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 Les élections européennes en 2019

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Libellule

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MessageSujet: Les élections européennes en 2019   Jeu 21 Déc - 8:12

Selon un sondage IFOP pour Le Figaro concernant les prochaines élections européennes de 2019, seuls 12% des Français font le choix des LR. Derrière un score très faible, ne peut-on pas voir se profiler la question des blocs, entre pro-européens et eurosceptiques ? En effet, au regard des chiffres données, le total des partis pro-européens (EELV-PS-LREM-AGIR-UDI) atteint 41.5%, et 43.5% pour les eurosceptiques (Extrême gauche - PC- FI - DLF - FN - les Patriotes - UPR), laissant ainsi l'incertitude actuelle des LR sur cette question devenir juge de paix de la "bascule" du pays dans un camp ou dans l'autre.

En quoi cette question peut-elle ainsi devenir centrale pour les LR, et permettre au parti d'apparaître comme plus important que son score de 12% ne le laisse l'entendre aujourd'hui ?

Il est permis de se demander si l’élection européenne de 2019, au lieu de faire de LR un sorte de « parti charnière » faiseur de rois, ne le conduira pas surtout à avoir à gérer d’importantes tensions internes.

Vous avez raison de voir se dessiner deux blocs sensiblement d’égale valeur, divisés non sur l’Europe, entre « pro » et « antieuropéens », comme on l’écrit trop souvent, mais entre les partisans d’un renforcement de cette structure particulière qu’est l’Union européenne et ceux qui s’en défient – avec d’ailleurs une prime en intention de votes aux seconds si l’on en juge par ce sondage. Mais, comme vous le notez, et c’est un élément important, il y a quatre listes favorables à l’Union, mais sept « eurosceptiques "

La question est centrale pour LR parce que la ligne de partage existe en son sein : on y trouve en effet des partisans de cette « Europe des nations » chère au Général de Gaulle comme les héritiers des « cabris » eurolâtres que ce dernier dénonçait avec humour.

Il faudra pourtant tenter d’exister entre, d’une part, un Emmanuel Macron qui surfe sur sa dynamique présidentielle et sa volonté d’accélérer la « construction européenne », et, d’autre part, un Front National devenu à droite la référence en matière d’opposition à l’Union européenne.

Or, pour l’instant, LR n’arrive qu’en quatrième position des intentions de vote, faisant moins de la moitié du score attendu de LREM, et se plaçant non seulement derrière le FN mais aussi derrière la France insoumise…

Dans quelle mesure Laurent Wauquiez pourrait être en mesure de capitaliser sur son ambiguïté actuelle sur la question européenne ?

On connaît la formule selon laquelle on se sort de l’ambiguïté qu’à son détriment… Elle serait sans doute exacte si Laurent Wauquiez choisissait de rallier l’une des deux options, celle du FN ou celle de LREM. On le sait, on préfère toujours l’original à la copie.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/lr-bonne-nouvelle-qui-pourrait-bien-se-cacher-derriere-mauvaise-dans-sondages-europeennes-2019-3258416.html
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Libellule

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Ven 12 Jan - 2:18

Réforme Macron
Le gouvernement souhaite réformer le mode de scrutin des européennes de 2019. Il compte mettre fin à la répartition du scrutin en 8 circonscriptions pour retourner à une seule liste nationale.

Cette réforme électorale est inscrite dans un projet de loi présenté en Conseil des ministres le 3 janvier 2018. Il devrait ensuite être voté par le Parlement.

En attendant, voici l'organisation théorique des européennes de 2019 si les règles n'étaient pas modifiées.

Organisation des élections
Nombre de tours
Les élections européennes ont lieu au suffrage universel direct à un tour. Il n'y aura donc pas de deuxième tour, contrairement aux élections présidentielles, aux municipales, ou aux régionales.

Proportionnelle
Les candidats seront élus selon les règles de la proportionnelle à la plus forte moyenne.

Circonscriptions
Les français sont appelés à voter pour élire leurs députés au Parlement européen.

En 2014, les candidats étaient répartis entre 8 grandes régions de France : Ile-de-France et français de l'étranger (15 sièges), Nord-ouest (10 sièges), Est (9 sièges), Ouest (9 sièges), Sud-Ouest (10 sièges), Centre (5 sièges), Sud-Est (13 sièges) et Outre-Mer (3 sièges). Ce système de répartition ne devrait normalement pas être conservé en 2019.

Répartition des sièges
Les sièges sont habituellement répartis entre les listes réunissant plus de 5 % des suffrages exprimés dans leurs régions respectives. Mais sur ce point aussi, les règles électorales devraient être modifiées en 2019.

Mandat des députés
Les députés sont élus au Parlement européen pour un mandat de 5 ans. Voir aussi combien gagne un député européen.

Comment voter
Conditions de vote
Pour pouvoir voter aux européennes, il faut être inscrit sur les listes électorales de votre commune. Voir ainsi les formalités à suivre pour s'inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir voter.
Pourront voter aux européennes les citoyens français mais également les ressortissants d'un pays membre de l'UE qui résident en France. En revanche, les étrangers habitant en France mais qui ne sont pas ressortissants d'un pays de l'UE ne pourront pas voter.

Horaires des bureaux de vote
Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h. Dans certaines grandes villes (Paris, Marseille, Lyon...), les bureaux de vote fermeront à 20h.

Voter par procuration
Si vous ne pourrez pas vous rendre à votre bureau de vote le 25 mai vous pouvez toujours voter par procuration.

Vote blanc
Les européennes de mai 2014 étaient les premières élections françaises au cours desquelles le vote blanc était comptabilisé. Le vote blanc sera à nouveau comptabilisé en 2019
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Ven 12 Jan - 13:28

Mieux vaut un scrutin en 6 (six) circonscriptions : 10 millions habitants c'est déjà la taille d'un pays européen moyen, au passage. Six pays seulement au-dessus de 40 millions, rien entre 20 et 40 millions.
Nord-Ouest ; Île de France +(outre-mer +français de l'étranger) ; Grand Est ; pas de changement avec les euro-circonscriptions actuelles, et même compatibles avec les régions actuelles. Suivent :
Grand Ouest, Grand Sud-Ouest, Grand Sud-Est.

Et on se bat pour récupérer des postes de députés britanniques brexité(e)s ! Les électeurices et régions françaises, allemandes, italiennes, sont trop sous-représentées au Parlement européen.
Dans l'Europe des 6, il y avait 3 "grand" pays (Allemagne, France, Italie). U.K. parti, il reste les 3 mêmes plus Espagne, Pologne. Et un chapelet de pays de moins de 10 millions d'habitants (chacun) qui ont le pouvoir de tout bloquer. ça n'avance pas. Voilà aussi pourquoi les chefs d'Etat ne donneront jamais de vrais pouvoirs à un Parlement qui déforme autant la réalité électorale.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Ven 12 Jan - 13:46

L'Europe est bien éloignée des préocupations des électeurs locaux un scrutin régional pouvait gommer ce fait et relever l'intérêt des électeurs pour l'Europe.

