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 Sondages Européennes 2019

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a.nonymous



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MessageSujet: Sondages Européennes 2019   Lun 17 Sep 2018, 01:10

"Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 12 et 13 septembre 2018, sur un échantillon de 998 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus."


Citation :
Élections européennes : LREM et le Rassemblement national au coude-à-coude, "record absolu de gadin pour le PS", selon un sondage Odoxa pour franceinfo

La République en marche arrive légèrement en tête des intentions de vote (21,5%), devant le parti de Marine Le Pen (21%).

La République en marche et le Rassemblement national sont en tête des intentions de vote pour les élections européennes du 26 mai 2019, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 13 septembre.

Les deux partis sont au coude-à-coude. Le parti présidentiel récolte 21,5% des intentions de vote, tandis que 21% des sondés voteraient pour le parti de Marine Le Pen si les élections avaient lieu dimanche prochain.

LREM, associée au Modem, fait les frais de l'impopularité du président de la République. Avant l'été, le parti majoritaire à l'Assemblée nationale enregistrait entre 23 et 26% dans les sondages d’intentions de vote effectués au mois de juin par l'Ifop (23%) et Ipsos (26%).

Le score de La République en marche se situe également près de trois points en dessous du score d'Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. LREM fait même huit points de moins que son score aux législatives. Si l'on compare aux élections européennes de 2014, le Modem avait enregistré à lui seul 14% des suffrages.

De son côté, le Rassemblement national résiste plutôt bien malgré une situation difficile. Avec 21% des intentions de vote, le parti de Marine Le Pen progresse par rapport aux enquêtes du mois de juin. Il était crédité de 18% des suffrages selon Ipsos, et de 19% selon l'Ifop.

La France insoumise ne profite pas vraiment de l'impopularité d'Emmanuel Macron. Avec 12,5% des intentions de vote, le parti de Jean-Luc Mélenchon n'arriverait que quatrième du scrutin européen, soit à la même place que lors de la présidentielle de 2017.

Autre enseignement de l'enquête d'Odoxa-Dentsu Consulting : les très faibles scores de LR et du PS. Avec 14% des intentions de vote, Les Républicains perdent du terrain depuis la présidentielle. LR recule de six points par rapport à l'échec de François Fillon en 2017. Le parti de Laurent Wauquiez engrangerait même moitié moins de suffrages que lors du scrutin européen de 2014. A l'époque, l'UMP avait remporté 27% des voix.

Enfin, le Parti socialiste continue sa chute. Selon le sondage, il n'est crédité que de 4,5% des suffrages, soit "le record absolu de gadin pour ce parti toutes élections confondues et toutes époques confondues", soulignent les auteurs de l'enquête.

Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le PS ferait jeu égal avec la liste EELV de Yannick Jadot (5%) et celle de Génération.s soutenue par Benoît Hamon (4%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 12 et 13 septembre 2018, sur un échantillon de 998 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus. L’intention de vote a été établie sur la base de 535 personnes se déclarant certaines d’aller voter.
https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/elections-europeennes-lremetlerassemblement-national-au-coude-a-coude-record-absolu-de-gadin-pour-le-ps-selon-un-sondage-odoxa-pour-franceinfo_2939297.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Lun 17 Sep 2018, 13:58

Reste à attendre ce que vont faire :
Ceux qui ne sont rien
Les alcoolos de je ne sais plus où
Les illétrés bretons si mes souvenirs sont bons
Ces retraités vaches à lait et leurs rejetons a qui on va piquer l'héritage s'il y a encore à gratter
Les automobilistes lassés du 80 et des radars
Les militaires a qui on met des coups sur la courge avec l'algérie mais que grace à louvois on ne peut pas payer
Les flics qui fatiguent

Plus quelques autres...
Heureusement on a diminué le pris du permis de chasser pour 100 000 chasseurs.
On va arroser la banlieue... comme d'habitude.
Pour les vrais riches ils ne sont plus là donc non concernés...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Dim 04 Nov 2018, 12:38

D’après un sondage Ifop, si les élections européennes de mai 2019 avaient lieu ce dimanche, La République en marche (LREM) et le Rassemblement national (RN, ex-FN) arriveraient en tête devant Les Républicains (LR).
La République en marche (LREM) et le Rassemblement national (RN, ex-FN) sont au coude-à-coude, avec selon les hypothèses 19 % à 21 % d’intentions de vote aux élections européennes de mai 2019, selon un sondage Ifop diffusé dimanche.

