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 Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?

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tonton christobal

tonton christobal

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MessageSujet: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 17 Nov 2018, 08:57

Rappel du premier message :

Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?

Par  François Bousquet


FIGAROVOX/TRIBUNE - François Bousquet voit dans la jacquerie des «gilets jaunes», et le mépris dont elle fait l'objet, le symptôme du déclassement de la France périphérique.
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François Bousquet est journaliste et écrivain. Il participe à la revue Éléments. Il a publié notamment La droite buissonnière (éditions du Rocher, 2017), un essai sur l'influence de Patrick Buisson sur la droite française.
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Les gilets jaunes font l'objet d'un mépris de la part du pouvoir, et les récentes déclarations du président de la République, avec son timide mea culpa au 20 heures de TF1, n'y changeront rien. Depuis longtemps, cette France périphérique et ses habitants ont été immolés sur l'autel de la mondialisation. Ce sont les nouveaux «malgré-nous». Nulle sollicitude médiatique à leur encontre, à la différence des migrants. L'assignation à résidence est leur condition historique puisque la liberté de circulation a pris pour eux la forme d'une relégation territoriale dans le périurbain, la ruralité et les petites agglomérations. C'est une sédentarité subie. Où aller? Les centre-villes sont hors de prix et les banlieues hors-sol.

C'est l'élite-kérosène en butte au populisme-diesel.
L'histoire est ancienne. Dès 1947, le géographe Jean-François Gravier, ancêtre de Christophe Guilluy, soulignait, dans un livre qui rencontra un écho retentissant à sa parution, les extraordinaires disparités territoriales françaises: Paris et le désert français. On avait quelque peu oublié ces fractures territoriales, mais elles sont réapparues aux yeux de la France entière au soir du premier tour de la dernière présidentielle à travers la géographie du vote en faveur de Marine Le Pen. Depuis, plus rien, ou presque, jusqu'au mouvement des gilets jaunes. Macron a bien créé un ministère de la Cohésion des territoires, mais... qui en connaît le titulaire? Personne. Et de fait on a découvert le nom de Jacques Mézard le jour où il a quitté son ministère à l'occasion du remaniement d'octobre. Tout indique que Jacqueline Gourault, qui lui a succédé, connaîtra le même sort. La France, on la survole en avion. C'est l'élite-kérosène en butte au populisme-diesel. Cette élite rêverait-elle d'une politique de développement séparé, en d'autres termes: la mise en place d'un apartheid territorial? La conception que se fait Macron du progressisme, dont il s'est fait le chantre, relèverait alors du darwinisme social (la théorie de l'évolution appliquée au champ de l'économie).
On n'ose dire que le pays légal s'est coupé du pays réel, de peur de se fâcher avec Benjamin Griveaux confondant Marc Bloch et Charles Maurras. Mais si Christophe Guilluy et quelques autres n'avaient pas exhumé ce pays réel, le pays légal en ignorerait jusqu'à l'existence. De loin en loin, il y a bien un politique comme Jean Lassalle pour entreprendre d'en parcourir les contours ou un journaliste comme Gérald Andrieu pour en sillonner les frontières (Le peuple de la frontière). Le reste du temps, ce monde est rejeté dans les ténèbres extérieures, un trou noir d'où ont émergé, il y a une quinzaine de jours, ces lucioles dans la nuit que sont les gilets jaunes fluorescents.
Cette méconnaissance de la France périphérique est si profonde que les éditorialistes donnent le sentiment de l'appréhender dans une perspective quasi-ethnologique, entre curiosité perplexe, incompréhension et vague inquiétude. Mais qui sont donc ces Papous des hauts plateaux du Limousin, ces sans-culottes à bonnet rouge du Finistère, ces sans-dents à gilet jaune du Pas-de-Calais? On prenait leur résilience pour de la résignation si bien qu'on est presque surpris de les voir élever une protestation du fond de leur double détresse, culturelle et sociale. Quoi! Les gueux ont l'outrecuidance de se révolter. S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent des brioches! S'ils n'ont pas de voitures, qu'ils roulent en Vélib'! Naguère signe extérieur de richesse, la voiture s'est ainsi transformée en moyen de déplacement des «ploucs émissaires», pour reprendre le bon mot de l'irremplaçable Philippe Muray.

La France périphérique est si profonde que les éditorialistes donnent le sentiment de l'appréhender dans une perspective quasi-ethnologique.
À écouter certains commentateurs, on se croirait même dans Le Dîner de cons, avec Thierry Lhermitte, au chevet d'une province arriérée peuplée de clones de Jacques Villeret, de sosies de Johnny et d'indigènes gaulois indécrottablement archaïques. Des «gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n'est pas la France du XXIe siècle que nous voulons», suivant la sortie de l'inénarrable Benjamin Griveaux, porte-parole d'un gouvernement qui semble ignorer que la voiture est le seul moyen de locomotion pour une écrasante majorité de Français (deux tiers des Parisiens, mais pas les ministres, on s'en doute, se rendent à leur boulot en transports en commun, 7 % sur le reste du territoire). Et le diesel, le carburant le moins cher.
Mais plus encore qu'une fronde contre le prix du diesel, l'écotaxe, les radars, la limitation de la vitesse, c'est l'expérience quotidienne de l'injustice dans laquelle ils se trouvent plongés et du déni médiatique dans lequel ils sont maintenus qui a poussé les gilets jaunes à se soulever. Avant toute chose, ils ont besoin de considération. Car ce qui se joue, c'est bel et bien une lutte pour la reconnaissance. Or, cette lutte n'est pas même reconnue. Toutes les politiques dites de reconnaissance chères à la philosophe anglo-saxonne ne s'adressent qu'aux minorités, sexuelles ou ethniques, pour lesquelles elles ont été conçues, pas aux majorités déclassées qui entrent toujours par effraction dans l'actualité, coup de pistolet dans le ciel sans nuage de l'élite: le référendum sur le traité de Maastricht, le premier tour de la dernière présidentielle, l'enterrement de Johnny.

Déni, indifférence, mépris. Les médias nationaux ne célèbrent pour ainsi dire jamais la France périphérique, exception faite du JT de Jean-Pierre Pernaut, qui en livre une image mythifiée fonctionnant comme un anxiolytique qui entretiendrait la fiction d'une campagne inchangée, ce qu'elle n'est plus depuis longtemps. Car la réalité de cette France périphérique est aussi éloignée du regard condescendant des élites parisiennes que de la vision patrimoniale et pétrifiée des conservateurs orwelliens. Elle est même devenue à beaucoup d'égards un non-lieu. Il suffit du reste d'observer dans le détail la carte de France des blocages en ce samedi 17 novembre pour voir qu'elle se confond avec l'étalement périurbain dont les temples emblématiques sont les zones commerciales, les stations-essence des «hypers» et les ronds-points, un monde dans lequel il est inconcevable qu'on puisse faire 500 mètres à pied pour aller acheter son pain.