Un scrutin national est bénéfique aux démagogues nationaux... cherchez à qui profite la réforme...

Pour défendre une affaire locale il n'est pas évident que des élus nationaux doctrinaires et à la botte du gouvernement vivant hors sol soient les mieux placés pour présenter le dossier.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 12 Fév - 17:19

Européennes, municipales : Macron et LRM se préparent aux scrutins intermédiaires
Les responsables du parti présidentiel ont approché les mouvements centristes dans la perspective de l’élection au Parlement de Strasbourg de mai 2019 (extraits de l’article sur ce sujet)
LE MONDE | 12.02.2018 à 06h43 | Par Bastien Bonnefous et Solenn de Royer

Il marche sur l’eau… jusqu’à quand ? Pour Emmanuel Macron, qui a conquis l’Elysée au nez et à la barbe de tous les partis, en bouleversant les vieux schémas politiques français, les élections intermédiaires auront une valeur de test. Un retour au réel en somme, comme pour ses prédécesseurs.
( ) « Macron n’échappe pas à toutes les lois de la vieille politique » : les scrutins intermédiaires sont délicats pour le pouvoir en place, rappelle Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès..

Au sommet de l’Etat, on s’est employé à relativiser le résultat des deux partielles récentes marquées par une très faible participation. « Localement, c’est souvent le réseau des militants et des sympathisants qui compte le plus. C’est cela qui a joué dans ces départements historiquement ancrés à droite », estime un proche du chef de l’Etat, mais ces deux élections « mettent l’accent sur le fait que LRM est un mouvement qui a impérativement besoin de construire son ancrage local en vue des prochains scrutins ».

E. Macron le sait. Et s’il dit se méfier des manœuvres d’appareils, ses équipes et lui préparent en réalité avec minutie les prochaines échéances, à commencer par les européennes de mai 2019. Ce scrutin sera en effet le premier grand test politique pour celui qui a gagné la présidentielle en portant un discours pro-européen plus fort que la plupart de ses concurrents.

http://lemonde.fr/politique/article/2018/02/12/europeennes-municipales-macron-et-lrm-se-preparent-aux-scrutins-intermediaires_5255312_823448.html
(à suivre…)
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 12 Fév - 17:19

(suite)
Les manœuvres ont déjà commencé
Depuis son élection, il a tenté d’entretenir cette flamme, lors de ses discours à Athènes le 7 septembre 2017, puis à la Sorbonne le 26 septembre. Le 17 avril, il s’exprimera devant le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg. Une première pour lui, alors que les députés européens viennent de lui infliger un revers en votant, le 7 février, contre la création de « listes transnationales » pour les élections de mai 2019, une idée que défendait ardemment M. Macron.

Pour le président, l’enjeu des européennes est double. D’un côté, il doit démontrer que son volontarisme peut se traduire dans les urnes. « Il veut prouver aux Français que son Europe de la Sorbonne est réalisable », explique l’Elysée. Une démonstration qui impose que LRM arrive en tête dans 16 mois. De l’autre, M. Macron veut profiter de ce scrutin pour poursuivre son entreprise de recomposition du paysage politique. « L’idée, c’est de dépasser encore les clivages traditionnels, en rassemblant tous les pro-européens. » affirme le député (LRM) du Val-d’Oise Aurélien Taché.

En plus du MoDem, allié de LRM depuis les législatives, M. Castaner a rencontré récemment Jean-Christophe Lagarde, le patron des centristes de l’UDI. Ces premiers échanges augurent-ils de la formation d’un « grand mouvement central », comme souhaité par le maire de Bordeaux Alain Juppé, capable de rallier, au centre droit, les opposants chez LR à la ligne dure de Laurent Wauquiez, et, au centre gauche, des radicaux ou des déçus du PS ?

« Macron doit réunir des gens issus de la droite classique pro-européenne, du centre, de la gauche sociale-démocrate et des écologistes », appuie Daniel Cohn-Bendit, qui échange régulièrement sur ces sujets avec le chef de l’Etat.
Le nom de l’ancien député européen a circulé chez LRM pour être candidat en mai 2019, mais D. Cohn-Bendit – qui a dîné avec M. Macron le 5 février – a décliné. « C’était assez tentant, mais je ne serai pas candidat, explique-t-il au Monde. J’ai déjà fait quatre mandats au Parlement européen, j’aurai 74 ans en 2019, il est temps de passer la main à une nouvelle génération. » M. Cohn-Bendit participera néanmoins au lancement, le 24 mars, de la « grande marche » de LRM pour l’Europe, avant les « consultations citoyennes » imaginées par l’exécutif.

A ce stade, seize pays de l’Union européenne (UE) ont accepté de sonder leurs ressortissants entre le printemps et l’hiver 2018. Des consultations destinées à « installer un vrai débat de fond sur l’Europe à l’échelle du continent », explique l’Elysée, mais aussi à nourrir la future campagne. Une démarche qui rappelle l’opération menée par En Marche ! avant la présidentielle pour établir un « diagnostic du pays » auprès des Français. Avec l’ambition qu’une victoire en mai 2019 serve de tremplin pour le macronisme à l’étape électorale suivante, les municipales qui auront là encore valeur de test, avant la présidentielle de 2022.

bref,
LReM, MoDem, UDI, radicaux du centre, écolos réalistes... et sociaux-démocrates européens ? un petit coté « cercle de la raison » social-libéral
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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév - 7:13

Basilics a écrit:
Voilà aussi pourquoi les chefs d'Etat ne donneront jamais de vrais pouvoirs à un Parlement qui déforme autant la réalité électorale.

Quelle franchise, et comment vous mettez en adéquation Démocratie et Union Européenne ?
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév - 8:44

Rappel de la phrase précédente :
Dans l'Europe des 6, il y avait 3 "grand" pays (Allemagne, France, Italie). U.K. parti, il reste les 3 mêmes plus Espagne, Pologne. Et un chapelet de (20) pays de moins de 10 millions d'habitants (chacun) qui ont le pouvoir de tout bloquer. ça n'avance pas.
J'aurais du écrire : Voilà aussi pourquoi les chefs d'Etat des grand pays européens ne donneront jamais de vrais pouvoirs à un Parlement qui déforme autant la réalité électorale.
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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév - 9:32

Ok pour la rectification.
Vos analyses semblent rejoindre celles du candidat de la France à la présidence de la BRED (Philippe de Fontaine Vive Curtaz) et du président de l'UPR (François Asselineau)
https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/02/13/europe-integree-le-stratageme-des-chaines-asselineau/
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 28 Fév - 10:36

Le Parlement européen actuel est une déformation de la réalité électorale du fait de la "proportionnelle dégressive" qui désavantage la représentation des grands pays et avantage fortement la représentation des (20) petits pays. Le dire n'est pas refuser une tel Parlement en soi, c'est vouloir la règle plus juste : "un homme ou une femme, une voix".
A vrai dire, la France a des circonscriptions fortement variables en population. Mais pas à ce point, loin de là. Et le Conseil constitutionnel a imposé (en France) la règle "pas plus de 20% d'écart à la moyenne" par circonscription d'un département.

