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 Fake news, bientôt une loi

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Libellule

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MessageSujet: Fake news, bientôt une loi   Jeu 04 Jan 2018, 05:43

Rappel du premier message :

J'approuve pendant les "périodes démocratiques" (périodes électorales). À suivre

http://www.europe1.fr/politique/fake-news-macron-annonce-une-loi-pour-renforcer-le-controle-sur-internet-en-periode-electorale-3536273

Sujet en vue : la @ démocratie illibérale @


Dernière édition par Libellule le Jeu 04 Jan 2018, 06:44, édité 4 fois
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Gérard



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Sam 20 Jan 2018, 22:56

Je me disais bien....
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Sam 20 Jan 2018, 23:25

Libellule a écrit:

http://www.lesoir.be/101783/article/2017-06-27/la-couche-dozone-nouveau-menacee-selon-une-etude

et bonjour à nos amis belges ; en France il y a 2 mois, un article plus général (relayé par le Monde et
http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/11/13/01008-20171113ARTFIG00185-nous-mettons-en-peril-notre-avenir-15000-scientifiques-alertent-sur-l-etat-de-la-planete.php
extrait :
Citation :
Pour les scientifiques, plusieurs éléments montrent que «nous sommes capables d'opérer des changements positifs quand nous agissons avec détermination». La diminution rapide des substances néfastes pour la couche d'ozone, la lutte contre la famine et l'extrême pauvreté, ainsi que la baisse du taux de fécondité dan plusieurs zones ou du rythme de la déforestation, sont autant de signes que «nous avons beaucoup appris».
mais, la prévision reste difficile (surtout pour l'avenir)
http://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-47905.php
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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Dim 21 Jan 2018, 23:13

Encore une Fake-New.
Dans  son  intervention  le  25  octobre  à  Paris-Saclay  le  Président  de  la  République  a  rappelé  son engagement dans la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025 et la pertinence de ce projet au cœur du pôle d’excellence scientifique de Paris-Saclay.

Le 20 Janvier la France retire sa candidature à l’Exposition universelle 2025
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 23 Jan 2018, 18:44

(Voir page précédente)
Le Monde a écrit:
Ce qu’il faut retenir de la fin du « shutdown » américain
Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 23.01.2018 à 00h04 • Mis à jour le 23.01.2018 à 07h09
Le président américain Donald Trump a salué le compromis budgétaire temporaire conclu lundi au Congrès et qui met fin à la fermeture partielle du gouvernement fédéral.

L’essentiel
   A l’issue d’intenses tractations, les leaders démocrates du Sénat puis la Chambre des représentants ont accepté lundi 22 janvier un texte assurant le financement de l’Etat jusqu’au 8 février. Donald Trump a signé l’ordonnance dans la foulée ;
   L’objectif affiché était de trouver un accord sur le sort de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis, connus sous le nom de « Dreamers » (rêveurs) ;
   La fermeture partielle du gouvernement fédéral avait commencé samedi à minuit, empêchant des centaines de milliers d’employés de se rendre au travail.
(..)
http://lemonde.fr/donald-trump/article/2018/01/23/ce-qu-il-faut-retenir-de-la-suspension-du-shutdown-americain_5245493_4853715.html
Un nouvel épisode tous les trois jours ?!
"Fin du shutdown" ou "suspension du shutdown" ?
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Libellule

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 23 Jan 2018, 18:57

Post. Cette pseudo-remise de prix, même si elle n’est qu’une provocation de plus, suscite des remous au sein de son propre camp puisque Fox News a critiqué sur son antenne cette opposition systématique aux médias et que deux élus républicains se sont émus de ce qu’elle signifiait : le sénateur John McCain soupçonne ainsi Donald Trump de vouloir « réduire au silence les journalistes » avec ses accusations de fake news. Et son collègue Jeff Flake rappelle que quand un président qualifie la presse d’« ennemi du peuple », il reprend les mots qu’utilisait un certain Staline « pour décrire ses ennemis ».

Alors on peut disserter à l’infini sur cette détestation mélangée de fascination envers ceux qui le détestent que Donald Trump met en scène. On peut disserter sur son goût immodéré pour Twitter qui l’amène, dès cinq heures du matin, à twitter contre les médias. Et c’est vrai que selon le Pew Research Center, la couverture médiatique sur Trump a quatre fois plus de chances d’être négative que positive. Mais la question qui se pose est de savoir pourquoi il attire à ce point l’attention sur les médias et leur soi-disant fake news.

Il s’agit d’abord, sans doute, de retourner l’accusation faite contre lui. Le Washington Post a dénombré 2 000 contre-vérités du président en un an. Or, aujourd’hui le grand public ne sait plus qui dit la vérité. Sur l’ingérence russe pendant les élections, par exemple, est-ce que Donald Trump est réellement impliqué alors que la chaîne ABC a suspendu le journaliste qui avait rapporté à tort qu’il avait donné l’ordre à un conseiller de contacter le Kremlin ? L’idée de vérité alternative, de post-vérité peut alors faire son chemin.

Ensuite, comme le note l’universitaire Jean-Eric Branaa dans Atlantico, il ne faut jamais oublier son best-seller l’Art du deal. Dans ce livre, Trump explique qu’il est nécessaire de « créer un chaos artificiel, afin de mieux prendre l’ascendant sur son adversaire ». Or, quand il met l’accent sur les fake news, les médias se raidissent, protestent au nom de la démocratie et finalement font le jeu de Trump. Car, le président crée ainsi l’illusion qu’il continue de combattre pour sa base, contre l’establishment, contre les privilégiés de la cote Est, alors même que sa réforme fiscale favorise les grandes entreprises ou les plus aisés et que le petit peuple qui l’a élu a du mal à voir des changements positifs dans sa vie quotidienne.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 06 Fév 2018, 04:34

Internet est le dernier espace de liberté en voie de restriction à cause de la fallacieuse lutte contre les « fake news » ,lutte qui n’est rien d’autre qu’une tentative de museler les canaux d’information et d’opinion qui échappent à la pensée unique.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 06 Fév 2018, 09:36

Ce ne serait pas Canfaromo ?



Citation :
Secret des affaires: Challenges fait appel contre le retrait d'un article

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 05/02/2018

REUTERS/Christian Hartmann
L'hebdomadaire Challenges a été condamné à retirer un article faisant état des difficultés d'une entreprise ayant pignon sur rue, un jugement dont il a fait appel.

Challenges se rebiffe. Après avoir été condamné par le tribunal de commerce de Paris, sous peine d'une astreinte de 10 000 euros par jour, à retirer de son site un article dans lequel il révélait "les conséquences des difficultés financières d'une grande entreprise", l'hebdomadaire a fait appel ce lundi.

"Dans un éditorial de notre numéro du 25 janvier nous expliquions que ce jugement était pour nous exemplaire du risque que le 'secret des affaires' fait peser sur le droit à l'information. (...) Raison pour laquelle nous avons décidé d'interjeter appel, une décision qui a été communiquée au tribunal ce jour", annonce le directeur de la rédaction du magazine, Vincent Beaufils.

Dans cet article, le magazine s'était fait l'écho du placement sous mandat ad hoc (une procédure d'aide aux entreprises en difficulté) de cette entreprise, une enseigne bien connue des Français et qui se trouve être la "filiale d'un groupe international, présent dans toute la France, avec des centaines de fournisseurs, des milliers de salariés et des millions de clients."

