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 Les élections européennes en 2019

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Libellule

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MessageSujet: Les élections européennes en 2019   Jeu 21 Déc 2017, 20:12

Selon un sondage IFOP pour Le Figaro concernant les prochaines élections européennes de 2019, seuls 12% des Français font le choix des LR. Derrière un score très faible, ne peut-on pas voir se profiler la question des blocs, entre pro-européens et eurosceptiques ? En effet, au regard des chiffres données, le total des partis pro-européens (EELV-PS-LREM-AGIR-UDI) atteint 41.5%, et 43.5% pour les eurosceptiques (Extrême gauche - PC- FI - DLF - FN - les Patriotes - UPR), laissant ainsi l'incertitude actuelle des LR sur cette question devenir juge de paix de la "bascule" du pays dans un camp ou dans l'autre.

En quoi cette question peut-elle ainsi devenir centrale pour les LR, et permettre au parti d'apparaître comme plus important que son score de 12% ne le laisse l'entendre aujourd'hui ?

Il est permis de se demander si l’élection européenne de 2019, au lieu de faire de LR un sorte de « parti charnière » faiseur de rois, ne le conduira pas surtout à avoir à gérer d’importantes tensions internes.

Vous avez raison de voir se dessiner deux blocs sensiblement d’égale valeur, divisés non sur l’Europe, entre « pro » et « antieuropéens », comme on l’écrit trop souvent, mais entre les partisans d’un renforcement de cette structure particulière qu’est l’Union européenne et ceux qui s’en défient – avec d’ailleurs une prime en intention de votes aux seconds si l’on en juge par ce sondage. Mais, comme vous le notez, et c’est un élément important, il y a quatre listes favorables à l’Union, mais sept « eurosceptiques "

La question est centrale pour LR parce que la ligne de partage existe en son sein : on y trouve en effet des partisans de cette « Europe des nations » chère au Général de Gaulle comme les héritiers des « cabris » eurolâtres que ce dernier dénonçait avec humour.

Il faudra pourtant tenter d’exister entre, d’une part, un Emmanuel Macron qui surfe sur sa dynamique présidentielle et sa volonté d’accélérer la « construction européenne », et, d’autre part, un Front National devenu à droite la référence en matière d’opposition à l’Union européenne.

Or, pour l’instant, LR n’arrive qu’en quatrième position des intentions de vote, faisant moins de la moitié du score attendu de LREM, et se plaçant non seulement derrière le FN mais aussi derrière la France insoumise…

Dans quelle mesure Laurent Wauquiez pourrait être en mesure de capitaliser sur son ambiguïté actuelle sur la question européenne ?

On connaît la formule selon laquelle on se sort de l’ambiguïté qu’à son détriment… Elle serait sans doute exacte si Laurent Wauquiez choisissait de rallier l’une des deux options, celle du FN ou celle de LREM. On le sait, on préfère toujours l’original à la copie.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/lr-bonne-nouvelle-qui-pourrait-bien-se-cacher-derriere-mauvaise-dans-sondages-europeennes-2019-3258416.html
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Libellule

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Ven 12 Jan 2018, 14:18

Réforme Macron
Le gouvernement souhaite réformer le mode de scrutin des européennes de 2019. Il compte mettre fin à la répartition du scrutin en 8 circonscriptions pour retourner à une seule liste nationale.

Cette réforme électorale est inscrite dans un projet de loi présenté en Conseil des ministres le 3 janvier 2018. Il devrait ensuite être voté par le Parlement.

En attendant, voici l'organisation théorique des européennes de 2019 si les règles n'étaient pas modifiées.

Organisation des élections
Nombre de tours
Les élections européennes ont lieu au suffrage universel direct à un tour. Il n'y aura donc pas de deuxième tour, contrairement aux élections présidentielles, aux municipales, ou aux régionales.

Proportionnelle
Les candidats seront élus selon les règles de la proportionnelle à la plus forte moyenne.

Circonscriptions
Les français sont appelés à voter pour élire leurs députés au Parlement européen.

En 2014, les candidats étaient répartis entre 8 grandes régions de France : Ile-de-France et français de l'étranger (15 sièges), Nord-ouest (10 sièges), Est (9 sièges), Ouest (9 sièges), Sud-Ouest (10 sièges), Centre (5 sièges), Sud-Est (13 sièges) et Outre-Mer (3 sièges). Ce système de répartition ne devrait normalement pas être conservé en 2019.

Répartition des sièges
Les sièges sont habituellement répartis entre les listes réunissant plus de 5 % des suffrages exprimés dans leurs régions respectives. Mais sur ce point aussi, les règles électorales devraient être modifiées en 2019.

Mandat des députés
Les députés sont élus au Parlement européen pour un mandat de 5 ans. Voir aussi combien gagne un député européen.

Comment voter
Conditions de vote
Pour pouvoir voter aux européennes, il faut être inscrit sur les listes électorales de votre commune. Voir ainsi les formalités à suivre pour s'inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir voter.
Pourront voter aux européennes les citoyens français mais également les ressortissants d'un pays membre de l'UE qui résident en France. En revanche, les étrangers habitant en France mais qui ne sont pas ressortissants d'un pays de l'UE ne pourront pas voter.

Horaires des bureaux de vote
Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h. Dans certaines grandes villes (Paris, Marseille, Lyon...), les bureaux de vote fermeront à 20h.

Voter par procuration
Si vous ne pourrez pas vous rendre à votre bureau de vote le 25 mai vous pouvez toujours voter par procuration.

Vote blanc
Les européennes de mai 2014 étaient les premières élections françaises au cours desquelles le vote blanc était comptabilisé. Le vote blanc sera à nouveau comptabilisé en 2019
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Sam 13 Jan 2018, 01:28

Mieux vaut un scrutin en 6 (six) circonscriptions : 10 millions habitants c'est déjà la taille d'un pays européen moyen, au passage. Six pays seulement au-dessus de 40 millions, rien entre 20 et 40 millions.
Nord-Ouest ; Île de France +(outre-mer +français de l'étranger) ; Grand Est ; pas de changement avec les euro-circonscriptions actuelles, et même compatibles avec les régions actuelles. Suivent :
Grand Ouest, Grand Sud-Ouest, Grand Sud-Est.

Et on se bat pour récupérer des postes de députés britanniques brexité(e)s ! Les électeurices et régions françaises, allemandes, italiennes, sont trop sous-représentées au Parlement européen.
Dans l'Europe des 6, il y avait 3 "grand" pays (Allemagne, France, Italie). U.K. parti, il reste les 3 mêmes plus Espagne, Pologne. Et un chapelet de pays de moins de 10 millions d'habitants (chacun) qui ont le pouvoir de tout bloquer. ça n'avance pas. Voilà aussi pourquoi les chefs d'Etat ne donneront jamais de vrais pouvoirs à un Parlement qui déforme autant la réalité électorale.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Sam 13 Jan 2018, 01:46

L'Europe est bien éloignée des préocupations des électeurs locaux un scrutin régional pouvait gommer ce fait et relever l'intérêt des électeurs pour l'Europe.

Un scrutin national est bénéfique aux démagogues nationaux... cherchez à qui profite la réforme...

Pour défendre une affaire locale il n'est pas évident que des élus nationaux doctrinaires et à la botte du gouvernement vivant hors sol soient les mieux placés pour présenter le dossier.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév 2018, 05:19

Européennes, municipales : Macron et LRM se préparent aux scrutins intermédiaires
Les responsables du parti présidentiel ont approché les mouvements centristes dans la perspective de l’élection au Parlement de Strasbourg de mai 2019 (extraits de l’article sur ce sujet)
LE MONDE | 12.02.2018 à 06h43 | Par Bastien Bonnefous et Solenn de Royer

Il marche sur l’eau… jusqu’à quand ? Pour Emmanuel Macron, qui a conquis l’Elysée au nez et à la barbe de tous les partis, en bouleversant les vieux schémas politiques français, les élections intermédiaires auront une valeur de test. Un retour au réel en somme, comme pour ses prédécesseurs.
( ) « Macron n’échappe pas à toutes les lois de la vieille politique » : les scrutins intermédiaires sont délicats pour le pouvoir en place, rappelle Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès..

Au sommet de l’Etat, on s’est employé à relativiser le résultat des deux partielles récentes marquées par une très faible participation. « Localement, c’est souvent le réseau des militants et des sympathisants qui compte le plus. C’est cela qui a joué dans ces départements historiquement ancrés à droite », estime un proche du chef de l’Etat, mais ces deux élections « mettent l’accent sur le fait que LRM est un mouvement qui a impérativement besoin de construire son ancrage local en vue des prochains scrutins ».

E. Macron le sait. Et s’il dit se méfier des manœuvres d’appareils, ses équipes et lui préparent en réalité avec minutie les prochaines échéances, à commencer par les européennes de mai 2019. Ce scrutin sera en effet le premier grand test politique pour celui qui a gagné la présidentielle en portant un discours pro-européen plus fort que la plupart de ses concurrents.

http://lemonde.fr/politique/article/2018/02/12/europeennes-municipales-macron-et-lrm-se-preparent-aux-scrutins-intermediaires_5255312_823448.html
(à suivre…)
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév 2018, 05:19

(suite)
Les manœuvres ont déjà commencé
Depuis son élection, il a tenté d’entretenir cette flamme, lors de ses discours à Athènes le 7 septembre 2017, puis à la Sorbonne le 26 septembre. Le 17 avril, il s’exprimera devant le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg. Une première pour lui, alors que les députés européens viennent de lui infliger un revers en votant, le 7 février, contre la création de « listes transnationales » pour les élections de mai 2019, une idée que défendait ardemment M. Macron.

