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 Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !

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tonton christobal

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MessageSujet: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Dim 27 Aoû 2017, 18:17

Quinze années durant, Bernard Ravet s’est tu. Parce que son statut de principal de collège le lui imposait – le devoir de réserve du fonctionnaire. Parce que, dans les collèges de ZEP classés «  Violence  » qu’il dirigeait, les journées étaient rythmées par une alternance du grave et de l’urgent qui ne laissaient pas une seconde à l’introspection. Mais aussi pour ne pas craquer.

Aujourd’hui à la retraite, il s’est décidé à parler. À raconter sa vie, qui est celle de tout le personnel envoyé dans ces établissements ghetto. La violence. La montée du religieux. Les familles au mieux absentes, au pire fracassées. L’hypocrisie et le clientélisme des politiques. L’immense solitude des personnels de direction et des enseignants qui ressentent un profond sentiment d’abandon par leur hiérarchie.
Une vie qui tient de celle du commissaire de police, du directeur d’ONG pédagogique et, de plus en plus, face à la montée du religieux, d’imam de la république. Avec, pourtant, chevillée au corps, la conviction qu’il est encore possible d’agir pour que des élèves otages de leur environnement échappent à cette fatalité.



https://www.amazon.fr/Principal-coll%C3%A8ge-ou-imam-r%C3%A9publique/dp/2366583877
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Dim 27 Aoû 2017, 18:26

Bernard Ravet, ancien principal de Collège : "depuis 1905, l'école ne prend pas en compte le religieux"
09h11, le 25 août 2017, modifié à 09h30, le 25 août 2017

Voir la vidéo sur Dailymotion

Bernard Ravet, ancien principal de collèges de Marseille, est revenu vendredi sur Europe 1 sur son combat contre l'emprise de la religion à l'école : "il faut que l'Etat pose l'institution scolaire comme un élément pour construire la citoyenneté".

INTERVIEW
Pendant quinze ans, Bernard Ravet, ancien principal dans trois des collèges les plus difficiles d’Aix-Marseille, auteur de "Principal de collège ou imam de la République" (éditions Kero), a lutté contre l'entrée dans l'espace laïc qu'est l'école de la religion.

Vendredi sur Europe 1, il a rappelé combien pour lui il est important "de changer nos postures" face à ce sujet. "La République, c'est la séparation de l'église et de l'Etat. Mais aujourd'hui le religieux est tel qu'il faut que l'Etat pose l'institution scolaire comme un élément pour construire la citoyenneté", précise-t-il. "Depuis 1905, l'école ne prend pas en compte le religieux comme quelque chose contre quoi elle doit s'opposer et construire autrement."

"Une réalité qui est en train de monter". Pourtant, le religieux s'immisce de plus en plus dans l'enceinte des établissements. Dans son livre, Bernard Ravet explique ainsi avoir appris qu'un de ses surveillants jouait le rôle de prédicateur auprès des élèves. "Il diffuse des petits ouvrages en dehors de l'établissement qui prônent la charia. Et d'un seul coup, on ne comprend plus. Et les profs sont totalement désarçonnés quand un jeune garçon répond à une prof que c'est normal de couper la main d'un voleur. A partir de là, on est en 2004, et on se rend compte que c'est une réalité qui est en train de monter mais on ne sait pas faire", regrette-t-il. "Les seuls qui savent dans le système administratif sont les gens des Renseignements généraux. Ils savent depuis des mois pour le surveillant, mais ils n'ont rien dit. Ca se passe à Marseille, mais ça pourrait se passer dans le 93 ou dans la banlieue lilloise".

"Dans chaque gamin, une pépite". Pour autant, l'ancien principal se dit optimiste : "j'ai l'ultime conviction que dans chaque gamin il y a une pépite fabuleuse et que si c'est l'Education nationale qui la polit on peut faire des gamins brillants".

-----------------------------

et pendant ce temps là nos politicards jouent la carte du clientélisme et on s'inquiète des cathos qui sans doute commettent des attentats sanguinaires et mettent en péril l'unité nationale.

C'est qu'ils ont du discernement nos chefs !

http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-en-dehors-de-l-ecole-un-surveillant-diffusait-des-ouvrages-pronant-la-charia-temoigne-un-ancien-principal-de-college_2341731.html#xtor=AL-79-[article_video]-[connexe]
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Gérard

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Dim 27 Aoû 2017, 19:32

Amphis des Insoumis à Marseille, universites d'été, grandes concertations à Bordeaux, au Touquet... personne ne parle de la laicite évidemment

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Dim 27 Aoû 2017, 23:42

Trouville, Le Touquet, La Rochelle, Dunkerque, Bordeaux, La Baule, Marseille. Sans mer pas de réunions. Ni père. Ni Imam. Pas d'école non plus. Ni lieu de culte.C'est qu'ils ont du discernement nos chefs !
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Gérard

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Lun 28 Aoû 2017, 01:36

Sauf le PC qui prépare sa fête à Angers.

Le PCF déplore le « manque de respect » de la France insoumise
Réunis à Angers, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et pourfendent Jean-Luc Mélenchon.



La douceur angevine, c'est bien connu!

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Robin

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Lun 28 Aoû 2017, 04:24

Le débat va être cornélien au sein du Conseil Municipal. Avec ou contre J-L Mélenchon ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Lun 28 Aoû 2017, 05:10

Robin a écrit:
Le débat va être cornélien au sein du Conseil Municipal. Avec ou contre J-L Mélenchon ?