Créditée de 20 % d’intentions de vote, la liste RN gagne 3 points par rapport à une précédente enquête fin août, alors que celle de LREM et du MoDem reste stable, également à 20 %, dans l’hypothèse où Ségolène Royal ne conduirait pas la liste socialiste.
Si le scrutin devait se dérouler dimanche, le duo de tête devancerait la liste des Républicains (LR), créditée de 14 % (-1), et plus nettement celle de La France insoumise (LFI) en perte de vitesse à 11 % (-3), selon cette enquête pour La Lettre de l’Expansion.
Viennent ensuite la liste EELV conduite par Yannick Jadot (7 %, -0,5), devant celles de Debout la France (6,5 %, =) et du Parti socialiste (6 %, =).
Les listes du Parti communiste conduite par Ian Brossat (+1), de Générations (=), et de l’UDI conduite par Jean-Christophe Lagarde (+0,5 %) sont créditées de 3 % chacune.
La liste UPR de François Asselineau (1,5 %, +1), du NPA (1 %, -1) et des Patriotes conduite par Florian Philippot (1 %, =) ferment la marche.
Dans l’hypothèse où Ségolène Royal conduirait la liste PS, celle-ci recueille 7,5 % d’intentions de vote au lieu de 6 %. La liste LREM perd un point à 19 %, celle du Rassemblement national en gagne un à 21 % et celle des Républicains en perd un à 13 %.

Enquête réalisée en ligne du 30 au 31 octobre auprès d’un échantillon de 1 003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.
https://www.ouest-france.fr/politique/elections/elections-europeennes/sondage-lrem-et-le-rn-au-coude-coude-aux-elections-europeennes-6050925
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Jeu 13 Déc 2018, 11:26

Les (nombreux) députés européens RN (FN) déjà à Strasbourg n’y font rien sinon prendre l’oseille. Ce sondage prédit donc une prime à la rien-branlitude et encore moins de députés français pour bosser, et aussi défendre les intérêts de la France, au Parlement européen. Et après, les mêmes (celles et ceux qui ne branlent rien) seront les premiers à brailler au nom de la souveraineté de la France…

Citation :
Le Rassemblement national (ex-FN), crédité de 24 % d'intentions de vote, arriverait largement en tête des élections européennes devant La République en marche (18 %) si le scrutin avait lieu dimanche, selon un sondage Ifop diffusé jeudi.

Le duo de tête devance nettement la liste des Républicains (LR), qui recule à 11 %, et celle de La France insoumise (9 %), selon cette enquête pour le quotidien L'Opinion. La liste Debout la France (8 %) et celle d'Europe Écologie-Les Verts (8 %) font jeu égal, tandis que celle du Parti socialiste dévisse à 4,5 %. Elle est désormais talonnée par celle de Génération·s (3,5 %), devant les centristes de l'UDI (3 %).
Viennent ensuite la liste du Parti communiste (2,5 %), une liste Résistons conduite par Jean Lassalle (2,5%), devant celles des Patriotes de Florian Philippot, stable à 1 %, et de l'UPR (0,5 %).

Le sondage réalisé avant les annonces sociales d'Emmanuel Macron lundi ne proposait pas une éventuelle liste Gilets jaunes pour le scrutin. Le scrutin européen doit avoir lieu dans plus de cinq mois, fin mai 2019.
Sondage réalisé en ligne du 7 au 10 décembre auprès de 938 personnes de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
https://www.lepoint.fr/politique/europeennes-le-rn-largement-en-tete-des-intentions-de-vote-devant-lrem-13-12-2018-2278958_20.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Sam 15 Déc 2018, 13:39

Gilets Jaunes : la revanche des « Gaulois réfractaires »
11 DÉCEMBRE 2018 | POLÉMIA

Par Etienne Lahyre, haut fonctionnaire, analyste politique ♦️ Mercredi 29 août 2018, Emmanuel Macron avait comparé les Français à des « Gaulois réfractaires ». Force est de constater que les Gaulois ont décidé de faire honneur à leur réputation !