La carte de France des blocages en ce samedi 17 novembre se confond avec l'étalement périurbain dont les temples emblématiques sont les zones commerciales, les stations-essence et les ronds-points.
Ici aussi donc, on retombe sur les deux grands blocs historiques qui s'affrontent: les «Anywhere» (ceux de nulle part) et les «Somewhere» (ceux de quelque part), pour reprendre la terminologie de David Goodhart. Aux premiers, l'urbanisation verticale - l'Olympe jupitérien, le gigantisme des tours, la «start-up nation» - ; aux seconds, la périurbanisation horizontale galopante. Ce que les Américains appellent «Suburbia», l'habitat pavillonnaire à perte de vue qui a multiplié les oasis individuelles. Si on doit d'ailleurs ramener le rêve américain des classes moyennes - très largement plébiscité par les catégories populaires (il suffit de s'intéresser à la sociologie des prénoms pour s'en assurer) - à sa plus simple expression, il tient en deux mots: la voiture et le pavillon. L'une étant la condition de l'autre, et les deux réunis le symbole d'une vie bonne, quoiqu'à crédit.
S'il y a toutefois une nouveauté dans ce mouvement des gilets jaunes, c'est que cette fois-ci l'incendie est collectif, les départs de feu contagieux. Jusqu'à présent, la France périphérique se présentait en ordre dispersé, des bonnets rouges confinés à la pointe de la Bretagne à la récente démission de soixante-dix élus nivernais privés de ressources par l'État. Comment en aurait-il été autrement au vu de son éclatement géographique? Or, pour la première fois, la hausse du prix des carburants est parvenue à cristalliser et à fédérer toutes les rancœurs au niveau national. C'est donc un pays à l'unisson, soutenu par une très large majorité de Français, qui s'apprête à bloquer les axes routiers. Mais quelle que soit l'ampleur de ces blocages, on ne voit pas trop sur quoi ils pourraient déboucher. Le gouvernement cédera ponctuellement, se contentant de-ci de-là d'allouer quelques aides et autres primes à la casse (il a déjà commencé). Mais l'autre casse, celle du territoire, ne s'en poursuivra pas moins.

Rien de nouveau sous le soleil, dira-t-on. Les révoltes populaires ont certes pris à travers les âges tant de visages différents, couvert tant de fronts, qu'il est assurément impossible d'en dresser une typologie. Il n'empêche: toutes ces protestations (et les protestations antifiscales furent de très loin les plus nombreuses) - des Jacques, Croquants et autres Nu-pieds jusqu'aux boutiquiers poujadistes - raconte la même histoire depuis le Moyen-Âge tardif où elles commencèrent, avec la naissance de l'État: celle d'un échec programmé, tant il est dans la nature de ces soulèvements d'être des phénomènes irruptifs, spontanés et passagers. Au nom de quoi la révolte des gilets jaunes échapperait-elle à cette fatalité de l'échec? Tout l'appelle, au grand regret des populistes, jusqu'à la composition socioprofessionnelle du mouvement (interclassiste), mêlant artisans, ouvriers, intérimaires, auto-entrepreneurs, chauffeurs routiers, ce qui n'est pas sans évoquer les «fureurs paysannes», lesquelles réunissaient «les trois ordres du royaume reportés à l'échelle du clocher», comme l'a dit un historien.
On a fait grand cas de la politisation du mouvement, à tout le moins de sa récupération partisane ou syndicale, mais la vérité, c'est que la révolte des gilets jaunes, pareille en cela à la plupart des révoltes (ce en quoi elles constituent l'exact antonyme des révolutions), est plus impolitique encore qu'elle n'est faiblement politisée. Or, c'est de politique qu'a besoin la France périphérique pour la tirer de son marasme économique et identitaire. L'homme ou la femme politique qui sera capable de tenir ce langage sera assurément susceptible d'en recueillir les suffrages. Les gilets jaunes auront alors vengé les ploucs émissaires.[/b]
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mamiea



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Dim 25 Nov 2018, 17:26

@thierry :
Ne pas oublier de taxer le kérosène en France ainsi cela fera quelques chômeurs de plus dans les aéroports et les ports (sans parler des sous-traitants) et de fait améliorer l' état du pays.
Si l' on pousse le raisonnement jusqu' au bout c' est peut-être une bonne chose car si plus de chômeur, moins d' impôt qui rentre et moins de revenu. Si moins de revenu, moins de possibilité d' acheter du carburant donc moins besoin d' acheter du pétrole. De fait on diminue le déficit extérieur donc bon pour la balance commerciale et bon pour la planète.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Dim 25 Nov 2018, 17:30

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Dim 25 Nov 2018, 19:17

thierry a écrit:
Vous tombez bien, je classe mes papiers et mes bulletins de salaires et j'aimerai bien que l'on compare mes taux de prélèvements avec ceux de Maurice et Paulette:
- cotisations retraites: 6,9 + 0,4 + 4,8 + 11,2 + 0,13 = 23,43%

Toutefois, il y a des cotisations sur la première tranche (sous le plafond Sécu) et d'autres au-dessus du plafond Sécu. On ne peut pas juste faire l'addition.
Mais comme il faut aussi ajouter les cotisations (vieillesse) dites patronales... ça fait plus.
Enfin, tout cela rentre dans la catégorie dite "revenus différés" (jusqu'à la retraite) car associé à des droits à pension future. Je vous accorde que le montant précis de ces droits ne sera connu que tardivement.

Dans les décennies passées, il me semble qu'il y a eu deux phases : une première (jusqu'aux années 80) où l'équilibre a été obtenu en augmentant les cotisations, puis une seconde où les réformes ont surtout joué sur d'autres paramètres (fin d'indexation des retraites sur les salaires, nombres croissant de trimestres, age, ...). Sachant que le "minimum vieillesse" est attribué sur condition de ressources du foyer, mais sans nécessité de cotisations.
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thierry

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Dim 25 Nov 2018, 19:55

C'est magnifique le revenu diffèré des retraites à la française:  juste une pyramide de Ponzi: on rémunère les Retraites essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux salariés en leur promettant des revenus futurs
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mamiea

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 26 Nov 2018, 07:32

thierry a écrit:
C'est magnifique le revenu diffèré des retraites à la française:  juste une pyramide de Ponzi: on rémunère les Retraites essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux salariés en leur promettant des revenus futurs
Et encore là c' est encore simple car vous pouvez faire confiance a ces spécialistes de Bercy pour vous concocter des calculs tarabiscotés où même une chatte ne retrouverait pas ses petits.
Je l' ai subit dans le cadre professionnel et je vous assure que c' est un vrai bijou, Coluche en aurait fait un morceau de choix.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 26 Nov 2018, 08:55

Une pyramide de Ponzi repose aussi sur la promesse d'un rendement très supérieur, et irréaliste (Ponzi promettait 50% à 90 jours, rapporte Wikipédia). Mais un bon vieux krach boursier, après bulle spéculative, a le même effet de plumer les derniers arrivés. La retraite par capitalisation n'est pas une assurance tous risque.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 26 Nov 2018, 10:49

Cet extrait " d ' Europe1 " nous dit " en même temps" que l 'extrême droite était aux manettes sur les champs élysée " mais que " ces activistes d’extrême-droite ne feraient pas partie des personnes interpellées. Selon nos informations, parmi les gardés à vue "
J 'en conclus que les  "ultras droites " n ' ont pas noyautés la manifestation .


extrait :
Christophe Castaner a dénoncé un "durcissement" et la présence de partisans de groupuscules d’extrême droite. Selon les informations d'Europe 1, ils étaient près de 200 à se mêler aux gilets jaunes sur les Champs-Élysées. Des militants d’ultra-droite dont les autorités avaient repéré l‘engouement pour le mouvement ces derniers jours. D’après nos informations, ils appartenaient à des groupes comme Génération identitaire ou le GUD. Un grand nombre étaient par ailleurs venus de région.