Le temps que les uns et les autres se donnent le compte pour des questions de pouvoir politicard national ou pour mettre en place les stratégies de haut vol qui facilitent le clientélisme et tondent les bourgeois en pavillons ils ne s'occupent pas des urgences de la ville.

On remarquera tout de même qu'en étant d'accord sur rien ou sur pas grand chose on trouve toujours le moyen de se ressouder pour se partager les prébendes...locales.

Ennemis mais pas trop il faut conserver les manettes de la ville !
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Lun 28 Aoû 2017, 05:46

Robin a écrit:
Le débat va être cornélien au sein du Conseil Municipal. Avec ou contre J-L Mélenchon ?
Ah bon! Pourquoi?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Mar 29 Aoû 2017, 17:38

Bernard Ravet, ancien chef d'établissement, décrit la réalité des collèges de Zep


Sous sa moustache blanche, Bernard Ravet sourit. Un sourire qui cache une inquiétude profonde : celle de la dérive que subissent les collèges en zone d'éducation prioritaire (Zep). En quarante ans de carrière (dont quinze ans en Zep), ce principal de collège a vu la situation se dégrader, année après année. Ce qui semblait acquis ne l'était plus. Son quotidien a changé. Que ce soit à Édouard-Manet, Versailles et Jean-Claude-Izzo, trois collèges parmi les plus difficile de Marseille, Bernard Ravet a dû se battre au quotidien pour continuer à éduquer "ses" jeunes, pour défendre les droits des filles, chaque jour plus contestés par les garçons, pour protéger les établissements qu'il dirigeait de l'influence d’un fait religieux de plus en plus prégnant. Un combat qu'il a mené souvent, trop souvent, seul. Alors, enfin libéré du droit de réserve par son départ en retraite, Bernard Ravet parle. Et a écrit un livre "Principal de collège ou imam de la République" (1). Plus jamais, on ne pourra dire que l'on ne savait pas.

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les collèges de Zep ?
Bernard Ravet : La première des difficultés est l'inégalité sociale. Si l'on compare un collège des quartiers Nord de Marseille à un autre des quartiers Sud, on est dans deux univers totalement différents. La mixité sociale est absente. Ce phénomène est aggravé par le fait que les collèges privés choisissent leurs élèves et ne sont pas sectorisés. Dans les quartiers défavorisés, certaines familles, y compris issues de l'immigration, bien conscientes que la réussite sociale passe par la réussite scolaire, mettent leurs enfants dans des établissements privés.

Dans votre livre vous évoquez la poussée de l'islam dans les collèges...
Bernard Ravet : Aujourd'hui, nous sommes en face de quartiers où les enfants s'entendent répéter qu'il faut préférer la loi de Dieu à celle des hommes. L'institution est totalement démunie. On se retrouve dans une situation comme avant 1905 où l'école devait affirmer sa laïcité. Pour moi, il ne s'agit pas de dénoncer la religion musulmane mais de savoir faire face quand le discours d'un certain islam le rend incompatible avec les valeurs de la République.

Quels sont les signes qui laissent apercevoir une poussée de l'islamisme au collège ?
Bernard Ravet : Le premier peut être de voir le nombre croissant de gamines arrivant avec un voile sur la tête qu'elles retirent avant de pénétrer dans l'établissement. C'est aussi, en période de ramadan, le nombre d'enfants qui ne mangent plus à la cantine. Et, d'une manière plus générale, tous ces enfants qui refusent de manger parce que la viande n'est pas abattue rituellement...

La suite est encore plus édifiante :
http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4592162/.html

Surtout ne rien dire gare aux procès ! Dormez bien braves gens !

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 00:19

Petit problème d'arithmétique....

Soit dans un lycée 60 élèves d'un même niveau, quelle est la meilleure façon de les répartir en 2 classes ?

Si vous pensez que c'est 30 et 30 vous avez tout faux car apparemment selon l'EN la réponse est:

- Une classe de 25 élèves sans aucun dédoublement
- Une classe de 35 élèves avec dédoublement 18-17 pour certaines matières

Sachant que les élèves de la classe de 25 seront toujours 25 et que les élèves de la classe de 35 seront effectivement 35 pour certains cours....
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 01:00

Dois je une fois de plus poser la question de savoir si nous ne sommes pas dans le fonctionnement permanent du "cul par dessus tête" ?

L'affaire semble s'institutionnaliser... il va falloir s'habituer à moins que l'on avise avec distribution générale de coups de pieds au cul pour remettre les idées en place.
Il faut bien préciser que l'éducation nationale a cultivé aux niveaux supérieurs de la structure quelques olibrius dont pâtissent des générations d'apprenants (c'est le nouveau mot pour désigner les élèves)

Les tronches molles sont aux manettes.
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 08:50

On peut aussi se dire que le contrôle de "la tronche" des enfants n'est pas du domaine de l'Education Nationale. Le contrôle du rôle des parents. L'école est là pour instruire, pas éduquer.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 09:57

Il y a longtemps que le ministère de e l'instruction publique est devenu ministère de l'éducation nationale

_________________
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 17:11

Si maintenant les "tronches molles" aux manettes de l'usine à gaz connue sous le nom d'éducation nationale sont les enfants tout s'explique... je pensais naïvement sans doute que les staffs ministériels étaient composés d'adultes.

