qu'après l'adoption le 21 décembre du budget 2018, trop tard pour être appliquée dès janvier. "Pour certains fonctionnaires, pas pour tous (...), la compensation qui va être apportée n'a pas été apportée en janvier parce que le logiciel de paie n'était pas adapté ou ne pouvait pas fonctionner de ce point de vue-là dès le mois de janvier", a expliqué mardi 13 février le Premier ministre Édouard Philippe lors de son direct hebdomadaire sur Facebook.

"Elle sera donc compensée, et rétroactivement en février" avec un "rattrapage bien entendu" et "une compensation complète", a-t-il assuré, disant "comprendre très bien la mauvaise surprise de ceux qui, voyant arriver leur feuille de paie, ont vu une diminution de leur revenu". "Je le dis aux fonctionnaires : le système est rattrapé en février, c'est une difficulté technique qui ne permettait pas de le faire dès janvier", a-t-il insisté. Selon les explications de Bercy, si "la quasi-totalité" des fonctionnaires verront ce problème réglé en février, certains pourraient toutefois devoir attendre mars.

Une erreur qui ne peut qu'amplifier la grogne des fonctionnaires, après les récentes annonces de l'exécutif sur la réforme de la fonction publique. "Oui, il y aura des rattrapages, mais cela montre bien que les fonctionnaires ne sont pas la priorité de ce gouvernement", a déploré auprès du Parisien Denis Turbet-Delof, délégué général de Solidaires Fonction publique. "Au contraire, l'objectif assumé est d'amoindrir le poids et le coût de la fonction publique dans la société."

"Peut-être qu'il y a eu un bug, et peut-être qu'il fallait un délai de mise en œuvre pour cette compensation, mais cela ne veut pas dire que cette situation est justifiable", a regretté de son côté Luc Farre, le secrétaire général de l'Unsa Services publics. "Le gouvernement prend un vrai risque en n'annonçant que des éléments négatifs pour les agents publics", a-t-il prévenu.
https://actu.orange.fr/france/pourquoi-le-salaire-de-centaines-de-milliers-de-fonctionnaires-a-baisse-en-janvier-magic-CNT000000Ye6iQ.html
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 06 Avr 2018, 01:56

Après Post-Bac pour les lycéens, après Louvois pour la solde des militaires, après le salaire des fonctionnaires, après les cartes grises, ....


Citation :
Impôt sur le revenu : 500.000 contribuables vont recevoir une mauvaise déclaration pré-remplie

Orange avec AFP, publié le jeudi 05 avril 2018 à 13h45

Selon Le Canard enchaîné, plusieurs centaines de milliers de déclarations d'impôt pré-remplies ont été sous-évaluées à cause d'un bug informatique. Si l'erreur va pouvoir être corrigée pour les contribuables ayant choisi la déclaration en ligne, ceux qui sont restés sur la version papier devront être vigilants.

Comme chaque année à la mi-avril, les quelque 37 millions de foyers fiscaux français vont recevoir leur déclaration d'impôt.

Mais gare aux erreurs : selon Le Canard enchaîné, environ 500.000 contribuables vont recevoir dans leur boîte aux lettres une déclaration pré-remplie erronnée. Le tout à cause d'un bug informatique, explique l'hebdomadaire satirique mercredi 4 avril.

Le 15 mars dernier, la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV), qui regroupe la totalité des renseignements des contribuables (salaires, cotisations sociales, retraites...), a été informée d'une erreur informatique dans le logiciel fiscal chargé d'alimenter le fisc en données. "Sur les 150 millions de données fiscales que nous traitons chaque année, 3 millions sont arrivées en retard", explique au Parisien un porte-parole de la direction générale des finances publiques (DGFiP). "Il s'agit de données de salaires", précise le ministère des Finances.

Ainsi, la déclaration pré-remplie de près d'un million de contribuables actifs a été sous-évaluée par le fisc. Pour la moitié d'entre eux qui déclarent leurs revenus en ligne, l'erreur devrait être corrigée d'ici la mi-avril. Mais les 500.000 autres foyers qui remplissent une déclaration papier "devront prendre en compte les correctifs envoyés courant avril par l'administration", précise Bercy.

Le quotidien souligne que si les contribuables concernés ne rectifient pas le tir, ils risquent un redressement fiscal. "Les contribuables qui vont renvoyer la version papier, en la signant sans vraiment regarder, risquent d'être redressés. Certains ne remarqueront peut-être pas le courrier rectificatif du fisc. Ce n'est pas sérieux !", s'insurge auprès du Parisien Olivier Vadebout, le secrétaire général de la CGT-Finances publiques.