Pour le président, l’enjeu des européennes est double. D’un côté, il doit démontrer que son volontarisme peut se traduire dans les urnes. « Il veut prouver aux Français que son Europe de la Sorbonne est réalisable », explique l’Elysée. Une démonstration qui impose que LRM arrive en tête dans 16 mois. De l’autre, M. Macron veut profiter de ce scrutin pour poursuivre son entreprise de recomposition du paysage politique. « L’idée, c’est de dépasser encore les clivages traditionnels, en rassemblant tous les pro-européens. » affirme le député (LRM) du Val-d’Oise Aurélien Taché.

En plus du MoDem, allié de LRM depuis les législatives, M. Castaner a rencontré récemment Jean-Christophe Lagarde, le patron des centristes de l’UDI. Ces premiers échanges augurent-ils de la formation d’un « grand mouvement central », comme souhaité par le maire de Bordeaux Alain Juppé, capable de rallier, au centre droit, les opposants chez LR à la ligne dure de Laurent Wauquiez, et, au centre gauche, des radicaux ou des déçus du PS ?

« Macron doit réunir des gens issus de la droite classique pro-européenne, du centre, de la gauche sociale-démocrate et des écologistes », appuie Daniel Cohn-Bendit, qui échange régulièrement sur ces sujets avec le chef de l’Etat.
Le nom de l’ancien député européen a circulé chez LRM pour être candidat en mai 2019, mais D. Cohn-Bendit – qui a dîné avec M. Macron le 5 février – a décliné. « C’était assez tentant, mais je ne serai pas candidat, explique-t-il au Monde. J’ai déjà fait quatre mandats au Parlement européen, j’aurai 74 ans en 2019, il est temps de passer la main à une nouvelle génération. » M. Cohn-Bendit participera néanmoins au lancement, le 24 mars, de la « grande marche » de LRM pour l’Europe, avant les « consultations citoyennes » imaginées par l’exécutif.

A ce stade, seize pays de l’Union européenne (UE) ont accepté de sonder leurs ressortissants entre le printemps et l’hiver 2018. Des consultations destinées à « installer un vrai débat de fond sur l’Europe à l’échelle du continent », explique l’Elysée, mais aussi à nourrir la future campagne. Une démarche qui rappelle l’opération menée par En Marche ! avant la présidentielle pour établir un « diagnostic du pays » auprès des Français. Avec l’ambition qu’une victoire en mai 2019 serve de tremplin pour le macronisme à l’étape électorale suivante, les municipales qui auront là encore valeur de test, avant la présidentielle de 2022.

bref,
LReM, MoDem, UDI, radicaux du centre, écolos réalistes... et sociaux-démocrates européens ? un petit coté « cercle de la raison » social-libéral
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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév 2018, 19:13

Basilics a écrit:
Voilà aussi pourquoi les chefs d'Etat ne donneront jamais de vrais pouvoirs à un Parlement qui déforme autant la réalité électorale.

Quelle franchise, et comment vous mettez en adéquation Démocratie et Union Européenne ?
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév 2018, 20:44

Rappel de la phrase précédente :
Dans l'Europe des 6, il y avait 3 "grand" pays (Allemagne, France, Italie). U.K. parti, il reste les 3 mêmes plus Espagne, Pologne. Et un chapelet de (20) pays de moins de 10 millions d'habitants (chacun) qui ont le pouvoir de tout bloquer. ça n'avance pas.
J'aurais du écrire : Voilà aussi pourquoi les chefs d'Etat des grand pays européens ne donneront jamais de vrais pouvoirs à un Parlement qui déforme autant la réalité électorale.
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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 13 Fév 2018, 21:32

Ok pour la rectification.
Vos analyses semblent rejoindre celles du candidat de la France à la présidence de la BRED (Philippe de Fontaine Vive Curtaz) et du président de l'UPR (François Asselineau)
https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/02/13/europe-integree-le-stratageme-des-chaines-asselineau/
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 28 Fév 2018, 22:36

Le Parlement européen actuel est une déformation de la réalité électorale du fait de la "proportionnelle dégressive" qui désavantage la représentation des grands pays et avantage fortement la représentation des (20) petits pays. Le dire n'est pas refuser une tel Parlement en soi, c'est vouloir la règle plus juste : "un homme ou une femme, une voix".
A vrai dire, la France a des circonscriptions fortement variables en population. Mais pas à ce point, loin de là. Et le Conseil constitutionnel a imposé (en France) la règle "pas plus de 20% d'écart à la moyenne" par circonscription d'un département.

Pour un pro-européen, certains sujets demandent une décision à l'échelle européennes. Il est même favorable à la souveraineté européenne, pour les négocier dans la même catégorie que les pays-continents (USA, Chine, Russie, Inde) et pas en poids léger. Les intérêts communs des pays européens existent, à cette échelle.
Encore faut-il que l'instance de décision soit légitimée par des élections représentatives (point ci-dessus) et efficace donc pas une simple juxtaposition d'élections nationales (les chefs d'Etat) ;
Sur ce dernier point, les européennes 2019 (et le retour aux listes nationales) s'annoncent malheureusement comme un débat franco-français pour ou contre le président, mais après ? Une fois de plus, on aura beaucoup promis aux français sans les informer qu'une décision à plusieurs en Europe ne se décide pas seul à Paris. Sans parler de la constitution de majorités au Parlement européen.
Les élections en circonscriptions régionales obligeaient à tenir compte de la diversité des provinces françaises, dans leur rapport à l'Europe. Le Salon de l'agriculture a lieu en ce moment : la PAC est une compétence européenne, qui va parler aux (et des) agriculteurs, électorat devenu minoritaire, avec des listes nationales faites à Paris ?


Dernière édition par Basilics le Mer 27 Juin 2018, 16:24, édité 1 fois
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 04 Juin 2018, 22:24

(un choc septique, c’est grave…)
Vue d'Europe : Dans un an, un nouveau choc eurosceptique ?
(26 mai 2018) À un an des élections européennes, Bruxelles se prépare à une vague eurosceptique. Avec pour conséquence probable la fin de la « grande coalition » qui a dominé la politique européenne depuis des décennies. Le choix du prochain président de la Commission s’annonce compliqué.

« Probablement, oui, il y aura plus d’eurosceptiques parmi les législateurs » après les élections de 2019, a reconnu mercredi le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui s’exprimait tout juste un an avant le renouvellement de l’assemblée et de la Commission européenne. Ce proche de Silvio Berlusconi, membre du « PPE », le puissant parti de centre-droit européen, vient de voir son pays subir un séisme politique sans précédent avec la formation d’une coalition entre le Mouvement 5 Étoiles et la Ligue.
L’Italie, pays fondateur de l’Union, est devenue un des pays les plus eurosceptiques, selon un sondage « Eurobaromètre », publié mercredi. Environ un tiers des sondés déclarent qu’ils n’ont « pas bénéficié » de l’Union européenne. Nos voisins du Sud ne sont pas les seuls à douter.

«Sortis de nulle part»
Les grands partis du centre droit et gauche, qui dominent la politique européenne depuis des décennies, se préparent à des revers l’année prochaine. La menace ne vient pas seulement de leurs adversaires traditionnels : libéraux et écologistes, mais aussi de partis « sortis de nulle part ». « On estime que 70 nouveaux partis présenteront des listes », assure une source parlementaire. Pour un total de moins de 750 députés au Parlement européen, après le Brexit.
Le PPE (centre-droit) espère rester le plus grand groupe, mais anticipe de lourdes pertes. De 219 députés actuellement, il pourrait descendre à 180 dans les projections les plus pessimistes.
Au PSE (socialistes) on s’attend à une déroute. De 179 députés actuellement, le second groupe politique pourrait tomber à moins de 140, selon diverses estimations.

Barnier, Altmaier, di Rupo...
Restent beaucoup de questions. Où se situeront par exemple les élus italiens du Mouvement 5 Étoiles qui avaient envisagé un temps de rejoindre les écologistes avant que ces derniers ne les repoussent ? Comment s’organisera la droite eurosceptique et identitaire, dont le groupe constitué par Marine Le Pen ne rassemble qu’une partie ? Le PPE pourra-t-il continuer à accueillir en son sein des fédéralistes, des tenants de la droite identitaire, comme le Hongrois Viktor Orban, et un parti comme LR dont le président, Laurent Wauquiez, conteste la libre circulation au sein de l’espace Schengen et défend le protectionnisme commercial ?

Les partis (européens) doivent déjà trancher la question centrale de cette élection : le choix de leur tête de liste, qui sera aussi leur candidat à la présidence de la Commission (l’Exécutif européen). Les jeux sont loin d’être faits. Côté PPE, on entend beaucoup parler de Michel Barnier, l’actuel négociateur du Brexit, mais aussi de l’Allemand Peter Altmaier. Les options sont moins nombreuses pour les socialistes depuis que leur « champion », Martin Schulz, a échoué face à Angela Merkel en Allemagne. « Elio di Rupo (ancien Premier ministre belge) ferait un excellent candidat », risque une figure du parti. À l’automne, chaque parti devrait y aller de son congrès pour désigner son candidat.

