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 bientot les élections

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tonton christobal

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MessageSujet: bientot les élections    Sam 25 Aoû 2018, 19:10

ici et là quelques lectures intéressantes... dont les courageux qui auront le temps de les lire tireront sans doute des conséquences.


Dernière édition par tonton christobal le Sam 25 Aoû 2018, 19:20, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 25 Aoû 2018, 19:13

Brexit: Borne juge "inacceptable" des routes maritimes excluant les ports français
AFP, publié le samedi 11 août 2018 à 19h13
La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a officiellement protesté auprès de la Commission européenne, estimant qu'une proposition de dérouter l'itinéraire transeuropéen reliant l'Irlande au continent après le Brexit en évitant les ports français n'était "pas acceptable pour la France".
"De manière surprenante", a écrit Elisabeth Borne à la commissaire chargée des transports, Violeta Bulc, dans un courrier daté de vendredi, la proposition de la Commission "ne tient absolument pas compte" de la géographie et de la capacité des ports français à s'équiper le cas échéant "pour disposer des capacités nécessaires au surcroît d'activité attendu".
La Commission a proposé le 1er août d'adapter le tracé du corridor transeuropéen Mer du Nord-Méditerranée, qui relie notamment l'Irlande et l'Écosse au Benelux et à Marseille, en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Il s'agit de promouvoir des liaisons maritimes directes, évitant les futurs passages en douane à l'entrée et à la sortie du Royaume-Uni.
Alors que ce corridor aboutit actuellement sur le continent à Calais et Dunkerque, Bruxelles envisage désormais de relier directement l'Irlande (Dublin et Cork) au Benelux (Zeebrugge, Anvers et Rotterdam), en passant au large des ports français pourtant géographiquement bien plus proches.
"En l'état, cette proposition n'est (...) pas acceptable pour la France", a souligné la ministre dans sa lettre transmise à l'AFP samedi, critiquant au passage le manque de transparence et la précipitation du processus de consultation de la Commission.
"Il me paraît donc indispensable de compléter la proposition de la Commission afin d'y inclure les liaisons entre l'Irlande et les ports français", a-t-elle ajouté.
Elisabeth Borne propose de renforcer les liaisons entre l'Irlande et les ports de Calais et Dunkerque, et aussi de connecter au corridor Mer du Nord-Méditerranée une branche passant par Le Havre et Paris.
Elle suggère en outre, "compte tenu des circonstances exceptionnelles engendrées par le Brexit", de favoriser les ports les plus proches de l'Irlande, Cherbourg, Roscoff et Brest.
Les ports situés sur les réseaux transeuropéens de transport (appelés RTE-T, ou TEN-T) sont susceptibles de bénéficier de fonds européens pour leur développement. Faire passer le corridor Mer du Nord-Méditerranée au large de la France prive donc potentiellement les ports de l'Hexagone de ces financements.
Selon le magazine Politico Europe, la décision d'exclure les ports français vient de la crainte d'une "sérieuse congestion" à la douane dans les ports du nord de la France et des incertitudes liées aux grèves des dockers français.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 25 Aoû 2018, 19:14

La mort programmée de l’Union européenne
Elle ne pourra pas survivre si elle persiste à se construire sans ses citoyens
par
Gérard Mamou

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Construite dans le mépris des citoyens, l’Union européenne a dégoûté beaucoup d’Européens de l’idée d’Europe. Le récent coup de force italien en est le témoin: elle ne pourra pas survivre sans se réconcilier avec ‘ses’ peuples.
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Le président de la République italienne, quoique le texte constitutionnel sur lequel il s’appuie paraisse assez ambigu en la matière, a récemment refusé au nouveau Premier ministre la nomination à la tête du ministère de l’Economie de son candidat à ce poste, en raison de son hostilité à l’euro, voire à l’Union européenne elle-même. Les chefs de la nouvelle majorité et les citoyens italiens qui ont porté au pouvoir cette nouvelle équipe voient dans ce geste un scandaleux refus de leur vote, un mépris de leur opinion, un intolérable déni de démocratie. On a immédiatement parlé à leur propos de « populisme », dans le but de dénigrer et de neutraliser ces gens indignés et révoltés par ce qu’ils estiment être une insupportable arrogance de certains politiques du sommet de l’Etat italien, soumis, à leurs yeux, à la doxa économique hyperlibérale de Bruxelles. Le problème est, naturellement, bien plus complexe que cette injure, désormais mécanique, pourrait le laisser croire.
« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »
L’épisode italien nous remet en mémoire un autre évènement, fort marquant, et qui s’est quant à lui déroulé en France. En 2005, les Français rejetaient par référendum, avec 55% des voix, le projet de traité constitutionnel européen, entraînant l’Union européenne dans une crise majeure : mais les crises sont là pour être analysées, et surmontées, et surtout pas éludées ! Or, en 2007, Nicolas Sarkozy, à peine arrivé au pouvoir, faisait ratifier le traité de Lisbonne, quasiment identique, par la voie parlementaire, plus maniable. Il pensait ainsi, par ignorance de la psycho-sociologie des « masses », en avoir fini avec ce petit problème, qui devait à ses yeux se trouver rapidement oublié. Mais la blessure narcissique ainsi infligée au peuple français par l’annulation de ce vote populaire n’a été oubliée par personne en France. Cette décision a alimenté en profondeur la méfiance populaire à l’égard d’une classe politique sûre d’elle-même et dominatrice, par dédain, clair et public, des citoyens. S’est alors spontanément développée une zone importante de fracture entre les élites et le peuple (surtout dans sa composante modeste) et, en parallèle, une forte montée du rejet de l’Europe telle qu’elle se bâtissait. Ce rejet avait, certes, déjà commencé depuis un certain temps : d’où le vote négatif de 2005 ! Mais le référendum, et le vote parlementaire qui a suivi, en ont constitué une étape désastreuse : selon l’institut CSA, le soutien à l’UE a, en une dizaine d’années, perdu 16 points, passant de 67 à 51% en 2014. L’enthousiasme originel pour l’Union européenne laissait la place à un désintérêt résigné, puis à une défiance croissante, jusqu’à parfois l’hostilité.