Au terme du cycle électoral de 2017, le parti de la mondialisation avait réussi un tour de force inédit, consistant à se présenter pour la première fois à visage découvert, par le truchement d’Emmanuel Macron, à tirer profit d’un coup d’état des médias et des juges dirigé contre le candidat de la droite parlementaire, et à accéder au pouvoir sans coup férir grâce à la complicité involontaire de sa meilleure alliée objective, Marine Le Pen. Ses opposants étaient sonnés: l’élection avait été volée au peuple, mais celui-ci s’était retiré sur l’Aventin, lassé de perdre systématiquement toutes les élections, hormis le référendum de 2005, dont le résultat avait été annulé par la forfaiture du Parlement qui autorisa en 2008 le Président de la République à ratifier le Traité de Lisbonne. Et le parti de la mondialisation d’espérer secrètement que sa propagande nourrie ait rendus amorphes ces Gaulois réfractaires qu’il méprise : « Il n’y a pas d’alternative possible ! », est-ce bien clair ? « Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les Traités européens » avait rappelé M. Juncker. Les Gaulois étaient devenus des Gallo-Romains, les Français des citoyens de l’Union européenne.

L’émergence des trois France
Le proconsul Macron pensait pouvoir mettre aisément en œuvre ce que ses mandants attendaient de lui : une politique dictée par les « grandes orientations de politique économique » (GOPE) établies annuellement par la Commission de Bruxelles à l’attention de chaque Etat membre, et inspirée par les choix idéologiques des élites mondialisées dont le but ultime est le démantèlement des souverainetés nationales en vue de parvenir à un monde sans frontière, dominé par les multinationales, un monde peuplé exclusivement de consommateurs déracinés et déopolitisés. Un monde post-national et post-démocratique.

Pour cela, le parti de la mondialisation mène depuis près de cinquante ans une impitoyable lutte des classes. Celle-ci a débuté après le grand malentendu de mai 1968 : les incantations des Cohn-Bendit, Geismar et autres Goupil ont été vaines ; la « convergence des luttes » n’a jamais eu lieu. Certains étudiants voulaient faire la révolution. Les ouvriers, eux, voulaient de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaires. Et le prolétaire, incarnation de l’homme nouveau, est devenu dans la presse anarchiste et libertaire, le plouc réactionnaire et raciste, rétif au changement et au sens de l’histoire ; le beauf de Cabu et le Dupont-Lajoie d’Yves Boisset. La disqualification intellectuelle et morale des classes populaires avait débuté. Mais, le PCF de Georges Marchais, qui appelait à « produire français» et à « stopper l’immigration officielle et clandestine » parvenait, dans les années 1970, à maintenir celles-ci dans le giron électoral de la gauche. Les ouvriers contribueront ainsi grandement à l’alternance de 1981.

Une fois au pouvoir, les « socialistes » vont une nouvelle fois être les « gestionnaires loyaux des affaires du capitalisme », selon la formule de Léon Blum. Après avoir tenté une politique de relance maladroite en 1981-82, le PS entreprend, au nom de la préservation du Système Monétaire Européen, le tournant de la rigueur en 1983. De là date la vraie rupture entre la gauche de gouvernement et les classes populaires. La politique du franc fort a accru la désindustrialisation et dégradé la compétitivité de l’économie française ;dans les sociétés non financières, la part des salaires dans la valeur ajoutée brute chute passe de 74% en 1982 à 65% en 1989 ; des territoires entiers, dans lesquels les ouvriers avaient pu accéder à la propriété foncière notamment grâce aux augmentations de salaires consenties après les accords de Grenelle, ont été ravagés économiquement et socialement. Parallèlement, du fait notamment de sa tertiarisation, l’activité économique se concentre dans les grandes métropoles, tandis l’immigration de peuplement encouragée par la gauche, la nébuleuse associative et les grands patrons s’accroit.

