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 Une zone de non droit c'est ça !

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tonton christobal

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MessageSujet: Une zone de non droit c'est ça !   Sam 09 Juin 2018, 00:03

Policiers brûlés à Viry-Châtillon : les coulisses d'une enquête haletante

Une bande d'une dizaine de jeunes avait attaqué au cocktail molotov deux véhicules de police en octobre 2016. Quatre policiers avaient été blessés, dont deux grièvement.

Dans son réquisitoire du 28 mai, le parquet d'Évry réclame un procès aux assises pour 13 suspects. Entre omerta, pressions et dénégations, les investigations ont été difficiles.

L'attaque barbare n'a duré que 5 minutes et 56 secondes. Mais elle a laissé des séquelles dans la chair des victimes et un profond malaise dans le rang des forces de l'ordre. Ce 8 octobre 2016, quatre policiers - Vincent R., Jenny D., Virginie G. et Sébastien P. - sont stationnés à bord d'une Renault Kangoo et d'une Peugeot 307 à Viry-Châtillon (Essonne) pour surveiller le carrefour maudit du Fournil, théâtre de multiples vols à la portière.
Ils n'aperçoivent pas le groupe de 19 assaillants, cagoulés et habillés en noir, qui se faufilent en leur direction depuis la cité sensible de la Grande Borne à Grigny. Coups de poings, jets de pierres puis de cocktails molotov : les fonctionnaires sont grièvement blessés et brûlés. Ils s'extirpent de justesse de leurs voitures transformées en torches pendant que leurs agresseurs s'enfuient.

Après un an et demi d'enquête, le parquet d'Évry a requis, le 28 mai, le renvoi devant la cour d'assises de 13 suspects, dont trois mineurs au moment des faits, pour « tentative d'homicide volontaire sur personnes dépositaires de l'autorité publique ». Dans son réquisitoire de 76 pages que nous avons pu consulter, l'accusation décrit de jeunes hommes âgés de 17 à 22 ans, dont certains ont déjà été condamnés.

Ils appartiennent pour plupart à la bande de la « S », pour rue de la Serpente, lieu de réunion de ces amis d'enfance adeptes de chicha et de football. Omerta dans le quartier, absence de traces ADN et images de vidéosurveillance « médiocres »... La justice n'est pas parvenue à mettre la main sur l'ensemble des auteurs. Même le mobile reste incertain : la thèse retenue est une vengeance de « la S » après l'installation d'une caméra sur le carrefour, jugée gênante pour le trafic de stupéfiants. Retour sur cette enquête haletante.

L'enquête de la sûreté départementale de l'Essonne démarre... sur Instagram. Un policier relève la présence d'une vidéo montrant les voitures des victimes enflammées avec des commentaires odieux: « Si t'es un keuf ou une poucave (balance), rentre pas dans ma zone grande Borne » et « Oulala ça sent le poulet rôti ».
Interrogé, l'auteur du film évoque des assaillants « fiers d'eux, serrant le poing comme pour fêter une victoire ». Il révèle aux enquêteurs les pseudonymes de plusieurs membres de « la S », dont celle de « Tchambo ». Ce dernier est soupçonné d'être un des « leaders » de la bande. Il a été confondu par son bandage à la main gauche.

Les enquêteurs identifient aussi trois suspects sur des clips de raps amateurs postés sur YouTube. Des photos trouvées sur Facebook et des renseignements recueillis permettent aux policiers de compléter leur liste.

Les investigations basculent avec l'audition sous X d'un habitant du quartier, qui aurait reçu « les confidences » des participants à l'attaque. Celui-ci raconte que « Lookaz », « Kossdar » et « Roro » ont planifié l'agression pour « prouver aux plus jeunes leur efficacité » et qu'ils ont effectué des repérages. L'objectif, poursuit ce témoin, était « d'effrayer les policiers et les faire éloigner ».

Une réunion préparatoire pour confectionner les cocktails Molotov, entreposés dans un caddie, aurait été organisée la veille. Le témoin égrène les rôles de trois membres de la « S » dans les violences : « Roro » a cassé la vitre de la première voiture et jeté un engin incendiaire, « Santos » l'a imité et « Sanay » s'est brûlé à la main en frappant le fonctionnaire qui a pris feu. Les autres assaillants auraient raté leur cible ou pris peur.
L'enquête se heurte très vite aux pressions exercées sur les habitants de Grigny pour imposer la loi du silence. Un mineur est ainsi passé à tabac dans les toilettes de son lycée, accusé d'être « une poucave ». « De sa cellule en garde à vue, il fondait en larme et confiait à un enquêteur sa crainte de subir des représailles s'il parlait », résume le parquet.

