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 Le clash du Brexit n'aura pas lieu

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Salamandre

Salamandre

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MessageSujet: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 25 Sep 2018, 05:57

Rappel du premier message :

Comme a dit Michel Barnier, les Britanniques veulent la solution norvégienne avec les contraintes canadiennes, ils veulent faire leur marché dans l’union mais se dispenser des disciplines qui vont avec, bref ils veulent faire leur choix dans le catalogue des libertés et des règlements qui organisent le marché unique et l’union douanière. Au détriment des 27.
Il n’y aura donc pas d’adoption d’une solution existante, ni solution norvégienne car trop intégrationniste aux yeux des brexiters durs, ni solution canadienne car il y a un acquis que le Royaume-Uni ne veut pas perdre.

Un pari :
Le Brexit aura lieu formellement à la date prévue. On se contentera d’une déclaration de principes suffisamment vague pour ne mobiliser personne. Car l’accord final est hors de portée dans les délais. On va vers un « accord » qui renverra à plus tard la solution des problèmes qui fâchent : il n’y aura ni accord sur le plan (Chequers) de T. May, ni plan B, ni sortie sans accord.
On s’oriente ensuite vers le scénario d’une transition sans fin, d’abord avec l’accord sur la transition de 18 mois, renouvelable autant que nécessaire.
La Turquie négocie son entrée depuis les années 60, le Royaume-Uni négociera sa sortie jusqu’à …. une date indéfinie.  

Inspiré de :
https://www.telos-eu.com/fr/brexit-sauver-les-britanniques-deux-memes.html
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tonton christobal



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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 16:15

Il est évident que le probléme des migrants n'a pas d'importance et ne provoque pas de tension donc ne changeons rien !

Punissons, augmentons les impôts, mentons un peu plus au populo et avec une bonne censure on s'en sortira mais surtout poursuivons les mêmes politiques nationales et européennes avec les mêmes clones aux manettes.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 16:39

Livret A : les Français retirent leur argent
Les Français ont tapé dans leurs économies, celles de leur Livret A, comme souvent en octobre, au moment de régler leurs impôts. Mais la décollecte est particulièrement marquée cette année.


Baisse de régime pour le Livret A. Les Français y déposent moins d'argent qu'ils n'en retirent depuis la rentrée. C'est la plus forte chute depuis trois ans, environ 2 milliards d'euros en moins en octobre.

Parmi les raisons : la taxe d'habitation à payer ou encore l'approche des fêtes de fin d'année. C'est le deuxième mois d'affilée que le placement préféré des Français subit une décollecte. Avec un très faible taux de rendement, 0,75%, le Livret A ne séduit plus autant.

La conjoncture économique défavorable ?
En plus des dépenses traditionnelles liées à la période, la conjoncture économique y serait pour beaucoup. "Un climat un peu spécifique à 2018, l'inflation qui fait augmenter certains prix donc c'est évidemment moins d'argent disponible pour le Livret A", explique à France 2 Philippe Crevel, du Cercle de l'épargne. Avec les trous d'air enregistrés à la rentrée, le Livret A atteint 8,9 milliards d'euros en 2018, moins bien que l'année dernière.

----------------


tout va bien le freluquet protège notre pouvoir d'achat.

on va bien nous flanquer ça sur le dos de giscard ou de sarko

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 17:32

Livret A : un rapport avec le Brexit ???

Côté négociations, l'Espagne a levé son veto pour l'accord UE/UK ce week-end.
C'est donc (re)parti pour quelques années de négociations. Si le parlement UK vote l'accord. Ou pas.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 18:22

Salamandre a écrit:
Livret A : un rapport avec le Brexit ???

Côté négociations, l'Espagne a levé son veto pour l'accord UE/UK ce week-end.
C'est donc (re)parti pour quelques années de négociations. Si le parlement UK vote l'accord. Ou pas.

Le rapport est évident : on nous pompe le fric pour rester dans les cloux de l'Europe, pour éviter le franxit et se faire gronder par juncker... moyennant quoi nous allons avoir le bordel chez nous...

Pour le reste l'Espagne, Gibraltar et les britons rien à cirer.
Au bout de compte on fera un référendum les habitants de Gibraltar ne voudrons pas être espagnols et la situation restera en l'état. Les danseurs de flamenco en seront pour leurs frais...
Ceci sans prendre en compte les installations strategiques qui sont sur place.

S'il était intéressant d'être rattaché à l'Espagne il n'y aurait pas des tapées d'Espagnols qui viendraient tous les jours bosser à Gibraltar ce serait une hémoragie de gens de Gibraltar qui irraient s'installer en Espagne.

Trève de plaisanterie je me tamponne de ces conneries etatiques volontairement vérolées par des jean foutre dont l'incompétence le dispute à la malveillance.

Je suis assez occupé avec ma famille et mes affaires.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 19:41

Pour ajouter au bordel ambiant il serait bon que les autorités européennes s'occupent :
- De restituer au Maroc les deux enclaves espagnoles qui soit dit en passant sont prises d'assaut par les migrants.
- De restituer à la France les iles anglo normandes que les britons nous ont barboté sous philippe auguste
- De faire en sorte que les Italiens reprennent la Corse ce qui nous fera un peu de tranquillité...

et il y a d'autres sujets intéressants en matière territoriale dans les pays nordiques qui pourraient utilement flanquer d'avantage la pagaille si l'actuelle est insuffisante dans les structures européennes.

J'ai assez d'imagination et de culture historique pour occuper deux ou trois générations de couillons européens qui résoudront les problèmes qui ne se posent pas en nous foutant la paix sans nous piquer notre pognon, occupés qu'ils seront à discutailler.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 20:53

tonton christobal a écrit:
De faire en sorte que les Italiens reprennent la Corse ce qui nous fera un peu de tranquillité...

Je propose de leur échanger contre la vallée d'Aoste !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 24 Nov 2018, 21:44

Le porte-parole du gouvernement hongrois condamne l’attaque de l’UE contre l’Italie
PUBLIÉ PAR PIOTR STAMMERS LE 23 NOVEMBRE 2018

Le porte-parole du gouvernement, Zoltan Kovacs, dans une interview au quotidien conservateur italien Libero de jeudi, a déclaré que l’Union européenne avait « porté un jugement politique » en rejetant le projet de budget du gouvernement italien.

Le gouvernement hongrois commente rarement les décisions de l’UE concernant d’autres Etats membres, mais « il semble évident » que l’UE « a exprimé une opinion politique » sur le projet de budget de l’Italie alors qu’elle aurait dû entreprendre une évaluation strictement technique et procédurale, a déclaré Kovacs au journal.

Libero a mené l’entretien avec le porte-parole du gouvernement lors de sa visite à Rome au moment même où la Commission européenne annonçait qu’elle lançait une procédure de déficit excessif contre l’Italie au sujet du projet de budget du gouvernement.
M. Kovacs a déclaré que les règles de l’UE devraient s’appliquer également à tous les États membres. Il a dit que chaque fois que l’Italie et la Hongrie enfreignent les règles, elles sont sanctionnées, mais que lorsque la France ou l’Allemagne le font, elles s’en tirent à bon compte.

Le porte-parole du gouvernement a déclaré que les règles du bloc devraient être modifiées afin qu’elles puissent être respectées. Il a déclaré que l’Italie serait capable d’élaborer un budget sans dépasser la valeur de référence de l’UE pour le déficit.

Si la Hongrie avait rejoint la zone euro, elle n’aurait pas été capable d’accomplir les exploits économiques qu’elle a accomplis, a-t-il dit. La Hongrie adoptera la monnaie commune « quand nous serons prêts, quand il y aura de nouvelles règles et que nous aurons des garanties », a ajouté Kovacs.

M. Kovacs a déclaré que Bruxelles envisageait également une procédure de sanctions à l’encontre de la Hongrie au sujet de sa politique migratoire. « Mais il s’agit là d’une autre forme d’intervention qui ne relève pas de la compétence de l’UE », a-t-il déclaré. M. Kovacs a déclaré que la Hongrie avait raison de mettre en œuvre les mesures qu’elle a prises et a exprimé l’espoir que l’UE décidera de ne pas imposer de sanctions à son pays.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyLun 10 Déc 2018, 15:36

Vote crucial du Parlement UK, sur le préaccord UK/UE de Brexit, prévu le 11 Décembre 2019. Sauf que T. May vient de décider de le remettre à plus tard (postpone)... à une date indéterminée.
https://www.theguardian.com/politics/2018/dec/10/theresa-may-postpones-brexit-deal-meaningful-vote-eu
Tous les pointages indiquaient que le vote de demain était perdu d'avance pour elle.
Un brouillard épais flotte sur Londres et son avenir.

