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 Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet

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tonton christobal

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MessageSujet: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Jeu 31 Mai 2018, 20:08

Après l’Italie, la France
Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet

La crise italienne touche aussi la France. Le sentiment général y est exactement le même.

Le fond du problème tient à la crise de la démocratie, cette impression d’un milieu politico-médiatique, déconnecté de la nation, et qui ne fait même plus semblant de l’écouter, sur l’immigration, la menace terroriste, l’économie, l’emploi, la fiscalité, le social et le pouvoir d’achat.
Le système politique français, présidentialiste, étouffe des tensions qui s’expriment plus ouvertement dans un régime parlementaire italien. Son avantage n’est qu’apparent, car il vaut mieux parfois que les tensions s’expriment à l’échelle politique, la crise permettant de repartir sur des bases assainies.
Les refouler en permanence, derrière l’impression de rigidité et d’indifférence des dirigeants ne peut que favoriser les explosions. Si les choses se poursuivent de manière linéaire, la France risque un drame absolu en 2022.
Le climat de rejet sera tel qu’un dangereux chaos combinant désespoir, violence et démagogie, s’ouvrira devant le pays. Quatre ans, c’est beaucoup, et ce n’est pas grand chose. Le seul espoir d’éviter le pire est l’émergence d’une force d’opposition républicaine et démocratique, crédible, ayant bien conscience des drames et des tensions qui se nouent en ce moment, sur la question européenne et celle des frontières, sur l’économie et le social.

Si nous ne parvenons pas, en quatre ans, à mettre en place cette force d’alternance, qui devra être obsédée par le seul bien de la France et en finir définitivement avec le système narcissique, nous courrons au désastre absolu à côté duquel mais 68 apparaîtra comme une gentille plaisanterie.

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 00:50

Dette de l'Italie : la faute à l'euro ? à l'Europe ? Non : l'euro date de la fin des années 90, tandis que

"L’Italie  paie encore  aujourd’hui  les  erreurs  des  années  1970  et  1980,  pendant  lesquelles  elle  a  vécu  très largement au-dessus de ses moyens. De 1972 à 1994, le déficit public annuel a été supérieur à 9%  du  PIB  sans  discontinuer,  faisant  exploser  la  dette  publique,  passée  d’environ  50%  à  122%  du  PIB.  

Depuis  la  crise  de  1992-1993,  la  politique  économique  italienne  se  résume donc essentiellement à un difficile effort de réduction de cette dette. La dure réalité est que cet  effort  n’est pas  fini.  L’ajustement  des  années  1990,  si  douloureux  qu’il  ait été  pour les Italiens, n’a pas suffi. "

http://www.jf-jamet.eu/upload/confluences-mediterranee-jfjamet-2.pdf

note : l'observation du cas italien montre qu'une dette de plus de 100% du PIB devient très difficile à maitriser et/ou réduire. 100% du PIB, en France nous y sommes presque (grâce à la dette SNCF)
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 01:12

Salamandre a écrit:
L’Italie  paie encore  aujourd’hui  les  erreurs  des  années  1970  et  1980,  pendant  lesquelles  elle  a  vécu  très largement au-dessus de ses moyens. De 1972 à 1994, le déficit public annuel a été supérieur à 9%  du  PIB  sans  discontinuer,  faisant  exploser  la  dette  publique,  passée  d’environ  50%  à  122%  du  PIB.

Dans le cas de l'Italie ou dans celui de la Grèce, il serait intéressant de savoir si ce qui serait passé si l'économie parallèle avait été intégrée à l'économie officielle...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 04:46

a.nonymous a écrit:
Dans le cas de l'Italie ou dans celui de la Grèce, il serait intéressant de savoir si ce qui serait passé si l'économie parallèle avait été intégrée à l'économie officielle...

On peut ajouter qu'une raison majeure pour laquelle l'Allemagne ne veut absolument pas hériter des dettes des "pays du club Med" tient justement à la différence d'efficacité, dirons-nous, des prélèvements d'impôts et cotisations selon les pays. Non seulement ils sont perçus comme moins efficaces en Grèce et en Italie, mais en plus les gouvernements y ont été fort dépensiers. D'où déficits excessifs, dette croissante, et à la fin l'horreur économique et sociale.
Avant de brailler contre l'euro ou le capitalisme financier international, constatons que la dette massive (résultat des déficits cumulés, coproduction peuple+élus) est un handicap majeur pour ces pays.