Pour ce qui concerne les parents, chacun fait avec ses moyens.
Lorsque l'on connait les parents la manière dont "fonctionne" les enfants s'explique naturellement. Même dans le désordre il y a une logique.
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 17:28

En 1932, le gouvernement d'Édouard Herriot décide de rebaptiser l'instruction publique "éducation nationale". L'expression date de la fin du 18e siècle, où elle était employée par les partisans de la prise en main par l'État des affaires d'enseignement. Elle était réapparue dans les années 1910-1920 sous la plume des adversaires de la division du système éducatif en filières distinctes. Anatole de Monzie est le premier ministre à porter cette nouvelle titulature. Il explique dès sa prise de fonction qu'elle est synonyme d'égalité scolaire et de développement de la gratuité et que, en somme, qui dit "éducation nationale" dit "tronc commun".

Cette titulature sera remise en cause pendant les premiers mois du gouvernement de Vichy, où l'instruction publique fait sa réapparition, mais l'appellation "éducation nationale" sera rétablie dès le 23 février 1941. Elle avait d'ailleurs été conservée à Londres, puis à Alger, par les gouvernements du général De Gaulle.

Aucun changement n'intervient sous la IVe République, ni d'ailleurs sous les mandats du général De Gaulle et de Georges Pompidou. Valéry Giscard d'Estaing innove, en 1974, en privant l'éducation de son épithète de "nationale" et surtout en confiant tout ce qui relève de l'enseignement supérieur à un secrétariat d'état, puis à un ministère autonome. Initiative appelée d'ailleurs à un certain avenir puisqu'elle s'est maintenue presque sans interruption jusqu'en 1995, sous des appellations diverses ("universités" de 1974 à 1986, "enseignement supérieur" de 1986 à nos jours) et avec des statuts divers (secrétariat d'état de 1974 à 1978, de 1983 à 1986 et en 1995 dans le gouvernement d'Alain Juppé ; ministère délégué de 1986 à 1988 ; ministère de 1978 à 1981 et de 1993 à 1995).

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 19:39

si en plus on pouvait avoir la bio de Charlemagne qui a dit on (on l'a même chanté) inventé l'école pour mieux noyer le poisson...
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Jeu 05 Oct 2017, 20:21

Non. C'est juste pour dire que l'instruction publique est toujours de mise, malgré le changement de nom en éducation nationale..."éducation nationale" dit "tronc commun" à cette instruction. Voir la remarque de Gérard.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Ven 24 Nov 2017, 13:16

Il semble qu'une fois sorties de l'EN certaines langues se délient...

Citation :
"Supprimer les 15% de quartiers pourris", la solution de Luc Ferry à la crise de l'école
Par Hadrien Mathoux
Publié le 21/11/2017 à 09:18
---/---
La parole d'un ancien ministre de l'Education nationale sur l'école, cela compte. Invité de BFMTV ce lundi 20 novembre, Luc Ferry (ministre de 2002 à 2004, sous Jacques Chirac), très élogieux envers son successeur Jean-Michel Blanquer, a été interrogé par l'éditorialiste Éric Brunet, connu pour son sens particulier de la nuance. Celui-ci l'a notamment invité à juger les actions du nouveau ministre en se basant sur les classements éducatifs Pisa, un indice d'évaluation international dans lequel la France occupait en 2016 une piètre 26e place en sciences (19e en lecture, 26e en mathématiques).

L'occasion pour Luc Ferry de protester contre la trop grande attention donnée à ces classements : "Pisa n'évalue pas les systèmes éducatifs mais les performances des élèves. Or, les performances des élèves sont mille fois plus liées à ce qui se passe dans les familles qu'à ce qui se passe dans l'école". Et de livrer une anecdote censée illustrer les vrais problèmes de l'Education nationale française : "Je vais vous dire les choses très carrément, quand j'étais ministre c'était un peu difficile à dire... Mon directeur de l'évaluation est venu me voir [...], il m'a dit : 'Si on supprimait les 15% de quartiers pourris qu'il y a en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités et où on n'arrive pas à faire cours, et bien nous serions classés numéros 1 dans Pisa !'"

En voilà une solution miracle. "Le problème, ce n'est pas l'effondrement du système éducatif, nos profs sont globalement les meilleurs du monde, argumente Luc Ferry. Le problème, c'est ce qui se passe dans les familles". Mais attention, lorsque la journaliste Apolline de Malherbe lui demande si le problème n'est pas justement celui des "inégalités sociales", l'ex-ministre botte en touche : "Pas seulement les inégalités sociales mais le fait que vous avez en effet 15% d'établissements... Je vous mets vous, chère amie, dans un établissement un peu compliqué du 9-cube (comprendre la Seine-Saint-Denis, ndlr), eh bien vous ressortez en tutu dans le quart d'heure !". Sic.

Alors, que propose aujourd'hui celui qui fut responsable de l'école il y a quinze ans ? "On ne peut pas tout renvoyer à l'école. Il faut casser les barres, aider les parents à aider leurs enfants !", se contente de préconiser Luc Ferry.

Il y en a au moins un qui est convaincu par la démonstration de l'agrégé de philosophie : Éric Brunet, qui la trouve "stupéfiante, intéressante, passionnante". "Si on n'avait pas 15% de cas sociaux, en gros, on serait numéro 1 !", s'émerveille l'éditorialiste.
https://www.marianne.net/societe/video-crise-de-l-ecole-francaise-luc-ferry-propose-de-supprimer-les-quartiers-pourris
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Ven 24 Nov 2017, 16:36

Pas terribles les formulations : Casser des barres pour les 15% de cas sociaux, Pour supprimer les quartiers pourris.