Il semblerait que le président de la République italienne n’ait pas tiré les enseignements de cette désastreuse expérience française. On peut comprendre les raisons qui l’ont poussé à sa décision : il s’agissait à ses yeux de ne pas laisser l’Italie dériver gravement par rapport aux fondements mêmes de l’Europe, sur les plans économique, politique, mais aussi moral. Or, dans une telle situation, il semble fort que ce soit la position taoïste – suivre le courant – qu’il convienne d’adopter, et d’abord parce que c’est la seule ici qui soit respectueuse de la volonté exprimée par le peuple – en l’espèce le peuple italien. En respectant scrupuleusement la démocratie, on ne permet pas aux partis extrêmes et à leurs affidés de se poser en victimes, de durcir leurs positions et leurs actes en prévision de moments plus propices à leur conquête du plein pouvoir. En tout état de cause, la solution qui a été apportée à ce brutal conflit de légitimité ne peut que renforcer et indurer chez une majorité d’Italiens ce que le journaliste, Guillaume Perrault, appelle, dans Le Figaro, leur « défiance envers le principe représentatif et une volonté de démocratie directe ». Mais le président italien avait certainement à l’esprit, en prenant sa décision, le propos radical et tranchant, assez effarant je dois dire, tenu publiquement par Jean-Claude Juncker le 30 janvier 2015, trois mois seulement après sa nomination comme président de la Commission européenne : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » !
Qui rejette est rejeté
C’est ici qu’intervient, dans toute son ampleur, le contexte européen, que je trouve extrêmement inquiétant. On sait que les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Turquie, notamment, souhaitent l’affaiblissement de l’Union européenne, dans tous les domaines, et d’abord dans l’économie. Or la destructuration de cette Union, ancienne et lente encore mais certaine, va s’accentuant, et s’accélérant, indubitablement. Le sentiment de doute qu’éprouve à son sujet la majeure partie de sa population s’approfondit, dans le même mouvement qui voit ses points de faiblesse majeurs se creuser.
S’il fallait d’abord indiquer des signes évidents de ce désintérêt, de cette distance des Européens par rapport à l’Union actuelle, affaiblie, voire désinvestie, il suffirait de lister : le retrait assez brutal du Royaume-Uni ; le vote de méfiance récent des Italiens ; le dédain d’une Hongrie ou d’une Pologne devant les menaces, assez infantilisantes, de la Commission ; l’affaiblissement politique et moral, certes encore contenu, de l’Allemagne, entre discours immigrationniste irresponsable et hostilité croissante des pays européens « défavorisés » ; les différends, économiques et politiques, entre l’Allemagne et la France ; l’instauration de contrôles par le Danemark à sa frontière avec l’Allemagne ; l’incapacité générale et majeure à gérer les problèmes posés par l’immigration massive, consécutive notamment à la suppression quasi générale des frontières, et dans sa très menaçante composante islamiste radicale ; etc. Il est difficile de considérer de telles situations comme anecdotiques : parler des prémices d’un ébranlement moral et politique en Europe serait plus exact. Si ces différends peuvent après tout trouver des solutions, à moyen ou à long terme, en revanche, un certain nombre de faits, souvent plus difficiles à appréhender car plus profonds encore, donnent à penser que le péril actuel sera extrêmement malaisé à surmonter. C’est qu’il témoigne, au sens propre, d’une terrible crise de confiance.
« Cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien »
Que pense, par exemple, l’Européen moyen lorsqu’une banque française, parce qu’elle utilise le dollar comme monnaie de transaction dans tel pays mis sous embargo par les Etats-Unis, doit verser au Trésor américain la modique somme de 9 milliards de dollars ? Que pense-t-il lorsqu’il apprend que les Etats-Unis, qui sont en grave tension avec l’Iran, soumettent ce pays à un sévère embargo, menacent de faire payer extrêmement cher les entreprises européennes qui, installées dans ce pays depuis son accord avec les mêmes Etats-Unis au sujet du nucléaire, s’aviseraient d’y rester ? Et tout ceci sans véritable résistance, pas même verbale, de nos dirigeants nationaux ou européens ! Eh bien, cet Européen moyen constate simplement que cette Europe dont on lui rebat les oreilles n’existe pas, sinon comme vassale économique et politique de son « allié » américain. Les Européens peuvent-ils tirer de ce sinistre constat le moindre sentiment de dignité, de conscience positive d’eux-mêmes et de leur identité commune ? L’Europe à laquelle ils ont cru, parfois avec enthousiasme, s’avère cruellement peu productive de fierté et d’estime de soi, au plan individuel comme sous l’aspect collectif.
D’autre part, cette même Europe, de manière absolument incroyable, a été, depuis le refus gaullien de créer la Communauté européenne de Défense, en 1954, totalement incapable de se définir une stratégie commune, de se construire une identité politico-militaire, de disposer d’un Etat-major permanent, d’une armée collective soutenue par un dispositif d’alerte cohérent et dissuasif. Comment s’étonner dans ces conditions que ses interventions militaires apparaissent quasiment toujours comme incohérentes, à contre-temps, dispersées, le plus souvent inefficaces, voire contre-productives ? Qui ne constate l’extraordinaire désordre moral et politique, et le déficit en autorité et en crédibilité qui en découlent ?
Qui peut comprendre que cette Europe tant vantée n’ait pas encore abouti, après tant de décennies, sinon à une unification pure et dure, du moins à une décente harmonisation fiscale ? Le propos du général de Gaulle, tenu en 1965, retrouve ici sa pertinence : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !… Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. »
Qu’on finisse par plus ou moins reconnaître aujourd’hui qu’il subsiste bien, en effet, quelques petits paradis fiscaux sur notre continent, a de quoi indigner, et même humilier, la population. Or, et c’est le plus inquiétant, il ne semble pas que les hiérarques européens aient saisi le niveau de démoralisation, sinon de dégoût, que cette situation suscite en elle.