Dans son jugement, le Tribunal de commerce avait justifié sa décision par la jurisprudence établie par la Cour de cassation. Celle-ci défend la confidentialité des procédures de "mandat ad hoc", au nom du principe selon lequel révéler l'identité des entreprises qui ont recours à une telle procédure risquerait d'aggraver encore plus leurs difficultés financières. Les juges avaient rejeté l'argument du magazine, qui protestait contre "une censure illicite en démocratie" et soutenait que "l'information litigieuse contribuait à la nécessaire information du public sur une question d'intérêt général".

Plusieurs médias ont exprimé leur soutien à l'hebdomadaire, certains choisissant même de reprendre les informations de l'article retiré en citant nommément l'enseigne en question, notamment les sites Mediapart (qui a publié l'intégralité du jugement du Tribunal de commerce) et Arrêt Sur Images. Interrogée par l'AFP, l'entreprise concernée n'a pas fait de commentaires.
https://www.lexpress.fr/actualite/medias/secret-des-affaires-challenges-fait-appel-contre-le-retrait-d-un-article_1982390.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 06 Fév 2018, 20:57

Heureusement nous sommes en France et ce n'est pas avec macron président que l'on tenterait comme trump de contrôler l'information ou de faire des ennuis à ceux suspectés d'avance de balancer de fausses nouvelles.

Chez nous pays des droits de l'homme on ne peut imaginer une telle affaire antidémocratique.

NB :  l'aspect intéressant de ce genre de dossier étant lorsque la "fake new"  condamnable avec celui qui la diffuse le lundi devient le scoop du jeudi... Ce qui se traduit aussi par "il n'est jamais bon d'avoir raison trop tôt"
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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Lun 12 Fév 2018, 21:19

fake news ou l'histoire du boum-rang

Il était une fois un président qui aimait être « smart » »new » en français « être à la mode » mais qui a oublié une variable : le temps qui avec le web ne se dissout pas aussi rapidement que dans l'ancien temps.

Puisque Macron veut lutter contre les « fake news », l’UPR lui demande de tirer les conséquences des aveux venus de Washington au sujet de la Syrie, en faisant son mea culpa et en retirant nos troupes de Syrie.
https://www.upr.fr/actualite/france/communique-de-presse-puisque-macron-veut-lutter-contre-fake-news-lupr-lui-demande-de-tirer-consequences-aveux-sensationnels-venus-de-washington-de-syrie-faisant-me
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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 02 Mar 2018, 05:10

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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 02 Mar 2018, 22:23

joseph1 a écrit:
Un très bon article :

https://www.legrandsoir.info/fake-news-et-complotisme-comment-l-etat-nous-manipule.html

Merci, très intéressant.

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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 06 Mar 2018, 00:30

La façon dont Macron a été élu, de toute évidence grâce à la mise en place d 'un "cabinet noir" pour couler fillon et donc avoir pour adversaire du deuxième tour MLP, la façon dont il négocie avant les prises de décisions ( pour les cheminots par exemple : négocions , mais une ordonnance est déjà programmée ) sa volonté de chasser les " fakes news " , en fait de contrôler le Net; tout cela laisse à penser qu 'un petit fond totalitaire l 'habite quelque peu.

J 'ai trouvé sur le Net quelqu 'un qui pousse l 'analyse très loin . Je vous donne le lien :
Emmanuel Macron.... sous le regard d'Hannah Arendt
http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=42379

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Gérard

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 06 Mar 2018, 00:56

Lien redoutable!
En ce qui me concerne personnellement je ne suis pas parvenu à cocher toutes les cases. Mon avenir de dictateur est compromis.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Lun 12 Mar 2018, 06:27

Voilà typiquement ce que vise ceux qui luttent contre les "fakes news " : un lien qui montre les manipulations de l 'opinion publiques qui sont le fait , en Syrie , des " casques blancs" :
https://francais.rt.com/international/46070-syrie-malgre-pressions-conference-accablant-casques-blancs
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Lun 12 Mar 2018, 19:33

En matière de manipulations il y a du grain à moudre :
La Bosnie
Le Kosovo
Le printemps arabe, les conséquences étaient prévisibles...
L'Irak
et maintenant la Syrie

et on peut continuer la liste, avec BHL kouchner et quelques autres  à la baguette nous n'en avons pas fini; le tout bien relayé par nos médis où il y a des experts en enfumage.

Je vais un peu forcer le trait mais il y a quelques semaines dans le désir de flanquer par terre Assad j'attendais que l'on nous présente des "islamistes modérés" sic parfaitement recommandables voire fréquentables (on en était à deux doigts) qu'ils conviendrait de protéger.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 13 Mar 2018, 00:27

Ce que le système ne veut plus voir : des sites qui divulguent des informations cachées par les grands médias subventionnés :

https://fr.sputniknews.com/international/201803121035467301-ghouta-syrie-armes-chimiques/

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-ghouta-et-les-idiots-utiles-du-202121
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Gérard

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mar 13 Mar 2018, 04:06

Est ce qu'on doit croire que si nos pendules retardent de 6 minutes c'est de la faute au KOSOVO.
Si ce n'est pas une fake New je suis stupéfait de la faiblesse de notre système

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 16 Mar 2018, 04:26

LCP : polémique sur la proximité du nouveau patron de la chaîne parlementaire avec Macron
Delais nouveau patron de LCP: il a eu "les meilleures notes", selon Castaner (LREM)
Politique
"On va être vigilants sur ses liens avec l'Elysée" : la rédaction de LCP sceptique après la nomination de Bertrand Delais
Orange avec AFP, publié le jeudi 15 mars 2018 à 12h29
La nomination de Bertrand Delais, présenté comme un proche du chef de l'État, à la tête de LCP a été vivement critiquée par une partie de la gauche. "Il était le mieux noté par des gens de gauche, de droite, des pro-Macron, des anti-Macron", a rétorqué jeudi matin le président de l'Assemblée nationale François de Rugy.

Depuis l'annonce de la nomination de Bertrand Delais à la tête de la chaîne parlementaire LCP-AN, les critiques fusent.
Élu par le Bureau de l'Assemblée nationale pour un mandat de trois ans avec 13 voix pour, 7 contre, sur proposition du président de l'Assemblée (LREM) François de Rugy, le documentariste est l'auteur de deux portraits du président Emmanuel Macron, dont En Marche vers l'Élysée diffusé sur France 2.

Depuis cette nomination, les réactions se sont multipliées. Un député de l'opposition a confié à l'AFP que le débat avait été "très tendu". "Toutes les oppositions ont voté contre (Delais, NDLR) et la macronie a fait bloc", a protesté l'Insoumise Clémentine Autain, qui a pris part au vote. "Ce choix est scandaleux. Il confirme le mépris de la macronie pour le pluralisme". "La nomination d'un hagiographe de Macron à la tête de LCP en dit long sur ce pouvoir qui méthodiquement cherche à neutraliser tous les contre-pouvoirs", a twitté Olivier Faure, le patron des députés PS.


La présidente du FN Marine Le Pen a souligné sur le même réseau social qu'il y avait "un vrai problème avec les médias et le traitement de l'information dans notre pays". Citant plusieurs tweets de Bertrand Delais où il qualifie la France de "crispée et raciste", la présidente du FN a accusé le journaliste d'être "un macroniste béat et un militant anti-FN".


"La manière dont s'est déroulée cette nomination ne présage rien de bon. C'est même un doux parfum d'ORTF...", a déploré le syndicat FO Médias. "Le choix pour la présidence de LCP pour complaire au prince est toujours une menace", a twitté Marie-Pierre de la Gontrie, sénatrice PS.