Le dilemme de Macron
Proposé par les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’UE, le prochain président de la Commission devra être élu par le Parlement. Il lui faudra donc une majorité, que la simple addition des voix du PPE et du PSE, cette « grande coalition » qui a dominé la politique européenne pendant des décennies et amené le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission, ne suffira pas à réunir. D’où la perspective de négociations de coalitions, à l’instar de ce que l’on a vu ces derniers mois en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Italie, pour désigner le futur patron de l’Exécutif.

Ce système dit des « Spitzenkandidaten » (candidats en tête de liste pour la présidence de la Commission), imposé par la CDU allemande suite aux élections de 2009, et désormais inscrit dans les statuts du PPE, pose un dilemme au président Macron. En théorie, si LREM remporte un succès, celui-ci pourrait se trouver en position de force. Mais, n’ayant pas pu empêcher que soit reconduit le système des Spitzenkandidaten, il devra se ranger dans un courant politique (probablement les Libéraux) pour peser sur la désignation du futur président de la Commission. Au risque de sortir du flou idéologique qui a permis son élection à la présidence de la République.

http://www.letelegramme.fr/monde/europeennes-dans-un-an-un-nouveau-choc-eurosceptique-26-05-2018-11970961.php
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin 2018, 09:56


"Reste la question posée par la France et les Pays-Bas : la simple allusion à un éventuel feu vert pour de nouvelles adhésions qui créerait une Europe à 29 membres ne risque-t-elle pas d’alimenter davantage le discours populiste ?"



Citation :
L’UE donne son accord, sous conditions, au lancement du processus d’adhésion de l’Albanie et de l’ex-République de Macédoine

Le Monde.fr avec AFP | 26.06.2018 à 22h55 • Mis à jour le 26.06.2018 à 22h57 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

La France a obtenu ce qu’elle voulait. Si l’Union européenne s’est engagée, mardi 26 juin à Luxembourg, à ouvrir un processus officiel d’adhésion de l’Albanie et de l’Arym (ex-République yougoslave de Macédoine), cela ne se fera pas avant les élections européennes de mai 2019. Et pas avant que les deux pays aient progressé dans leur lutte contre la criminalité et la corruption, ainsi que dans l’amélioration du fonctionnement de leurs systèmes judiciaires.

« Nous avons choisi une voie réaliste étant donné que les questions liées à l’élargissement sont délicates dans de nombreux pays » a affirmé Frans Timmermans, le premier vice-président de la Commission européenne. La décision officielle d’ouverture des négociations se fera sur la base d’une évaluation par la Commission et un entérinement, à la fin de 2019, par une conférence intergouvernementale qui devra se prononcer à l’unanimité des Vingt-Sept – le Royaume-Uni aura normalement quitté l’Union. C’est alors seulement que pourra être ouverte la négociation sur les 35 chapitres de « l’acquis communautaire », le corpus qui contient les droits et les obligations des Etats membres.

Pour Paris, en tout cas, il n’était pas question que ce sujet de l’élargissement, très controversé dans l’Hexagone, fasse perdre des points au président Emmanuel Macron. Les Pays-Bas, où l’opinion se montre également hostile à tout élargissement – notamment à la Turquie –, ont appuyé la position française. D’où le climat très tendu dans lequel s’est déroulée la réunion des ministres des affaires européennes et la « naissance difficile », selon la formule du ministre allemand Michaël Roth, d’un consensus. Le ministre luxembourgeois Jean Asselborn a joué les médiateurs pour éviter l’étalement de nouvelles divisions européennes et forcer une négociation de dix heures.

« Nous devons prendre nos responsabilités. Je considère que ce serait une faute politique de ne pas prendre une décision claire et nette aujourd’hui », avait déclaré M. Asselborn, soulignant qu’un signal négatif de l’Union risquait de compromettre le tout récent accord « historique » entre Skopje et Athènes. L’Arym, considérée comme la plus avancée dans la voie de l’adhésion, devra entériner par un référendum cet accord conclu à la mi-juin pour transformer le nom du pays en « République de Macédoine du Nord ». Le résultat de cette consultation demeure incertain, compte tenu de l’opposition du camp nationaliste. Or, si le gouvernement macédonien ne parvient pas à faire passer la révision constitutionnelle, « l’invitation de l’OTAN [sera] annulée et les négociations avec l’UE ne [bougeront] pas », a prévenu le premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Reste la question posée par la France et les Pays-Bas : la simple allusion à un éventuel feu vert pour de nouvelles adhésions qui créerait une Europe à 29 membres ne risque-t-elle pas d’alimenter davantage le discours populiste ? En France, en tout cas, la droite a jusqu’à présent été plutôt hostile à tout élargissement et tout le débat sur le travail détaché a montré que l’opinion publique n’a pas encore complètement digéré les élargissements de 2007 (Bulgarie et Roumanie) et surtout de 2004, quand dix pays (dont la Pologne et la Hongrie) ont intégré d’un seul coup l’ensemble communautaire. Ces vagues, mal préparées, ont, de l’avis de beaucoup, contribué à bien des difficultés que connaît aujourd’hui l’Union.

Paris résiste depuis plusieurs années déjà aux tentatives d’élargissement, considérant qu’à vingt-huit, l’Europe est déjà largement ingouvernable. M. Macron a, par ailleurs, réclamé une réforme de la Commission, suggérant que le nombre de ses commissaires (un par pays) devait être réduit. « Je ne défendrai un prochain élargissement que lorsqu’il y aura un approfondissement et une amélioration de notre Europe », avait affirmé le président en avril dernier, à Strasbourg. L’idée d’une réduction du nombre des commissaires a été reprise ensuite par la chancelière Merkel et figure même dans la déclaration de Meseberg, qui a conclu la réunion entre les dirigeants des deux pays, mardi 19 juin, en Allemagne.

« Nous devons reconnaître que l’Albanie et la Macédoine ont accompli des efforts énormes. J’appelle la France et les Pays-Bas à faire preuve de bonne volonté (…). La stabilité, la paix et la démocratie dans les Balkans occidentaux sont un enjeu crucial pour nous tous », avait, cependant, insisté le ministre allemand des affaires européennes avant la réunion de Luxembourg. Berlin, comme beaucoup d’autres capitales, plaide pour le processus d’adhésion qu’elle voit comme un facteur de stabilisation pour une région restée fragile après les guerres en ex-Yougoslavie, dans les années 1990. Une région soumise, par ailleurs, aux influences contradictoires de la Russie, des Etats du Golfe, de l’Arabie saoudite et de la Turquie.

Cette dernière ne devrait d’ailleurs pas tarder à se manifester : le président Recep Tayyip Erdogan, réélu dimanche, a confirmé, en février dernier, qu’il réclamait une « pleine adhésion » à l’Europe. Il ne verra sans doute pas d’un bon œil ce nouveau signal adressé aux Balkans alors que le processus d’adhésion de la Serbie et du Monténégro se poursuit – il a été ouvert en 2012 – et qu’une « perspective » est désormais offerte aux Albanais et aux Macédoniens, tandis que l’Europe propose, au mieux, un « partenariat » ou une « coopération » à son pays.
https://abonnes.lemonde.fr/international/article/2018/06/26/l-ue-donne-son-accord-sous-conditions-au-lancement-du-processus-d-adhesion-de-l-albanie-et-de-l-ex-republique-de-macedoine_5321673_3210.html
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin 2018, 17:31

L'info en continu : deux titres (et un même sous-titre) présents pour cet article du Monde (cité par a.nonymous) à cette heure-ci, qui donnent des nuances d'éclairage un peu différentes :
(La 1ère en Une)
Citation :
UE : les négociations d’adhésion avec Tirana et Skopje reportées
Le processus ne sera pas lancé avant les élections européennes de mai 2019. Plusieurs conditions ont été posées aux deux candidats par Bruxelles.
Citation :
L’UE donne son accord, sous conditions, au lancement du processus d’adhésion de l’Albanie et de l’ex-République de Macédoine
Le Monde.fr avec AFP | 26.06.2018 à 22h55 • Mis à jour le 27.06.2018 à 05h37 |
Le processus ne sera pas lancé avant les élections européennes de mai 2019. Plusieurs conditions ont été posées aux deux candidats par Bruxelles.

Mais le contenu de cet article du Monde est un bon condensé de questions et opinions contradictoires sur l'élargissement :
. Stabiliser les jeunes démocraties de l’Est : autoriser la perspective d’adhésion
. Opinion publique contre l’élargissement, surtout à l'expérience des résultats de ceux de 2004 et 2007 .
. Ne pas déstabiliser l’UE : approfondir avant d’élargir, à 28 l’Europe est déjà "largement ingouvernable".
. Les règles de décision avantagent trop les petits pays : il faut réduire le nombre de commissaires ("grands" pays européens : commissaire permanent ?)

