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 Parlement européen : comment se faire des alliés ?

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Basilics

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MessageSujet: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 05 Sep 2018, 15:04

La campagne européenne 2019 en France risque, une fois de plus, d’être très franco-française, alors que c’est aussi à l’échelle de l’Europe qu’il faudra regarder les alliances, pour peser à Bruxelles.


Castaner à Bruxelles, à la recherche d’alliés pour former « l’armée politique européenne »
Le délégué général de La République en marche s’est entretenu avec Guy Verhofstadt, patron du groupe des libéraux démocrates au Parlement européen.
LE MONDE | 05.09.2018 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche (LRM) était en visite à Bruxelles, mardi 4 septembre, pour rencontrer des Français de Belgique mais, surtout, pour poursuivre les contacts du parti présidentiel en vue de la préparation des élections européennes de 2019. Il a eu des entrevues avec des responsables européens et une série d’eurodéputés, dont Guy Verhofstadt, le chef du groupe des Libéraux et démocrates (ALDE), bien décidés à s’allier aux futurs députés européens macronistes pour constituer une force prépondérante dans la future assemblée.
Le groupe que formeront les macronistes avec d’autres sera, en tout cas, l’embryon de « l’armée politique européenne » qu’il faudra, selon P-A Anglade, député des Français du Benelux, constituer pour endiguer la vague « des nationalismes et des égoïsmes ». Et pour arrêter « la fascination » que des régimes autoritaires semblent exercer sur une partie de l’opinion.

Discussions en cours sur les alliances
Qui seront les alliés de LRM ? Sans doute pas le Parti populaire européen au sein duquel, critique M. Castaner, « certains semblent à l’aise aux côtés de Viktor Orban » (dirigeant hongrois). Mais, pour le reste, le délégué général du parti et son « M. Europe » n’ont pas apporté de réponse à la question des possibles alliances. M. Castaner n’aime pas, en tout cas, le système des spitzenkandidaten, leaders désignés par les différentes familles politiques pour briguer la présidence de la Commission. Il y voit « une anomalie démocratique ».

Devant quelques centaines de personnes, des sympathisants et des curieux, les deux responsables ont seulement évoqué « un certain nombre de partis » avec lesquels les discussions se poursuivent et qui devront participer « à la reconstruction et au changement » de l’Europe. Des « engagés », capables d’affronter « les nostalgiques, les forces du repli sur soi et de la peur », dit M. Castaner. Et aussi ceux qui accusent le président et le gouvernement d’être « aux ordres de Bruxelles, simplement parce qu’ils refusent que la France dépense chaque année 30 % de plus que ce qu’elle possède ».

LRM ne « recyclera » pas à Strasbourg des battus des législatives et les candidats ne seront pas choisis par « copinage »
Sur la politique migratoire européenne, M. Castaner a, sans surprise, défendu l’approche présidentielle de « la générosité et la fermeté » et la nécessité de l’approche pour laquelle a opté l’Union : les « hot spots », chargés de trier vrais et faux demandeurs d’asile, le contrôle efficace des frontières, la nécessaire solidarité entre les Etats membres pour la répartition de ceux qui ont droit à l’asile.
Le patron de LRM a, enfin, pris un engagement : le parti ne « recyclera » pas à Strasbourg des battus des législatives et les candidats ne seront pas choisis en fonction de « leurs liens familiaux » ou de « copinage ». Ils devront être capables de formuler des propositions claires et de peser sur les débats. Les partenaires du parti macroniste devront, eux, être surtout capables de mener « des actions concrètes » dans la ligne définie par le président français : « Ne soyons pas faibles, car alors les autres décideront pour nous. »

https://lemonde.fr/europe/article/2018/09/05/castaner-a-bruxelles-a-la-recherche-d-allies-pour-former-l-armee-politique-europeenne_5350481_3214.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 05 Sep 2018, 15:29

Il est merveilleux de constater comment on met une utopie en exergue pour en faire une doctrine qu'il est impossible de concrétiser sur le terrain...
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Basilics

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 05 Sep 2018, 15:30

Le scrutin européen est à la proportionnelle partout en Europe, d'où un éventail assez large de partis représentés au Parlement européen. Et aucun groupe (alliance de partis) n'est majoritaire seul.

Si les deux poids lourds du Parlement européen sortant sont les groupes PPE (droite) et PSE (socialistes) depuis longtemps, le prochain scrutin s'annonce plus ouvert.
ALDE (démocrates et libéraux), cités dans l'article comme alliés possible de LRM, sont le troisième groupe sortant
On trouve aussi les écologistes (PVE), la gauche de la gauche (PGE), et une situation compliquée à l'extrême droite.

Un peu indigeste, mais donne l'éventail des "partis politiques européens" / alliances internationales - sous réserve d'évolutions d'ici mi 2019.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_politique_européen
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 05 Sep 2018, 16:28

Au train où vont les affaires avec à la manoeuvre les incohérents qui ont mis la boutique en déroute bien malin qui peut dire comment sera composé le parlement européen en 2019....

On peut d'ailleurs s'interroger sur le devenir de l'Europe telle que nous la connaissons tant l'exaspération des populations devient visible.... sauf pour les aveugles qui prônent la continuité (de quoi on se le demande) .
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coufsur

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 10 Sep 2018, 19:12

Basilics a écrit:
La campagne européenne 2019 en France risque, une fois de plus, d’être très franco-française, alors que c’est aussi à l’échelle de l’Europe qu’il faudra regarder les alliances, pour peser à Bruxelles.


Castaner à Bruxelles, à la recherche d’alliés pour former « l’armée politique européenne »
Le délégué général de La République en marche s’est entretenu avec Guy Verhofstadt, patron du groupe des libéraux démocrates au Parlement européen.
LE MONDE | 05.09.2018 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche (LRM) était en visite à Bruxelles, mardi 4 septembre, pour rencontrer des Français de Belgique mais, surtout, pour poursuivre les contacts du parti présidentiel en vue de la préparation des élections européennes de 2019. Il a eu des entrevues avec des responsables européens et une série d’eurodéputés, dont Guy Verhofstadt, le chef du groupe des Libéraux et démocrates (ALDE), bien décidés à s’allier aux futurs députés européens macronistes pour constituer une force prépondérante dans la future assemblée.
Le groupe que formeront les macronistes avec d’autres sera, en tout cas, l’embryon de « l’armée politique européenne » qu’il faudra, selon P-A Anglade, député des Français du Benelux, constituer pour endiguer la vague « des nationalismes et des égoïsmes ». Et pour arrêter « la fascination » que des régimes autoritaires semblent exercer sur une partie de l’opinion.

Discussions en cours sur les alliances
Qui seront les alliés de LRM ? Sans doute pas le Parti populaire européen au sein duquel, critique M. Castaner, « certains semblent à l’aise aux côtés de Viktor Orban » (dirigeant hongrois). Mais, pour le reste, le délégué général du parti et son « M. Europe » n’ont pas apporté de réponse à la question des possibles alliances. M. Castaner n’aime pas, en tout cas, le système des spitzenkandidaten, leaders désignés par les différentes familles politiques pour briguer la présidence de la Commission. Il y voit « une anomalie démocratique ».

Devant quelques centaines de personnes, des sympathisants et des curieux, les deux responsables ont seulement évoqué « un certain nombre de partis » avec lesquels les discussions se poursuivent et qui devront participer « à la reconstruction et au changement » de l’Europe. Des « engagés », capables d’affronter « les nostalgiques, les forces du repli sur soi et de la peur », dit M. Castaner. Et aussi ceux qui accusent le président et le gouvernement d’être « aux ordres de Bruxelles, simplement parce qu’ils refusent que la France dépense chaque année 30 % de plus que ce qu’elle possède ».