Delais a eu "les meilleures notes", selon LREM

.../...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 16 Mar 2018, 04:26

.../...

Face à ces accusations, les ténors de la majorité sont montés au créneau. "Quand il présente son projet stratégique et qu'il le fait sur un document écrit anonyme, il a les meilleures notes de tous les candidats", a expliqué jeudi matin 15 mars sur Franceinfo le délégué général de La République en Marche (LREM) Christophe Castaner. C'est ça l'essentiel, plutôt que le délit de faciès qui fait que certains, quand ils le voient, à ce moment-là lui mettent de mauvaises notes et dénoncent, in fine, le choix qu'ils avaient fait sur le projet stratégique par écrit", a ajouté le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement.

Assurant en outre n'avoir "jamais vu" Bertrand Delais pendant la campagne agir "comme militant", il a appelé à "ne pas faire de mauvais procès". "On n'est pas forcément de qualité parce qu'on est critique négatif contre le président de la République, et l'inverse est vrai aussi", a-t-il fait valoir.

Sur RMC et BFMTV, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a lui aussi souligné que le projet écrit et anonyme de Bertrand Delais avait été "noté comme le meilleur" des onze candidats, et qu'il a ensuite obtenu "la meilleure moyenne" face aux deux autres derniers candidats restants, la PDG sortante Marie-Eve Malouines et l'ancien journaliste d'Europe 1 et LCP Thierry Guerrier.

"Il était le mieux noté par des gens de gauche, de droite, des pro-Macron, des anti-Macron. Ensuite il y a eu un oral avec 5 candidats et sur les trois (finalistes) il a obtenu la meilleure moyenne. Moi je n'avais pas d'a priori", a-t-il insisté.
"J'ai gagné à la régulière", s'est de son côté défendu Bertrand Delais dans un entretien mercredi à Télérama. "Tout au long de la procédure de nomination, j'ai fait la course en tête (...) Même des gens qu'on ne peut pas soupçonner d'être macronistes m'ont donné des bonnes notes".

Son projet pour LCP, qui partage le canal 13 de la TNT avec Public Sénat, est de "réaffirmer" le "prisme particulier" de la chaîne, qui "se noyait face aux autres chaînes d'information", a-t-il expliqué. "J'ai envie de réhabiliter le travail parlementaire", pour faire face à la "défiance croissante des citoyens pour leur représentants", a-t-il souligné. Il prendra son poste le 8 juin.

-------------------

Après l'affaire des "questeurs" on continue dans le verrouillage !

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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 16 Mar 2018, 23:47

Je trouvais surprenant que la chaîne parlementaire LCP ai des reportages/enquêtes avec des analyses aussi critiques.
C'était une vraie anomalie que le mignon poudré va éliminé.
Exemple de reportage/enquête plein d'info que je vous invite à regarder avant que cette anomalie sous retirée du site LCP
http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/285363-alstom-une-affaire-detat
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Mer 21 Mar 2018, 16:31

Non aux subventions à la presse !

Guillaume de Thieulloy
POSTÉ LE 20 MARS , 2018, 3:26


Alors que l’oligarchie veut museler la presse d’opposition avec sa loi dite « anti-fake news », elle continue de dépenser des sommes astronomiques – puisées dans les poches des contribuables – pour les médias de propagande.
Ainsi avons-nous récemment appris qu’en 2016, les aides à la presse s’étaient élevées à 79 657 023 euros. Alors que nous n’avons plus un sou pour nos paysans ou pour nos soldats !
Mais ces aides directes à la presse ne sont que la partie émergée de l’iceberg.
Il faudrait également chiffrer le coût pour les contribuables de l’abattement fiscal réservé aux journalistes (« Le Monde », peu suspect d’hostilité au politiquement correct évoquait un coût de l’ordre de 50 millions).
Il faudrait encore mentionner les aides à la diffusion (en gros, une entreprise de presse paie un tiers de ses frais de port, la Poste un autre tiers, et l’État le dernier tiers).
Il faudrait surtout évoquer les faveurs étatiques pour certaines entreprises de presse.
Ainsi le quotidien communiste « L’Humanité » avait-il bénéficié d’une « remise de dettes » à hauteur de 4 millions d’euros en 2013, sans que personne ne songe à demander son avis au créancier qu’était le contribuable français.
Au total, on estime que les aides à la presse (si remarquablement objective et libre à l’égard du pouvoir, comme chacun sait !) coûtent 1,2 milliard d’euros par an aux Français.
Naturellement, ces aides sont toujours officiellement déversées « pour le pluralisme ». Mais un coup d’œil rapide à la liste des bénéficiaires montre ce qu’il en est.
Dans la liste des aides directes à la presse, en 2016, « Aujourd’hui en France » arrive en tête (7,9 millions d’euros), devant « Libération » (6,4 millions), « Ouest France » (5,8 millions), « Le Figaro » (5,8 millions), « Le Monde » (5,1 millions), « La Croix » (4,3 millions), et « L’Humanité » (3,7 millions).
On me dira sans doute que la presse dissidente profite également de ces largesses. Certes, mais considérablement moins. Ainsi le quotidien « Présent » a-t-il reçu 254 000 euros en 2016.
Et, surtout, la presse dissidente vit principalement de ses lecteurs.
Ce n’est pas le cas de l’autre.
Qui vit principalement des subsides de l’État et de la publicité. Sachant que la publicité vient très largement des organismes publics et parapublics, ainsi que des grandes sociétés françaises qui vivent largement de la commande de l’État.
Naturellement, je n’évoque pas ici le fait que la plupart des grands groupes de presse français sont, eux aussi, tenus par des personnes vivant largement du capitalisme de connivence.
Cela ne me choque pas, à la condition que nous puissions nous battre à armes égales.
Or, non seulement la presse de propagande bénéficie de moyens colossalement plus élevés que ceux de la presse dissidente, mais encore elle pique dans la poche des lecteurs de la presse dissidente – et, maintenant, elle veut purement et simplement supprimer le droit de la presse dissidente à être publiée, notamment sur internet.
Il n’existe qu’une seule façon de redonner du souffle à la liberté de la presse. Mais c’est une façon que ni les politiciens, ni les médias de propagande ne peuvent promouvoir. Les premiers car ils veulent une presse aux ordres ; les seconds parce qu’ils tiennent trop à leur chaîne dorée.
Ce moyen, c’est la suppression totale des aides à la presse.
Et si, vraiment, Laurent Wau¬quiez, Marine Le Pen ou Marion Maréchal veulent promouvoir un populisme de droite, ce sujet est à la fois extrêmement fédérateur et décisif pour l’avenir du débat public en France.

https://www.les4verites.com/politique/non-aux-subventions-a-la-presse
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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 22 Mar 2018, 03:04

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Lun 26 Mar 2018, 19:00

http://www.bvoltaire.com/faire-certifier-infos-lafp-cest-charger-dsk-dun-cours-de-temperance/?mc_cid=a481e94284&mc_eid=0d97b6a408

JEAN-YVES LE GALLOU : « FAIRE CERTIFIER LES INFOS PAR L’AFP, C’EST UN PEU COMME CHARGER DSK D’UN COURS DE TEMPÉRANCE… »


Emmanuel Macron a émis le souhait de donner à l’AFP la mission de certifier les informations… une nouvelle qui n’a pas manqué de faire rire Jean-Yves Le Gallou, pour lequel l’AFP – qui vient de remporter un trophée aux derniers Bobards d’or pour l’ensemble de son œuvre – est LE désinformateur en chef.

