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 Loi Alimentation : les prix vont augmenter, qui va en profiter ?

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a.nonymous



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MessageSujet: Loi Alimentation : les prix vont augmenter, qui va en profiter ?    Dim 07 Oct 2018, 00:09

Citation :
Loi Alimentation : les prix vont augmenter, qui va en profiter ?

Orange avec AFP, publié le samedi 06 octobre 2018 à 07h00

CONSOMMATION. Le projet de loi, issu des états généraux de l'alimentation de 2017, prévoit notamment de relever le "seuil de revente à perte" de 10%, c'est-à-dire le prix au-dessus duquel la grande distribution doit vendre. Objectif : endiguer la guerre des prix entre les grandes enseignes. Cela doit aussi permettre de mieux rémunérer les agriculteurs. Sauf que plusieurs acteurs du secteur, dont Michel-Édouard Leclerc, n'y croient pas. Le patron du groupe éponyme dénonce "une arnaque", l'UFC-Que choisir "une tartufferie".

Le Parlement a adopté définitivement cette semaine le projet de loi "pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable", après un ultime vote de l'Assemblée. Le texte, porté par le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, prévoit, pour stopper la "guerre des prix", d'encadrer les promotions et d'augmenter de 10% le seuil de revente à perte.



Le seuil de revente à perte, qu'est-ce que c'est ?

"Le seuil de revente à perte, instauré en 1996, interdit de vendre tout produit en dessous du prix auquel il a été acheté au fournisseur", explique le site du ministère de l'Agriculture. "Le seuil actuel de revente à perte ne permettait pas de couvrir les coûts incontournables pour le distributeur (logistique, personnel, casse, transport). Par conséquent, relever ce seuil constitue un levier pertinent, pour stopper la destruction de valeur, relancer la création de valeur et en assurer une équitable répartition entre les divers maillons de la chaîne alimentaire", poursuit la page consacrée aux états généraux de l'alimentation.

"Actuellement, lorsqu'une enseigne achète au producteur un produit 1 euro, elle doit le revendre au minimum 1 euro en rayon. Une fois la loi entrée en vigueur, ce même produit ne pourra être revendu à moins de 1,10 euro."

Ce relèvement va automatiquement faire grimper les prix, de l'aveu du gouvernement. L'association de consommateurs UFC-Que choisir chiffre la hausse jusqu'à 5 milliards d'euros pour les consommateurs (soit 177 euros par ménage). "Le gouvernement a missionné une étude d'impact qui fait état d'une augmentation des prix de 0,7% à 2%, détaille au Parisien Alain Bazot, son président. Ce qui, en monnaie sonnante et trébuchante, représente une hausse de 1,7 milliard à 5 milliards d'euros sur deux ans."



Bras de fer entre Leclerc et le ministre de l'Agriculture

Qui va profiter de la hausse des prix ? Selon le ministre de l'Agriculture, cela doit permettre un "ruissellement" en direction des agriculteurs, qui seraient mieux rémunérés. Sauf que rien, dans la loi Alimentation, n'oblige les distributeurs à reverser la plus-value à leurs fournisseurs. C'est pourquoi plusieurs acteurs du secteur sont pessimistes.

"C'est une arnaque, de l'enfumage, ce truc-là !", dénonce Michel-Édouard Leclerc, le patron du géant de la distribution du même nom, dans un entretien au Parisien du 26 septembre, à propos du relèvement de 10% des seuils de revente à perte.

"Il n'y a pas de lien avec le revenu des agriculteurs. Dans les hypermarchés, cette hausse des prix touchera de 3.000 à 3.700 articles qui augmenteront de 1 à 10%. Cette disposition va donc porter sur les grands produits d'appels qui ne sont pas des produits agricoles comme le Coca-Cola, le Nescafé, le Nutella, etc., explique-t-il. Nous avons fait les calculs : c'est une ponction d'un milliard d'euros sur le pouvoir d'achat des consommateurs."

"L'augmentation des prix va toucher par exemple des barres chocolatées de la marque Mars, alors que l'on ne produit pas de chocolat en France ou, les eaux Évian et Vittel qui ne sont pas des produits de l'agriculture. Autre exemple, prenez le jambon Herta. La moitié de cette charcuterie n'est pas fabriquée en France. Je pose la question : comment cette augmentation de marge va-t-elle revenir aux agriculteurs français, par quels mécanismes, par quels engagements ? Le gouvernement et les députés sont incapables de l'expliquer car c'est inexplicable", s'indigne le Breton.



L'UFC-Que choisir sceptique aussi

Michel-Édouard Leclerc accuse certains de ses concurrents d'avoir fait pression sur le gouvernement pour augmenter leurs recettes. "Cette demande (de relèvement des seuils, NDLR) a été faite par certains distributeurs et industriels avant les états généraux de l’alimentation. Elle a été soutenue par la fédération du commerce et de la distribution (FCD) qui regroupe Casino, Carrefour et Auchan (...) Cette demande a ensuite été transformée, par un coup de baguette magique, en mesure favorisant le revenu des agriculteurs. Ils ont fait avaler ça aux députés mais c’est juste une manière de venir au secours de Carrefour et de Casino", croit-il savoir.

L'UFC-Que choisir est également sceptique. Pour Alain Bazot, "rien dans la loi ne garantit que cela profitera aux agriculteurs". Dans Le Parisien mardi, il a dénoncé une forme de "culpabilisation : on dit aux Français payez plus cher, et les agriculteurs vivront mieux. C'est une tartufferie !".



Travert s'affiche rassurant

De son côté, la coopérative agricole Coop de France reste prudente sur le "ruissellement" promis aux producteurs. "On n'a pas de réponse en tant que tel, et on ne veut pas que cela soit laissé au bon vouloir de ceux qui vont collecter cette richesse", expliquait la semaine dernière son président Michel Prugue à l'AFP. "Je ne voudrais pas qu'on ait la double peine, de vendre peu cher et de permettre à nos clients de faire plus de marge".

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert se veut rassurant. "Quand Michel-Édouard Leclerc dit que les prix vont augmenter" en raison de cette loi, "pas du tout", s'est-il indigné lundi lors de l'émission "Audition publique" sur LCP-Public Sénat avec l'AFP et le Figaro. "Nous demandons à ce que les distributeurs puissent diminuer leurs marges sur les produits agricoles, tout simplement pour mieux rémunérer" les agriculteurs, assure le ministre.
https://actu.orange.fr/france/loi-alimentation-les-prix-vont-augmenter-qui-va-en-profiter-magic-CNT00000172DYv.html
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