Accessoirement, saisie par des anglais, la Cour de la Justice de l'Union européenne a jugé qu'après avoir activé l'article 50 (sortie de l'UE) le Royaume-Uni peut aussi y mettre fin, en le décidant lui-même, n'importe quand avant la sortie deux ans plus tard (soit mars 2019). Bref, on pourrait menacer de sortir et activer l'article 50, négocier deux ans, puis revenir souverainement sans demander l'avis des autres pays européens.
Les conditions d'un retour (dans les deux ans) après déclenchement de l'article 50 n'ont pas été précisées dans cet article, qui fait partie du Traité de Lisbonne (2007). La Cour se permet de combler un vide juridique, en désaccord avec la Commission européenne et les 27 chefs d’État européens qui considéraient leur avis unanime requis.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyLun 10 Déc 2018, 18:41

et oui il semble que May s'était fait rouler dans la farine... Les chambres britanniques elles se foutent bien des autorités européennes et défendent leur pays... elles savent faire.

D'ici à ce que la rupture soit sauvage il n'y a pas loin et ensuite le juncker et compagnie viendront chialer..

Maintenant que des autorités juridiques européennes bidon remettent les textes en cause c'est assez habituel et on touche du doigt l'intérêt de leur donner des droits aussi vagues qu'importants et de les laisser prendre ceux qu'elles n'ont pas.

C'est le type mêmes des inconvénients de signer n'importe quoi de plus ou moins bien défini... l'avenir réserve toujours des surprises.

Je ne sais pourquoi ce genre de déboire me fait irrésistiblement penser au pacte actuel pour les migrants qui va être une manufacture à emmerdements gigantesques.
Lorsque le machin onusien , l'Europe; les assoces en carton bien aidées par des financiers internationaux intéressés et les différents pays vont s'écharper je vais bien m'amuser.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptySam 15 Déc 2018, 16:53

Brexit means no exit ? (sortie dans l'impasse ou fausse sortie)

A cent jours du Brexit, Theresa May dans l’impasse
Le Monde
Editorial. Face à l’insoluble équation politique du Brexit, la première ministre britannique semble n’avoir d’autre choix que de recourir à un nouveau référendum.

A cent jours du Brexit prévu le 29 mars 2019, jamais l’impasse n’a été aussi évidente. La folle semaine qui s’achève pourrait rester dans l’histoire comme celle où le processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne – en se heurtant à la réalité – a cessé d’être inéluctable.

Triple choc, en vérité. D’abord avec la réalité parlementaire lorsque, lundi 10 décembre, Theresa May a reporté sine die, parce qu’elle allait le perdre, le vote au Parlement sur l’accord de Brexit prévu pour le lendemain.
Ensuite avec le parti conservateur quand la première ministre a été visée, mercredi 12 décembre, par un vote de défiance des députés de sa propre famille politique. Enfin avec l’Union européenne (UE), le lendemain, lorsque les 27 lui ont signifié que le temps des négociations était terminé. Certes, la vaillante Mme May a survécu à chacune de ces humiliations. Mais l’équation politique du Brexit apparaît désormais pour ce qu’elle est : insoluble.

Aucune des issues possibles ne recueille de majorité parlementaire, alors que Westminster, centre de la vie politique britannique depuis des siècles, est bien décidé à « reprendre le contrôle », en écho au slogan des partisans du Brexit. Le « deal » laborieusement négocié à Bruxelles par Mme May depuis dix-huit mois est rejeté à la fois par des élus pro-Brexit et par des europhiles.

Quant à une sortie sans accord, catastrophique pour l’économie, elle est largement rejetée, comme l’a montré l’échec de la tentative de renversement de Mme May fomentée par des ultralibéraux qui considèrent ce « no deal » comme une divine occasion de lancer une nouvelle révolution thatchérienne. Quels que soient les éventuels aménagements concédés par l’UE, ces ultras n’en démordront pas. Si un vote est organisé en janvier comme le promet Mme May, ils bloqueront l’accord.
(..)
Longtemps marginale, la revendication d’un nouveau référendum gagne du terrain. A première vue périlleuse pour la santé de la démocratie britannique, c’est l’issue de la dernière chance pour un pays déjà profondément divisé. Sans autorité pour convaincre son parti ou le Parlement, Theresa May n’a probablement guère d’autre choix que de faire trancher le dilemme du Brexit par ceux qui en payeraient la note : les électeurs.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/15/brexit-theresa-may-dans-l-impasse_5398048_3232.html
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyDim 16 Déc 2018, 12:27

C'est bien de s'inquiéter pour les Anglais surtout que des franchouillards sont visiblement compétents pour s'occuper de leurs affaires...

Dommage que nos "conseilleurs" nationaux soient visiblement moins empressés à mettre concrétement leurs grandes  compétences internationnalement reconnues pour redresser la France...

Parce qu'à mon avis chez les tronches molles sorties du moule énarchique validé euro compatible agrément bilderberg-davos-trilatérale... et quelques autres cénacles labellisés sont un peu largués entre les gilets jaunes, les islamistes, les gaulois rebels et les salauds de populistes qui refusent de crever ...

Sans compter que les argousins alias archers du roi, pandores... et quelques autres commencent à fatiguer.
Avec 300 euros de prime l'opération séduction n'est pas gagnée surtout lorsque l'on leur doit déjà du temps de repos et du fric.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyLun 17 Déc 2018, 13:32

Un Brexit sans accord négocié avec l'union se profile de plus en plus.
Mais faut il s'en inquiéter?
Pour moi non, c'est le souhait des britanniques validé par un referendum, revenir sur un referendum via un nouveau vote sous prétexte que le peuple a mal voté (selon certains) montre les limites de nos démocraties.
Donc on applique ce qui a été décidé et on jugera de la pertinence du vote dans 10 ou 15 ans.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyVen 21 Déc 2018, 07:10

A propos d'Europe une prise de parole qui change des banalités actuelles :

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Px6I9Zy8TOw

https://www.youtube.com/watch?v=tC0o2f4i9GA

en plus c'était visionnaire.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyLun 14 Jan 2019, 21:23

Demain le parlement britanique va devoir se prononcer sur un accord passé avec L’Europe sur le Brexit

Et les pronostics vont vers un Brexit dur.

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 06:42

L'AfD envisage une sortie de l'Allemagne de l'Union Européenne
Nicolas Barotte
Publié le 14/01/2019 à 19:32

Le «Dexit» (pour Deutschland), sur le modèle du Brexit, n'est proposé qu'en dernier recours, mais l'idée chemine au sein du parti d'extrême droite.

In extremis, les leaders eurosceptiques de l'AfD ont voulu être raisonnables. À l'issue d'un mini-congrès qui s'est réuni dimanche à Riesa, en Saxe, le parti de la droite radicale ne s'est finalement pas prononcé en faveur d'une sortie rapide de l'Allemagne de l'Union européenne, comme le suggérait son aile la plus dure. À quatre mois des élections européennes, celle-ci voulait fixer un ultimatum d'une législature à l'Europe pour se réformer, avant d'en claquer la porte en 2024. Mais la tête de liste pour le scrutin de mai, Jörg Meuthen, l'un des co-présidents du parti, n'a pas voulu s'engager aussi précisément.

Le programme électoral de l'Alternative für Deutschland prévoit donc que le «Dexit» (pour Deutschland) n'interviendra «qu'en dernier recours», si l'Europe «ne se réforme pas» dans «un délai raisonnable».


http://www.lefigaro.fr/international/2019/01/14/01003-20190114ARTFIG00315-l-afd-envisage-une-sortie-de-l-allemagne-de-l-ue.php
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 17:30

3 000
C'est le nombre d'agents des douanes et d'agents de police aux frontières que le Royaume-Uni va recruter en vue d'une sortie de l'UE sans accord. Un coût global de 2 milliards de livres pour le budget.
(Les Echos)

Combien en France ?
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 18:01

Salamandre a écrit:
3 000
C'est le nombre d'agents des douanes et d'agents de police aux frontières que le Royaume-Uni va recruter en vue d'une sortie de l'UE sans accord. Un coût global de 2 milliards de livres pour le budget.
(Les Echos)

Combien en France ?

Combien d'économies en contrôlant l'immigration avec les conséquences financiéres, sociales et judiciaires induites... lorsque l'on veut faire de la prospective il faut tout envisager.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 18:26

Le sujet étant le Brexit, sont concernées les migrations entre Royaume-Uni et France.
Mais la Manche étant étroite, une partie notable (de la circulation entre Europe et Royaume Uni) concerne les Hauts-de-France. Camions, voitures, trains, ferries. Et personnes et marchandises transportées.
Toutefois, les ports français seraient peu concernés pour les cargos et porte-conteneurs. Grâce aux luttes inlassables des dockers français, ils sont relégués en 2e catégorie européenne...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 18:53

Salamandre a écrit:
Le sujet étant le Brexit, sont concernées les migrations entre Royaume-Uni et France.
Mais la Manche étant étroite, une partie notable (de la circulation entre Europe et Royaume Uni) concerne les Hauts-de-France. Camions, voitures, trains, ferries. Et personnes et marchandises transportées.
Toutefois, les ports français seraient peu concernés pour les cargos et porte-conteneurs. Grâce aux luttes inlassables des dockers français, ils sont relégués en 2e catégorie européenne...