La position de la France de Macron parait cohérente, mais quel est l'avis de chacun des autres pays de l'Union ?
 (et aussi à mon avis : revoir la pondération des votes (au Conseil), et la représentation proportionnelle dégressive au Parlement européen : les petits pays sont surreprésentés)


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin 2018, 17:41

En toute bonne logique étant constaté que l'Europe fonctionnait mal avec une multitude de pays n'ayant que peu de choses en commun, on continue dans une voie qui a prouvé sa nocivité... on va en ajouter de nouveaux.

On insutera les galeux populistes qui auront l'audace de n'être pas béats d'admiration devant une telle cascade de stupidité.

Lorsque la structure éclatera on trouvera logique d'affirmer que c'est parce que l'on n'a pas été assez loin et vite dans l'erreur.

Dommage que les statistiques criminelles caractérisant les truands par nationalité soient interdites nous pourrions alors mesurer l'apport important de la législation européenne en France...
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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin 2018, 18:41

Sujet ouvert par Libellule. J'ai une pensée pour lui.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 27 Juin 2018, 23:59

Basilics a écrit:
---/---
Mais le contenu de cet article du Monde est un bon condensé de questions et opinions contradictoires sur l'élargissement :
. Stabiliser les jeunes démocraties de l’Est : autoriser la perspective d’adhésion
---/---


C'est là l'argument développé par les partisans de l'élargissement dont l'Allemagne...

Dans le même article du Monde:

Citation :
« Nous devons reconnaître que l’Albanie et la Macédoine ont accompli des efforts énormes. J’appelle la France et les Pays-Bas à faire preuve de bonne volonté (…). La stabilité, la paix et la démocratie dans les Balkans occidentaux sont un enjeu crucial pour nous tous », avait, cependant, insisté le ministre allemand des affaires européennes avant la réunion de Luxembourg. Berlin, comme beaucoup d’autres capitales, plaide pour le processus d’adhésion qu’elle voit comme un facteur de stabilisation pour une région restée fragile après les guerres en ex-Yougoslavie, dans les années 1990.

Sachant quand même que les derniers élargissements aux pays de l'Est qui ont eu lieu pour le même motif dans les années 2000 ont perturbé l'ensemble de l'Union...
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Basilics

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Jeu 28 Juin 2018, 00:08

Citation :
L’UE donne son accord, sous conditions, au lancement du processus d’adhésion de l’Albanie et de l’ex-République de Macédoine
Le processus ne sera pas lancé avant les élections européennes de mai 2019. Plusieurs conditions ont été posées aux deux candidats par Bruxelles.
(..)
Balkans : le processus d’adhésion de la Serbie et du Monténégro se poursuit – il a été ouvert en 2012 – et une « perspective » est désormais offerte aux Albanais et aux Macédoniens

Balkans (carte)


On voit que les pays candidats cités sont entre l'Italie (à l'ouest) la Grèce (au sud) et Roumanie + Bulgarie (à l'est). Donc géographiquement en Europe. La Slovénie et la Croatie ont déjà intégré l'UE.
Dans l'Histoire proche, c'est plus compliqué : ces pays (sauf Albanie) sont issus de la "balkanisation" de la Yougoslavie en 1991. Ce qui peut mettre plus de limites à leur volonté d'intégration européenne, qu'à leur volonté d'indépendance.

@ a.nonymous : Aider à stabiliser ces nouveaux pays, sans déstabiliser l'UE, c'est en quelque sorte le défi (ou l'objectif à atteindre, pour ne pas dire qu'on en est encore loin)
@ Gérard : avec une pensée pour Libellule, aussi.


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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Jeu 28 Juin 2018, 00:20

Tout le monde dit que cela a été une erreur de faire rentrer si rapidement les pays de l'est dans UE, mais rien n'y fait, on continu.
Et si cette absurdité n'en était pas une !
Si la logique cachée était que tous les pays de l'alliance militaire: OTAN; doivent faire partie de l'UE.
Les pays cités par Basilics font partie de l'OTAN.
https://www.nato.int/cps/fr/natohq/nato_countries.htm
Je parie même que si la Turquie sort de l'OTAN, comme par hasard son entrée dans l'UE ne sera plus à l'ordre du jour.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 06:44

(Génération-s, Parti Socialiste, Mouvement Radical Social et Libéral, divers gauche, La République en Marche, Modem, UDI, AGIR)
Des élus locaux "des mouvements politiques pro-européens" se mobilisent :
Citation :
Union européenne des territoires : les élus locaux se mobilisent pour redonner son sens au projet européen
Face au développement des mouvements populistes et europhobes au sein de l’Union européenne, Sauvons l’Europe lance une campagne de mobilisation des élus locaux pour réaffirmer l’ancrage territorial du projet européen et de ses valeurs de progrès et de solidarité.
Cet appel, publié par Ouest-France dans son édition du 7 juillet 2018, est soutenu par des femmes et des hommes, progressistes, représentatifs de l’ensemble des mouvements politiques pro-européens (Génération-s, Parti Socialiste, Mouvement Radical Social et Libéral, divers gauche, La République en Marche, Modem, UDI, AGIR) et de tous les territoires (communes et départements ruraux, villes moyennes, grandes agglomérations).


"En 2019, les élections européennes seront, encore une fois, parasitées par des considérations de politique intérieure, éloignant toujours plus les citoyens d’un nécessaire débat sur l’avenir du projet européen et laissant le champ libre à tous les démagogues populistes et europhobes. Parce que les élus locaux, notamment municipaux, restent les élus les plus reconnus et écoutés par les Françaises et les Français, parce qu’ils sont conscients de l’importance concrète des actions de l’Union européenne au niveau de leur territoire, Sauvons l’Europe fait appel à ce réseau dense d’élus, au contact quotidien de nos concitoyens, pour revivifier le débat sur l’Europe et le recentrer sur ses véritables enjeux : quel modèle de société souhaitons-nous partager au sein de l’Union et comment y parvenir ?"

Notre territoire 100 % européen
"Partout en Europe, les discours populistes et europhobes se développent. Elus locaux, nous sommes convaincus que l’Europe ne survivra pas à l’échec de ses territoires à assurer, au quotidien et dans la proximité, les promesses de protection et d’émancipation du projet européen.
Le futur de l’Europe doit se construire au travers de solidarités entre ses territoires et pas seulement par des réformes institutionnelles. Il s’écrit à partir de toutes ses collectivités et non uniquement au travers de ses mégalopoles phares. Le partage des réussites et expertises locales dans la gestion au quotidien des grandes transitions que vivent nos concitoyens doit se développer.
Les collectivités d’Europe portent un équilibre entre identité et valeur qui renforce le projet européen et constitue un rempart protecteur des valeurs humanistes, démocratiques et sociales sur lesquelles s’est bâtie l’Europe depuis le 9 mai 1950. Elles sont au cœur de l’invention du vivre ensemble européen du nouveau siècle. Elles ont une responsabilité particulière en matière de transmission du projet et des idéaux européens aux nouvelles générations."

"Elu local, attaché à la construction d’une Europe de solidarité et de progrès, je m’engage à apporter mon soutien à toutes les initiatives prises au sein de ma collectivité qui permettront :
• D’assurer le partage régulier d’expérience et d’information sur les apports concrets de l’Union européenne au sein de mon territoire. Notamment, les projets cofinancés par l’Europe devraient faire l’objet d’un bilan annuel publié sur les outils de communication de ma collectivité.
• D’organiser des débats réguliers au sein de ma collectivité sur le futur de notre continent, en particulier le 9 mai, lors de la Journée de l’Europe. A l’occasion des élections européennes, des actions de communication devraient rappeler l’importance de ce scrutin et les modalités du vote.
• De donner, au sein de mon territoire, une dimension européenne au quotidien des nouvelles générations, notamment par le soutien aux programmes d’échange scolaires, universitaires et professionnels (Erasmus) au sein de l’Union.
• De soutenir celles et ceux qui luttent, en Europe et au-delà, au nom des valeurs européennes et contre tous les populismes ; d’accueillir les associations, nationales ou locales, qui œuvrent en faveur de la diffusion des principes européens ; de financer, quand elle existe, ou de contribuer à la création d’une Maison de l’Europe sur mon territoire.
• De promouvoir une réforme ambitieuse de l’affectation des fonds européens, s’appuyant sur les nouveaux outils numériques et faisant l’objet d’une réflexion citoyenne, démocratique et participative."
(liste de signataires, voir lien :
http://sauvonsleurope.eu/union-europeenne-des-territoires-les-elus-locaux-se-mobilisent-pour-redonner-son-sens-au-projet-europeen/
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 07:18

Et concrètement quel est le programme ?
On continue sans rien changer sans doute...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 14:08

Dans le programme, il y a les fonds structurels européens, programmés par périodes de sept ans, qui impliquent Europe, régions et acteurs locaux.. D’ailleurs, un bilan actualisé Val-de-Marne (et Île-de-France) serait souhaitable

Programmation des fonds structurels européens : où en est-on ?
Les politiques et dispositifs européens s’inscrivent dans des programmations pluriannuelles de 7 ans, préparées par les institutions et Etats-membres. Pour la période 2014/2020, en matière de gestion des fonds structurels européens, il y a décentralisation partielle : en France, la gestion de ces fonds structurels relève à la fois de l’État et des régions. Un modèle mixte assez rare parmi les États membres de l’Union européenne, qui attribuent généralement la gestion de l’argent public européen à l’un ou à l’autre.

