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 Le clash du Brexit n'aura pas lieu

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Salamandre

Salamandre

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MessageSujet: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 25 Sep 2018, 05:57

Rappel du premier message :

Comme a dit Michel Barnier, les Britanniques veulent la solution norvégienne avec les contraintes canadiennes, ils veulent faire leur marché dans l’union mais se dispenser des disciplines qui vont avec, bref ils veulent faire leur choix dans le catalogue des libertés et des règlements qui organisent le marché unique et l’union douanière. Au détriment des 27.
Il n’y aura donc pas d’adoption d’une solution existante, ni solution norvégienne car trop intégrationniste aux yeux des brexiters durs, ni solution canadienne car il y a un acquis que le Royaume-Uni ne veut pas perdre.

Un pari :
Le Brexit aura lieu formellement à la date prévue. On se contentera d’une déclaration de principes suffisamment vague pour ne mobiliser personne. Car l’accord final est hors de portée dans les délais. On va vers un « accord » qui renverra à plus tard la solution des problèmes qui fâchent : il n’y aura ni accord sur le plan (Chequers) de T. May, ni plan B, ni sortie sans accord.
On s’oriente ensuite vers le scénario d’une transition sans fin, d’abord avec l’accord sur la transition de 18 mois, renouvelable autant que nécessaire.
La Turquie négocie son entrée depuis les années 60, le Royaume-Uni négociera sa sortie jusqu’à …. une date indéfinie.  

Inspiré de :
https://www.telos-eu.com/fr/brexit-sauver-les-britanniques-deux-memes.html
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Salamandre



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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Ven 15 Fév 2019, 10:05

It's a mess

Brexit : Theresa May joue la montre et perd un nouveau vote à Westminster
A six semaines de la date prévue du divorce avec l’UE, les députés ont rejeté la motion pour permettre au gouvernement de renégocier l’accord avec les Européens.
Par Philippe Bernard, 14.02.2019

A 43 jours de la date fixée pour le Brexit, la position – déjà fragile – de la première ministre britannique, Theresa May, dans la négociation avec Bruxelles s’est à nouveau effritée, jeudi 14 février. Elle, qui s’est targuée, voici deux semaines, de suivre une démarche soutenue par une « majorité conséquente et durable » au Parlement, a subi un énième camouflet au Parlement de Westminster.
Par 303 voix contre 258, les députés ont refusé une motion soutenant sa démarche dans les discussions sur le Brexit. Le vote résulte de l’opposition conjuguée d’élus proeuropéens et europhobes. Il intervient précisément au moment où Theresa May cherchait à montrer à l’Union européenne (UE) qu’elle dispose d’un soutien parlementaire en faveur d’une révision de l’accord accepté le 25 novembre 2018, par les Vingt-Sept et par Theresa May, mais massivement rejeté par les députés britanniques le 15 janvier.
Devant cette impasse, la première ministre a changé son fusil d’épaule. Elle a cessé de défendre le « backstop » irlandais – clause qui maintient le Royaume-Uni dans l’union douanière européenne pour éviter le retour d’une frontière en Irlande et qui focalise les oppositions à Westminster. Mais sa promesse de renégocier cette disposition avec les Européens en trouvant d’introuvables « solutions alternatives » se heurte à une fin de non-recevoir de la part de l’UE.

Panique du « no deal » pour jouer la montre
Alors que les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent, tout comme les prévisions alarmantes sur les conséquences d’une sortie de l’UE sans accord (« no deal »), la première ministre semble n’avoir plus d’autre stratégie que de jouer la montre. Elle miserait sur la panique du « no deal » pour arracher aux députés un vote favorable à son accord à quelques jours de la date fixée pour le divorce, le 29 mars. Un sommet européen prévu les 21 et 22 mars servirait de date butoir.
Révélée le 12 février, une conversation privée tenue par le chef négociateur britannique, Olly Robbins, au bar d’un hôtel de Bruxelles, et captée par un journaliste de la chaîne ITV, confirme ce scénario. A la fin du mois de mars, Theresa May mettrait le Parlement devant un choix : approuver son texte ou solliciter de l’UE un report long de plusieurs mois de la date du Brexit. Une éventualité que redoutent bien des députés dont les électeurs ne comprennent pas pourquoi le Brexit qu’ils souhaitent n’est toujours pas effectif.
A Westminster, mardi 12 février, Theresa May a invité les députés à « maîtriser leurs nerfs », tout en leur demandant d’attendre le 27 février pour un vote substantiel sur la stratégie à suivre, qui devait avoir lieu le 14. « “Pas de nouvelles” ne signifie pas toujours “bonnes nouvelles”. Les Vingt-Sept attendent toujours des propositions concrètes et réalistes de Londres pour sortir de l’impasse sur le Brexit », a tweeté ensuite Donald Tusk, président du Conseil européen, démentant les efforts de Londres pour tenter d’accréditer l’idée selon laquelle des négociations se poursuivent.

Persistante rébellion
Dans ce jeu d’ombres, Theresa May continue d’agiter la menace d’un « no deal », prétendument pour faire pression sur Bruxelles, mais surtout pour calmer l’aile droite europhobe de son parti dont certains éléments souhaitent une rupture radicale avec l’UE et ses règles sociales et environnementales.
Là se trouve la source du vote hostile de jeudi : les proeuropéens, qu’ils soient travaillistes ou conservateurs, veulent à tout prix empêcher un tel « no deal », qu’ils jugent « catastrophique », et ont voté contre la motion de soutien à la démarche de Theresa May. Ils ont été rejoints par des élus ultra pro-Brexit qui reprochent à l’inverse à ce texte d’incorporer un vote antérieur des Communes excluant l’hypothèse d’un « no deal ».
En s’abstenant, 67 députés conservateurs (sur 317) ont refusé leur confiance à Theresa May. Persistante, cette rébellion laisse mal augurer du soutien dont la première ministre aura besoin, au final, pour résoudre la quadrature du cercle qu’est devenu le Brexit dans le champ politique purement britannique.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/14/brexit-theresa-may-fragilisee-dans-les-discussions-avec-l-ue-par-une-defaite-au-parlement_5423618_3210.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 04:50

On peut tourner la question à sa guise.

Nous sommes dans un divorce qui se passe mal à défaut de réussir l'union on va pourrir la séparation.

Le but pour l'institution européenne est alors que la situation en interne se complique de faire en sorte de décourager d'autres pays de quitter le titanic.

Les conséquences à plus ou moins long ou court terme sont sans importance, pour l'instant il faut mettre au pas les dangereux populistes qui ont de mauvaises idées.