Ce retour en arrière sur les décennies 1970 et 1980 est crucial car tous les éléments de la crise d’aujourd’hui s’y trouvent. Commencent en effet, à émerger culturellement, politiquement et socialement les trois France que Christophe Guilluy décrit dans La France périphérique :

Les métropoles mondialisées et gentrifiées, modèle libéral de la « société ouverte », et futurs bastions du macronisme ;
Les banlieues ethnicisées adhérant à un système de valeurs en opposition à l’évolution culturelle et sociétale des grandes métropoles ;
La France périphérique regroupant les catégories populaires d’origine française ou d’immigration européenne ancienne.
Une réaction à « la révolte des élites »
C’est dans la décennie 1990 que les conséquences politiques et électorales de ces basculements deviennent visibles. En 1989, la droite conduite par Jacques Chirac réalise le grand chelem en remportant les vingt arrondissements de Paris lors des élections municipales ; Marie-France Stirbois est triomphalement élue député à Dreux dans le cadre d’une élection législative partielle. En 1995, la droite voit ses positions s’effriter et perd 6 arrondissements à Paris ; Marie-France Stirbois perd, nettement, les élections municipales de Dreux. Et en 2001, la gauche remporte la mairie de Paris ; Mme Stirbois, quant à elle, a quitté Dreux, sachant pertinemment qu’elle ne pourra plus jamais être élue dans une ville comportant une aussi forte population d’origine immigrée.

Paris et Dreux sont respectivement les symboles de la France des métropoles et de la France des territoires africanisés. Les Français de souche en ont été chassés, pour des raisons économiques et pour des raisons culturelles. Le vote FN, essentiellement urbain dans les années 1980 et au début des années 1990, devient périurbain dans les années 2000 ; il est désormais principalement rural. Initialement vote politique, de droite, il est devenu au fil du temps un vote sociologique et géographique de Français de souche, non urbains, membres des catégories populaires et moyennes, travaillant dans les branches non tertiarisées de l’économie. Les fameux « perdants de la mondialisation », dont beaucoup sont devenus des travailleurs pauvres.

Depuis 1983, les politiques menées suivent la même inspiration néo-libérale. Tous les traités européens signés depuis cette date obèrent les marges de manœuvre des Etats Nations : les solutions classiques de politique monétaire ou budgétaire ne sont plus possibles dans le cadre d’une monnaie unique, l’Euro (structurellement surévalué pour l’économie française), et du pacte de stabilité, renforcé par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire, entré en vigueur en 2013.

Par ailleurs, la montée en puissance économiques des grandes villes a été amplifiée par les évolutions institutionnelles, parachevées par les lois MAPAM et NOTRe, créant le statut de métropole. La métropolisation bénéfique à tous est à l’aménagement du territoire ce que la théorie du ruissellement est à l’économie, une chimère.

Les politiques économiques et d’aménagement du territoire sont profondément inégalitaires et aggravent la fracture sociale et territoriale.

Non contents d’être chassés des grandes villes et de leurs banlieues, les nouveaux habitants de la France périphérique, qui n’ont souvent pas d’autres solutions de mobilité que la voiture individuelle, et qui roulent en Diesel, sont accusés d’être des pollueurs. Au discrédit culturel, à la relégation sociale, s’ajoute une mise au ban environnementale. L’oligarchie Kerosen, qui passe son temps en avion pour ses loisirs, morigène la France Gasoil qui attend avec angoisse chaque fin de mois.

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », le mépris des classes s’exprime sans complexe sur les réseaux sociaux : “Ils trouvent que le Diesel coûte trop cher ? Qu’ils se payent une Tesla !”, telle semble être devenue la boutade préférée des partisans du pouvoir. Les « élites » se crispent, elles n’hésiteraient plus à qualifier une bonne partie de leurs compatriotes de « ramassis de gens déplorables », à la manière d’Hillary Clinton. Et ce sont les Cohn-Bendit et les Goupil qui sont désormais en première ligne : ils étaient révolutionnaires en 1968, ils sont le parti de l’ordre aujourd’hui. Quoi de plus normal, puisque ce sont leurs héritiers intellectuels qui ont pris le pouvoir : le macronisme est sans doute l’expression la plus aboutie de l’idéologie de la déconstruction. De la PMA « pour tous » à la souveraineté européenne, il y a une cohérence dans la logique du Président de la République : celle-ci consiste à briser tous les liens qui unissent les Français à leur héritage familial ou national. Le macronisme est un déracinement, c’est une table rase. Ce n’est qu’un avatar de la sempiternelle guerre menée par les nomades contre les sédentaires.