Depuis le mois d’avril 2013, le gouvernement français a décidé de déléguer la gestion du FEDER et du FEADER, précédemment gérés uniquement par l’État,  aux régions. Seuls les crédits du FSE resteront encore en gestion partagée entre les régions et l’État.
Avec cette nouvelle gouvernance, le Conseil régional d’Ile-de-France assurera donc la mise en œuvre des programmes de la politique de cohésion de l’Union européenne de la période 2014-2020. Le Conseil régional s’attèlera alors à corriger les difficultés structurelles rencontrées par l’économie francilienne et à actionner les ressorts d’un rebond économique partagé entre l’ensemble des territoires.
La préparation des programmes opérationnels des fonds européens pour 2014-2020 se poursuit à bon train et devrait être finalisée à l’automne 2014 à la fois aux niveaux européen, national et régional.
"Une vue d'ensemble récapitulative des processus passés, en cours et à venir est disponible ici." ( ?) (on attend la liste pour le 94 ou 93)

Le Programme Opérationnel Régional (POR) FEDER/FSE (incluant l'axe interrégional Seine) , ainsi que le  Programme de Développement Régional (PDR) FEADER, pour la période 2014-2020 en Île-de-France, seront mis à disposition du public sur le site du Conseil régional une fois que les maquettes seront validées de manière définitive par la Commission européenne.
https://www.valdemarne.fr/newsletters/europe-sur-marne/programmation-des-fonds-structurels-europeens-ou-en-est-on


Journée d’information sur les programmes européens 2014 - 2020
Le Conseil général du Val-de-Marne a organisé le vendredi 13 juin 2014 une journée d'information sur les nouveaux programmes européens pour la période 2014-2020.
Principaux programmes européens : les Fonds Structurels (FEDER, FSE, FEADER) mais aussi les Programmes d’Actions Communautaires (Erasmus +, L’Europe pour les Citoyens, Horizon 2020, Life).
https://www.valdemarne.fr/le-conseil-departemental/journee-dinformation-sur-les-programmes-europeens-2014-2020


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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 14:09

« les programmes des fonds européens 2014-2020, d'un montant de 27,5 milliards € pour la France. »

« En France, 7,7 milliards € iront aux PME, à l'innovation et au numérique à très haut débit; 9,8 mds à la transition énergétique; 7,7 mds à l'emploi, la formation-mobilité de la main-d’œuvre et l'apprentissage ainsi qu'à la lutte contre la pauvreté. »

Fonds européens: les régions planchent sur les projets
14 novembre 2014, 20h07
Quelque 500 représentants des administrations, collectivités et acteurs socio-économiques ont commencé à plancher, vendredi à Montpellier, sur les programmes des fonds européens 2014-2020, d'un montant de 27,5 milliards € pour la France. Un séminaire d'une journée s'est tenu sur ce thème dans la capitale languedocienne alors que, pour la première fois, les régions, et non plus l'Etat, vont piloter en grande partie l'usage de cette manne européenne. Une partie du Fonds social européen (FSE) et le Fonds pour la pêche (FEAMP) restent dans le giron de l'Etat.

Pour "absorber", selon l'expression consacrée, les fonds européens, des projets très précis qui se comptent par milliers pour chaque Etat, nécessitant souvent des mois de travail, doivent être élaborés, rappellent les spécialistes. Il est fréquent qu'une partie des fonds réservés aux Etats ne soit pas consommée, faute de projets précis élaborés à temps et conformes aux exigences communautaires. Pour la génération 2014-2020, les projets devront répondre à trois grands enjeux : la compétitivité de l'économie et de l'emploi, la transition énergétique et écologique et la gestion durable des ressources, l'égalité des territoires et l'égalité des chances.

En France, a précisé le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir, présent à Montpellier, 7,7 milliards € iront aux PME, à l'innovation et au numérique à très haut débit; 9,8 mds à la transition énergétique; 7,7 mds à l'emploi, la formation-mobilité de la main-d’œuvre et l'apprentissage ainsi qu'à la lutte contre la pauvreté. "Cinq régions ont déjà vu leurs programmes opérationnels validés par la Commission européenne: Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Auvergne, Franche-Comté, Rhône-Alpes", a-t-il précisé. En présence des présidents des régions Languedoc-Roussillon Damien Alary, et Aquitaine Alain Rousset, le secrétaire d'Etat a salué "la très forte mobilisation des régions pour la mise en œuvre des programmes européens". M. Alary a demandé à l'Etat "qu'on aille au plus vite" pour le transfert aux régions des fonctionnaires, peu nombreux, qui gèrent les fonds européens, car "les dossiers sont là".

http://www.leparisien.fr/montpellier-34000/fonds-europeens-les-regions-planchent-sur-les-projets-14-11-2014-4293699.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 18:31

Pour l'instant ma priorité est de savoir si l'Europe va perdurer sous sa forme actuelle... dans le cas contraire il conviendra d'aviser...
Le second axe de réflexion étant en tenant compte qu'en France le pouvoir central actuel fait une reprise en main de toutes les structures locales nous risquons une sérieuse remise en question des attributions propres à ces instances.
Dernier point et non le moindre : la foultitude de supposées autorités locales qui sortent de terre.
On ne sait trop à quoi elles correspondent, on ignore leurs attributions partagées ou non, pour ce qu'il en est de leur utilité c'est du flou non artistique.

Avant de disposer et de répartir ces fameux fonds européens il serait sans doute intéressant de se pencher sur ces trois dossiers.

NB lorsque les roitelets se seront distribué la manne en prélevant leur dîme et en ventilant les frais de fonctionnement divers, multiples et inutiles on ira aux résultats pour découvrir avec effroi ce qui reste pour effectivement mener des actions utiles et concrètes.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 20:08

Au delà des fonds structurels : une chose surprenante, est que la périodicité d'établissement des budgets européens (par période de sept ans) est déconnectée de la périodicité des élections au Parlement européen (tous les cinq ans). Ceci est une anomalie, dans le monde des assemblées parlementaires qui votent un budget.
C'est du moins ce que je comprends à la lecture de :

Citation :
Parlement européen : une mandature pour rien
Les nouveaux pouvoirs du Parlement de Strasbourg sont une illusion. La feuille de route de l'Union européenne est déjà établie par la précédente Commission. Commission et Parlement ne feront qu'exécuter ce programme.

Mais quel pouvoir auront le Parlement européen issu de ce scrutin et la prochaine Commission ? Celle-ci ne pourra qu’exécuter un programme sur lequel elle n’aura aucune prise : conçue par la Commission sortante, la «Stratégie 2020» a défini la feuille de route de l’Union européenne (UE) jusqu’à la fin du mandat de la prochaine Commission. Et pis encore, le budget, qui précise le financement des politiques communes (politique agricole, fonds structurels, programme européens de recherche, etc.) de l’UE est figé pour sept ans, jusqu’en 2020. Le Parlement européen élu en 2014 siégera jusqu’en 2019, et n’aura qu’à approuver les budgets annuels précisément chiffrés dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020 voté en novembre 2013 par le Parlement précédent. Une mandature pour rien !

La procédure budgétaire européenne est, en effet, inscrite depuis près de 20 ans dans ce cadre septennal. Cette périodicité, sans équivalent dans les institutions nationales, aboutit à un déni de démocratie : une mandature sans pouvoir de décision sur le vote du budget qui, dans toutes les démocraties, constitue l’acte le plus important d’un parlement. Le Parlement européen élu en 2014 ne se prononcera même pas sur le cadre financier pluriannuel suivant, qui devrait couvrir la période 2021-2028 et sera adopté par le Parlement élu en 2019.
Eviter les guérillas annuelles entre la Commission, le Conseil et le Parlement, donner une visibilité budgétaire à des programmes de dépenses souvent, par nature (investissements publics, recherche, etc.), pluriannuelles, toutes ces justifications d’un budget pluriannuel, institué par Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, à la fin des années 1980, est très louable. Mais au prix d’un tel déni de démocratie ?

La solution est pourtant simple, et elle est d’ailleurs déjà inscrite dans les traités de l’UE, mais bizarrement personne n’y songe : il faut, pour le cadre financier du budget européen et les politiques communes dont il assure le financement, une périodicité quinquennale. Ainsi, la mandature du Parlement et de la Commission coïnciderait avec la programmation stratégique et budgétaire. Le véritable progrès démocratique viendrait alors de ce que les partis politiques européens pourraient faire campagne sur des programmes, et leur traduction en termes budgétaires.
Les institutions européennes cesseraient ainsi de prendre des décisions qui n’engagent que leurs successeurs, et les citoyens européens pourraient enfin exercer un vrai choix démocratique lors de l’élection de leur Parlement. Cela politisera-t-il les débats européens ? Sans doute ; et alors ? La campagne électorale y gagnerait en intérêt et gageons que la participation électorale s’en trouverait accrue.

Jacques le Cacheux Libé 30.05.2014
https://www.xerficanal.com/invite/Jacques-Le-Cacheux_g47.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 21:35

Et oui l'Europe serait viable si elle était mieux organisée et si les motivations de ceux qui sont supposés la diriger avaient pour finalité de satisfaire les électeurs...