Je laisse le soin aux spécialistes des archives du forum de retrouver mes interventions prévoyant que l'affaire des migrants serait un déclencheur de l'éclatement de l'Europe... nous y sommes.
Il est possible d'ajouter dans les causes de mécontentement les directives européennes contraires aux lois ou traditions nationales qui n'ont aucune utilité pratique dans le bon fonctionnement du système si ce n'est de mécontenter inutilement les populations locales.

Poser des problèmes aux Anglais est une chose, se prendre des chocs en retour en est une autre. lorsque l'on ne comptabilise que les coups portés à l'adversaire en oubliant ceux que l'on reçoit le bilan n'est pas toujours aussi brillant que l'on le pensait.

Ne parlons pas de l'aspect moral de la chose, la morale et la politique sont antinomiques.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 11:44

Je suis heureux de lire que les pro Brexit commencent a percevoir que le Brexit aura des conséquences négatives pour les GB. Ils y a 2 ans ces mêmes personnes nous disaient que le Brexit allait être très bénéfique pour le Royaume Uni...on peut en effet aller relire leurs messages.

Sur le fonds des négociations de sortie il faudra se rappeller de quelques faits:
Le Royaume uni a construit l EU avec nous depuis 1972.
Certains pays comme la Norvège bénéficient du marché ouvert du l UE alors qu’ils n’en sont pas membres. Pour cela la Noverge verse tous les ans une dizaine de millards d’euros à l UE.
Alors pourquoi le Royaume Uni bénéficierai d’un accord de libre échange avec lUE sans payer?
Cette proposition a été faite à Mde May qui la refusé
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coufsur

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 12:00

Pour les Britanniques, ce qui coince avec le Bretix c'est la frontière nord-irlandaise.
Pour ce qui est de l'économie, les britanniques ont obtenu ce qu'ils voulaient avec la transformation ce la CEE (préférence communautaire, but d'autosuffisance) en Union Européenne "marché de libre circulation des biens, des personnes, des services, des capitaux".
Il n'y a que la libre circulation des personnes qui les fait tiquer.
Donc, ils sortent du "machin" mais y laissent les règles de fonctionnent "aux petits oignons" pour eux.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 12:18

Les 7000 licenciées du North Sluberland, et ceux à venir ça pèse très très lourds.

Savez vous que l’autorité des marchés financiers française croule sous les demandes d’établissements financiers londoniens qui déplacent leur siège et leurs équipes à Paris pour cause de Brexit?

Même chose à Francfort et Luxembourg.

Vous croyez que Mde May se réjouit de ce fait ?

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 15:14

C'est merveilleux de constater comment des gens sur ce forum sont au fait des tractations les plus confidentielles...

Pour ma part j'ai toujours constaté que dans les combats à la con les deux protagonistes s'en sortent rarement indemnes... qui a le plus à perdre est une bonne question surtout dans une perspective à moyenne et longue échéance.

J'ai la vague impression que l'actuelle gesticulation des autorités européennes n'est pas favorable à un apaisement de la situation générale bien au contraire.

Finalement l'Europe pourra acheter des avions au Brésil, de la viande en Argentine, des nems en Chine mais rien chez les Anglais... peut être serait il nécessaire de préciser les causes de ces interdictions.

NB heureusement grace à l'Europe nous n'avons pas d'usine automobile fermée en France... pas comme ces Anglais qui sont à la dérive.
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coufsur

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 18:23

thierry a écrit:
Les 7000 licenciées du North Sluberland, et ceux à venir ça pèse très très lourds.

Savez vous que l’autorité des marchés financiers française croule sous les demandes d’établissements financiers londoniens qui déplacent leur siège et leurs équipes à Paris pour cause de  Brexit?

Même chose à Francfort et Luxembourg.

Vous croyez que Mde May se réjouit de ce fait ?


Le taux de chômage au Royaume-Uni est au plus bas depuis plus de 40 ans.

"l’autorité des marchés financiers française croule sous les demandes d’établissements financiers londoniens", vos sources ?

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ce serait la panique à la City par rapport au Bretix, car avec le principe de libre circulation des capitaux tout beigne pour la finance, où qu'elle soit.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 16 Fév 2019, 21:47

Mes sources : l AMF elle même, qui ne traite plus les demandes des entreprises françaises et qui te dit qu’elle a le Brexit à gérer et c’est prioritaire.

Sur la situation si brillante en GB, faut appeler Mde May et M Corbyn ils ont pas l’air au courant

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 08:21

Texte datant de janvier 2019

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David Cayla : «Le risque du ''no deal'' vient de l'incapacité de l'Union européenne à négocier»
Par Etienne Campion Mis à jour le 16/01/2019 à 20:55



FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'économiste David Cayla analyse les raisons du rejet de l'accord sur le Brexit par le Parlement britannique. Pour lui, si le Royaume-Uni s'oriente vers la perspective d'un « no deal », c'est avant tout parce que l'Union européenne est incapable de revenir sur ses conditions.
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David Cayla est économiste, maître de conférences à l'université d'Angers. Il est l'auteur, avec Coralie Delaume, de La Fin de l'Union européenne (Michalon, 2017), et son dernier ouvrage s'intitule L'économie du réel (De Boeck supérieur, 2018).
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FIGAROVOX.- Ce 15 novembre, le Parlement britannique a massivement rejeté l'accord de Theresa May sur le Brexit. Pouvez-vous revenir sur la nature de ce «deal»? Pourquoi a-t-il été rejeté par le Parlement?

David CAYLA.- Ce «deal» était le produit du rejet des propositions de Theresa May au sommet de Salzbourg le 17 novembre dernier. Des propositions y avaient été faites par la partie européenne et la partie britannique, Theresa May y avait présenté son projet, qui avait été unaniment rejeté. D'ailleurs on avait déjà parlé d'humiliation pour Theresa May à l'époque. À partir de ce moment, les Européens se sont unis pour imposer à Theresa May l'ensemble de leurs conditions. Ces conditions sont de deux ordres. D'abord une phase de transition est prévue à partir du moment où le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 29 mars, avec environ deux années de négociations concernant les futures relations du pays avec Bruxelles, jusqu'à fin 2020. Pendant cette période, le Royaume-Uni devra continuer de respecter les règles de l'Union européenne, de payer sa contribution, d'être dans le système de la PAC: en réalité, pendant ce temps, rien ne changera pour le Royaume-Uni. Mais derrière cela il y a la perspective d'une refondation des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