À côté le retour du martinet du bonnet d'âne, Et des coups de règles sur les doigts, avant d'aller au coin, ne seraient qu'une bagatelle,...

Quand à la pose d'un numéro comme pisa-ller  cela devient   très très pesant.

Une trappe grande ouverte pour revenir aux pratiques d'un autre siècle. Fini l'uniformité proposée par Le Jules homonyme.

Les lois Jules Ferry étaient une série de lois sur l'école primaire votées en 1881-1882 sous la Troisième République, qui rendaient l'école gratuite (1881), l'instruction obligatoire et l'enseignement public laïque (1882).

Ne risque-t-on pas le renforcement du nombre De martyrs communautaires?
 
Un exemple, Celui de Créteil :
     
Les attentats de 2012 et de 2015 ont entraîné le départ de nombreux Français juifs, notamment dans les banlieues où s’exacerbent les tensions entre les communautés.

La Croix s’est rendue à Créteil, où ce contexte n’a pas affecté la démographie mais renforcé l’affirmation identitaire.

Avec ses 20 000 membres (plus d’un habitant sur cinq), la communauté juive de Créteil est la plus importante de la banlieue parisienne, devant Sarcelles. Cette grande ville située entre la Seine et la Marne, au sud-est de Paris, abrite une vingtaine de synagogues et oratoires, un important réseau d’écoles Ozar Hatorah, des commerces casher…

« Créteil reste un pôle d’attraction communautaire, assure Albert Elharrar, président du centre communautaire, créé par des juifs venus du Maghreb dans les années 1960. Nous vivons dans une ville multiconfessionnelle, devenue un exemple de la cohabitation entre les hommes. »

« Ici, dans les années 2000, c’était des restaurants casher ; il n’y en a plus que deux aujourd’hui, déplore Lévi, un rabbin loubavitch (courant très observant du judaïsme) de passage avec ses courses. Je suis né ici et je peux vous le dire : Créteil a beaucoup changé. »

"Les habitants musulmans « ne sont pas méchants, mais il faut s’habituer ».

Les agressions antisémites qui secouent régulièrement d’autres villes de la banlieue parisienne marquent les esprits. Créteil, elle aussi, a connu des faits de violence, comme la séquestration en 2014 d’un jeune couple juif, dans son appartement.

Dans les faits, les actes antisémites ont beau être en baisse de moitié depuis 2015, Rien n'y fait. Chacun se regarde comme des chiens de faïence.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Ven 24 Nov 2017, 21:12

NON surtout pas de stigmatisation !

Si maintenant on se met à classer les auteurs supposés des actes d'anti sémitisme ce n'est plus du jeu.

On va lutter contre l'anti sémitisme sans cherche à connaitre l'origine de ceux qui le pratiquent... facile pour les enquêteurs ! la super logique actuelle montre son intérêt lorsque l'on est dans la réalité et que l'on quitte le virtuel philosophico médiatique bien pensant.
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Ven 24 Nov 2017, 22:45

Il y a le constat de ségrégations géographiques des populations, selon les villes ou quartiers, qui augmente encore - inévitablement au détriment des élèves d'établissements le plus défavorisés.

Et en ce moment, il faut encore moins compter sur des miracles scolaires ou éducatifs, pour faire tout le travail :

Académie de Créteil : « l’école du professorat n’est plus en mesure de former les profs »
le Parisien, 23 novembre 2017
(exemple) "Claire, 29 ans, a eu son concours avant l’été et a été affectée dans une école du Val-de-Marne avec pour binôme, non pas une enseignante titulaire comme cela a été longtemps la règle, mais une autre stagiaire qui « a jeté l’éponge » au bout de trois semaines. « On m’a projetée dans une classe sans aucune formation pendant le mois de septembre, et celles que l’on reçoit ne servent à rien, c’est du saupoudrage ! », abonde la stagiaire."
http://www.leparisien.fr/bonneuil-sur-marne-94380/academie-de-creteil-l-ecole-du-professorat-n-est-plus-en-mesure-de-former-les-profs-23-11-2017-7411062.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Ven 24 Nov 2017, 23:33

Pourtant quelque soit le quartier, la commune ou le département les élèves disposent des mêmes livres... et des professeurs qui ont les mêmes diplômes.
Il est évident que lorsque dans des classes on fait de la discipline pendant 40 minutes pour une heure de cours le résultat peut sembler médiocres...

Entre ceux qui ne viennent pas aux cours et ceux qui les perturbent la situation se complique.
Comment se fait il que dans le privé on ne rencontre pas ces difficultés ? est ce de la faute des livres scolaires ? des enseignants qui sont meilleurs ? de la dimension des salles de cours ? de la position géographique de l'établissement ?

A moins que peut être on puisse envisager mais peut on le faire sans risque, une responsabilité des élèves et de leur famille.... mais je n'ai rien dit !

Je n'ose émettre l'idée qu'une reprise en main de la discipline pourrait être envisagée mais est ce bien raisonnable ? Il faudrait revenir sur tant de certitudes provenant de gens qui n'ont plus de contact avec les réalités mais dirigent l'éducation nationale.