Rien que d'émettre ce type de réflexion vous classe son homme parmi les populistes lépreux.

L'électeurs voila l'ennemi !
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 22:32

Ceci dit, l'élection du président de la République tous les sept ans, et des députés tous les cinq ans, est une invention française, pratiquée de 1965 à 2002.
Elle a donné trois cohabitations en France (qui ont tourné au détriment du premier ministre, à la présidentielle suivante). Depuis 2002, c'est cinq ans pour tout le monde, et primeur au vote présidentiel. (mais toujours un budget voté tous les ans)
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 17 Juil 2018, 23:00

Salamandre a écrit:
Ceci dit, l'élection du président de la République tous les sept ans, et des députés tous les cinq ans, est une invention française, pratiquée de 1965 à 2002.
Elle a donné trois cohabitations en France (qui ont tourné au détriment du premier ministre, à la présidentielle suivante). Depuis 2002, c'est cinq ans pour tout le monde, et primeur au vote présidentiel. (mais toujours un budget voté tous les ans)

Avec le risque d'avoir 5 ans de conneries débridées ... sans possibilité de recours.

Pour ma part je constate que les tripotages constitutionnels successifs me semblent de moins en moins cohérents.
Nous avons une instrumentalisation des institutions préoccupantes qui à terme ne pourra déboucher que sur des désordres.

7 ans non renouvelables donnent le temps de conduire une politique cohérente sans avoir besoin de démagogie pour se payer un tour de plus.

Pour le reste je constate qu'avec giscard nous n'avions pas de déficit et 1 million de chômeurs et que 3 ans après nous avions 3 dévaluations et 3 millions de chômeurs... depuis visiblement nous progressons.

Continuons à tripoter les régles en espérant masquer les erreurs.
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Lun 27 Aoû 2018, 02:18

Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, a publié un livre (Comptes à rebours) et donne des interviews.
Il se dit européen mais pas européiste. Il est contre plus d'intégration, pensant le niveau national plus adapté pour répondre aux défis à relever.

Cela revient à appliquer le principe de subsidiarité, traiter chaque sujet au niveau le plus adapté (local, régional, national ou européen) mais le débat pour chaque sujet ou domaine est justement : quel est le niveau le plus approprié ?

De quoi animer la campagne électorale de questions de fond.
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mar 04 Sep 2018, 23:29

Les grandes manœuvres avant campagne
C'était il y a sept mois, en février : les envies de liste commune fleurissaient avant même le printemps.
Bientôt l'automne maintenant, les vocations de liste séparée poussent comme des champignons. Mais les vocations doivent être indexées sur les sondages, plus que sur les saisons.

Citation :
Elections européennes : les « constructifs » veulent exister entre la droite et LRM
L’UDI et le parti Agir pensent à constituer leur propre liste pour le scrutin de 2019.
LE MONDE | 04.09.2018 à 11h17 | Par Olivier Faye (avec Alexandre Lemarié)
Déjà mal en point avec la démission de Nicolas Hulot, ou les tergiversations sur le prélèvement de l’impôt à la source, Emmanuel Macron voit se profiler d’autres menaces. Notamment la possible concurrence d’une ou de plusieurs listes centristes ou de centre droit aux élections européennes de mai 2019.

Un handicap potentiellement coûteux pour La République en marche (LRM), alors que le ¬président de la République espère fédérer lors de ce scrutin les « progressistes » dans le duel qu’il cherche à installer contre les « nationalistes ». Pour l’instant agité comme une simple hypothèse, le principe de ces listes doit être discuté à l’occasion de deux événements distincts qui ont lieu du 7 au 9 septembre : l’université d’été de l’UDI, au Barcarès (Pyrénées-Orientales) et les Vendanges de Bordeaux, réunies autour du maire de la ville, Alain Juppé.

Avant l’été, les troupes d’Emmanuel Macron avaient pourtant bon espoir de raccrocher juppéistes et centristes à leurs wagons pour former une liste commune – le maire de Bordeaux avait lui-même évoqué, en novembre 2017, la coalition éventuelle d’un « grand mouvement central ». Mais, souligne un poids lourd de ce courant – baptisé « droite humaniste » par l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin –, un scrutin comme les européennes peut permettre « de créer un mouvement, une marque ». « Même en faisant 7-8 %, ce n’est pas inutile pour créer une base politique », souligne cette source.

« Faire monter les enchères »
Les dirigeants du jeune parti « constructif » Agir – issue d’une scission avec Les Républicains (LR), cette formation est devenue un refuge pour certains juppéistes –, formulent l’idée à voix haute. « Nous n’excluons pas du tout d’y aller seuls, assure le député de Seine-et-Marne, Franck Riester. Les européennes, avec une seule liste au niveau national, sont un moyen de montrer qu’un nouveau parti existe. La droite proeuropéenne doit absolument être présente dans cette élection. »Le chef de file d’Agir ajoute néanmoins une précision : « Après, on se doit d’être en responsabilité. On ne ferme pas la porte à une ¬alliance [avec LRM]. »

Leurs voisins centristes de l’UDI ont eux aussi décidé de poser les choses sur la table. « Aujourd’hui, je ne vois pas de raison de ne pas faire de liste, souligne Jean-Christophe Lagarde, le président du parti. L’élection ne doit pas servir de référendum pour ou contre Macron. Nous ¬voulons imposer ce que doit être le débat européen, recentrer l’Union européenne sur ses compétences, et ne pas chercher à régler des ¬problèmes franco-français. » Pourtant membres du même groupe à l’Assemblée nationale, l’UDI et Agir ne semblent pas pressés de se jeter dans les bras l’un de l’autre. Les premiers s’estiment en position de force, avec leur réseau d’élus et leur assise ¬financière confortable ; les seconds se demandent quant à eux si le principe d’une Europe fédérale défendu par l’UDI colle avec leur propre ADN.

Les discussions organisées à Bordeaux autour d’Alain Juppé illustreront les nuances au sein de cette famille europhile. Les personnalités présentes n’ont pas toujours les mêmes stratégies et surtout le même rapport avec le macronisme. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, fera valoir qu’elle cherche à infléchir l’euroscepticisme de Laurent Wauquiez en restant à l’intérieur de LR ; une position aux antipodes de celle de Gilles Boyer, conseiller du premier ministre, Edouard Philippe, qui s’inscrit pour sa part tout naturellement dans le soutien à la liste du parti présidentiel. D’autres, donc, s’interrogeront pendant ce temps-là sur la possibilité de tracer une voie médiane. « Il faut que cela incarne quelque chose si ça se lance. Avec un Xavier Bertrand ou une Valérie Pécresse en tête de liste, pourquoi pas, estime un juppéiste. Mais si c’est pour envoyer un troisième couteau… »

Du côté de LR, les soutiens du président, Laurent Wauquiez, ne croient pas à la possibilité d’exister politiquement entre leur parti et LRM – pas plus qu’ils ne croient à l’hypothèse d’un retour des centristes ou des juppéistes dans leur giron. « Une liste Lagarde ou une liste Riester, ça pèse quoi ? C’est du bluff pour faire monter les enchères auprès de Macron », veut croire un député LR. « La droite modérée a un choix de cohérence à faire, prévient de son côté le député LRM des Hauts-de-Seine, Gabriel Attal. Il ne serait pas logique que les proeuropéens ne partent pas à la bataille unis, alors que nous sommes sur la même ligne. Le cas contraire laisserait penser que certains font de la politique politicienne pour des sièges. » La réponse devrait intervenir en fin d’année ou en début d’année prochaine.

https://lemonde.fr/elections/article/2018/09/04/elections-europeennes-les-constructifs-veulent-exister-entre-la-droite-et-lrm_5349975_5001134.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 05 Sep 2018, 01:46

Je ne comprends pas bien l'organisation des candidatures pour les Européennes.
Les députés élus représentent quel territoire de la France? Combien sont-ils? Quand on lit que le candidat du PC est un élu parisien cela signifie-t-il qu'il sera le seul de son parti pour la France? Ou pour l'île de France ?

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 05 Sep 2018, 02:11

Scrutin proportionnel à un tour, par liste nationale (circonscription : France entière) comme aux européennes avant 2004. A chaque parti ou alliance de concocter sa liste "représentative" des territoires.
Il faudra obtenir au moins 5% des votes exprimés pour avoir des élus. Pour 79 députés européens France, 5% des votes c'est au moins 4 élus.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 05 Sep 2018, 04:31

Merci pour ces précisions
Combien y a-t-il actuellement de deputes europeens representant la France?

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 05 Sep 2018, 04:35

J'ai trouve ce lien qui repond à ma question
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Liste_des_d%C3%A9put%C3%A9s_europ%C3%A9ens_de_France_de_la_8e_l%C3%A9gislature

D'après mon comptage il y a 73 députés européens pour la France

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Mer 05 Sep 2018, 06:27

En 2019, la France doit récupérer 5 sièges de députés du contingent british.
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Jeu 25 Oct 2018, 20:50

François Hollande n'est pas disponible ?
"Je vous conduirai vers d'autres victoires", avait dit Ségolène Royal le soir de sa défaite aux présidentielles 2007. On en salive déjà.
Son envie de tenir sa promesse 2007 peut expliquer le durcissement récent de son ton à l'égard d'un président qui l'a faite ambassadrice des pôles (une fonction à l'utilité assez mystérieuse, d'ailleurs)

Citation :
Elections européennes : l’hypothèse Ségolène Royal rebat les cartes au PS
LE MONDE | 25.10.2018 à 06h28 | Par Enora Ollivier
L’ex-candidate à la présidentielle n’a pas exclu de prendre la tête d’une liste, à condition qu’elle dépasse le cadre du parti. Au plus bas dans les sondages, les socialistes sont tentés.