Avec les trains, ferries... voitures et passagers clandestins dans les camions il y a du taf.

Ceux qui veulent que les britons ne controlent plus en France vont être ravis.

Pour moi la question fondamentale se résume à "soldes à Londres" pour le reste...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 21:23

Brexit : le Parlement britannique rejette l’accord conclu avec l’Union européenne
Large rejet du texte sur le Brexit, à 432 voix contre 202
L’opposition travailliste a aussitôt présenté une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May.
Elle pourrait aussi démissionner ...
Sinon, "les députés de la Chambre des communes ont voté (le 9 janvier) l’obligation pour la première ministre de présenter un « plan B » sous trois jours parlementaires (donc « plan B » exigible lundi 21 janvier)" et dans la série tout est possible :
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/01/14/brexit-ou-plan-b-que-peut-il-se-passer-apres-le-vote-des-deputes-sur-l-accord-de-sortie-de-l-ue_5408926_4355770.html

et pendant ce temps, en Europe :

Les Européens ouverts à un report du Brexit
Par Cécile Ducourtieux (article antérieur au vote)
Réduits à l’impuissance, les Vingt-Sept veulent éviter un « no deal » alors qu’approche le divorce, prévu le 29 mars.
(..)
La seule hypothèse qui monte vraiment à Bruxelles, c’est que les Britanniques pourraient devoir réclamer une extension de l’article 50 au-delà du fatidique 29 mars. Les Vingt-Sept devraient en accepter le principe à l’unanimité mais c’est moins cette étape qui les préoccupe – il est entendu qu’ils donneront leur feu vert – que la question des élections européennes qui auront lieu fin mai.

Que faire si les Britanniques réclament une extension de la période de négociation du divorce au-delà de ce scrutin crucial ? Comment éviter que le Royaume-Uni, s’il est toujours membre de l’Union, participe lui aussi aux élections, et envoie de nouveau des élus à Strasbourg pour cinq ans, alors que le pays est sur le départ ? La situation serait ubuesque « mais on a fait travailler nos experts, et pour l’instant on n’a trouvé aucune solution », confient plusieurs diplomates. D’ordinaire, les Européens font preuve d’une impressionnante créativité en matière légale ; mais en l’espèce, ils sèchent.
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/14/les-europeens-ouverts-a-un-report-du-brexit_5408759_3210.html
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2019, 22:05

et oui on touche du doigt les emmerdement du système de l'engrenage à cliquets de l'Europe. Système bien pensé volontairement pour ne permettre aucun retour en arrière. ...

Invention mise au point par les "européistes" (Monnet en particulier) afin de verrouiller leur pouvoir en rendant prisonniers ceux qui auraient l'idée inenvisageable (on a la preuve du contraire) de quitter l'usine à gaz.

Avec le temps on découvre l'aide internationaliste apportée à Monnet y compris par la CIA pour faire d'une Europe unie mais sans direction politique un satellite docile... du mondialisme.

Maintenant tout le monde se retrouve le bec dans l'eau.
Encore quelques initiatives européennes malencontreuses nous irons constater les dégâts en étant étonné que les imbécillités permanentes et sans limite conduisent de manière surprenante à des ennuis..
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 08:32

« J’ai la conviction que c’est mon devoir de mettre en œuvre les instructions [des électeurs] et j’ai l’intention de le faire. Le résultat nous dit ce que les députés ne veulent pas, mais il ne nous dit pas ce qu’ils veulent. » (Theresa May après le vote d’hier)

De fait, le score sans appel résulte de la coalition entre trois types d’opposants bien distincts :
. les travaillistes qui souhaitent renverser Mme May pour déclencher des élections et parvenir au pouvoir,
. les proeuropéens qui espèrent obtenir un second référendum,
. les partisans d’une rupture franche avec l’UE qui considèrent l’accord négocié avec Bruxelles comme une trahison du Brexit et misent sur le vide juridique d’un « no deal » pour provoquer un choc économique favorable à leur dessein ultralibéral.

Leur seul point commun est la conviction que l’accord passé par Mme May avec les 27 ferait du Royaume-Uni l’obligé de l’UE alors que le Brexit était censé permettre au pays de regagner en souveraineté.
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/16/a-londres-le-rejet-massif-de-l-accord-avec-l-ue-par-les-deputes-ebranle-theresa-may-et-le-brexit_5409726_3210.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 08:57

On peut aussi envisager que si l'Europe n'était pas une usine à gaz verrouillée nous éviterions beaucoup d'ennuis et le désir de nombre de ses habitants de quitter l'institution.

Visiblement comme dans tout divorce c'est de la faute de l'autre.

Le problème lorsque l'on est objectif c'est tout de même que partout dans les différents pays ça commence à gronder sérieusement.
Les démocrates non élus du type juncker s'en foutent... ce qui n'est plus le cas des dirigeants des différents pays qui sentent le vent des boulets, eux commencent à s'inquiéter pour les scrutins à venir.
angie la teutonne qui mettait tout le monde au pas commence à comprendre...

On semble découvrir que la sortie de l'Europe est régie de façon telle que la manouevre soit aussi difficile que possible (l'engrenage à cliquet de monnet remplit son rôle)... donc il va y avoir des problèmes.

De là à ce que ça s'agite dans la rue... une internationale des gilets jaunes foutant la pagaille à Strasbourg ou à Bruxelles ce n'est peut être qu'une question de temps.

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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 09:05

Tout le monde est libre que quitter l'Union européenne, et quand on la quitte, on la quitte reellement avec tous les avantages et spécificités que l'Europe procure: liberté de circulation, traité internationaux, facilité du commerce.

Les Brits ont voulus quitter l'UE et visiblement les parlementaires britaniques assument.

Par contre il est amusant de voir les anti européens français qui ne sont plus partisans de quitter l'UE, mais de l'adapter de l’intérieur. Eux par contre, ils n’assument plus leur propos s'il y a 2 ans.

C'est pas la girouette qui tourne c'est le vent, parait il...

Je crois que ce Brexit, quelques mois avant les élections européennes, va être un dur retour à la réalité.


Dernière édition par thierry le Mer 16 Jan 2019, 09:35, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 09:30

Personnellement j'ai toujours pensé que l'Europe revue et corrigée depuis Giscard et surtout Mitterrand était une stupidité... Comme visiblement on semble s'y complaire reste à attendre sans doute longtemps que le nombre des mécontents soit tels qu'une remise en cause se fasse.
On s'est foutu des électeurs, on a continué contre toute logique on ramasse les ennuis.

Entre temps nous aurons une affaire sans intérêt pour les peuples mais qui donnera satisfaction à bilderberg, davos, la trilatérale, young leaders... Si c'est le but final l'affaire est réussie  et macron aura poussé la chaudière à fond.

On s'amusera bien lorsque les croquants vont se réveiller... les gilets jaunes sont un début et visiblement ceux qui les méprisaient commencent à s'inquiéter.
Certes on truque encore les cartes avec des manoeuvres dilatoires comme la grande consultation qui va faire un flop, mais l'affaire est en bonne voie, ça s'agite un peu partout mais comme sur le titanic l'orchestre des premières continue à jouer. Donc tout va bien !

Si on veut évoquer le passé récent les moralistes qui expliquaient lors de l'arrivée des migrants que tout allait pour le mieux... je les trouve très discrets d'autant que je prévoyais que cette affaire allait avoir des suites douloureuses. Le déclencheur était engagé...

Ce sera tout le reste pour ma part, ne serait qu'échange sans intérêt... comme d'habitude.

que l'Europe se démerde avec les Anglais, je leur souhaite bien du plaisir... NB en 72 j'ai voté NON à l'entrée de la grande Bretagne dans l'Europe... qui a l'époque n'était pas encore le foutoir que nous connaissons.

en 72 certains animateurs du forum étaient encore à l'état de projet dans les coucougnettes de leur père.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 09:40

Aucune réponse sur les conséquences du brexit pour les britanniques.

On préfère éluder le sujet dans les gilets jaunes, la finance internationale, Davos. Il ne manque que Israel, la Corée du Nord, le rechauffement climatique...

je suis bien de votre avis: Échange sans intérêt...comme d'habitude
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 09:45

thierry a écrit:
Aucune réponse sur les conséquences du brexit pour les britanniques.

