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 Qui a porté un banquier à l’Elysée ?

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tonton christobal

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MessageSujet: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Sam 04 Aoû 2018, 06:56

Qui a porté un banquier à l’Elysée ?
La politique économique menée par Emmanuel Macron depuis son élection est plutôt libérale, si l’on excepte la baisse des dépenses publiques dont on ne voit pas le début du commencement d’une esquisse !
Pourquoi les Français qui n’aiment pas les patrons, détestent les banquiers et en avaient assez du système politique française et de ses élites, ont-il porté au pouvoir un banquier, archétype du produit de ce système honni ?
Mystère ! La bonne question serait peut-être : « A qui profite le crime ? » Pas aux retraités, ponctionnés comme jamais ! Pas aux classes moyennes qui ont encore dû « chasser au bassinet » ! Les tenants de l’économie libérale et mondialiste semblent les bénéficiaires évidents de l’élection d’Emmanuel Macron.
Olivier Piacentini a publié aux Editions de Paris – Max Chaleil, un ouvrage intitulé « OPA sur l’Elysée – Un an après : le vrai bilan du marcionisme ». Voici une interview de l’auteur publié sur le site AgoraVox :


Qui sont les bailleurs de fond de Macron ? A qui est-il redevable pour avoir été propulsé président de la République Française ? A ces questions fondamentales Olivier Piacentini nous répond sans fard.
Il y a un an, Emmanuel Macron était élu président de la République Française après une campagne de presse auto-célébrative et une campagne de dénigrement sans précédent contre les candidats susceptibles de remporter la course à l'Elysée. Ceci, avec l'appui de pratiquement tous les médias de tous les grands groupes de presse qui sont dans les mains des “investisseurs” de Macron pour placer leur homme à ce poste stratégique.
Pour la première fois dans l' histoire de la V ème République, des affaires judiciaires et leur traitement médiatique ont fait basculer le destin de la France, en écartant ses concurrents d'une victoire promise. Mais “à y regarder de plus près, la victoire surprise d'un jeune banquier ambitieux, sans expérience électorale et sans parti, ne doit rien au hasard : le soutien sans faille que le monde de la finance, des médias, des multinationales lui apporta est le noeud de ce qui s'apparente à un coup d'Etat d'un milieu que seul Macron pouvait pleinement servir” explique l'auteur. Qui prophétise : “ Il est des promesses sur lesquelles le président Macron ne transigera jamais : celles qu'il a faites il y a plus d'un an à ses puissants bailleurs de fonds qui l'ont soutenu sans jamais faillir et qui investissent rarement sans espoir de retour !”.
Partons avec Olivier Piacentini à la découverte de ce monde occulte qui a décidé sans nous du futur de la France et des Français. L'auteur nous dit qu'”Il est temps de remettre les choses à leur place et de dévoiler les coulisses, non pas d'une consultation populaire, mais d'une véritable OPA des puissances d'argent sur le pouvoir politique de notre pays”.
Macron a été élu au second tour avec plus de vingt millions de voix. Mais, nous dit Olivier, “s'il a bien été élu d'un point de vue purement comptable, il est en fait mal élu, de par les circonstances qui l'ont conduit à la victoire. Les Français n'ont pas voté Macron, ils ont été empêchés, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, de voter pour d'autres. La désolante campagne de 2017 a privé les Français d'un vrai débat démocratique”.

Il a été élu par défaut.
Retour en arrière : une vidéo sur le site du quotidien de droite “Il Giornale” propriété de la famille Berlusconi, reprise le lendemain par toutes les chaines TV et de radio, de journaux et les sites d'information italiens retransmet au lendemain des élections présidentielles le 8 Mai 2017 une vidéo du 21 Avril 2016. Cette vidéo concernant la présidentielle française est paradoxalement ignorée en France, mais passionne vite médias et grand public italien. Dans cette vidéo Jacques Attali est interrogé par Arlette Chabot sur le plateau de LCI : “Quel sera selon vous, le prochain président de la République ? Attali répond : “J'ai toujours dit que le prochain président de la République serait un inconnu. Les Français veulent deux choses : un programme et une action claire et un homme nouveau. Je vois donc Emmanuel Macron, ou encore Bruno Lemaire. Je constate avec plaisir que Macron a proposé une réforme de l' ISF, de prendre les migrants au sérieux et de considérer que c'est une chance pour la France” (Voir https://www.lci.fr/france/linvite-darlette-chabot-jacques-attali-1255991.html).