Comment en sortir ? Pas simple. Les gouvernements qui essaient de redevenir sérieux s'y sont fait jeter par le peuple, qui ne veut pas de l'austérité.
Le nouveau pouvoir italien pense avoir trouvé une botte secrète : exiger de la Banque centrale européenne qu'elle annule 250 milliards € de dettes, pas moins. Yaka. Voilà qui promet des discussions animées avec les pays d'Europe du Nord, Merkel en tête.
Le forcing de la France pour faire prendre en charge la dette grecque par les autres pays de l'UE (et maintenir la Grèce dans l'euro) n'est pas, selon moi, la meilleure idée du quinquennat Hollande. Pour la pire, il y a concurrence.
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 06:30

Ce qui n'explique cependant pas que dans un contexte démocratique on puisse mettre hors jeu une équipe reflétant un vote national pour constituer un gouvernement qui ne correspond pas aux votes des électeurs mais aux désirs de gens non élus à la solde de puissances financieres internationales.

Ce genre de logique en elle même justifie que surviennent des troubles dans le pays...

C'est d'autant plus révoltant que les manipulateurs revendiquent publiquement leurs turpitudes.

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 08:05

On trouve de tout au pays de Dante, même la Costituzione della Repubblica Italiana en français
http://www.senato.it/documenti/repository/istituzione/costituzione_francese.pdf

Tout d'abord, pas d'excès de jeunisme :
"Tout citoyen ayant cinquante ans révolus et jouissant des droits civils et politiques peut être élu Président de la République." (art.84)

concernant les ministres, (art.92)
"Le Gouvernement de la République est composé du Président du Conseil et des ministres qui constituent ensemble le Conseil des ministres.
Le Président de la République nomme le Président du Conseil des ministres et, sur proposition de celui-ci, les ministres
"

Est-il obligatoire d'accepter une proposition ? Dans les relations homme-femme pas vraiment. En VF, le Président du Conseil propose (chaque ministre) le Président de la République dispose.
Divers spécialistes de l'Italie ont recensé les cas précédents de refus de nommer un ministre. Plusieurs, sans drame national, car accepté par le président du Conseil.

Là, le chef de la Ligue (Salvini) a voulu jouer l'épreuve de force, pour imposer Paolo Savona ministre de l'économie et des finances. Et puis à la fin... Qui est ministre de l'économie et des finances ? "un universitaire plutôt proche de la Ligue, Giovanni Tria." et Paolo Savona ? "ministre des affaires européennes"
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 08:25

Salamandre a écrit:
On trouve de tout au pays de Dante, même la Costituzione della Repubblica Italiana en français
http://www.senato.it/documenti/repository/istituzione/costituzione_francese.pdf

Tout d'abord, pas d'excès de jeunisme :
"Tout citoyen ayant cinquante ans révolus et jouissant des droits civils et politiques peut être élu Président de la République." (art.84)

concernant les ministres, (art.92)
"Le Gouvernement de la République est composé du Président du Conseil et des ministres qui constituent ensemble le Conseil des ministres.
Le Président de la République nomme le Président du Conseil des ministres et, sur proposition de celui-ci, les ministres
"

Alors que la Constitution de la République française dit:

Citation :
ARTICLE 8.

Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 08:27

On peut effectivement dire n'importe quoi... en France c'est permis
En Italie on peut même faire n'importe quoi... la preuve.

On pourrait aussi s'interroger s'il est convenable d'aller contre la volonté des peuples et le résultat des élections... en se prétendant démocrate mais il est vrai que pour certains c'est possible.

La preuve l'imbécile teuton qui se veut commissaire l'a fait et maintenant ferme son clapet et juncker l'a dit... et raze les murs.

C'est sans doute avec des raisonnements de ce type que tout va si bien en ce bas monde. et que l'Europe est vomie par de plus en plus de gens.
Avec sa grande vista macron s'est une fois de plus planté... en s'occupant des affaires d'un autre pays même ses élus commencent à douter de lui.