On préfère éluder le sujet dans les gilets jaunes, la finance internationale, Davos. Il ne manque que Israel, la Corée du Nord, le rechauffement climatique...

je suis bien de votre avis: Échange sans intérêt...comme d'habitude

Etes vous anglais ?  
Le gouvernement et le parlement anglais s'occuperont de leurs problèmes... à ce jour je ne crois pas qu'ils soient lecteurs du forum du plateau pour décider de leur politique.
A titre personnel je n'ai pas de conseil à leur donner.

Sans doute allez vous les conseiller utilement.

En revanche avec la gestion de l'Europe, ses dérives et ses erreurs... là je suis concerné directement.

Si vous ne comprenez pas l'influence de cercles économiques internationaux... renseignez vous.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 09:51

tonton christobal a écrit:


Invention mise au point par les "européistes" (Monnet en particulier) afin de verrouiller leur pouvoir en rendant prisonniers ceux qui auraient l'idée inenvisageable (on a la preuve du contraire) de quitter l'usine à gaz.

Avec le temps on découvre l'aide internationaliste apportée à Monnet y compris par la CIA pour faire d'une Europe unie mais sans direction politique un satellite docile... du mondialisme.


Quelques fois le destin, Dieu, les forces de l'esprit, nous font des clins d’œil humoristiques.
Un des pères du projet Européen qui s'appelle Mr Monnet (on croyait du Pink Floyd) aurait du nous alerter quant à la finalité du projet.
En 2008, en pleine crise de la finance, qui était aux manettes à la Banque Centrale Européenne et à la Banque de France, Mr Trichet et Mr Noyer.
Bientôt on va s’apercevoir que la BCE a trichée  afin de reporter la crise à plu-tard et que le directeur de la Banque de France n'était pas vraiment à la hauteur et à laissé la France être noyée sous une montagne de dettes.
Laughing
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 10:43

C'est pas la BCE qui a créée de la dette: c'est les gouvernement français depuis 35ans avec le vote complaisant du parlement.

Qui met des barrières à la dette à 3%: l'Europe
Qui ne respecte pas ses engagements en matière de réduction de déficit: la France

Alors on arrete de faire porter sur les autres nos propres inconséquences.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 10:58

thierry a écrit:
C'est pas la BCE qui a créée de la dette: c'est les gouvernement français depuis 35ans avec le vote complaisant du parlement.

Qui met des barrières à la dette à 3%: l'Europe
Qui ne respecte pas ses engagements en matière de réduction de déficit: la France

Alors on arrete de faire porter sur les autres nos propres inconséquences.

conclusion vive le frexit ! et on arrête de refaire l'histoire sur le forum.

J'ai cependant toujours constaté que la France pouvait changer ses lois et que l'Europe a reçu des migrants par milliers qui contrevenaient aux règles habituelles... d'ailleurs notre freluquet ne change pas la loi... il réforme... c'est très différent.
On le constate en voyant baisser ses revenus.

dois je lister les nombreuses exceptions qui confirment dit on la règle ? là ça va saigner...

"la loi est une putain que l'on baise à sa façon !" auteur Claude Batal, le flic qui avait prévu 68 et que l'on a mis sur une voie de garage... il est vrai qu'en matière de loi comme il était aux RG il n'avait pas la rigueur des gens de PJ.

Pour "baiser les peuples" les big boss de l'Europe sont des experts.

je vais tout de même être inquiet pour mes blazers avec écusson des unités militaires de l'empire britanique qui sont appréciés des anciens combattants.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 20:45

Il y a 2 ans lors du vote du Brexit, certains en France se réjouissait du courage des britanniques de sortir de L’union europennz
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2019, 22:07

La décision des Anglais de quitter l'Europe résulte de leur volonté. Que les franchouillards soient satisfaits ou non n'est pas la question.

On nous annonçait que l'Angleterre allait disparaître de la surface de la terre... si elle quittait l'Europe
Je constate qu'il n'en est rien.
A titre personnel j'ai toujours eu pour les Anglais la plus grande admiration pour leur faculté à se rassembler dans les moments les plus difficiles. L'histoire le prouve.
De même les rapports qu'il m'a été donné d'avoir avec eux m'ont toujours incité à la méfiance... y compris lorsque nous étions dans le même camp.
De même il ont une ténacité dans les pires moments qui en font des adversaires redoutables car il ne sont jamais vaincus sauf s'ils sont morts.
Ils ont toujours dit que s'ils devaient choisir entre le continent (l'Europe) et le large il choisiraient le grand large... y compris les USA et le commonwealth...
J'ai toujours pensé que les autorités européennes faisaient une erreur en sous estimant la capacité de résistance et de nuisance des Anglais.

Maintenant on va au résultat :
La menace d'un bexit dur que brandissait l'Europe n'est plus à l'ordre du jour. La Grande Bretagne devait être à genoux... total on reprend les débats...
Le deal mis sur la table comme à prendre ou à laisser n'a pas été accepté par les chambres.
La chefesse de gouvernement anglais voit le texte proposé refusé par les députés mais n'est pas mise en demeure de partir.

Deux ans après je ne suis pas plus heureux qu'à l'époque mais je constate que si les européens voulaient mettre les Anglais à genoux... c'est loupé... il ne fallait pas être nostradamus pour le savoir.

Nos tronches molles en sont à se demander comment revenir aux négociations sans perdre la face pour arriver à un accord.

Je ne suis ni plus heureux ni moins heureux qu'il y a deux ans mais je constate que l'affaire se déroule comme je l'attendais.

J'espère avoir été clair dans mes explications et que l'on ne reviendra plus me pisser sur les chaussures...

Pour en finir si les Anglais dans cette affaire se retrouvent la gueule dans le caniveau ils ne seront pas les seuls et rien que cette idée devrait faire réfléchir les inconséquents.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 08:03

thierry a écrit:
Il y a 2 ans lors du vote du Brexit, certains en France se réjouissait du courage des britanniques de sortir de L’union europennz

On s'en réjouit toujours, à l'UPR on va même traverser le Channel le 29 Mars pour fêter ça avec eux.
Et oui ils sont courageux !
A l'UPR nous préférons faire appel au courage, l'optimisme la persévérance de nos compatriotes plutôt que de jouer sur la peur et l'esprit de renoncement qui eux sont bien souvent utilisés par les Européistes.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 10:14

Question pratique, pour traverser le Channel après un Brexit sans accord : combien d'heures d'attente ?
La libre circulation, en tout cas un accord dans ce sens, ça a aussi du bon pour voyager d'un pays à l'autre.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 10:28

Salamandre a écrit:
Question pratique, pour traverser le Channel après un Brexit sans accord : combien d'heures d'attente ?
La libre circulation, en tout cas un accord dans ce sens, ça a aussi du bon pour voyager d'un pays à l'autre.

Comme maintenant puisque sauf erreur de ma part l'Angleterre n'est toujours pas dans l'espace schengen...
Si on n'est pas un migrants qui se cache dans un camion on montre sa carte d'identité au départ aux gentils policiers français et on la sort pour la montrer aux aimables policiers anglais à l'arrivée. Au retour pareil mais à l'envers...

Pour les bagages on fait comme avec les douaniers américains, japonais, brésiliens.... liste incomplète ou français on ouvre la valise à la demande... ce sera le seul changement. Encore que... il y a des contrôles aléatoires de sûreté à l'occasion.
C'est un problème pour les soldes à Londres il vaut aller rapido et sans délai dès fois que juncker décide un coup de brexit dur surprise (c'est vite arrivé).
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 10:35

Salamandre a écrit:
Question pratique, pour traverser le Channel après un Brexit sans accord : combien d'heures d'attente ?
La libre circulation, en tout cas un accord dans ce sens, ça a aussi du bon pour voyager d'un pays à l'autre.
Toujours et encore, manipuler la peur, l’angoisse.
Changez de principes de vie, et vous verrez, cela ira mieux.
Optimisme, courage et persévérance !
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 11:44

coufsur a écrit:

Toujours et encore, manipuler la peur, l’angoisse.
Changez de principes de vie, et vous verrez, cela ira mieux.
Optimisme, courage et persévérance !

en bref on joue à se faire peur...
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 12:00

Anticiper l'avenir, c'est peser les avantages et les inconvénients des décisions. Les files d'attente aux frontières étant un inconvénient relativement mineur.
Au passage, être lucide est la différence entre courage et témérité.

Envisageons les possibilités restantes :
. Brexit le 29 mars à minuit, avec ou sans accord ?
. report du Brexit (demande par Londres de l'extension de l'article 50, si approuvé par les 27 pays à l'unanimité) : coufsurf devra changer sa date de voyage...
.. soit report jusqu'à fin juin au plus tard, voir cas précédent
.. soit report au-delà de fin juin. Alors, il y aura des députés britanniques élus pour le Parlement européen, et 74 députés français pas 79, un britannique à la Commission, etc.
. no Brexit (le Royaume-Uni peut y renoncer unilatéralement) « Tout ça pour ça ! » mais improbable
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 14:04

Salamandre a écrit:
Anticiper l'avenir, c'est peser les avantages et les inconvénients des décisions. Les files d'attente aux frontières étant un inconvénient relativement mineur.
Au passage, être lucide est la différence entre courage et témérité.

