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 Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050

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a.nonymous



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MessageSujet: Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050   Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050 EmptyMer 07 Fév 2018, 21:16

Un peu long mais intéressant....

Citation :
A Kuala Lumpur, les acteurs de la ville au chevet de l’urbanisation de la planète

En Malaisie, plus de 25 000 participants au Forum urbain mondial vont plancher sur l’essor des agglomérations du 7 au 13 février.

LE MONDE ECONOMIE | 07.02.2018 à 11h59 • Mis à jour le 07.02.2018 à 13h03 | Par Grégoire Allix

Ils veulent éviter que l’urbanisation rapide de la planète tourne à la catastrophe, mais doivent encore se mettre d’accord sur la manière d’administrer le remède et de mesurer ses effets. Venus du monde entier, plus de 25 000 acteurs des villes (gouvernements, élus locaux, associations, urbanistes, chercheurs, entreprises…) sont attendus à Kuala Lumpur, en Malaisie, du 7 au 13 février, pour le Forum urbain mondial, organisé tous les deux ans par l’agence des Nations unies spécialisée dans les villes, l’ONU Habitat.

L’équation est connue : la population urbaine va doubler d’ici à 2050, pour atteindre 6,5 milliards d’habitants. Les deux tiers de l’humanité vivront alors dans les villes, contre la moitié aujourd’hui. Or 95 % de cette croissance aura lieu dans des pays en développement, mal armés pour l’anticiper et l’accompagner.

A la clé, des risques sociaux : près de 900 millions de personnes vivent dans des bidonvilles, et ce chiffre pourrait bien doubler d’ici à la moitié du siècle. Des périls humanitaires : les villes mal conçues sont particulièrement exposées aux catastrophes naturelles. Mais aussi un enjeu climatique : les villes n’occupent que 3 % de la surface terrestre, mais elles produisent plus de 70 % des émissions de CO2 et consomment les deux tiers de l’énergie mondiale. « Si on laisse faire une urbanisation anarchique, avec un fort étalement urbain, les villes sont des bombes à retardement en termes d’émissions de CO2 », résume Clément Larrue, de la division Collectivités locales et développement urbain de l’Agence française de développement.

Face à cet enjeu, la communauté internationale s’est dotée d’une double feuille de route. Les dix-sept objectifs de développement durable (ODD) pour 2030, adoptés en 2015, comptent pour la première fois un objectif consacré à l’urbanisation, le onzième, qui vise, en listant dix « cibles », à « faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables ». Et les Etats membres des Nations unies ont adopté fin 2016, à Quito, la capitale de l’Equateur, sous l’égide de l’ONU Habitat, un « nouvel agenda urbain », fruit d’années de négociations diplomatiques. Logement, transports, planification, gouvernance, finances… Ce document de 23 pages dresse l’inventaire des figures incontournables de la ville durable… sans imposer de contraintes à ses signataires, contrairement à l’accord de Paris sur le climat.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050   Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050 EmptyMer 07 Fév 2018, 21:17

Citation :
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« C’est difficile de quantifier la ville durable avec des indicateurs uniques pour les villes du Nord et celles du Sud, il faut lister des objectifs généraux… ce processus repose sur la bonne volonté », estime Maryse Gautier, qui fut vice-présidente française du comité préparatoire à la conférence de Quito. « Il y a eu un projet de site Internet réunissant les engagements et les initiatives dans tous les pays, mais ça n’a pas marché, officiellement pour des questions de moyens et de complexité », regrette-t-elle.

Reste que le système des Nations unies impose des rapports de suivi des ODD, dont le 11e sera évalué sous la responsabilité de l’ONU Habitat au fil du même processus que la mise en œuvre du nouvel agenda urbain. Le premier rapport est attendu en juillet. Sur quelle base ? Selon quelles modalités ?

« La déclaration de Quito affirme que les Etats doivent mener des actions spécifiques à la ville, et l’ODD 11 leur donne à la fois un cadre et une obligation d’action », explique Marianne Malez, chargée de mission Ville durable et international à la Fédération nationale des agences d’urbanisme. « Kuala Lumpur est le premier rendez-vous très important pour la mise en œuvre de ces programmes et leur évaluation : il faut définir des outils, des méthodes, un processus. Travailler sur la question du financement, aussi, bloquée par des guerres de chapelles : est-ce que ça passe par le public ou par le privé ? Par les Etats ou les collectivités locales ? »

La place des municipalités dans ce programme pour la maîtrise de l’urbanisation est un autre sujet sur la table. « Notre combat continue pour avoir un siège dans la gouvernance d’ONU Habitat et participer pleinement aux négociations. Les Nations unies, c’est avant tout une discussion entre Etats, or la plupart des gouvernements nationaux considèrent les villes au mieux comme des acteurs de mise en œuvre de ce qu’ils ont décidé », déplore Emilia Saiz, secrétaire générale de l’organisation internationale Cités et gouvernements locaux unis, dont le siège est à Barcelone.