Emmanuel Macron souhaiterait que l’AFP puisse certifier les informations. Qu’en pensez-vous ?
Je pense que faire certifier les informations par l’AFP, c’est un peu comme charger DSK d’un cours de tempérance et de pudeur. C’est vraiment extraordinaire !
Les agents de l’AFP sont les désinformateurs en chef, par l’approximation, la déformation et le type de coups qui leur a valu notamment d’être nommés comme Bobard d’or par le jury.
Je fais bien sûr référence au coup de la double dépêche qui consiste à envoyer des premières dépêches qui minorent un événement qu’on veut minorer, pour ensuite envoyer des dépêches qui se rapprochent un peu plus de la réalité une fois qu’il est trop tard.
Faire certifier les faits par l’AFP est tout de même extraordinaire, mais cela ne m’étonne pas de monsieur Macron.

Qu’en avait dit le jury des Bobards d’or ?
Le jury des Bobards d’or a décerné son prix à l’AFP pour l’ensemble de son œuvre. Sur 14 candidats aux Bobards d’or, 6 bobards émanaient de l’AFP directement ou indirectement. En effet, l’AFP est recopiée et parfois déformée par les autres en jouant sur l’ambiguïté de sa rédaction.

Allez-vous leur remettre ?
Il y a sûrement une possibilité de renouveler notre aventure de 2015 envers l’AFP. En effet, je vous rappelle que l’AFP avait déjà obtenu un Bobard d’or en 2015 pour son bobard sur James Foley.
Ils avaient annoncé à l’époque que ce journaliste avait été enlevé par les troupes du méchant Bachar Al-Assad. Ils avaient fait toute une « information » sur ce sujet alors que le malheureux James Foley avait été enlevé et égorgé par l’État islamique. C’était un bobard absolument considérable qui avait valu à l’AFP d’obtenir ce prix. Nous étions allés à la tête d’une petite délégation pour remettre le trophée à l’AFP.
Nous n’avions malheureusement pas pu entrer, car l’AFP avait demandé à la Police de les protéger. On avait eu cette scène tout à fait surréaliste où les troupes de la préfecture de police protégeaient les troupes de la police de la pensée. Mais on peut effectivement essayer de recommencer.

La chasse aux Fake News menée par Emmanuel Macron sera-t-elle efficace à votre avis ?
Les Fakes news chez Macron sont les informations non pas qui sont inexactes, mais les informations qui déplaisent, les informations qui dérangent et les informations qu’il faut taire.
Emmanuel Macron, c’est un peu Kim Jung Macron. Il a une vision un peu nord-coréenne de l’information. Il veut labéliser, certifier une information officielle, c’est-à-dire celle qui convient aux intérêts et aux vérités du pouvoir.

À l’époque de l’Union soviétique, l’agence TASS disait ce qui plaisait à monsieur Staline ou à monsieur Brejnev. Aujourd’hui, nous aurons l’AFP pour dire et certifier ce qui plaît à monsieur Macron.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 07 Juin 2018, 20:04

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 07 Juin 2018, 20:17

Allemagne: la loi anti-fake news critiquée de toutes parts
 Luc André , à Berlin 07 juin 2018 à 06h00

Pleinement en vigueur depuis le 1er janvier, le texte impose d’effacer sous 24 heures les publications « manifestement illégales »


Depuis octobre 2017, les réseau sociaux doivent effacer les contenus « manifestement illégaux » sous 24 heures sous peine de lourdes sanctions financières.

Le texte est accusé de miner l’Etat de droit et la liberté d’expression.


Lassé par l’inaction des opérateurs des grands réseaux sociaux, le gouvernement allemand a décidé début 2017 de sévir. L’autorégulation promise par Facebook ou Twitter n’a pas porté ses fruits : les contenus haineux et les fausses informations continuent de proliférer.

La République fédérale se trouve alors à quelques mois d’élections législatives. Ses responsables ont observé comment les réseaux sociaux ont pesé sur le référendum sur le Brexit et, plus encore, sur l’élection de Donald Trump. Heiko Maas, alors ministre de la Justice aujourd’hui en charge des Affaires étrangères, décide de présenter un projet de loi pour forcer les réseaux sociaux...

la suite : https://www.lopinion.fr/edition/international/allemagne-loi-anti-fake-news-critiquee-toutes-parts-152647
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 07 Juin 2018, 20:37

Mesdames, messieurs bonjour, vous êtes bien sur l’ORTF
Le plan du gouvernement pour l'audiovisuel public a de quoi faire frissonner

par Anne-Sophie Chazaud
- 7 juin 2018

________________________________________
De la traque des « fausses nouvelles » à celle du « mâle blanc », le plan du gouvernement pour l’audiovisuel public a le mérite d’exister mais il a de quoi faire frissonner…
________________________________________
La maîtrise de l’information et de la communication constitue l’un des axes principaux du pouvoir macronien : outil avéré de sa conquête, il a été clairement et ouvertement identifié comme le moyen indispensable de son maintien, de son exercice et, suppose-t-on, de son désir de reconduction. Et le moins qu’on puisse dire c’est que, pour garantir ce contrôle, l’exécutif LREM ne lésine pas sur les chantiers : outre la rocambolesque croisade d’Etat contre les fake news et l’obsessionnel front russe de la désinformation, il faut compter, sur le front intérieur (car l’ennemi s’infiltre partout), avec certains traits de la réforme de l’audiovisuel public, présentée dans ses grandes lignes, lundi 4 juin, par la ministre de la Culture Françoise Nyssen.
La « honte de la République » et le « scénario de l’anticipation »
Quiconque s’efforce de vouloir réformer l’audiovisuel public mérite un respect de principe, tant la tâche est ardue, les réticences et obstacles innombrables et les pesanteurs humaines, financières, idéologiques, matérielles nombreuses. Dans une phrase qui n’a jamais été confirmée par l’Elysée mais qui est restée dans toutes les têtes comme représentative de la conception macronienne du problème, l’audiovisuel public serait « la honte de la République » pour le chef de l’Etat. Partant de ce constat, on ne peut vraisemblablement que progresser.

Cette réforme soit portée par la personnalité la moins à l’aise du gouvernement en termes de communication n’est pas le moindre des paradoxes. Mais l’ancienne responsable des éditions arlésiennes Actes Sud, s’est livrée à l’exercice et a présenté ce qui a été intitulé, à la manière d’une superproduction hollywoodienne, le « scénario de l’anticipation ». Cette femme de culture aux origines belge et scandinave, particulièrement mal à l’aise avec l’esprit de brio, d’esbroufe et avec la violence qui caractérise la politique nationale, et qui se définit avec justesse comme quelqu’un qui expérimente les choses dans le temps de l’action plutôt que dans les joutes verbales si chères aux élites parisiennes, peine depuis quelques temps.