Envisageons les possibilités restantes :
. Brexit le 29 mars à minuit, avec ou sans accord ?
. report du Brexit (demande par Londres de l'extension de l'article 50, si approuvé par les 27 pays à l'unanimité) : coufsurf devra changer sa date de voyage...
.. soit report jusqu'à fin juin au plus tard, voir cas précédent
.. soit report au-delà de fin juin. Alors, il y aura des députés britanniques élus pour le Parlement européen, et 74 députés français pas 79, un britannique à la Commission, etc.
. no Brexit (le Royaume-Uni peut y renoncer unilatéralement) « Tout ça pour ça ! » mais improbable

Je répond à la question posée à savoir comment se passeront les contrôles avec les Anglais... en cas de brexit ?
Question stupide dénotant une totale méconnaissance des régles en vigueur puisque la Grande Bretagne étant non schengen les formalités de police existent et ne changent en rien...
Je crois en matiére de contrôle frontiére être à la fois lucide et compétent... Si vous souhaitez me donner des cours en ce domaine j'attends...

Pour la politique fiction je suis désolé mais ma boule de cristal est en panne.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 17:58

Je répondais à coufsurf ("Optimisme, courage et persévérance")

Schengen concerne, sauf erreur, la circulation des personnes. Pour UK, les marchandises circulent librement (bagages compris, jamais fouillés). Comme vous le signalez vous-même, le Brexit sans accord pose la question du délai supplémentaire à prévoir pour le contrôle des bagages passagers. Et j'ai quelques souvenirs de longs passages aux douanes.
Et surtout, pour les camions, les paris sont ouverts. Y compris sur la longueur des files d'attente à prévoir.
Mais, côté Irlande, la question du contrôle aux frontières UE/UK vs Irlande Sud/Nord (où la mettre ? sans la mettre ?) est quand même le problème non résolu n°1 (le projet d'accord rejeté renvoyait en fait sa solution à un futur indéfini).


Dernière édition par Salamandre le Jeu 17 Jan 2019, 18:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 18:07

Pour les personnes rien ne change, pour les bagages personnels pas grand chose... pour les marchandises pas mon problème... ce sera comme pour les pays non schengen.
Pas besoin de faire un pari.

Lorsque je vais en Afrique, au proche orient ou aux usa, Canada... je circule avec pas mal de matériel photo et des bagages... les seuls qui m'ont fait un controle sérieux sont les Suisses sur une route paumée de campagne en bagnole sous une pluie diluvienne...

Pour le reste la question irlandaise pour les Français... je comprends tout de suite que nous sommes très concernés.

On pourrait avantageusement s'occuper des frontières de l'Europe qui sont des passoirees avec à la clé des déferlantes de migrant plutôt que des voyages entre Irlande sud et nort.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 18:52

Je n'angoisse pas, j'anticipe (une hypothèse)

Brexit : l’inquiétante impréparation des entreprises françaises
En cas de « no deal », la frontière entre le Royaume-Uni et le continent sera totalement rétablie le 30 mars, tout comme les formalités administratives et les contrôles. Un scénario noir qu’ignorent bon nombre de sociétés.
Par Elise Barthet
Le pire n’est pas sûr, mais il est dorénavant loin d’être exclu. Echaudés par le rejet, mardi 15 janvier, au Parlement britannique, de l’accord négocié entre Londres et Bruxelles sur les modalités de départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, les représentants patronaux ont tiré, mercredi 16 janvier, le signal d’alarme : les entreprises françaises, quels que soient les développements des prochains mois, doivent désormais envisager un Brexit dur. Près de 30 000 d’entre elles exportent outre-Manche, et 3 000 y sont installées.

L’heure est au branle-bas de combat du côté des pouvoirs publics. Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, jeudi, à l’issue d’une réunion à Matignon, le déclenchement du « plan lié au Brexit sans accord » et l’adoption « dans les trois semaines » de cinq ordonnances pour protéger les droits des citoyens et des entreprises françaises et britanniques, comme le lui permet la loi d’habilitation adoptée en lecture définitive par l’Assemblée le même jour.
Le chef du gouvernement a également évoqué « un plan d’environ 50 millions € d’investissement dans les ports et les aéroports français » pour y construire des parkings et des installations de contrôle à Calais ou Dunkerque. D’après Jacques Gounon, président de Getlink, le gestionnaire d’Eurotunnel, « le Royaume-Uni négocie actuellement de son côté une convention de transit commun, à l’image de ce qui existe entre l’Union européenne et la Suisse ». Côté français, le recrutement (prévu dans la loi de finances) de 600 douaniers et contrôleurs vétérinaires supplémentaires a été lancé. « Nous avons encore du travail devant nous, un travail d’information (…), en particulier à destination des entreprises », a conclu Edouard Philippe.

Il y a en effet urgence. En cas de « no deal », la frontière sera totalement rétablie le 30 mars. Les formalités administratives et les contrôles aussi. Un scénario catastrophe que semblent encore ignorer, ou du moins minimiser, bon nombre de sociétés. Malgré plusieurs campagnes de communication, « j’ai l’impression, pour la première fois dans ma vie de ministre, que l’administration est prête avant le monde de l’entreprise », alertait, le 29 novembre 2018, le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.
La Direction générale des entreprises, qui dépend du ministère de l’économie, a pourtant publié en décembre un fascicule de 45 pages plutôt complet. Quantité de suggestions y sont listées : recensement des salariés concernés par le Brexit et des régimes de sécurité sociale qui leur sont applicables, dédouanement, vérification de l’origine des produits importés du Royaume-Uni, diversification de la sous-traitance, re-certification et re-homologation des produits, révision de certains contrats…

« L’équation comporte énormément d’inconnues »
Les démarches pressent d’autant plus que le Royaume-Uni est l’un des rares pays avec lesquels la France dégage un excédent commercial, de l’ordre de 4 milliards € en 2017. Premier poste d’exportation, l’agroalimentaire – notamment les produits laitiers ainsi que les vins et spiritueux – serait très exposé en cas de Brexit dur. « Comme en 2014, au début de l’embargo russe, il y a un risque de repli des marchandises sur le marché intracommunautaire et donc d’engorgement », estime Thierry Pouch, économiste en chef à l’assemblée permanente des chambres d’agriculture.
Toutes activités confondues, « la France serait le troisième pays le plus impacté de l’Union européenne, avec un coût total de quatre milliards € par an », selon le cabinet Oliver Wyman. Un chiffre qui ne prend pas en compte une éventuelle baisse de la demande sur certains biens. Un fromage français devenu plus cher parce que plus taxé aurait, on l’imagine, moins d’attrait qu’un produit local sur les étals.

Si des grands groupes comme Airbus – qui fabrique toutes ses ailes au Royaume-Uni –, ont pris le taureau par les cornes dès 2017, le retard à l’allumage est manifeste du côté des petites et moyennes entreprises (PME). « Celles qui nous contactent sont encore au niveau 1 de la réaction : elles nous demandent de les aider à identifier les risques alors que d’autres, au Royaume-Uni notamment, se projettent déjà dans des plans d’action », note Emmanuel Picq, du cabinet de conseil PwC. D’après Frédéric Sanchez, responsable du Medef International et président du directoire de Fives, « environ un tiers des entreprises sont prêtes, un tiers sont conscientes du problème mais font le pari que le Brexit n’aura pas lieu et un tiers ne regardent même pas le sujet ».
Cet attentisme s’explique. « L’équation comporte énormément d’inconnues, et, jusqu’à hier, beaucoup de patrons espéraient que le bon sens l’emporterait », observe Alban Maggiar, délégué aux affaires européennes auprès de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). L’accord trouvé en novembre entre Theresa May et Michel Barnier, le négociateur en chef européen, prévoyait une période de transition censée courir jusqu’en 2020, la libre circulation des personnes, un « territoire douanier unique »… Autant de compromis balayés par le vote des Communes de mardi.

Très inquiète, la CPME « recommande aux entreprises de vérifier le plus rapidement possible l’origine des produits alimentant leur chaîne d’approvisionnement », de « protéger leurs marques, dessins et modèles auprès de l’IPO [Intellectual Property Office] » et de transférer en France les autorisations ou certificats obtenus au Royaume-Uni.
Pour faciliter la circulation de l’information, des réunions sont organisées dans toute la France par les chambres de commerce et d’industrie. Les douanes multiplient également les appels du pied auprès des entreprises qui ne font que des « déclarations d’échanges de biens », ne commercent qu’au sein de l’Union et méconnaissent donc les réglementations du « grand export ». « Le problème, c’est que les PME n’ont pas été d’une réactivité absolue pour le moment », confie-t-on dans une direction locale des douanes.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/17/brexit-l-inquietante-impreparation-des-entreprises-francaises_5410578_3234.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyJeu 17 Jan 2019, 18:56

gros avantage on va ouvrir les boites de transitaires... comme au bon vieux temps.