Des casseurs parmi les "gilets jaunes". Actifs dans les heurts, ils n’ont pour autant pas été meneurs : des "gilets jaunes" sans appartenance politique se sont aussi montrés très virulents, voire préparés. "Certains étaient équipés notamment de masques et de lunettes de piscine contre les lacrymo", indique un membre d’un syndicat de police qui a suivi attentivement les événements. D’ailleurs, ces activistes d’extrême-droite ne feraient pas partie des personnes interpellées. Selon nos informations, parmi les gardés à vue, un profil domine : l’homme européen, inconnu des services de police, âgé de 25 à 40 en moyenne, venu de province. Nombre des gens arrêtés l'ont été pour "jet de projectiles".

sources : http://www.europe1.fr/faits-divers/information-europe-1-gilets-jaunes-200-militants-dultra-droite-ont-participe-aux-debordements-a-paris-3807509
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 26 Nov 2018, 11:38

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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 26 Nov 2018, 18:14

joseph1 a écrit:
Gilets jaunes : les meneurs des casseurs appartiendraient à l'extrême gauche

https://www.lepoint.fr/societe/gilets-jaunes-les-meneurs-des-casseurs-appartiendraient-a-l-extreme-gauche-26-11-2018-2274341_23.php

Conclusion du gouvernement : on va dissoudre l ' extrême droite  ( en prime il nous ressort les manifestations de 1934 ) :
https://www.challenges.fr/top-news/la-dissolution-de-groupes-d-ultra-droite-envisagee_628338

Dans l 'interview ci dessous le Préfet MENT OUTRAGEUSEMENT et contre toute évidence pour décharger l'Extrême-Gauche de toute responsabilité, au détriment de l ' extrême droite :
https://www.cnews.fr/emission/2018-11-26/michel-delpuech-801219

L 'extrême gauche S.A. des socialistes déguisés en LREM ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 26 Nov 2018, 22:56

“Gilets jaunes” : après les incidents, Hidalgo accuse la préfecture
Par Auteur valeursactuelles.com / Lundi 26 novembre 2018 à 21:52 0

Avertissement. La maire de Paris reproche à la préfecture les débordements survenus samedi 24 et dimanche 25 novembre sur les Champs-Élysées et redoute que cela ne se reproduise le week-end prochain.

Les « gilets jaunes » font trembler Anne Hidalgo. Celle, qui dimanche, en pleine journée de mobilisation des « gilets jaunes » sur les Champs-Élysées, avait maladroitement appelé sur Twitter les Parisiens et touristes à « venir admirer les superbes illuminations » installées sur l’avenue parisienne, a pu constater ce lundi 26 novembre l’étendue des dégâts causés par les affrontements, estimés à 1,5 million d’euros. De quoi effrayer l’élue socialiste qui, avertie d’une éventuelle nouvelle manifestation sur les Champs-Élysées le week-end prochain, a préféré prendre les devants en soulignant la responsabilité de la préfecture de police de Paris, rapporte Le Parisien.

« C’est sa mission d’assurer l’ordre public »
« Nous sommes solidaires du travail de la police qui fait un travail difficile, mais il est inacceptable que la préfecture se soit laissée déborder samedi », a fustigé Anne Hidalgo. « Cette manifestation était incontrôlable. Or, lorsque la préfecture de police interdit une manifestation sur les Champs-Elysées, il faut que les manifestants le respectent et que la préfecture le fasse respecter. C’est sa mission d’assurer l’ordre public. Et incontestablement elle n’a pas été à la hauteur samedi au regard des événements », a-t-elle poursuivi.

Une position confortée par Emmanuel Grégoire, son premier adjoint. « Pas question que l’on accepte que la situation continue ainsi et que Paris se transforme en terrain de lutte pour quelques dizaines de casseurs qui dégradent l’image des mouvements sociaux depuis des années », a-t-il martelé. « Il faut engager un dialogue exigeant avec la préfecture de police. On va prendre le temps d’analyser ce qui s’est passé. Mais désormais Paris veut prévenir tous nouveaux incidents. Nous sommes totalement déterminés à obtenir des garanties de résultat de la préfecture de police et du ministère de l’Intérieur ».

La facture sera pour le contribuable parisien
Anne Hidalgo a fait part de son intention de saisir le Premier ministre « afin que nous soyons sûrs que l’on ne donne pas le même spectacle qui expose les manifestants eux-mêmes, qui dégradent l’image de Paris et du mouvement des 'gilets jaunes' lui-même ». De son côté, la préfecture de police a tenté tant bien que mal de se justifier. « Il s’agissait d’une manifestation non déclarée, dès lors le travail de préparation en amont de la manifestation n’a pu être mené dans les formes habituelles et sur un itinéraire programmé », ont fait savoir les autorités. « Des contacts avaient cependant été pris en amont avec les commerçants et la ville, mais il n’était pas possible de demander à la ville de retirer l’ensemble des matériels sécurisant les chantiers en cours ».

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas tant à Anne Hidalgo de s’inquiéter, mais davantage aux Parisiens. Pour cause, « tout ce qui concerne les dégâts par l’espace public va être payé par le contribuable parisien », indique la préfecture. « C’est paradoxal, mais c’est une évidence. C’est quelque chose qui nous agace ».

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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 27 Nov 2018, 06:14

Et patatras, les Gilets Jaunes !

Macron est l’obligé de ses sponsors, les multinationales, la finance internationale, le MEDEF, les cosmopolites, Attali, Soros et l’UE dont la devise fondatrice est la libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes. Macron est donc en conséquence un fervent partisan de la mondialisation, c’est-à-dire de l' immense quantité de marchandises de toutes sortes transportées en tous sens et par tous les moyens à la surface de la planète avec à la clé les marges des industriels, les commissions des transporteurs, des marchands de kérosène, des banques et des assureurs et la bénédiction de l’OMC et de l’ONU.
Pendant ce temps là, des écolos pur jus réclament à cor et à cri des circuits courts, du maraîcher à 3km au marché en bas de chez soi, s’étranglent de trouver sur le rayon de la supérette des haricots verts équeutés en barquettes venus tout droit du Kénya par avion, moins chers que ceux du producteur local au marché. Taux de change, détaxation du kérosène et charges sociales françaises obligent.