LRM ne « recyclera » pas à Strasbourg des battus des législatives et les candidats ne seront pas choisis par « copinage »
Sur la politique migratoire européenne, M. Castaner a, sans surprise, défendu l’approche présidentielle de « la générosité et la fermeté » et la nécessité de l’approche pour laquelle a opté l’Union : les « hot spots », chargés de trier vrais et faux demandeurs d’asile, le contrôle efficace des frontières, la nécessaire solidarité entre les Etats membres pour la répartition de ceux qui ont droit à l’asile.
Le patron de LRM a, enfin, pris un engagement : le parti ne « recyclera » pas à Strasbourg des battus des législatives et les candidats ne seront pas choisis en fonction de « leurs liens familiaux » ou de « copinage ». Ils devront être capables de formuler des propositions claires et de peser sur les débats. Les partenaires du parti macroniste devront, eux, être surtout capables de mener « des actions concrètes » dans la ligne définie par le président français : « Ne soyons pas faibles, car alors les autres décideront pour nous. »

https://lemonde.fr/europe/article/2018/09/05/castaner-a-bruxelles-a-la-recherche-d-allies-pour-former-l-armee-politique-europeenne_5350481_3214.html


et tout ça pour un parlement d’opérette qui n'a pas le pouvoir de se saisir d'un sujet, qui est miné par l'influence des lobbys, et dont les décisions sont soumises à approbation du le Conseil Européen qui décide d'appliquer ou pas les décisions du parlement.
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Basilics

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 13 Sep 2018, 16:59

Europe : Orban (Hongrie) lâché par ses alliés
Editorial
Mieux vaut tard que jamais. En votant, mercredi 12  septembre, par 448 voix contre 197, en faveur du déclenchement d'une procédure contre la Hongrie pour atteintes à l'Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l'Union européenne (UE).
C'est, sans doute, un moment politique plus que juridique. La procédure de l'article  7 du traité sur l'UE, déjà engagée contre la Pologne pour la même raison, le 20  décembre 2017, est longue et incertaine.
(..)
La clé de ce vote se trouve évidemment dans le revirement des dirigeants du Parti populaire européen (PPE), la formation regroupant la plupart des partis de droite et de centre droit au Parlement, et dont est membre le parti de M. Orban, le Fidesz. Trop longtemps, depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban, en  2010, le PPE a refusé d'affronter la réalité de l'évolution antidémocratique de sa politique, soucieux de préserver son rôle de premier parti au Parlement européen.
(..)
Pourquoi le vent a-t-il tourné ? Les motivations du PPE sont probablement moins nobles qu'il n'y paraît.
D'abord, Manfred Weber, le chef du PPE, membre de la CSU bavaroise, a déclaré sa candidature au poste de président de la Commission européenne pour succéder à Jean-Claude Juncker, qui se retire en  2019 ; M. Weber peut difficilement partir au combat le boulet Orban accroché au pied.
Ensuite, les grandes manœuvres de recomposition politique en vue des élections européennes de mai  2019 ont commencé. Sous l'impulsion d'Emmanuel Macron, les représentants de La République en marche parcourent l'Europe à la recherche d'alliés pour fonder un nouveau mouvement susceptible d'affronter la mouvance nationaliste à l'échelle européenne. Le danger d'éclatement du PPE entre partis de la droite conservatrice et partis du centre droit est réel, ces derniers menaçant de rejoindre un éventuel bloc progressiste, si le Fidesz n'était pas amené à résipiscence. Il fallait donc agir.

Ce n'est que le début et, pour l'heure, le Fidesz reste membre du PPE. Mais il y a eu un vote et le courant chrétien-démocrate, qui a joué un rôle si important dans la création de l'UE, a été placé devant ses responsabilités. Que le résultat du vote ait été si clair est une très bonne nouvelle pour l'avenir de la démocratie européenne.

https://lemonde.fr/idees/article/2018/09/13/viktor-orban-lache-par-ses-allies-europeens_5354413_3232.html
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 13 Sep 2018, 17:19

coufsurf a écrit:
et tout ça pour un parlement d’opérette qui n'a pas le pouvoir de se saisir d'un sujet, qui est miné par l'influence des lobbys, et dont les décisions sont soumises à approbation du le Conseil Européen qui décide d'appliquer ou pas les décisions du parlement

Les Lobbys/Lobbies, ou groupes de pression ou d'influence en français, sont chacun un réseau de personnes créé pour promouvoir ou défendre les intérêts d'un groupe donné. Il peut s'agir d'intérêts privés (entreprises) au sens strict, mais aussi d'intérêt général dont se sent dépositaire un groupe d'associations ou ONG.

Ces groupes de pression ou d'influence sont présents dans tous les lieux de pouvoir : Parlement européen, mais aussi Parlements nationaux et auprès de gouvernements nationaux ou régionaux.
La différence avec le Parlement européen, c'est là plus transparent : les nombreux lobbys y sont très officiellement recensés. Et au passage, coufsurf, cela indique que le Parlement européen est un lieu de pouvoir notable.

Il est exact, je crois, que le Parlement européen n'a pas l'initiative d'une directive (projet de loi) qui revient à la Commission, et un pouvoir d'amendement très limité. Mais les Etats l'ont voulu ainsi.
Il a en fait, dans de nombreux domaines, un pouvoir de co-décision : il faut le double accord du Parlement européen et du Conseil européen (chefs d'Etat) pour qu'une directive entre en vigueur. Cette formulation est moins polémique que la votre, mais plus proche des faits.
Et rend difficile l'imputation à Bruxelles de tout ce qui ne va pas. Car le plus souvent, les chefs d'Etat qui s'insurgent contre une décision l'ont déjà discrètement approuvée, dans le huis clos du Conseil européen ! La solution ? Huis clos à lever. Les débats et votes au Parlement européen, eux, sont publics.
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coufsur

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 13 Sep 2018, 19:09

Basilics a écrit:

Il a en fait, dans de nombreux domaines, un pouvoir de co-décision : il faut le double accord du Parlement européen et du Conseil européen (chefs d'Etat) pour qu'une directive entre en vigueur. Cette formulation est moins polémique que la votre, mais plus proche des faits.


L'initiative législative appartient à la Commission Européenne

Le Parlement européen peut approuver ou rejeter une proposition législative, ou proposer des amendements. Le Conseil Européen n'est pas juridiquement tenu de suivre l'avis du Parlement mais, selon la jurisprudence de la Cour de justice, il ne peut statuer sans l'avoir reçu
http://www.europarl.europa.eu/aboutparliament/fr/20150201PVL00004/Pouvoir-l%C3%A9gislatif

Pour résumer, le parlement européen ne peut pas se saisir du sujet, c'est la commission européenne qui choisi les sujets sur lesquels le parlement européen aura le droit de débattre.
Une fois un sujet débattu puis voté, le résultat du vote est transmit au Conseil Européen qui décide si cette nouvelle loi sera appliquée ou pas. Décision prise en toute opacités car   le Conseil Européen n'a pas a justifier sa décision et dire qui a voté pour ou contre.