NB peut être devrait on envisager la formation aux techniques de close combat des jeunes enseignants... une voie à explorer sans doute
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 00:55

Pour ce qui est de la langue parlée :
Souvenirs d'un collègue parti un an en Californie, avec sa famille et dont les enfants (niveau école primaire) ne parlaient pas un mot d'anglais. Autant dire que les petites étaient complètement larguées, lors des premiers jours en classe là-bas...
Mais un enfant, ça apprend vite. Dans ce cas précis, en immersion totale dans un milieu scolaire anglophone, elles firent très vite des progrès.
C'est bien plus compliqué dans le cas (en France) d'une classe massivement multilingue, sauf que (à la limite) seule la prof parle français langue maternelle.

Et puis, il n'y a pas que le fait de "parler français". En clair, combien de mots de vocabulaire ?
C'est là, selon certaines études, une source majeure d'inégalités : les enfants exposés à un environnement (familial ou autre) "culturellement" plus riche, où ils apprennent et comprennent des mots et notions abstraites notamment, en tout cas bien au-delà du vocabulaire de base, ont dès le départ un avantage scolaire.
(Je prends le mot culture à un sens bien plus vaste que théâtre et spectacles vivants)

Pour ce qui est des perturbateurs (en tout genre) de cours : sans être expert, il me semble y avoir plusieurs catégories.
Le fait de décrocher peut engendrer, outre absentéisme ou "gentil" cancre qui dort en classe, des vocations à perturber le cours, comme une façon de s'affirmer pour qui ce n'est pas possible par la réussite scolaire. Vu ainsi, la question est plus comment faire "raccrocher" ces élèves plutôt que de sanctionner. Les établissements privés ont la possibilité d'exclure, les publics aussi mais cela revient à changer l'élève d'établissement... public.
Les enfants qui ont des difficultés pour maintenir concentration et/ou attention, peuvent être difficiles à gérer. Là, cela relève aussi de la formation des maitres, en plus de leur talent ou expérience personnelle. Mais sur un plan purement biologique, tous les spécialistes disent qu'un temps de sommeil suffisant est indispensable chez les enfants. Télés, écrans et horaires tardifs s'y opposent malheureusement.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 06:01

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 07:32

Il serait bon que ceux qui s'expriment aient un contact direct avec ce qui se passe dans les établissements scolaires.

La chape de plomb est hermétique...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 07:54

Une chape de plomb pèse sur ce pays, l'un des plus pauvres, les plus isolés et les plus fermés du monde.

Bon heureusement ce n'est pas la France, Mais l'Erythrée.

Ouf!
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 08:24

Il n'y a pas de chape de plomb à l'éducation nationale ! Chaque fois qu'un drame se retrouve dans l'actualité il s'agit toujours d'une affaire surprenante survenant dans un établissement calme...

C'est la même soupe que l'on nous sert avec les quartiers tranquilles où tout le monde vit ensemble avec régulièrement des gentils flingués dans la rue qui étaient des innocents toutefois partout à fait inconnus des archives des pandores et des archers du roi.

Tout comme nos "ecraseurs" ne sont pas des terroristes mais des agités espiègles au ciboulo un peu perturbé...

Donc pas de chape de plomb en France... ailleurs peut être mais chez nous l'information est transparente.
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 08:39

Oui. Elle l'est. puisque des enquêtes sont mises en place à bon escient.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 08:51

à défaut de chape de plomb hermétique, il y a une liste officielle récente des "zones de sécurité prioritaire" (ZSP) - mais on pourrait dire ZIP (pour insécurité).
Saint-Ouen, cité (à 19:01, voir 1er lien)  par joseph1, cartonne par le nombre de quartiers ZIP...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_sécurité_prioritaire
Par rapport au titre du sujet : on ne peut pas mettre sur le dos du lycée tous les méfaits qui se déroulent à proximité. De même qu'un braquage est rarement la faute du commerçant.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 09:00

Il n'y aurait pas d'enquête à bon escient si la réalité des situations avait été bien évaluée et les trublions traités comme il le fallait mais ce n'est pas politiquement convenable.
La victime qui fait du camping sous une tente à oxygène à la suite d'une agression prévisible dans un site "craignos" doit être satisfaite de l'enquête à bon escient...

Mais comme on est dans le déni on préfère cacher la réalité lorsque le drame survient on fait comme d'habitude :
La surprise, le mauvais endroit, le mauvais moment, le risque zéro, marché blanche, plus jamais ça, petites fleurs et grosses bougies...

Peut être qu'en ne laissant pas les situations dériver (mais pas de stigmatisation) nous éviterions des ennuis... mais on est sauvé par l'enquête a postériori faite à bon escient et on cachera l'identité de l'auteur de l'infraction pour la bonne information du peuple.
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 09:05

Pas de Fontenay dans les ZSP parmi les 3 "vagues" listées.


Dont acte.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 18:17

En toute logique on se demande pour pourquoi dans une ville calme comme Fontenay les maires demandent des renforts de police et poussent des cris d'orfraie lorsqu'ils estiment qu'ils n'ont pas le nombre de policiers qu'ils souhaitent...

Il est vrai que d'un coté on nous vend Fontenay ville tranquille et de l'autre la lecture des "faits divers" semble donner une vision différente de la situation.

Encore un mystère local, sans doute une intox journalistique.
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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 25 Nov 2017, 21:17

tonton christobal a écrit:
En toute logique on se demande pour pourquoi dans une ville calme comme Fontenay les maires demandent des renforts de police et poussent des cris d'orfraie lorsqu'ils estiment qu'ils n'ont pas le nombre de policiers qu'ils souhaitent...