Je suis confiant : ils vont se surpasser pendant un an et nous aurons les élections... européennes.
Quelques bonnes affaires avec les "migrants" quelques attentats et nous irons au résultat.

Ceci dit sans lire Dante.

Je note tout de même que sur ce forum en remontant un peu dans le temps, je ne suis pas celui qui s'est le plus souvent planté...

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 08:32

a.nonymous a écrit:


Alors que la Constitution de la République française dit:



J'attends tout de même avec impatience qu'un président français nomme un gouvernement et des ministres qui vont à l'encontre du résultat des élections et de la volonté des électeurs.
Même en période de cohabitation aucun président français n'a été assez stupide pour se lancer dans une telle idiotie.

A titre personnel il serait intéressant en Italie que le président bloque le système et fasse de nouvelles élections... rien que pour rigoler.

Nous allons sous peu voir la situation espagnole se dégrader elle aussi... quelques bons attentats chez nous, une nouvelle vague d'impôts un été chaud dans nos banlieues et ce sera complet
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 10:22

Le premier ni-ni de Mitterrand (gouvernement de cohabitation 1986) :
"le président souhaite déjà censurer plusieurs noms de la liste de ministres voulue par Chirac. François Mitterrand aurait notamment mis son veto sur la nomination de Jean Lecanuet aux Affaires étrangères. L'homme est un adversaire affirmé du socialiste. Le chef de l’État ne veut pas non plus de Charles Pasqua à l'Intérieur."
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/dans-le-retro-il-y-a-30-ans-les-francais-decouvrent-la-cohabitation-16-03-2016-5631905.php

Finalement, Lecanuet est out, et Pasqua à... l'Intérieur. Chirac s'est mieux battu pour son compagnon que pour le centriste. Et aussi :
"Le président refuse par la suite de signer des ordonnances (celles sur les privatisations, sur le découpage électoral ou sur l'aménagement du temps de travail), déclenchant ainsi une controverse constitutionnelle à ce propos. "
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Lun 04 Juin 2018, 17:50

Mitterrand a poussé le bouchon où il pouvait mais c'était une affaire entre Français.

Le président Français n'allait pas contre le suffrage national pour les intérêts de non élus européens qui méprisent ouvertement la démocratie.
Il est dommage que ce genre de paramétre  essentiel ne vous saute pas aux yeux.

L'Allemagne n'a pas dirigé l'Europe politiquement grace à une suprématie militaire mais elle le fait maintenant de manière plus efficace et insidieuse par l'économie, elle prend à sa guise des décisions politiques qui impactent le continent.
Pour couronner le tout elle agit sur les instructions et la direction de puissances économiques internationales sans contrôle démocratique.

Pour en revenir à Mitterrand : Le refus de signer les ordonnances n'a servi à rien sinon a en retarder l'application sous forme de loi.

Soit dit en passant le bilan de ses initiatives avec le recul du temps devrait freiner l'enthousiasme de ceux qui le prennent pour modèle...

Lorsque l'on fait de la "jurisprudence mitterrand" un dogme sans prendre conscience qu'il s'agissait le plus souvent de bon plaisir injustifiable néfaste au plus grand nombre on a une piètre idée du fonctionnement démocratique du système politique...
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Jeu 07 Juin 2018, 03:55

L’Italie veut une relocalisation obligatoire des demandeurs d’asile
Le Monde, 06.06.2018
La nouvelle coalition antisystème reproche aux États membres de l’Union européenne, en particulier à la France, leur manque de solidarité.

Le premier ministre (G. Conte) a souligné que « l’Europe a permis des replis égoïstes de beaucoup d’États membres qui ont fini par se décharger sur les pays frontaliers ; les devoirs et les difficultés auraient dû être partagés ». Pour ces raisons, l’Italie demandera, a-t-il annoncé, un « dépassement » de la logique de Dublin afin d’obtenir « l’effective répartition des responsabilités », dans le but de mettre sur pied « un système automatique de relocalisation obligatoire des demandeurs d’asile ».