Cette erreur informatique serait due à l'arrivée du prélèvement à la source en janvier 2019, affirme Le Canard enchaîné. La nouvelle déclaration "est devenue mensuelle et s'appelle désormais déclaration sociale nominative. Or on est encore dans une période de transition, et le logiciel s'est trompé, envoyant parfois au fisc la déclaration annuelle des données sociales (DADS) au lieu de la déclaration sociale nominative (DSN) et inversement, ou encore... les deux documents", écrit le journal.

"Cet incident n'a rien à voir avec la réforme de l'impôt à la source, s'est défendu un porte-parole du ministère des Finances dans les colonnes du Parisien. Ce ne sont pas les mêmes tuyaux, ce n'est pas le même sujet."
https://actu.orange.fr/france/impot-sur-le-revenu-500-000-contribuables-vont-recevoir-une-mauvaise-declaration-pre-remplie-magic-CNT00000116uBz.html


Dernière édition par a.nonymous le Ven 06 Avr 2018, 02:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 06 Avr 2018, 02:41

Nouvelle illustration (une de plus) du "cul par dessus tête" globalisé en France.

En ce moment nous faisons très fort... j'ai même la faiblesse de penser que nous progressons dans l'art de nous flanquer dans la panade.
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 20 Avr 2018, 01:19

Il fut un temps où les informaticiens français étaient reconnus comme étant parmi les plus imaginatifs et les plus compétents...

J'ose espérer que le développement des applications militaires n'est pas confié aujourd'hui à des sous-traitants indiens ou roumains...


Citation :
Frappes en Syrie : les couacs qui ont perturbé l'attaque française

Orange avec AFP, publié le jeudi 19 avril 2018 à 13h58

Les forces armées françaises n'ont pas réussi à tirer tous les missiles prévus initialement dans l'opération contre le régime syrien.

Des incidents ont perturbé les frappes française en Syrie samedi dernier, rapporte Le Point jeudi 19 avril, sans toutefois empêcher la réalisation des objectifs.

"Sur les dix missiles Scalp-EG prévus, seuls neuf sont partis, a confirmé l'armée de l'Air, citée par Le Point. Est-ce dû au missile ou à l'avion ? Nous ne le savons pas, et des analyses techniques sont en cours pour déterminer l'origine de l'incident de tir." Selon le blog Le Mammouth, le missile, "non configuré pour arriver sur sa cible", aurait été largué manuellement "dans une zone prédéfinie", non habitée et hors de portée de l'ennemi.

"L'ensemble des cibles déterminées a été traité", assure cependant l'armée.

Du côté de la Marine, en réaction à des information publiées par La Lettre A, on reconnaît également des problèmes au moment du tir des missiles de croisière navals (MdCN) depuis les frégates multimissions FREMM, indique Le Point. Les systèmes informatiques des deux premières frégates ont rencontré un bug, avance RTL, qui affirme que c'est le navire de réserve qui a dû tirer le premier missile de croisière naval de l'histoire militaire française. Des incidents ont encore perturbé le tir d'autres missiles, empêchant une seconde salve, le créneau de tir étant dépassé. Au final, trois missiles ont été tirés sur les six prévus, détaille Le Point.

Avec ces tirs de missiles, d'une portée de 1.000 km et d'une précision de l'ordre du métrique, Paris a rejoint le club fermé des pays disposant, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie, de missiles de croisière embarqués sur des bâtiments de guerre.
https://actu.orange.fr/france/frappes-en-syrie-les-couacs-qui-ont-perturbe-l-attaque-francaise-magic-CNT0000011Cxvb.html

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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Ven 20 Avr 2018, 01:30

Si le spécialiste de la balistique est le même que celui qui gère la solde des militaires nous avons de la chance de ne pas avoir reçu nos missiles sur la courge.

Par chance ils ne sont pas partis... sans exploser à bord de nos navires.

Tout va raisonnablement bien dans le boxon national.
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Mar 08 Mai 2018, 04:27

Cartes grises suite.....

Citation :
Bug des cartes grises : l'Etat condamné à indemniser des automobilistes

Orange avec AFP, publié le lundi 07 mai 2018 à 16h55

Alors que la demande d'obtention d'une carte grise ou d'un permis de conduire est réalisable uniquement sur Internet depuis novembre 2017, plusieurs automobilistes ont porté plainte contre l'Etat après de nombreux bugs.

Le mot d'ordre était pourtant simplification. Depuis le 6 novembre 2017, les demandes d'obtention de carte grise ou de permis de conduire s'effectuent uniquement en ligne.