Quand Macron s’attaque à l’ISF, c’est sa partie assise sur les valeurs mobilières qu’il supprime, le patrimoine immobilier demeure taxé. Le capital est mouvant, fluide, il n’a pas ni patrie, ni attachement, comme Macron. Le fonciera une histoire, souvent familiale, il se transmet, il représente le temps long. Ce lien entre les générations d’une même famille que le chef de l’Etat, qui se targue de n’être « héritier de personne », veut briser.

Macron a eu au premier tour le soutien massif de la France des métropoles ; puis, au second tour, celui unanime des banlieues de l’immigration. Paris, puis Dreux. Les villes où règne la libre circulation des capitaux, puis celles qui sont le produit de la libre circulation des hommes.

Et nos « gilets jaunes » ont réagi. Vaincus dans les urnes une nouvelle fois, alors que la France périphérique représente 90% des communes et 61% de la population. Que plus d’un Français sur deux vit dans une commune de moins de 10.000 habitants. Mais, Marine Le Pen n’est pas Donald Trump. Le scrutin majoritaire à deux tous n’est pas le vote du collège électoral des Etats fédérés américains. Ils savent qu’en France, ils ne peuvent pas gagne les élections, dans le cadre partisan actuel. Alors, ils ont réagi différemment. Comme aux Etats-Unis, ils ont protesté contre un système fiscal qui avantage les plus aisés, contre une immigration illégale galopante facteur de criminalité, qui fait pression à la baisse sur les salaires et met les « natifs » au chômage, contre ces médias qui les ignorent et les méprisent, et leur préfèrent les jeunes issus de l’immigration, latinos aux Etats-Unis, africains en France. La forte augmentation du prix de gasoil en 2018, ainsi que la hausse annoncée de la taxe intérieure de consommation sur les produits de l’énergie (dont il est d’ailleurs probable qu’elle ne soit affectée que très partiellement au financement de la transition énergétique si l’on en croit ce rapport sénatorial : http://www.senat.fr/rap/a17-113-1/a17-113-1.html?fbclid=IwAR1a7BmE6mCeiKLaVFVu4P3t9lvexL2hku8lUda1eIpQTff3_UORzvKkZBg) ont été les catalyseurs de l’expression d’une colère aussi justifiée qu’ancienne. Le moratoire annoncé par le premier ministre ne répond en rien aux motifs de cette colère.

Vers un scénario à l’Italienne ?
La France périphérique est l’équivalent de « l’Amérique du milieu », selon l’expression de Christopher Lasch, qui désigne à la fois les Etats non côtiers et la classe moyenne américaine. C’est l’Amérique qui a élu Donald Trump. Celui-ci n’a emporté la victoire que grâce au renfort des Etats de la « Rust Belt », qui votaient traditionnellement démocrate. Les « Trump’sDemocrats » du Michigan ou du Wisconsin sont issus de la classe ouvrière blanche : ils ne se sont pas « droitisés », ils ont été abandonnés par le parti démocrate. Ils conservent, sur les questions économiques et sociales, un tropisme de gauche.

En Italie, une coalition rassemblant populistes de gauche et de droite gouverne. Le premier ministre, Conte, et le ministre de l’Intérieur, Salvini, sont les responsables politiques les plus populaires du pays.

Le parti de la mondialisation a rassemblé la bourgeoisie qui lit le monde et celle qui lit le Figaro ; le bloc bourgeois est uni. Aujourd’hui autour de Macron, demain autour de celui qui serait éventuellement mieux placé que lui pour défendre ses intérêts. Il bénéficie au deuxième tour du soutien de ses supplétifs immigrés. Comme aux Etats-Unis, les minorités se rejoignent contre l’archipel central, sociologiquement majoritaire.