Lors d'une conférence sur l'UE, parmi les intervenants il y avait un député européen (PS) qui s'est plaint que de nombreuses lois votées par le Parlement Européen étaient rejetées par le Conseil Européen. Ce qu'il le faisait le plus fulminer, c'est l'opacité des décisions du Conseil, qui n'a pas à justifier ses décisions et de plus on ne sait pas qui à voté pour ou contre.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 13 Sep 2018, 20:15

Les juristes et les politiques qui ont monté cette machine européenne ont une grande responsabilité dans le piétinement de l'Europe

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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coufsur

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 13 Sep 2018, 21:19

C'est  un système auto-bloquant
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Basilics

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 26 Sep 2018, 14:14

L’avis d’un observateur attentif de la vie politique européenne (extraits)

Européennes: l'attentisme de Macron l'isole
Jean Quatremer 7 septembre 2018

« On peut comprendre que Macron veuille répéter en France l’opération qui lui a permis de gagner l’élection présidentielle en agrégeant autour de lui toutes les forces pro-européennes et progressistes, mais sa stratégie est risquée au niveau européen »
(..)
"Reste que le rêve de Macron de constituer un groupe pivot autour d’En Marche s’est évanoui à cause de son indécision. Il a mis un an à recevoir Verhostadt (fin juillet) qui était pourtant prêt à faire exploser ALDE (libéral démocrate) pour rejoindre en Marche, a refusé de proposer une alliance au Mouvement cinq Étoiles qui désormais colle à la Ligue, a laissé dériver Ciudadanos sur une ligne encore plus dure que celle du Partido Populare sur la question catalane, ce qui a ouvert un espace inespéré aux socialistes espagnols…"

"Aujourd’hui, mis à part le Parti démocrate italien en chute libre, on ne voit plus très bien avec qui il pourrait constituer un groupe qui compte, sauf à espérer qu’une partie du PPE renâcle à une alliance avec les populistes. Résultat : à neuf mois des Européennes, En Marche sera sans doute réduit à n’être qu’une force d’appoint du groupe (libéral démocrate) de Verhofstadt qui ne lui fera pas de cadeau après avoir été malmené par Macron. D’autant que les députés inexpérimentés ne peuvent espérer aucun poste d’influence… Bref, Macron l’europhile risque bien d’être réduit à l’impuissance faute de troupe."

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2018/09/07/europeennes-lattentisme-de-macron-lisole/


mise à jour : hier Jean Arthuis, eurodéputé centriste expérimenté (millésime 1944), a rejoint LRM.
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/09/25/25001-20180925ARTFIG00056-europeennes-jean-arthuis-ancien-ministre-des-finances-de-juppe-rejoint-larem.php
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 27 Sep 2018, 11:06

(médisances)
Jean Arthuis quitte l’Alliance centriste

Jean Arthuis, député européen, ancien ministre d’Alain Juppé, vient de décider de quitter l’Alliance centriste, parti qu’il avait créé en juin 2009 et dont il était encore le président d’honneur, pour rejoindre La république en marche.
L’information principale, pour certains, sera d’apprendre que l’Alliance centriste existait encore et, pour beaucoup, qu’un parti avec ce nom là existait tout court!
Il faut dire que, d’une part, l’existence actuelle de l’Alliance centriste est plus que confidentielle (la dernière «actualité» du site du parti remonte à janvier dernier avec les vœux de… Jean Arthuis!).
De même, au cours de ses années d’existence, la formation centriste n’a jamais réussi à réellement être autre chose qu’un lieu où se retrouvaient quelques élus (surtout des sénateurs) et une poignée de militants.
(..)
Lorsqu’Emmanuel Macron décida de se présenter à la présidentielle, le premier centriste à rallier sa candidature fut Jean Arthuis.
L’Alliance centriste le rejoignit ensuite et fait partie de la majorité présidentielle de facto. Mais cette nouvelle phase n’a pas donné plus de visibilité politico-médiatique à cette dernière.
(..) 
http://www.lecentrisme.com/2018/09/actualites-du-centre-jean-arthuis.html
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Basilics

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 28 Sep 2018, 13:13

«Réveillons l’Europe!», la tribune de sept leaders politiques européens
"Christophe Castaner (délégué général de LREM, France), Guy Verhofstadt (ex-Premier ministre, Belgique), Matteo Renzi (sénateur, ancien président du Conseil, Italie), Albert Rivera (président de Ciudadanos, Espagne), Joseph Muscat président du Parti travailliste et Premier ministre, Malte), Alexander Pechtold (chef politique des Démocrates 66, Pays-Bas), Dacian Ciolos(ancien commissaire européen, président du mouvement Roumanie ensemble, ex-Premier ministre, Roumanie), tels sont les cosignataires prestigieux et emblématiques d’une tribune intitulée «Réveillons l’Europe!» qui vient d’être publiée dans plusieurs journaux européens."

On peut y voir une démarche destinée à "devenir bientôt ce fameux rassemblement des progressistes voulu et souhaité pour ce scrutin par Emmanuel Macron pour faire face aux populistes nationalistes anti-européens et que Guy Verhofstadt, responsable de l’ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) qui regroupe l’ensemble des partis centristes européens (dont l’UDI, le MoDem et le Mouvement radical) a appelé de ses vœux récemment en répondant favorablement à la proposition du président français.
On peut y voir aussi un premier succès pour Emmanuel Macron dans la campagne pour les élections européennes qui s'annonce.

Texte de la tribune, voir :
http://www.lecentrisme.com/2018/09/actualites-du-centre-reveillons-leurope.html
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 01 Oct 2018, 08:08

Basilics a écrit:
«Réveillons l’Europe!», la tribune de sept leaders politiques européens

Ce genre de slogans flous ne font plus recette, cela fait plus de 30 ans qu'on nous sort ce genre d'invocations, mais je vous remercie de la citer, une plus plus dans la liste.

Refonder l'Europe une autre Europe : PCF et Mélenchon
L’avènement d'une autre Europe : Sarkozy, les Ecolos
Changer d'Europe : Les Socialistes, de Villiers
Changer l'Europe maintenant : Harlem Désir
Continuons à changer l'Europe : Sarkosy
Pour changer l'Europe : Front de gauche
Cette Europe changeons la : Dupont-Aignant
Pour sauver la France, changeons l'Europe : FN
Réveillons l’Europe: Christophe Castaner délégué général de LREM, France

En vidéo c'est plus explicite, durée 3 minutes
https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/videos/10152515922637612/
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Basilics

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 16 Nov 2018, 10:49

Mariage de raison entre Macron et les libéraux et démocrates européens
Faute de pouvoir le changer et au risque de se trouver isolé, il restait aux macronistes à intégrer le système en place, explique notre correspondant à Bruxelles, Jean-Pierre Stroobants.

Analyse. Le « ralliement » de La République en marche (LRM) à l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE), la semaine dernière, à Madrid, a été enthousiaste sur la forme, prudent sur le fond. Marqué, d’abord, par le retour au principe de réalité pour le parti du président : l’Europe est, décidément, un « machin » très complexe que l’on peut – que l’on doit – rêver de réformer mais qui ne se prête pas à une simple duplication du bouleversement politique intervenu dans un Etat membre, fût-il la France.
Ceux qui, au sein de LRM, rêvaient un peu trop fort sont donc revenus sur terre. Quels que soient l’intérêt et le symbole du projet, il ne pouvait y avoir de listes transnationales en 2019. Le contexte européen est trop tendu et la connotation fédéraliste de cette initiative trop évidente.
Il ne pouvait pas y avoir, non plus, de liste de rassemblement – éventuellement ouverte à des membres de la société civile – dans chaque Etat membre : un tel effondrement des barrières traditionnelles n’était simplement pas envisageable dans la plupart des pays de l’Union européenne (UE), même si certains dirigeants approuvent les ambitions réformatrices du locataire de l’Elysée.