« C’est un chantier qui n’avance pas au niveau mondial, il y a un même plutôt un recul, une tendance à la recentralisation, constate M. Larrue. Pourtant le développement urbain durable ne peut pas être mis en œuvre sans l’implication des collectivités locales, sans leur transférer des compétences et des moyens. Le dialogue multiniveaux n’est pas facile à mettre en place au Sud, où les dirigeants des grandes villes sont souvent les opposants politiques des gouvernants. »
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050   Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050 EmptyMer 07 Fév 2018, 21:18

Citation :
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Le rendez-vous de Kuala Lumpur, avec ses dizaines de rencontres parallèles et d’ateliers thématiques, sera enfin l’occasion, pour tous ces acteurs, de confronter leurs idées et leurs expériences pour parfois faire avancer des thèmes absents du nouvel agenda urbain. « On va discuter de ce qui n’est pas dans le texte : la question de la financiarisation de la ville, par exemple : de plus en plus d’autorités publiques confient l’urbanisation au secteur privé, qui la traite comme un pur produit financier, sans lien avec les besoins des habitants. Cela crée d’immenses villes nouvelles qui restent vides d’habitants, pendant que les bidonvilles se multiplient sans anticipation des gouvernements », détaille Eric Huybrechts, responsable des actions internationales à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France.

Pour Valérie Clerc, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, la discussion officielle est presque moins importante que le bouillonnement d’initiatives locales réuni à cette occasion. « L’ONU Habitat porte le discours de la communauté internationale sur la ville depuis quarante ans, mais il y a parfois un décalage par rapport au terrain. Ce n’est pas la déclaration de Quito qui déclenche les opérations urbaines. Le tout est de savoir comment les gouvernements nationaux et locaux vont s’emparer de ces questions et de ces idées pour débloquer des fonds et faire bouger les choses. »
http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/02/07/a-kuala-lumpur-les-acteurs-de-la-ville-au-chevet-de-l-urbanisation-de-la-planete_5253073_3234.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050   Urbanisation de la planète - La population urbaine va doubler d’ici à 2050 EmptyLun 12 Fév 2018, 17:45

Citation :
Les habitants des bidonvilles en première ligne face à l’urbanisation du monde

LE MONDE ECONOMIE | 12.02.2018 Par Grégoire Allix (Kuala Lumpur, envoyé spécial)

Ils sont venus dire que l’urbanisation du monde ne se ferait pas sans eux. Les habitants de bidonvilles, regroupés en associations, ont occupé une place inédite au Forum urbain mondial, organisé à Kuala Lumpur (Malaisie) par le programme des Nations unies pour les établissements humains, ONU-Habitat, du 7 au 13 février. Tee-shirts revendicatifs, youyous dans la salle et voix fortes au micro, ces militants issus des taudis d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine étaient invités à de nombreuses tables rondes, aux côtés des ministres, des maires et des institutions internationales. Et ils ont tenu, pour la première fois dans ces forums urbains, une très officielle assemblée des communautés locales, parallèle à l’assemblée mondiale des maires et à la réunion des ministres.

« Il faut inclure les gens ordinaires, les femmes et les hommes des communautés marginalisées, pour mettre en œuvre nos politiques de façon efficace. Vous êtes une ressource-clé », a assuré, à la tribune, la nouvelle directrice d’ONU-Habitat, la Malaisienne Maimunah Mohd Sharif. Ce début de reconnaissance, après des décennies d’ignorance ou de répression, illustre le travail de terrain effectué par ces associations pour obtenir que leurs quartiers soient améliorés plutôt que rasés au bulldozer. Il exprime aussi un changement de regard des institutions internationales, qu’il reste à traduire dans les politiques de nombreux pays.

Près d’un milliard de citadins sur la planète vivent dans des bidonvilles. Selon l’ONU, l’urbanisation rapide des pays en développement va doubler ce chiffre d’ici à la moitié du siècle : la population totale des villes s’accroît de 200 000 habitants chaque jour, essentiellement dans les deux régions les plus pauvres du monde, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud… et en majorité de manière improvisée.

« De nombreuses villes secondaires vont doubler ou tripler de taille en vingt ans, personne ne sait gérer ça, surtout en manquant de ressources, d’infrastructures, de capacités de planification, estime le Sud-Africain William Cobbett, directeur de Cities Alliance, un partenariat international de gouvernements, d’associations de villes et d’organisations multilatérales. On ne résoudra pas ce défi sans accepter l’informalité et apprendre comment travailler avec les habitants des bidonvilles, en les considérant enfin comme des citoyens. »

Les organisations d’habitants des taudis, souvent portées par des femmes, ont pris les devants. « Notre mobilisation repose sur la collecte communautaire de données », explique la Sud-Africaine Rose Molokoane, l’une des fondatrices de la fédération Slum Dwellers International. Car, dans les bidonvilles dont personne ne connaît la population, le tracé des rues, la nature des constructions ni les points d’eau, aucune politique n’est possible. « Depuis un an, nous avons réalisé une cartographie et un profilage de 103 bidonvilles en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Cela permet aux communautés d’identifier leurs besoins, leurs priorités, et d’établir un programme qu’on peut soumettre au conseil municipal. Nos propositions commencent à être regardées avec intérêt, alors qu’il y a dix ans, les autorités auraient tout jeté à la poubelle », poursuit la Sud-Africaine.