Et Macron dans tout ça ? Il est en même temps pour la mondialisation et pour l’écologie qui est l’exact contraire de la mondialisation économique. On a  là  une sorte de Janus qui professe deux avis opposés en même temps. Un homme de conviction à n’en pas douter.
Si, il y a une explication. L’écologie de ce gouvernement est feinte. Ses écolos ne sont pas des écolos, ce sont des gauchistes. L’avenir de la planète, en fait ils s’en tamponnent. Seules les intéressent la déconstruction de la France, l’effacement de la Nation dans le conglomérat global multiethnique, multiculturel. Les gauchistes sont comme les mondialistes. Ce qui impose d’accoutumer les Français à être menés à la baguette, par l’écologie punitive par exemple, pour qu’ils acceptent ensuite de se laisser rééduquer pour accepter finalement la mondialisation sans moufter.
Et patatras, les Gilets Jaunes !

source : un commentaire du blog de Rioufol : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2018/11/pourquoi-les-gilets-jaunes-son.html#comments


Dernière édition par joseph1 le Mar 27 Nov 2018, 10:18, édité 2 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 27 Nov 2018, 07:10

Et au milieu des multinationales et des écolos se trouvent des millions de gens qui victimes d'une politique défiant l'intelligence jointe à un mode de fonctionnement gouvernemental aussi autiste que stupide se demandent comment ils vont finir leur mois.

Comme ils sont invisibles et inaudibles et toujours pas contents il le font savoir...

Pour ce faire ils placent un escadron de panzers en bas de la place de la Concorde, des canons de 88 à l'arc de triomphe et on entend dans les rues voisines des Champs de hordes de fachos qui chantent le horst wessel lied... c'est aussi vraisemblable que benalla bagagiste de l'équipe de France de foutre bol dans le car sur les mêmes champs élysées...
https://www.20minutes.fr/politique/2311579-20180723-affaire-benalla-christophe-castaner-explique-benalla-occupait-bagages-bus-equipe-france

notre ministre et notre préfet savent et surtout ils ne mentent pas :



Un homme qui est aussi connaisseur des réalités ne peut pas dire une stupidité... voire prendre quelques libertés avec les réalités.

NB certains individus qui ont de la mémoire affirment que le président ayant demandé publiquement il y a quelques mois à ce que "l'on vienne le chercher" des manifestants empressés à le satisfaire l'on cru .... entre temps il aurait changé d'avis.

Selon une expression qui lui était chère : sur un malentendu... avec les manants mais ça c'était lors de son improbable élection.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 27 Nov 2018, 13:29

Résumé de l 'article ci-dessous , qui est très intéressant mais un peu long : nos gouvernants actuels sont des spécialistes des fakes-news :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-michel-onfray-209960




Un extrait de l 'article :

Le compte Team Macron, sur Twitter, qui soutient l'action du Président, a publié une vidéo dont on a opportunément coupé le son, censé montrer un gilet jaune faisant le salut nazi :

   Tranquille, un salut nazi sur les Champs-Elysées #SansMoiLe24 #24novembre #GiletsJaunes pic.twitter.com/YmZ7qlVoMk

   — TEAM MACRON (@TeamMacronPR) 24 novembre 2018

L’extrait a été partagé par Naïma Moutchou, députée LREM et rapporteure de la loi contre la manipulation de l’information... LOL.

Comme l'a établi CheckNews ou encore le 20h de France 2, ce lundi, le gilet jaune dit en réalité "Ave Macron" et son salut est un salut romain, non un salut nazi.
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thierry

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 27 Nov 2018, 18:24

Les gilets jaunes ont désigné huit représentants, pour rencontrer le gouvernement.

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/qui-sont-les-huit-porte-paroles-des-gilets-jaunes-1120427.html


  • Priscillia Ludosky, gérante d'une boutique en ligne de cosmétiques

  • Eric Drouet, chauffeur routier
  • Maxime Nicolle, intérimaire

  • Mathieu Blavier, agriculteur
  • Jason Herbert, conseiller prud'homal et ancien journaliste

  • Thomas Miralles, chef d'entreprise et ancien candidat "Bleu Marine"

  • Marine Charrette-Labadie, serveuse

  • Julien Terrier, auto-entrepreneur à Grenoble


La France qui travaille et pas la France de SciencePo l'ENA.




Ensuite j’espère que les gilets jaunes vont se structurer, créer un parti, confronter leurs idées, de se présenter aux élections.

Aprés En marche crée en 2016, on peut espérer la poursuite de la rénovation politique de notre pays.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mer 28 Nov 2018, 08:24

Faillite de la démocratie française

Publié le 25 novembre 2018 par maximetandonnet

Les images des Champs Elysées et de la place Charles de Gaulle, saccagés et en flammes, sont honteuses pour notre pays. Jacquerie d’un peuple au bord du désespoir comme l’affirment les commentaires? Complot de « l’ultra-droite », comme n’a cessé de le marteler le pouvoir? En vérité, il faut y voir la quintessence de la faillite  d’un régime politique. Gilets jaunes ou casseurs? La violence, répugnante, se répand quand nul ne croit plus au pouvoir des urnes.

Cette lamentable révolte est le fruit des élections biaisées de 2017, d’un second tour minable qui a privé les Français de choix respectable et d’un débat d’idées digne de ce nom, puis de la vertigineuse abstention aux législatives, abolissant de fait, la crédibilité de la démocratie française.
Quand le Parlement en tant que creuset du débat démocratique, disparaît comme anéanti, les désaccords s’expriment dans la rue et par la violence.

Cette catastrophe est aussi le fruit de la morgue et de l’arrogance d’une infime caste dominante qui, des « sans-dents » aux « fainéants », engluée dans son impuissance, a  besoin du mépris et de la provocation pour exister. Elle résulte de la destruction de la politique au sens noble du terme, du gouvernement de la cité en vue du bien commun.

La vie publique n’est plus que postures et propagande, ivresse de la vanité. Le pouvoir, dans l’objectif de sa perpétuation, n’a de cesse que de fuir la réalité et d’enfermer les Français dans une bataille imaginaire entre les lumières de la modernité réformatrice et les ténèbres du « populisme ». L’équipe dirigeante vit désormais dans l’obsession de mettre en valeur « l’ultra-droite » et le « lepénisme » pour s’ériger en rempart républicain.

Mais qui est assez naïf pour se laisser abuser? Et pour croire à la « transformation de la France » alors que les déficits, le chômage, les impôts et les taxes, la dette publique ne cessent d’augmenter? Le spectacle immonde d’hier sur les Champs Elysée n’a rien d’un accident. Il correspond à une déliquescence générale de l’autorité, de la démocratie, de la solidarité nationale, de la crédibilité de la parole publique. Il traduit l’anéantissement de la confiance en l’autorité gouvernementale, la médiocrité morale et intellectuelle de la classe dirigeante.

La tragédie n’en est malheureusement sans doute qu’à ses débuts.

