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 Comment Merkel est devenue le maillon faible de l'Europe

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tonton christobal

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MessageSujet: Comment Merkel est devenue le maillon faible de l'Europe   Lun 02 Juil 2018, 05:16

Comment Merkel est devenue le maillon faible de l'Europe

ERIC LE BOUCHER / Editorialiste Le 29/06 à 07:00Mis à jour à 10:04

CHRONIQUE. La faiblesse politique actuelle d'Angela Merkel empêche l'Allemagne de peser dans les crises multiples que doit affronter l'Europe. Or cette faiblesse trouve sa source dans les carences de la chancelière.
Le plus gros problème de l'Europe est maintenant la faiblesse politique d'Angela Merkel. La chancelière de la République fédérale d'Allemagne est prisonnière de l'importance paralysante qu'a prise dans la politique de son pays le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD), sur la crise migratoire mais plus largement sur tous les sujets européens.

Si des élections avaient lieu aujourd'hui, l'AfD consoliderait nettement, selon les sondages, les 12,6 % qu'elle a obtenus il y a dix mois , score qui lui a permis d'entrer pour la première fois au Bundestag avec 93 députés (sur 709). Cette perspective glace les autres partis. La gauche sociale-démocrate, descendue à 20 %, imagine avec terreur de connaître le sort les socialistes français. La droite chrétienne-démocrate craint de voir ses électeurs attirés par le populisme et le dégagisme, l'aile bavaroise opte en catastrophe pour les thèses dures de l'AfD. Et, contrairement à la France, ni l'extrême gauche ni le centre ne savent profiter du moment.

L'Europe aurait besoin d'une Allemagne qui accompagne la France dans le grand élan proposé par Emmanuel Macron pour l'extirper des crises migratoire, commerciale, économique, diplomatique, militaire. Madame Merkel n'est pas au rendez-vous. Par nature constitutionnelle, une chancelière n'a pas le pouvoir d'un président français, chacun de ses pas doit être voté par le Parlement. Par nature tout court : Mme Merkel n'a toujours su que réagir aux événements, souvent tardivement, elle n'a jamais su ni les précéder ni les dépasser.

Angela Merkel est un formidable animal politique, elle a renversé le grand Helmut Kohl avec culot, elle a veillé pendant douze ans, à la chancellerie, à couper toutes les têtes qui dépassaient dans son parti. Durant ses trois premiers mandats, elle a bénéficié d'une stabilité politique continue qui l'a servie, elle, tout en affaiblissant ses partenaires, les libéraux puis les sociaux-démocrates, tous les deux se sont très mal remis de leur cohabitation avec elle.

Mais la politicienne n'a conduit aucune réforme d'envergure. Elle a tiré profit des réformes de son prédécesseur, Gerhard Schröder, pour redonner sa compétitivité perdue à l'Allemagne, mais sans utiliser les excédents obtenus. L'Allemagne souffre d'un grave sous-investissement, elle a raté la révolution numérique, elle dépend trop d'une industrie automobile surpuissante mais aujourd'hui triplement fragilisée. Par le scandale du diesel qui a montré des collusions d'un autre âge ; par la voiture autonome qui pourrait ubériser la machine allemande ; et par Donald Trump, qui l'a directement dans son viseur.
Réagir aux événements, Mme Merkel l'a fait par deux fois, maladroitement. Après l'accident de Fukushima, d'abord, en annonçant la fin du nucléaire sans ces longues réflexions préalables qui font l'ADN germanique. Toute la filière énergétique a été mise à terre et le pays, contraint d'augmenter sa consommation de charbon, est devenu le mauvais élève de l'Europe . Après la crise syrienne ensuite, en 2015, en ouvrant ses frontières à un million de réfugiés , là encore sans plan pour les intégrer.

Cette politique lui a valu une couronne de laurier de la part des bien-pensants mais, sans préparation ni des institutions ni surtout des esprits, cette politique, improvisée au nom du besoin de main-d'oeuvre d'une Allemagne vieillissante, a ouvert le boulevard que l'on sait à l'AfD. Que ce besoin économique soit réel, que l'Europe doive accueillir des réfugiés conformément à ses valeurs, bien entendu. La chancelière a été digne, mais que n'a-t-elle engagé sur le champ un grand débat sur l'Europe ouverte et mis ses concitoyens devant les conséquences.

La gestion de la crise grecque et européenne a été, tout du long, marquée par la procrastination. Madame Merkel a été à la remorque et elle n'a accepté qu'à reculons tous les outils d'aide inventés pour soutenir les pays en péril, comme le Mécanisme européen de stabilité. Elle a, ce faisant, défendu la vision allemande de cette crise des dettes et elle a imposé l'austérité aux capitales fautives. On ne peut pas lui en vouloir. Mais que n'a-t-elle vu que cette politique a été vécue par les peuples comme un diktat, qu'elle a causé la méfiance pour l'Europe et fait le lit des populistes ?
Elle aurait dû ouvrir le débat sur l'Europe dès le début de cette crise des dettes et, à tout le moins, à l'occasion des dernières élections législatives. Elle a laissé l'idée européenne se racornir outre-Rhin sur l'unique défense de l'intérêt des contribuables, toute aide aux autres est devenue un impôt, tout ce que propose la France est renvoyé au traité de Versailles, à « l'Allemagne paiera ».
On ne peut pas mettre cette évolution entièrement sur le dos de Mme Merkel, on observe ce refus de la solidarité financière dans les autres pays d'Europe du Nord, mais c'était à Berlin de donner le « la ». Et, aujourd'hui que la crise financière s'est envenimée en une grave crise de légitimité de la construction européenne, c'est à elle de s'en saisir et de sortir l'Allemagne de son égoïsme mercantiliste.
Le chapitre le plus élémentaire en est la défense : pourquoi, après l'élection de Donald Trump, Mme Merkel, qui a compris à qui elle avait affaire , ne prend-elle pas à bras-le-corps le sujet de la défense européenne en augmentant immédiatement et très significativement les crédits chez elle ? Elle procrastine encore.