Pour un pro-européen, certains sujets demandent une décision à l'échelle européennes. Il est même favorable à la souveraineté européenne, pour les négocier dans la même catégorie que les pays-continents (USA, Chine, Russie, Inde) et pas en poids léger. Les intérêts communs des pays européens existent, à cette échelle.
Encore faut-il que l'instance de décision soit légitimée par des élections représentatives (point ci-dessus) et efficace donc pas une simple juxtaposition d'élections nationales (les chefs d'Etat) ;
Sur ce dernier point, les européennes 2019 (et le retour aux listes nationales) s'annoncent malheureusement comme un débat franco-français pour ou contre le président, mais après ? Une fois de plus, on aura beaucoup promis aux français sans les informer qu'une décision à plusieurs en Europe ne se décide pas seul à Paris. Sans parler de la constitution de majorités au Parlement européen.
Les élections en circonscriptions régionales obligeaient à tenir compte de la diversité des provinces françaises, dans leur rapport à l'Europe. Le Salon de l'agriculture a lieu en ce moment : la PAC est une compétence européenne, qui va parler aux (et des) agriculteurs, électorat devenu minoritaire, avec des listes nationales faites à Paris ?


Dernière édition par Basilics le Mer 27 Juin - 4:24, édité 1 fois
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 4 Juin - 10:24

(un choc septique, c’est grave…)
Vue d'Europe : Dans un an, un nouveau choc eurosceptique ?
(26 mai 2018) À un an des élections européennes, Bruxelles se prépare à une vague eurosceptique. Avec pour conséquence probable la fin de la « grande coalition » qui a dominé la politique européenne depuis des décennies. Le choix du prochain président de la Commission s’annonce compliqué.

« Probablement, oui, il y aura plus d’eurosceptiques parmi les législateurs » après les élections de 2019, a reconnu mercredi le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui s’exprimait tout juste un an avant le renouvellement de l’assemblée et de la Commission européenne. Ce proche de Silvio Berlusconi, membre du « PPE », le puissant parti de centre-droit européen, vient de voir son pays subir un séisme politique sans précédent avec la formation d’une coalition entre le Mouvement 5 Étoiles et la Ligue.
L’Italie, pays fondateur de l’Union, est devenue un des pays les plus eurosceptiques, selon un sondage « Eurobaromètre », publié mercredi. Environ un tiers des sondés déclarent qu’ils n’ont « pas bénéficié » de l’Union européenne. Nos voisins du Sud ne sont pas les seuls à douter.

«Sortis de nulle part»
Les grands partis du centre droit et gauche, qui dominent la politique européenne depuis des décennies, se préparent à des revers l’année prochaine. La menace ne vient pas seulement de leurs adversaires traditionnels : libéraux et écologistes, mais aussi de partis « sortis de nulle part ». « On estime que 70 nouveaux partis présenteront des listes », assure une source parlementaire. Pour un total de moins de 750 députés au Parlement européen, après le Brexit.
Le PPE (centre-droit) espère rester le plus grand groupe, mais anticipe de lourdes pertes. De 219 députés actuellement, il pourrait descendre à 180 dans les projections les plus pessimistes.
Au PSE (socialistes) on s’attend à une déroute. De 179 députés actuellement, le second groupe politique pourrait tomber à moins de 140, selon diverses estimations.

Barnier, Altmaier, di Rupo...
Restent beaucoup de questions. Où se situeront par exemple les élus italiens du Mouvement 5 Étoiles qui avaient envisagé un temps de rejoindre les écologistes avant que ces derniers ne les repoussent ? Comment s’organisera la droite eurosceptique et identitaire, dont le groupe constitué par Marine Le Pen ne rassemble qu’une partie ? Le PPE pourra-t-il continuer à accueillir en son sein des fédéralistes, des tenants de la droite identitaire, comme le Hongrois Viktor Orban, et un parti comme LR dont le président, Laurent Wauquiez, conteste la libre circulation au sein de l’espace Schengen et défend le protectionnisme commercial ?

Les partis (européens) doivent déjà trancher la question centrale de cette élection : le choix de leur tête de liste, qui sera aussi leur candidat à la présidence de la Commission (l’Exécutif européen). Les jeux sont loin d’être faits. Côté PPE, on entend beaucoup parler de Michel Barnier, l’actuel négociateur du Brexit, mais aussi de l’Allemand Peter Altmaier. Les options sont moins nombreuses pour les socialistes depuis que leur « champion », Martin Schulz, a échoué face à Angela Merkel en Allemagne. « Elio di Rupo (ancien Premier ministre belge) ferait un excellent candidat », risque une figure du parti. À l’automne, chaque parti devrait y aller de son congrès pour désigner son candidat.

Le dilemme de Macron
Proposé par les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’UE, le prochain président de la Commission devra être élu par le Parlement. Il lui faudra donc une majorité, que la simple addition des voix du PPE et du PSE, cette « grande coalition » qui a dominé la politique européenne pendant des décennies et amené le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission, ne suffira pas à réunir. D’où la perspective de négociations de coalitions, à l’instar de ce que l’on a vu ces derniers mois en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Italie, pour désigner le futur patron de l’Exécutif.

Ce système dit des « Spitzenkandidaten » (candidats en tête de liste pour la présidence de la Commission), imposé par la CDU allemande suite aux élections de 2009, et désormais inscrit dans les statuts du PPE, pose un dilemme au président Macron. En théorie, si LREM remporte un succès, celui-ci pourrait se trouver en position de force. Mais, n’ayant pas pu empêcher que soit reconduit le système des Spitzenkandidaten, il devra se ranger dans un courant politique (probablement les Libéraux) pour peser sur la désignation du futur président de la Commission. Au risque de sortir du flou idéologique qui a permis son élection à la présidence de la République.

http://www.letelegramme.fr/monde/europeennes-dans-un-an-un-nouveau-choc-eurosceptique-26-05-2018-11970961.php
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 26 Juin - 21:56


"Reste la question posée par la France et les Pays-Bas : la simple allusion à un éventuel feu vert pour de nouvelles adhésions qui créerait une Europe à 29 membres ne risque-t-elle pas d’alimenter davantage le discours populiste ?"



Citation :
L’UE donne son accord, sous conditions, au lancement du processus d’adhésion de l’Albanie et de l’ex-République de Macédoine

Le Monde.fr avec AFP | 26.06.2018 à 22h55 • Mis à jour le 26.06.2018 à 22h57 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

La France a obtenu ce qu’elle voulait. Si l’Union européenne s’est engagée, mardi 26 juin à Luxembourg, à ouvrir un processus officiel d’adhésion de l’Albanie et de l’Arym (ex-République yougoslave de Macédoine), cela ne se fera pas avant les élections européennes de mai 2019. Et pas avant que les deux pays aient progressé dans leur lutte contre la criminalité et la corruption, ainsi que dans l’amélioration du fonctionnement de leurs systèmes judiciaires.