Cette formation reste, pour l’essentiel, une force d’appoint
Faute de pouvoir le changer et au risque de s’y trouver bien isolé, il restait donc aux macronistes à intégrer d’une manière ou d’une autre le système en place. Celui des « familles » politiques qui structurent de longue date la vie politique de l’Union, ses équilibres, son Parlement et la répartition des fonctions en son sein. Le ralliement aux groupes actuellement dominants – conservateur du PPE ou socialiste du S&D –, voire à celui des Verts, étant impossible compte tenu du contexte politique français, il ne restait plus qu’à envisager des fiançailles avec l’ALDE.
Cette formation, née en 2004 sous la dénomination actuelle, compte désormais sept chefs de gouvernement dans ses rangs mais reste, pour l’essentiel, une force d’appoint, une nébuleuse de formations de taille moyenne, ou parfois (très) petite. A Strasbourg, on compte, dans le groupe parlementaire, seulement 7 élus français (MoDem et radicaux), 7 Néerlandais issus de deux partis concurrents, 6 Belges (francophones et flamands, eux aussi parfois en concurrence), 4 élus du FDP allemand, etc. Récemment, l’élu, unique en son genre, du Parti démocrate européen catalan (PDeCat) a quitté l’ALDE.

Ce qui unit et ce qui divise
Les grandes lignes de son programme (une Union « de type fédéral », la réduction de la distance entre les dimensions économique et politique de l’Union, la démocratisation de celle-ci, une « mondialisation positive », la préservation des droits fondamentaux, etc.) suffisent à unir ses diverses composantes. Lesquelles partent du centre gauche, adepte d’un libéralisme social et humaniste, pour toucher aux rives d’une droite musclée non exempte de travers populistes ou affairistes.
Voici donc fiancés, à défaut d’être vraiment mariés, LRM et le parti européen qui faisait tout pour atteindre ce but afin, espère-t-il, de devenir une force incontournable à Strasbourg. Dans l’immédiat, chacun feint de ne pas voir ce qui pourrait diviser – l’approche du phénomène migratoire, la déréglementation et le rôle du marché, le siège unique des institutions, etc. – pour ne retenir que ce qui semble unir : la défense du projet européen face à ceux qui comptent bien capitaliser sur les insatisfactions et les frustrations du moment pour le mettre à mal, ou le tourner à leur profit. Haro sur Salvini, Le Pen et surtout sur Viktor Orban, cet « enfant turbulent », dixit Joseph Daul, le président du PPE, qui retient en otage le courant conservateur.

La première version du message d’Emmanuel Macron, axé sur la nécessaire polarisation entre proeuropéens et nationalistes, entre constructifs et démolisseurs, ne pouvait que ravir le chef du groupe ALDE, à Strasbourg, Guy Verhofstadt. L’ex-premier ministre belge, fédéraliste endurci, a bondi sur l’occasion pour proclamer la mort du vieil ordre politique européen, ce système de coalition entre un parti conservateur « orbanisé » et une formation socialiste en plein doute. A Madrid, il a donc évoqué la nécessité, « face à ceux qui veulent détruire », de « ressusciter le rêve européen ».
Tout à son emportement, le fougueux sexagénaire n’a pas souligné les risques de cette confrontation programmée : elle ne cadre pas avec les règles de la représentation européenne qui, même un peu bousculées, s’appliqueront sans doute encore après mai 2019 et verront toujours deux, trois ou quatre formations s’allier pour faire avancer l’Union. En opposant « bons » et « méchants », cette stratégie pourrait même renforcer les nationalistes qui n’aiment rien plus que s’incarner en victimes du « système ». Enfin, elle confère aussi une légitimité à ce courant sans vraiment le confronter à l’irréalisme de ses positions.

L’ALDE élargie semble bien être un projet par défaut
La version suivante du message de M. Macron, qui dénonce désormais, en parallèle, l’excès d’« ultralibéralisme » européen et injecte la notion de souveraineté dans la discussion pourrait être un peu plus troublante pour ses nouveaux alliés. Les libéraux du nord et de l’est de l’Europe, déjà réticents aux projets présidentiels pour la zone euro ou à l’éventualité d’un « ministre des finances » européen, sont peu désireux de modifier en profondeur les règles actuelles. Et pas plus enclins à engager une discussion sur le terrain, du « patriotisme », qu’ils peinent visiblement à identifier comme une version paisible du nationalisme agité par leurs rivaux populistes.
L’ALDE élargie semble donc bien être, à ce stade, un projet par défaut, qui forcera en tout cas ses composantes à apprendre cette obligation tellement « européenne » et si peu française : l’art du compromis.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/15/mariage-de-raison-entre-macron-et-les-liberaux-europeens_5383741_3232.html
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 26 Avr 2019, 14:35

Parlement européen : comment s'y retrouver dans la myriade de groupes politiques ?
PPE, S&D, Alde, CRE, ENL, ELDD... À quoi correspondent les groupes politiques à Strasbourg ? Et quelle influence y exercent les élus français ?
Emmanuel Berretta. Publié le 26/04/2019 | Le Point.fr

Si les initiales PS, UMP, LR, RN sont connues des citoyens français, les étiquettes partisanes des huit groupes politiques européens restent pour beaucoup obscures, comme les règles de la démocratie européenne. Au Parlement européen actuel, un pays pèse si ses députés sont parmi les plus nombreux au sein des deux grands groupes politiques, le Parti populaire européen (PPE, plutôt conservateur) et le groupe S&D (Socialistes et Démocrates). À eux deux, ils disposent d'une majorité suffisante pour adopter des directives et se répartir les postes-clés (présidences et vice-présidences de commissions, questeurs, rapporteurs, coordinateurs de groupe...).
À ce jeu, l'Allemagne, du fait de la stabilité de son paysage politique (dominé par la CDU-CSU et le SPD) et de sa puissance démographique (89 sièges à Strasbourg), se montre dominante. Les eurodéputés allemands sont concentrés à 73 % dans les deux groupes qui comptent le plus – PPE et S&D – quand les Français n'y ont que 44 % de leurs troupes, les Italiens 59 %, les Espagnols 57 %... Quand les Français envoient 24 députés FN à Strasbourg, comme en 2014, ils amputent d'un tiers la force d'influence française puisque le FN est marginalisé au Parlement européen. Mais ce système d'« alliance de raison » entre le PPE et le groupe S&D pourrait ne pas durer. Emmanuel Macron veut y mettre un terme en fondant son propre groupe politique, rassemblant des pro-européens venus de tous les horizons.

1. Comment le PPE a avalé les giscardiens
Les partis français de droite et du centre ont toujours eu du mal à se situer dans le système partisan européen. Fondé en 1976, en amont du premier scrutin européen de 1979, le PPE se réclame de la démocratie chrétienne qui était commune aux pères fondateurs de l'Europe (Adenauer, Schumann, de Gasperi...). Il vise officiellement dans ses statuts à l'intégration fédéraliste des nations européennes. En France, ce courant d'idées était représenté jadis par le MRP, qui a existé de 1944 à 1967, de Maurice Schumann à Jean Lecanuet (qui le transforme en CDS).
Au cours des années 1990, sous l'influence d'Helmut Kohl, homme fort de la CDU-CSU, le PPE va se lancer dans une stratégie d'expansion consistant à agréger de plus en plus de partis qui seront, au fil des adhésions, de moins en moins dans la ligne démocrate-chrétienne fédéraliste des origines. Pragmatique, Kohl met en place une stratégie d'influence allemande au sein du Parlement européen. Le premier parti français à succomber à l'attraction du PPE est l'UDF de Valéry Giscard d'Estaing.