Mais le système a rapidement connu des dysfonctionnements et l'Etat, qui a déjà été déjà condamné à plusieurs reprises après des plaintes d'automobilistes, vient d'être condamné à indemniser ces derniers, rapporte le Parisien.

Mis en place par l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), le système automatisé de demandes de cartes grises a rapidement fait face à des bugs, tant pour les usagers, qui n'arrivaient à se connecter au site de l'ANTS et à l'utiliser, que pour les professionnels de l'automobile, qui ne parvenaient parfois pas à obtenir de certificat d'immatriculation pour leurs clients.

Ainsi, le 2 mai dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon (Var) a enjoint au ministre de l'Intérieur de "délivrer sans délai à M. Loïc B. un certificat d'immatriculation provisoire valable jusqu'à l'intervention d'un certificat d'immatriculation définitif" et "condamné l'Etat à verser 1 000 euros" au plaignant à titre d'indemnisation, indiquent nos confrères du Parisien.

Quelques jours plus tôt, le 26 avril, le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) s'est adressé au même ministère pour lui demander "d'affecter un agent de la préfecture ou de la sous-préfecture la plus proche du domicile" d'un automobiliste de Lésigny afin de l'aider à obtenir sa carte grise "dans un délai de dix jours". Le plaignant, qui avait acheté un véhicule en novembre 2017, s'était vu immobilisé par des policiers lors d'un contrôle faute de carte grise reçue. Selon le Parisien, l'Etat va devoir lui verser 400 euros d'indemnité.

En décembre 2017, plusieurs associations d'automobilistes avaient été reçues au ministère de l'Intérieur. Le secrétaire général du ministère lui avait annoncé que "le bug était identifié et le problème informatique résolu." Contacté par le Parisien, le ministère de l'Intérieur assure que tous les dossiers devraient être réglés "d'ici l'été".
https://actu.orange.fr/france/bug-des-cartes-grises-l-etat-condamne-a-indemniser-des-automobilistes-magic-CNT0000012ybNK.html
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Sam 12 Mai 2018, 08:21

Qui a dit bras cassés ?

"des problèmes informatique localisés sur Nantes et ses environ"


Citation :
Loire-Atlantique : des "problèmes informatiques" privent momentanément 2 000 chômeurs de leur allocation

Orange avec AFP, publié le vendredi 11 mai 2018 à 17h00

Deux milliers de personnes ont dû faire patienter leurs créanciers et négocier leur découvert à cause d'un retard de paiement de Pôle emploi, dans la région nantaise. L'organisme s'est défendu en évoquant un "dysfonctionnement".

Les allocations chômage du mois d'avril devaient être versées à partir du 2 mai.

Pourtant, de nombreux habitants de Loire-Atlantique ont mis plusieurs jours à recevoir leur virement. Ils ont partagé leur interrogation et leur colère sur les réseaux sociaux, ainsi que sur le site internet "Allô Chômage".

Interrogée par le journal Le Parisien, la direction de Pôle emploi a reconnu "un dysfonctionnement". En cause : "des problèmes informatique localisés sur Nantes et ses environ". Cette panne, qui a touché "environ 2 000 personnes", a été "réglée", et le versement des allocations a repris avec une semaine de retard, mercredi 9 mai.

Pôle emploi a précisé qu'"avec les ponts, les banques peuvent prendre du retard". Les délais de transactions varient, plusieurs jours peuvent être nécessaires.
https://actu.orange.fr/france/loire-atlantique-des-problemes-informatiques-privent-momentanement-2-000-chomeurs-de-leur-allocation-magic-CNT0000012Jr4Z.html
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Mar 29 Mai 2018, 10:45

Citation :
Parcoursup : pourquoi un tel choc ?

Analyse. L’émotion des lycéens sans proposition de formation a été à la hauteur de l’attente suscitée par le gouvernement, attendu au tournant.

LE MONDE | 28.05.2018 à 11h38 • Mis à jour le 28.05.2018 à 12h03 | Par Camille Stromboni

« Aucun système de sélection ne peut faire totalement consensus, mais la critique est d’autant plus forte que ce dernier n’a jamais été annoncé comme tel, pour ce qui est de l’université. »

Analyse. Le mal est fait. Refusés ou sur liste d’attente, la moitié des candidats à l’enseignement supérieur se sont retrouvés sans proposition de formation, le 22 mai, sur la nouvelle plate-forme Parcoursup. Une situation qui a provoqué une avalanche de réactions chez les lycéens.