« Nous avons choisi une voie réaliste étant donné que les questions liées à l’élargissement sont délicates dans de nombreux pays » a affirmé Frans Timmermans, le premier vice-président de la Commission européenne. La décision officielle d’ouverture des négociations se fera sur la base d’une évaluation par la Commission et un entérinement, à la fin de 2019, par une conférence intergouvernementale qui devra se prononcer à l’unanimité des Vingt-Sept – le Royaume-Uni aura normalement quitté l’Union. C’est alors seulement que pourra être ouverte la négociation sur les 35 chapitres de « l’acquis communautaire », le corpus qui contient les droits et les obligations des Etats membres.

Pour Paris, en tout cas, il n’était pas question que ce sujet de l’élargissement, très controversé dans l’Hexagone, fasse perdre des points au président Emmanuel Macron. Les Pays-Bas, où l’opinion se montre également hostile à tout élargissement – notamment à la Turquie –, ont appuyé la position française. D’où le climat très tendu dans lequel s’est déroulée la réunion des ministres des affaires européennes et la « naissance difficile », selon la formule du ministre allemand Michaël Roth, d’un consensus. Le ministre luxembourgeois Jean Asselborn a joué les médiateurs pour éviter l’étalement de nouvelles divisions européennes et forcer une négociation de dix heures.

« Nous devons prendre nos responsabilités. Je considère que ce serait une faute politique de ne pas prendre une décision claire et nette aujourd’hui », avait déclaré M. Asselborn, soulignant qu’un signal négatif de l’Union risquait de compromettre le tout récent accord « historique » entre Skopje et Athènes. L’Arym, considérée comme la plus avancée dans la voie de l’adhésion, devra entériner par un référendum cet accord conclu à la mi-juin pour transformer le nom du pays en « République de Macédoine du Nord ». Le résultat de cette consultation demeure incertain, compte tenu de l’opposition du camp nationaliste. Or, si le gouvernement macédonien ne parvient pas à faire passer la révision constitutionnelle, « l’invitation de l’OTAN [sera] annulée et les négociations avec l’UE ne [bougeront] pas », a prévenu le premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Reste la question posée par la France et les Pays-Bas : la simple allusion à un éventuel feu vert pour de nouvelles adhésions qui créerait une Europe à 29 membres ne risque-t-elle pas d’alimenter davantage le discours populiste ? En France, en tout cas, la droite a jusqu’à présent été plutôt hostile à tout élargissement et tout le débat sur le travail détaché a montré que l’opinion publique n’a pas encore complètement digéré les élargissements de 2007 (Bulgarie et Roumanie) et surtout de 2004, quand dix pays (dont la Pologne et la Hongrie) ont intégré d’un seul coup l’ensemble communautaire. Ces vagues, mal préparées, ont, de l’avis de beaucoup, contribué à bien des difficultés que connaît aujourd’hui l’Union.

Paris résiste depuis plusieurs années déjà aux tentatives d’élargissement, considérant qu’à vingt-huit, l’Europe est déjà largement ingouvernable. M. Macron a, par ailleurs, réclamé une réforme de la Commission, suggérant que le nombre de ses commissaires (un par pays) devait être réduit. « Je ne défendrai un prochain élargissement que lorsqu’il y aura un approfondissement et une amélioration de notre Europe », avait affirmé le président en avril dernier, à Strasbourg. L’idée d’une réduction du nombre des commissaires a été reprise ensuite par la chancelière Merkel et figure même dans la déclaration de Meseberg, qui a conclu la réunion entre les dirigeants des deux pays, mardi 19 juin, en Allemagne.

« Nous devons reconnaître que l’Albanie et la Macédoine ont accompli des efforts énormes. J’appelle la France et les Pays-Bas à faire preuve de bonne volonté (…). La stabilité, la paix et la démocratie dans les Balkans occidentaux sont un enjeu crucial pour nous tous », avait, cependant, insisté le ministre allemand des affaires européennes avant la réunion de Luxembourg. Berlin, comme beaucoup d’autres capitales, plaide pour le processus d’adhésion qu’elle voit comme un facteur de stabilisation pour une région restée fragile après les guerres en ex-Yougoslavie, dans les années 1990. Une région soumise, par ailleurs, aux influences contradictoires de la Russie, des Etats du Golfe, de l’Arabie saoudite et de la Turquie.

Cette dernière ne devrait d’ailleurs pas tarder à se manifester : le président Recep Tayyip Erdogan, réélu dimanche, a confirmé, en février dernier, qu’il réclamait une « pleine adhésion » à l’Europe. Il ne verra sans doute pas d’un bon œil ce nouveau signal adressé aux Balkans alors que le processus d’adhésion de la Serbie et du Monténégro se poursuit – il a été ouvert en 2012 – et qu’une « perspective » est désormais offerte aux Albanais et aux Macédoniens, tandis que l’Europe propose, au mieux, un « partenariat » ou une « coopération » à son pays.
https://abonnes.lemonde.fr/international/article/2018/06/26/l-ue-donne-son-accord-sous-conditions-au-lancement-du-processus-d-adhesion-de-l-albanie-et-de-l-ex-republique-de-macedoine_5321673_3210.html
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin - 5:31

L'info en continu : deux titres (et un même sous-titre) présents pour cet article du Monde (cité par a.nonymous) à cette heure-ci, qui donnent des nuances d'éclairage un peu différentes :
(La 1ère en Une)
Citation :
UE : les négociations d’adhésion avec Tirana et Skopje reportées
Le processus ne sera pas lancé avant les élections européennes de mai 2019. Plusieurs conditions ont été posées aux deux candidats par Bruxelles.
Citation :
L’UE donne son accord, sous conditions, au lancement du processus d’adhésion de l’Albanie et de l’ex-République de Macédoine
Le Monde.fr avec AFP | 26.06.2018 à 22h55 • Mis à jour le 27.06.2018 à 05h37 |
Le processus ne sera pas lancé avant les élections européennes de mai 2019. Plusieurs conditions ont été posées aux deux candidats par Bruxelles.

Mais le contenu de cet article du Monde est un bon condensé de questions et opinions contradictoires sur l'élargissement :
. Stabiliser les jeunes démocraties de l’Est : autoriser la perspective d’adhésion
. Opinion publique contre l’élargissement, surtout à l'expérience des résultats de ceux de 2004 et 2007 .
. Ne pas déstabiliser l’UE : approfondir avant d’élargir, à 28 l’Europe est déjà "largement ingouvernable".
. Les règles de décision avantagent trop les petits pays : il faut réduire le nombre de commissaires ("grands" pays européens : commissaire permanent ?)