Plus libérale que libre
D’autre part, on ne rencontre plus personne qui ne considère que la politique de l’Union sur l’alimentation et la santé, notamment, ne soit, à ses risques et périls, entre les mains de lobbies hyper actifs et très suivis. On sait qu’une dizaine de milliers de lobbyistes, au moins, sont accrédités auprès du Parlement européen, nombre d’entre eux se trouvant géographiquement proches des députés ! Plusieurs décisions européennes récentes, relatives en particulier à l’hygiène des produits alimentaires, ont convaincu les populations que les aspects commerciaux et financiers étaient largement prioritaires pour les responsables européens sur ceux relatifs à la santé des gens, avec des conséquences parfois objectivement dramatiques.
Se pose ici l’immense et redoutable problème posé par le libéralisme économique à-tout-va des autorités européennes. Qui en France, à part peut-être les négociateurs, ne s’est pas rendu compte que le CETA (traité de libre échange UE-Canada, déjà signé), et le TAFTA (traité de libre-échange UE-Etats-Unis, en cours), étaient des textes léonins à l’extrême, au bénéfice de puissances certes alliées, mais étrangères à l’Europe, et prioritairement soucieuses de leurs intérêts propres ?1 Ces textes s’avèrent, lors de leur publication – consécutive à de longues années de lamentable et indigne dissimulation par leurs rédacteurs européens – fortement inspirés par une idéologie hyperlibérale. Et cela, nous affirment de bons connaisseurs du sujet, sans qu’il ait été intelligemment tenu compte des intérêts politico-économiques des citoyens européens, a fortiori de leurs valeurs historiques essentielles. Est-il besoin de préciser qu’on s’est passé de leur avis, qu’on s’est d’ailleurs bien gardé de leur demander (on ne sait jamais…) ?
On ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir ses amis
L’Union européenne a commencé par être une alliance de six pays, à l’histoire proche, aux valeurs communes. Nous sommes aujourd’hui 28 pays à faire partie de cette Union. Or, le mode d’élargissement choisi par les responsables européens de Bruxelles, chefs d’Etat compris, s’agissant d’intégrer tant de pays, et si divers, à l’UE, a consisté purement et simplement à annihiler, dans le processus d’intégration de nouveaux membres, les peuples de l’Union européenne déjà constituée : somme toute, la bureaucratie politique de Bruxelles incorpore les nouveaux pays dans l’UE en effaçant, dans le même mouvement, la légitimité démocratique des peuples qui la constituent ! Sans doute a-t-on estimé en haut lieu que cette intégration allait de soi ; ou qu’elle n’avait pas grande importance ni d’impact quelconque sur les populations d’Europe ; ou plus vraisemblablement et cyniquement encore que ces peuples, soumis à des votes compliqués à organiser, allaient peut-être refuser la proposition, ignares et conservateurs qu’ils sont, et sans vision d’avenir. Sinon, comment justifier que les politiques et fonctionnaires européens (et nationaux) n’aient pas fait voter les peuples concernés, sur ce sujet capital s’il en est ?… Cependant, les citoyens européens apprennent de temps à autre par la presse que l’Europe ne compte plus 7, mais 13 pays, non plus 13 mais 19, non plus 19 mais 28… Et ainsi l’intégration, empirique, de pays nouveaux, s’opère tranquillement, au fil des années, sans la consultation des peuples concernés, dépassés par l’Histoire. Bossuet avait bien saisi le processus psychologique en œuvre ici, mais qui est intemporel, lorsqu’il affirmait que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».
Ces pratiques anti-démocratiques relèvent de la morgue et du mépris, devenus au fil du temps comme naturels chez les intéressés et au sein de l’institution européenne. Elles portent au repli, parfois même au dégoût. Elles ont fait que je doive me bousculer pour me sentir encore européen – alors que, en pensée comme en actes, j’ai été un européen confiant, actif et fervent. Je suggère à qui me trouverait ici excessif de s’interroger un peu sérieusement sur la façon assez hallucinante dont l’Europe traite, dans son coin, la question de l’admission de la Turquie, pays largement non européen, et dont la politique actuelle est aux antipodes des valeurs de l’UE. Pour bien des Européens, se placer ainsi entre les mains de l’actuel dictateur turc, qui sait bien, lui, ce qu’il fait, n’est pas digne de l’institution collective qui les représente. Et solliciter d’abord leur avis, sur ce sujet notamment, serait la moindre des choses…
Les citoyens d’abord
Tout cela paraît rejeter, voire annuler, dans les esprits comme dans les faits, les aspects positifs de l’Union européenne. Or, si tant de pays souhaitent l’affaiblissement de l’Europe, c’est qu’ils la trouvent encore trop forte, politiquement comme économiquement. Il est en effet des domaines où l’Union développe des atouts très remarquables – la coopération scientifique et industrielle entre pays, de haut niveau, ou encore les précieuses réflexions et coopérations sur les systèmes éducatifs (comme celles ayant abouti au système d’évaluation « Pisa »), entre autres domaines importants. Mais le risque est immense que ces atouts se trouvent à moyen terme contrebattus par le rapide désenchantement des populations, de plus en plus éloignées, sur de nombreux plans, des institutions censées démocratiquement les représenter.
Ainsi, sans une rapide et profonde remise en question des institutions européennes, dans leur esprit comme dans leur fonctionnement, le risque d’implosion deviendrait assez rapidement majeur, et sans doute irréversible. Les dégâts en seraient incalculables, le résultat proprement tragique. Cette révision implique en particulier une réduction drastique de la composante bureaucratique close de l’Union européenne, et la mise en œuvre d’une bien plus grande et plus directe implication des citoyens qui la constituent.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 25 Aoû 2018, 19:16