Maxime TANDONNET
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mer 28 Nov 2018, 10:37

Le comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme décédé lors d'une interpellation en juillet 2016, appelle à rallier le 1er décembre le combat des Gilets jaunes, avec lequel il affirme partager de nombreuses problématiques.
Doit-on  voir là le résultat d 'une intervention de Belattar , très proche du Président , car cela va sans doute amener  le désordre et affaiblir le mouvement des gilets jaunes ?

source : https://www.nofi.media/2018/11/le-comite-adama-appelle-a-manifester-aux-cotes-des-gilets-jaunes/61287
Au sujet de Belattar :
"Conseiller d'Emmanuel Macron
Yassine Belattar et le président Emmanuel Macron entretiennent des relations proches ; Yassine Belattar le considère comme un "frère"22 et est considéré parmi les nouveaux visiteurs de l'Elysée."
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Yassine_Belattar
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mer 28 Nov 2018, 11:41

Si les "gilets jaunes" sont assez stupides pour se mêler de ce genre de dossier et accepter de faire "cause commune" c'est à désespérer de leur intelligence....
Ceci d'autant que l'affaire en question est loin d'être limpide.

En urgence, ils devraient envisager de penser à mettre au point un dispositif à écarter les malfaisants lorsqu'ils manifestent.

Comme ce ne sont pas des habitués de la manif ils ne sont pas formatés pour ça.
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thierry

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mer 28 Nov 2018, 22:33

joseph1 a écrit:
Le comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme décédé lors d'une interpellation en juillet 2016, appelle à rallier le 1er décembre le combat des Gilets jaunes, avec lequel il affirme partager de nombreuses problématiques.
Doit-on  voir là le résultat d 'une intervention de Belattar , très proche du Président , car cela va sans doute amener  le désordre et affaiblir le mouvement des gilets jaunes ?

source : https://www.nofi.media/2018/11/le-comite-adama-appelle-a-manifester-aux-cotes-des-gilets-jaunes/61287
Au sujet de Belattar :
"Conseiller d'Emmanuel Macron
Yassine Belattar et le président Emmanuel Macron entretiennent des relations proches ; Yassine Belattar le considère comme un "frère"22 et est considéré parmi les nouveaux visiteurs de l'Elysée."
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Yassine_Belattar

Dire que la famille Traoré manifeste sur ordre de Macron: On est vraiment dans la pure spéculation avec aucun début de faits réels.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 30 Nov 2018, 20:15

Chez les gilets jaunes, on se méfie tellement des élus qu'on se méfie même de ses propres représentants : les 8 nominés sont contestés, et c'est démocratie directe exigée, avec négociations à Matignon retransmises en direct sur Facebook et à la télé.
En tout cas, partis politiques comme syndicats sont largués par dessus bord, refusés comme représentants.

BFM est pour, c'est sûr. Mais personne, parmi les gens de l'autre monde qui a eu l'expérience de négociations, ne voit bien comment on peut mener une négociation en direct à la télé, avec des millions de personnes pour taper 1 (stop) ou 2 (encore). Ou pour s'indigner de la moindre parole jugée hautaine du pouvoir, ou du moindre début de concession du gilet jaune représentant en vue d'un compromis.

Moralité : il n'y en a pas.
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 01 Déc 2018, 06:49

Gilets jaunes: il n’y a pas que les politiques qui doivent ouvrir les yeux…
Les Français aussi devraient en tirer des conclusions
parJean-Michel Castaing - 29 novembre 2018


La surprise des politiques et des médias devant l’émergence du mouvement des gilets jaunes prouve qu’il était nécessaire. Mais les Français aussi doivent en tirer des conclusions sur leur rapport à l’Etat.

La couleur de leurs gilets est la même que celle dont les cyclistes se servent pour assurer leur visibilité la nuit : jaune. Cette couleur ne doit rien au hasard. Comme si elle avait été choisie pour conjurer précisément l’invisibilité de cette France des classes moyennes qui ne passe jamais au journal de 20 H, indétectable aux radars médiatiques, et que nos fins limiers des combines politiciennes éprouvent toutes les peines du monde à identifier.

Paris s’éveille…
Dans le pays centralisé qui est le nôtre, les pouvoirs politiques et médiatiques se concentrent à Paris. Il est difficile de franchir le « périph’ ». Certes, une petite excursion en banlieue proche ne coûte pas grand-chose, et permet au besoin de découvrir, pour des journalistes biberonnés au politiquement correct, des évidences que les classes moyennes ont assimilées depuis fort longtemps – par exemple les difficultés de l’intégration.

En revanche, il est plus difficile pour un médiacrate, drogué aux projeteurs des plateaux télé, de se faire une idée de la déréliction des Français qui vivent dans les villes de moins de cinq mille habitants, aux commerces fermés, percluses d’un chômage incompressible et qui estiment passer à côté des bienfaits de la mondialisation enchantée. C’est cette France qui essaye, des gilets jaunes sur le dos, de se rappeler au bon souvenir des décideurs et de leurs courroies de transmission médiatique.

La France à l’horizontale
Un des enseignements les plus significatifs du mouvement des gilets jaunes est son émergence en dehors des circuits des corps intermédiaires traditionnels : partis politiques et syndicats. Les réseaux sociaux, en favorisant une mobilisation « horizontale » qui court-circuite les institutions, ont permis à ce mouvement de s’adresser directement à l’exécutif. C’est ainsi qu’au tout début de la révolte, à la selfie-vidéo de Jacline, passionnaria de la première heure, une sous-secrétaire d’Etat a répliqué par le truchement du même canal médiatique !

Au-delà de la sympathie que suscite cette démocratie directe, les observateurs de la vie publique ont raison de souligner l’extrême défiance que le succès de ce mouvement met en lumière : défiance envers les syndicats, les partis politiques, mais aussi envers la représentativité de nos élus. Par exemple, il est certain que le très faible nombre d’ouvriers au Parlement est un point qu’il serait téméraire de traiter par-dessus la jambe. Le discrédit dans lequel sont tombés les syndicats est tout aussi inquiétant. Le fait qu’ils n’aient rien vu venir de cette révolte en dit long sur leur déconnexion d’une partie de la France.

Dépenser moins pour gagner plus
Cependant, gardons-nous des simplifications hâtives. Si les gilets jaunes ont raison de dénoncer la hausse continue des taxes (même s’il existe d’autres motifs à leur fronde), celles-ci ne tombent pas du ciel sans raison. Leur cause a un nom : la corpulence de l’Etat. Notre pays a la fâcheuse habitude de trop attendre de ce dernier. Et quand je parle de pays, je parle des Français, et pas seulement de cette entité transcendante nommée France. C’est nous tous qui sommes les complices de cette avalanche ininterrompue de taxes. Si les Français désirent que leurs responsables politiques réduisent celles-ci, il va bien falloir s’attaquer aux dépenses publiques. Et sur ce sujet, il n’est pas écrit que l’unanimité se fasse sur les solutions à apporter.

Le mouvement des gilets jaunes est certainement prometteur. Mais en posant son diagnostic, il ne fait que la moitié du chemin qu’il nous reste à parcourir afin de desserrer l’étau fiscal.
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 01 Déc 2018, 15:26

Et pendant ce temps outre-Quiévrain...