L'UDF était une fédération de partis, assez composite. Seule une de ses composantes, le CDS de Jean Lecanuet était déjà au PPE en tant que fondateur. Les autres partis de l'UDF étaient principalement au groupe libéral du Parlement européen, où la France exerçait alors, avec Simone Veil (de 1984 à 1989) puis VGE lui-même (de 1989 à 1991), une influence majeure. Mais les libéraux n'étaient qu'un groupe marginal...
Quand VGE est élu, en 1989, à la présidence du groupe libéral du Parlement européen, il essaie, dans un premier temps, d’attirer des forces conservatrices de manière à créer, entre le PPE et les sociaux-démocrates, une « troisième force », 30 ans avant qu'Emmanuel Macron ne s'y essaye à son tour...
Mais le match est plié lorsqu'à la suite de l'adhésion de l'Espagne à la CEE (1986) le Partido popular (la droite à Madrid) décide de rejoindre le PPE. VGE constate son échec et range les armes : en 1991, il rallie le PPE, entraînant deux autres eurodéputés libéraux (sur douze). Après les européennes de 1994, c'est quasiment tout l'UDF qui bascule au PPE. L'aventure centriste des Français à Strasbourg est terminée...

2. Comment le PPE a attiré les gaullistes
La droite gaulliste n'aura pas plus de succès que VGE face au rouleau compresseur du PPE. Tout commence mal avec l'appel de Cochin de Jacques Chirac qui, en 1978, campe sur une stratégie souverainiste pour se démarquer de l'UDF de Giscard, pendant la précampagne des européennes de 1979. Chirac dénonce un « parti de l'étranger », sous-entendu celui de Giscard. Naturellement, il n'est pas question d'adhérer au PPE, ce parti fédéraliste.
Le RPR entre donc au Parlement européen dans une position d'hostilité qui le marginalise. Il monte un petit groupe avec des Grecs et des Irlandais et regarde passer les trains... Puis, les relations avec les centristes vont s'apaiser pour affronter le pouvoir socialiste en France. Les gaullistes vont peu à peu muer vers l'europhilie. Aux européennes de 1984, 1989 et 1994 gaullistes et centristes font liste commune en laissant la tête de liste à un centriste (Simone Veil en 1984, VGE en 1989 et Dominique Baudis en 1994).
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 26 Avr 2019, 14:36

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Ce mouvement progressif vers l'europhilie va donner de l'urticaire à ceux qui, comme Pasqua, Séguin ou Philippe de Villiers, sont restés attachés à la notion d'« Europe des nations ». Des dissidences vont s'organiser... Mais le gros du peloton du RPR finit par approuver l'acte unique européen en 1986 et Jacques Chirac lui-même mène la campagne du « oui » au référendum sur le traité de Maastricht.
Avant de jeter l'éponge, Philippe Séguin, à la tête du RPR, tentera toutefois une manœuvre pour contrer l'influence du PPE. Il essaiera d'attirer Forza Italia de Berlusconi. « Il Cavaliere » ne résistera pas longtemps au charme du PPE. Philippe Séguin réalise qu'il n'y a plus grand-chose à faire et commence à négocier l'adhésion du RPR au PPE. Le RPR, parti laïque et souverainiste, réclame au PPE l'abandon dans les statuts des références chrétiennes et fédéralistes. Pour les dirigeants du PPE, il n'en est pas question. Séguin râle, mais abdique. Pour la forme, le RPR adhère au PPE sans ratifier la charte confessionnelle et fédéraliste... En janvier 2001, l'adhésion est officialisée. L'UMP, fondée l'année suivante, prend la suite sans histoires...

3. François Bayrou fait naître un nouveau centre
En 2001, la droite et le centre sont pour la première fois réunis sous l'ombrelle du PPE. Ça ne va pas durer. Les stratégies présidentielles vont de nouveau scinder les délégations françaises quand, à partir de 2004, François Bayrou se démarque. L'UDF quitte le PPE, qui, à force de grandir, accueille en son sein des délégations de plus en plus conservatrices et de moins en moins fédéralistes.
François Bayrou fonde avec l'Italien Francesco Rutelli, du parti de la Marguerite, le PDE, Parti démocrate européen. Une dizaine de partis européens se regroupent, considérant que le PPE n'est plus assez européiste et dérive vers la droite.
Cette famille va siéger au sein du groupe de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (Alde). Le Belge Guy Verhofstadt sera leur spitzenkandidat (tête de liste) aux européennes de 2014. Mais l'Alde va connaître, à son tour, la même évolution que le PPE : à force de vouloir peser sur la vie parlementaire, l'agrégation de partis libéraux (jusqu'à la caricature) va conduire l'Alde à abriter en son sein des formations finalement eurosceptiques, à l'instar de l'ANO (Action des citoyens mécontents) du leader tchèque Andrej Babis, défavorable à plus d'intégration européenne... La cohérence du groupe, tant souhaitée à l'origine par François Bayrou, n'est plus qu'une vue de l'esprit.
Emmanuel Macron a longtemps masqué sa stratégie vis-à-vis de l'Alde. Certains ont cru qu'il souhaitait prendre le contrôle du groupe pour y restaurer l'esprit premier insufflé par François Bayrou. Sa volonté est plus radicale : il entend créer un nouveau groupe au centre dont l'Alde, en tout ou partie, ne serait qu'une composante.

4. Les socialistes stables chez les sociaux-démocrates
Les socialistes français n'ont, eux, jamais eu de mal à se situer au Parlement de Strasbourg. Le PS est dès l'origine membre fondateur de l'Union des partis socialistes de la Communauté européenne en 1974, transformée en Parti socialiste européen en 1992. Le groupe politique à Strasbourg prend la dénomination S&D (Socialistes et Démocrates).
Lors de la dernière législature (2014-2019), le PSE comptait 186 sièges. Sous la présidence Hollande, les eurodéputés socialistes français ont connu un score historiquement bas. Treize d'entre eux ont réussi à se faire élire et les divisions qu'ils ont connues à Paris se sont répercutées à Strasbourg, où, sur la fin du mandat, ils ne se réunissaient même plus.
Cela n'a pas toujours été le cas. L'influence française au PSE a connu son meilleur en 2004. Les socialistes français étaient alors la première délégation au sein du groupe devant l'Espagne et l'Allemagne. Les perspectives électorales actuelles n'augurent rien de bon pour le 26 mai prochain. La liste conduite par Raphaël Glucksmann passe tout juste la barre éliminatoire des 5 %. La France ne comptera plus au sein du groupe S&D, qui, ailleurs en Europe (et notamment en Espagne, au Portugal ou en Roumanie), parvient à sauver la mise. Si bien que les projections actuelles du Parlement européen attribuent 149 sièges aux socialistes (une perte de 37 sièges), ce qui leur permettrait de rester le deuxième groupe du Parlement derrière le PPE, crédité de 180 sièges (contre 217 actuellement).
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 26 Avr 2019, 14:38

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4. La GUE-NGL : du PCF à La France insoumise
La France fait partie des pays qui ont conservé dans le paysage politique national une gauche philo-communiste. La GUE-NGL (Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique) les regroupe.
Le PCF a fait longtemps les beaux jours de cette extrême gauche parlementaire européenne. Le Front de gauche puis La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon s'y sont substitués. On y retrouve Die Linke (l'aile gauche sessionniste du SPD allemand), Podemos, le Sinn Fein... Avec 52 députés, il est la sixième force politique du Parlement européen. Les projections actuelles des sondages attribuent 46 sièges dans le futur Parlement.

5. Groupe des Verts-Alliance libre européenne
Ce groupe réunit deux partis européens, The Greens et l'Alliance libre européenne (EFA, en anglais), qui avant siégeaient dans deux groupes différents. Idéologiquement cohérent, le groupe écologiste abrite aussi quelques représentants moins au cœur de la problématique climatique comme les indépendantistes écossais, le Parti des pirates en Allemagne, des partis régionalistes espagnols...
Les Verts français (6 élus) en sont l'une des composantes les plus stables depuis 1989, aux côtés d'une forte délégation des Verts allemands (11 élus), généralement plus modérée. Le groupe a été marqué par la figure binationale de Daniel Cohn-Bendit, qui contribua au succès de la liste écologiste en 2009. À noter, l'un des eurodéputés verts sortants, Pascal Durand (vice-président), a rejoint la liste Renaissance des alliés du président Macron.
Dans les projections sondagières, le groupe Les Verts-ALE est crédité d'une petite progression à 57 sièges, contre 52 élus actuellement.