Avec les 83 (=15+49+19) zones ZSP (P pour "prioritaires") c'est en effet un problème partout ailleurs, si ce n'est plus prioritaire en termes de renfort des effectifs de police ou gendarmerie.
Sachant que parmi les libertés il y a la liberté de circulation, comment a-t-on tracé des limites aux ZSP ?
Et puis, sur quels critères ont-elles été définies ? Un problème analogue aux zones de pauvreté (c'est dit autrement) de la politique de la ville, où certains quartiers passent "sous le radar".
Encore une illustration des effets (pervers) de seuil, quand on veut rentrer tout le monde dans deux cases pas plus. Car le monde n'est pas binaire, ce serait trop simple.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Mer 06 Déc 2017, 16:22

Le niveau des écoliers en lecture baisse encore, la France tombe à la 34e place d'un classement de 50 pays
Résultats médiocres pour les écoliers français : la dernière enquête Pirls qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays les place à la 34e place en compréhension de lecture. Seuls, la France et les Pays-Bas régressent en quinze ans.


La dernière enquête Pirls (Progress in International Reading Literacy Study), réalisée en 2016 dans 50 pays et dévoilée mardi 5 décembre, montre les très faibles performances en lecture des élèves français scolarisés en CM1. La France est très loin derrière le peloton de tête emmené par la Russie, Singapour et Hong-Kong.
Il a été demandé aux élèves de ces 50 pays de lire 12 textes courts, soit des histoires, soit des articles, dont le vocabulaire était adapté à leur âge. Les chercheurs n'ont pas uniquement observé si les élèves savaient lire ces textes, mais aussi s'ils savaient les comprendre, les interpréter... Le résultat est très médiocre pour les écoliers français.  
La France, seul pays avec les Pays-Bas à régresser en quinze ans
Les écoliers français se classent 34e sur 50 en compréhension en lecture, avec 511 points. Ils sauvent tout juste l'honneur, en dépassant de peu le dernier pays européen, la Belgique francophone (497 points). L'étude Pirls existe depuis 2001, et en quinze ans, avec les Pays-Bas, la France est le seul pays qui a régressé dans ce classement.
"Ce ne sont pas des résultats dignes de notre pays", a commenté le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer lors d'une conférence de presse. "Notre pays devrait être dans les tout premiers en Europe. Il l'a été ; il va le redevenir", a ajouté le ministre. Jean-Michel Blanquer s'est dit inquiet de ce classement : "Nous ne pouvons pas accepter ces chiffres, car derrière la froideur de ces chiffres, il y a des trajectoires humaines, il y a des inégalités sociales, il y a en réalité l'échec des plus modestes, car la difficulté à lire et à écrire à l'entrée au collège signifie le décrochage scolaire et, in fine, le chômage des jeunes. On ne peut donc pas s'y résoudre", a-t-il martelé.


La suite est édifiante... mais nous avons des résultats record au bac... on se demande comment...

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/etude-mondiale-sur-la-lecture-la-france-est-34e-sur-50-seul-pays-avec-les-pays-bas-a-regresser-en-15-ans_2498933.html#xtor=EPR-51-[le-niveau-des-ecoliers-en-lecture-continue-de-baisser-la-france-tombe-a-la-34e-place-d-un-classement-de-50-pays_2499551]-20171205-[bouton]
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Ven 16 Fév 2018, 13:21

2018

Citation :
Sur France 2, Jean-Michel Blanquer emporte l’adhésion

LE MONDE | 16.02.2018 à 00h47 | Par Violaine Morin

C’était pour le moins attendu : après avoir occupé l’espace médiatique toute la semaine – avec la remise du rapport Villani sur les mathématiques et la réforme du bac – Jean-Michel Blanquer a confirmé jeudi 15 février au soir sur France 2 sa longueur d’avance dans l’opinion. Le ministre de l’éducation nationale était l’invité de « L’Emission politique », deux heures de direct habituellement réservées aux cadors de la classe politique. En fin d’émission, un sondage auprès des téléspectateur le donnait « convaincant » à 71 %, le meilleur score de la saison, devant de nombreux invités reçus avant lui sur France 2, comme Edouard Philippe (52 %) ou Marine Le Pen (49 %). M. Blanquer était le deuxième membre du gouvernement invité dans l’émission, après le Premier ministre.

Le format de l’émission est pensé pour confronter l’invité à plusieurs interlocuteurs (politiques, acteurs de la société civile, simples citoyens). Jean-Michel Blanquer a démontré sa maîtrise des dossiers face à des invités modérément offensifs. Le seul moment de véritable confrontation s’est joué lors du débat avec le député La France insoumise (LFI) Alexis Corbière, qui a longuement attaqué le ministre sur son passé à la Direction générale de l’enseignement scolaire. M. Blanquer, qui a occupé ce poste sous Nicolas Sarkozy, y avait appliqué une politique de suppressions de postes.

Alexis Corbière s’est également fait l’écho du mécontentement enseignant dans les établissements « difficiles » où le turnover de professeurs est important et les absents rarement remplacés, prenant l’exemple de sa circonscription en Seine-Saint-Denis. « Vous avez la religion des moyens », a répliqué le ministre, qui a dit préférer une « approche qualitative » plutôt que « quantitative » au problème de l’absentéisme enseignant. Il a également tenu à réaffirmer son ambition de « miser sur le primaire » avec la mesure phare de son début de mandat, les CP dédoublés de 12 élèves en REP +.