Piacentini nous dit :” Quel analyste de la scène politique française peut pronostiquer sérieusement en avril 2016 la victoire de l'une ou de l'autre de ces personnalités : le premier candidat à la primaire de la droite et du centre est très largement devancé par Alain Juppé et Nicolas Sarkosy dans les enquêtes d'opinions, le second n'a même pas encore suggéré publiquement qu'il pourrait se présenter à l'élection. A gauche, on envisage encore une possible candidature de Hollande et si elle s'avérait irréaliste, Manuel Valls est pressenti pour reprendre le flambeau”.
Il poursuit : “ De quelque côté que l'on regarde sur l'échiquier politique, on ne perçoit aucun espace aussi minime soit-il pour un Macron enfermé dans l'impopularité gouvernementale, caricaturé par les “Guignols de l'Info” en chérubin de Pierre Gattaz et d'un Hollande rallié au crédo patronal. La droite est à ce point majoritaire dans toutes les enquêtes d'opinion dans tous les sondages que nul ne doute un instant que la prochaine élection ne tombe de son côté comme un fruit mûr, presque sans forcer. A la limite, le danger pour les Républicains viendrait plutôt d'un Front National à son apogée”. Et pourtant.
Pour comprendre, posons-nous cette question : qui est Jacques Attali ? Olivier Piacentini nous dit qu'il est “une véritable passerelle entre le milieu politique et celui des affaires. Il est depuis trente ans une personnalité centrale des élites française, au confluent des milieux politiques, médiatiques, industriels et financiers, et même au de-là des frontières de l'hexagone. Dès 1973, il est l'un des plus proches conseiller à l' Elysée. Il dirigera la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement. Il est l'éminence grise incontournable du Cac 40 et du centre-gauche dit moderniste”. Evidemment, il fait parti des serviteurs du groupe Bilderberg. Piacentini poursuit : “Attali fera de Macron son bras droit. En 2010 il le présente à son ami François Hollande, dont il avait lancé la carrière trente ans auparavant. Hollande le nomme conseiller aux Affaires économiques à l' Elysée à 34 ans”. A partir de là, comme par magie, il est épaulé en tout par tous les groupes de presse français pour le magnifier et le faire connaître du grand public. Paris Match dès l'été 2014 lui consacre sa une, comme un couple non-conformisme avec son ex prof de français. Les Inrockuptibles idem“bombardé espoir d'une gauche new-look, la coqueluche des bobos”. Tous s'y mettent avec ferveur : L'Express, le Point, Challenge, Vsd, Obs, Figaro Magazine etc. “Télévisions, radios, journaux, le ministre de l' économie crève l'écran. Il attire à lui tous les feux des projecteurs, laissant dans l'ombre et la mélasse ses collègues du gouvernement”.

Voici comment donc ce jeune inconnu est présent partout, avec une image moderne, décontractée, décomplexée auprès de ses futurs électeurs. C'est une gageure que gagnera Attali et Hollande. Il n' a pourtant “pas de parti structuré, pas de soutiens politiques d'envergure, pas de militants, pas de financement public, pas d'ancrage territorial, pas même la moindre expérience électorale”, “Attali sait tout cela mieux que quiconque mais n'en a cure. Il fait parti d'un cercle restreint d'initiés, bien décidés à propulser leur poulain au firmament. Et ce petit groupe est composé de personnalités suffisamment puissantes, influentes et fortunées pour compenser les handicaps à priori insurmontable du futur candidat pas encore officiellement déclaré” nous explique l'auteur, “Attali et sa poignée d'amis importants veulent révolutionner la politique française, faire table rase des partis, des carrières forgées sur des parcours électoraux, et faire de Macron un président de nouvelle génération, celui de la mondialisation, du numérique, des médias et d'internet. En la personne de Macron, Attali a déniché la perle rare : un candidat qui parle le langage des élites, de la mondialisation, de la finance, de l'Union Européenne, libéré des partis et qui sera totalement redevable à ce fameux cercles d'initiés qu'Attali cotoie”.