Citation :
Une manifestation de gilets jaunes dégénère à Bruxelles

   La rédaction du HuffPost avec AFP

GILETS JAUNES - La colère monte en France, mais également en Belgique. Lors d'une manifestation d'environ 300 gilets jaunes à Bruxelles, des incidents ont éclaté, conduisant à l'incendie de deux véhicules de police, ce vendredi 30 novembre. Pour rappel, il s'agit du premier rassemblement organisé dans la capitale belge par le mouvement de protestation.

La manifestation a commencé vers 10h30, heure locale, au carrefour Arts-Loi, non loin des institutions européennes et des bureaux du Premier ministre, où la police a rapidement recensé une centaine de gilets jaunes. Le cortège a ensuite progressivement grossi, parcourant les rues du centre en tentant à plusieurs reprises de se rapprocher des bâtiments officiels défendus par des cordons de police.

"Le peuple, c'est nous, Charles Michel, t'es fini", scandaient certains manifestants à l'adresse du Premier ministre libéral. Les gilets jaunes sont revenus vers 13h30 non loin du carrefour de départ et c'est à ce moment que les échauffourées ont éclaté.

Selon une porte-parole de la police de Bruxelles, les manifestants ont notamment jeté "des boules de billard et des pavés" pendant la manifestation. En réaction, la police a fait usage de canons à eau pour disperser des manifestants qui lançaient des projectiles. Au total, une soixantaine de personnes ont été interpellées parce qu'elles transportaient des objets interdits, comme des cutters, des fumigènes ou des bombes lacrymogènes. "Violences incompréhensibles à l'égard de la police qui fait chaque jour de son mieux pour protéger les citoyens et la société. Scandaleux", a protesté le ministre belge de l'Intérieur Jan Jambon sur Twitter. En début d'après-midi, plusieurs manifestants s'en sont pris à deux véhicules de police, comme l'a constaté le journaliste de Brut, Remy Buisine.

Ce même journaliste a d'ailleurs été arrêté par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste reporter d'images qui a partagé la vidéo de son arrestation sur Twitter. "Je suis journaliste, je bouge, je bouge", s'exclame-t-il, alors que la captation vidéo est redevenue noire. "Eh oh, laissez-moi récupérer mon matériel (...). Mais lâchez-moi, vous n'avez pas le droit de me tenir comme ça".

Lancé il y a deux semaines en France pour protester contre la baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation de la fiscalité sur les carburants, le mouvement des gilets jaunes avait essaimé en Wallonie, mais pas encore en Flandre, ni dans la capitale. Il s'agit de la première manifestation appelée à Bruxelles, via les réseaux sociaux, sans meneur revendiqué. Lundi, un YouTubeur belge, Gary Ducran, avait décidé d'annuler un rassemblement autorisé par la ville pour vendredi. Il avait invoqué "un cahier des charges trop important" imposé par la police, et un service d'ordre selon lui impossible à constituer comme demandé. En Wallonie, les "gilets jaunes" ont plusieurs fois été débordés par des casseurs la semaine dernière et la police a procédé à des arrestations par dizaines.
https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/30/une-manifestation-de-gilets-jaunes-degenere-a-bruxelles_a_23605386/
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 01 Déc 2018, 17:39

Depuis des années on laisse des émeutes se produirent pourquoi s'étonner maintenant ?
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 01 Déc 2018, 20:15

Citation :
Les « gilets jaunes » divisent la Belgique

Par Jean-Pierre Stroobants Publié hier à 14h52

Ils ont fini, ébahis, par appeler cela la « révolution jaune » mais, décidément, les Flamands ne comprennent rien à ce mouvement qui a contaminé leurs compatriotes wallons, devenus des manifestants en gilets fluo moches, sans porte-parole, sans leader, sans stratégie et sans affiliation politique. Car, si le prix des carburants et le niveau de taxation sont les mêmes dans leur région qu’au sud de la « frontière linguistique », les habitants d’Anvers, Gand ou Bruges, eux, ne tentent pas de bloquer les routes ou les dépôts d’essence comme l’ont fait des groupes à Liège, Namur ou Feluy.

Des rédactions flamandes ont donc dépêché des reporters de l’autre côté du « rideau de betteraves », dans cette Terra incognita censée faire partie du même royaume, pour explorer l’étrange situation née dans la foulée de la mobilisation française. Les journalistes ont très vite été interpellés : « Pourquoi ne manifeste-t-on pas chez vous ? L’essence n’y est quand même pas moins chère ? » Dans les zones frontalières belgo-françaises, ils ont découvert des villages délaissés par les trains et les autocars, où les emplois sont partis en fumée. Des jeunes qui voudraient s’en aller mais ne le peuvent pas, faute d’argent. Et sont donc, comme le souligne l’un d’eux, cantonnés « dans le canapé des parents ». A moins qu’ils ne campent désormais
sur des palettes de bois, à côté d’un brasero.

Seulement unis par une même colère, comme le titre le quotidien De Standaard, ces « gilets » jaunes version belge parlent d’une troisième guerre mondiale qui, selon eux, sera « sociale ». Un autre, raconte le journal De Morgen, prône la révolution, « comme en 58, à Paris ». « C’était en 68 », corrige son voisin. « Oui, mais c’était en tout cas la révolution. » De quoi confirmer, au moins, le cliché selon lequel le Wallon est plus militant et plus râleur – façon Français – que son compatriote flamand. Mais, au-delà des cris, de la dénonciation généralisée et de la rapide infiltration du mouvement par des groupes de casseurs et d’extrémistes, comment expliquer cette différence entre Belges du nord et du sud, s’interroge-t-on en Flandre.

Il y a, bien sûr, chez les Wallons, une plus grande proximité avec la France et ses médias. Tentant de cerner « l’étrange phénomène » de la mobilisation wallonne, l’avocat et écrivain Alain Berenboom ironise dans une chronique pour Le Soir, samedi 24 novembre : « Je crois avoir élucidé la cause du mal : Monsieur et Madame Gil & Jaune sont fans de TF1 » et de son « très sérieux journal télévisé. »

D’autres réalités, un peu plus probantes, peuvent être évoquées. Comme le fait qu’il y a, en Flandre, quelque 250 000 voitures de société qui parcourent annuellement 7,5 milliards de kilomètres, contre 60 000 seulement, qui effectuent 2 milliards de kilomètres, en Wallonie. L’employeur, qui en général acquitte les frais de carburant, expliquerait que les Flamands se soucient peu du prix du litre à la pompe.

Autres phénomènes relevés : les Flamands sont plus nombreux à prendre leur vélo pour aller travailler. En outre, les transports en commun sont plus développés dans leur région qu’en Wallonie, où les habitants vivent généralement plus loin de leur lieu de travail. De plus, ces derniers possèdent majoritairement des véhicules au gasoil, plus anciens que ceux qui roulent en Flandre, où la fiscalité régionale favorise, en outre, d’autres types de motorisation.