Sur d’autres dossiers, M. Blanquer s’est refusé à répondre aux inquiétudes de ses interlocuteurs : il n’a pas réellement levé l’ambiguïté sur les futures « doublettes » de spécialité au lycée, qui font craindre des disparités d’offre entre les établissements. Sur la mise en place concrète de l’interdiction du téléphone portable à l’école, il a de nouveau avancé l’idée d’installer des « casiers » dans les établissements, une idée qui ne convainc pas sur le terrain pour des raisons évidentes de coût logistique.

Interrogé sur les salaires des enseignants, Jean-Michel Blanquer a qualifié d’« insuffisant » le pouvoir d’achat des professeurs aujourd’hui. « On doit travailler pour que cela change dans les conditions budgétaires qui sont celles de la France », a-t-il ajouté, avançant une mesure déjà promise par Emmanuel Macron, « 3 000 euros de prime » par an l’année prochaine pour les enseignants en éducation prioritaire.

Quant à ses espoirs de rester rue de Grenelle, un poste où les ministres restent rarement plus de deux ans, M. Blanquer a déclaré qu’il espérait y passer les 5 années du mandat présidentiel. « Si vous me demandez jusqu’où j’irai, j’irai jusqu’au ministère de l’Éducation nationale. C’est une ambition suffisamment grande en soi, il y énormément de choses à faire, il faut du temps pour faire avancer les choses », a-t-il ajouté.
http://abonnes.lemonde.fr/gouvernement-philippe/article/2018/02/16/sur-france-2-jean-michel-blanquer-emporte-l-adhesion_5257679_5129180.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cette éducation nationale que ne veulent pas voir les polticards !   Sam 17 Fév 2018, 17:39

Et maintenant, la formation des maîtres
Par Jean-Paul Brighelli / Jeudi 15 février 2018 à 11:016

Blanquer a pesé les propositions du rapport Mathiot sur le bac et les programmes de lycée, évoquées ici-même, et les a bien repensées : ce que le magicien sort de son chapeau en cette mi-février parvient même à satisfaire les grincheux éternels du Café pédagogique, cette noble institution qui depuis des années promeut l’art délicat de ne rien faire sous prétexte d’aider les élèves à construire leurs propres savoirs… Pendant ce temps, le rapport Villani sur l’enseignement des maths cite amplement le GRIP, dont j’ai déjà maintes fois parlé, et ses expériences in situ, dont le profit est si manifeste que l’on a peine à comprendre qu’elles ne soient pas généralisées. « Idéologie ! » clame ce même nid de pédagos, qui pourtant s’y connaît en pensée creuse. Comment ? Demain vos enfants feront des maths au lieu de retrouver par eux-mêmes les douze premières propositions d’Euclide, comme les petits Blaise Pascal qu’ils sont ? Un scandale !

Enfin, le Conseil Supérieur des Programmes a un an pour écrire de nouveaux programmes. Tâche immense, étant entendu qu’il n’y a pas grand-chose à conserver des programmes Najat / Lussault. Mme Ayada saura sans doute s’entourer de personnalités compétentes — ça nous changerait.

Reste au ministre à se pencher sur le chantier en friche de la formation des maîtres, qui est un scandale public — malheureusement, pas assez public : vous ne savez pas sous quelles fourches caudines sont obligés de passer les apprentis-profs aujourd’hui. Vous ne savez pas que ceux qui sont tentés d’apprendre quelque chose à vos enfants se font rabrouer très fort par les sergents-recruteurs des ESPE (Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education), avec menaces quotidiennes de ne pas être titularisés. Vous ignorez que leurs émissaires, soigneusement triés, « tuteurs » mis en place pour qu’ils pensent courbe, exigent des « séquences pédagogiques » d’un formalisme sidérant, au mépris des réalités de la classe et de l’envie de transmettre de bien des néo-titulaires… Une amie agrégée qui réclamait l’accès à la classe exceptionnelle (grade réservé aux enseignants en fin de carrière), après trente ans de bons et loyaux services, se l’est vu refuser car son enseignement, ont expliqué doctement les décisionnaires, est trop « transmissif et élitiste ». Tel que. Dans « transmissif », entendez « transgressif ». Quant à « élitiste », ma foi, c’est parce qu’elle a tendance à penser qu’elle est là pour amener chaque élève au plus haut de ses capacités. Et puis elle est membre d’un syndicat « habituellement classé à droite », comme dit le Monde, ce grand pourfendeur du blanquérisme et du bon sens réunis.

Comment sont recrutés les enseignants de vos enfants, en collège ou en lycée ? Ils passent des concours (le CAPES, par exemple — mais les agrégés sont à peine mieux lotis) où la part disciplinaire s’est réduite considérablement, et où la part « didactique » a gonflé comme la grenouille de la fable. En clair, on demande à des gens qui souvent n’ont jamais enseigné d’imaginer une « séance » (on ne dit pas « cours », chez ces gens généralement incapables d’en faire un — on jargonne dans la novlangue du pédagogisme) face à des élèves fictifs — et on juge en 30 mn de leur capacité à faire parler dans le vide au lieu de transmettre quoi que ce soit de précis. Et cet exercice imbécile compte pour un bon tiers de la note finale. Bref, les pédagos flinguent dès le concours tout ce qui leur paraît rétif à leurs lubies.