Une demande assez inattendue de la part d’un gouvernement soutenu par des forces eurosceptiques, et au final plutôt embarrassante pour les partenaires européens de l’Italie – elle revient à mettre en lumière l’absence de solidarité entre États membres pour formuler une réponse commune à un problème relevant, jusqu’à présent, de la seule responsabilité des États.
( )
https://lemonde.fr/europe/article/2018/06/06/l-italie-veut-une-relocalisation-obligatoire-des-demandeurs-d-asile_5310422_3214.html

Faire accepter la « relocalisation obligatoire » des migrants d’Italie vers les pays (eurosceptiques aussi) d’Europe de l’Est et d’ailleurs, qui ne veulent pas un migrant de plus chez eux ? Yaka
Et au nom de la solidarité européenne, en plus. Sur un sujet relevant, écrit le journaliste, « de la seule responsabilité des Etats. »
Contre l’Europe et surtout l'UE, ses compromis multiples et imparfaits, ses élites, les eurosceptiques volontaires pour promettre de faire beaucoup mieux prolifèrent Eh bien, nous allons voir là ce que donne la confrontation entre dirigeants eurosceptiques européens, aux exigences incompatibles. Cela va être passionnant.
Alors, toujours aussi partisan des nouveaux Italiens ? "Allo tonton, pourquoi tu tousses" disait F. Raynaud dans un sketch célèbre (autre que Le Boulanger)
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Jeu 07 Juin 2018, 05:19

Lorsqu'il y a quelques années un bateau turc s'est échoué volontairement chargé de "réfugiés" à St Raphael... personne ne s'est précipité pour prendre en charge les passagers.

Maintenant si au lieu d'avoir un bateau des douanes françaises (mis à la disposition de l'Europe) prévu pour secourir les migrants on s'occupait de protéger nos cotes ce ne serait sans doute pas si stupide.
Si "en même temps" on s'occupait de contrôler les activités de nos associations humanitaires peut être aurions nous des surprises.

Pour ce qui concerne les Italiens qui "plument" (comme les Grecs) les migrants à leur arrivée sur leur sol pour les "refiler" ensuite aux pays voisins on pourrait utilement "débattre"

Et le tonton ne tousse pas !

Curieusement ce sont maintenant les gens de gauche français qui vont soutenir les "populistes" italiens qui veulent nous refiler les migrants dont ils ne veulent pas...
Lorsqu'il s'agit de mettre leur pays en difficulté... les gens de la gauche franchouillarde bobo répondent toujours présent ! Il y a des précédents historiques...

Partisan ou pas des gens au pouvoir en Italie...  il faudra faire "avec" et si les politicards au pouvoir en France sont incapables de traiter le dossier il peuvent démissionner...

tonton ne tousse toujours pas et constate que rien ne change... à défaut de résoudre le problème on préfère passer la patate chaude.

Les Italiens ont un gouvernement élu qu'il plaise ou non.
Si les Français ne sont pas d'accord c'est à notre gouvernement d'agir... n'ayant que peu de confiance à nos dirigeants la conclusion s'impose.
Il est plus facile d'imputer nos problèmes aux étrangers que de remettre en cause ceux qui sont aux manettes chez nous.
S'ils ne font pas le poids et sont incapables de défendre nos intérêts, c'est simple ils partent mais je ne vais pas accuser les "autres" d'être rigoureux dans leur action.

Si la situation dégénère ce n'est pas à cause des Italiens (encore que) mais de ceux qui depuis des années sont incapables de traiter le dossier et laissent se déverser des centaines de milliers d'immigrants sur l'Europe.
La réunion internationale de cette semaine à trouvé la solutiuon : il n'y a rien d'urgent on attend... et bien les Italiens nous refilent le problème.

Que fait l'Europe ? rien ! comme d'habitude. ça cause, ça réunione et on décide de ne rien décider.