Françoise Nyssen a le mérite d’exister
Inconfortable à l’oral, l’héritière du fauteuil de Malraux et dans un autre style plus clinquant mais non moins reconnu, de Jack Lang, Françoise Nyssen a du mal à s’imposer dans sa propre administration. Il faut dire que cette dernière a pris l’habitude de regarder valser les ministres sur ce portefeuille aussi prestigieux qu’impuissant, tant et si bien que, comme le déclarait le philosophe et ancien directeur des Beaux-Arts de Paris, Yves Michaud, au micro de France Culture : « Quand le cocher est inexistant ou change à chaque picotin, ce sont les chevaux qui dirigent », dénonçant de fait la bureaucratie régnant au ministère.
Dans cet environnement perclus d’egos surdimensionnés et de beaux parleurs, les déclarations se succèdent pour dénigrer son style ou son action, de la part d’une convergence de fâcheux assez volontiers unis pour lui savonner la planche. Pourtant, et c’est bien là le paradoxe, elle est peut-être la première depuis longtemps à porter avec conviction, et comme elle l’a fait toute sa vie à travers son activité éditoriale, un vrai projet de politique culturelle clairement énoncé. Peut-être les acteurs du secteur en avaient-ils perdu l’habitude, eux qui pourtant passent leur temps à se plaindre des approches énarchiques et comptables… On peut penser ce qu’on veut de son ancienne ligne éditoriale ou de son projet culturel, mais le fait est qu’il a le mérite d’exister. Et l’on s’est assez plaint de la disparition pathétique de la politique culturelle depuis des années pour ne pas se féliciter qu’il en existe de nouveau une. Loisible à chacun de se positionner par rapport à cette ligne. En l’occurrence : redynamiser la démocratisation culturelle, prendre en compte pour cela l’irruption du numérique dans toutes les pratiques culturelles, travailler sur un plan local renforcé, faciliter l’accessibilité (à travers, par exemple, l’épineuse question de l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques), et, surtout, relancer les liens entre l’Education nationale et la culture afin de stimuler le développement des arts à l’école, de toucher les publics jeunes.

Vraies nouvelles, bonne nouvelle ?
On le voit, cette ligne culturelle fait sens. On la retrouve avec logique dans les grandes lignes du projet de réforme de l’audiovisuel public : prise en compte renforcée du numérique, restructuration de l’offre à destination de la jeunesse, renforcement des médias de proximité. Ce qui a été immédiatement critiqué, comme de bien entendu, par les syndicats, semble être au contraire précisément une bonne chose : ceux-ci ont dénoncé l’absence de moyens chiffrés pour atteindre les objectifs fixés, alors qu’il paraît plutôt sain de se fixer d’abord des objectifs, ce qui est le sens même de la définition d’une politique culturelle, avant de chercher par quels moyens on pourra les atteindre. Normalement, la politique, c’est cela. Les questions financières et de gouvernance seront donc abordées ultérieurement d’ici la fin 2018, étant entendu qu’il faudra de toute façon que les équipes acceptent d’évoluer, le défi numérique contraignant de facto à travailler en synergie et selon des logiques nouvelles, transversales, thématiques, ce qui implique naturellement à terme des fusions/collaborations renforcées.
Là où les choses se gâtent, c’est lorsqu’on pénètre dans la matrice idéologique du projet. Françoise Nyssen évoque la création d’une plateforme commune de décryptage des « fausses nouvelles », sorte de pendant étatique des Decodex et autres diseurs autoproclamés de Vérité. Il y a, on le sait, une véritable obsession de cet exécutif pour les « fake news » (dont le terme a désormais été modifié dans le projet de loi les concernant et dans le discours gouvernemental, car l’on s’est soudain avisé de ce qu’il était tout de même l’émanation directe du cerveau de Donald Trump, ce qui faisait désordre…).

« L’homme blanc de plus de 50 ans, vous vous en souvenez ? »
Il sera donc proposé d’avoir bientôt directement accès à la vérité d’Etat, à travers des medias publics qui diront le Bien, le Mal, le Vrai, le Faux.
Enfin, qui le diront encore plus qu’ils ne le disent déjà, appuyés sur le leurre faussement neutre du fact-checking, qui n’en peut plus de phagocyter le journalisme, et qui n’empêche nullement la mise en scène partiale des faits. Pas certain que cela soit très attractif… A noter que ce décollage disruptif se fera si possible sans « hommes blancs de plus de 50 ans » (oui, encore eux), décidément autre obsession maniaque de cet exécutif, et qui aura valu un clin d’œil appuyé de la ministre à la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, lesquelles demeurent tout de même deux femelles blanches de plus de 50 ans. « Delphine, tu as dû te sentir bien seule lorsque tu portais un constat, à la fois évident et courageux. Tu sais : ‘l’homme blanc de plus de 50 ans’. Vous vous en souvenez ? »

Parallèlement, Françoise Nyssen s’est soudainement lancée dans une curieuse tirade en forme de credo au sujet de ces trop nombreux Français « hautement réactionnaires » et dont il incombe aux nouveaux médias publics de « changer les mentalités » en imposant à travers les programmes une certaine vision du pluralisme (visiblement pas le pluralisme politique, donc…). Au moins les choses sont-elles annoncées avec clarté. La ministre aime à citer fréquemment Gramsci lorsqu’il oppose l’ « optimisme de la détermination » au « pessimisme de la raison ». Visiblement, l’argument gramscien, selon lequel pour maîtriser le pouvoir politique il faut d’abord s’assurer de la conquête culturelle et médiatique, n’est pas non plus tombé dans l’oreille d’un.e sourd.e. On ne saurait mieux dire qu’avec cette conception, c’est le grand bond en arrière garanti vers une sorte d’ORTF numérique postmoderne, destinée à façonner l’esprit des citoyens-spectateurs, contribuables de la redevance et électeurs maladroitement convoités.

------------------


Avec le dernier paragraphe les masques tombent !

On comprend mieux l'urgence de légiférer...


Dernière édition par tonton christobal le Jeu 07 Juin 2018, 21:11, édité 3 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 07 Juin 2018, 20:38

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 07 Juin 2018, 21:00

Le projet de loi sur les « fausses informations » est liberticide
Une tribune de la députée et présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen
par Marine Le Pen - 5 juin 2018

L’Assemblée nationale examinera, jeudi 7 juin, la proposition de loi « relative à la lutte contre la manipulation de l’information », voulue par Emmanuel Macron. La députée et présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’y oppose fermement.

« On demande si la liberté de la presse est avantageuse ou préjudiciable à un Etat. La réponse n’est pas difficile. Il est de la plus grande importance de conserver cet usage dans tous les Etats fondés sur la liberté : je dis plus, les inconvénients de cette liberté sont si peu considérables vis-à-vis de ses avantages, que ce devrait être le droit commun de l’univers, et qu’il est à propos de l’autoriser dans tous les gouvernements », disait Louis de Jaucourt dans L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. J’aimerais qu’Emmanuel Macron médite ces quelques lignes, alors que les députés de sa propre majorité s’apprêtent à considérablement réduire nos libertés d’expression, d’information, et peut-être d’opinion.

« L’intention du législateur n’est ici pas condamnable en soi ; calomnie, diffamation et mensonges devant être combattus. Mais l’arsenal législatif en vigueur était déjà largement suffisant »
Ainsi, les marcheurs de l’Assemblée, supposément libéraux, ont défini une « fausse information » comme étant une « allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable ». Si cette proposition est votée, les valeurs les plus essentielles que consacre notre Constitution, et, plus profondément, les valeurs de la démocratie, seront bafouées. Telle que définie dans le projet de loi, la « fausse information » couvre un champ d’application beaucoup trop large ; disons-le, liberticide.

Auraient été concernés à certains moments par cette définition des faits aussi variés que la révélation de l’existence de Mazarine au début des années 1980, les fuites sur la remise de la Francisque à François Mitterrand des mains du maréchal Pétain, le Watergate, les premiers articles consacrés au compte en Suisse de Jérôme Cahuzac sans parler de l’intégralité des textes religieux ; même, en remontant dans le temps, la rotondité de la terre aurait été, à certains moments de notre histoire, une fausse information ! Au moment de leur diffusion, tous ces évènements historiques que nous tenons désormais pour acquis étaient bel et bien « dépourvus d’éléments vérifiables de nature à les rendre vraisemblables ».


