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 Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale

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a.nonymous



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MessageSujet: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Mer 06 Déc 2017, 14:17

Deuxième icône en deux jours.....

La nécro qui dormait dans les fichiers du Monde....


Citation :
Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale

En près de soixante ans de carrière, Johnny Hallyday, mort à 74 ans, aura abordé presque tous les genres musicaux et séduit quatre générations de Français.

Le Monde | 06.12.2017 à 02h56 • Mis à jour le 06.12.2017 à 02h58 | Par Véronique Mortaigne et Sylvain Siclier

Johnny est mort, le peuple est triste. Avec lui, c’est une part d’histoire française qui se fragmente. Chanteur, homme de spectacle, il avait entretenu chez chacun de ses fans l’illusion de posséder en soi une part de jeunesse indestructible, résistante aux années, aux soucis d’argent, aux maladies et aux divorces. Emblème de la jeunesse en quête d’indépendance au début des années 1960, régulièrement raillé par les défenseurs du bon goût et tout aussi régulièrement redécouvert par l’intelligentsia, Johnny Hallyday avait fini par devenir un monument national.

Johnny Hallyday aimait manger, des steaks, des choucroutes, des navarins de veau, à n’importe quelle heure, quand il avait faim. Il buvait en conséquence. Il fréquentait les salles de sport avec une assiduité hors du commun. Cabossé, boxeur flambant, Johnny Hallyday fut sans cesse à la recherche de son existence. Effaçant continuellement les limites de sa personnalité, il porta les illusions de splendeur et les paradis perdus d’une France populaire qui avait appris de lui une sorte de philosophie de « l’envers et contre tout ».

Il fut aimé des baby-boomeurs des années 1960, très vite il fut adoré par leurs parents réconciliés avec les turbulences des yéyés, puis par leurs enfants fredonnant Marie, et enfin par leurs petits-enfants adorant hurler La Musique que j’aime. En concert, ce sont donc quatre générations de Français qui reprenaient en chœur, les mains croisées au-dessus de la tête, signe ultime du ralliement, l’implacable conclusion de Gabrielle : « Dix ans de chaîne sans voir le jour, c’était ma peine forçat de l’amour/J’ai refusé, mourir d’amour enchaîné ». C’était un code de résistance à l’ennemi numéro un : l’ennui, qui pouvait priver Johnny de son envie de vivre quand il n’était pas en scène.
---/---
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/12/06/johnny-hallyday-de-l-idole-yeye-a-l-icone-nationale_5225171_3382.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Mer 06 Déc 2017, 15:55

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matmut

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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Jeu 07 Déc 2017, 05:39

Je fus un fande la première heure de Jonnhy mais j'avoue que tout ce rantanplan sur sa mort m'agace un peu.Peut on rendre un hommage national à un exilé fiscal? Cela me perturbe.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Jeu 07 Déc 2017, 06:04

+1 restent des chansons dont l'interprétation fut remarquable et d'une grande sincérité.
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joseph1



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Date d'inscription : 09/09/2014

MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Jeu 07 Déc 2017, 21:42

Les derniers évènements sont pleins d'enseignements concernant le fonctionnement du système médiatique qui transforme un évènement mineur - la mort d'un chanteur- en délire national.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Ven 08 Déc 2017, 01:09

joseph1 a écrit:
Les derniers évènements sont pleins d'enseignements concernant le fonctionnement du système médiatique qui  transforme un évènement mineur  - la mort d'un chanteur- en délire national.


A lire sur le site de Rue89 la reprise de la chronique d'Arrêt Sur Images...

Extrait...

Citation :
Trump parle (c'est un moment historique), les chaînes d'info moulinent du Hallyday

Par Daniel Schneidermann
Publié le 07 décembre 2017
---/---
quand arrivent 19 heures. C'est l'heure où Trump doit annoncer en direct la reconnaissance par les Etats-Unis de Jerusalem comme capitale d'Israël. Savoir si cette nouvelle mettra ou non le feu au Proche Orient est hors de notre compétence. Mais c'est tout simplement un moment de télé, et un moment d'Histoire. Un rédacteur en chef d'info continue normalement constitué ne peut pas rater ce moment de direct.

C'est physique. On se prépare donc à écrire qu'à 19 heures, après une journée de folie, la planète a repris ses droits pour dix minutes. Eh bien non. Alors que Trump parle, Ruth Elkrief et tous les autres (CNews, LCI) continuent imperturbablement à mouliner du Hallyday. Dans leur bulle.