Il poursuit : “Son succès reste celui d'un homme du sérail, totalement immergé dans le bain de l' élite depuis sa première jeunesse, encore plus déconnecté du peuple que les notables, qui eux, étaient de par leurs mandats locaux, enracinés dans un territoire où ils rencontraient les gens ordinaires. Le pseudo renouveau se limite au changement de nature de l'élite dont il est issu. Son sérail d'origine n'est pas l'élite politique ou la haute fonction publique mais la haute finance : pas de quoi se proclamer candidat antisystème sans craindre le ridicule” nous dit l'auteur.
Très inquiétant. Mais pour commencer, qui est Macron ? Ecoutons Olivier : “Il a fait Science-Po, l' ENA, a même décroché un doctorat de philosophie avec une thèse sur Machiavel (oui oui !) puis rentre chez Rothschild comme banquier d'affaires, en sept. 2008, tout de suite après son passage à la commission Attali, son mentor, qui le recommande à son ami François Henrot qui dirige cette banque, où il va évoluer dans cette élite parisienne ultra-fermée et codifiée. On le baptise très vite “Le Mozart de la finance” et on lui confie des dossiers délicats : la rachat de Codafis par le Crédit Siemens, It Solutions, la recapitalisation du journal le Monde, le rachat de Lesieur Cristal par Sofiprotéol, de grands patrons comme Alain Minc sollicite ses conseils. Il est alors promu gérant associé chez Rothschild et hérite du dossier qui fera sa fortune : il dirige en 2012 la plus grosse négociation de l'année, le rachat de la filiale laits pour bébés de Pfizer par Nestlé qui lui vaudra plus de deux millions de primes”.

Autre question fondamentale : qui sont les bailleurs de fond de Macron ? A qui est-il redevable pour avoir été propulsé président de la République Française ? Nous répond Piacentini :
“ Macron est le protégé du gratin de la finance et des affaires de Paris : Attali, Minc, Jouyet, Henry Hermand magnat de la grande distribution et administrateur de Terra Nova, les banquiers d'affaires Mathieu Pigasse (les Inrock, Radio Nova) et Olivier Ferrand, Patrick Drahi l'un des principaux patrons de presse en France, propriétaire de L'Express, Libération, SFR, Next, qui détient BFM TV et RMC Info, mais aussi le groupe Lagardère le groupe de Pierre Bergé (Le Monde), Xavier Niel patron de l'Obs, Vincent Bolloré propriétaire du groupe Canal+ incluant C8, Cnews et C17, ainsi que l'institut de sondage CSA, Bernard Arnaud propriétaire du Parisien et Aujourd'hui en France, c'est à dire les plus hauts cercles de la gauche mondialiste proche des milieux d'affaires” et de tous les grands groupes de presse et de communication.
Les caisses de Terra Nova sont généreusement abondés par de grands groupes industriels et financiers tels que : Areva, Air France, la Caisse des dépots et consignations, Casino, EADS, EDF, GDF Suez, Ernst & Young, Microsoft, Sanofi, la Mutualité Francçaise, Vivendi, HH Développement (Hermand SA). Et Macron oeuvre à l'Elysée avec un réseau relationnel à faire palir : Xavier Niel, Pierre Bergé, François Xavier Pinault, Arnaud Lagardère, Claude Bébéar etc. En 2014, arrive la consécration, Macron se voit inviter à la réunion de Copenhague du groupe Bildeberg qui regroupe les 150 maîtres du monde imposant leurs règles au monde entier et militant à coup de milliards pour l'effondrement des frontières, des nations et l'invasion migratoire de l' Europe. Parmi les affiliés citons Clinton, Gore, Rockefeller, Kissinger, Warrent Buffet, Georges Soros, les Rothschild, Peter Sutherland de la banque Goldman Sachs et commissaire aux migrations à l'ONU et ....Attali...”.


Il s'agit donc maintenant pour Macron de tenir la feuille de route des réformes préconisées par ses parrains mondialistes. Les Français en feront les frais pendant ces prochaines quatre longues années.

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Pour en savoir plus :

http://www.librairiefrancaise.fr/fr/analyses-actualite-etudes/6714-opa-sur-l-elysee-olivier-piacentini-9782846212663.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Sam 04 Aoû 2018, 07:26

Un peu long.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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Basilics

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Sam 04 Aoû 2018, 08:36

On accuse souvent les grands groupes de presse ou médias d'avoir porté à l'Elysée le candidat vainqueur, y compris en dénigrant ses adversaires. Ce fut le cas pour Sarkozy (contre Royal) en 2007, Hollande (contre Sarkozy) en 2012, Macron (contre Fillon) en 2017.

