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 Le complexe du meneur de jeu : Macron et Griezmann, même combat

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tonton christobal

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MessageSujet: Le complexe du meneur de jeu : Macron et Griezmann, même combat   Sam 30 Juin 2018, 03:24


L'attaquant comme le président semblent avoir perdu leur niveau. Le syndrome de l'homme providentiel ?
Par Sylvain Courage

Publié le 29 juin 2018 à 06h27

Il multiplie les passes hasardeuses, les dribbles inutiles, les courses infructueuses et mord la pelouse plus souvent qu'à son tour. Devant la presse, il jure qu'il "peut mieux faire" mais que les résultats sont là : la France est toujours en course.

Pourtant, les 60 millions de sélectionneurs que compte le pays ont compris : depuis une quinzaine de jours, quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. En plein doute, la jeune star a posté une vidéo très controversée sur les réseaux sociaux… Mauvaise com ! Sa cote plonge : 6 points de popularité perdus dans les sondages.

Vous pensez à Antoine Griezmann, l'attaquant vedette des Bleus à la ramasse dans les surfaces de réparation russes, bien sûr. Les commentateurs l'accablent : "Il est devenu une bête marketing, il s'est perdu", résume Christophe Dugarry, l'ancien attaquant de France 98. Hélas, "Grizou", feu follet bien éteint, n'est pas le seul concerné par cette mystérieuse dispersion du moi. A la pointe du jeu français, un autre compétiteur connaît la panne. Il s'agit d'Emmanuel Macron, notre super numéro 10 !

Fautes techniques
Voilà plus d'un an qu'il distribue le jeu à droite et à gauche. Et puis soudain, les mauvais choix tactiques s'enchaînent : un tuto sur le "pognon de dingue" que nous coûtent les aides sociales, une leçon de civisme vertement administrée à un collégien trop familier qui lui fit l'affront de l'appeler "Manu", un projet de piscine au fort de Brégançon, un échange de noms d'oiseaux avec le rugueux défenseur italien Matteo Salvini et une vanne sur la "mafia des Bretons", glissée à l'oreille du pape comme si le Vatican était une annexe du "Jamel Comedy Club" !

Pour ne rien arranger, le nouveau chanoine de Latran a braqué les libres-penseurs, fils et filles de Voltaire, en décrétant que "nous avons anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement besoin de la religion". Ouh la la ! Par saint Thierry Roland, nul besoin de l'arbitrage vidéo pour comprendre qu'Emmanuel Macron est hors-jeu sur cette montée-là.

Solitude du pouvoir
Le président aurait-il, lui aussi, perdu la vista ? Dans son bureau de l'Elysée, il a paraphé et promulgué la réforme de la SNCF. Et un et deux et trois zéro ! Les syndicats ont perdu la grève. Mais on s'inquiète pour la suite. En huitième de finale, le président jupitérien affronte la conjuration des populistes xénophobes qui paralyse l'Europe et veut renvoyer les migrants hors du terrain. La partie s'annonce perdue d'avance. Sa partenaire Angela Merkel, qui doit faire face à la rébellion de son aile droitière, subit le contrecoup de l'élimination de la Mannschaft... De ce côté du Rhin, la "joie pure" − et sadique ! − de Mélenchon après la défaite germanique en dit long sur la montée des nationalismes qui menacent les 28 réunis à Bruxelles.

Ce n'est certainement pas le moment de se perdre dans de vaines polémiques. Comme Griezmann, Macron souffre du syndrome de "l'homme providentiel". Trop d'attentes, trop d'idéalisation... Pour se défendre du regard des autres et pour masquer leur crainte de l'infériorité, nos deux leaders ont développé un complexe de supériorité. Ayant accompli ce que les autres regardent comme un exploit, ils redoutent de ne pouvoir le renouveler et conjurent cette peur par une attitude arrogante. Leur splendide isolement leur fait perdre le sens de la communication qui était à l'origine de leur succès.

Prisonniers de leur narcissisme, l'attaquant comme le président gagneraient donc à reconnaître leur vulnérabilité (relative !) et à s'appuyer sur le collectif plutôt que de prétendre tout résoudre seul. Les joueurs allemands ont avoué après la déroute :

"Nous sommes désolés de ne pas avoir joué comme des champions du monde. C'est pourquoi nous avons été éliminés, à juste titre, même si cela nous fait mal."
Emmanuel Macron et Antoine Griezmann feraient bien de s'inspirer de cette autocritique toute protestante. Sous les projecteurs des médias, ils s'interdisent de reconnaître la moindre erreur. Voilà pourquoi ils risquent de commettre toujours plus de fautes. Jusqu'à l'élimination ?

Sylvain Courage

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