« L’Europe souveraine » n’est qu’un slogan
Il n'y a pas un seul peuple européen mais plusieurs

par
Hadrien Desuin
- 23 août 2018

Comme De Gaulle l’avait compris, il n’y a pas un seul peuple européen mais plusieurs. Dans ces conditions, seule une Europe confédérale respectueuse des Etats-nations représente une solution d’avenir réaliste face aux géants américain et chinois.
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Tandis que l’Autriche préside l’Union Européenne depuis le 1er juillet, la Roumanie se prépare à prendre la relève au 1er janvier 2019. A quelques mois des élections européennes de mars mais aussi du Brexit, cette double présidence austro-roumaine souligne l’importance croissante des pays d’Europe centrale dans les mécanismes bruxellois. Même lorsque les coalitions ou les gouvernements au pouvoir suscitent de vives réserves parmi les élites libérales de France et d’ailleurs, les pays d’Europe centrale sont devenus incontournables.
Juncker se rallie (enfin) à Séguin
Dans ce contexte, la venue le 18 août de Vladimir Poutine au mariage de la ministre des affaires étrangères autrichienne a provoqué quelques commentaires acerbes. Raphaël Glucksmann a crié à la trahison. En somme le projet d’ « Europe souveraine » porté par Emmanuel Macron (belle formule qui a le mérite de polir le terme habituel de construction fédérale ou supranationale) était symboliquement foulé au pied en Autriche. Le clivage entre les partisans d’une construction fédérale de l’Union Européenne d’une part et les défenseurs d’une Europe respectueuse de l’indépendance de ses membres d’autre part n’est pas mort, il est plus vivace que jamais.
Dans le même temps, le roi Philippe VI d’Espagne peinait à commémorer dans la dignité le premier anniversaire de l’attentat djihadiste de Barcelone. Une ville qui concentrait en 2017 les tensions nationalistes mais aussi fondamentalistes qui taraudent l’Europe de ce début de XXIème siècle. Autrement dit, l’Europe se trouve confrontée à la réémergence de tensions culturelles mais aussi à un questionnement sur son organisation politique. Les deux enjeux étant intimement liés. La crise migratoire est là pour nous le rappeler chaque été.
Bruxelles gênée par l’Ecosse et la Catalogne
Si l’Europe est mise à l’écart de la politique antiterroriste, Bruxelles a milité en faveur du statu quo dans le cadre des référendums écossais et catalans de 2014 et 2017. Et les dirigeants régionalistes se sont retrouvés piégés entre leurs convictions européennes affichées et le manque de soutien de la part de la Commission. Jean-Claude Juncker se rallie, mais un peu tard, à Philippe Séguin qui en son temps prévenait qu’une Europe régionale (une Europe à 100 membres environ) équivaudrait en réalité à une Europe féodale. Sous l’apparente autorité d’une lointaine capitale européenne, l’Empire confédéral se noierait dans de microscopiques rivalités de territoires. On peine à se mettre d’accord à 27, on n’ose imaginer à 100…
La logique qui a animé les principaux penseurs français de l’Europe, en particulier Jean Monnet, n’était évidemment pas celle d’une « décolonisation de la province » comme on disait en 68 mais au contraire celle d’une plus grande unité, c’est-à-dire d’une centralisation européenne à la faveur de la guerre froide et de la tutelle américaine sur le continent. Plus modestement, ce fut l’approche fonctionnaliste pensée par Robert Schuman et poursuivie par Jacques Delors qui l’emporta, une synthèse que l’on habilla du concept ambiguë de « fédération d’Etats-nations ». « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. » Cette formule ambivalente laissait aux successeurs de Robert Schuman la liberté de faire le grand saut fédéral en fonction des avancées et des solidarités progressivement acquises.
Trois Europe possibles
Au bout du compte, nous restons face aux trois directions possibles: une Europe féodale, celle de Barcelone. Une Europe confédérale composée d’Etats-nations, celle prônée par le groupe de Visegrad et jadis par de Gaulle. Et une Europe fédérale, ardemment souhaitée par Bruxelles et Emmanuel Macron. Choix difficile. Tellement difficile que depuis 2005, on n’ose plus demander directement aux peuples leur avis.
La France naturellement reste au centre du jeu européen. Sa position géographique la place au carrefour des tensions Nord-Sud mais aussi Est-Ouest du continent. Quant à l’élection de son jeune président, elle a redonné brièvement espoir aux partisans du grand saut fédéral. La France s’est historiquement construite autour de sa capitale, de son armée et de son Etat. Elle est donc portée à imaginer la construction européenne comme un phénomène nécessairement centralisé et dirigée par une administration et une armée européenne. Toutefois, elle a peine à exercer son leadership au sein même de ce nouveau dispositif puisqu’il faut précisément défaire la France pour faire les Etats-Unis d’Europe. Ses partenaires se sont empressés de lui faire ressentir ce paradoxe. La France n’est déjà plus en mesure d’entraîner ses partenaires puisqu’elle est déjà en décomposition.
De Gaulle nous l’avait bien dit
La France est donc isolée lorsqu’elle parle avec emphase à ses partenaires « d’Europe-puissance » et de monde multipolaire face à l’Amérique de Trump, la Russie de Poutine ou la Chine de Xi Xinping. Malgré les effets d’annonce, l’Europe régalienne de la Défense, de la Police et de la Justice est restée dans les cartons. Emmanuel Macron voulait dans son fameux discours de la Sorbonne un nouveau traité de l’Elysée, une constituante à Strasbourg en 2019 et un Etat fédéral pour les jeux olympiques de Paris en 2024. Il a été très vite rattrapé par les réalités européennes, celles de Visegrad. Le général de Gaulle nous avait pourtant prévenus puisque la question se posait déjà en 1962: « La France savait aussi bien que quiconque, en tout cas beaucoup mieux que ceux qui ne sont pas européens, qu’il ne peut y avoir d’Europe qu’en vertu de ses nations, que, de par la nature et l’Histoire, notre continent est tel que la fusion n’y est que confusion, à moins qu’elle ne soit l’oppression, qu’on n’est pas un européen si l’on est un apatride, que, par exemple, Chateaubriand, Gœthe, Byron, Tolstoï – pour ne prendre que les romantiques – n’auraient rien valu du tout en volapük ou en espéranto, mais qu’ils sont toujours de grands écrivains de l’Europe parce que chacun d’eux s’inspira du génie de son pays. »
« L’Europe souveraine » restera un simple slogan puisqu’il n’y a pas un seul peuple européen, il y en a plusieurs. Si elle passe en force, c’est l’Europe de Barcelone qui finira par resurgir. L’Europe des Nations c’est la paix. L’Europe sans les peuples, c’est la guerre.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 25 Aoû 2018, 19:18