6. Les souverainistes divisés
L'euroscepticisme n'a jamais été un ferment suffisant pour lier entre eux la myriade de partis souverainistes et nationalistes.
Les conservateurs britanniques ont longtemps siégé au PPE. Sous l'influence de David Cameron, en 2009, ils quittent le PPE pour fonder le groupe ECR (European Conservatives and Reformists) avec les ultraconservateurs polonais du PiS (actuellement 66 eurodéputés). L'influence parlementaire britannique dégringole d'un coup. Jusqu'à cette décision – annonciatrice du futur Brexit –, les tories figuraient parmi les délégations les plus influentes au sein du PPE (3e délégation en 1994, 2e en 1999 et en 2004). Les tories se sentent assez eurosceptiques pour quitter le PPE, mais ils ne souhaitent pas être confondus avec l'extrême droite eurosceptique à laquelle ils ne se mêlent pas.

Le Front national est entré à Strasbourg en 1984. Il n'a pas toujours été aisé de composer un groupe avec les autres formations d'extrême droite, car, très souvent, des tensions nationalistes surgissent entre eux, sur le traitement de minorités (les Roms) ou sur la revendication de territoires contestés.
Marine Le Pen parvient en 2014 à former le groupe ENL (Europe des nations et des libertés) avec 36 membres, le plus petit de l'assemblée strasbourgeoise. À la différence de l'ECR (atlantiste et anti-russe), l'ENL, qui regroupe la Lega de Salvini, s'affiche comme pro-russe. Les projections des sondages attribuent 62 sièges à l'ENL dans le futur Parlement, notamment grâce au bon score de la Lega en Italie. Des discussions sont en cours visant à construire un groupe nationaliste plus large réunissant, du moins en partie, l'ENL et l'ECR, avec, en outre, un apport de 13 ou 14 députés hongrois supplémentaires si Viktor Orbán devait quitter le PPE. La participation éventuelle des Britanniques au scrutin européen du 26 mai soulève des questions quant à l'attitude des tories dans une assemblée où ils seraient « provisoirement » élus...

Le groupe ELDD (Europe des libertés et de la démocratie directe) apporte une nuance de plus dans l’éventail europhobe. Nigel Farage, ardent défenseur du Brexit, en est la figure la plus connue. Il n'entend pas être confondu avec l'extrême droite de Marine Le Pen. Il ne peut pas non plus siéger avec les tories de l'ECR, qu'il combat au Royaume-Uni. L'ELDD accueille aussi tous ceux qui se sont fâchés avec Marine Le Pen, dont Florian Philippot. On y trouve aussi les eurodéputés du Mouvement 5 étoiles qui ne peuvent siéger avec leur « partenaire-adversaire » de la Lega au sein de l'ENF. Les « 5 étoiles » ont même failli adhérer à l'Alde, tout en niant le projet fédéraliste... En fait, l'ELDD a davantage une allure de « groupe technique », regroupant des souverainistes qui ne peuvent siéger ailleurs ou en rupture de ban avec leur famille d'origine. Les votes de ses membres sont d'ailleurs les moins cohérents du Parlement... En France, Nicolas Dupont-Aignan fait campagne sous les couleurs de l'ELDD. Là encore, des regroupements sont évoqués après les européennes avec le groupe ECR.

https://www.lepoint.fr/elections-europeennes/parlement-europeen-comment-s-y-retrouver-dans-la-myriade-de-groupes-politiques-26-04-2019-2309607_2095.php
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 26 Avr 2019, 18:27

Basilics vous êtes en train de nous expliquer que le parlement européen, l'UE, c'est le foutoir ! Laughing
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyDim 28 Avr 2019, 14:22

Si vous connaissez un autre parlement constitué de 28 pays élus à la proportionelle avec des vrais pouvoir, faites nous signe !!

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyDim 28 Avr 2019, 18:30

thierry a écrit:
Si vous connaissez un autre parlement constitué de 28 pays élus à la proportionelle avec des vrais pouvoir, faites nous signe !!

On peut rajouter, "parlant 14 langues différentes" !
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyDim 28 Avr 2019, 20:44

Parlement avec de vrais pouvoir... c'est de l'humour.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 12:27

Le parlement vote le budget européen élit le président de la commission.

Juste un rappel la commission Santer a été démise par le parlement européen.

Et un dernier rappel, un certain nombre de personnes proposées pour l’actuelle commission n’ont pas pu Le devenir faute de validation du PE.

Et enfin dans les négociateurs du Brexit il y a 2 personnes côté Europe : Michel Barnier pour la commission et Guy Verhofstadt pour le parlement.






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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 13:12

L'assemblée vote sur les dossier ce que veullent  bien lui soumettre la commission et le cénacle des chefs d'état et de gouvernement.

Si l'assemblée veut faire passer une loi elle est soumise au contrôle de ses tuteurs... alors son pouvoir...
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 14:11

Oui l’initiative européenne est toujours dans le main des chefs d’état, c’est plutot mieux non
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 14:18

thierry a écrit:
Oui l’initiative européenne est toujours dans le main des chefs d’état, c’est plutot mieux non

Non !

Et ensuite enfumer le manant en lui expliquant que si l'europe déconne c'est de la faute de le pen est du foutage de gueule .
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 14:23

Les chefs d’État ayant de plus la main pour négocier entre eux la modification des traités, on peut aussi résumer en disant que ce qui n'a pas marché en Europe est massivement de la responsabilité des chefs d’État.
Même si, bien sûr, après avoir négocié et accepté (à huis clos) à Bruxelles, le français racontait en public le contraire une fois rentré à Paris.
Car si les séances du Parlement européen sont publiques, les réunions du Conseil européen (chefs d’État) sont à huis clos, confidentielles


Dernière édition par Salamandre le Lun 29 Avr 2019, 14:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 14:27

Résultat de ces merveilleuses inepsies un dégout général pour l'usine à gaz.

Beau travail.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 16:14

Dégoût qui consiste à mettre sur l’Europe des décisions ou nous avons la pleine responsabilité.

Et là dessus Mémère Lepen qui fait des faux pour faire payer par l’Europe le fonctionnement de sa clique. La démagogie est à son comble.

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyLun 29 Avr 2019, 16:47

tout va bien on continue avec les mêmes... enfin peut être pas tout à fait.

POur mémère le pen quel scandale ! heureusement le grand manipulateur donne des leçons de déontologie.

Ne pas oublier : si en France ça merdoie c'est de la faute des le pen...
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMar 30 Avr 2019, 07:26

Salamandre a écrit:
Les chefs d’État ayant de plus la main pour négocier entre eux la modification des traités, on peut aussi résumer en disant que ce qui n'a pas marché en Europe est massivement de la responsabilité des chefs d’État.
Même si, bien sûr, après avoir négocié et accepté (à huis clos) à Bruxelles, le français racontait en public le contraire une fois rentré à Paris.
Car si les séances du Parlement européen sont publiques, les réunions du Conseil européen (chefs d’État) sont à huis clos, confidentielles

Pour modifier les traités il faut l'unanimité des états membres:

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A12012M048

"Une Conférence des représentants des gouvernements des États membres est convoquée par le président du Conseil en vue d'arrêter d'un commun accord les modifications à apporter aux traités.

Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives."


Donc ratifier ces modifications ne peut pas se faire via la décision des chefs d'état mais via la voix parlementaire ou référendaire suivant la constitution de chaque pays.

