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 Des lézards, des virus et des femmes

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Basilics

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MessageSujet: Des lézards, des virus et des femmes   Lun 27 Nov 2017, 08:08

Le placenta du lézard Mabuya
La présence d’une poche protectrice et nourricière pour les embryons ailleurs que chez les mammifères est exceptionnelle.
N. Herzberg
Un laboratoire de l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif, 94) publie dans la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) un article consacré à un lézard colombien : le mabuya.
C’est un lézard pas comme les autres, non par sa taille modeste (6 à 12 cm) ou ses membres courts, sa couleur terne (gris, marron, ocre…) ou son alimentation (mollusques, insectes et crustacés). Non, la véritable originalité du mabuya tient à son mode de reproduction. Il est vivipare. Avant leur naissance, la mère porte les (2 à 9) petits environ neuf mois et les nourrit par l’intermédiaire d’un placenta.

Un placenta chez les reptiles ?? On savait que l’ornithorynque pondait des œufs, une exception chez les mammifères. A l’inverse, la présence d’une poche protectrice et nourricière pour les embryons est exceptionnelle ailleurs que chez les mammifères. Quelques poissons, reptiles ou amphibiens appartiennent à ce club fermé. Mais de là à disposer d’un véritable placenta…
Or il s’agit bien de cela chez le mabuya. Le laboratoire de T. Heidmann (CNRS), à l’IGR, a analysé la structure et l’expression du génome dans le tissu placentaire. En collaboration avec l’université de Santander (Colombie), il a ainsi pu mettre en évidence tout à la fois la source et la nature des gènes mis en jeu. Et toutes deux ressemblent à s’y méprendre à celles rencontrées chez les mammifères, et donc les humains.

Agents infectieux
Il y a quelque 30 millions d’années, un rétrovirus aurait infecté l’ancêtre commun d’une série de lézards. Ces agents infectieux ont la particularité d’intégrer le génome de leurs hôtes pour s’exprimer ensuite dans leurs cellules. Au passage, ils laissent des traces, précieuses pour les scientifiques. Chez les mabuyas, ces nouveaux gènes, des syncytines, auraient permis la fusion des cellules et ainsi le développement d’une nappe cellulaire géante formant l’interface materno-fœtale, comme observée chez la femme.
L’événement aurait eu lieu il y a 25 millions d’années. L’infection similaire chez les mammifères serait, elle, survenue il y a environ 150 millions d’années.
La séparation des deux groupes remonte à 300 millions d’années. Un exemple de convergence évolutive : deux événements indépendants aboutissant au même résultat.

Les chercheurs ont identifié le récepteur qui permet aux syncytines de produire leur effet. Une copie conforme de celui présent chez les mammifères, connu pour permettre également l’invasion et la migration cellulaires. « Le placenta est un corps étranger qui envahit le tissu maternel pendant une période donnée. Une sorte de tumeur contrôlée » explique T. Heidmann. Le placenta, ses caractéristiques, l’histoire de son apparition, chez nous et ailleurs…
http://lemonde.fr/sciences/article/2017/11/26/l-etonnant-placenta-du-lezard-mabuya_5220547_1650684.html
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Basilics

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MessageSujet: Re: Des lézards, des virus et des femmes   Lun 27 Nov 2017, 09:07

Ovipare ou ovovivipare ?

La plupart des reptiles sont ovipares mais certaines espèces sont ovovivipares... mais quelle est la différence ?
Ovipare = La femelle pond des oeufs (avec coquille) dont les embryons se développent durant l'incubation.
Ovovivipare = La femelle donne naissance à des petits complètement formés qui se sont développés dans des oeufs (sans coquille) à l'intérieur d'elle.

Chez les squamates (lézards et serpents) il y a des espèces qui sont ovovivipares comme par exemple: les scinques à langue bleue, le lézard vivipare, l'orvet, le caméléon de Jackson, les couleuvres rayées, les couleuvres d'eau, les boas, la plupart des viperidae (vipères et crotales), etc.
Toutes les espèces de tortues et de crocodiliens sont ovipares.
http://www.inforeptiles.com/ovipare-ou-ovovivipare/
(mais ça, c'était avant ...)
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MessageSujet: Re: Des lézards, des virus et des femmes   Mer 17 Oct 2018, 02:06

Un observateur attentif avait conclu que l'être humain "l'homme est le seul animal qui prend sur son temps de sommeil pour se reproduire"
http://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-32099.php
Mais seuls à rêver, pas sûr