Il est aujourd'hui bien tard. Le paysage est gangrené par le populisme. Madame Merkel n'est plus capable d'un sursaut historique qu'elle aurait dû conduire. Il viendra, l'Allemagne est un grand pays. Mais d'où ?
Eric Le Boucher

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Heureusement nous avons le premier communiant qui fait la fiesta à l'Elysée avec une équipe de Français emblématiques de la nouvelle société... il nous prépare la société de demain!

macron se mettant à la remorque d'angie la teutonne, de plus en plus de pays européens manifestants leurs désaccords... nous serons sauvés par juncker et son équipe de bras cassés qui sont soit en vacances soit en plongée périscopique de peur de se prendre des bombes.

Un petit effort et les vilains "fachos, réacs, populistes... plus le reste" vont se régaler lors des élections européennes.


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Comment Merkel est devenue le maillon faible de l'Europe   Jeu 05 Juil 2018, 16:36

Migrants: Orban chez Merkel avec un goût de victoire

Viktor Orban se rend jeudi à Berlin pour un visite au goût de victoire au moment où les partisans de la fermeté sur les migrants triomphent en Europe et que la chancelière allemande est contrainte de s'y rallier.

"Un événement incroyable se produit: Angela Merkel a demandé une entrevue à Viktor Orban et pas l'inverse", a récemment estimé le journal hongrois Magyar Idok, proche du pouvoir à Budapest.

"Le vent a changé de direction en Europe", ajoute-t-il, en parlant de "retraite" de la chancelière allemande.

Angela Merkel et le chef du gouvernement hongrois ont incarné des années durant des pôles opposés en matière de politique d'asile en Europe: volonté d'accueil généreux pour les demandeurs d'asile fuyant la guerre en Syrie en 2015 d'un côté et refus catégorique de l'immigration de l'autre au nom de la défense des valeurs chrétiennes de l'Europe.

Les voilà désormais contraints de collaborer. Les deux dirigeants s'exprimeront devant la presse vers 11H00 GMT pour leur première rencontre en presque trois ans.

Les temps ont bien changé. Il y a peu encore Viktor Orban dénonçait "l'impérialisme moral" de la chancelière allemande, avant d'être l'un des artisans de la fermeture de la "route des Balkans", alors empruntée par la plupart des migrants pour gagner depuis la Grèce les pays d'Europe de l'ouest.

Viktor Orban est parvenu petit à petit à imposer son agenda au reste de l'Union européenne sur les questions migratoires, aidé par l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite dans plusieurs pays, comme en Autriche ou en Italie, et par ses percées dans d'autres comme l'Allemagne.

Le sommet européen consacré la semaine dernière aux migrations a constitué une forme de consécration pour Viktor Orban, qui a parlé d'"immense succès" pour ses thèses.

L'Europe a mis l'accent sur le renforcement des contrôles aux frontières et les outils pour conserver les migrants à distance tels que les plateformes de débarquement en Afrique du Nord.

Dans le même temps, Mme Merkel a dû définitivement enterrer son projet de quotas de répartition des demandeurs d'asile dans l'UE, face notamment à l'opposition des pays d'Europe centrale et de l'Est.

La position hongroise sur l'immigration est devenue depuis ce sommet "la position de l'UE", a clamé M. Orban cette semaine dans le quotidien allemand Bild.

Le chef du gouvernement hongrois arrive à Berlin alors qu'Angela Merkel a dû définitivement clore sa politique d'accueil généreuse initiée en 2015, sous la pression de l'aile droite de sa coalition gouvernementale.

La chancelière a accepté que les migrants déjà enregistrés dans d'autres pays de l'UE soient désormais placés dans des centres de transit à la frontière allemande puis expulsés vers l'Etat d'entrée dans l'UE. Elle a besoin pour cela de passer des accords bilatéraux avec les pays concernés, parmi lesquels la Hongrie.

Mme Merkel a dû se faisant céder à son ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, président du très conservateur parti bavarois CSU, qui menaçait à défaut de claquer la porte de la coalition gouvernementale allemande.

Le chef de file de cette rébellion, Horst Seehofer, cultive du reste depuis des années sa proximité avec Viktor Orban, avec lequel il s'est plusieurs fois affiché en Bavière. M. Orban qualifie en retour sa relation avec le parti du ministre de "fraternité d'armes extraordinaire".

Le quotidien Süddeutsche Zeitung s'interroge sur le changement de cap d'Angela Merkel, qui il y a près de trois ans acceptait de faire des selfies avec des réfugiés fuyant la guerre civile en Syrie et qui aujourd'hui s'est ralliée à la fermeté.

La "chancelière des réfugiés" est devenue celle "de la forteresse" Europe, estime le journal.

Angela Merkel, elle, se défend de toute volte-face: "il n'est pas vrai de dire que nous relevons le pont levis" face aux migrants, s'est-elle récriée dimanche, tout en estimant qu'il était important de mieux "contrôler" leurs arrivées.

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Les généreuses convictions disparaissent lorsque l'on est assise sur un siège éjectable...
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