Autre contrainte majore, les 28 états membres ont des intérêts, une vision de "ce que devrait être l'UE" différente. Nous devons prendre conscience que la vision qu'on les Français d'une Union Européenne optimale, n'est pas la même que celle des Néerlandais, des Allemands, des Polonais, des Bulgares, des Luxembourgeois.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMar 30 Avr 2019, 10:08

Sans omettre d'ajouter que la "vision" des chefs d'états respecrifs est très souvent en contradiction avec celles des électeurs qui deviennent des sujets... dont les désirs sont tenus pour quantité négligeable.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMar 30 Avr 2019, 11:11

La ratification, comme un référendum, c'est oui ou c'est non. Pas moyen de modifier le texte, établi en fait à l'étape d'avant : la négociation justement, en Europe. Si c'est non, ou il faut d'abord que les chefs renégocient, ou ... rien ne change.
Par comparaison, pour les lois nationales un Parlement a le droit d'amendement. Ce qui peut changer nettement le texte de loi. Même si, en France, le 49.3 est l'arme ultime du gouvernement pour imposer sa version.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMar 30 Avr 2019, 11:35

Un parlement qui n'a pas l'initiative des lois et est impuissant à les modifier s'appelle une chambre d'enregistrement....
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMar 30 Avr 2019, 12:15

tonton christobal a écrit:
Un parlement qui n'a pas l'initiative des lois et est impuissant à les modifier s'appelle une chambre d'enregistrement....
Pour compléter: le parlement, lorsqu'il amende une proposition de la Commission (il ne peut qu'amender car il n' y l'initiative des lois) doit transmettre (le résultat de son vote) au Conseil Européen qui décide en secret (secret des délibérations) s'il accepte ou pas le vote du parlement.
De plus, le Conseil Européen n'a pas à justifier ou commenter ses décisions.
Dans le monde actuel où l'apparence, la Com., sont la règle, ce fonctionnement est bien dans "l'air du temps. "
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thierry

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 01 Mai 2019, 09:01

tonton christobal a écrit:
Un parlement qui n'a pas l'initiative des lois et est impuissant à les modifier s'appelle une chambre d'enregistrement....

L’initiative est du ressort des chefs d’état et c’est plutot bien et c’est démocratique

Ensuite non seulement le parlement amande et vote les directives et il a pouvoir de démettre la commission. Ce qu’il a déjà fait

Donc ce n’est pas une chambre d’enregistrement mais un parlement supra national avec de vrais pouvoirs.

Sinon pourquoi autant de listes ?



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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyMer 01 Mai 2019, 09:13

vous avez votre avis c'est votre droit, ce n'est pas le mien donc on évite donc de perdre du temps en échanges qui se terminent toujours mal...

Si on doit lister es usines à gaz inutiles il y a du taff en perspective :
On a bien des gens au conseil au conseil économique et social qui ne sert à rien... mais qui rapporte à ses membres...
Tout comme on a un gisement d'énarques à la cour des comptes dont les travaux n'impliquent aucune obligation d'être suivie d'effets...

Dans le même panier on peut ajouter les hautes autorités et misions diverses...
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thierry

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 02 Mai 2019, 06:13

Sur le parlement européen ce n’est pas un avis c’est des faits.

Sur le conseil économique et social et autres organisations ... il y a du ménage à faire ou au moins une obligation de résultat

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 02 Mai 2019, 17:07

Le même supposé fait ne vaut que par sa valeur avérée.

Lorsque le parlement pourra décider seul de la mise en place d'une loi on pourra dire qu'il a effectivement le pouvoir législatif... comme ce n'est pas le cas la conclusion est claire.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 03 Mai 2019, 19:29

Dans ce cas c’est aussi le cas du parlement français ou 90% des lois sont issus du gouvernement

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 03 Mai 2019, 19:39

thierry a écrit:
Dans ce cas c’est aussi le cas du parlement français ou 90% des lois sont issus du gouvernement


Le parlement français a le pouvoir d'initiative des lois contrairement au parlement européen on est dans le factuel.

Le reste est du pinaillage.

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 11:06

Oui il a ce pouvoir sauf qu’il ne l’utilise pas.

Donc argument anti européen sans valeur

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 11:20

thierry a écrit:
Oui il a ce pouvoir sauf qu’il ne l’utilise pas.

Donc argument anti européen sans valeur


Soyons donc pro européen et attendions la suite...

Pour ma part il y a des possibilités dont je dispose que je n'utilise pas, mais en revanche je refuse que des droits me soient retirés.
Ce n'est pas parce que l'on décide de ne plus avoir d'enfant que l'on doit se faire couper les couilles !

Pour d'autres qui préfèrent s'en remettre à autrui grand bien leur fasse sauf si dans leur délire ils m'impliquent contre ma volonté.

Donnez les "clés du camion" à qui vous voulez mais supportez que d'autres refusent.. c'est aussi ça la démocratie mais depuis quelques années la démocratie est "une putain que chacun baise à sa façon" et on voit le résultat dans nos rues.

Nous sommes dans le cadre d'une course cycliste... on admire les leaders virtuoses (les premiers de cordée) qui mènent la troupe et on oublie de vérifier si nous sommes sur la bonne route... à ce niveau d'incohérence ça commence à se compliquer sérieusement
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 11:52

Revenons au débat : le droit d’initiative est du ressort des chefs d’état, de leurs ministres et de la commission qui a été adoubé par le dit parlement.



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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 12:09

thierry a écrit:
Revenons au débat : le droit d’initiative est du ressort des chefs d’état, de leurs ministres et de la commission qui a été adoubé par le dit parlement.


C'est précisément l'origine de problème qui n'est pas fortuit mais le résultat de la doctrine de ceux qui sont à la base de l'usine à gaz européenne que nous connaissons.

On en déguste les conséquenses, le mépris des manants n'a qu'un temps et maintenant ça gigotte partout.

Si vous vous voyez en le mr loyal qui orchestre les débats sachez que je n'ai que faire de vos tentatives grotesques de recadrage escamotage pour ne pas dire mensonge ou tromperie.

En matière de manip vous êtes un peu court surtout sur le long terme.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 12:13

thierry a écrit:
Oui il a ce pouvoir sauf qu’il ne l’utilise pas.

Donc argument anti européen sans valeur


En êtes vous certain pour le parlement français ?
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 12:18

thierry a écrit:
Revenons au débat : le droit d’initiative est du ressort des chefs d’état, de leurs ministres et de la commission qui a été adoubé par le dit parlement.

Quand aux pouvoirs respectifs des chefs d’État, de la Commission et du Parlement européen, ils sont fixés par les traités, négociés par ... les chefs d’État.
L'étape (nationale) de ratification (Parlements nationaux ou référendum) permettant seulement de dire oui ou non, pas d'amender. Mais cela me parait vrai pour tout traité international.

En clair, accuser l'Europe de tous les défauts, alors que les règles sont fixées par les chefs d’États de chacun de ces pays démocratiques, France comprise, c'est se tromper de cible. Mais bien sûr, la nécessité d'arriver à un accord à l'unanimité (en négociant jusqu'au bout de la nuit) n'est pas une garantie de résultat optimum. Et quand, péniblement, "on" arrive à un accord, il n'est pas prêt de changer avant longtemps. La seule alternative démocratique inventée, à ma connaissance, étant l'accord majoritaire.
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyJeu 09 Mai 2019, 13:01

Salamandre a écrit:


Quand aux pouvoirs respectifs des chefs d’État, de la Commission et du Parlement européen, ils sont fixés par les traités, négociés par ... les chefs d’État.
L'étape (nationale) de ratification (Parlements nationaux ou référendum) permettant seulement de dire oui ou non, pas d'amender. Mais cela me parait vrai pour tout traité international.