Parce que c’est sur cette base qu’on les jugera, tout au long d’une année de stage où ils ont la responsabilité entière de deux classes, mais sous la férule d’un « tuteur » soigneusement choisi dans une longue liste d’incapables (« l’Ignorance, c’est la force » disent Orwell et les ESPE) qui leur interdit pratiquement de transmettre une vraie culture — y compris grammaticale : « Je t’interdis d’évoquer le passé simple, sauf à la troisième personne du présent » ; « Je t’interdis de parler de Complément d’Objet Direct — dis « prédicat » » ; « Je t’interdis de dire aux élèves quoi que ce soit qui ne sorte pas d’eux — leur sentiment sur les textes, le leur, est la seule chose qui compte, pas des informations biographico-savantes ou techniciennes ! »

Vous avez des doutes ? Jetez donc un œil sur ce qu’un IPR de Lettres d’Aix-Marseille impose sous le titre ronflant de « lecture analytique au collège et au lycée » — en fait, une « explication de texte ». Pensez que cette enfilade de consignes est un PowerPoint exploité devant des stagiaires de Lettres ahuris, qui croyaient avoir passé le CAPES pour enseigner la littérature. Que nenni : il faut « mettre en activité les élèves » (et les mettre même « au centre de l’activité ») ; préparer l’explication par une « écriture d’invention » (je suggère ardemment à Blanquer d’effacer ce monstre pédagogique de l’Epreuve Anticipée de Français) ; solliciter les « réactions subjectives des élèves » (ah, je préfère ne pas penser à celles qu’ils auraient devant le sonnet en –x- de Mallarmé, si personne ne les guide) ; éviter comme la peste la lecture « biographique » — d’ailleurs, autant ne rien dire sur l’auteur, les textes sont hors sol —, et ce qui sort de ce fatras doit être le « reflet de ce qui a été effectivement fait en classe avec les élèves » : on peut oser « la distribution de temps en temps d’un polycopié de synthèse rédigé par le professeur, à la condition qu’il ne restitue que ce qui a été effectivement fait avec la classe. » Et rien d’autre ? « Qu’as-tu appris à l’école, mon enfant ? » « Rien, maman — on a tissé des banalités pendant deux heures, et imaginé le tweet de Cécile de Volanges, après sa nuit avec Valmont (lettre XCVII des Liaisons dangereuses) sur le fil #Balance ton porc ».

Allons chiche, cher Monsieur Guerpillon, venez donc entendre ce que je ferais d’un tel texte — moi à qui on a refusé jadis d’être « tuteur » pour cause de non-conformité à la doxa. Venez dans votre ancien lycée voir ce qu’est réellement une explication de texte — où des élèves prennent des notes et apprennent quelque chose. Parce que d’eux, il ne sort rien a priori — rien que des poncifs et des banalités. Prétendre le contraire est une hérésie pédagogique. Les enseignants sont là pour transmettre — et si c’est verticalement, tant pis ou tant mieux.

Soyons sérieux. Il faut aux enseignants une très solide maîtrise disciplinaire (ce devrait être le souci essentiel du cursus Licence, et on en est très loin) et quelques enseignements théâtraux pratiques — parce qu’un cours (pas une « séance », abruti !) est une représentation. Je me fierais davantage à l’Actor’s Studio pour former les maîtres qu’aux enseignants de « didactique du français » des ESPE.
Savoir jouer, et maîtriser le storytelling, comme disent les spécialistes du marketing politique. Savoir raconter des histoires. C’est l’essentiel — qu’on enseigne l’Histoire-Géographie, le Français ou les Maths.

Blanquer ne sait pas où piocher les 50 000 postes que Macon lui a demandé de supprimer ? Ma foi, qu’il renvoie tous ces dingues de didactique à leurs chères études, et qu’il laisse les néo-profs être formés par leurs pairs, dans une atmosphère de compagnonnage. Mais des pairs qui connaissent le métier — et pas seulement les pré-requis des cinglés du pédagogisme.

Notez que ce n’est pas si facile. La loi Peillon de « refondation » de l’Ecole a cadenassé au mieux le système — c’est un vieux truc trotskyste —, installant à des postes clés, et difficilement délogeables, tout ce que l’Ecole a fait pousser de mauvaises herbes. Il faut les arracher. Je sais bien que les ESPE sont désormais arc-boutés sur les universités, et que les facs sont autonomes. Très bien : laissons-les gérer ces spécialistes du vide, qui leur ont sucré des milliers de postes disciplinaires afin de gonfler leurs effectifs des didactichiens. Et nommons comme « tuteurs » des enseignants qui maîtrisent leur discipline — et non les toutous du pédagogisme.

Oui, il est urgent de réformer le recrutement et la formation des maîtres — afin qu’à la question évoquée plus haut, « Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui ? », les enfants sachent, chaque soir, répondre quelque chose de précis et de merveilleux. Parce que je revendique très fort, pour moi-même et pur mes collègues, la devise qui fut jadis celle d’Apollinaire : « J’émerveille ».
________________________________________

PS. Le Figaro, curieusement, semble s’étonner de la cote de Blanquer dans l’opinion. « Un ministre populaire car jugé compétent », titre-t-il. C’est que le peuple est moins stupide que ce que croient les journalistes. Il n‘a pas besoin que l’on vienne à la télé se livrer à des contorsions ou pousser la chansonnette, que l’on adopte un labrador ou que l’on éructe sur des tréteaux. Il est sidérant, le peuple : il demande de la compétence. Bon nombre de ministres devraient y penser. Quand on y pense, Blanquer doit en agacer quelques-uns, au gouvernement.
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