Création d'emplois, perception de taxes... elle n'est pas belle la vie ?
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019, 09:53

La vie sera surtout tres belle pour les Brit, quand leurs usines automobiles en auront assez de perdre du temps et de l'argent en douanes, et qu'elles décideront de se délocaliser en Europe continentale. Ce jour la on comptera les points. Selon les constructeurs britanniques, 80% des pieces viennent de l'union Européenne.

Et cela a déjà commencé, des entreprises financières britanniques se sont rapatriées en France, Belgique, Luxembourg et Allemagne.
C'est en effet assez facile de déplacer des PC et des connexions internet. Mais le mouvement est enclenché.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019, 11:32

et si la Grande Bretagne se transforme en paradis fiscal ?

Why not ?

C'est merveilleux de voir les Français réagir aux décisions des Anglais... sous peu on va leur envoyer macron pour diriger le pays.
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thierry

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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019, 11:54

C'est en effet une possibilité, mais il faudra mieux faire que l'Irlande et le Luxembourg (impôt sur les sociétés), mieux que la Belgique (fiscalité des transmissions d'entreprises).

Mais dans le domaine des paradis fiscaux, les GB ont déjà ce qu'il faut : les Iles Anglo-Normandes et Gilbraltar.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019, 12:45

Ils peuvent faire mieux et si on connait les britanniques ils ne vont pas s'en priver.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyVen 18 Jan 2019, 19:22

thierry a écrit:
La vie sera surtout tres belle pour les Brit, quand leurs usines automobiles en auront assez de perdre du temps et de l'argent en douanes, et qu'elles décideront de se délocaliser en Europe continentale. Ce jour la on comptera les points. Selon les constructeurs britanniques, 80% des pieces viennent de l'union Européenne.

Et cela a déjà commencé, des entreprises financières britanniques se sont rapatriées en France, Belgique, Luxembourg et Allemagne.
C'est en effet assez facile de déplacer des PC et des connexions internet. Mais le mouvement est enclenché.

Combien d'entreprises qui représentent combien d'emplois ?

Ne pas oublier, avec le principe de libre circulation des capitaux, les Anglais ne vont pas être trop gênés pour continuer à faire leurs "petites affaires" à la City.
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 22 Jan 2019, 04:51

Brexit : le pire n’est jamais certain et quitter l’UE est un droit !
Alexandre del Valle
Lundi 21 janvier 2019 à 10:400

Alexandre del Valle revient ici sur les conséquences du déclenchement du fameux Article 50 et analyse les différents scénarios, du plus “ consensuel ” (accord UE-Royaume-Uni ou “ soft deal ” ), au plus “ chaotique ” (“ no deal/hard Brexit ”), en passant par le scénario d’un nouveau vote consacrant un maintien de la Grande Bretagne dans l’UE…

Theresa May doit rendre cet après-midi une nouvelle proposition d’accord sur le retrait de l’Union européenne, en espérant qu’elle rencontre un soutien suffisant au Parlement britannique. Les députés doivent ensuite délibérer, mardi 29 janvier, sur le texte d’une nouvelle solution qu’ils pourront largement amender, ce qui annonce encore moult rebondissements, atermoiements et donc incertitudes pour les marchés comme sur les scènes politiques. En fait, c’est le destin même de l’Union européenne qui se joue aussi à Londres, tant l’issue du Brexit risque de donner des idées à d’autres, si celui-ci ne se passe pas aussi « si mal » qu’annoncé.
Le Pire n’est jamais certain ou l’improbable « no deal »

Les déboires du Premier ministre et les rumeurs catastrophistes lancées par les europhiles et opposants au Brexit laissent croire que ce sera « l’enfer » outre-Manche une fois un Brexit consommé. En réalité, si la tempête politique au Royaume-Uni fait rage, l’inquiétude, au moins sur le plan  politique, se trouve aussi du côté de l’UE.

Entre « no-deal », « hard Brexit », « soft Brexit » et « nouveau vote » (quatre scénarios de la saga du Brexit) et tout ce qui existe entre les pôles, il est difficile de se représenter les implications de chaque choix. Sur le plan économique, la catastrophe annoncée pour le Royaume-Uni dès le lendemain du référendum de 2016 n’a pas eu lieu, et si Georges Soros s’est à nouveau rempli les poches en spéculant sur une baisse de la livre sterling, force est de constater que l’écroulement annoncé n’a pas encore eu lieu et que la devise britannique a même vite récupéré. Quant au chômage, il a baissé de façon substantielle, bien plus qu’en Italie ou a fortiori en France en tout cas, et il reste nettement plus bas que dans ces deux pays. Certes, ceci ne concerne que la phase 2016-2018, mais pour la phase d’après, personne n’a intérêt au pire et toutes les parties ont intérêt à trouver, d’ici trois mois, un an ou même deux ans une solution. En attendant, les échanges se poursuivront entre les deux rives de la Manche. Il est vrai que dans l’économie globalisée, très interdépendante, on peut aisément effrayer les jeunes britanniques - plus europhiles que leurs aînés – surtout à gauche, quant à l’imminence d’une catastrophe.  Mais les aveuglements et errements de nombre de décideurs europhiles ces deux dernières décennies (sur l’euro notamment) rendent malaisé le jeu du pronostic. On a également prédit que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne coûterait énormément aux Britanniques, mais si les hard-Brexiteurs l’emportent, ce sont aussi les « continentaux » qui devront subir la facture d’une « dette » de sortie impayée….
Le no-deal peut survenir, certes, mais à condition non pas seulement que le Parlement britannique rejette une nouvelle fois l’accord (« plan B ») proposé par Theresa May, mais surtout si une rupture avec l’UE s’opère sans prolongation de la phase actuelle de transition et si un nouveau vote britannique de maintien dans l’UE est rendu impossible, ce qui n’est pas du tout le cas. Il est vrai que l’intransigeance de l’UE sur la question « non négociable » de la libre circulation des personnes, un des quatre « piliers » ou libertés fondamentales de l’Union, semble être le plus grand obstacle actuel sur la voie d’un accord évitant le « hard-Brexit ». David Cameron avait d’ailleurs déjà buté sur cet obstacle en 2011. Pour nous faire peur, on nous répète donc depuis des semaines que sans accord proche, le divorce se fera sans anesthésie ni médication : les traités cesseront d’avoir cours ; tous les accords de l’UE, les régulations en termes d’industrie pharmaceutique, militaire, financière etc., tomberont. Les règles de l’OMC qui régissent les échanges internationaux prendront alors le relais et le Royaume-Uni pourrait très bien décider de ne pas régler la coquette somme de 40 milliards d’euros à l’Union européenne… Pour le Royaume-Uni, cela veut dire plus de 300 domaines dans lesquels il faudrait rebâtir un corpus législatif, des accords commerciaux en cascade, mais aussi la liberté retrouvée de négocier selon leurs exigences et non celles d’une mayonnaise de 28 États. Les prévisionnistes prévoient une perte de croissance de 3 à 4 % pour les Anglais et de 1 à 1,5 % pour les 27. Pour l’Union européenne, privée de la « contribution » britannique – 16% de ses ressources –, cela signifierait se retrouver avec un déficit non négligeable qui devrait être « redistribué » sur les États membres, et ce dans une période où son projet politique rencontre de plus en plus de résistance.

En réalité, la probabilité d’un no deal est quasi nulle. Elle est écartée par les acteurs politiques et financiers lucides qui savent très bien que tout sera fait, en l’absence d’accord rapide, pour prolonger la phase transitoire afin d’éviter un choc économique que redoute plus que tout chacune des parties.
En réalité, la probabilité d’un no deal est quasi nulle. Elle est écartée par les acteurs politiques et financiers lucides qui savent très bien que tout sera fait, en l’absence d’accord rapide, pour prolonger la phase transitoire afin d’éviter un choc économique que redoute plus que tout chacune des parties. En attendant, européistes et brexiteurs jouent les scénarios du pire dans le cadre d’un théâtre géopolitique ou « poker menteur de négociation » aux termes duquel tout le monde redeviendra « raisonnable » juste avant qu’il « ne soit trop tard »… L’échéance approchant pour le Royaume-Uni, l’Union européenne a en effet tout intérêt à accorder une extension, soit pour aller vers le soft-Brexit de Theresa May (peu probable), soit pour profiter de l’affaiblissement du Premier ministre pour laisser se dérouler de nouvelles élections et/ou un second référendum dont l’issue pourrait bien maintenir le royaume dans l’Union. Jeremy Corbyn, qui est quant à lui entre deux feux (brexiteurs et pro-UE), marche sur des œufs, doit gérer un parti aussi divisé que les Tories sur cette question, quoi que plus europhile. Il refuse tout dialogue avec Theresa May tant que la « menace » du no deal est sur la table. Plus que lui-même d’ailleurs, son parti voudrait majoritairement qu’il propose un second référendum.