L’Europe des Peuples contre l’Europe de Bruxelles
Par
Auteur
valeursactuelles.com

/ Mercredi 22 août 2018 à 12:1024

Tribune. “Il n’y a aucune honte à vouloir défendre les intérêts des Français avant les intérêts européens”, estime Erik Tegnér, candidat à la présidence des Jeunes Républicains sur un discours d'union des droites.
Alors que les élections européennes approchent, Emmanuel Macron aimerait réduire le débat à une opposition manichéenne entre pro- et anti-Européens. La véritable question n’est pourtant pas de savoir si on aime l’Europe ou non, mais si nous sommes pour ou contre l’immigration massive en Europe, pour ou contre le modèle multiculturaliste en Europe, et pour ou contre le règne sans par-tage de la technocratie et des juges en Europe.
Détachons-nous des illusions de l’européisme béat, qui condamne la droite à n’être que dans l’exultation amoureuse de l’Europe. Il n’y a aucune honte à vouloir défendre les intérêts des Français avant les intérêts européens, ce qui n’est pas incompatible avec la défense de l’Europe. Cette vision est justement de plus en plus défendue chez nos voisins européens, à l’instar de l’Italie, la Hongrie, le Danemark, la Pologne ou encore l’Autriche.
Il serait plus censé de construire l’Europe non à partir d’idéaux dépassés et abstraits, mais à partir de quelques points communs forts que nous avons entre pays européens. C’est en défendant ce socle commun, et non en imposant une idéologie technocratique, en décalage total avec les inspirations des citoyens, que nous saurons réaffirmer une Europe des peuples contre une Europe de Bruxelles.
Ainsi, nous pouvons d’ores et déjà dégager deux axes majeurs : l’affirmation d’une immigration zéro en solde net au niveau européen, avec la mise en œuvre de moyens concrets et efficaces pour parvenir à ce résultat. Enfin, il est nécessaire de remettre en question le diktat de la CEDH qui prive la France de toute marge de manœuvre, la laissant aux mains d’un système de pensée conformiste et liberticide.
Durant la seule année 2015, plus d'un million de personnes sont entrées illégalement dans l'espace Schengen, sans compter tous les étrangers entrés légalement. Cette vague migratoire a contribué au rejet massif de l’Europe par une majeure partie des peuples, illustré de façon flagrante par le Brexit en 2016. Malheureusement, trop peu d’enseignements en ont été tirés. La fracture remonte au rejet du Traité européen de 2005, exacerbé par les accords de Lisbonne qui n’affichaient que du mépris à l’égard du vote populaire. Les récents épisodes de l’Aquarius, du Lifeline et des nombreux migrants transportés en Europe par des ONG complices des passeurs ne font que renforcer cette colère ô com-bien justifiée.
Après avoir fait ce constat, plusieurs solutions s’imposent.
Tout d’abord, comme ce qui a été fait avec le Niger, il faut développer des partenariats de collabora-tion avec les pays sources pour les obliger à s’occuper de la présélection. En effet, il y a urgence à ré-former notre système de hotspots en les transformant en centres de rétention à l’extérieur des fron-tières européennes, alors que seuls 13% des déboutés du droit d’asile en Europe sont reconduits à la frontière. Cessons de croire à l’idée selon laquelle l’Europe serait obligée d’être rackettée pour forcer des pays à collaborer, comme ce qui a été fait avec la Turquie. Nous avons de véritables moyens de pression, notamment en conditionnant les millions d’euros d’aides envoyés aux pays africains, principalement vers le Maroc et l’Algérie.
Ensuite, l’opinion doit être alertée sur une faille de notre système, qui illustre bien la réalité d’une Europe passoire. L’Ukraine, qui n’est pas membre de l’UE, s’est vue accorder, comme d’autres pays du Partenariat oriental, le droit pour ses résidents de ne pas avoir besoin de visas touristiques pour rési-der en France moins de 3 mois. Ces privilèges accordés par une France laxiste n’ont pour seul objectif que de séduire des pays voisins pour adhérer à l’UE, et ils doivent définitivement être abolis.