La position de la France de Macron parait cohérente, mais quel est l'avis de chacun des autres pays de l'Union ?
 (et aussi à mon avis : revoir la pondération des votes (au Conseil), et la représentation proportionnelle dégressive au Parlement européen : les petits pays sont surreprésentés)


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin - 5:41

En toute bonne logique étant constaté que l'Europe fonctionnait mal avec une multitude de pays n'ayant que peu de choses en commun, on continue dans une voie qui a prouvé sa nocivité... on va en ajouter de nouveaux.

On insutera les galeux populistes qui auront l'audace de n'être pas béats d'admiration devant une telle cascade de stupidité.

Lorsque la structure éclatera on trouvera logique d'affirmer que c'est parce que l'on n'a pas été assez loin et vite dans l'erreur.

Dommage que les statistiques criminelles caractérisant les truands par nationalité soient interdites nous pourrions alors mesurer l'apport important de la législation européenne en France...
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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin - 6:41

Sujet ouvert par Libellule. J'ai une pensée pour lui.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin - 11:59

Basilics a écrit:
---/---
Mais le contenu de cet article du Monde est un bon condensé de questions et opinions contradictoires sur l'élargissement :
. Stabiliser les jeunes démocraties de l’Est : autoriser la perspective d’adhésion
---/---


C'est là l'argument développé par les partisans de l'élargissement dont l'Allemagne...

Dans le même article du Monde:

Citation :
« Nous devons reconnaître que l’Albanie et la Macédoine ont accompli des efforts énormes. J’appelle la France et les Pays-Bas à faire preuve de bonne volonté (…). La stabilité, la paix et la démocratie dans les Balkans occidentaux sont un enjeu crucial pour nous tous », avait, cependant, insisté le ministre allemand des affaires européennes avant la réunion de Luxembourg. Berlin, comme beaucoup d’autres capitales, plaide pour le processus d’adhésion qu’elle voit comme un facteur de stabilisation pour une région restée fragile après les guerres en ex-Yougoslavie, dans les années 1990.

Sachant quand même que les derniers élargissements aux pays de l'Est qui ont eu lieu pour le même motif dans les années 2000 ont perturbé l'ensemble de l'Union...
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin - 12:08

Citation :
L’UE donne son accord, sous conditions, au lancement du processus d’adhésion de l’Albanie et de l’ex-République de Macédoine
Le processus ne sera pas lancé avant les élections européennes de mai 2019. Plusieurs conditions ont été posées aux deux candidats par Bruxelles.
(..)
Balkans : le processus d’adhésion de la Serbie et du Monténégro se poursuit – il a été ouvert en 2012 – et une « perspective » est désormais offerte aux Albanais et aux Macédoniens

Balkans (carte)


On voit que les pays candidats cités sont entre l'Italie (à l'ouest) la Grèce (au sud) et Roumanie + Bulgarie (à l'est). Donc géographiquement en Europe. La Slovénie et la Croatie ont déjà intégré l'UE.
Dans l'Histoire proche, c'est plus compliqué : ces pays (sauf Albanie) sont issus de la "balkanisation" de la Yougoslavie en 1991. Ce qui peut mettre plus de limites à leur volonté d'intégration européenne, qu'à leur volonté d'indépendance.

@ a.nonymous : Aider à stabiliser ces nouveaux pays, sans déstabiliser l'UE, c'est en quelque sorte le défi (ou l'objectif à atteindre, pour ne pas dire qu'on en est encore loin)
@ Gérard : avec une pensée pour Libellule, aussi.


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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin - 12:20

Tout le monde dit que cela a été une erreur de faire rentrer si rapidement les pays de l'est dans UE, mais rien n'y fait, on continu.
Et si cette absurdité n'en était pas une !
Si la logique cachée était que tous les pays de l'alliance militaire: OTAN; doivent faire partie de l'UE.
Les pays cités par Basilics font partie de l'OTAN.
https://www.nato.int/cps/fr/natohq/nato_countries.htm
Je parie même que si la Turquie sort de l'OTAN, comme par hasard son entrée dans l'UE ne sera plus à l'ordre du jour.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 16 Juil - 18:44

(Génération-s, Parti Socialiste, Mouvement Radical Social et Libéral, divers gauche, La République en Marche, Modem, UDI, AGIR)
Des élus locaux "des mouvements politiques pro-européens" se mobilisent :
Citation :
Union européenne des territoires : les élus locaux se mobilisent pour redonner son sens au projet européen
Face au développement des mouvements populistes et europhobes au sein de l’Union européenne, Sauvons l’Europe lance une campagne de mobilisation des élus locaux pour réaffirmer l’ancrage territorial du projet européen et de ses valeurs de progrès et de solidarité.
Cet appel, publié par Ouest-France dans son édition du 7 juillet 2018, est soutenu par des femmes et des hommes, progressistes, représentatifs de l’ensemble des mouvements politiques pro-européens (Génération-s, Parti Socialiste, Mouvement Radical Social et Libéral, divers gauche, La République en Marche, Modem, UDI, AGIR) et de tous les territoires (communes et départements ruraux, villes moyennes, grandes agglomérations).


"En 2019, les élections européennes seront, encore une fois, parasitées par des considérations de politique intérieure, éloignant toujours plus les citoyens d’un nécessaire débat sur l’avenir du projet européen et laissant le champ libre à tous les démagogues populistes et europhobes. Parce que les élus locaux, notamment municipaux, restent les élus les plus reconnus et écoutés par les Françaises et les Français, parce qu’ils sont conscients de l’importance concrète des actions de l’Union européenne au niveau de leur territoire, Sauvons l’Europe fait appel à ce réseau dense d’élus, au contact quotidien de nos concitoyens, pour revivifier le débat sur l’Europe et le recentrer sur ses véritables enjeux : quel modèle de société souhaitons-nous partager au sein de l’Union et comment y parvenir ?"

Notre territoire 100 % européen
"Partout en Europe, les discours populistes et europhobes se développent. Elus locaux, nous sommes convaincus que l’Europe ne survivra pas à l’échec de ses territoires à assurer, au quotidien et dans la proximité, les promesses de protection et d’émancipation du projet européen.
Le futur de l’Europe doit se construire au travers de solidarités entre ses territoires et pas seulement par des réformes institutionnelles. Il s’écrit à partir de toutes ses collectivités et non uniquement au travers de ses mégalopoles phares. Le partage des réussites et expertises locales dans la gestion au quotidien des grandes transitions que vivent nos concitoyens doit se développer.
Les collectivités d’Europe portent un équilibre entre identité et valeur qui renforce le projet européen et constitue un rempart protecteur des valeurs humanistes, démocratiques et sociales sur lesquelles s’est bâtie l’Europe depuis le 9 mai 1950. Elles sont au cœur de l’invention du vivre ensemble européen du nouveau siècle. Elles ont une responsabilité particulière en matière de transmission du projet et des idéaux européens aux nouvelles générations."

