Forum du Plateau à Fontenay sous bois
Bienvenue sur le Forum du Plateau, libre et non partisan.
Vous pourrez désormais lire et écrire à condition de vous inscrire en quelques secondes sous le pseudo de votre choix. Vous serez ainsi membre du forum.

Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire

Aller en bas 
AuteurMessage
tonton christobal

avatar

Messages : 16778
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire   Mar 22 Mai 2018, 17:59

Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire

Selon l'institut allemand de recherche démographique Max Planck, le développement économique en Europe permettrait de faire augmenter le taux de natalité. Une situation qui mettrait fin au "paradoxe démographo-économique" selon les auteurs. Or, la remontée de la fécondité dans les régions riches a une unique cause : l'immigration de masse.

Atlantico : Selon l'institut de recherche démographique Max Planck, le développement économique permettrait d'inverser la courbe de la chute de la démographique, laissant ainsi penser qu'une hausse des revenus permettrait un tel résultat. Une situation qui mettrait fin au "paradoxe démographo-économique" selon les auteurs. Comment interpréter de tels résultats concernant l'Europe ?

Laurent Chalard : Selon les auteurs d’un article de cet institut de recherche allemand, la tendance générale qui se constate sur la planète, c’est-à-dire que plus le niveau de richesse augmente, plus la fécondité diminue, le fameux « paradoxe démographo-économique », ne se constaterait désormais plus en Europe lorsque l’on analyse l’évolution de la natalité au niveau régional. En effet, l’évolution constatée entre 1990 et 2012 laisse pointer l’émergence d’une certaine corrélation entre élévation des niveaux de revenus et des niveaux de fécondité, qui n’existait pas dans les décennies précédentes.

En 2012, la fécondité est, en règle générale, désormais plus élevée dans les régions au plus haut niveau de vie, que sont les grandes métropoles d’Europe occidentale, l’Ile de France en constituant un exemple-type, que dans les régions aux revenus moindres, c’est-à-dire les campagnes. Selon les auteurs, cette évolution s’expliquerait principalement par une meilleure prise en charge des enfants dans les grandes métropoles et à un marché du travail plus flexible facilitant la garde des enfants et le télétravail.

Selon des données fournies par Eurostat, et utilisées pour cartographier les taux de fécondité de la France et de ses voisins, il apparaît que le pays se distingue nettement de ses voisins allemands ou italiens. Il apparaît également que certains territoires, comme la Seine Saint Denis, afficheraient les taux de fécondité les plus élevés. N'est-on pas ici en contradiction avec l'analyse précédente ?

Effectivement, à l’échelle nationale, l’hypothèse avancée par les auteurs de l’étude ne tient pas la route, puisque sur la période étudiée, la fécondité a évolué beaucoup plus favorablement en France qu’en Allemagne, ce qui n’est guère corrélé aux évolutions économiques ! Par ailleurs, à l’échelle locale, si l’on prend le cas de la France, les indices de fécondité les plus élevés en 2015 se retrouvent dans les départements franciliens les plus pauvres, la Seine-Saint-Denis (2,46 enfants par femme) et le Val d’Oise (2,29 enfants par femme), étant corrélés, de manière incontestable, à une autre variable, l’immigration internationale extra-européenne de main d’œuvre peu qualifiée.
A contrario, les départements affichant les revenus les plus élevés, Paris (1,54 enfant par femme) et les Hauts-de-Seine (1,93 enfant par femme) ont une fécondité bien moindre ! Cela rentre donc totalement en contradiction avec l’analyse précédente, d’autant que la France ne constitue pas une exception à la règle, le même phénomène se retrouvant, par exemple, dans le Grand Londres, avec 2,47 enfants par femme en 2016 dans le borough le plus pauvre, Barking and Dagenham, où les minorités ethniques étaient majoritaires dès le recensement de 2011, contre 1,26 enfant par femme en 2016 à Bromley, borough aisé du sud-est londonien peuplé principalement de britanniques ou autres européens.

Dès lors, faudrait-il interpréter les résultats du document de recherche de l'institut Max Planck comme montrant une corrélation entre hauts niveaux de revenus et présence de personnes immigrés, ou issues de l'immigration, et non comme un lien direct entre revenus et démographie ?
.
Ce travail de recherche constitue un exemple-type de l’erreur basique en statistique, qui est de considérer que l’existence d’une évolution parallèle entre deux données signifie qu’elles sont corrélées l’une à l’autre, alors que dans les faits, l’échelle utilisée induit en erreur sur le facteur explicatif. En effet, dans cet exemple, l’erreur est due à l’échelle de l’analyse, la « région », pas assez fine pour prendre en compte les variations localisées du niveau de revenu et de la fécondité. Si les régions Ile de France ou du Grand Londres ont effectivement des revenus plus élevés et une fécondité plus importante, c’est le produit d’un autre facteur, l’immigration extra-européenne de main d’oeuvre peu qualifiée, ce qui se voit très bien à l’échelle locale, puisque ce sont les territoires les plus pauvres qui affichent les fécondités les plus élevées, ce qui va totalement a contrario des arguments des auteurs de l’étude, qui semblent avoir une profonde méconnaissance de l’impact de l’immigration extra-européenne sur la remontée de la fécondité constatée dans certaines métropoles occidentales à partir des années 1990. Sans cette immigration, la corrélation n’existerait pas. Les résultats de ce travail sont donc erronés.

------------------

A t on le droit de se poser encore ce genre de question et de démasquer la gigantesque imposture ?

plus pour longtemps la police de la pensée veille !
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 16778
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire   Mar 22 Mai 2018, 18:04

C’est la démographie qui fait l’histoire et non l’inverse. C’est ainsi que l’Occident avec ses racines, sa culture et ses valeurs, ne sera plus, en 2050, qu’un gros confetti.