Dans la chronique consacrée au second tour de l’élection présidentielle de 2017, nous appelions de nos vœux à constituer un mouvement intitulé « En France ! », symétrique à « En marche » pour défendre et unifier l’archipel central français ; pour rassembler la France périphérique et lui permettre, enfin, de conquérir le pouvoir. Pour cela, nous insistions sur le rejet du clivage droite-gauche, de plus en plus obsolète politiquement, et en tout état de cause inopérant électoralement.

Les élections européennes de mai 2019 doivent être l’occasion de lancer « En France ! ». Les enquêtes actuelles laissent en présager une érosion des macronistes, du fait de l’impopularité présidentielle, un score en retrait de la France Insoumise (ce qui est prévisible : son électorat, pour une large partie d’origine immigrée, ne vote pas aux élections européennes), et un bon score pour le rassemblement national. Tous les ingrédients sont réunis pour que le scénario de 2014 se reproduise, et que le RN soit, à nouveau, désigné comme l’opposant principal au parti de la mondialisation. Si tel devait être le cas, 2022 verrait à nouveau celui-ci s’imposer, quel que fût son candidat. Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter cela, en créant les conditions d’une nouvelle configuration politique : les « Gilets jaunes »expriment de manière confuse et désarticulée certaines revendications que la majorité silencieuse regrette de ne pas voir regroupées au sein d’une même plate-forme électorale. Des revendications disparates, d’inégale pertinence, mais qui aspirent à la restauration de la « Common Decency », face aux extravagances et aux privilèges des « incroyables et merveilleuses » de la France des métropoles, et face à l’impunité et à la colonisation à rebours de la France des banlieues.

Le mouvement est là, spontané, prêt à être structuré. Il lui manque une incarnation, un visage, un homme providentiel. « Gaulois réfractaires » recherchent Vercingétorix désespérément…

Etienne Lahyre
11/12/2018
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Sam 22 Déc 2018, 10:34

à propos de Polémia (post précédent) un point de vue
https://fr.wikipedia.org/wiki/Réinformation#Polémia
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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Sam 22 Déc 2018, 10:34

Sondage avec ou sans liste ‘gilets jaunes’
Concours du plus beau gadin : le gilet jaune mal assumé Laurent Wauquiez (LR) passe en tête.
EELV ‘Objectif 15% sans alliance (Jadot)’ et PS à égalité pas loin du seuil 5%
LR et PS, il y a 2 ans encore partis dominants, cumulent au plus 15% des voix.

Rassemblement National : 21%, LRM/MoDem : 19%
France Insoumise : 10,5%, Les Républicains : 8%, ‘Gilets jaunes’ : 8%
Debout la France : 7%, PS : 6%, EELV : 6%
NPA : 3,5%, Génération.s : 3%, UDI : 2%, Lassalle : 2%,
PCF : 1%, Patriotes : 1%, UPR : 1%

Rassemblement National : 24%, LRM/MoDem : 19%
France Insoumise : 11,5%, Les Républicains : 8%
Debout la France : 7%, PS : 7%, EELV : 6,5%
Générations.s : 3%, Lassalle : 3%, UDI : 2,5%, NPA : 2,5%
PCF : 2%, Patriotes : 1%, UPR : 1%

Le sondage a été réalisé par Internet les 19 et 20 décembre auprès d'un échantillon de 995 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquels 926 personnes inscrites sur les listes électorales. L'intention de vote a été établie sur la base de 596 personnes se déclarant certaines d'aller voter.
https://www.lepoint.fr/societe/sondage-si-les-gilets-jaunes-presentaient-une-liste-aux-europeennes-21-12-2018-2281341_23.php
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sondages Européennes 2019   Sam 22 Déc 2018, 14:00

Les 8% des Gilets jaunes venant donc de:

3% RN
1% LFI
1% PS
1% NPA
1% Lassalle
1% PCF
0,5% UDI
0,5% EELV
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