"Elu local, attaché à la construction d’une Europe de solidarité et de progrès, je m’engage à apporter mon soutien à toutes les initiatives prises au sein de ma collectivité qui permettront :
• D’assurer le partage régulier d’expérience et d’information sur les apports concrets de l’Union européenne au sein de mon territoire. Notamment, les projets cofinancés par l’Europe devraient faire l’objet d’un bilan annuel publié sur les outils de communication de ma collectivité.
• D’organiser des débats réguliers au sein de ma collectivité sur le futur de notre continent, en particulier le 9 mai, lors de la Journée de l’Europe. A l’occasion des élections européennes, des actions de communication devraient rappeler l’importance de ce scrutin et les modalités du vote.
• De donner, au sein de mon territoire, une dimension européenne au quotidien des nouvelles générations, notamment par le soutien aux programmes d’échange scolaires, universitaires et professionnels (Erasmus) au sein de l’Union.
• De soutenir celles et ceux qui luttent, en Europe et au-delà, au nom des valeurs européennes et contre tous les populismes ; d’accueillir les associations, nationales ou locales, qui œuvrent en faveur de la diffusion des principes européens ; de financer, quand elle existe, ou de contribuer à la création d’une Maison de l’Europe sur mon territoire.
• De promouvoir une réforme ambitieuse de l’affectation des fonds européens, s’appuyant sur les nouveaux outils numériques et faisant l’objet d’une réflexion citoyenne, démocratique et participative."
(liste de signataires, voir lien :
http://sauvonsleurope.eu/union-europeenne-des-territoires-les-elus-locaux-se-mobilisent-pour-redonner-son-sens-au-projet-europeen/
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 16 Juil - 19:18

Et concrètement quel est le programme ?
On continue sans rien changer sans doute...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 2:08

Dans le programme, il y a les fonds structurels européens, programmés par périodes de sept ans, qui impliquent Europe, régions et acteurs locaux.. D’ailleurs, un bilan actualisé Val-de-Marne (et Île-de-France) serait souhaitable

Programmation des fonds structurels européens : où en est-on ?
Les politiques et dispositifs européens s’inscrivent dans des programmations pluriannuelles de 7 ans, préparées par les institutions et Etats-membres. Pour la période 2014/2020, en matière de gestion des fonds structurels européens, il y a décentralisation partielle : en France, la gestion de ces fonds structurels relève à la fois de l’État et des régions. Un modèle mixte assez rare parmi les États membres de l’Union européenne, qui attribuent généralement la gestion de l’argent public européen à l’un ou à l’autre.

Depuis le mois d’avril 2013, le gouvernement français a décidé de déléguer la gestion du FEDER et du FEADER, précédemment gérés uniquement par l’État,  aux régions. Seuls les crédits du FSE resteront encore en gestion partagée entre les régions et l’État.
Avec cette nouvelle gouvernance, le Conseil régional d’Ile-de-France assurera donc la mise en œuvre des programmes de la politique de cohésion de l’Union européenne de la période 2014-2020. Le Conseil régional s’attèlera alors à corriger les difficultés structurelles rencontrées par l’économie francilienne et à actionner les ressorts d’un rebond économique partagé entre l’ensemble des territoires.
La préparation des programmes opérationnels des fonds européens pour 2014-2020 se poursuit à bon train et devrait être finalisée à l’automne 2014 à la fois aux niveaux européen, national et régional.
"Une vue d'ensemble récapitulative des processus passés, en cours et à venir est disponible ici." ( ?) (on attend la liste pour le 94 ou 93)

Le Programme Opérationnel Régional (POR) FEDER/FSE (incluant l'axe interrégional Seine) , ainsi que le  Programme de Développement Régional (PDR) FEADER, pour la période 2014-2020 en Île-de-France, seront mis à disposition du public sur le site du Conseil régional une fois que les maquettes seront validées de manière définitive par la Commission européenne.
https://www.valdemarne.fr/newsletters/europe-sur-marne/programmation-des-fonds-structurels-europeens-ou-en-est-on


Journée d’information sur les programmes européens 2014 - 2020
Le Conseil général du Val-de-Marne a organisé le vendredi 13 juin 2014 une journée d'information sur les nouveaux programmes européens pour la période 2014-2020.
Principaux programmes européens : les Fonds Structurels (FEDER, FSE, FEADER) mais aussi les Programmes d’Actions Communautaires (Erasmus +, L’Europe pour les Citoyens, Horizon 2020, Life).
https://www.valdemarne.fr/le-conseil-departemental/journee-dinformation-sur-les-programmes-europeens-2014-2020


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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 2:09

« les programmes des fonds européens 2014-2020, d'un montant de 27,5 milliards € pour la France. »

« En France, 7,7 milliards € iront aux PME, à l'innovation et au numérique à très haut débit; 9,8 mds à la transition énergétique; 7,7 mds à l'emploi, la formation-mobilité de la main-d’œuvre et l'apprentissage ainsi qu'à la lutte contre la pauvreté. »

Fonds européens: les régions planchent sur les projets
14 novembre 2014, 20h07
Quelque 500 représentants des administrations, collectivités et acteurs socio-économiques ont commencé à plancher, vendredi à Montpellier, sur les programmes des fonds européens 2014-2020, d'un montant de 27,5 milliards € pour la France. Un séminaire d'une journée s'est tenu sur ce thème dans la capitale languedocienne alors que, pour la première fois, les régions, et non plus l'Etat, vont piloter en grande partie l'usage de cette manne européenne. Une partie du Fonds social européen (FSE) et le Fonds pour la pêche (FEAMP) restent dans le giron de l'Etat.

Pour "absorber", selon l'expression consacrée, les fonds européens, des projets très précis qui se comptent par milliers pour chaque Etat, nécessitant souvent des mois de travail, doivent être élaborés, rappellent les spécialistes. Il est fréquent qu'une partie des fonds réservés aux Etats ne soit pas consommée, faute de projets précis élaborés à temps et conformes aux exigences communautaires. Pour la génération 2014-2020, les projets devront répondre à trois grands enjeux : la compétitivité de l'économie et de l'emploi, la transition énergétique et écologique et la gestion durable des ressources, l'égalité des territoires et l'égalité des chances.