Qu’importe si ce choc n’est que provisoire : des places se libèrent progressivement, comme ne cesse de le répéter le ministère. L’émotion est telle, dans les familles de lycéens sans rien, chez les enseignants confrontés parfois à des classes entièrement « en attente », démoralisées à quelques semaines du baccalauréat, qu’il est difficile de ne pas y voir un échec.

Comment cette mise « en attente » pourtant prévisible de quelque 400 000 lycéens a-t-elle pu provoquer une telle déflagration ? A écouter les principaux intéressés, ils se sont sentis humiliés, blessés, découragés, en découvrant leurs résultats sur l’écran. Et cette violence psychologique suscitée par cette attente semble bien avoir été sous-estimée par le gouvernement.

Les arguments techniques et rationnels du ministère, d’une machine vouée à distribuer les places tout au long de la procédure, n’y ont rien fait. Il faut dire que sa « pédagogie » sur la question est arrivée bien tard, avec des éléments de langage peu explicites.

Mais, s’il le fallait encore, cette crise révèle en creux l’extrême pression qui pèse sur ce moment d’orientation pour les lycéens. « Cela n’a fait que renforcer l’angoisse et le stress que fabrique déjà notre enseignement supérieur, constate le sociologue Camille Peugny. Nous sommes un pays qui fonctionne sur le diplôme, qui conditionne l’accès au marché du travail mais aussi une grande partie de la carrière future, ce que les familles ont bien intégré. »

D’autant que, sur le plan politique, le gouvernement était attendu au tournant. Il a mené une réforme inédite bouleversant les règles à l’entrée de l’université, en moins d’un an. Le tout en promettant de mettre fin aux maux du système précédent, symbolisé par la plate-forme APB (Admission post-bac).

De plateaux télé en émissions de radio, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, n’a cessé de légitimer sa réforme par la nécessité impérieuse de supprimer l’algorithme d’APB, en faisant du problème du tirage au sort – qui a écarté moins de 1 % de candidats à l’entrée de la licence demandée en premier choix, en 2017 – un « scandale » public.

« Le gouvernement a tellement diabolisé APB qu’il était condamné à montrer que le nouveau système serait plus juste », relève Frédéric Sawicki, professeur en science politique à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. D’où un effet boomerang alors que l’amélioration reste pour l’instant loin d’être évidente. Le contexte d’opposition d’une partie des enseignants-chercheurs et des étudiants à cette réforme, dénoncée comme celle de la sélection à l’université, ne manque pas d’agir comme une caisse de résonance des critiques.

Une nouveauté technique a aussi provoqué un effet explosif : l’affichage des classements des lycéens sur chacune des formations qui les ont placés en liste d’attente. « Découvrir qu’on est 3 000e sur 3 000, c’est extrêmement violent, pointe Nicolas Charles, maître de conférences en sociologie à l’université de Bordeaux. On voit qu’on est dernier d’une liste et qu’on a été jugé. »

Se connecter tous les matins sur Parcoursup pour scruter le nombre de places gagnées constitue un jeu pour le moins anxiogène et choquant, quand il s’agit de déterminer son avenir. Encore plus quand on sait que ce classement ne permet aucunement de déterminer ses chances d’avoir une place dans la formation. Ni celles de réussir sa première année de licence.

Le procédé jette surtout une lumière crue sur la mise en concurrence des lycéens, avec l’impression d’un système de sélection généralisée jusqu’aux portes des universités, qui, pour la première fois, ont classé tous les candidats. Des classements dénoncés par certains universitaires d’autant plus fortement que, dans une majorité de filières, ils ne devraient avoir aucune conséquence puisqu’il y aura assez de places pour accueillir tous ceux qui souhaitent y entrer.

Mais la machinerie Parcoursup apporte, comme prévu au départ, des réponses favorables aux « meilleurs » profils, classés en tête par la plupart des formations, les autres devant patienter le temps que les places se libèrent. « Dans la procédure elle-même, son autorité et sa technicité, il manque un respect fondamental de la liberté et du potentiel de chacun, qui se trouve ici réduit à son passé scolaire », estime la sociologue Cécile Van de Velde.

Si cette prime aux résultats scolaires aurait pu être mieux acceptée au pays du mérite républicain, il n’en a rien été pour nombre de lycéens, car elle n’a pas été ressentie comme telle. Preuve en est leur incompréhension face à l’arbitraire de leurs divers classements – du camarade de classe moins bon qui a pourtant un meilleur classement, à celui qui a obtenu une réponse favorable d’un établissement pour une licence, mais pas de tel autre, dans la même discipline.