L'Union européenne est incapable de négocier.
Cette période de transition est compréhensible, il est logique et audible qu'on ne quitte pas l'Union européenne comme cela, d'un simple claquement de doigts. Cependant cette période de transition n'est pas favorable au Royaume-Uni qui ne participe pas aux décisions de l'Union européenne mais doit continuer de payer et de respecter ses règles.
Le problème tient à ce qu'il se passera après 2020. Un protocole a été mis en place sur la question de l'Irlande pour après 2020: il s'appelle «filet de sécurité» ou «backstop». Ce protocole prévoit qu'il ne doit pas y avoir de frontières entre l'Irlande du Nord et la République irlandaise, pas non plus entre la République irlandaise et le Royaume-Uni. Pour cela, on propose au Royaume-Uni qu'il continue de participer à une union douanière avec l'Union européenne. Rappelons qu'une union douanière n'est pas un traité de libre-échange: cela signifie que non seulement il y a libre circulation des marchandises mais qu'en plus le Royaume-Uni ne peut pas négocier des accords commerciaux avec d'autres pays, puisqu'il doit avoir des tarifs douaniers qui soient les mêmes que ceux de l'Union européenne. Cela veut donc dire que l'Union européenne pourra signer des accords commerciaux auxquels les Britanniques devront se soumettre pour rester dans l'union douanière.
Par ailleurs, il faut noter le fait que l'Irlande du Nord restera entièrement dans le marché unique et devra se soumettre à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, et de la même façon les Britanniques devront continuer de respecter un certain nombre de règles européennes contrôlées par une autorité ad hoc composées de membres de l'Union européennes et des Britanniques.
Ce qui veut dire que, après 2020, pour garantir le non-retour d'une frontière avec l'Irlande du Nord, les Britanniques devront continuer de respecter les règles du marché unique et ne seront plus souverains en matière commerciale. C'est précisément cela qui bloque l'accord du Parlement britannique. De même que ce «backstop» ne peut être remis en cause qu'avec l'accord conjoint des deux parties: si l'Union européenne le refuse, le Royaume-Uni ne pourra plus jamais sortir de l'union douanière.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 08:24

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Est-ce à dire que l'Union européenne profite de son rapport de force favorable dans la négociation de l'accord avec le Royaume-Uni?
C'est à mon sens encore plus compliqué que cela. Je pense que l'Union européenne est incapable de négocier. Ce que nous avons vu avec la Grèce en 2015 se reproduit avec le Royaume-Uni. Il fut de bon ton d'admirer la cohésion de l'Union européenne face à la Grèce et, face au Royaume-Uni depuis 2016, mais cette cohésion repose sur l'idée qu'il faut que la partie adverse se soumette à l'ensemble des conditions de l'Union européenne. Le problème de l'Union européenne tient au fait que, dans sa structure même, elle n'a pas de pouvoir politique légitime, donc elle ne peut pas transgresser ses propres règles.

Les Britanniques n'ont pas fait le Brexit pour sortir formellement de l'Union européenne et en garder les règles, ils l'ont fait pour retrouver leur souveraineté.
Dans les négociations, elle demande mécaniquement à ce que ses propres règles s'appliquent sans le sens diplomatique qui conviendrait - «c'est ça ou rien!» - donc en réalité il ne s'agit pas du tout d'une négociation. On entend d'ailleurs au lendemain du vote Donald Tusk et Jean-Claude Juncker expliquer qu'il n'y avait que cet accord possible, qu'il n'y aura pas d'autres négociations. Ils disent cela car c'est le seul accord possible qui respecte strictement toutes les règles. Si le Royaume-Uni ne doit pas avoir de frontière entre l'Irlande du Nord et la République irlandaise, alors il faut que le Royaume-Uni reste dans le marché unique dans son ensemble: l'obstination pour ce schéma montre que l'Union européenne fait preuve d'une absence totale de sens politique.
Car qu'est-ce que «la politique»? Ce n'est pas l'art du possible, mais plutôt l'art de rendre possible ce qui est nécessaire. Or, là, une chose est nécessaire: respecter le vote des Britanniques. Ils n'ont pas fait le Brexit pour sortir formellement de l'Union européenne et en garder les règles, ils l'ont fait pour retrouver leur souveraineté: derrière le Brexit il y a l'idée de retrouver une souveraineté sur les accords commerciaux et sur les règles intérieures du pays… C'est précisément cela qui est empêché par le «backstop».

Cela veut-il dire que le problème est insoluble? Que pourrait-il arriver pour que ce que vous décrivez change?
Le problème est que l'Union européenne ne parvient structurellement pas à négocier des accords politiques. Pour que les deux parties se satisfassent d'un accord, il faudrait déjà que les intérêts britanniques soient compris. Désormais il faut inventer une nouvelle manière de procéder, de refaire ce qui avait été en partie fait avec des aménagements, comme ce fut déjà le cas pour le Royaume-Uni qui ne voulait pas entrer dans l'euro.
Mais pour cela il faudrait au sein de l'Union européenne une autorité politique capable de comprendre que la question irlandaise est particulièrement sensible et qu'il faudrait éviter qu'un conflit redémarre… Il faut trouver une solution mais les Européens refusent de l'imaginer car personne ne véritablement tient la barre. Car l'Union européenne est enserrée dans un système extrêmement régulé, et par définition, quand il y a des règles il n'est pas possible de les dépasser.

Quels sont les risques du «no deal»?
Ces risques sont élevés. Et le «no deal» déstabiliserait énormément de choses pour les Britanniques, notamment pour le commerce, à court terme. Mais les Britanniques pourront progressivement en profiter pour retrouver une forme de souveraineté et faire naître quelque chose de positif pour leur économie à moyen terme.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 08:26

.../...

La France n'a pas hésité à jouer le jeu dangereux de pousser vers des accords très fermes. Tout cela nuira en dernière instance à nos exportations et à notre industrie.
En revanche, pour la France et l'Allemagne par exemple, il s'agira concrètement d'un coût net. La France dégage son plus important excédent commercial avec le Royaume-Uni et il va sans dire que le «no deal» serait une très mauvaise nouvelle pour notre industrie qui est déjà en très mauvais état.
La France doit donc en toute logique essayer de préserver ses relations avec un pays avec lequel elle dégage des excédents commerciaux. Airbus, par exemple, dépend d'une importante partie britannique, notamment en raison des moteurs qui sont produits là-bas. S'il y a un blocage des flux commerciaux entre le Royaume-Uni et la France, cela posera indéniablement problème à la France. Par ailleurs, le Royaume-Uni est une puissance nucléaire et une armée importante en Europe avec laquelle on doit conserver des accords diplomatiques et militaires certains.
Or la France est apparue comme jouant contre les intérêts britanniques et la possibilité d'un accord pragmatique. Emmanuel Macron a été très dur avec le Royaume-Uni, avec en tête l'idée qu'on allait pouvoir récupérer les services financiers de la City. La France n'a donc pas hésité à jouer le jeu dangereux de pousser vers des accords très fermes. Alors même que, de toute façon, la France ne récupérera pas les services financiers de la City et que tout cela nuira en dernière instance à nos exportations et à notre industrie. De même qu'à nos pêcheurs qui n'auront plus accès aux eaux britanniques.