L’intention du législateur n’est ici pas condamnable en soi ; calomnie, diffamation et mensonges devant être combattus. Mais l’arsenal législatif en vigueur était déjà largement suffisant ; le délit de fausse nouvelle constituant une infraction de presse prévue par la loi depuis 1881, lequel est interprété d’une manière particulièrement sévère par la justice. Le 19 octobre dernier, l’AFP et 20 minutes étaient d’ailleurs condamnés pour diffamation publique, en raison de la publication d’une dépêche relative aux Panama Papers dont le titre laissait suggérer une implication du Front national. Seule et unique condamnation de la campagne présidentielle ! Preuve est faite que les fausses informations ne sont pas traitées à la légère par la justice. Alors, pourquoi légiférer à tout prix ? Au ministère de la Culture, on jurait en février que le sujet n’était pas de définir ce qu’était une fausse nouvelle. En fait d’une loi technique, qui aurait pu s’attaquer intelligemment au problème des « bulles filtrantes » algorithmiques qui conditionnent les utilisateurs des réseaux sociaux et aliènent de plus en plus notre sens critique, la loi relative aux fausses nouvelles est idéologique, et, pour reprendre une terminologie en vogue, paradoxalement «illibérale».

D’une lutte de bonne foi contre la véritable désinformation, dont peuvent se rendre coupables les médias même les plus présentables, à une censure indirecte, il n’y a qu’un pas qui semble ici allègrement franchi. Deux problèmes me semblent de nature à alimenter une immense confusion. D’abord, nous l’avons vu, la définition liberticide de la « fausse nouvelle ». Ensuite, les différentes procédures administratives et légales. Dans l’optique de pallier les manques supposés de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, considérée comme n’autorisant pas un retrait suffisamment rapide des contenus en ligne, la loi prévoit la possibilité d’un recours contre une fausse information « de nature à altérer la sincérité du scrutin à venir », pour le cas où elle serait diffusée « de manière à la fois massive et artificielle », devant le juge des référés. Le tribunal de grande instance de Paris se verra confier l’extrêmement difficile tâche de dire dans un délai des plus brefs si une information est fausse, puis devra dans la foulée et, en moins de 48 heures, demander le retrait du contenu incriminé, le déréférencement du site l’ayant propagé et la désactivation des comptes l’ayant relayé sur les réseaux sociaux. Cette procédure est déraisonnable. Notons par ailleurs que cette loi s’appliquera aussi lors des référendums… Que de dérives à prévoir!

« Cette loi pourrait porter préjudice à la qualité et à la pluralité de l’information, ressource vitale dans un monde sur-connecté »

Comme si tout cela n’était pas assez, le législateur va doter le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de pouvoirs de police administratives exorbitants. L’organe de régulation de l’audiovisuel, dont le président est nommé par le président de la République, d’une manière parfois opaque, se verra attribuer la capacité d’ « empêcher, suspendre ou mettre fin » à la diffusion d’une télévision « sous l’influence d’un média étranger ». Je fais mienne la déclaration de la Commission Consultative des Droits de L’Homme, pour qui « l’étendue des pouvoirs de police administrative ainsi confiés au CSA menace de porter atteinte au pluralisme des médias, de manière d’autant moins justifiée que le code pénal offre déjà les moyens de poursuivre des agissements représentant des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Oui, cette loi pourrait porter préjudice à la qualité et à la pluralité de l’information, ressource vitale dans un monde sur-connecté.

Infantilisation des Français. Restriction des libertés fondamentales. Inflation législative. Engorgement des tribunaux. Cette proposition de loi n’a quasiment que des défauts majeurs de conception et devrait indigner l’ensemble de la classe politique. Du reste, elle se greffe à un écosystème administratif, médiatique et numérique déjà fortement liberticide, où des hauts-fonctionnaires n’hésitent pas à se réjouir publiquement sur les réseaux sociaux des censures de pages Facebook ordonnées par d’autres hauts-fonctionnaires désormais salariés des GAFAM, ou manifestent leur joie quand des essayistes sont condamnés en appel pour des propos d’opinion tenus à la télévision. Il est donc à craindre que la loi relative à la lutte contre les fausses informations puisse servir d’arme de répression politique pure et simple, devenant un outil de censure. Dévoilant ses propositions de réforme de l’audiovisuel public, Françoise Nyssen n’a pas fait mystère de sa volonté de voir émerger des médias supposément « engagés » qui seraient « le miroir de nos différences », afin de lutter contre les idées de certains Français qu’elle a qualifiés de « hautement réactionnaires », avant d’adresser un clin d’œil à Delphine Ernotte dont l’engagement politique partisan n’est plus à démontrer. Le plan du gouvernement est limpide : contrôler le débat d’idées sur le service public.

Attachée aux éléments essentiels qui fondent la France et la République, parmi lesquels je place la liberté au-dessus de tout, je m’opposerai à cette loi de lutte contre les « fausses informations » si mal pensée. Je propose, au contraire, de graver dans notre Constitution la liberté d’expression et les libertés numériques. Avec ce texte, les députés de la majorité s’engagent sur un chemin incompatible avec la démocratie en hypothéquant des libertés que nous pensions, probablement à tort, définitivement acquises.
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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 08 Juin 2018, 06:03

Nos chers élites connaissent-ils l'effet boum-rang ?
Ne sont-ils pas les premiers vecteurs de Fake-News ?
BABTCHENKO, UNE NOUVELLE AFFAIRE SKRIPAL = Ridiculisés par une « fake news » qu’ils n’ont pas vérifiée, l’AFP, Le Monde et toute la presse occidentale pris en flagrant délit de « complotisme » anti-russe !
https://www.upr.fr/actualite/une-nouvelle-affaire-skripal-ridiculises-par-une-fake-news-quils-nont-pas-verifiee-le-monde-et-toute-la-presse-occidentale-pris-en-flagrant-delit-de-complotisme-anti-russe
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 08 Juin 2018, 06:47

Constance Le Grip : la loi sur les fake news instaure “une police de la pensée”
Par Auteur Diane Malosse / Jeudi 7 juin 2018 à 18:02 6

Liberticide. L'oratrice du parti Les Républicains sur le projet de loi contre les fake news défend à l'Assemblée nationale une motion de rejet préalable du texte. Elle explique à Valeurs Actuelles les raisons de son opposition.

La proposition de loi sur les fake news, officiellement de «lutte contre la manipulation de l’information», est débattu à partir de ce jeudi 7 juin à l’Assemblée. Elle définit la fausse information comme «toute allégation ou imputation d'un fait dépourvue d'éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable». Si la loi est votée, un juge pourra être saisi en référé en période électorale (les 3 mois avant l’élection) par un candidat ou une formation politique «lorsqu'il est établi que la diffusion de fausses informations procède de la mauvaise foi» (il devra alors statuer en 48 heures). Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pourra également empêcher, suspendre ou mettre fin à la diffusion de télévisions contrôlées «par un Etat étranger ou sous l'influence de cet Etat», et qui portent atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
Enfin, durant les trois mois précédant l’élection, des obligations de transparence renforcées seront imposées aux plates-formes numériques pour permettre notamment aux internautes de connaître l'annonceur de contenus sponsorisés, ainsi que la somme versée. Constance Le Grip, l’oratrice du parti Les Républicains sur ce projet de loi, s’oppose à ces mesures et défend ce soir à l’Assemblée une motion de rejet préalable.