Enfin, il faut à tout prix sortir de Schengen, et aller vers une logique de doubles frontières, nationales et européennes. C’est une urgence, car convenir d’une même politique européenne en termes d’immigration est un doux rêve et prendra du temps, même si cela est nécessaire à long terme. Un récent ouvrage de Stephen Smith, « Ruée vers l’Europe », explique que la population africaine va doubler d’ici 2050 et que plus de 40% des 18-25 comptent émigrer en Europe. Or, selon ce géographe reconnu, s’il est nécessaire de contribuer au développement de l’Afrique, notre aide ne sera d’aucune utilité si nous ouvrons nos frontières et favorisons donc la fuite des cerveaux et des jeunes africains de leur continent. Les prétendus humanistes feraient bien de ne pas l’oublier et de cesser leur moralisme permanente, destiné à nous faire culpabiliser.  C’est justement notre discours qui non seulement est salvateur pour l’Europe, mais donnera aussi de réelles chances au continent africain.
Après la réaffirmation d’une Europe de l’immigration minimale, nous devons revenir sur le diktat de la CEDH, où des juges maltais ou portugais s’arrogent le droit de nous empêcher de renvoyer chez eux des terroristes, nous imposant de surcroit une législation sociétale libertaire. La vision politique des juges ne doit en aucun cas supplanter la parole des peuples qui doit seule nous guider. Le Royaume-Uni l’a parfaitement compris en 2013, lorsqu’elle a menacé ouvertement l’UE de sortir de la CEDH si elle n’obtenait pas plus de liberté, ce qui a débouché sur la conférence de Brighton. La France doit instaurer un bras de fer et menacer l’UE de quitter la CEDH si on ne lui accorde pas plus de marge de manœuvre. Nous devons réadhérer à la CEDH en formulant des réserves, ou bien la quitter. Et c’est d’ailleurs ce que proposait le candidat Fillon.
Cette approche pragmatique sur deux points essentiels doit être le modèle d’un projet réformateur pour une Europe des peuples qui ne soit pas contraire aux intérêts français. Alors oui, l’Europe des projets, notamment de l’intelligence artificielle ou de la conquête spatiale, est importante, mais sans ces deux points majeurs, rien ne pourra avancer. Nos élites doivent le comprendre.
Kurz a une vision pragmatique de l’Europe: celle des bonnes volontés allant du Danube jusqu’au rubicon en passant, je l’espère très bientôt, par la Seine. Pour le plus jeune leader européen, l’Europe doit se concentrer davantage sur des domaines centraux comme la sécurité ou le commerce, et restituer les autres compétences aux États et régions, au nom du principe de subsidiarité mais aussi au nom du bon sens. il est animé d’une réelle volonté de créer une Europe efficace, avec en son sein des Etats nations et souverains.
La droite française a tout à gagner en s’inspirant de ce jeune chef d’Etat prometteur. Elle se distingue-rait davantage en se joignant à cet axe des bonnes volontés porté par Sébastien Kurz et Matteo Salvini. Cette conception réaliste du groupe PPE propose simplement un schisme. Nous passerions d’un groupe PPE   fédéraliste, atlantiste, immigrationniste, collaborationniste avec les sociaux-démocrates, à un groupe ouvertement conservateur sur les questions sociétales, moteur sur les pro-positions concernant la crise migratoire et pro-actif pour dégraisser le mammouth technocratique.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 25 Aoû 2018, 19:23

Elections piégées
Publié le 21 août 2018par maximetandonnet

J’allais commencer  avec un autre titre, ressemblant, version soixantehuitarde et je me suis dit, « non », il faut toujours rester poli. Hier, j’ai vu en première page du Monde un article intéressant.
Telle ministre du gouvernement déclarait en substance: « les élections européennes de 2019 seront dominées par  l’affrontement des « progressistes contre les nationalistes » (sic).

Elle aurait pu  dire les choses autrement, parler de l’affrontement de la lumière contre les ténèbres,  de la paix contre la guerre, du jour contre la nuit,  du bien contre le mal,  de la vie contre la mort, de l’ange contre le diable, du bonheur contre le malheur, de l’optimisme contre le pessimisme, de la modernité contre le populisme, en somme, d’En marche contre la peste.  

Tout le jeu  de la politique française de l’avenir va ainsi consister à emprisonner les Français dans un dilemme infernal: le salut ou l’enfer, le sauveur ou l’apocalypse.

Il ne sera pas question de l’avenir du continent européen, quelle idée! Le bien contre le mal, braves gens: et surtout, interdiction absolue de réfléchir. Certes les règles du jeu de cette élection européenne ont été trafiquées. La proportionnelle nationale sert à radicaliser le scrutin, à avantager les partis hors sol ou extrémistes tout en éloignant toujours davantage le vote des réalités quotidiennes.