Ce qui est plus étonnant dans l'incohérence est que la presse brûle, un ou deux ans après, ce qu'elle adorait. On est réduit à se rappeler la formule de F. Giroud, je crois : "la presse lèche, puis lâche, puis lynche".

Il faut se rappeler aussi que, un an avant l'élection presidentielle, les sondages se plantent régulièrement sur le nom du vainqueur. Je crois bien qu'il n'y a pas de contre-exemple depuis 1980 compris.

L'hypothèse qu'oublie de prendre en compte l'honorable auteur de l'article est que, peut-être bien, Macron était plus intelligent que les autres candidats.

Intelligence étant définie comme la capacité à résoudre un problème, ici gagner l'élection donc la campagne électorale. Il a quand même ecrabouille Marine le Pen en duel !

On peut ajouter je pense qu'à ce stade, il a beaucoup moins menti que d'autres vainqueurs pour être élu. Et que son programme reste cohérent et réfléchi. Après, on a toujours le droit de ne pas l'apprécier, notamment dans son choix de priorités. Il reste alors à bâtir une alternative crédible.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Sam 04 Aoû 2018, 22:46

Je crois qu'à un moment perdu je vais répondre... ce sera sanglant.
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Marielle

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 03:55

Je tremble......
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 17:23

A défaut de trembler on peut toujours réfléchir...
ou essayer mais il faut être "équipé pour"

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Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Bonne lecture.

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Propos liminaires
Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?
Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.
Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?
Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.
Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définit par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.
Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !


L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.
Le contexte
Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.
L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.
La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.
En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.
Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !
Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.
Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.
Macron entre dans la cour des grands.
Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.
Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.
Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

 Macron calibré au programme de la NED
1. Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet
En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.
Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).
Dans le droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est
2. Le formation économique : la mondialisation de l’économie de  Jacques Attali.
Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).
Quel est l’objectif de Jacques Attali? Défenseur des la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles!), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose  dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.
C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.
Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.
En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.
Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.
Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant ds heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive): Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).
Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.
Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.
Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.
Beau parcours, non?
MACRON a-t-il été ciblé par la CIA?
Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.
« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie» est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?
Pourquoi cette précision ?
Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…
Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel?
Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour  composer le  futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.
Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton? La CIA via les interceptions  de la NSA ou quelqu’un d’autre?
Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande?

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.
Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence?
Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron?
A la vue de son parcours, la réponse est oui!
Une  preuve?
L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie  reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.
On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.
Un président français choisi directement par les américains? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.
C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.
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Marielle

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 19:19

Désolée, mais je n'ai pas le niveau intellectuel pour vous comprendre..J'ai les moyen que j'ai et je continue à trembler, Monsieur Sa Suffisance.
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thierry

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 20:44

Toujours les mêmes théories du complot.
Et toujours les mêmes CIA, Poutine, etc.
Il ne manque plus que le Mosad et le tour sera complet.

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Marielle

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 21:10

@thierry...Au vu de sa théorie, il prêche la bonne parole...Urbit et Orbi !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 21:18

on est libre de croire ou de ne pas croire...

Tout en se rappelant que les USA surveillaient les conversations téléphoniques de chefs d'états européens.
OBAMA avait d'ailleurs à l'époque présenté des excuses publiques et angie la teutonne en était toute retournée.
Tout comme on peut oublier le rappel de 4 agents de la CIA en poste à Paris... et ne pas connaitre quelques autres affaires.

De même il est envisageable de nier que plusieurs dizaines de camarades sont revenus eu URSS à la suite du dossier Farewell.


Dernière édition par tonton christobal le Dim 26 Aoû 2018, 21:29, édité 1 fois
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Marielle

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 21:21

Nous faisons pareil en France. Alors, nous n'avons pas de leçon à donner au Monde.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   Dim 26 Aoû 2018, 21:30

Marielle a écrit:
Nous faisons pareil en France. Alors, nous n'avons pas de leçon à donner au Monde.

vous avez des informations sur l'action de la DGES dans l'élection de trump ?

Ce qui n'explique pas l'impossibilité que notre président ait bénéficié d'aides étrangères internationales...
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MessageSujet: Re: Qui a porté un banquier à l’Elysée ?   

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Qui a porté un banquier à l’Elysée ?
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