Est-ce à dire qu'il est possible que par un «no deal» nous payons notre intransigeance et celle de l'Union européenne?
Et surtout celle d'Emmanuel Macron. Très clairement, sur le dossier britannique, la France a fait partie des pays les plus intransigeants: Emmanuel Macron cherchait à retrouver les services de la City, ce sont les intérêts de la France vu du point de vue du banquier: il se voit en leader de l'Europe sans percevoir ni défendre l'intérêt réel de la France.
Quant à Michel Barnier, c'est un Européen convaincu qui a fait toute sa carrière dans les institutions européennes et c'est pour cela qu'il est à ce poste. Néanmoins il reste soumis aux directives des pays européens et d'Emmanuel Macron. Il y a donc derrière la situation actuelle la responsabilité personnelle d'Emmanuel Macron d'avoir poussé la diplomatie française vers une solution intransigeante. Bien aidé dans son œuvre par Michel Barnier, ou bien Angela Merkel qui n'a pas été plus conciliante.

Dire aux Britanniques qu'ils seront ad vitam aeternam dans l'Union européenne et qu'ils auront besoin des Européens pour en sortir est invraisemblable…

Pensez-vous que les dirigeants européens et britanniques seront en mesure d'éviter l'absence d'accord?
Dirigeants et commentateurs parlent d'un «no deal» sauf que personne n'est capable de savoir ce qu'il se passera réellement. Nul ne sait s'il y aura «no deal» ou pas, nous sommes dans le flou le plus total. Reste que le no deal serait catastrophique pour tout le monde mais je pense personnellement que nous n'en arriverons pas là. Ce n'est pas parce que l'accord est rejeté aujourd'hui qu'il ne sera pas mis en place en fin de compte: Theresa May doit proposer un plan B le 21 janvier prochain et il doit y avoir un deuxième vote. Quant aux concessions des Européens, rien n'est moins sûr puisqu'ils ont dit qu'il n'y aurait pas de renégociation du traité. Reste qu'il peut y avoir des concessions pour que le vote finisse par aboutir.
Je pense qu'il n'y aura pas de «no deal», et peut-être quelques concessions que le Royaume-Uni réussira à obtenir en ce qui concerne le «backstop» et le droit de regard des 27 sur la fin du filet de sécurité. Dire aux Britanniques qu'ils seront ad vitam aeternam dans l'Union européenne et qu'ils auront besoin des Européens pour en sortir est invraisemblable…

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on va savoir sous peu si cet article était prémonitoire...
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 17:01

Il y a des retournements de veste qui me font bien rire: les pro Brexit nous disaient, il y a 2 ans, que le Brexit était une chance pour nos amis britanniques. Aujourd’hui ils nous disent que ça être préjudiciable aux 2 parties.

Mais c’est ce que les anti Brexit vous disent depuis 2 ans!!!

2 ans pour comprendre les faits économiques, 2 ans pour sortir du dogmatisme,
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 17:57

mince alors je n'avais pas connaissance des évolutions de David Cayla...
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coufsur

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 20:51

thierry a écrit:
Il y a des retournements de veste qui me font bien rire: les pro Brexit nous disaient, il y a 2 ans, que le Brexit était une chance pour nos amis britanniques. Aujourd’hui ils nous disent que ça être préjudiciable aux 2 parties.

Mais c’est ce que les anti Brexit vous disent depuis 2 ans!!!

2 ans pour comprendre les faits économiques, 2 ans pour sortir du dogmatisme,

Ce que j'ai lu et entendu après le vote sur le Bretix, c'était plutôt: qu'ils se casquent les britanniques, ce sera la catastrophe pour eux, au moins l'Europe ne leur versera plus l'argent.
Et le temps passant, on s’aperçoit qu'ils sont contributeurs net au budget de l'UE pour 12 Milliard d'Euro par an, et c'est le quiqui, qui qui va compenser le manque à gagner pour le budget de l'UE, ce sont les contributeurs net qui restent c-a-d surtout l'Allemagne et la France. Ha..... ça devient moins drôle.
Autre détail oublié, nous avons un gros excédent commercial avec les britanniques, donc on leur vend plus de trucs qu'ils nous en vendent, conclusion, il vaut mieux garder de bonnes relations commerciales avec eux (nous avons plus à perdre qu'eux). Ha..... c'est de moins en moins drôle.
Donc maintenant on fait de moins en moins les matadors et le discours dévire vers " préjudiciable aux 2 parties".
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 19 Fév 2019, 22:43

Le budget de l'Union européenne
En 2018, le budget de l'Union européenne est de 160 milliards €.
Il s'inscrit dans un cadre pluriannuel fixé pour sept ans et qui détermine les montants maximums que l'UE peut dépenser chaque année dans différents domaines. Celui-ci est de 963,5 milliards € (au total) pour la période 2014 – 2020.
Le budget de l'UE représente un peu plus d'1% de la richesse produite chaque année par les pays membres de l'UE. En 2016, le PIB total des 28 membres de l'Union européenne était de 14 800 milliards €.

Qu'est-ce que le rabais britannique ?
Le rabais britannique fait officiellement partie des mécanismes de correction du budget européen. Membre de la Communauté économique européenne depuis 1973, le Royaume-Uni estime très rapidement que sa contribution au budget européen est trop élevée, notamment en raison de la PAC dont il bénéficie peu. En 1984, les chefs d’État et de gouvernement se mettent alors d'accord sur un rabais spécifique pour le pays.
Depuis, le Royaume-Uni se voit rembourser les deux tiers (66%) de son solde budgétaire. Cette correction est financée par les États membres en fonction de leur richesse, d'autres pays ayant par ailleurs négocié des allègements sur cette compensation. Ainsi l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suède ne paient que 25% de la somme qui leur serait normalement réclamée. La France est quant à elle le principal contributeur au rabais britannique.

https://www.touteleurope.eu/actualite/le-budget-de-l-union-europeenne.html


L'Union européenne à la peine pour boucler son budget 2019
Le Figaro.fr avec AFP, publié le 20/11/2018
Pour 2019, année pendant laquelle le Royaume-Uni a accepté de maintenir sa contribution prévue malgré le Brexit, la Commission propose un budget de 165,6 milliards € en termes d'engagements (sommes prévues pour des programmes pouvant s'étendre sur plus d'un an), soit une hausse de 3% par rapport à 2018. Le Parlement européen demande de son côté de porter ce total à 166,3 milliards €, tandis que le Conseil demande de le réduire à 164,1 milliards €. Ces deux institutions doivent s'entendre pour que le budget soit adopté.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/11/20/97002-20181120FILWWW00152-l-union-europeenne-a-la-peine-pour-boucler-son-budget-2019.php
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 10:22

Salamandre a écrit:
Le budget de l'Union européenne
En 2018, le budget de l'Union européenne est de 160 milliards €.
Il s'inscrit dans un cadre pluriannuel fixé pour sept ans et qui détermine les montants maximums que l'UE peut dépenser chaque année dans différents domaines. Celui-ci est de 963,5 milliards € (au total) pour la période 2014 – 2020.
Le budget de l'UE représente un peu plus d'1% de la richesse produite chaque année par les pays membres de l'UE. En 2016, le PIB total des 28 membres de l'Union européenne était de 14 800 milliards €.