Alors le tonton il ne tousse pas... il constate et à son age il dit à ses petits enfants ce qui'l a dit il y a 30 ans à ses enfants : tirez vous

Pour salamandre s'il est content de la situation qu'il vote macron ... ou socialiste, c'est pareil !
Désolé... mais je pensais que le dialogue pouvait être entre gens de bonne compagnie mais vous m'avez mis en cause directement...  donc ne soyez pas surpris.
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Dim 09 Sep 2018, 03:08

Italie : le tandem Ligue-M5S amorce le rétropédalage

L’Italie change de ton sur les finances publiques
Rome prépare sa programmation budgétaire pluriannuelle et veut éviter un choc frontal avec Bruxelles.
LE MONDE | 08.09.2018 à 11h00 | Par Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

Rassurer les marchés, laisser les comptes en ordre, éviter le conflit ouvert avec Bruxelles… En à peine quelques jours, le changement de ton du gouvernement italien est spectaculaire. Et il faut bien avouer que le fait d’entendre soudain les deux hommes forts du gouvernement assurer en chœur qu’il s’agit de « respecter les contraintes européennes » (Matteo Salvini, Ligue), pour « ne pas détruire l’Europe » (Luigi Di Maio, Mouvement 5 étoiles) a quelque chose de déconcertant, cent jours après la formation d’un gouvernement qui n’a eu de cesse, jusque-là, de promettre aux Italiens un affrontement direct avec Bruxelles sur les questions budgétaires.

Le Fonds monétaire international n’a pas manqué de saluer immédiatement ce virage, jeudi 6 septembre, en soulignant, par la voie de son porte-parole, Gerry Rice, que « les marchés s’étaient inquiétés de la possibilité, de la part de l’Italie, d’une marche arrière sur les réformes et d’un relâchement de la discipline budgétaire, mais ont été rassurés ».
(..)
Restaurer la confiance
Le ralentissement économique général en Europe, après une année 2017 où l’Italie semblait avoir enfin tourné le dos à des années de stagnation avec une croissance de 1,4 %, complique considérablement la donne. Avec des prévisions d’augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % en 2018 (contre 1,5 %, ces derniers mois), les marges de manœuvre se réduisent mécaniquement. D’autant plus que, malgré la détente des derniers jours, le spread (écart entre le taux des bons du Trésor à dix ans italiens et allemands), principal indice de confiance des marchés, reste installé à plus de 250 points, renchérissant considérablement le coût du crédit pour l’État et les entreprises de la péninsule. Or, en 2019, Rome devra trouver 300 milliards € sur les marchés financiers : si cet indice ne baisse pas, le surcoût serait de plusieurs milliards € pour le Trésor italien.

L’important est donc de restaurer la confiance. Or les premiers mois d’action du gouvernement ont plutôt eu l’effet inverse. Preuve en est, le rythme auquel les investisseurs étrangers se sont détournés des bons du Trésor italien (72 milliards € en moins, entre mai et juin). Le scepticisme, dans les milieux financiers, est solidement installé, et l’attrait de l’Italie est fortement menacé. Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore, l’indicateur de confiance des entrepreneurs a connu, cet été, la chute la plus vertigineuse de son histoire.

30 milliards € de dépenses nouvelles (annoncées..)
Dans ce contexte, les marges de manœuvre du gouvernement italien s’annoncent très faibles. Pourtant, même si l’heure est à la modération et au redimensionnement des promesses des derniers mois, les deux composantes du gouvernement continuent à affirmer qu’elles mettront en œuvre plusieurs mesures très coûteuses. En premier lieu, le retour sur la réforme des retraites (loi Fornero), votée en catastrophe en décembre 2011, qui reste très durement ressentie par les Italiens. L’instauration de la « quota 100 » (la somme de l’âge du futur retraité et de ses années de cotisation doit être supérieure ou égale à 100), même assortie d’un âge minimal de départ à la retraite de 64 ans, comme le laissent entendre les dernières indiscrétions, aurait un coût de 8 milliards €, et constituerait une véritable provocation pour les marchés.

Par ailleurs, le vice-premier ministre Luigi Di Maio a fait savoir qu’il avait obtenu l’assurance que 10 autres milliards € seraient affectés à la mise en place d’un « revenu de citoyenneté », lui aussi considérablement modéré. Ce qui implique, dans le fonctionnement de l’alliance de gouvernement, que la Ligue disposera d’une somme voisine pour mettre en œuvre la baisse des impôts, d’abord en direction des petites entreprises. Quant à la très coûteuse « flat tax » (impôt à taux unique), elle continue à figurer comme un objectif lointain, et seule une réduction à trois tranches de l’impôt sur le revenu – au lieu de cinq – est au programme pour 2019.