En France, a précisé le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir, présent à Montpellier, 7,7 milliards € iront aux PME, à l'innovation et au numérique à très haut débit; 9,8 mds à la transition énergétique; 7,7 mds à l'emploi, la formation-mobilité de la main-d’œuvre et l'apprentissage ainsi qu'à la lutte contre la pauvreté. "Cinq régions ont déjà vu leurs programmes opérationnels validés par la Commission européenne: Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Auvergne, Franche-Comté, Rhône-Alpes", a-t-il précisé. En présence des présidents des régions Languedoc-Roussillon Damien Alary, et Aquitaine Alain Rousset, le secrétaire d'Etat a salué "la très forte mobilisation des régions pour la mise en œuvre des programmes européens". M. Alary a demandé à l'Etat "qu'on aille au plus vite" pour le transfert aux régions des fonctionnaires, peu nombreux, qui gèrent les fonds européens, car "les dossiers sont là".

http://www.leparisien.fr/montpellier-34000/fonds-europeens-les-regions-planchent-sur-les-projets-14-11-2014-4293699.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 6:31

Pour l'instant ma priorité est de savoir si l'Europe va perdurer sous sa forme actuelle... dans le cas contraire il conviendra d'aviser...
Le second axe de réflexion étant en tenant compte qu'en France le pouvoir central actuel fait une reprise en main de toutes les structures locales nous risquons une sérieuse remise en question des attributions propres à ces instances.
Dernier point et non le moindre : la foultitude de supposées autorités locales qui sortent de terre.
On ne sait trop à quoi elles correspondent, on ignore leurs attributions partagées ou non, pour ce qu'il en est de leur utilité c'est du flou non artistique.

Avant de disposer et de répartir ces fameux fonds européens il serait sans doute intéressant de se pencher sur ces trois dossiers.

NB lorsque les roitelets se seront distribué la manne en prélevant leur dîme et en ventilant les frais de fonctionnement divers, multiples et inutiles on ira aux résultats pour découvrir avec effroi ce qui reste pour effectivement mener des actions utiles et concrètes.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 8:08

Au delà des fonds structurels : une chose surprenante, est que la périodicité d'établissement des budgets européens (par période de sept ans) est déconnectée de la périodicité des élections au Parlement européen (tous les cinq ans). Ceci est une anomalie, dans le monde des assemblées parlementaires qui votent un budget.
C'est du moins ce que je comprends à la lecture de :

Citation :
Parlement européen : une mandature pour rien
Les nouveaux pouvoirs du Parlement de Strasbourg sont une illusion. La feuille de route de l'Union européenne est déjà établie par la précédente Commission. Commission et Parlement ne feront qu'exécuter ce programme.

Mais quel pouvoir auront le Parlement européen issu de ce scrutin et la prochaine Commission ? Celle-ci ne pourra qu’exécuter un programme sur lequel elle n’aura aucune prise : conçue par la Commission sortante, la «Stratégie 2020» a défini la feuille de route de l’Union européenne (UE) jusqu’à la fin du mandat de la prochaine Commission. Et pis encore, le budget, qui précise le financement des politiques communes (politique agricole, fonds structurels, programme européens de recherche, etc.) de l’UE est figé pour sept ans, jusqu’en 2020. Le Parlement européen élu en 2014 siégera jusqu’en 2019, et n’aura qu’à approuver les budgets annuels précisément chiffrés dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020 voté en novembre 2013 par le Parlement précédent. Une mandature pour rien !

La procédure budgétaire européenne est, en effet, inscrite depuis près de 20 ans dans ce cadre septennal. Cette périodicité, sans équivalent dans les institutions nationales, aboutit à un déni de démocratie : une mandature sans pouvoir de décision sur le vote du budget qui, dans toutes les démocraties, constitue l’acte le plus important d’un parlement. Le Parlement européen élu en 2014 ne se prononcera même pas sur le cadre financier pluriannuel suivant, qui devrait couvrir la période 2021-2028 et sera adopté par le Parlement élu en 2019.
Eviter les guérillas annuelles entre la Commission, le Conseil et le Parlement, donner une visibilité budgétaire à des programmes de dépenses souvent, par nature (investissements publics, recherche, etc.), pluriannuelles, toutes ces justifications d’un budget pluriannuel, institué par Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, à la fin des années 1980, est très louable. Mais au prix d’un tel déni de démocratie ?

La solution est pourtant simple, et elle est d’ailleurs déjà inscrite dans les traités de l’UE, mais bizarrement personne n’y songe : il faut, pour le cadre financier du budget européen et les politiques communes dont il assure le financement, une périodicité quinquennale. Ainsi, la mandature du Parlement et de la Commission coïnciderait avec la programmation stratégique et budgétaire. Le véritable progrès démocratique viendrait alors de ce que les partis politiques européens pourraient faire campagne sur des programmes, et leur traduction en termes budgétaires.
Les institutions européennes cesseraient ainsi de prendre des décisions qui n’engagent que leurs successeurs, et les citoyens européens pourraient enfin exercer un vrai choix démocratique lors de l’élection de leur Parlement. Cela politisera-t-il les débats européens ? Sans doute ; et alors ? La campagne électorale y gagnerait en intérêt et gageons que la participation électorale s’en trouverait accrue.

Jacques le Cacheux Libé 30.05.2014
https://www.xerficanal.com/invite/Jacques-Le-Cacheux_g47.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 9:35

Et oui l'Europe serait viable si elle était mieux organisée et si les motivations de ceux qui sont supposés la diriger avaient pour finalité de satisfaire les électeurs...

Rien que d'émettre ce type de réflexion vous classe son homme parmi les populistes lépreux.

L'électeurs voila l'ennemi !
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 10:32

Ceci dit, l'élection du président de la République tous les sept ans, et des députés tous les cinq ans, est une invention française, pratiquée de 1965 à 2002.
Elle a donné trois cohabitations en France (qui ont tourné au détriment du premier ministre, à la présidentielle suivante). Depuis 2002, c'est cinq ans pour tout le monde, et primeur au vote présidentiel. (mais toujours un budget voté tous les ans)
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil - 11:00

Salamandre a écrit:
Ceci dit, l'élection du président de la République tous les sept ans, et des députés tous les cinq ans, est une invention française, pratiquée de 1965 à 2002.
Elle a donné trois cohabitations en France (qui ont tourné au détriment du premier ministre, à la présidentielle suivante). Depuis 2002, c'est cinq ans pour tout le monde, et primeur au vote présidentiel. (mais toujours un budget voté tous les ans)

Avec le risque d'avoir 5 ans de conneries débridées ... sans possibilité de recours.

Pour ma part je constate que les tripotages constitutionnels successifs me semblent de moins en moins cohérents.
Nous avons une instrumentalisation des institutions préoccupantes qui à terme ne pourra déboucher que sur des désordres.

7 ans non renouvelables donnent le temps de conduire une politique cohérente sans avoir besoin de démagogie pour se payer un tour de plus.

Pour le reste je constate qu'avec giscard nous n'avions pas de déficit et 1 million de chômeurs et que 3 ans après nous avions 3 dévaluations et 3 millions de chômeurs... depuis visiblement nous progressons.

Continuons à tripoter les régles en espérant masquer les erreurs.
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Dim 26 Aoû - 14:18

Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, a publié un livre (Comptes à rebours) et donne des interviews.
Il se dit européen mais pas européiste. Il est contre plus d'intégration, pensant le niveau national plus adapté pour répondre aux défis à relever.