Sourds au monde, comme une secte. Toutes communications avec l'extérieur coupées. Ne pas déranger. C'est un moment de flottement, légèrement irréel. Leur arrivera ce qui doit leur arriver.
https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20171207.OBS8887/trump-parle-c-est-un-moment-historique-les-chaines-d-info-moulinent-du-hallyday.html
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Ven 08 Déc 2017, 03:44

Je crois bien que 'France 24' était à peu près à l'heure, pour commenter le discours de Trump, mais il s'agit justement d'une chaine d'information internationale, et puis "en France, la chaîne est visible depuis le 23 septembre 2014 sur la TNT mais uniquement dans la région Île-de-France et en français, récupérant la fréquence laissée vacante par NRJ Paris." (canal 33)
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Robin

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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Ven 08 Déc 2017, 04:02

C'est vrai qu'en plus il était domicilié fiscal à Gsaadt en suisse !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Mar 12 Déc 2017, 07:24

Citation :
La "dernière provocation finkielkrautienne" : réac, mais pas raciste

Par Daniel Schneidermann
Publié le 11 décembre 2017 à 10h12

Il n'allait tout de même pas laisser passer les obsèques de Johnny ! La dernière provocation finkielkrautienne tintamarrise les réseaux sociaux. "Le petit peuple blanc est descendu dans la rue. Les non-souchiens brillaient par leur absence".

La cause est entendue : une nouvelle éruption du racisme de Finkielkraut contre les "non-souchiens" (entendez, les non blancs). Prononcées dans une émission de la radio juive Radio J, animée par Elisabeth Lévy, ces phrases buzzent immédiatement.

Une nouvelle tirade raciste ? Suggérée par le passif de l'intéressé (se souvenir de "l'équipe de France black black black"), cette lecture rapide est tentante. Mais outre que ces phrases sont factuellement exactes (c'est bien une foule blanche, qui se massait samedi sur le chemin du cercueil blanc), ce n'est pas si simple.

D'abord, Finkielkraut s'appuie sur un texte de La Bruyère qui, dans son exceptionnelle clairvoyance, avait sans doute prévu les obsèques de Johnny, et protesté par anticipation contre le concert de la Madeleine.

Puis, sans transition pour l'auditeur, toujours lisant, déchiffrant plutôt, il passe à son propre texte :


"Le petit peuple des petits blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux, et il était seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence. Le divertissement, autrement dit, prend presque toute la place, mais il ne fait plus lien. Il ne remplit plus la fonction sociale que lui reconnaissait Proust. Il y a mauvaise musique et mauvaise musique. Le rock hexagonal et le rock planétaire. Ce qui transporte les vieux, et ce qui fédère les jeunes. Ce qui fait le bonheur de la périphérie, et ce que plébiscitent les banlieues. La Frande déculturée est une France fragmentée".


"Il y a mauvaise musique et mauvaise musique" : sa misanthropie, sa rockophobie, Finkielkraut l'exerce aussi bien contre les "souchiens" que contre les "non-souchiens". Le fond de sa laborieuse démonstration est celui-ci : aussi détestables l'un que l'autre, rap noir et rock blanc ne parviennent plus à l'universalité jadis atteinte par... Par qui, d'ailleurs ? Faut-il remonter à Lully, pour rester au Grand Siècle ? Mais écoutait-on Lully, dans les églises des campagnes ?

Bref, Finkielkraut est aussi bien rockophobe que rapophobe. La petite provocation attrape-buzz (adressée, pour les initiés, aux Indigènes de la République) n'est qu'accessoire dans la démonstration. Réac oui, c'est sa marque de fabrique et sa gloire. Raciste, sur ce coup-là, non.
---/---


Dernière édition par a.nonymous le Mar 12 Déc 2017, 07:26, édité 1 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Mort de Johnny Hallyday, de l’idole yéyé à l’icône nationale   Mar 12 Déc 2017, 07:25

Citation :
---/---
Mais le plus intéressant est ce qui suit. "Pourquoi Johnny ça marche pas, dans nos banlieues ?" demande Elisabeth Lévy à son maître. Et l'Académicien, après avoir tourné autour du pot, en convient : "Pourquoi cela ne marche-t-il pas dans les banlieues ? Je n'en sais rien".

C'est vrai, après tout : pourquoi donc les sous-cultivés des banlieues rechignent-ils à consommer cette sous-culture-là ? Faut-il s'abaisser à établir des distinctions entre toutes ces criailleries bruyantes (et pourquoi pas, alors, s'abaisser à se rendre sur Internet pour en parler) ? Il faudrait, pour tenter de comprendre, revenir aux sources : au blues, à Elvis, au rock blanc, aux hommages, aux captations, aux détournements, il faudrait plonger à mains nues dans les sous-cultures. On est aux limites extrêmes de la pensée finkielkrautienne.

Daniel Schneidermann
Journaliste
https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20171211.OBS9054/la-derniere-provocation-finkielkrautienne-reac-mais-pas-raciste.html
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