De mon point de vue, des élections dont la règle a été modifiée unilatéralement, en profondeur, sans concertation avec les autres formations politiques, dans un intérêt électoraliste, n’ont aucune valeur démocratique. Mais quand même, toute occasion de dire non au processus d’abrutissement collectif mérite d’être exploitée.

C’est pour cela qu’il faudra quand même aller voter en 2019: le vote des « fainéants », des moutons noirs et des sans dents, pour la défense de la démocratie, des libertés et de la dignité, le vote du refus de la crétinisation.


Maxime TANDONNET

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comme d'habitude je vais voter !
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Dim 26 Aoû 2018, 15:46

Europe : les populistes bientôt fédérés par Steve Bannon

/ Dimanche 19 août 2018 à 16:4410

Politique. L’ancien conseiller du président des États-Unis Donald Trump est sur le point de rassembler les populistes européens de tous bords.

L’objectif est clairement affiché : les élections européennes de 2019.

Selon les informations du Parisien ce dimanche 19 août, Steve Bannon, l’ancien conseiller du président des États-Unis, s’apprête à créer une fondation en Europe afin de fédérer les populistes de tous bords pour fracturer l’Union européenne.

Comme le précise le quotidien, Bannon a sillonné l’Europe le printemps dernier à la rencontre des principaux leaders populistes comme l’Italien Matteo Salvini, la Française Marine Le Pen, l’Allemande Alice Weidel ou encore le Premier ministre hongrois Viktor Orban, grand admirateur de l’Américain.
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Basilics

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Lun 27 Aoû 2018, 06:14

tonton christobal a écrit:
Brexit: Borne juge "inacceptable" des routes maritimes excluant les ports français
(..)
Selon le magazine Politico Europe, la décision d'exclure les ports français vient de la crainte d'une "sérieuse congestion" à la douane dans les ports du nord de la France et des incertitudes liées aux grèves des dockers français.

C'est vrai que la "concurrence libre et non faussée" ne laisse aucune chance à la CGT Dockers, et donc malheureusement aux ports français, de rivaliser avec les ports belges, allemands et néerlandais.
Le nombre d'emplois perdus en France, à coup de grèves des dockers pour défendre (croient-ils) leur situation, est vertigineux.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Jeu 06 Sep 2018, 20:56

Intentions de vote à près de 9 mois des élections européennes (sachant : la marge d’erreur est de plus ou moins 3 points, pour un millier de personnes sondées)
https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Europeennes-attention-danger-pour-La-Republique-en-marche-1572163



ou bien (1 liste de différence) :


Les jeux sont ouverts ! D'autant que l'on n'a pas le taux de participation
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Salamandre

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MessageSujet: Re: bientot les élections    Jeu 06 Sep 2018, 21:33

Européennes-Olivier Duhamel : "Avec ce scrutin, la face de l’Europe peut changer"

Paris Match. Les Européennes peuvent-être tourner au référendum anti-Macron, comme Jean-Luc Mélenchon l’imagine ?
Olivier Duhamel. Je ne le pense pas. C’est un scrutin qui est certes presque toujours défavorable au pouvoir en place. Mais compte tenu du nombre de listes candidates, le vote a de fortes chances de s’éparpiller. La structure même de l’élection européenne diffère du référendum, qui est une consultation binaire. Et si les oppositions se rejoignent dans la critique de Macron, elles portent des solutions divergentes, on ne peut donc pas agréger leurs scores.

La question migratoire peut-elle structurer toute la campagne ?
Ce sera le cas dans de nombreux pays européens, où cette question est au premier plan de l’agenda politique. La France ne devrait pas échapper à la règle, surtout si Laurent Wauquiez choisit de faire campagne sur une ligne fortement anti-immigration. Mais cela dépendra de la tête de liste que se choisira Les Républicains.

L’immigration divise aussi à gauche. Jean-Luc Mélenchon fait de la « thématique » des frontières un point central…
Effectivement. Pour autant, je ne crois pas que La France insoumise suive le chemin d’une partie de la gauche radicale allemande, où un nouveau mouvement anti-migrants a été créé mardi. Si Jean-Luc Mélenchon faisait de même, son parti, à la forte tradition internationaliste, exploserait.

Peut-on dire que les prochaines élections européennes seront les plus importantes depuis leur création ?
Pour la France de la Ve République, où tout se joue à la présidentielle, non. Pour l’Europe, ce sera par contre un scrutin décisif. Si le poids des populistes s’accroit sensiblement au Parlement européen, qui est co-législateur, on peut s’attendre à des politiques migratoires et commerciales beaucoup plus restrictives. La face de l’Union européenne en serait changée.

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Europeennes-Olivier-Duhamel-Avec-ce-scrutin-la-face-de-l-Europe-peut-changer-1572225
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Mar 11 Sep 2018, 02:22

Salamandre a écrit:
Si le poids des populistes s’accroit sensiblement au Parlement européen, qui est co-législateur, on peut s’attendre à des politiques migratoires et commerciales beaucoup plus restrictives. La face de l’Union européenne en serait changée.

Les quatre libertés garantie par les traités de l'UE sont :
1. la libre circulation des biens,
2. la libre circulation des capitaux,
3. la libre circulation des services,
4. la libre circulation des personnes.