Aucun système de sélection ne peut faire totalement consensus, mais la critique est d’autant plus forte que ce dernier n’a jamais été annoncé comme tel, pour ce qui est de l’université. Des algorithmes locaux, dont les lycéens n’ont pas connaissance, ont été concoctés en interne pour trier des masses de dossiers en quelques semaines. Bien loin d’apparaître comme le processus plus « humain » et plus « qualitatif » que promettait la ministre, il se révèle à l’épreuve du réel avant tout dans son opacité, et ses limites.

« Les lycéens ont le sentiment qu’il s’agit d’une loterie, et ils ont raison, estime le professeur Frédéric Sawicki. Dans les filières en tension, par exemple en science politique à Paris-I, hiérarchiser 6 500 dossiers pour 65 places, en devant aller jusqu’à quatre chiffres après la virgule pour réussir à les départager, cela n’a aucun sens, forcément vous êtes injuste. » Une injustice, réelle ou ressentie, face à la froideur des listes d’attente, qui réclamera sans doute plus qu’un « exercice de pédagogie » du ministère.
https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/05/28/parcoursup-pourquoi-un-tel-choc_5305731_3232.html
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MessageSujet: Re: Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat   Lun 11 Juin 2018, 20:06

Bilan : ceci n'est pas un bug, mais une discrimination volontaire. Mais maintenant, ça se voit

Parcoursup : comment Paris évince les lycéens de banlieue
Par  Marie-Estelle Pech , le 11/06/2018
EXCLUSIF - En raison du système de sectorisation, Parcoursup exclut les lycéens de banlieue, y compris lorsqu'ils sont bons élèves.
C'est un phénomène qui touche essentiellement l'Île-de-France en raison de l'attractivité universitaire de Paris. À tort ou à raison, les filières et les professeurs y sont réputés, et de nombreux lycéens franciliens souhaitent s'y inscrire. D'autant que grâce aux transports en commun qui convergent tous vers la capitale, Paris est souvent plus proche que leur université de banlieue.
Le système précédent, APB, privilégiait déjà en toute discrétion les ...
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/06/10/01016-20180610ARTFIG00151-parcoursup-comment-paris-evince-les-lyceens-de-banlieue.php

voir aussi :

« Le rectorat, via son nouveau logiciel, favorise les bacheliers parisiens médiocres. »
Résultat: d’excellents élèves de banlieue sont aujourd’hui relégués dans les bas-fonds de la liste d’attente alors que des lycéens parisiens aux résultats moyens voire médiocres caracolent en tête des admis. «Les treize premiers admis ont des résultats corrects sans plus. Mais dès la 14e place, nous avons un élève parisien qui plafonne à 8 de moyenne générale. Malgré ses 17,5 de moyenne, un candidat du Val-de-Marne, lui, est relégué en attente à la 1 010e place!»
Des lycéens de «niveau faible voire très faible passent avant des candidats de banlieues limitrophes ayant 5 à 10 points de plus de moyenne générale !». Des jeunes qui habitent parfois à quinze minutes à pied de l’université Paris-Diderot. «Que répondre à leurs parents qui m’interpellent ?»

«Pendant des semaines, nous avons classé nos 3 061 candidats selon les notes de première et de terminale, avec une attention particulière pour les matières scientifiques mais aussi littéraires car, en chimie, il faut savoir rédiger. Tout a été remis en cause. Nous avons l’impression d’avoir travaillé vainement. Un simple tirage au sort aurait presque donné le même résultat!» Il juge ce système «absurde» : «Si ça ne bouge pas, 90 % de nos potentiels admis échoueront l’an prochain! Ils n’ont jamais eu la moyenne aux matières scientifiques!»
http://etudiant.lefigaro.fr/article/parcoursup-l-ire-des-profs-de-paris-diderot_57d4384c-6ccb-11e8-9dc3-e33fd227be33/

Moralité, dirait-on, chacun dans son département et les privilèges seront bien gardés. Le problème, c'est que pour des populations proches (2 millions habitants à Paris et 1,5 million en 92, 93 ou 94) il y a une seule université par département en banlieue proche (Nanterre, Saint-Denis, Créteil respectivement) et une bonne dizaine à Paris même - bien mieux desservi par les transports en commun. A quand la fusion des département et académies du Grand Paris ?
Un passe-droit individuel utilisé depuis longtemps (dès le lycée) par des familles assez aisées étant, si on n'habite pas Paris, d'y avoir une adresse (un studio, une boite à lettre, etc...)
C'est quoi, la devise républicaine, déjà ?
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Admission post-bac et autres bugs informatiques de l'Etat
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