Pour l’Indienne Celine D’Cruz, une responsable de l’Asian Coalition for Housing Rights, qui fédère des associations d’habitants de bidonvilles dans toute l’Asie, « l’épargne communautaire est un autre levier important : elle permet aux habitants de construire des projets démonstrateurs pour convaincre les pouvoirs publics ». « Mais nous ne pouvons pas faire des toilettes, des équipements et des espaces publics pour toute la ville, il faut que les municipalités prennent le relais. Or, parfois, elles se disent qu’il n’y a qu’à laisser la communauté continuer… », ajoute-t-elle.

Steve Weir, vice-président des programmes de l’organisation non gouvernementale américaine Habitat for Humanity, reconnaît que « les autorités n’ont pas les moyens de fournir des habitations à tout le monde, mais ce n’est pas ce dont les gens ont besoin : 99 % des logements dans les pays en développement sont autoconstruits. En revanche, les gouvernements peuvent sécuriser la propriété des terrains, apporter les routes, l’eau, l’électricité… »

Les logements construits par les habitants par l’intermédiaire des programmes communautaires sont toujours mieux adaptés à leurs besoins et beaucoup moins chers, ajoutent les responsables de l’Asian Coalition for Housing Rights. A Bangkok, où le gouvernement thaïlandais finance un ambitieux projet de réhabilitation des bidonvilles, les programmes de logements pour citadins pauvres confiés au secteur privé ont coûté 160 euros le mètre carré, quand ceux réalisés par les communautés, très semblables, affichent un coût de 65 euros le mètre carré.

La Thaïlande fait partie des exceptions. Dans beaucoup de pays, comme au Cambodge ou au Nigeria, les expulsions de bidonvilles sont encore monnaie courante pour bâtir des centres commerciaux, des résidences chic ou des infrastructures touristiques sur des terrains qui ont été rattrapés par la croissance de la ville et ont pris beaucoup de valeur. « Beaucoup de dirigeants sont plus sensibles à la corruption qu’à l’établissement d’un dialogue avec les habitants des bidonvilles, ce qui entraîne des évictions forcées au profit du secteur privé », regrette Steve Weir. « La différence, c’est que ce ne sont plus les pouvoirs publics qui s’occupent de chasser les gens, ce sont les promoteurs », témoigne Celine D’Cruz.

Conséquence : des communautés éparpillées, des familles qui perdent le peu de biens qu’elles possédaient… et des taudis qui se reconstituent plus loin. « Qui habite dans les bidonvilles ? Vos chauffeurs de taxi, vos femmes de ménage… Ce sont des gens utiles à la ville, interpelle Sarah Nandudu, membre de la fédération Slum Dwellers Ouganda. Si on les chasse à des kilomètres de là, s’ils ne peuvent plus travailler ni envoyer leurs enfants à l’école, c’est mauvais pour eux, mais c’est aussi mauvais pour l’économie de la ville. »

Des évictions d’autant plus absurdes, soulignent les défenseurs de politiques d’amélioration progressive des taudis pour les transformer en véritables quartiers populaires, que les bidonvilles possèdent de nombreuses qualités vantées par les apôtres de la ville durable : ils sont denses, mixtes, piétons, participatifs, économes en ressources, champions du recyclage…

Plus inquiétant, la plupart des gouvernements refusent encore d’anticiper l’explosion des quartiers informels autour de leurs villes. « Le sentiment dominant reste qu’on peut limiter la croissance urbaine, alors que cela n’a jamais fonctionné », observe William Cobbett, de Cities Alliance. Pour Eric Huybrechts, responsable des actions internationales à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, « il faut permettre aux quartiers informels de se développer tout en préservant du domaine public pour pouvoir améliorer la ville à l’avenir : des routes assez larges pour faire passer des transports en commun, des espaces libres pour des écoles, des centres de santé… »

C’est exactement ce que met en œuvre l’Institut de gestion urbaine de l’Université de New York en Colombie et en Ethiopie, dans une dizaine de villes pilotes, avec le soutien des gouvernements. « Plutôt que de combattre la croissance urbaine comme on l’a fait pendant des années, on l’accompagne par de l’urbanisme préventif, avec des outils très simples », explique le chercheur américain Patrick Lamson-Hall. La méthode : estimer un scénario de croissance, tracer un quadrillage de routes principales sur ce périmètre à venir, sanctuariser de futurs espaces publics… et laisser les communautés d’habitants faire naître la ville tout autour.
http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/02/12/les-habitants-des-bidonvilles-en-premiere-ligne-face-a-l-urbanisation-du-monde_5255404_3234.html
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