Le scénario de la prolongation du match jusqu’au nouvel accord

Les Européens peuvent et vont très probablement accorder l’extension de l’article 50 avec un délai supplémentaire jusqu’au 30 juin, date à laquelle le nouveau parlement européen entrera en fonction sans les eurodéputés britanniques. Et même après cette date, le pire n’adviendra pas pour autant, en l’absence d’accord, car une nouvelle période transitoire, reconductible de plusieurs mois à deux ans, sera décidée. Pendant cette période d’incertitude « encadrée », la représentation parlementaire au sein de l’UE se fera soit sans les députés européens, soit avec des eurodéputés anglais sortants « prolongés » ; soit encore avec des députés nationaux anglais envoyés au parlement européen de façon exceptionnelle. D’évidence, le problème posé par l’actuelle période de transition de deux à quatre ans est qu’elle prolonge de facto et de jure aussi les obligations du Royaume-Uni en matières de régulations européennes, sans que londres ait son mot à dire, puisque la Grande Bretagne ne sera plus vraiment un membre politique à part entière de l’Union après les élections européennes. Le Royaume-Uni devra pendant ce temps continuer à s’en remettre à l’Union sans droit de vote, de véto et sans pouvoir prendre part aux discussions, tout en continuant à payer le coût de l’« adhésion » au club européen et à « subir » les normes continentales qui irritent une majorité des Britanniques, brexiteurs ou pas. Cette simple perspective insupportable concourra à motiver tories et travaillistes à trouver un accord, avec ou sans Mme May d’ailleurs.

La difficulté du scénario à la suisse ou à la norvégienne et la question épineuse du « Backstop » irlandais

C’est d’ailleurs ce qui se passerait dans un scénario à la « norvégienne » ou à la « suisse », qu’on présente comme une solution souhaitable alors qu’elle ne répondrait en rien aux aspirations exprimées par le référendum de 2016 qui a montré que les Britanniques veulent rester souverains et ne veulent plus d’une Europe fédéraliste. La nécessité d’une « période de transition » est certes inévitable, mais celle-ci s’opérera surtout à l’avantage de l’Union qui aura désormais les mains libres alors que le Royaume-Uni a toujours été jusqu’ici un acteur « difficile », pour employer un euphémisme : Londres a souvent exercé son droit de veto sur plusieurs projets, dont celui d’un programme de défense européen, elle n’a jamais voulu réellement jouer le jeu européen, réclamant sans cesse des exceptions, et a toujours continué à agir, comme l’avait averti De Gaulle, comme une cinquième colonne atlanto-américaine au sein d’une Europe appelée à demeurer hostile à la Russie et à ne jamais devenir un acteur géostratégique indépendant de l’Oncle Sam.
Un autre point de discorde, particulièrement épineux, est celui qu’on a surnommé l’Irish backstop ou « filet de sécurité » irlandais. Rappelons que l’Irlande du Nord (majoritairement protestante), qui n’a jamais voulu rejoindre la République d’Irlande (catholique) indépendante, fait partie du Royaume-Uni, et que la République d’Irlande est et va demeurer membre à part entière de l’Union européenne, avec tout ce que cela implique en terme d’ouverture des frontières, de circulation des personnes, etc . Si le Royaume-Uni sort de l’Union douanière, il faudra par conséquent, du point de vue anglais, instaurer une forme de frontière entre les deux Irlande, ce qui est particulièrement difficile mais surtout qui contredit le Good Friday Agreement. Cet accord de paix pour l’Irlande du Nord, signé en avril 1998, visait à mettre fin à 30 années de heurts irlando-catholiques/protestants-britanniques (3 480 morts), et il avait même permis aux Nord-Irlandais de tout bord de s’identifier comme Britanniques, Irlandais ou les deux à la fois, puis d’instaurer des échanges entre « sud et Nord ». L’Irish backstop prévoit de préserver cet accord en conservant notamment une frontière « ouverte » et en maintenant l’Irlande du Nord dans l’Union douanière, ce qui est exclu par les hard-Brexiteurs. D’une manière générale, les autorités du Royaume-Uni craignent que cet Irish backstop consacre une « désunion » qui ne dit pas son nom (entre l’Irlande du Nord et Londres) et qui risque de faire perdre à May l’appui électoral des unionistes. Quant aux partisans d’un Brexit dur, ils sont persuadés que ce lien spécial entre les deux Irlandes est de facto un moyen d’obliger les Britanniques à rester amarrés à l’UE (via la non porosité entre Irlande du nord et du sud). Nombre d’Irlandais du Nord, farouchement pro-anglais, y voient même planer le cauchemar d’une réunification des deux Irlande. Dans son plan retoqué, Theresa May avait demandé que l’entièreté du Royaume-Uni bénéficie de ce « filet de sécurité », ceci afin de complaire aux Européens. Toutefois, ce plan signifiant le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union douanière pour un temps indéterminé, les brexiteurs accusaient May de proposer un plan qui empêcherait Londres de négocier ses propres accords commerciaux avec d’autres Etats ou associations d’Etats. Enfin, le  rejet massif de l’accord de Mme May par le Parlement britannique est d’autant plus difficile à résoudre qu’il est à la fois le fait de conservateurs et brexiteurs confirmés que de remainers corbynistes…
Ni Dublin ni Bruxelles ne veulent pour l’heure accepter cette tentative de renoncement au principe essentiel de l’UE qu’est la libre-circulation.

Pour ce qui est du nouveau « plan B » de ce lundi après-midi, il est fort à parier qu’il ressemblera presque à l’identique au précédent, à la différence près qu’en sera retirée la mesure controversée du backstop qui prévoit le maintien de l’Irlande du Nord dans l’union douanière. Cette clause serait remplacée par un simple accord bilatéral avec l’Irlande, ainsi que l’a révélé le Sunday Times. D’évidence, et c’est là que le bât blesse, ni Dublin ni Bruxelles ne veulent pour l’heure accepter cette tentative de renoncement au principe essentiel de l’UE qu’est la libre-circulation. En tout cas jusqu’à nouvel ordre…

Le scénario du « Second référendum » : ceux qui ont « mal voté doivent revoter » !
Dans un tweet récent, le président du Conseil européen Donald Tusk a clairement envisagé un nouveau votre anglais visant au maintien dans l’UE : « Si un accord est impossible, et que nul ne veut un Brexit sans accord, alors qui aura, au bout du compte, le courage de dire ce qu’est la seule bonne solution : un nouveau vote ? ». Même Nigel Farrage, l’ex-chef de file du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), a récemment reconnu qu’un nouveau vote sur le maintien du Royaume-Unis dans l’UE était désormais probable. En décembre dernier, la Cour de justice de l’Union européenne a d’ailleurs rendu un jugement selon lequel dernier le Royaume-Uni pouvait choisir l’option du maintien dans l’Union de façon unilatérale, sans l’autorisation préalable des 27, donc n’importe quand au gré des évolutions et tractations politiques inter-britanniques. Le jour des résultats du référendum britannique du 23 juin 2016, les « eurosceptiques » en avaient l’intuition : tout serait fait pour rendre le Brexit aussi douloureux que possible, façon de dissuader les camarades de classe du Royaume-Uni. Quitter l’Union Européenne et sa pléthore de traités et d’accords est de toute façon quasi inextricable, d’où la possibilité d’un maintien de Londres dans l’UE (scénario le plus probable après celui d’une prolongation accouchant d’un nouvel accord). Jacques Attali en riait lorsqu’en 2011, il expliquait que les rédacteurs du traité de Maastricht avaient « soigneusement » oublié de prévoir un article sur le retrait éventuel d’un pays membre, ajoutant que « ce n’était pas très démocratique, évidemment ». Certes, le traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, inscrit dans le marbre, avec l’Article 50, la possibilité de quitter l’Union Européenne. Toutefois, c’est à la faveur de la période post-référendum que le public a découvert que l’Article en question n’encadre pas grand-chose et est demeure on ne peut plus vague : le Royaume-Uni pourrait faire « marche arrière » sans problème, sans protocole, du moment que cela se décide « démocratiquement ». La chose était donc très compliquée en termes de procédure. Ajoutez à cela l’intérêt majeur de l’Union européenne de faire savoir qu’on ne s’en va pas impunément ni sans difficultés, et les choses se compliquent encore un peu plus. Un second référendum a d’ailleurs été envisagé dès que les résultats ont été connus. Les Remainers ont dit, non sans une certaine dose de mépris, que les gens « se repentiraient » de leur choix et viendraient supplier à genoux qu’on renverse le processus. Force est d’ailleurs de constater que deux ans plus tard, les sondages semblent donner raison à ces Remainers et le peuple lui-même (ou la moitié en tous cas, à peu près) pourrait voter afin que le Royaume-Uni reste membre à part entière dans l’Union, bref, fasse marche arrière.