Ainsi, même en protestant de sa volonté de ne pas renoncer à l’objectif d’équilibre budgétaire, le gouvernement italien semble en passe d’annoncer environ 30 milliards € de dépenses nouvelles. Dans le même temps, il a déjà annoncé qu’il n’appliquerait pas la hausse automatique de deux points de la TVA, à laquelle s’étaient engagés ses prédécesseurs si les objectifs de maîtrise des déficits publics n’étaient pas tenus, renonçant ainsi à 12 milliards € de recettes. Comment, dès lors, contenir le déficit italien autour des 2 % du PIB ? Pour parvenir à ses fins et ne pas provoquer de nouvelles tensions sur les marchés dans les prochaines semaines, Giovanni Tria devra faire montre d’une agilité de funambule.

https://lemonde.fr/economie/article/2018/09/08/l-italie-change-de-ton-sur-les-finances-publiques_5352196_3234.html
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Dim 09 Sep 2018, 03:20

Rappel (3 juin 2018)
Citation :
"Dette de l'Italie : la faute à l'euro ? à l'Europe ? Non : l'euro date de la fin des années 90, tandis que

L’Italie  paie encore  aujourd’hui  les  erreurs  des  années  1970  et  1980,  pendant  lesquelles  elle  a  vécu  très largement au-dessus de ses moyens. De 1972 à 1994, le déficit public annuel a été supérieur à 9%  du  PIB  sans  discontinuer,  faisant  exploser  la  dette  publique,  passée  d’environ  50%  à  122%  du  PIB.  

Depuis  la  crise  de  1992-1993,  la  politique  économique  italienne  se  résume donc essentiellement à un difficile effort de réduction de cette dette. La dure réalité est que cet  effort  n’est pas  fini.  L’ajustement  des  années  1990,  si  douloureux  qu’il  ait été  pour les Italiens, n’a pas suffi. "

http://www.jf-jamet.eu/upload/confluences-mediterranee-jfjamet-2.pdf

note : l'observation du cas italien montre qu'une dette de plus de 100% du PIB devient très difficile à maitriser et/ou réduire. 100% du PIB, en France nous y sommes presque  
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Gérard

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Dim 09 Sep 2018, 03:30

3ieme puissance de l'Europe, l'Italie ne peut pas jouer très longtemps à ce jeu. La finance internationale peut, à tout moment, desarticuler le système Ligue-M5S ne serait-ce que pour effrayer les éventuels imitateurs.
Quant aux dettes des États -de l'Italie, de la France, des US voire de l'Afrique- on peut se demander si quelqu'un pense sérieusement qu'elles seront un jour remboursées.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Dim 09 Sep 2018, 05:40

Gérard a écrit:
La finance internationale peut, à tout moment, desarticuler le système Ligue-M5S ne serait-ce que pour effrayer les éventuels imitateurs.
Quant aux dettes des États -de l'Italie, de la France, des US voire de l'Afrique- on peut se demander si quelqu'un pense sérieusement qu'elles seront un jour remboursées.

Il suffit que les préteurs (banques et investisseurs) cessent de prêter à l'Italie, pour planter le gouvernement. Mais il n'est pas exclu qu'un pays comme la Chine joue les gentils prêteurs, moyennant quelle contrepartie ?
En gros, la France paie les intérêts de la dette, et emprunte pour "rembourser" le capital arrivant à échéance. Rembourser les dettes est une chose, laisser dériver toujours plus haut le montant total une autre.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    Dim 09 Sep 2018, 07:04

La finance internationale commence à sérieusement pourrir la vie de certains pays européens... ce n'est pas grave. Lorsque les mêmes veulent toucher à des pays qui ne boxent pas dans la même catégorie ça va se compliquer.

Il ne faudrait pas oublier qu'ailleurs dans le monde se montent des forces financières plus importantes que celles de l'ancien monde et où les politicards locaux sont en harmonie elles.

J'ai posté une élucubration d'un financier ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gave) sur ce sujet sur le forum, c'est long mais ça devrait faire réfléchir...
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MessageSujet: Re: Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet    

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Après l’Italie, la France Publié le 29 mai 2018 par maximetandonnet
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