A l’occasion d’un voyage en Chine, je relisais, ces derniers jours, l’ouvrage de René Grousset (1885-1952) intitulé Bilan de l’histoire. Cet historien, grand spécialiste de l’Asie, est aujourd’hui malheureusement oublié. Pourtant, j’étais frappé de voir à quel point tout le constat qu’il établissait sur la fin des empires, sur la chute des grandes civilisations ou sur les équilibres mondiaux n’avait pas pris une ride. Cela n’est pas dû au hasard. Mais simplement au fait que René Grousset fait partie de ces historiens qui considèrent la démographie comme l’une des clés pour comprendre l’histoire.

Certains experts nous expliquent encore aujourd’hui que c’est l’histoire qui fait la démographie et que si l’Asie abrite à elle seule 60 % de la population mondiale, c’est parce qu’elle a pris sa revanche sur les anciennes grandes puissances, notamment sur le plan économique.

Non, c’est exactement l’inverse. C’est la démographie qui fait l’histoire. Et cela depuis les Phéniciens, les Égyptiens, les Grecs ou les Romains. Et la Chine ne doit sa puissance actuelle qu’à ses 1,38 milliard d’habitants, qui constituent une force de production unique au monde, une élite scientifique et technique et une armée dotée du deuxième budget planétaire.

C’est bien parce que la démographie fait l’histoire que nous devons tous redouter la fin de l’Occident.

Selon les prévisions des Nations unies, la population mondiale sera de 9,8 milliards d’habitants en 2050, c’est-à-dire dans une génération, soit 30 % de plus que les 7,6 milliards de terriens qui peuplent aujourd’hui la planète. Dès 2030, les trois pays les plus peuplés seront la Chine, l’Inde et le Nigeria, qui sera passé devant les États-Unis. Et face aux deux grandes vagues que vont représenter l’essor de l’Inde, appelée à devenir le premier pays par sa population, et la revanche de l’Afrique, l’Europe ne pèsera plus que 7 % de la population mondiale en 2050.

Bien sûr, en termes économiques, elle conservera encore beaucoup d’actifs productifs, de sources de richesses et de centres de décision. Mais l’Occident, au sens ancien du terme, avec ses racines, sa culture et ses valeurs ne sera plus qu’un gros confetti sur le globe. Et il ne faudra pas s’étonner de voir ce qui a été construit par nos grands anciens pour la stabilité du monde comme les Nations unies, le Fonds monétaire international, l’Union européenne voire l’Otan condamnés à devenir les reliques d’une époque où le monde était dirigé entre Washington, Paris, Londres, Berlin et Moscou.

Cela ne sert évidemment à rien de pleurer des larmes de crocodile ou de pondre des lignes nostalgiques sur la fin programmée de l’Occident. Tout a été organisé par nos sociétés depuis cinquante ans pour en arriver à ce résultat-là. Depuis la régulation des naissances, voire le droit à l’avortement, jusqu’à la destruction progressive des politiques familiales.

Certains pays, qui ne veulent pas voir mourir l’Occident et qui ne sont pas aux marges de l’Europe mais en son coeur historique, l’ont bien compris. C’est le cas de la Hongrie, qui consent des prêts et une TVA préférentielle pour l’achat d’une maison à toute famille s’engageant à avoir trois enfants. C’est le cas de la Pologne avec son programme 500+ (près de 120 euros par mois dès le deuxième enfant). C’est le cas aussi de la Russie de Vladimir Poutine, qui a voté un budget d’aide à la famille de 7,2 milliards d’euros jusqu’en 2020 avec un bonus bébé de 150 euros par mois pour les parents modestes; et cela dès le premier enfant. Et l’Église russe se bat sans merci contre les 930 000 avortements annuels.

Or, ces trois pays sont systématiquement placés par nos élites dans le camp du mal !
Ils cherchent simplement à ne pas mourir, à ne pas disparaître et à survivre dans une globalisation dont le centre de gravité se trouvera au milieu du golfe du Bengale. Plutôt que de les critiquer, nous ferions mieux de méditer leur volonté de sursaut.

Yves de Kerdrel pour Valeurs actuelles.

------------------------------------

encore un vilain facho réac !

surtout ne pas lire ni réfléchir à ce qui est écrit.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 13680
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire   Mar 22 Mai 2018, 20:51

Il est intéressant de lire des analyses sur l'évolution démographique...

Si la première ne nous apprend pas grand chose, tout observateur moyennement attentif à ce qui se passe sait bien que les familles d'origine immigré ont plus d'enfants que les familles indigènes, la deuxième omet un élément important qui est la limitation des ressources... Du fait de celle-ci il est juste impossible de continuer indéfiniment à faire croitre la population planétaire...

L'auteur de ce deuxième article fait donc à mon sens une erreur en considérant comme négatif la limitation des naissances en occident alors que ce qu'il faut c'est que cette limitation des naissances soit au contraire étendue à l'ensemble de la planète pour que celle-ci puisse subvenir à nos besoins...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire   

Revenir en haut Aller en bas
 
Démographie et niveaux de revenus : ces cartes de la fécondité en Europe qui ne signifient pas du tout ce que leurs auteurs veulent leur faire dire
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 1100 à 2000: cartes historiques et politiques de l'Europe
» Générateur de cartes de la Pologne
» Cartes Postales Semie Moderne
» Cartes Cassini sur Géoportail
» inégalités de revenus des ménages dans les départements.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum du Plateau à Fontenay sous bois :: Expression citoyenne :: Tribune libre-
Sauter vers: