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 Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?

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tonton christobal

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MessageSujet: Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?   Mar 26 Juin 2018, 18:43

Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?
25 juin 2018 Charles Rault Aucun commentaire

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

La chancelière allemande Angela Merkel et son homologue français Emmanuel Macron ont tout de même beau jeu d’exprimer si souvent leur crainte de la « lèpre populiste » alors qu’ils en sont les principaux responsables.

A force de ne pas écouter les peuples d’Europe et de ne pas comprendre que ces derniers ne souhaitaient pas l’entrée forcée de millions de « migrants ».

A force d’enfermer l’Europe dans un déséquilibre économique intenable où l’Allemagne bénéficie d’un euro qu’elle contrôle totalement tel « ein großes Deutsche Mark ».

A force de donner des leçons à la terre entière sans rien connaître de la vie quotidienne des « lépreux », Angela Merkel et Emmanuel Macron sont les principaux si ce n’est les « meilleurs » promoteurs du « populisme » qu’ils dénoncent.

En estimant ouvertement que ce dernier menace l’Europe sans guère user de précaution oratoire, vouant ainsi aux gémonies presque désormais 70% de leurs populations respectives, alors qu’ils osent à peine aborder le sujet brûlant de la menace islamiste, ces deux dirigeants abîment irrémédiablement l’Europe et entérinent le divorce quasi-définitif entre l’Europe, celle de Bruxelles et non celle qui fut promise, et ses peuples.

Non, les affreux « lépreux populistes » ne sont pas anti-européens, de même qu’ils ne sont ni « racistes » ni « xénophobes » dans leur immense majorité. Ils ne supportent simplement plus cette Europe non-élue qui décide de réglementations aussi incompréhensibles que dommageables depuis Bruxelles et ils ne comprennent plus ces Merkel et Macron obsédés par l’étranger et oublieux de ceux qu’ils sont en charge de représenter – et de défendre.

L’Europe promettait de protéger, elle a échoué. L’Europe promettait la prospérité, elle a échoué. Ce n’est pas l’idée d’Europe que rejettent les peuples, mais la façon dont celle-ci a été dénaturée et instrumentalisée pour la transformer en vaste zone de dirigisme, d’injustice et de censure. L’illibéralisme appartient à ceux tels Merkel et Macron qui ignorent les peuples, n’inversons pas les rôles !

Les Européens souhaitent la liberté dans la souveraineté et rejettent la lâcheté dans l’austérité. Ils ne sont pas contre l’immigration mais contre l’immigration massive et incontrôlée. Ils ne sont pas xénophobes mais contre le démantèlement de leurs moeurs, de leurs valeurs et de leur mode de vie. Ils ne sont pas « populistes » mais bien plus majoritairement lucides et réalistes. Ecoutez-les donc enfin plutôt que de les ignorer.

-------------------


Si de plus le président pouvait cesser d'insulter ceux qui ne sont pas toujours d'accord avec lui (qu'ils soient Français ou étrangers) il aurait sans doute beaucoup à gagner même s'il "assume" mot présidentiel à la mode.

On peut et on doit effectivement assumer ses erreurs mais il serait préférable de les éviter.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?   Ven 29 Juin 2018, 21:58

Horst Seehofer, l'épine "patriote" dans le pied de Merkel

Immigration : Angela Merkel menacée par sa droite
Avec Seehofer, Merkel sous pression de l'Intérieur

AFP, publié le vendredi 29 juin 2018 à 11h14

Sera-t-il l'homme qui fait chuter Merkel? Le ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer a pris la tête d'une croisade contre la chancelière sur l'immigration et pour la défense des intérêts nationaux sur le mode "l'Allemagne d'abord".

En le nommant à un tel poste lors de la difficile formation du gouvernement de coalition en mars, la chancelière centriste espérait ainsi pouvoir le garder sous son contrôle, lui et le très conservateur parti bavarois qu'il préside, la CSU.

Mais cette stratégie se retourne à présent contre elle. Les tensions permanentes entre la CSU et le parti de centre-droit d'Angela Merkel (CDU), suite à l'ouverture des frontières du pays à des centaines de milliers de demandeurs d'asile en 2015, ont atteint désormais le point d'ébullition.

"Je ne peux plus travailler avec cette femme", aurait confié M. Seehofer à des proches, à en croire le quotidien Die Welt.

Le ministre et son parti menacent à partir de dimanche d'imposer contre l'avis de la chancelière un refoulement des migrants arrivant en Allemagne s'ils ont été déjà enregistrés dans un autre pays de l'UE.

Angela Merkel espère que les timides avancées qu'elles a obtenues lors du sommet des dirigeants européens sur la question suffiront à amadouer celui que ses opposants surnomment "Crazy Horst". Mais rien n'est moins sûr et la CSU compte prendre sa décision dimanche.

Quelles sont les motivations du ministre? Une partie des réponses sont à trouver dans les origines de cet homme de 68 ans, aux racines profondément ancrées dans "l'Etat libre de Bavière", le nom officiel de ce Land qui s'est toujours rêvé un destin à part dans l'histoire allemande.

Aimant régulièrement porter la culotte de cuir traditionnelle bavaroise, ce catholique convaincu est né et a grandi à Ingolstadt, fief de Audi, située entre Munich et Nuremberg.

Issu d'un milieu modeste, M. Seehofer, qui se targue de ne pas avoir obtenu son baccalauréat, a néanmoins toujours partagé sa carrière entre sa région fétiche et Berlin: député pendant 28 ans puis ministre-président de Bavière de 2008 à mars 2018, il avait fait son entrée au gouvernement sous Helmut Kohl en tant que ministre de la Santé (1992-1998) puis comme ministre de l'Agriculture (2005-2008) sous Mme Merkel.

Pourtant, sa carrière aurait pu tourner court en 2002. En soins intensifs pendant plusieurs semaines en raison d'une myocardie, il s'en sort avec seulement un coeur affaibli. Les médecins lui suggèrent alors d'arrêter la politique.

La contestation du cap d'Angela Merkel sur les migrants - alors que la CSU et la CDU sont en principe des partis alliés - lui a redonné depuis trois ans une seconde jeunesse. A travers ce bras de fer, ce géant d'1,93m, vieux briscard de la politique, entend d'abord sauver l'emprise de sa famille politique sur le plan local.

La CSU qu'il préside depuis 2008 dirige certes de façon ininterrompue la Bavière depuis 1957. Mais celle-ci a vu son règne s'éroder depuis quelques années et particulièrement lors des dernières législatives de septembre en enregistrant avec 38% des voix son plus mauvais résultat depuis des décennies.

Pire: la CSU risque de perdre sa majorité absolue lors d'un scrutin régional du 14 octobre, menacée par l'extrême droite.

Il a d'abord obtenu de haute lutte d'Angela Merkel d'occuper en mars le ministère de l'Intérieur puis de lui accoler le nom de ministère "de la Patrie". A peine nommé, il a déclenché sa première polémique en assurant que "l'Islam n'appartient pas à l'Allemagne", un pays où vivent 4 millions de musulmans. La chancelière l'a alors publiquement recadré.

Mais au-delà des considérations tactiques, Horst Seehofer, qui aime à se montrer en public aux côtés du chef du gouvernement hongrois Viktor Orban et dit parfaitement s'entendre avec son homologue italien Matteo Salvini, parait décidé avec son parti à mener une forme de révolution nationale en Allemagne aux accents trumpiens et en rupture avec l'héritage pro-européen d'après-guerre.

Le quotidien Tagesspiegel la résume ainsi: "L'Allemagne d'abord, l'Europe en deuxième".
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?   Sam 30 Juin 2018, 01:06

L'Allemagne, la vraie menace qui pèse sur l'Union Européenne
Par Auteur Patrick Edery / Vendredi 29 juin 2018 à 12:25 7

Emmanuel Macron et Angela Merkel. Les prises de positions de la chancelière allemandese font au détriment des intérêts de la France.

Tribune. Pour Patrick Edery, directeur général du cabinet Partenaire Europe, Angela Meerkel impose à l'Union européenne une politique économique qui favorise ses propres intérêts, au détriment des autres nations.

Il existe en France, chez nos élites, un discours assez unanime pour présenter l’Allemagne comme une puissance bienveillante. Il est assez effrayant de constater à quel point le dogme du « couple franco-allemand » n’est jamais remis en cause par les dirigeants des partis de gouvernement. Leur credo est toujours le même : l’Allemagne est l’exemple à suivre ; l’Allemagne payera les politiques que nous allons mettre en place ; le couple franco-allemand est l’alpha et l’oméga de l’Union européenne et est seul capable de relancer l’Europe. Quel parti de gouvernement s’interroge sur les conséquences de l’hégémonie allemande tant au niveau politique qu’économique ? Certes, accoler les termes « hégémonie » et « allemande » leur vaudrait une levée de bouclier immédiate, dénonçant un anti-germanisme primaire. Cependant, de plus en plus de voix venant de la société civile s’élèvent de tous bords et horizons, jusqu’au très fédéraliste correspondant à Bruxelles de Libération, Jean Quatremer, et nous alertent sur les conséquences inquiétantes de cette hégémonie.

La vassalisation économique de l'Europe

Le célèbre professeur de philosophie politique Pierre Manent résume très bien la situation : « Au nom de l’intérêt général européen, l’Allemagne a persuadé ses partenaires de subir docilement les conséquences d’une politique systématiquement mercantiliste qui, comme toute politique mercantiliste, vise à obtenir et augmenter des avantages unilatéraux ». Pour mémoire, le but d’une politique mercantiliste est de dégager un excédent de balance commerciale le plus élevé possible afin d’enrichir son pays. Actuellement, l'Allemagne accapare plus de 20% des excédents commerciaux mondiaux (plus que la Chine avec 14%) alors qu'elle représente 1,1% de la population mondiale. Pour ce faire, elle est devenue, comme l'explique très bien l'économiste Olivier Passet, « LE donneur d'ordre industriel de l'Europe », via une vassalisation de cette dernière. Elle importe massivement des biens intermédiaires de qualité, mais à bas coût, les assemble chez elle, via des opérations à forte valeur ajoutée et les revend sur le segment haut de gamme. Les marchés européens sont ainsi moins pour elle des débouchés que des fournisseurs bon marché. Or cette politique condamne les autres pays européens, s'ils veulent rester dans le jeu, à compresser leurs marges, modérer les salaires et flexibiliser leur marché du travail. Il est donc absolument nécessaire pour l'Allemagne de convaincre constamment ses partenaires, au sein de l'UE, que sa politique est dans leur intérêt. Le meilleur exemple est la mise en place des réformes allemandes du marché du travail, les lois « Hartz», qui sont en train de devenir la norme en Europe.

Cette politique, par l’injustice qu’elle génère inévitablement, n’est ni tenable ni durable. Hélas, l’Allemagne ne prévoit pas de se réformer pour diminuer ce déséquilibre macroéconomique majeur. Elle préfère mettre tous les moyens en œuvre pour capter, le plus longtemps possible, le maximum de liquidités via une balance commerciale sur-excédentaire. Cette fuite en avant pervertit le projet européen, car elle oblige la démocratie allemande à contrôler l'administration européenne. Désormais, tous les Commissaires savent qu’ils ne peuvent être désignés ou reconduits contre la volonté de l’Allemagne, et les principaux postes clés de l’Union européenne sont détenus, ou en passe de l’être, par des Allemands.

La France condamnée à être le vassal de l’Allemagne ?

Face à cela que fait la France ? Elle continue de croire en la toute-puissance du dogme du « couple franco-allemand », à la bonté infinie de l'Allemagne qui payerait pour que la France dirige. Emmanuel Macron n’a pas échappé à ces mirages, et comme ses prédécesseurs a été mystifié par Angela Merkel. Que ce soit avec l'ancien chancelier Kohl, les alliances gouvernementales avec les verts, les libéraux et les socialistes, Martin Schulz ou les présidents français N. Sarkozy et F. Hollande, la tactique de Mme Merkel est toujours la même : leur laisser le magister de la parole et garder celui de l'action. Le Président français n’a pas échappé à ce piège.

Pendant qu’il faisait des propositions plus audacieuses les unes que les autres à Angela Merkel, cette dernière profitait de la bonne image d’Emmanuel Macron en Allemagne. Après trois mandats, elle a réussi à rajeunir son image en se rapprochant de notre jeune Président, et ce, sans lui faire aucune promesse sauf celle de l’écouter. Une fois élue, elle a pris le temps de laisser Emmanuel Macron abattre ses dernières cartes avant de faire ses propositions. Une fois mises sur la table, le Président français n’avait d’autre choix que de les accepter, sauf à avouer que Mme Merkel l’avait mené par le bout du nez pendant un an. Il a préféré une pseudo-victoire médiatique à la défense des intérêts français. Mais qu’a-t-il obtenu pour la France ? La promesse d’une aumône incertaine ? Le budget de l’Eurozone ?

Ce fameux projet de budget de l'Eurozone, outre qu’il doit être encore acté par les autres pays, ne devrait rien apporter de substantiel à la France. Les pays de la zone euro ont des niveaux de développement assez proche, aussi l’argent qui y serait dédié reviendra à quelques euros prêts dans la poche des contributeurs. Une couche supplémentaire sera ajoutée au mille-feuilles européen, une institution de plus, qui sera chargée de gérer les fonds et qui échappera au contrôle du suffrage universel.

La France se dépossède inutilement de moyens d’action. En échange de cette aumône on nous demanderait de mutualiser un de nos derniers attributs de puissance : notre droit de véto au conseil de sécurité de l’ONU.

Un maître du jeu cynique

Observons les événements qui secouent l’UE actuellement à l’aune uniquement du mercantilisme allemand. C’est-à-dire d’une politique allemande assujettissant toute décision à un accroissement de l’excédent de la balance commerciale, via une vision très utilitariste de ces partenaires européens.

La mise au ban de la Hongrie et de la Pologne ? Alors que ces deux éléments clés de la production allemande s’affranchissaient peu à peu de la tutelle de Berlin, leurs coûts salariaux augmentaient dangereusement du fait de leur croissance vertigineuse. Grâce à une campagne de dénigrement efficace et l’action de la Commission européenne, il est désormais communément admis par tous qu’il faut leur réduire drastiquement les fonds européens, ce qui aura pour conséquence de réduire leur croissance et donc leurs coûts salariaux. Ce qui sera bénéfique à l’industrie allemande et non à la nôtre, qui commençait à redevenir un peu plus compétitif face à la hausse des coûts de l’Est.

La « guerre commerciale » des Etats-Unis à l’UE ? Dans les faits, il s’agit d’une guerre commerciale, non pas à l’U.E., mais à l’Allemagne, dans le but de s’opposer au mercantilisme allemand. Donald Trump ne s’en cache pas. Et là aussi, la France fait prévaloir les intérêts allemands sur les siens. L’Allemagne, avec son excédent commercial hors norme, aurait tout à perdre à entrer dans une guerre commerciale. Alors qu’avec leur déficit commercial, c’est le contraire pour la France ou les USA.

Le déchirement de l’Europe autour des migrants? Déclenché par la politique migratoire unilatérale et autoritaire de Berlin du fait accompli, qui y voyait un moyen de palier à son manque de main d’œuvre et l’envolée des salaires qui menaçaient son modèle. Ce dernier exemple est d’ailleurs très instructif car lors du dernier sommet de l’UE, jeudi 28 juin 2018, un accord sur les migrations a été trouvé. Il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions, mais il semblerait que, chose qui n’est pas arrivé depuis bien longtemps, cet accord satisfasse tout le monde... sauf Angela Merkel.

Quelles solutions pour la France (et l’Europe) ?

Pour la France et l’UE, le Président doit absolument changer de stratégie au plus vite. Il doit acter l’échec de cette politique qui, depuis 15 ans, confond les intérêts allemands avec ceux de l’UE. Et cesser sa logique d’affrontement stérile avec les partenaires européens de la France, qu’il n’est pas possible de qualifier de « Lèpre populiste ». Les dirigeants polonais et hongrois sont plus proches, tant dans leurs propos, leurs comportements ou leurs actions, du Général de Gaulle, de Konrad Adenauer ou encore d’Helmut Kohl que ne l’est M. Macron. Comme le souligne Dominique de Villepin, « les polémiques doivent être écartées, qu'elles soient avec l'Italie, qu'elles soient avec la Hongrie (...) Les polémiques ne sont pas de mise. Il faut des solutions. » L’Histoire européenne démontre que tous ceux qui ont voulu imposer leur vision de l’Europe, aux autres pays du continent, ont échoué. Le Président, au plus vite, doit rejeter l’exclusive du « couple franco-allemand » et se mettre à la table des négociations pour dégager un intérêt commun européen avec tous les autres membres de l’UE. M. Macron se trouve au pied du mur : il doit choisir entre entrer au Panthéon des grands bâtisseurs de l’Europe, ou n’être qu’un trophée de plus dans le tableau de chasse de Mme Merkel.

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Finalement ce que l'Allemagne n'a pas gagné par les armes il y a 70 ans elle le gagne par l'économie et la politique...


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?   Dim 01 Juil 2018, 14:35

Au secours Manu, moi aussi j’ai la lèpre…
Emmanuel Macron, ne me laisse plus entrer en tentation

parRoland Jaccard - 26 juin 2018

Emmanuel Macron a dénoncé la « lèpre qui monte un peu partout en Europe ». Le populisme eurosceptique est à nos portes et, moi aussi, je suis touché. J’en ressens déjà les premiers symptômes, notre président est le seul à pouvoir me guérir…
La lèpre est tellement contagieuse que je suis infiniment reconnaissant à Emmanuel Macron  de nous avoir mis en garde. Si nous ne le soutenons pas avec toute notre  énergie, celle du désespoir, nous aussi serons contaminés.

D’autant qu’après les pays de l’Est, l’Italie est, elle aussi, touchée. Si j’en crois les gazettes, même l’Allemagne serait menacée. La Bavière préférerait un freluquet viennois à la vaillante Angela Merkel. Nous avons déjà vu cela dans le passé et si tous alors n’avaient pas été touchés, le prix à payer fut tel que plus jamais nous ne voulons que cela se reproduise.

Malgré Macron…
Certes, Emmanuel Macron et son boys band nous protègent encore, mais chacun sent que le danger est imminent. Moi-même qui viens d’un pays, la Suisse, qui est comme chacun sait une léproserie géante, je mesure la menace : si l’Union européenne s’effondre, tout s’effondrera. Je salue d’autant plus volontiers l’initiative d’Emmanuel Macron d’avoir fait hospitaliser, manu militari, une dizaine d’anciens gendarmes déjà contaminés en prétextant qu’ils appartenaient à l’ultra droite. Je l’admire de pouvoir avec telle habileté transformer ses échecs en victoires. Non, le fascisme ne passera pas ! Et, comme on nous le répète chaque soir sur toutes les antennes, Jupiter y veillera.

…je sens que ça vient
Et pourtant, bien qu’ayant travaillé pendant trente-cinq ans dans le laboratoire où les meilleurs experts de France, à savoir le quotidien Le Monde, sont d’une vigilance absolue dès lors que les valeurs qui font l’honneur du pays des droits de l’homme sont menacées et veillent sans relâche à ce qu’elles soient respectées, je sens la lèpre me gagner. Je n’ai pas été totalement immunisé. Les premiers symptômes sont apparus quand j’ai éprouvé une certaine admiration pour Poutine. J’ai même été jusqu’à défendre publiquement que la Crimée appartenait à la Russie. Ce n’était que les prémices d’une confusion mentale, effet secondaire, de cette satanée lèpre qui m’amena par la suite, « horresco referens » dirait Virgile, à éprouver de la sympathie pour Donald Trump, ne serait-ce que parce qu’il était seul contre tous et qu’il aurait pu jouer dans un western de Sam Peckinpah. Et quel beau geste de sa part que d’avoir enlevé les pellicules qui ternissaient l’image de notre président!

Ça me chatouille et ça me gâtouille
J’ai même été jusqu’à me demander – et c’est là que j’ai pris conscience de ma maladie – si l’immigration de masse ne portait pas atteinte à ce que je me suis mis à appeler notre « souveraineté », terme aujourd’hui banni. Cosmopolite, je l’étais de naissance, mais la psychanalyse m’avait enseigné le bienfait des limites, des frontières. Aussi bien entre les individus qu’entre les peuples. Je me souvenais aussi de mes cours à Sciences Po dont j’avais retenu, entre autres, que les unions monétaires finissent toujours par s’écrouler parce qu’elles impliquent un abandon de la souveraineté nationale dont les peuples, qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, ne veulent pas. On m’objectera que c’était à une époque antédiluvienne. Force m’est de concéder qu’avec l’âge on devient plus fragile et qu’on peut attraper n’importe quelle saloperie.

Et en plus, je suis contagieux…
Mais ce qui m’inquiète vraiment, c’est que je vois autour de moi – ayant horreur de la délation je ne citerai aucun nom – de plus en plus d’écrivains, de philosophes, de journalistes être, eux aussi, victimes de ce mal insidieux. Ils le dissimulent, car ils savent que tout leur avenir serait compromis si l’on apprenait, par exemple, qu’ils lisent Causeur, voire qu’ils y apportent leur contribution. Certains accepteraient de le faire sous pseudonyme. Mais leur conscience leur souffle que mieux vaut y renoncer et leurs intérêts volent au secours de leur conscience. La lèpre m’a tellement gangrené que je me sais condamné. Peu m’importe d’ailleurs. Si Emmanuel Macron et son boys band parviennent à sauver les meilleurs d’entre nous, ce sera mon ultime consolation.

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MessageSujet: Re: Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?   Lun 02 Juil 2018, 03:52

Migrants: l'avenir de Merkel en Allemagne en suspens

Crise des migrants : à Bruxelles, Angela Merkel joue sa survie

AFP, publié le dimanche 01 juillet 2018 à 17h23

L'aile la plus à droite de la coalition gouvernementale allemande d'Angela Merkel a jugé dimanche insuffisantes les avancées au niveau européen pour réduire l'immigration, faisant augmenter le risque d'une crise politique majeure dans la première économie européenne.

Après plus de deux semaines de tensions entre la chancelière centriste et le parti conservateur bavarois CSU sur le sujet, le conflit doit en principe être tranché en début de soirée: soit un compromis est trouvé, soit la fragile coalition mise sur pied en mars pourrait éclater.

Angela Merkel pensait pouvoir amadouer ce parti rebelle grâce aux mesures prises lors du sommet européen de jeudi et vendredi pour réduire les flux migratoires vers l'Europe et au sein de l'UE.
Mais son ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer, qui est aussi président de la CSU, a rejeté dimanche lors d'une réunion à huis clos du mouvement comme insuffisantes les mesures de l'UE.

A cette occasion, il a aussi qualifié un entretien de conciliation qu'il a eu samedi soir avec Angela Merkel sur les migrants de "sans effet", ont indiqué à l'AFP des sources proches de la CSU.

M. Seehofer prévoit de faire une déclaration publique en début de soirée.
Lui et son parti avaient posé un ultimatum à la chancelière centriste qui préside le parti de centre-droit CDU.

M. Seehofer menace dans les tous prochains jour d'ordonner, contre l'avis d'Angela Merkel, le refoulement aux frontières des migrants déjà enregistrés au préalable dans d'autres pays de l'UE, si des mesures équivalentes au plan européen ne sont pas prises.

Angela Merkel a jugé elle dimanche que les mesures européennes, avec notamment une plus grande surveillance des frontières extérieures de l'UE mais aussi une meilleure coopération entre Etats pour empêcher les demandeurs d'asile de se déplacer d'un pays à un autre, étaient "équivalentes" aux exigences de son ministre.

Ce n'est pas l'avis de l'intéressé. Lors de la réunion de la CSU, M. Seehofer a aussi rejeté une proposition de compromis au niveau national avancée samedi par la chancelière.


Plutôt que de refouler à la frontière les migrants déjà enregistrés ailleurs, elle a proposé de les installer dans des sortes de centres de rétention, appelés "centres d'ancrage", jusqu'à ce que leurs dossiers aient été examinés.

Reste à présent à savoir ce que vont faire concrètement le ministre de l'Intérieur et son parti.

Si la CSU soutient le ministre et M. Seehofer décide de passer outre la chancelière en imposant de son propre chef la semaine prochaine les refoulements de migrants aux frontières, Angela Merkel n'aurait d'autre choix de le limoger.
Ceci provoquerait sans doute l'éclatement de la coalition gouvernementale et des élections anticipées.

Il est toutefois encore possible qu'un accord soit trouvé in extremis pour sortir de l'impasse, alors que selon tous les sondages c'est l'extrême droite qui profiterait le plus en cas de nouvelles élections.

Dans une interview dimanche à la chaîne de télévision publique ZDF, Angela Merkel a affirmé vouloir trouver un compromis.
"Je vais tout mettre en oeuvre" pour contenter à la fois la CDU et la CSU sur le sujet et "faire en sorte ensuite que nous puissions assumer nos responsabilités pour le pays", a dit la chancelière.

Elle a reconnu que la "situation est sérieuse". "La politique peut parfois être rude, c'est vrai", a-t-elle lancé, alors qu'elle est régulièrement attaquée en Allemagne pour avoir, en 2015, ouvert les portes du pays à des centaines de milliers de demandeurs d'asile.

Afin de calmer son allié bavarois, la chancelière a annoncé dans la foulée du sommet de l'UE avoir obtenu de la Grèce et l'Espagne qu'elles reprennent les migrants arrivant en Allemagne mais enregistrés au préalable dans ces deux pays.
Angela Merkel a ajouté avoir conclu des accords de principe similaires avec 14 autres pays de l'UE.

Problème: les assurances de la chancelière ont été immédiatement remises en cause par quatre des pays figurant sur sa liste, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne.
Ces trois Etats farouchement opposés à la politique d'accueil des migrants longtemps généreuse d'Angela Merkel, ont démenti tout accord.
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MessageSujet: Re: Merkel et Macron sont-ils responsables de la « lèpre populiste » qu’ils dénoncent ?   

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