Qu'est-ce que le rabais britannique ?
Le rabais britannique fait officiellement partie des mécanismes de correction du budget européen. Membre de la Communauté économique européenne depuis 1973, le Royaume-Uni estime très rapidement que sa contribution au budget européen est trop élevée, notamment en raison de la PAC dont il bénéficie peu. En 1984, les chefs d’État et de gouvernement se mettent alors d'accord sur un rabais spécifique pour le pays.
Depuis, le Royaume-Uni se voit rembourser les deux tiers (66%) de son solde budgétaire. Cette correction est financée par les États membres en fonction de leur richesse, d'autres pays ayant par ailleurs négocié des allègements sur cette compensation. Ainsi l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suède ne paient que 25% de la somme qui leur serait normalement réclamée. La France est quant à elle le principal contributeur au rabais britannique.

https://www.touteleurope.eu/actualite/le-budget-de-l-union-europeenne.html


L'Union européenne à la peine pour boucler son budget 2019
Le Figaro.fr avec AFP, publié le 20/11/2018
Pour 2019, année pendant laquelle le Royaume-Uni a accepté de maintenir sa contribution prévue malgré le Brexit, la Commission propose un budget de 165,6 milliards € en termes d'engagements (sommes prévues pour des programmes pouvant s'étendre sur plus d'un an), soit une hausse de 3% par rapport à 2018. Le Parlement européen demande de son côté de porter ce total à 166,3 milliards €, tandis que le Conseil demande de le réduire à 164,1 milliards €. Ces deux institutions doivent s'entendre pour que le budget soit adopté.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/11/20/97002-20181120FILWWW00152-l-union-europeenne-a-la-peine-pour-boucler-son-budget-2019.php


Et alors conclusion ?
D’après vous, les français vont-ils devoir mettre la main à la poche suite à la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne ?
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 13:02

Le Royaume-Uni bénéficie d'une remise des deux tiers de son "solde budgétaire", donc ne paie en fait qu'un tiers, et c'est la France qui est au premier rang pour les 2/3 à rembourser au Royaume-Uni.
Deux raisons pour ne pas trop s'en faire si plus de rabais à rembourser.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 19:10

Salamandre a écrit:
Le Royaume-Uni bénéficie d'une remise des deux tiers de son "solde budgétaire", donc ne paie en fait qu'un tiers, et c'est la France qui est au premier rang pour les 2/3 à rembourser au Royaume-Uni.
Deux raisons pour ne pas trop s'en faire si plus de rabais à rembourser.

"ne pas trop s'en faire", ça c'est précis comme réponse !

Après avoir fouiné sur le net, j'ai trouvé les infos suivantes:
Les britanniques sont contributeurs net (déductions faites des subventions, ristournes etc...) de 12 milliards/an.
Les britanniques risquent de ne pas payer les 44 milliards pour solde de tous comptes post-bretix.
Une fois les britanniques hors UE, la France passera de 17 % du budget de l'UE à 20 %
Donc nous allons devoir payer 20 % de ce que les britanniques ne payeront plus 12 milliards/an, ou et 20 % de 44 milliards.
Sachant que seul 16 millions de foyers français sont imposables,  "ne pas trop s'en faire" votre raisonnement s'applique aux non-imposables ! si une taxe écolo-sécuritaire-responsable ne vient pas sollicité tout le monde.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 19:32

Excusez moi, j'ai oublié un paramétré, si l'UE contracte, réduit, son budget de la somme équivalente au manque à gagner UK suite au départ du UK. ! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 19:47

Si toute cette affaire était sans importance... pourquoi en parlions nous autant ?

Désolé mais si un guignol veut me perturber et que je suis solide sur mes positions  j'ignore...  et je continue sans frémir. Est ce le cas de l'Europe ?

Dans cette affaire on prend des gants pour évacuer l'inconvenant et visiblement ça se complique.

Conclusion : l'affaire est plus emmerdante et moins limpide que prévu...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 20:30

On à appris ce matin que Honda va fermer son usine britanique.

Honda avait installé son usine au début des années 80 afin de livrer facilement ses voitures dans toute l’Europe sans contrainte de frontière.

Et avec le Brexit retour des contrôles aux frontières et droit de douane. Donc aucun intérêt pour Honda de rester en Grande Bretagne.

Encore une victoire des pro Brexit.



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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 20:47

Dans le même esprit peut on chiffrer le nombre d'usines fermées en France avec à la clé le nombre de chômeurs nouveaux ?
Le tout sans frenxit...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 21:02

Vous n’avez pas mieux comme argument ?
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mer 20 Fév 2019, 21:07

Bien sur, j'ai mieux, il y a de la réserve mais j'attends que vous répondiez en premier à mon argument... là nous sommes dans le bois dur.

Entre temps, ça nous fera des vacances...parce que la liste est longue...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 09:59

Lu dans « le monde » 7000 emplois des fintechs se déplacent ver L UE:

La lente fuite de la City, au goutte-à-goutte, continue. TransferWise, l’un des plus importants groupes de « fintech » (« technologie financière »), a annoncé, jeudi 10 janvier, qu’il ouvrait un bureau à Bruxelles pour faire face au Brexit. L’entreprise britannique de transfert international d’argent demande une licence de monnaie électronique auprès du régulateur belge et va déplacer « un petit nombre d’employés » dans la capitale européenne. « Bruxelles est au cœur de toutes les affaires européennes. Ouvrir un bureau dans cette capitale nous semble tout à fait logique », explique Kristo Käärmann, PDG et cofondateur de TransferWise.
Au regard de la taille de l’entreprise – 1 400 employés à travers le monde et déjà dix bureaux internationaux –, la décision est presque marginale. Mais l’accumulation de déménagements similaires commence à peser. Selon le décompte tenu, chaque trimestre, par le cabinet de consultants EY – qui interroge anonymement 222 entreprises de la City –, 7 000 emplois ont été ou vont être déplacés « à court terme » du centre financier londonien vers l’Union européenne (UE). Il faut y ajouter 2 000 personnes que ces sociétés ont recrutées localement, dans différents pays de l’UE. Soit 9 000 emplois gagnés au total par les Vingt-Sept.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 11:05

en général on compte la recette à la fin du bal...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 12:51

thierry a écrit:
Lu dans « le monde » 7000 emplois des fintechs se déplacent ver L UE:

La lente fuite de la City, au goutte-à-goutte, continue. TransferWise, l’un des plus importants groupes de « fintech » (« technologie financière »), a annoncé, jeudi 10 janvier, qu’il ouvrait un bureau à Bruxelles pour faire face au Brexit. L’entreprise britannique de transfert international d’argent demande une licence de monnaie électronique auprès du régulateur belge et va déplacer « un petit nombre d’employés » dans la capitale européenne. « Bruxelles est au cœur de toutes les affaires européennes. Ouvrir un bureau dans cette capitale nous semble tout à fait logique », explique Kristo Käärmann, PDG et cofondateur de TransferWise.
Au regard de la taille de l’entreprise – 1 400 employés à travers le monde et déjà dix bureaux internationaux –, la décision est presque marginale. Mais l’accumulation de déménagements similaires commence à peser. Selon le décompte tenu, chaque trimestre, par le cabinet de consultants EY – qui interroge anonymement 222 entreprises de la City –, 7 000 emplois ont été ou vont être déplacés « à court terme » du centre financier londonien vers l’Union européenne (UE). Il faut y ajouter 2 000 personnes que ces sociétés ont recrutées localement, dans différents pays de l’UE. Soit 9 000 emplois gagnés au total par les Vingt-Sept.

Cela confirme que ce n'est pas le cataclysme annoncé, 300 000 personnes travaillent dans le quartier de la City, si 7000 partent : (7000/300000)*100=2.3 %
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 16:39

coufsur a écrit:


Cela confirme que ce n'est pas le cataclysme annoncé, 300 000 personnes travaillent dans le quartier de la City, si 7000 partent : (7000/300000)*100=2.3 %

pour être tout à fait franc je ne vois pas l'intérêt lorsque l'on est Français de critiquer les Anglais dans ce dossier, c'est leur bout de gras d'ailleurs on nous a expliqué que ne trouverions à cette affaire que des avantages donc pourquoi passer son temps à critiquer les britons ?

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 18:42

7000 qui s’ajoute aux fermetures des usines Airbus, Honda, Nissan. Et à ce chiffre on ajoutera les sous traitants et les emplois induits (resto commerce de proximites et )

Ce Brexit démarre si bien que UPR et Asselineau relance leur campagne pour le FREXIT.

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 19:04

A titre d'info on a fermé des usines automobiles en France... pourquoi ?

Je crois même qu'il y a une usine ford qui est en passe de fermer à Bordeaux...

Encore un coup de brexit !
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 19:15

En GB aussi on a fermé beaucoup d’usines, d’ailleurs il n’y a plus aucun constructeur automobile de nationalité Britanique.

La mondialisation est à l’origine de ces fermetures et un coût du travail trop élevé

L’Europe est une des façons de lutter contre la mondialisation: on crée un marché intérieur plus vaste et sans frontières qui permet aux entreprises d’avoir un marché plus important.

Mais ça, certains ont du mal à comprendre ou sont demago



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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 19:30

le marché européen de la bagnole se fait pour la fabrication surtout dans les ex pays de l'est... pas en France

tout comme la main d'oeuvre de l'est vient travailler chez nous... toutes ces mesures sont excellentes pour lutter contre le chômage national franchouillard.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 19:50

Ici on parle du Brexit,

Ensuite les usines françaises automobiles employent beaucoup de monde

Pour les travailleurs étrangers créez le sujets, on en debattera, on sera peut être du même avis, qui sait ?
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 20:02

ici je parle de ce qui me plait... et je n'ai pas envie de "débattre" avec vous.

êtes vous le patron du forum ?
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 20:59

Pas que je sache.

Mais la technique de changer de sujet quand on a rien à dire, on la connaît, et ça fait pas de mal de recarder de temps en temps

Je sais la contradiction ça vous dérange

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Sam 23 Fév 2019, 21:38

L'échange avec les neuneus n'est pas ma tasse de thé... visiblement vous avez du temps à perdre.

Pour ce qu'il en est de me "recadrer" restez en à l'intention ou finissez votre croissance.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Dim 24 Fév 2019, 04:00

" La plus irréconciliable de toutes les haines, c'est la haine de l'envieux : elle est incurable. "
Proverbe Oriental (1784)
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Dim 24 Fév 2019, 08:40

envieux de qui et de quoi ?

pour être envieux faut il encore avoir des motifs de l'être... la seule envie générale actuelle connue est surtout que l'on foute la paix aux gens et que l'on arrête de leur ponctionner leur pognon.
Si en plus le pays pouvait retrouver un peu de cohérence et de calme... on peut toujours rêver.

le bonheur serait total si le freluquet avec maman pouvait retourne à sa banque.

En l'espèce les Anglais ne peuvent rien pour moi... dommage.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Dim 24 Fév 2019, 14:23

thierry a écrit:
En GB aussi on a fermé beaucoup d’usines, d’ailleurs il n’y a plus aucun constructeur automobile de nationalité Britanique.

La mondialisation est à l’origine de ces fermetures et un coût du travail trop élevé

L’Europe est une des façons de lutter contre la mondialisation: on crée un marché intérieur plus vaste et sans frontières qui permet aux entreprises d’avoir un marché plus important.

Mais ça, certains ont du mal à comprendre ou sont demago




Ça c'était avant !
Il n'y a plus de règle de "préférence communautaire" comme du temps du "marché commun", depuis 1986 et "l'acte unique" l'espace européen n'est plus qu'un grand marché, avec des barrières douanières à son entrée symboliques de 3,5 % .
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Lun 25 Fév 2019, 06:33

L'UE envisage un report du Brexit jusqu'en 2021

Les dirigeants européens étudient au plus haut niveau la possibilité de reporter le Brexit jusqu'en 2021 si la première ministre britannique, Theresa May, ne parvient pas à faire adopter par le Parlement de Westminster l'accord qu'elle a négocié avec Bruxelles, rapporte dimanche le Guardian en citant des sources européennes.


Theresa May a annoncé dimanche que l'accord de sortie de l'UE, qu'elle s'est engagée à renégocier après son rejet par le Parlement le mois dernier, ne serait pas soumis de nouveau au vote mercredi prochain, comme attendu, mais "d'ici au 12 mars", soit 17 jours seulement avant la date du Brexit.