Cela revient à appliquer le principe de subsidiarité, traiter chaque sujet au niveau le plus adapté (local, régional, national ou européen) mais le débat pour chaque sujet ou domaine est justement : quel est le niveau le plus approprié ?

De quoi animer la campagne électorale de questions de fond.
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 4 Sep - 11:29

Les grandes manœuvres avant campagne
C'était il y a sept mois, en février : les envies de liste commune fleurissaient avant même le printemps.
Bientôt l'automne maintenant, les vocations de liste séparée poussent comme des champignons. Mais les vocations doivent être indexées sur les sondages, plus que sur les saisons.

Citation :
Elections européennes : les « constructifs » veulent exister entre la droite et LRM
L’UDI et le parti Agir pensent à constituer leur propre liste pour le scrutin de 2019.
LE MONDE | 04.09.2018 à 11h17 | Par Olivier Faye (avec Alexandre Lemarié)
Déjà mal en point avec la démission de Nicolas Hulot, ou les tergiversations sur le prélèvement de l’impôt à la source, Emmanuel Macron voit se profiler d’autres menaces. Notamment la possible concurrence d’une ou de plusieurs listes centristes ou de centre droit aux élections européennes de mai 2019.

Un handicap potentiellement coûteux pour La République en marche (LRM), alors que le ¬président de la République espère fédérer lors de ce scrutin les « progressistes » dans le duel qu’il cherche à installer contre les « nationalistes ». Pour l’instant agité comme une simple hypothèse, le principe de ces listes doit être discuté à l’occasion de deux événements distincts qui ont lieu du 7 au 9 septembre : l’université d’été de l’UDI, au Barcarès (Pyrénées-Orientales) et les Vendanges de Bordeaux, réunies autour du maire de la ville, Alain Juppé.

Avant l’été, les troupes d’Emmanuel Macron avaient pourtant bon espoir de raccrocher juppéistes et centristes à leurs wagons pour former une liste commune – le maire de Bordeaux avait lui-même évoqué, en novembre 2017, la coalition éventuelle d’un « grand mouvement central ». Mais, souligne un poids lourd de ce courant – baptisé « droite humaniste » par l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin –, un scrutin comme les européennes peut permettre « de créer un mouvement, une marque ». « Même en faisant 7-8 %, ce n’est pas inutile pour créer une base politique », souligne cette source.

« Faire monter les enchères »
Les dirigeants du jeune parti « constructif » Agir – issue d’une scission avec Les Républicains (LR), cette formation est devenue un refuge pour certains juppéistes –, formulent l’idée à voix haute. « Nous n’excluons pas du tout d’y aller seuls, assure le député de Seine-et-Marne, Franck Riester. Les européennes, avec une seule liste au niveau national, sont un moyen de montrer qu’un nouveau parti existe. La droite proeuropéenne doit absolument être présente dans cette élection. »Le chef de file d’Agir ajoute néanmoins une précision : « Après, on se doit d’être en responsabilité. On ne ferme pas la porte à une ¬alliance [avec LRM]. »

Leurs voisins centristes de l’UDI ont eux aussi décidé de poser les choses sur la table. « Aujourd’hui, je ne vois pas de raison de ne pas faire de liste, souligne Jean-Christophe Lagarde, le président du parti. L’élection ne doit pas servir de référendum pour ou contre Macron. Nous ¬voulons imposer ce que doit être le débat européen, recentrer l’Union européenne sur ses compétences, et ne pas chercher à régler des ¬problèmes franco-français. » Pourtant membres du même groupe à l’Assemblée nationale, l’UDI et Agir ne semblent pas pressés de se jeter dans les bras l’un de l’autre. Les premiers s’estiment en position de force, avec leur réseau d’élus et leur assise ¬financière confortable ; les seconds se demandent quant à eux si le principe d’une Europe fédérale défendu par l’UDI colle avec leur propre ADN.

Les discussions organisées à Bordeaux autour d’Alain Juppé illustreront les nuances au sein de cette famille europhile. Les personnalités présentes n’ont pas toujours les mêmes stratégies et surtout le même rapport avec le macronisme. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, fera valoir qu’elle cherche à infléchir l’euroscepticisme de Laurent Wauquiez en restant à l’intérieur de LR ; une position aux antipodes de celle de Gilles Boyer, conseiller du premier ministre, Edouard Philippe, qui s’inscrit pour sa part tout naturellement dans le soutien à la liste du parti présidentiel. D’autres, donc, s’interrogeront pendant ce temps-là sur la possibilité de tracer une voie médiane. « Il faut que cela incarne quelque chose si ça se lance. Avec un Xavier Bertrand ou une Valérie Pécresse en tête de liste, pourquoi pas, estime un juppéiste. Mais si c’est pour envoyer un troisième couteau… »

Du côté de LR, les soutiens du président, Laurent Wauquiez, ne croient pas à la possibilité d’exister politiquement entre leur parti et LRM – pas plus qu’ils ne croient à l’hypothèse d’un retour des centristes ou des juppéistes dans leur giron. « Une liste Lagarde ou une liste Riester, ça pèse quoi ? C’est du bluff pour faire monter les enchères auprès de Macron », veut croire un député LR. « La droite modérée a un choix de cohérence à faire, prévient de son côté le député LRM des Hauts-de-Seine, Gabriel Attal. Il ne serait pas logique que les proeuropéens ne partent pas à la bataille unis, alors que nous sommes sur la même ligne. Le cas contraire laisserait penser que certains font de la politique politicienne pour des sièges. » La réponse devrait intervenir en fin d’année ou en début d’année prochaine.

https://lemonde.fr/elections/article/2018/09/04/elections-europeennes-les-constructifs-veulent-exister-entre-la-droite-et-lrm_5349975_5001134.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 4 Sep - 13:46

Je ne comprends pas bien l'organisation des candidatures pour les Européennes.
Les députés élus représentent quel territoire de la France? Combien sont-ils? Quand on lit que le candidat du PC est un élu parisien cela signifie-t-il qu'il sera le seul de son parti pour la France? Ou pour l'île de France ?

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« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 4 Sep - 14:11

Scrutin proportionnel à un tour, par liste nationale (circonscription : France entière) comme aux européennes avant 2004. A chaque parti ou alliance de concocter sa liste "représentative" des territoires.
Il faudra obtenir au moins 5% des votes exprimés pour avoir des élus. Pour 79 députés européens France, 5% des votes c'est au moins 4 élus.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 4 Sep - 16:31

Merci pour ces précisions
Combien y a-t-il actuellement de deputes europeens representant la France?

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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 4 Sep - 16:35

J'ai trouve ce lien qui repond à ma question
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Liste_des_d%C3%A9put%C3%A9s_europ%C3%A9ens_de_France_de_la_8e_l%C3%A9gislature

D'après mon comptage il y a 73 députés européens pour la France

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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 4 Sep - 18:27

En 2019, la France doit récupérer 5 sièges de députés du contingent british.
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Les élections européennes en 2019
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