En clair, accuser l'Europe de tous les défauts, alors que les règles sont fixées par les chefs d’États de chacun de ces pays démocratiques, France comprise, c'est se tromper de cible. Mais bien sûr, la nécessité d'arriver à un accord à l'unanimité (en négociant jusqu'au bout de la nuit) n'est pas une garantie de résultat optimum. Et quand, péniblement, "on" arrive à un accord, il n'est pas prêt de changer avant longtemps. La seule alternative démocratique inventée, à ma connaissance, étant l'accord majoritaire.

Toutes ces divagations découlent en droite ligne de l'accord de Maastricht dont tout le monde s'est félicité sauf ceux qui avaient une vision cohérente de l'avenir et ont voté contre... même le miteux avait fait la pub de l'affaire y compris en mettant en place une cellule médicale sur place pour lui même lors du débat.

Le brave Seguin voyant le président en piteux état l'a ménagé...

Dans la foulée on a mis en place quelques années plus tard des règles contre les volontés populaires... exprimées par référendum.

Maintenant les chefs de gouvernement actuels sont dans la panades ils devraient se plaindre à leurs homologues de l'époque au lieu de condamner les électeurs et de justifier leurs entorses à la démocraties qui'ils font perdurer contre toute logique.

Finalement on peut faire revoter, passer contre la volonté populaire mais en aucun cas remettre en cause des décisions prises contre toute logique démocratique, pour faire bonne mesure on ne se prive pas de stigmatiser ceux qui ont l'audace de conterster ces abus de pouvoir.

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 07 Juin 2019, 17:50

Déception : N. Farage ne veut pas être d’extrême-droite. Et les Polonais n’aiment pas les amis des Russes. Et V. Orban est ailleurs.

A Bruxelles, la grande alliance des droites extrêmes est compromise
Le Parti du Brexit et le PiS polonais refusent de se joindre à Marine Le Pen et Matteo Salvini.
Par Cécile Ducourtieux et Jean-Pierre Stroobants

Les rêves de Marine Le Pen et Matteo Salvini resteront… des rêves. Il n’a, en effet, pas fallu longtemps, après les élections européennes du 26 mai, pour que la construction d’une grande alliance des droites extrêmes qu’ils annonçaient s’effondre. Successivement, le Parti du Brexit de Nigel Farage (29 sièges) et le parti Droit et justice (PiS, 26 sièges) en Pologne ont indiqué qu’ils ne se joindraient pas à la vaste union qu’envisageaient les dirigeants du Rassemblement national et de la Ligue italienne. La « mission historique », selon ses propres termes, que se serait vu assignée, par ses électeurs, le ministre italien de l’intérieur, a donc tourné court.

Les contacts de M. Farage avec la Ligue n’ont rien donné, et le Britannique a indiqué qu’il ne franchirait pas la « ligne rouge » d’une alliance avec Mme Le Pen. Il souhaite, indique-t-il, réformer son groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD), qui comptait dans la précédente législature 42 membres, dont les élus du Mouvement 5 étoiles italien et six Français, dissidents de l’ex-Front national.
Les statuts du Parlement européen ne reconnaissent des groupes politiques – et ne leur allouent des moyens en proportion de leur importance – qu’à condition qu’ils rassemblent au moins 7 partis nationaux et 25 élus. Or, l’EFDD n’en était au dernier décompte officiel, jeudi 6 juin, qu’à trois partis – dont le Mouvement 5 étoiles (M5S) et ses 14 députés. Mais ces derniers négocient en fait pour trouver un autre point de chute : ils ont sollicité les Verts et les libéraux de l’ALDE. M. Farage pourrait donc être contraint, avant le Brexit, d’aller pointer chez les non inscrits, une cohorte d’élus privés des moyens et des temps de parole des groupes constitués.

Le PiS, quant à lui, goûte peu la sympathie de M. Salvini, de Mme Le Pen et de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) pour la Russie de Vladimir Poutine. Il restera donc au sein du groupe des Conservateurs et réformistes européens, d’autant plus qu’il va en constituer le noyau dur, avec une délégation forte de 26 élus, autour de laquelle devraient s’agréger quatre députés tory britanniques et, bientôt, les nouveaux élus du Forum pour la démocratie (FvD) du Néerlandais Thierry Baudet. Une arrivée qui pourrait toutefois effrayer les Belges de l’Alliance néoflamande (N-VA), le parti nationaliste, qui n’apprécie pas son discours radical. Cette constellation d’eurosceptiques, qui sera sans doute dirigée par un Polonais, rassemble pour l’instant 64 eurodéputés.

C’est légèrement plus que l’Europe des nations et des libertés (ENF, extrême droite) de Mme Le Pen et M. Salvini, alliés aussi au Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) et au Vlaams Belang flamand, mais désormais privés des élus du Parti de la liberté du Néerlandais Geert Wilders, battu aux élections. Selon les derniers calculs, ENF comptabilise 58 sièges. La formation espère encore rallier des élus pour atteindre 78 ou 80 sièges, ce qui en ferait le quatrième groupe de l’hémicycle, au coude-à-coude avec les Verts. Même s’ils sont encore en négociation avec les trois Espagnols de Vox, le compte n’y est pas.

Pièces du puzzle éparpillées
Les choses pourraient encore bouger, à la marge seulement, jusqu’au 2 juillet, date où les groupes doivent déposer leurs statuts. Le Fidesz, le parti souverainiste du Hongrois Viktor Orban, demeure au sein du Parti populaire européen de Manfred Weber, le candidat conservateur à la présidence de la Commission.
Courtisé par le chef de la Ligue italienne avant le scrutin, M. Orban, vainqueur d’élections européennes qui ont permis à son parti d’engranger 13 sièges, avec plus de 52 % des voix en Hongrie, compte bien capitaliser sur ce succès et jouer un rôle tant dans la famille conservatrice que dans le futur hémicycle. M. Orban a, certes, été suspendu en mars, mais si ce chantre de l’illibéralisme devait changer de chapelle au profit de l’ECR, il attendrait certainement que le PiS ait été conforté lors des élections qui se dérouleront en Pologne, à l’automne.

M. Salvini avait lancé, en avril, dans son fief milanais, son projet d’une « alliance européenne des peuples et des nations », qu’il présentait comme « une force de changement et de gouvernement », susceptible de bousculer les équilibres politiques. On pressentait toutefois que les questions du leadership et du rapprochement, entre des partis essentiellement nationalistes, n’étaient pas réglées.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/07/a-bruxelles-la-grande-alliance-des-droites-extremes-est-compromise_5472938_3210.html
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MessageSujet: Re: Parlement européen : comment se faire des alliés ?   Parlement européen : comment se faire des alliés ? EmptyVen 07 Juin 2019, 19:10

Les ex pays communistes ayant dégusté les joies du communisme russe pendant une cinquantaine d'années ont une position facile à comprendre vis à vis des popofs.
Dans la foulée et pour les mêmes raisons ils ne sont pas disposés ayant retrouvé la liberté à se faire mettre sous tutelle par des européens irresponsables.

Pour le reste la judicieuses co gestion de l'europe depuis des dizaines d'années par le tandem droite molle gauche écolo rose montre maintenant ses limites.

Moralité on prie pour que ça dure et que l'assemblée devienne erratique... qui en est responsable n'est pas la question... les populistes n'arrivent pas au parlement par l'opération du st esprit.

Alors on peut se réjouir du bordel environnemental au parlement qui permettrait de laisser les mêmes aux manettes ? Les rentes de situation étant protégées et la mondialisation devenant prioritaire (merci à nos puissances politico économiques internationales) tout va pour le mieux.

Sera t on aussi satisfait si les coutures craquent dans les différents pays ? Et que un phénomène "gilet jaune" s'internationalise ?
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