Vivement critiquée par l'opposition travailliste après ce nouveau report, la Première ministre pourrait envoyer lors des débats qui auront lieu cette semaine au Parlement le signal qu'elle est disposée à écarter l'hypothèse d'une sortie sans accord ("no deal"), dont ne veulent ni les parlementaires, ni les milieux d'affaires, a rapporté dimanche soir la BBC en citant une source gouvernementale.

-----------------------

le numéro comique de "retenez moi ou je fais un malheur" continue...

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Lun 25 Fév 2019, 07:50

Reporter le Brexit signifie que les Britaniques auraient de nouveau des députés au parlement européen.
Les députés britaniques au parlement européen ont déjà été dispatchés aux autres états membres, donc il faudrait modifier les lois électorales dans les 26 états membres !
Par exemple la France passe de 74 à 79 sièges.
Les élections européennes auront lieu le 26 Mai, donc plus on avance dans le temps, moins un report, un nouveau référendum, s'éloignent.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 26 Fév 2019, 17:29

En France, la coutume veut que l'on ne change pas une loi électorale moins d'un an avant l'élection. Enfin, c'est ce qu'on lisait avant. Avant le Brexit sans Brexit ou plus tard.
Les journalistes qui font encore l'effort de suivre osent même des pronostics, mais sans certitude (ce que permet l'emploi de potentiel, possible, probable, du conditionnel, etc..) Article d'hier comme celui mis par tonton :

Pourquoi un report du Brexit est de plus en plus probable
Par Cécile Ducourtieux
Alors que Theresa May a encore réaffirmé, lundi, que le départ du Royaume-Uni de l’UE aurait bien lieu le 29 mars, la perspective d’un « no deal » pourrait contraindre la première ministre britannique à se résigner à un report.

La seule chef d'Etat sûre d'elle dans cette affaire, c'est miss May, mais pour la domination elle a du mal.
... et puis en fait, breaking news "Theresa May va laisser au Parlement le choix d'un report" (Parlement britannique, pas européen, of course). Bon, on va revenir au point 0 : le message n°1 du sujet.
... et J. Corbyn accepte l'idée d'un deuxième référendum dont il ne voulait pas.

Prochaines volte-faces ? Certains députés ont déjà annoncé leur départ qui des travaillistes, qui des conservateurs, pour se réunir entre pro-européens british. En France, ça n'a pas trop mal marché électoralement, en 2017.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Mar 26 Fév 2019, 18:23

Pourtant c'était simple : yavaika et en avant... on se distribuait les dépouilles des Anglais.

Résultat des courses : personne ne sait vraiment ce qui va se passer.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Jeu 28 Fév 2019, 07:19

C'était simple, surtout, selon les grands Yakas du Brexit : N. Farage (ukip) et B. Johnson.
Les pro-européens, avant le référendum ils annonçaient un tas de problèmes, et après on les soupçonnait surtout de vouloir faire revoter - comme quoi ça ne devait pas leur paraitre si simple, le Brexit.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Jeu 28 Fév 2019, 08:11

Salamandre a écrit:
C'était simple, surtout, selon les grands Yakas du Brexit : N. Farage (ukip) et B. Johnson.
Les pro-européens, avant le référendum ils annonçaient un tas de problèmes, et après on les soupçonnait surtout de vouloir faire revoter - comme quoi ça ne devait pas leur paraitre si simple, le Brexit.

A mon avis (je n'ai pas changé mon approche) l'affaire n'est simple pour personne y compris pour les européens.
Au bout du compte restera à déterminer qui sera le plus pénalisé... nous aurons sans doute des surprises comme d'habitude rarement bonnes.

Le système mis en place l'a été avec l'idée du retour en arrière dans un premier temps impossible car non prévu et ultérieurement si compliqué qu'il devait décourager les départs... on voit le brillant résultat d'autant que certains s'acharne à mettre du gravillon dans les engrenages.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Ven 01 Mar 2019, 13:08

Avec le brexit les Anglais vont prendre sur la courge...
Les entreprises vont quitter l'ile pour s'installer chez nous bien au chaud en Europe !


Nous en France on est malin mais on a Ford qui ferme sa boite dans la région de Bordeaux... et là personne ne donne d'explication.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Ven 01 Mar 2019, 15:03

Ça fait dix ans que Ford veut fermer son usine de bordeaux car Ford n’arrive pas à avoir les volumes suffisant de vente pour maintenir cette unité en France.

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Ven 01 Mar 2019, 17:17

Le problème de Ford serait que son usine fabrique des boites automatiques, mais en France les conducteur/trices préfèrent les boites manuelles. Et Ford ne veut pas non plus vendre (ou céder) son usine à un concurrent.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Ven 01 Mar 2019, 19:43

Dans une Europe internationale on pourrait vendre les boites auto fabriquées en France dans un autre pays... supposé frère.

A moins que le prix de revient des produits "made in France" soit rébarbatif... pour des gens qui fabriquent les bagnoles franchouillardes moins cher que chez nous.

Nb je n'ai pas l'impression que ça se bouscule au portillon pour racheter Ford à Bordeaux avec à la clé la gestion économique française que le monde nous envie.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Dim 03 Mar 2019, 07:33

A 40 jours du Brexit, l'Europe en pleine crise
Paris Match | Publié le 15/02/2019 à 06h55 |Mis à jour le 17/02/2019 à 14h38
Marie-Pierre Gröndahl

Le Brexit s’enlise, rien ne va plus entre la France et l’Italie, le populisme gagne du terrain… A trois mois des élections, le rêve se fissure.
« Cher Jeremy. » Rédigée à la main, à l’encre bleue, d’une écriture chaloupée, la chaleureuse entrée en matière de la lettre de Theresa May à Jeremy Corbyn, patron du Parti travailliste, ne trompe personne. Comme toujours en Grande-Bretagne, plus le ton s’affirme affable, plus le fond se révèle acide. Cette missive, datée du dimanche 10 février, ne fait pas exception. Elle retrace point par point – frontière irlandaise, tarifs douaniers, sécurité… – les fossés qui séparent les deux premières personnalités politiques du pays à propos de la finalisation du Brexit. Mais elle met en lumière une autre réalité, plus dérangeante qu’un conflit entre deux opposants : Theresa May ignore comment mener à son terme le divorce de son pays de l’Union européenne, le 29 mars 2019, à minuit, après une entente de 16 888 jours.

A force de promettre tout et son contraire, elle se retrouve à court de solutions face à une rupture sans accord. Soit le redouté « no deal », cauchemar, entre autres, des milieux d’affaires. Pire : à 46 jours et 1 104 heures de cette séparation, malgré deux ans et demi de négociations et en dépit d’un accord de 600 pages validé par Londres et Bruxelles, la situation n’a jamais été aussi confuse.