L'expression s'entend par analogie aux quatre libertés énoncées par Roosevelt aux États-Unis en 1941.
Source:Wikipédia

Il faut l'unanimité de tous les pays membres de l'UE pour changer une virgule des traités.
Toujours le mythe d'une autre Europe qu'on nous resserre depuis 30 ans.
Seule solution, on en sort par l'article 50 et si d'autre pays en sortent, on peut construire une Europe sur d'autres bases que celle actuelle.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Mar 11 Sep 2018, 03:16

Sans changer les traités, qui posent le principe de la libre circulation entre pays de l'UE, pourraient être modifiées les politiques migratoires et commerciales de l'UE avec le reste du monde.

Concernant une France "libérée" dans un monde libre, question : comment paierait-elle ses dizaines de milliards € d'achats annuels de pétrole et de gaz ? Sinon par un excédent de son commerce extérieur avec le reste du monde ? L'autre solution, étant : tout le monde à pied et à vélo.
La solution implicite depuis longtemps, on s'endette et les excédents allemands évitent que la monnaie (euro) s'écroule, n'est d'ailleurs que provisoire.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Mar 11 Sep 2018, 04:27

Salamandre a écrit:
Sans changer les traités, qui posent le principe de la libre circulation entre pays de l'UE, pourraient être modifiées les politiques migratoires et commerciales de l'UE avec le reste du monde.

C'est exact pour la libre circulation des biens, des services, de personnes.
C'est inexact pour la libre circulation des capitaux.


" Règles de circulation des capitaux au sein de l'UE

article 63 TFUE (Union Européenne) dit traité de Lisbonne

1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.


Ce qui veut dire que les capitaux vont continuer très librement à circuler dans le monde et que l’UE n’y pourra rien puisque c’est la « liberté » de circulation des capitaux qui est la règle.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Mar 11 Sep 2018, 04:37

Salamandre a écrit:

Concernant une France "libérée" dans un monde libre, question : comment paierait-elle ses dizaines de milliards € d'achats annuels de pétrole et de gaz ? Sinon par un excédent de son commerce extérieur avec le reste du monde ? L'autre solution, étant : tout le monde à pied et à vélo.
La solution implicite depuis longtemps, on s'endette et les excédents allemands évitent que la monnaie (euro) s'écroule, n'est d'ailleurs que provisoire.

Notre appartenance à la zone Euro rend toute dévaluation impossible, donc on n'enfonce toujours plus.
Le commerce extérieur de la France poursuit sa descente aux enfers
Dans un rapport, présenté ce 8 novembre 2017 en commission élargie des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, cité par Les Echos, l’auteur Buon Tan, député La République en marche (LREM) de Paris, s’alarme : «De l'année civile 2016 à l'année glissante juillet 2016-juin 2017, le commerce extérieur français est passé de 49,2 milliards à 60,6 milliards d'euros de déficit. Le solde des services, qui pourtant était une force du commerce extérieur français, est devenu nul en 2016.»

Avant l'Euro la France avait une balance du commerce extérieur excédentaire, depuis   l'adoption de l'Euro elle est de plus en plus déficitaire.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Mar 11 Sep 2018, 06:40

La balance commerciale France est devenue négative après l'année 2004. Les pièces et billets en euro ont été introduits le 1er janvier 2002. Mais d'autres suspects sont disponibles en France : les 35h obligatoires depuis le 1er janvier 2002, par exemple. Sans oublier (surtout à court terme) de vérifier l'évolution du prix du pétrole.

Accuser l'euro a pour faiblesse que d'autres pays européens (pas tous) ont maintenu équilibré leur commerce extérieur, même avec l'euro. Il faut donc expliquer pourquoi la France serait plus fragile. Sa longue histoire de dévaluations ne doit pas faire oublier qu'à chaque dévaluation, c'est tout le pays qui s'appauvrit.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Mar 11 Sep 2018, 08:56

Salamandre a écrit:
La balance commerciale France est devenue négative après l'année 2004. Les pièces et billets en euro ont été introduits le 1er janvier 2002. Mais d'autres suspects sont disponibles en France : les 35h obligatoires depuis le 1er janvier 2002, par exemple. Sans oublier (surtout à court terme) de vérifier l'évolution du prix du pétrole.

Accuser l'euro a pour faiblesse que d'autres pays européens (pas tous) ont maintenu équilibré leur commerce extérieur, même avec l'euro. Il faut donc expliquer pourquoi la France serait plus fragile. Sa longue histoire de dévaluations ne doit pas faire oublier qu'à chaque dévaluation, c'est tout le pays qui s'appauvrit.

"Sa longue histoire de dévaluations ne doit pas faire oublier qu'à chaque dévaluation, c'est tout le pays qui s'appauvrit"

Pendant les "trente glorieuse" il y a eu de nombreuses dévaluations et les Français n'ont pas le souvenir de s'être appauvris pendant cette période.
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 15 Sep 2018, 02:56

La répétition de 2014 ? Le RN est juste derrière la LReM (Le Fig)
Manifestement, les Français ignorent que la France a fortement perdu en influence au Parlement européen, qui adopte les lois de l’UE,  lorsqu’ils ont envoyé à Strasbourg 24 bras cassés du FN (2014-2019)
(Jean Quatremer, journaliste)


(sachant : la marge d’erreur est de plus ou moins 3 points, pour un millier de personnes sondées)
http://www.lefigaro.fr/politique/2018/09/13/01002-20180913ARTFIG00341-europeennesmacron-prepare-un-duel-avec-le-pen.php
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MessageSujet: Re: bientot les élections    Sam 15 Sep 2018, 05:04

Salamandre, il ne faut pas vous inquiéter, ni le FN/RN, ni les Issoumis ont au programme une sortie de l'UE, l'Euro, l'Otan.
Ils veulent une autre Europe !
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bientot les élections
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