Les sommeils paradoxaux des lézards

Il y a deux ans, une équipe de l'institut Max Planck de Francfort avait montré que le sommeil du dragon barbu -(Pogona vitticeps) était découpé en deux sortes d'activités cérébrales qui alternaient toutes les 80 secondes. Cette observation suggérait que, même séparés par des centaines de millions d'années d'évolution, le sommeil des oiseaux, des mammifères et des reptiles aurait conservé un sommeil divisé en deux phases distinctes.
Des chercheurs français confirment cette observation, mais montrent que chez les lézards eux-mêmes cette double nature du sommeil peut présenter des formes diverses. Dans Plos Biology du 11 octobre, Anthony Herrel (MNHN), Pierre-Hervé Luppi (Centre de recherche en neurosciences de Lyon) et leurs collègues analysent également l'activité cérébrale du tégu argentin (Salvator merianae) quand il dort. Lui aussi présente deux types de sommeils, mais celui qui pourrait correspondre au sommeil paradoxal humain, le plus associé aux rêves, est bien différent : ses yeux bougent lentement, et son activité cérébrale ne ressemble pas à celle de l'éveil, comme c'est le cas chez l'homme. Les chercheurs se gardent bien de conclure que le tégu rêve
(le Monde, 16.10.2018)
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MessageSujet: Re: Des lézards, des virus et des femmes   Jeu 29 Nov 2018, 06:53

Alfortville : la femme qui murmurait à l’oreille des lézards
Agnès Vives | 27 novembre 2018

Françoise Serre-Collet, herpétologue, chargée de médiation scientifique au Muséum national d’histoire naturelle, vient de sortir un très beau livre-photo sur les lézards.
Dans son enfance, on l’avait surnommée, la « garnoulle », grenouille en ch’ti. Elle pouvait passer des heures à les observer et leur faire des bisous. Non pas pour trouver le prince charmant mais parce que ces bestioles la « fascinaient ». Depuis, reptiles, lézards, salamandres font aussi partie de ses amours. Ces animaux qui font parfois peur, Françoise Serre-Collet en a même fait sa spécialité. Chaque jour, cette herpétologue desplus reconnues quitte son domicile d’Alfortville (Val-de-Marne), direction le Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

C’est dans cet antre empli d’histoire et de poussière, une seconde maison, — son père exerçait en minéralogie —, qu’elle s’applique à mieux faire connaître toutes ces espèces protégées. A combattre aussi les idées reçues. Et cette chargée de médiation scientifique n’arrête pas. Ce mercredi, elle intervient à la Maison Paris nature* pour une conférence sur l’Alyte accoucheur, un crapaud aux yeux d’or qu’on trouve à Paris. Photos à l’appui.

Magnifiques clichés naturalistes
« C’est un outil essentiel pour transmettre les connaissances, considère l’experte, qui a fondé le service pédagogie à la Ménagerie du Muséum. L’homme est un animal visuel. »
Elle vient d’ailleurs de publier aux éditions Quae, « Dans la peau des lézards de France ». Ce travail titanesque réunit des milliers d’heures de travail à observer et à photographier les lézards sous toutes leurs formes, à travers tout l’hexagone et outre-mer. Comment ils se déplacent, se reproduisent, se nourrissent… Comme elle a pu le faire sur les serpents auparavant.
Avec ses magnifiques clichés naturalistes, Françoise Serre-Collet atteint son lecteur, vulgarise son savoir, sans l’épuiser de textes. Un bon moyen aussi de tordre le cou à « toutes les bêtises » qui circulent. « Le serpent par exemple, dans la représentation judéo-chrétienne, symbolise le diable et a fait perdre le paradis originel, rappelle-t-elle. Mais il a une biologie fascinante. »

Elle passe ses nuits à observer les salamandres
Et la passionnée raconte comment les œufs sont collés parce que les embryons communiquent entre eux en utilisant les battements de leur cœur. Ainsi, ils grandissent tous en même temps pour se protéger à la naissance des prédateurs. Saisissant. D’où le prochain ouvrage, à paraître le 28 février, intitulé « 50 idées fausses sur les serpents ».
A chaque publication, de grands noms, croisés au fil de sa carrière, apposent une préface. C’est cette fois le paléontologue Yves Coppens, qui applaudit « un superbe livre écrit avec l’écaille de la vocation », ou encore l’ancien herpétologue Alain Bougrain Dubourg précédemment. Son prochain travail ? Les salamandres. Elle passe ses nuits en ce moment, à observer la saison des amours. Elle devrait pour ce nouveau livre, demander à Nicolas Hulot, rencontré lors d’un Ushuaia au Costa Rica, d’écrire sa préface.

Jamais un reptile ou un amphibien chez elle
Car au même titre que l’ancien ministre, l’herpétologue sensibilise à travers ses livres-photos à la « protection de la nature ». « Il n’y a pas l’être humain en haut de la pyramide, qui a droit de vie et de mort sur les autres espèces. Les serpents, les lézards, les grenouilles, ont tous un rôle à jouer. Même s’ils ne sont pas utiles à l’homme. »
Et de se battre aussi contre les apprentis sorciers, qui jouent avec la génétique. « Aux Etats-Unis, ils ont fabriqué des pythons blancs et noirs pour la sortie de Star Wars (NDLR : comme les soldats de l’Empire) », s’étrangle la scientifique, en colère. Ou encore contre « cette nouvelle mode des terrariophiles de masse » qui font des serpents des nouveaux animaux de compagnie. « C’est de la maltraitance animale », condamne l’experte, qui à 56 ans, n’a jamais eu de reptile ni d’amphibien chez elle. C’est ça l’amour, le vrai, sans doute !
*A 14 h 30, pavillon 2 au Parc Floral. Gratuit. Renseignement : maisonparisnature@paris.fr

« Dans la peau des lézards de France », éditions Quae. 26 €. 143 pages.