Ceux qui prônent la voie d’un second référendum sous-estiment grandement le traumatisme que cela causerait en termes de politique intérieure et de remise en question de la tradition démocratique-souverainiste britannique millénaire.
En fait, la victoire des Brexiteurs s’est certes effectuée sur une bande très mince, mais les sondages n’ont pas vraiment la réputation d’être précis. Et de toute façon, ceux qui prônent la voie d’un second référendum, citoyens et parlement britannique ou anti-brexiteurs européens, sous-estiment grandement le traumatisme que cela causerait en termes de politique intérieure et de remise en question de la tradition démocratique-souverainiste britannique millénaire. Le coût symbolique et politique pour les sujets de sa Majesté Elisabeth II serait incommensurable. On ne peut pas exclure cette option du « maintien » (ou du « retour sans être encore parti »), tant les forces fédéralistes de Bruxelles, les autres capitales et les milieux économiques et médiatiques europhiles exercent depuis eux ans des pressions très fortes pour faire peur aux citoyens anglais et pour les culpabiliser. Avec ce message qui nous rappelle le second votre sur le traité européen de 2005 : « les résultats d’un référendum qui montrent que les électeurs se sont trompés commandent de faire revoter ceux-ci dans le bon sens une fois qu’ils sont plus mûrs »…
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 22 Jan 2019, 08:45

Theresa May a présenté hier sa "nouvelle" proposition

Brexit : le plan B de May, copie du plan A
Par  Florentin Collomp . Publié le 21/01/2019
La première ministre évoque plus de « discussions » pour amender son accord rejeté la semaine dernière, sans changer ses lignes rouges. Gagnés par la lassitude, les parlementaires s'activent pour reprendre l'initiative.

Tous les lundis après-midi depuis deux mois, Theresa May franchit les 300 mètres qui séparent le 10 Downing Street de la Chambre des communes, pour l'informer des développements du Brexit. La routine d'un processus qui s'éternise. Une sorte de purgatoire dont l'issue, prévue dans 66 jours, semble s'éloigner à mesure qu'on avance dans sa direction. Le chef de l'opposition, Jeremy Corbyn, compare cette litanie d'interventions au film Un jour sans fin. D'autres rappellent la définition d'Einstein de la folie : refaire toujours la même chose en espérant un résultat différent.
Rien n'a changé, selon une expression chère à la première ministre. Quelques jours après l'échec retentissant, par 432 voix contre 202, à faire ratifier son accord de sortie, ceux qui croyaient à un tournant radical en sont pour leurs frais. Pour éviter une sortie sans accord, qui inquiète un grand nombre de parlementaires, la seule solution est de… ratifier son accord, répète avec audace la première ministre.

Au cours d'une tentative de dialogue transpartisan, elle dit avoir entendu les doléances des députés qui souhaitent être davantage impliqués dans le processus. Elle promet d'en tenir compte dans les futures négociations d'un traité de libre-échange avec l'UE. Dans un geste en direction des élus Labour, elle assure faire siennes leurs préoccupations sur le respect des droits sociaux et environnementaux après le Brexit. Enfin, elle annonce de nouvelles discussions, en particulier avec ses partenaires du Democratic Unionist Party (DUP) nord-irlandais, (.) Mais aucune indication concrète sur le moyen d'y parvenir.
En revanche, pas question de révoquer le processus de sortie de l'UE, ce qui serait une «trahison» du référendum. Pas de nouveau référendum, alors que «notre devoir est de mettre en œuvre le résultat du premier».
À la colère des députés ces dernières semaines semble s'être substituée une immense lassitude. «Le gouvernement paraît ne pas avoir pris la mesure de sa défaite. La première ministre doit modifier ses lignes rouges. Son accord ne peut pas être mis en œuvre. Elle doit faire face aux réalités», l'a implorée Jeremy Corbyn.

Dialogue de sourds

Les députés seront amenés à voter mardi prochain sur ce programme pour le moins vague. Et il ne s'agira pas d'un nouveau vote de ratification, mais d'une simple indication de la volonté du Parlement, un mandat pour que Theresa May discute avec les Européens. En cas de succès à amender l'accord, une nouvelle tentative de ratification n'interviendrait pas avant, au mieux, la mi-février - un mois et demi seulement avant la sortie programmée de l'UE.
Entre-temps, le Parlement n'a pas l'intention de rester passif. Ses couloirs bruissent de l'activité de députés qui préparent des amendements à cette motion gouvernementale, afin d'orienter les discussions. Le conservateur Dominic Grieve, avocat passionné de la souveraineté du pouvoir législatif, cherche à donner à un quorum de 300 députés la faculté d'imposer leur direction à l'exécutif. (.) D'autres amendements à l'étude visent à écarter un no deal, à reporter la date de sortie de l'UE (à condition que les Vingt-Sept l'acceptent), à négocier un soft Brexit, ou à promouvoir un nouveau référendum.

Si Theresa May continue d'évoquer des consultations, c'est un dialogue de sourds. La recherche d'un consensus entre les partis n'aura duré que quelques jours. Jeremy Corbyn raille «un exercice bidon de relations publiques». La priorité de la première ministre est en réalité de reconquérir les brexiters de son parti et les dix élus du DUP. Sa stratégie vise à les mettre au pied du mur. Leur chef de file, Jacob Rees-Mogg, semble commencer à en prendre la mesure. «Même l'accord de Mrs May serait mieux que de ne pas sortir du tout», concédait-il, dimanche. Il sait, comme les autres ardents eurosceptiques, qu'il n'y a pas de majorité au Parlement pour avaliser une sortie de l'UE sans accord. Vingt membres du gouvernement seraient même prêts à mettre leur démission dans la balance pour y faire barrage, selon Amber Rudd, ministre pro-UE des Affaires sociales.

http://www.lefigaro.fr/international/2019/01/21/01003-20190121ARTFIG00334-brexit-le-plan-b-de-may-copie-du-plan-a.php
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MessageSujet: Re: Le clash du Brexit n'aura pas lieu   Le clash du Brexit n'aura pas lieu - Page 2 EmptyMar 22 Jan 2019, 12:42

Analyse (soit UE lâche sur l'Irlande, soit UK lâche sur l'Irlande du Nord)

Selon l’analyse de diplomates européens, la stratégie de Mme May est désormais claire : celle-ci joue la montre, en espérant qu’à l’approche du Brexit théorique, les Vingt-Sept perdront leurs nerfs et finiront par céder sur le « backstop » irlandais.

La tactique est particulièrement risquée : jusqu’à présent, les négociateurs pour l’UE ont toujours répété que les garanties sur la frontière irlandaise contenues dans l’accord de retrait conclu avec Mme May le 25 novembre 2018 ne pouvaient pas être limitées dans le temps. Sinon, elles perdraient leur caractère d’assurance « tous risques ».
(..)
S’ils ne le disent pas publiquement, les Européens seraient toutefois prêts à modifier cette assurance, à revenir à la version qu’ils proposaient à Londres jusqu’en octobre 2018 : seule l’Irlande du Nord s’aligne sur les règles de l’UE. Tandis que dans la version actuellement sur la table, et réclamée par Mme May l’automne 2018, le Royaume-Uni dans son ensemble reste dans une forme d’union douanière avec les Vingt-Sept, le temps qu’un accord de libre-échange soit signé entre Londres et Bruxelles.

Mais pas question d’aller au-delà, de limiter le backstop dans le temps. A fortiori d’y renoncer complètement. A moins, évidemment, que les Britanniques de leur côté abandonnent le projet du Brexit… Plus généralement, les Européens ont jusqu’à présent toujours placé l’intérêt d’un des leurs avant celui d’un Etat tiers. « Irlande first », donc.

(..)
Des diplomates européens le reconnaissent cependant à demi-mot : jusqu’à présent remarquable, l’unité des Vingt-Sept risque d’être mise à l’épreuve à l’approche de la date théorique du Brexit. Les Pays-Bas et l’Allemagne n’ont, par exemple, aucune envie de risquer un « no deal », jugé catastrophique pour leurs économies et leurs relations futures avec Londres.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/21/brexit-theresa-may-veut-rediscuter-avec-bruxelles-de-la-question-de-la-frontiere-irlandaise_5412405_3210.html
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