Voir Ségolène Royal dans les travées du Parlement européen dans quelques mois, c’est un songe que beaucoup à gauche commencent à faire éveillés. Le nom de l’ancienne candidate à la présidentielle est sur toutes les lèvres au Parti socialiste (PS) depuis qu’elle a esquissé la possibilité de mener une liste aux élections européennes de mai 2019. Elle, de retour dans une bataille électorale, sept ans après sa douloureuse défaite aux législatives à La Rochelle ? « On verra ! », a-t-elle répondu dans un grand sourire, lundi 22 octobre, sur RTL.
Deux mots qui ont suffi à relancer les spéculations autour d’une candidature. Mais à la tête de quelle liste ? Le PS est justement à la recherche de la personne qui pourrait emmener la sienne. Les eurodéputés Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes s’y verraient bien, tout comme la porte-parole du parti, Gabrielle Siry, et Julien Dray. La direction laisse ces personnalités sortir du bois, mais continue sa quête du candidat idéal.

« Elle coche énormément de cases »
En vérité, le parti cherche une figure, une personne connue de tous, qui pourrait le pousser un peu plus loin que les 4 % à 6 % que lui donnent pour l’heure les sondages. La chose n’est pas aisée : les personnes ayant une envergure nationale ne sont plus légion, et les perles rares ont beaucoup à perdre dans ce scrutin mal connu des Français, surtout aux côtés d’un parti à l’image dégradée. Envisagés, Christiane Taubira, Bernard Cazeneuve ou Najat Vallaud-Belkacem ont déjà décliné.
Ségolène Royal, dans ce schéma, a des allures de candidate rêvée. « Elle coche énormément de cases, c’est une personnalité reconnue sur la question des droits, de la transition écologique. Elle porterait une voix forte sur la scène européenne », confie un membre de la direction du PS.

Sauf que l’ancienne ministre de l’écologie a fait passer un message auprès des socialistes qui l’ont sollicitée : se présenter, pourquoi pas, mais certainement pas sous la bannière du poing à la rose. « Je ne vais pas être candidate du PS », a-t-elle clairement dit mercredi au Parisien. « Elle veut bien du parti pour utiliser son argent et ses réseaux militants, mais elle ne veut pas de l’étiquette socialiste, elle veut quelque chose de plus large », décode un ancien cadre, fin connaisseur du PS.

Pour le PS, être présent sans être en première ligne
Constituer une liste pluraliste avec des personnalités venues de tous horizons, de formations politiques – dont le PS – et d’associations, voilà qui est plus séduisant aux yeux de Ségolène Royal. L’idée, en tout cas, rebat sérieusement les cartes au PS, où l’hypothèse d’apporter son soutien à un tel montage n’est pas exclue, voire fait son chemin. Ce qui reviendrait, finalement, à ne pas déposer de liste socialiste en tant que telle. « Faire [autour de Ségolène Royal] un rassemblement sur un projet de gauche, humaniste… il n’y a aucun problème à cela », assure une source à la direction du parti.

L’option ne manque pas d’avantages : elle permettrait au PS d’enjamber la marche compliquée des Européennes en étant présent sans être en première ligne. Et aussi de viser les 10 %, grignotant des points en particulier à la liste de La République en marche (LRM).
La difficulté est que le PS et Ségolène Royal n’ont pas le même agenda. Ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, fondatrice de l’ONG Désir d’avenir pour la planète, l’ancienne candidate à la présidentielle est « très occupée », assure le député (PS) de la Mayenne Guillaume Garot, un de ses proches.

Rendez-vous en janvier 2019
Et mercredi 31 octobre, sort chez Fayard le livre qu’elle a écrit, dont le titre même, Ce que je peux enfin dire, est la promesse d’un récit épicé. Elle doit y raconter ses combats pour la défense des femmes et contre le réchauffement climatique, mais aussi y livrer une lecture de sa vie politique.
« Très sollicitée » par ailleurs dans la perspective des Européennes, « elle reçoit, elle consulte, elle écoute les arguments », détaille M. Garot, « et à tous, elle dit : “revoyons-nous en début d’année prochaine” ». Rendez-vous est donc donné en janvier 2019, en aucun cas avant : « Ségolène Royal est une femme libre, il ne faut pas chercher à faire pression sur elle ou à l’installer dans des batailles d’appareil. »

Le Parti socialiste, de son côté, s’en tient au calendrier qu’il s’est fixé. La commission électorale chargée d’élaborer une liste pour les Européennes s’est réunie pour la première fois mercredi. Cette instance ad hoc n’est « ni aveugle ni sourde à tous les éléments de contexte extérieur », remarque celui qui la codirige, Pierre Jouvet. Mais une liste « avec des candidats dont on n’aura pas à rougir » sera bien mise sur pied et présentée le 17 novembre, lors d’un conseil national qui se tiendra en même temps que l’inauguration du nouveau siège du parti, à Ivry-sur-Seine.
Ensuite, « tout dépendra du contexte politique dans lequel on sera », précise M. Jouvet. Comprendre : la liste en question ne sera pas forcément celle qui sera soumise au vote des électeurs en mai 2019. En particulier si la piste Royal se confirme.

https://lemonde.fr/politique/article/2018/10/25/elections-europeennes-l-hypothese-segolene-royal-rebat-les-cartes-au-ps_5374210_823448.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Jeu 25 Oct 2018, 21:07

Ambassadrice des pôles c'est tout de même 11 000 euros mensuels... plus quelques avantages non comptabilisés.

les pingouins et les manchots ne sont pas susceptibles de manifester contre leur ambassadrice... donc la place est relativement tranquille.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Sam 27 Oct 2018, 21:27

Tous ensemble ou presque, les partis ont aboli les circonscriptions multi-régionales pour rétablir une seule circonscription (et une liste) nationale, et maintenant tout le monde rame pour trouver sa tête de liste

Citation :
Le casse-tête des têtes de liste aux élections européennes anime la précampagne
Le Monde | 27.10.2018 Par Olivier Faye, Lucie Soullier et Enora Ollivier
La République en marche, Les Républicains, le Rassemblement national, le Parti socialiste… Les partis peinent à trouver la perle rare capable de rassurer les militants et d’élargir leur électorat.

C’est une drôle de campagne qui se mène en ce moment pour les élections européennes de mai 2019. D’un côté, Emmanuel Macron parcourt l’Europe de capitale en capitale pour dénoncer, lui le « progressiste », le rôle néfaste des « nationalistes » et appeler à les « combattre sur le terrain ». Une manière d’endosser, de fait, l’habit de chef de file de La République en marche (LRM) pour ce scrutin.

De l’autre, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, se rend à Rome au côté de son allié, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, devenu figure de proue de l’extrême droite sur le Vieux Continent, pour dénoncer le « bunker de Bruxelles » que représente à leurs yeux l’Union européenne (UE). Laurent Wauquiez, enfin, président du parti Les Républicains (LR), visite la Grèce, lundi 29 et mardi 30 octobre, et en particulier l’île de Lesbos, symbole de la crise migratoire, pour mieux s’ériger en champion de la lutte contre l’immigration.

Drôle de campagne où, sans têtes de listes désignées, les leaders de chaque camp s’activent sur le terrain. Car, du RN à LR, en passant par LRM ou le Parti socialiste, la plupart des formations politiques peinent à trouver la perle rare qui pourra conduire leurs troupes.

Eviter un scénario catastrophique

Ce scrutin sera le premier test d’ampleur pour Emmanuel Macron, deux ans après son élection. Le parti présidentiel cherche en premier lieu à trouver son équilibre interne. Après avoir réussi à ramener à lui l’aile « constructive » de la droite, en nommant Franck Riester au ministère de la culture, il rêve maintenant de continuer à rogner sur ce qu’il reste de la social-démocratie, dans une liste emblématique du « en même temps » macroniste.

Une social-démocratie que le PS espère encore incarner s’il parvient à ne pas se noyer dans ce scrutin très compliqué pour lui. Alors que leur liste doit être dévoilée, le 17 novembre, au cours d’un conseil national, celle-ci pourrait bien être balayée en cas d’émergence d’une « figure rassembleuse » qui permettrait d’éviter le scénario catastrophique des 6 % annoncés par les sondages. Ségolène Royal, au hasard. L’ancienne candidate à la présidentielle laisse planer le doute, et ne devrait donner une réponse qu’en janvier 2019.

Du côté de l’extrême droite, Louis Aliot a calmé les ardeurs des chasseurs de têtes de listes européennes dans les couloirs de l’Assemblée nationale, jeudi 25 octobre. « Ce n’est pas fait du tout, mais alors pas du tout », a déclaré le député des Pyrénées-Orientales, dix jours après s’être annoncé « candidat à la candidature » pour mener les troupes de l’ex-Front national.