Son terrain de jeu : L’Île-de-France
Françoise Serre-Collet est capable de parcourir des kilomètres, franchir des frontières, des océans pour observer reptiles et amphibiens. Cet été, l’herpétologue s’est rendue en Nouvelle-Calédonie. Mais son terrain de jeu de prédilection reste l’Ile-de-France. « La région est très riche. On trouve la moitié des espèces, souligne-t-elle. Il y a beaucoup de forêts, des cours d’eau. » Alors, fonction de la météo, la spécialiste part en exploration et mène les inventaires.
Sur les 13 espèces françaises de reptiles, sept sont visibles en région parisienne, telles que les vipères aspic et péliade, les couleuvres verte et jaune, vipérine, la couleuvre d’Esculape… Quant aux lézards, sur les 21 espèces françaises, on en retrouve cinq, (lézards de souches, à deux raies, des murailles, vivipare et l’orvet fragile). Ce dernier d’ailleurs, est souvent chassé car on le confond avec un serpent. Côté grenouilles, 12 espèces sur 27 sont visibles dans la région et six types de salamandres sur 13.
Mais la scientifique constate sur le terrain « le recul des populations partout en France. Il y a des coins où je ne vais plus. Avec la fragmentation des habitats, l’urbanisation qui avance, la pollution, les populations diminuent. » Conséquence : toutes ces espèces finissent par se concentrer sur un même espace. De quoi donner l’impression, fausse, qu’elles sont plus nombreuses.

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/alfortville-elle-a-voue-sa-vie-aux-lezards-et-aux-reptiles-27-11-2018-7955226.php
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MessageSujet: Re: Des lézards, des virus et des femmes   Aujourd'hui à 06:37

Comment le gecko arrive à courir sur l’eau
Certains lézards peuvent traverser des mares en courant grâce à une technique jusqu’ici inconnue.
Par Nathaniel Herzberg Publié le 08 décembre

Zoologie. Les geckos fascinent depuis longtemps les chercheurs. Quel que soit le terrain, qu’il pleuve ou qu’il vente, ils avancent. Sur le sol, ils cavalent à une vitesse impressionnante. Une paroi verticale, un plafond ? Les ventouses placées sous leurs pattes entrent en jeu. Deux branches d’arbres distantes ? Ils sautent, planent parfois, tels des écureuils volants. Un étang à traverser ? Ils nagent, avec aisance et rapidité. Et même mieux que ça.

Dans le règne animal, marcher sur l’eau ne relève pas du miracle. Un petit millier d’espèces en sont réputées capables, avec deux techniques bien distinctes. D’un côté, les punaises d’eau et autres insectes profitent de leur poids ultraléger et de la tension de surface du liquide pour marcher délicatement. De l’autre, de grands oiseaux aquatiques (grèbes, huards) tirent parti de la puissance de leurs pattes pour frapper l’eau, produire des bulles et créer une force ascendante qui leur permet de courir avant de décoller. Dans ce second club figure également le basilic, un grand lézard (50 cm) originaire d’Amérique centrale. « Mais entre ces deux groupes, les légers et les puissants, la théorie disait qu’il était impossible à un animal de tenir sur l’eau. Eh bien, la théorie était fausse » explique Jasmine Nirody.

Le secret de notre gecko de quelques centimètres ? Il marie les techniques. Comme le basilic, il agite ses quatre membres pour se projeter vers le haut, dans un mouvement de trot frénétique. « Mais l’analyse des forces montrait que ce n’était pas suffisant. Nous avons donc regardé s’il pouvait aussi profiter de la tension de surface », explique la biophysicienne. Pour cela, les scientifiques se sont contentés d’ajouter du savon dans la bassine d’eau, réduisant du même coup la résistance du liquide. Sans aucune conséquence pour le basilic, l’opération a laissé H. platyurus impuissant.

Frapper violemment l’eau de ses quatre membres tout en s’appuyant dessus grâce à une peau particulièrement hydrophobe. Ne manquait qu’un ingrédient à la recette. Les scientifiques l’ont découvert en observant la queue. « Elle ondule à la manière d’un crocodile, ce qui ajoute à la propulsion », décrit Jasmine Nirody. Avec ce délicieux cocktail, le lézard, déjà bon nageur, court sur l’eau presque aussi vite que sur le sol. « Mais pas longtemps, car c’est très fatigant », précise la scientifique.
Heureux d’avoir mis en évidence une nouvelle façon de se mouvoir sur l’eau, les biophysiciens rêvent désormais d’applications. Dans leur article, ils imaginent un robot amphibien, rapide et stable, capable d’assister les secouristes sur tous les terrains.

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/12/08/comment-le-gecko-arrive-a-courir-sur-l-eau_5394630_1650684.html
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