Un gigantesque chaos, potentiellement plus destructeur sur le plan économique que la faillite de Lehman Brothers en 2008, et humainement ravageur pour des millions de citoyens qui s’arrachent la « Brexit Box » à 336 euros, un kit de survie de 60 repas lyophilisés, de filtres à eau et d’allume-feu, et qui stockent des médicaments indispensables, dont l’insuline – non produite outre-Manche.

Dernier exemple, ubuesque : le secrétaire d’Etat aux Transports, Chris Grayling, a dû rompre en catastrophe, le 8 février, un contrat de 15,7 millions d’euros « spécial Brexit » avec la compagnie de ferries Seaborne Freight… parce qu’elle ne disposait d’aucun bateau ! « Il y a une place particulière en enfer pour ceux qui ont promu le Brexit sans avoir conçu le moindre plan pour le mettre en place », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, le 6 février, à Bruxelles, lors d’une conférence de presse avec Leo Varadkar, le jeune Premier ministre irlandais.

Mésententes, vexations, agressions se succèdent entre Européens

Ce dernier, à la tête du pays qui aurait le plus à perdre d’une sortie au forceps, car elle risquerait de restaurer 500 kilomètres d’une frontière physique entre le nord et le sud et de ressusciter trente ans de guerre civile, a ajouté, mezza voce : « Vous avez raison, mais ils vont vous mettre en pièces. »

Les politiciens britanniques ont, en effet, vilipendé le Polonais. Sans contredire son propos. « Ils en seraient bien incapables, ironise-t-on dans l’entourage de Tusk. Pour eux, le Brexit doit leur garantir des relations commerciales avec l’Union européenne meilleures que lorsqu’ils en étaient membres. Surréaliste ! » Ce que traduit plus sobrement Michel Barnier, inlassable chef d’orchestre de la négociation au nom des 27 : « C’est, par nature, un accord perdant-perdant. »

Ce délétère compte à rebours symbolise une Europe qui se convulse. Mésententes, vexations, agressions se succèdent entre Européens.

A un rythme jamais vu. Comme si le vote anglais du 23 juin 2016, la plus énorme fissure subie par l’Europe depuis ses premiers pas en 1951, avait, peu à peu, sournoisement lézardé l’Union de l’intérieur. Le 7 février, s’est produit l’impensable : Paris a rappelé Christian Masset, son ambassadeur à Rome. « Un geste très grave », explique François Zimeray, avocat international, ancien député européen et ambassadeur de France au Danemark jusqu’en 2018. « C’est un coup de semonce très fort. Il ne reste ensuite que la rupture des relations diplomatiques. » La dernière fois que la France n’avait plus eu de représentant dans la Botte, c’était après le 10 juin 1940. Quand Mussolini lui avait déclaré la guerre, en pleine débâcle de l’armée française.

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Dim 03 Mar 2019, 07:36

A l’origine de ce camouflet, le déplacement dans le Loiret de Luigi Di Maio, vice-président du Conseil, pour y rencontrer des gilets jaunes, notamment Christophe Chalençon, auteur d’un appel à l’insurrection, sans en avertir au préalable les autorités. « Si Emmanuel Macron était venu encourager le mouvement des Forconi, l’équivalent chez nous des gilets jaunes, je n’aurais pas seulement rappelé l’ambassadeur d’Italie », approuve l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, dans un entretien exclusif à Paris Match. Les provocations s’étaient multipliées depuis le début de la crise, le secrétaire d’Etat Manlio Di Stefano (du Mouvement 5 étoiles comme Di Maio) ayant même évoqué le « syndrome du petit pénis » à propos d’Emmanuel Macron.

« Les Italiens, très fiers de leur culture et de leur histoire, jugent les Français arrogants et méprisants à leur égard », estime Anna Di Mario
Il n’empêche. Les dissensions franco-italiennes ne datent pas d’hier et les affronts ont été réciproques. « On a traité l’Italie de façon abominable sur l’immigration il y a dix ans », rappelle Stefan Collignon, un universitaire allemand spécialiste de l’Europe et professeur à l’université de Pise. Laissée seule pour affronter l’arrivée massive de migrants sur ses terres, la péninsule en a nourri du ressentiment à l’encontre de ses alliés. La France au premier chef, qu’elle juge responsable du désastre en Libye, ancienne colonie transalpine. Mais les frictions, passées comme actuelles, abondent. Au point que, en guise de mesure de rétorsion, le prêt de « L’homme de Vitruve », de Léonard de Vinci, pourrait être refusé au Louvre par Rome à l’automne, pour l’exposition majeure prévue à l’occasion du 500e anniversaire de la disparition de l’artiste, né en Italie et mort en France.

Autres points de tension ? Au choix : le désintérêt d’Air France pour le sauvetage d’Alitalia, les grincements dans la fusion entre Fincantieri et les Chantiers de l’Atlantique (Naval Group), le refus italien du TGV Lyon-Turin (un projet de 8,6 milliards d’euros), les razzias menées par les groupes français (Vivendi, Kering…) en Italie tandis que l’inverse suscite des obstructions (à l’image d’Enel et Suez dès 2006), l’intransigeance de la Commission européenne – plus tolérante envers les dérapages français – vis-à-vis du déficit italien, les militants des années de plomb supposément toujours hébergés en France, les accusations contre Paris qui coloniserait l’Afrique via le franc CFA…
« Les Italiens, très fiers de leur culture et de leur histoire, jugent les Français arrogants et méprisants à leur égard », estime Anna Di Mario, une ancienne avocate et juriste trilingue, fine observatrice du fonctionnement de l’UE, qui a travaillé dans les trois premières économies de la zone euro : Allemagne, France et Italie. Et la dégradation économique aussi subite que générale n’arrange rien. Si l’Italie stagne depuis vingt ans – autre sujet d’irritation vis-à-vis de Bruxelles, accusé de ne pas avoir favorisé sa prospérité –, elle vient d’entrer en récession, il y a deux mois. Au moment même où l’Allemagne trébuche, avec des exportations en baisse, un probable déficit budgétaire (une hérésie dans ce temple de l’orthodoxie des comptes publics) et une croissance ramenée à 1 % cette année, au lieu de 1,8 %. Mais c’est au Royaume-Uni que le décrochage est le plus violent. L’activité a reculé en décembre 2018, entraînant le ralentissement de la croissance à 0,2 % au quatrième trimestre, soit trois fois moins qu’entre juillet et septembre. La France est également à la peine, alors que la croissance de la zone euro n’a atteint que 1,8 % l’an dernier, contre 2,4 % en 2017. « Le ralentissement est plus marqué que ce qui était anticipé », a averti la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, à Dubaï, le 10 février, notant que le Brexit était l’un des facteurs de la panne.


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Le clash du Brexit n'aura pas lieu
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