Le journaliste (francophone) Christophe Deborsu souligne, pour sa part, dans le quotidien Het Belang van Limburg, que les gilets jaunes wallons ne parviendront pas à mobiliser en Flandre pour une raison évidente : ils ne parlent pas la même langue et ne peuvent donc y détailler les raisons de leur colère. Un dernier facteur, le plus convaincant peut-être, ne doit pas être oublié : dans la région flamande, le revenu moyen annuel est de 19 000 euros. Dans la partie wallonne du royaume, il n’atteint pas 16 800 euros. Au taux actuel, cela fait quand même une différence de 1 466 litres de gasoil.

Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)
https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/11/30/les-gilets-jaunes-divisent-la-belgique_5390875_4500055.html
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Dim 02 Déc 2018, 13:40

Le préfet Delpuech s’attaque à l’« ultra-droite » car elle est contre le « vivre ensemble »

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach ce lundi 26 novembre 2018 à 7h20 sur CNews.
Dans un long entretien, le préfet de Paris a minimisé au maximum le rôle des éléments d’extrême gauche – qui avaient pourtant largement revendiqué leurs actes – tout en insistant sur le rôle présumé de militants d’une fumeuse « ultra-droite ».

Et si Michel Delpuech brandit même la menace hallucinante d’une possible dissolution de certains groupes n’ayant eu aucun rôle dans les débordements de la manifestation des Gilets Jaunes, c’est avant tout car les militants identitaires seraient des réfractaires au « vivre ensemble » et donc à l’immigration. Très inquiétant.
________________________________________


C’est Christine Tasin, via Riposte Laïque, qui reprend le verbatim de cet entretien absurdement déconnecté du réel. Le voici reproduit ci-dessous, à partir de 5 minutes 13 de la vidéo suivante.
Delpuech : Les nostalgiques auraient aimé revivre le 6 février 34, il n’en a pas été question.
Elkabbach : Vous saviez qu’il allait y avoir des casseurs, vous direz quel type de casseurs, ils étaient probablement écoutés, ils sont repérés, identifiés… pourquoi ils sont pas bloqués au moment où ils entrent dans Paris ?
Delpuech : Il faut bien voir qu’on est dans un État de droit, on n’est plus non plus dans le cadre de l’état d’urgence ; on nous dit « pourquoi ne pas interdire de manifester ?  » mais on n’est plus non plus dans ce cadre juridique. Ces individus qui sont proches de cette mouvance de l’ultra-droite sont en effet suivis par les services spécialisés, en province ou à Paris, mais s’ils ne font pas l’objet d’une mesure judiciaire d’interdiction d’aller et venir, il n’y a aucune raison de les empêcher…
Et le bon serviteur du prince, Elkabbach, de susurrer : Il manque un outil juridique et judiciaire.
Delpuech : On peut se poser la question. Ceci dit, ces groupes d’ultra-droite font l’objet par ailleurs de toute l’attention des services centraux et il n’est pas exclu qu’interviennent des décisions de dissolution de tel ou tel groupe.
Elkabbach : Ce matin il y a un Conseil des ministres, on peut imaginer une décision de dissoudre…
Delpuech : C’est des dossiers qui se montent, c’est des dossiers qui s’argumentent, c’est des dossiers qui doivent se nourrir… la dissolution peut être la réponse juridique.
Elkabbach : Et l’ultra-droite ou les black blocs aussi ? Parce qu’il y a l’ultra-gauche aussi…
Delpuech : Ça n’a rien à voir comme vous le savez, ceux dont je vous parle, c’est des groupes qui sont d’ultra-droite, des groupes identitaires dont on connaît les slogans, qui sont des slogans racistes, des slogans qui rejettent le vivre-en-commun républicain, c’est cela ces groupes identitaires.
Elkabbach : C‘est la rhétorique des principes ou vous les avez entendus pendant les manifestations ?
Delpuech : Il y avait des slogans pendant la manifestation qui s’inspiraient clairement de ce type d’idéologie, oui.
Elkabbach : Pourquoi et comment il a fait, monsieur Castaner ? A-t-il tout de suite repéré et dénoncé l’ultra-droite ? Comment ? À Partir de quoi ?
Delpuech : Dès midi, parce que les premiers activistes qu’on a vus à l’œuvre étaient des activistes marqués par cette idéologie et appartenant sans aucun doute à ces groupes.
Elkabbach : Sans aucun doute ? On le voit à l’œil ?
Delpuech : On le voit, on voit leur visage, ils n’étaient pas, par exemple, dans la posture des black blocs qui se griment, qui mettent un casque, ou des cagoules… Et il y a des tactiques différentes. Les services de renseignement font leur métier.
Elkabbach : Il n’y avait donc pas, absolument pas de blacks blocs gauchos ?
Delpuech : En tout cas, il n’y en avait pas au début de la manifestation ; peut-être que certains sont arrivés pendant la manifestation puisqu’on a relevé des inscriptions du type « vive l’anarchie » et ça, c’est plutôt du côté de l’ultra-gauche. En tout cas, à la manœuvre, lorsque les faits de violence ont commencé, non ce n’étaient pas les black blocs.
Elkabbach : Est-ce qu’il y avait des jeunes qui venaient des banlieues ?
Delpuech : Écoutez, fort peu… parce que c’était une manifestation qui était provinciale et si je regarde les 103 interpellés, on se rend compte que plus des trois quarts, ce sont des personnes qui viennent des grandes villes de province, de manière un peu isolée. Donc, c’est pas des habitués du territoire parisien. À l’heure où je vous parle, nous avons déjà 45 de ces personnes interpellées qui ont été déférées à la justice.
Elkabbach : Oui mais il n’y a pas d’ultra-droite là-dedans ; les responsables d’ultra-droite ont peut-être pu partir, ils sont plus malins que ça, en tout cas il n’y en a pas.
Delpuech : C’est un peu ça mais je vous ai dit leur sociologie, l’essentiel vient de différentes villes de province. 2 étaient connus des services mais pour des faits plutôt de droit commun. Voilà les personnes qui se sont livrées à des violences et que nous avons interpellées.
Elkabbach : Et qui ont lancé des slogans aussi ?
Delpuech : Au moment de l’interpellation, pas nécessairement.
Elkabbach : L’ultra-droite, c’est un groupe homogène ? Est-ce qu’ils ont des relations entre eux ?
Delpuech : Oui, il y a des relations entre groupes, il y plusieurs groupes, il y a plusieurs orientations, non, c’est des groupes différents mais ce qui est partagé, c’est une forme d’idéologie, de nostalgie et de formes identitaires qui n’ont rien à voir avec les valeurs de la République.
Elkabbach : Vous disiez ce matin que ce sont des séditieux ?
Delpuech : On peut employer ce terme dès lors que l’on vise les institutions de la République. On pense à d’autres pages de notre Histoire.
Elkabbach : Est-ce que ces séditieux sont influencés par le FN ?
Delpuech (avec une moue évasive ) : En tout cas, je vois quelle est leur idéologie et le fossé qu’il y a entre cette idéologie et le vivre-ensemble républicain qui est le nôtre.

---------------


ça vient de sortir ! penser que le "vivre ensemble" est une foutaise et constater que l'affaire ne fonctionne pas va devenir un délit pénal sans doute ?