Une vidéo troublante est aussi découverte par les enquêteurs : on y voit un enfant de 11 ans apeuré, « un serpent autour du cou » et « les mains attachées », se faisant intimider par des individus inconnus. Ce garçon avait été chargé de collecter de l'essence pour la bande.

Même l'un des participants présumés de l'attaque est tabassé en pleine rue pour s'être confié au téléphone avec une amie. Quand ce n'est pas un propre membre de « la S » qui part s'installer au Mali « parce que c'est chaud » depuis ses confidences aux enquêteurs. NB avantage de la double nationalité !
En détention provisoire, certains des mis en examen sont parvenus à récupérer des téléphones portables pour s'enquérir des déclarations des uns et des autres ou menacer d'autres membres.

Auditions infructueuses
Malgré de nombreux interrogatoires et confrontations, la plupart des 13 suspects, décrits par les psychologues comme « immatures » ou « impulsifs », contestent toute participation à l'attaque, de jet de cocktail Molotov ou minimisent leur présence sur les lieux. Et livrent parfois des explications jugées « fantaisistes » par la justice.
Le parquet a requis un non-lieu pour cinq mis en examen en l'absence suffisante de charges. L'un des leaders présumés s'est toutefois trahi en prison : alors qu'un ami l'appelait pour féliciter « la S pour l'histoire des keufs brûlés », celui-ci a lâché : « Ah grave, tu sais mon boug, on est là. » Les policier n'en ont pas raté une miette.

https://actu.orange.fr/societe/fait-divers/policiers-brules-a-viry-chatillon-les-coulisses-d-une-enquete-haletante-leparisien-CNT0000013Sk9A.html

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Dormez tranquilles, notre gouvernement veille, on s'occupe des "fake"
Si vous vivez dans cette ambiance : bon courage !
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tonton christobal

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Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Une zone de non droit c'est ça !   Sam 09 Juin 2018, 08:33

Val-de-Marne : une mère s'oppose à un rodéo sauvage et finit tabassée
Par Auteur valeursactuelles.com / Vendredi 8 juin 2018 à 21:52 1

Indécence. Jeudi 7 juin au soir, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), une mère de famille de 27 ans a été rouée de coups. En cause, sa réflexion à un jeune du quartier qui multipliait les tours en motocross.

Pétrie par la peur, la victime n'a pas même porté plainte... Jeudi 7 juin au soir, une mère de famille de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, a tenté de raisonner un jeune de son quartier en plein « rodéo » de motocross. Très vite, le ton est monté, et la jeune maman a fini à l'hôpital, rapporte Le Parisien.

« Il a commencé à me courir après... »
« Je lui ai dit d’aller faire ça ailleurs », a expliqué la victime au quotidien. D'après les informations du journal, le pilote crache sur la mécontente, qui réplique par une gifle. Et la scène bascule dans un autre registre, bien plus violent. « Il a commencé à me courir après suivi de deux copains à lui. Je me suis réfugiée dans un bâtiment qui n’est pas le mien », racontera la mère de famille.

C'est là qu'elle tombe sur une autre femme. Cette dernière connait les agresseurs et porte elle-même les coups à la jeune maman. Le pilote de la moto entre à son tour dans le hall et les coups continuent de pleuvoir. La victime est même mordue par un American Staff qui appartient à la femme croisée dans l'immeuble. Puis les deux agresseurs prennent la fuite. Ils seront retrouvés par la brigade anticriminalité de Maisons-Alfort.

« Je vais partir. Je ne veux pas qu’on s’en prenne à ma famille »
« La voir en sang m’a vraiment fait de la peine. Elle a osé leur dire tout haut ce qu’on pense tout bas dans le quartier », racontera une habitante au Parisien. La mère de famille, elle, est conduite par les pompiers à l’hôpital Mondor de Créteil.

Cette dernière regrette d'ailleurs d' « être intervenue ». « Je ne suis pas sûre que mon comportement soit bon à suivre. C’était sans doute un peu cavalier de ma part. J’avais déjà l’intention de déménager dans quelques années. Mais là je vais partir. Je ne veux pas qu’on s’en prenne à ma famille », explique-t-elle au quotidien. Preuve de son inquiétude, elle a choisi de ne pas porter plainte « par peur des représailles ».

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Dans les zones de "non droit" une loi s'applique : celle des truands !

Sous peu avec la loi anti rodéo ce genre de situation ne se produira plus ! foi de macron !
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