Comment jugez-vous ce texte ?
Ce texte n’est ni fait ni à faire. Il est au mieux inutile, redondant et bavard, car il y a un arsenal législatif existant et suffisant en France. Et il est au pire dangereux car susceptible d’atteintes à la liberté d’expression.


La loi sur la presse date tout de même de 1881, on pourrait vous rétorquer qu’avec la circulation actuelle de l’information et les réseaux sociaux, il faut une nouvelle réponse législative...
La loi de 1881 a été réécrite plusieurs fois, et il y a eu bien d’autres dispositions : la loi sur l’audiovisuel de 1986, la loi République numérique de 2016... Nous avons déjà un arsenal conséquent pour lutter contre la calomnie, la diffamation, le mensonge, et pour obtenir réparation, retrait ou sanction.

Le juge suprême, le Conseil constitutionnel, a d’ailleurs déjà eu l’occasion de se prononcer et de prendre des mesures d’annulation d’élections législatives sur la base de diffusion de fausses informations. Je le redis, notre arsenal juridique est suffisamment fourni pour lutter contre les fake news. Cette loi est redondante.

Juger de la véracité d’une information en 48 heures, impossible à vos yeux ?
Je souhaite bon courage aux magistrats et aux juges ! Je me demande comment ils vont parvenir en deux jours à juger de la véracité, du bien-fondé et de la nature exacte de l’information. Beaucoup de dossiers s’accumulent sur le bureau d’un juge, et décider en 48 heures, sous pression médiatique et politique… Je vois difficilement comment on peut arriver à un jugement serein de qualité. Et n’oublions pas qu’il peut y avoir des rumeurs qui ne sont pas vérifiables immédiatement mais dont on se rendrait compte plus tard qu’elles sont véridiques. Certaines informations ont besoin de temps pour être fiables.


Tout cela crée un risque d’autocensure et d’instauration du politiquement correct sur les plateformes numériques, qui va à l’encontre de la liberté d’expression et du pluralisme des opinions. Il y a une sorte de police de la pensée, un arbitre du bon goût et des élégances qui dirait ce qui est correct ou incorrect. Cette mécanique du contrôle de la bonne information est toxique. Avec cette loi, on entre dans un monde Orwellien…

Lutter contre la diffusion de fausses informations est pourtant essentiel dans une démocratie…
L’enfer est pavé de bonnes intentions. La lutte contre les manipulations massives doit être menée à un autre niveau, pas par du législatif répressif. Il faut mener un travail entre la commission européenne et les acteurs du web pour l’élaboration d’un code de bonnes pratiques. Les phénomènes de désinformation n’ont pas de frontière, appréhender ce sujet derrière les frontières nationales est une erreur. Il faudrait également privilégier des mécanismes autorégulatifs, des engagements de loyauté et de transparence. Dans l’éducation, les enfants devraient être mieux formés aux médias et à développer un esprit critique. Cela ne passe pas par l’instauration de procédures en référé. On passe à côté de la plaque…

Que pensez-vous de la disposition permettant au CSA de stopper la diffusion de télévisions sous influence d’un État étranger ?
C’est absurde, et ça l’est encore plus quand on prétend défendre le pluralisme. Le CSA n’est pas apte à juger de la sincérité du scrutin, c’est normalement le Conseil constitutionnel et uniquement lui. Tout cela s’apparente à du contrôle de l’information. Je vous rassure, nous ne sommes pas naïfs à LR : nous savons que la doctrine militaire russe a inscrit la guerre de l’information dans ses compétences. Je ne suis pas là pour défendre Russia Today, mais je ne pense pas qu’un dispositif franco français s’avérera efficace et opérationnel. J’ajoute que l’on voit bien que c’est un souvenir personnel chez Emmanuel Macron, avec notamment la rumeur sur ses comptes aux Bahamas durant la campagne…

Comment réagissent les députés En Marche face aux multiples oppositions ?
Le rapporteur de la commission des affaires culturelles a déjà introduit des amendements pour une meilleure éducation aux médias et à l’information, il a compris que ces sujets étaient peut-être plus pertinents. La rapporteuse de la loi, Naïma Moutchou, s’est également auto-amendée! En réalité, le gouvernement est embêté, il ne sait pas quoi faire avec cette loi mal ficelée. Et par-delà les postures de solidarité gouvernementale, le projet ne soulève pas un enthousiasme délirant dans les rangs de la majorité.
On a reçu quelques confidences de députés En Marche qui doutent de la pertinence de l’écriture législative. Ils se disent « Dieu merci il y a le bicamérisme, Dieu merci il y a le Sénat qui saura s’en dépatouiller ». Il y a un peu de tartufferie dans tout ça. On verra ce que dira la ministre de la Culture, elle n’a peut-être pas envie de laisse cette trace dans l’histoire…
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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Ven 08 Juin 2018, 15:37

Arme ou danger pour la démocratie? L'Assemblée divisée sur la loi anti-fake news

Loi "fake news" : faut-il craindre un "outil de censure" ?

Fake news Une loi qui fonce la tête dans le bidon


AFP, publié le vendredi 08 juin 2018 à 04h54

Lutte contre un "fléau" démocratique ou risque de "censure" : les députés ont débattu jeudi, sans aller au bout et dans une ambiance parfois électrique, deux textes LREM controversés contre "la manipulation de l'information" en période électorale, voulus par Emmanuel Macron.

Après huit heures de discussions, la séance a été levée à 1h du matin. L'examen des 157 amendements restants continuera à une autre date, peut-être en juillet.

"L'attitude liberticide, face aux dangers actuels, c'est la passivité", a défendu la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Aux critiques, elle a opposé son "ADN de permettre à chacun de s'exprimer", soulignant avoir publié comme éditrice Salman Rushdie ou Asli Erdogan.

Ces deux propositions de loi - ordinaire, et organique pour la présidentielle - visent à permettre à un candidat ou parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de "fausses informations" durant les trois mois précédant celui d'un scrutin national. Elles imposent aux plateformes (Facebook, Twitter, etc) des obligations de transparence lorsqu'elles diffusent des contenus contre rémunération.

Le texte "ne cible pas les auteurs des contenus (...) mais ceux qui les diffusent (...) principalement les plateformes numériques", dont le "modèle contribue à une gigantesque économie de la manipulation", selon la ministre.

Moteurs de ces textes, annoncés par Emmanuel Macron début janvier, "les tentatives de déstabilisation, notamment de l'extérieur" par "la diffusion virale de fausses informations", selon la rapporteure LREM Naïma Moutchou. La Russie a ainsi été accusée d'ingérence lors de la présidentielle aux Etats-Unis mais aussi en France.

M. Macron a été la cible de rumeurs sur internet, dont la détention supposée d'un compte aux Bahamas, citée par Marine Le Pen pendant le débat d'entre-deux-tours.

Coeur de la polémique : la volonté de définir une "fausse information", droite et gauche craignant une "atteinte à la liberté d'expression" alors que "l'arsenal législatif existe".

La rapporteure a fait voter, passé minuit, une nouvelle réécriture : "Toute allégation ou imputation d'un fait, inexacte ou trompeuse, constitue une fausse information". Si elle s'en est remise à la sagesse de l'Assemblée, la ministre a jugé sa portée trop générale et espéré que la navette avec le Sénat permettra une définition "plus satisfaisante".

Toujours opposées, droite et gauche ont regretté la "confusion" et "l'impréparation".