« Louis réunit les qualités principales d’une tête de liste », résumait pourtant le conseiller spécial (et beau-frère) de Marine Le Pen, Philippe Olivier : « la légitimité » auprès de la base, M. Aliot ayant été plébiscité par les adhérents, lors de l’élection du conseil national, au congrès de mars ; et « la confiance » de l’état-major, acquise à celui qui est également le compagnon de Marine Le Pen. « Avoir le compagnon en tête de liste annihilerait complètement l’opération rassemblement qui sera réelle sur le reste de la liste », relativise un cadre du RN. Un autre ajoute : « J’aime bien Louis mais il ne tient pas à y aller et ça se voit. »

Et pour cause, l’élu vise la mairie de Perpignan en 2020, et ne s’en cache pas. Un mandat plus facile à attraper en arborant, d’ici aux prochaines municipales, son écharpe de député national plutôt qu’européen. Autre accroc majeur : la mise en examen de Louis Aliot vient, selon Mediapart, d’être requalifiée en « détournement de fonds publics » dans l’affaire dite des assistants parlementaires, comme l’avaient été avant lui celles de Marine Le Pen et des députés européens Bruno Gollnisch et Nicolas Bay, lui aussi un temps favori.

« Le premier qui part devient une cible »

L’hypothèse d’une tête de liste issue de la société civile, comme celle de l’économiste Hervé Juvin, avancée à la rentrée, semble quant à elle écartée, Marine Le Pen préférant désormais une candidature plus politique issue de ses rangs. Le parti d’extrême droite ne s’interdit pas d’aller piocher quelques transfuges directement dans le bureau national de Debout la France, le parti de Nicolas-Dupont-Aignan. Côté prises LR, l’ancien député Jean-Paul Garraud et l’ex-ministre sarkozyste Thierry Mariani devraient également en être. Ne reste qu’à décider la « mise en scène », selon l’entourage de Marine Le Pen qui répète que rien ne presse. Un futur rallié acquiesce : « Le premier qui part devient une cible, alors c’est idiot de griller des cartouches avant les autres. »

« Si on sort la tête de liste aujourd’hui, elle va être la tête de turc de tout le monde », justifie-t-on, de la même manière, chez LR. A défaut d’avoir trouvé, pour l’instant, le profil idoine, Laurent Wauquiez a déjà envoyé un message à ses troupes et électeurs en laissant planer pendant plusieurs semaines l’hypothèse d’une candidature de Michel Barnier. Une façon d’affirmer que la droite française ne prendra pas un virage critique contre les fondements mêmes de l’Union européenne. Mais maintenant que le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit a annoncé qu’il ne sera pas candidat, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes doit trouver une autre solution.

Revient le nom de son vice-président, Jean Leonetti, un ancien centriste résolument pro-européen de 70 ans. Ce dernier présente l’avantage de couper l’herbe sous le pied aux critiques des juppéistes sur l’europhobie présumée de M. Wauquiez. Mais il a l’inconvénient de jouir d’une faible notoriété. « Quand vous êtes tête de liste, il faut être un peu paillettes », souffle un député à l’évocation du nom du maire d’Antibes (Alpes-Maritimes). Cette faiblesse, l’intéressé cherche à la minorer en présentant la future liste de LR comme une « équipe ».

« La vraie tête de liste de LR, de toute façon, c’est Laurent Wauquiez, avance M. Leonetti. C’est une élection nationale, vous croyez vraiment que lui, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen vont rester muets, même s’ils ne sont pas candidats ? » De nombreux dirigeants du parti avancent donc cette idée de mettre en place un « pack » qui mènerait la campagne. « Une équipe de trois ou quatre personnes », paritaire et incarnant un équilibre entre renouvellement et expérience, explique un dirigeant.

« Un mauvais moment à passer »
Même s’ils ne sont pas appelés à conduire la liste, Rachida Dati, Brice Hortefeux et Nadine Morano, dont une partie de la jeune garde de LR ne veut plus, ont toutes les chances d’être reconduits sur des positions éligibles. L’ancien ministre du budget Eric Woerth pourrait de son côté se laisser tenter. « Si on me posait la question, je réfléchirais », a récemment confié à un proche le député de l’Oise. Hypothèse balayée aussi sec par un dirigeant LR : « Il n’a jamais été question de Woerth. »

En attendant la fumée blanche, qui ne devrait pas apparaître avant début 2019, LR phosphore donc sur son projet « pour l’Europe et contre l’immigration », comme le résume un élu proche de M. Wauquiez. « Nous nous intéressons d’abord au projet aussi parce qu’on a des difficultés à trouver une tête de liste, on ne va pas se le cacher », reconnaît dans un soupir un poids lourd du parti. Les sondages ne sont pas florissants pour la droite, et rien ne dit qu’une personnalité peut inverser à elle seule la tendance. « Les européennes, c’est un mauvais moment à passer, passons-le vite », résume un soutien de M. Wauquiez. Qui n’est sans doute pas le seul à penser ainsi.

https://lemonde.fr/politique/article/2018/10/27/le-casse-tete-des-tetes-de-liste-aux-elections-europeennes-anime-la-precampagne_5375433_823448.html
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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Dim 28 Oct 2018, 06:58

Andrej Babis, premier ministre de la République Tchèque : « tous les migrants doivent être immédiatement expulsés »

Andrej Babis, premier ministre de la République Tchèque, vient de faire une déclaration sans équivoque au journal britannique « The Guardian ».

Il estime que tous les migrants illégaux actuellement en Europe, environ 700.000, selon lui, doivent être expulsés immédiatement.
« Ils doivent être renvoyés chez eux. Les trafiquants et les ONG chargés de remplir l’Europe d’immigrants clandestins ont réalisé un bénéfice de 5700 millions d’euros et il faut y mettre une fin.
Les dix milliards investis dans « Frontex » devraient l’être plus efficacement dans les pays africains pour empêcher les migrants de venir en Europe.
Il existe des différences culturelles entre européens et immigrants et nous ne pouvons pas permettre aux migrants de venir en Europe et changer nos traditions. Ils ont leur culture et nous avons la nôtre. Nous devons absolument préserver nos valeurs ! »

Fondateur de l’Alliance des citoyens mécontents, le premier ministre tchèque est soutenu par tous les membres du groupe de Višegrad, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, l’Autriche et, à présent, l’Italie de Matteo Salvini.
Ne cherchez pas, la France n’y est pas, ni la Belgique. Mais l’Allemagne pourrait ne pas tarder à les rejoindre et pourquoi pas l’Espagne, qui est confrontée, tout comme l’Allemagne, à des dizaines d’agressions quotidiennes, dès qu’elle se sera débarrassée des socialistes de Pedro Sanchez, provisoirement au pouvoir !
• Espagne : Barcelone (Catalogne) – Dix minutes après avoir été relâchés, deux marocains de 18 ans sont sortis du palais de justice d’Hospitalet de Llobregat, près de Barcelone, et ont rejoint la « Gran Via » de la capitale de la catalogne.
Ils ont aussitôt agressé une dame âgée de 88 ans, lui arrachant brutalement la chaîne qu’elle portait autour de son cou.
Tombée sur le sol, elle s’est blessée au poignet.
Les deux voyous ont été appréhendés par une patrouille de police et accusés de vol qualifié avec violence et intimidation.
Ils retournent à la case « Prison ».
• Au cours des derniers mois, le nombre de crimes dans la région de Barcelone augmenté de 20%, avec pour cause principale l’arrivée incontrôlée de migrants clandestins.
• Dans la capitale catalane, les agressions ont explosé sans que la maire, Ada Colau, du parti d’extrême gauche Podemos, paraisse s’en inquiéter le moins du monde !
• Toujours à Barcelone, dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1 h 30, une voiture déclarée volée allait être contrôlée par une patrouille de police mais les trois occupants, des marocains, ont préféré prendre la fuite.
Dès lors s’est engagée une course poursuite dans les rues de Barcelone, au cours de laquelle sept voitures en stationnement ont été gravement endommagées jusqu’au moment où ils ont percuté le véhicule des policiers, blessant les trois occupants.

Arrêtés, ils seront présentés pour délits de fuite et agression contre la police locale.

---------------

tout va bien dormez ! surtout n'écoutez pas les populistes ils sont dangereux...


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coufsur

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MessageSujet: Re: Les élections européennes en 2019   Jeu 15 Nov 2018, 02:22

Les Européistes sont indécrottables, ils finissent toujours par avouer que le rêve européen a comme des relents qui n'ont rien a voir avec l'Europe de Nations.
Le ministre français des finances rêve tout haut que l’UE devienne «une sorte d’empire» : le ministre de l’Economie dévoile ainsi l’état d’esprit de l’oligarchie européenne. Un empire est une puissance qui ne se reconnaît pas de limites, rappelle Pierre Lévy, rédacteur en chef du mensuel Ruptures.
https://francais.rt.com/opinions/55391- ... e-europeen
10 ans plus tôt, José Manuel Barroso alors président de la Commission Européenne faisait le même rêve.
https://www.youtube.com/watch?v=c2Ralocq9uE
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