"Depuis toujours, c'est une grande dispute que celle des apparences et de la vérité", a lancé en début de soirée Jean-Luc Mélenchon, convoquant Socrate, Platon ou Camus. "Pensez-vous que cette loi (...) puisse être mise entre toutes les mains", a demandé Hervé Saulignac (PS). Elsa Faucillon (PCF) a évoqué notamment "le risque de judiciariser le débat politique".

Constance Le Grip (LR) a jugé "l'enfer pavé de bonnes intentions", avec "le risque de voir des allégations qualifiées de +fake news+ par le juge, fondées quelques jours plus tard".

Aux détracteurs, Erwann Balanant (MoDem) a reproché leurs "fantasmes".

Dans une série d'orateurs RN, Marine Le Pen, virulente, a vu cette loi comme "une tache indélébile" pour le pouvoir actuel, "des gens dangereux". Pour Nicolas Dupont-Aignan, Mme Nyssen devrait "avoir honte de cette loi liberticide".

"Mme Le Pen, en matière de fausses informations, il est vrai que vous détenez une grande expertise", a répliqué la ministre, vantant "une grande loi" dans une ambiance agitée.

Des syndicats de journalistes et des médias ont dénoncé une loi "inutile" ou "potentiellement dangereuse", avec le risque également de légitimer une fausse information si le juge n'a pas les éléments pour l'interdire.

Avant de prendre des mesures "proportionnées et nécessaires", comme le blocage du site, le juge des référés devra apprécier, sous 48 heures, si ces fausses informations sont diffusées "de manière artificielle ou automatisée" et "massive".

Pour Mme Nyssen, ces conditions sont "les garde-fous" protégeant les journalistes. Evoquant Mediapart sur un possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, elle a affirmé que ce "travail d'enquête journalistique" n'aurait "aucunement été concerné".

Quant aux plateformes, elles devront notamment indiquer la somme versée, instaurer un système permettant aux utilisateurs de signaler de fausses informations, être plus transparentes sur leur algorithme, sous l'oeil du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Elles devront "fournir à l'utilisateur une information loyale, claire et transparente sur l'utilisation de ses données personnelles" en période électorale, selon un des ajouts portés par Bruno Studer (LREM).

Le CSA pourra aussi empêcher, suspendre ou interrompre la diffusion de services de télévision contrôlés "par un État étranger ou sous l'influence de cet État", et portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.

Plusieurs dispositions visent enfin à renforcer l'éducation aux médias.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 19 Juil 2018, 00:02

Le cadenas médiatique : de l'éviction de Zemmour à la privatisation par la gauche de l'audiovisuel du sévice public
Par Gilles-William Goldnadel / Lundi 16 juillet 2018 à 07:54 38

Ainsi, RTL a décidé de se passer de la chronique bihebdomadaire d’Éric Zemmour, pourtant très écoutée. Une telle décision, de la part d’une station commerciale populaire, dans le cadre d'une concurrence à couteaux tirés, donne la mesure de la puissance de la censure rampante animant le clergé médiatique. On apprend en effet que c'est à la suite des pressions d’une partie de la rédaction que la direction s'est trouvée dans l'obligation de remercier ce chroniqueur qui n’avait pourtant pas défrayé la chronique depuis longtemps.

On est évidemment libre de penser ce que l’on veut de lui, il n'empêche que mon imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique-inexistante en l'occurrence-au cas où un journaliste de même importance mais aux opinions opposées avait été éconduit précisément pour des raisons d'opinion.

Il me revient à l'esprit la levée de boucliers outragée lorsque la radio d'État avait décidé de seulement diminuer l’heure d'antenne attribuée à l'extrêmement gauchisant Daniel Mermet. Certains entendaient déjà des bruits de bottes. Et de cette radio de sévices publics qui considère le pluralisme des idées comme une incongruité, parlons-en justement. Le 6 juillet dernier, le chroniqueur de politique étrangère Bernard Guetta, sur le départ et les valises à la main, disait sentir dans l'air comme « un parfum de fascisme » et fleurir « les petits Mussolini ». Rien de moins.

Parmi les petits duce citées : Poutine, Orban et Erdogan… Arrêtons-nous sur le dernier et mesurons, au-delà des impressions olfactives de M.Guetta, l'insoutenable légèreté de l'être gauchisant et sa propension frisant l'amnésie à s'absoudre de ses responsabilités. J'ai encore dans l'oreille les propos du journaliste à l'odorat sensible, lorsqu'il ne faisait pas bon, du temps du prétendu printemps arabe de dire du mal du sultan ottoman. L'accusation d’islamophobie vous guettait à chaque mot.

Et j'entends encore l'antifasciste radiophonique prophétiser doctement, touchant à M. Erdogan, que « l'islamisme allait se dissoudre dans la démocratie. » À l'entendre donc aujourd'hui, il se serait dissout dans le fascisme. Moi qui n'ait ni son nez, ni sa référence obsédée au passé, je me contenterai d'observer, qu'en raison, notamment, de la bienveillance obséquieuse des benêts occidentaux, c'est l'islamisme qui s’est dissout naturellement dans la dictature islamiste. Quant à M.Orban, il faudra m’expliquer, au-delà des imprécations, en quoi celui-ci menace concrètement la démocratie hongroise.

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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 19 Juil 2018, 05:57

Pour la reprise en main des média on a eu le cas de la nouvelle diectrice de Radio France
Sibyle Veil nouvelle directrice de Radio France est aussi mariée à Sébastien Veil, autre copain de la promotion ENA 2002-2014, un des Young Leadersde la promotion 2009 réunis par la French-American Foundation-France, 
La nomination de Sibyle Veil [photo] à la tête de Radio France a été l’occasion de vérifier une nouvelle fois la collusion active entre membres d’une élite malfaisante qui s’attribuent les postes-clés de l’État.
Entre 2002 et 2004, à l’ENA, dans la même promotion qu’Emmanuel Macron, il y avait une certaine Sibyle Veil, par ailleurs ex-conseillère dans le cabinet de Nicolas Sarkozy.
Sibyle Veil est aussi mariée à Sébastien Veil, autre copain de la promotion ENA 2002-2014, un des Young Leadersde la promotion 2009 réunis par la French-American Foundation-France, organisation qui se consacre à « renforcer les liens [comprenez idéologiques et politiques, ndlr] entre la France et les États-Unis ». Faut-il préciser que Sébastien, par ailleurs membre du Conseil d’État, cadre influent de PAI, l’un des fonds d’investissement français les plus importants, fut un soutien très actif du candidat Macron lors de la dernière campagne présidentielle.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 19 Juil 2018, 07:56

@ Coufsur
Il est préférable, sur ce forum, et pour de tels messages de citer ses sources.
Ici je pensais à
https://yetiblog.org/le-copinage/
D'accord?

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Jeu 19 Juil 2018, 18:50

Gérard a écrit:
@ Coufsur
Il est préférable, sur ce forum, et pour de tels messages de citer ses sources.
Ici je pensais à
https://yetiblog.org/le-copinage/
D'accord?

Merci pour cette correction, j'essaie de mettre les sources, mais là c'était un raté.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Lun 23 Juil 2018, 05:30

Ce n 'est pas une fake news, mais une vraie censure :

Au Soir3 week-end, on coupe les directs lorsque la réalité déplaît…
https://fo-francetele.tv/au-soir3-week-end-on-coupe-les-directs-lorsque-la-realite-deplait/
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coufsur

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MessageSujet: Re: Fake news, bientôt une loi   Lun 23 Juil 2018, 18:26

"cachez moi ces saccages que je ne serais voir"
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Fake news, bientôt une loi
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