On va se retrouver au placard pour mauvaise pensée non punissable...

Il faut bien constater que ce doit être vraic'est le préfet de police qui l'affirme.

Doit on condamner les islamistes qui ne veulent pas vivre avec les juifs et les cathos ?
Ce sont sans nul doute des ultras droitistes confirmés à mettre au trou sans délai...

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 03 Déc 2018, 02:32

A Pau des policiers en tenue de maintien de l'ordre (et non des CRS) retirent leurs casques face aux gilets jaunes...



https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=TL2yZzeaqB4


VOIR: https://www.francebleu.fr/infos/societe/en-images-pau-gilets-jaunes-et-forces-de-l-ordre-face-a-face-1543704824
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 03 Déc 2018, 06:43

Pour ce qui concerne la police entre :
Les heures supplémentaires non payées et non récupérables on atteint dans les deux domaines des chiffres astronomiques
La fatigue accumulée
Les complications découlant des règles d'emploi et du code pénal
Les attaques subies même hors service non sanctionnées
Le dégout de constater journellement que les affaires traitées débouchent sur des non sanctions
et quelques autres problèmes que tout le monde connait...

Sans compter que comme bien d'autres gens ils commencent à avoir des fins de mois qui commencent le 20...

Je m'interroge sur la proximité du moment où ils vont lacher prise...


Dernière édition par tonton christobal le Lun 03 Déc 2018, 09:57, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 03 Déc 2018, 08:18



les caffouilleux sont aux manettes !

ça craint pour eux, mais ce n'est pas grave mais pour nous c'est plus inquiétant...

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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 03 Déc 2018, 11:52

tonton christobal a écrit:
Pour ce qui concerne la police entre :
Les heures supplémentaires non payées et non récupérables on atteint dans les deux domaines des chiffres astronomiques
La fatigue accumulée
Les complications découlant des règles d'emploi et du code pénal
Les attaques subies même hors service non sanctionnées
Le dégout de constater journellement que les affaires traitées débouchent sur des non sanctions
et quelques autres problèmes que tout le monde connait...

Sans compter que comme bien d'autres gens ils commencent à avoir des fins de mois qui commencent le 20...

Je m'interroge sur la proximité du moment où ils vont lacher prise...

Tout à fait exact
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 03 Déc 2018, 19:46

Citation :
A Pau des policiers en tenue de maintien de l'ordre (et non des CRS) retirent leurs casques face aux gilets jaunes...
Selon le journal local,
Citation :
Pour apaiser les tensions, les CRS ont retiré leurs casques et les manifestants ont commencé à se disperser vers 19h30 après avoir chanté "la Marseillaise".

https://www.sudouest.fr/2018/12/01/gilets-jaunes-la-tension-monte-devant-l-hotel-de-ville-a-pau-5617254-4344.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 03 Déc 2018, 23:47

Sachant que les simples policiers sont rarement des enfants de préfet ou d'énarque et que peu d'entre eux émargent à un niveau financier de patron du cac 40 on ne devrait pas être surpris que s'ils ne sont pas attaqués ils puissent aisément comprendre des "gilets jaunes" et ne pas aller volontier les triquer.

Entre le traitement du flicard de base et celui d'un employé moyen on se trouve sur les mêmes bases financières donc sur les mêmes problémes en fin de mois... ceci expliquant cela.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 04 Déc 2018, 01:18

Salamandre citant Sud-Ouest a écrit:
Pour apaiser les tensions, les CRS ont retiré leurs casques et les manifestants ont commencé à se disperser vers 19h30 après avoir chanté "la Marseillaise".

Comme dit précédemment, il ne s'agissait pas de CRS mais de policier en première ligne, casque noir à bandes bleus et marquage police, et de gendarmes mobiles en deuxième ligne, casque bleu et marquage gendarmerie....

https://tic-et-net.org/2016/05/31/comment-reconnatre-les-crs-des-policiers-ou-des-gendarmes-mobiles-dans-les-manifestations/
https://www.autistici.org/copwatchnord-idf.org/index.html@q=node%252F13.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 04 Déc 2018, 06:36

"Gilets jaunes": Castaner promet de revoir la doctrine du maintien de l'ordre

AFP, publié le lundi 03 décembre 2018 à 22h24

Christophe Castaner a promis lundi de revoir à l'avenir la doctrine d'emploi du maintien de l'ordre en France et a défendu les choix sécuritaires à Paris le 1er décembre malgré les violences qui ont émaillé la manifestation des "gilets jaunes".
"L'ordre public est une question majeure, très évolutive. Il faut revoir la doctrine d'emploi, les conditions d'emploi" du maintien de l'ordre, a promis le ministre de l'Intérieur auditionné par la commission des lois de l'Assemblée nationale sur les mobilisations de s"gilets jaunes".
"Face à ces nouvelles formes de violences, il faut que nous puissions avoir des moyens. Pour le renseignement comme pour le maintien de l'ordre (...) Nous avons des doctrines qui ne sont plus adaptées à la réalité", a poursuivi le ministre.
En cas de nouveaux rassemblements à Paris samedi prochain, M. Castaner s'est engagé à renforcer les forces présentes dans la capitale et à "travailler sur la mobilité" de celles-ci, une revendication des syndicats policiers après les graves débordements survenus dans plusieurs endroits à Paris qui ont conduit à 412 interpellations et fait 133 blessés.
Il a précisé que la réflexion sur les mesures envisagées en cas de nouvelles manifestations était toujours en cours.
Malgré les critiques, M. Castaner a défendu les choix stratégiques du maintien de l'ordre à Paris le 1er décembre et a assumé le choix de sanctuariser, sur le modèle d'une fan-zone, les Champs-Élysées pour permettre aux manifestants d'y défiler.
Sur la question de la sécurisation de la place de l'Étoile et de l'Arc-de-Triomphe, qui a fait l'objet de nombreuses dégradations, M. Castaner a précisé que le monument était défendu par deux forces mobiles qui ont perdu puis repris le site "six fois dans la journée".
"Je ne reprocherais jamais aux hommes qui ont reculé car il en allait de leur vie", a déclaré le ministre.
Selon lui, "entre 3.000 et 5.000 personnes" ont été "dans une logique de casseurs" samedi dernier, sur un total de quelque 8.000 manifestants dans la capitale.  
"Certains viennent de l'ultradroite et d'ultragauche" mais "ils n'ont jamais emporté le mouvement", a souligné le ministre qui a évoqué des "gilets jaune" "qui se sont radicalisés" "au fil du temps".
M. Castaner a indiqué que sur les 412 personnes interpellées, seules 16 étaient connues des services de renseignement.
Le ministre de l'Intérieur et le secrétaire d'État Laurent Nuñez doivent être entendus mardi par la commission des Lois du Sénat.

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Nous avons un président qui laisse deux semaines le ministère de l'intérieur sans ministre... il est vrai qu'il a d'autres choses à faire à l'étranger.

On nomme un politique mais qui doit être copain du président... son secrétaire d'état supposé être un technicien de la police est un énarque...

Les hommes de terrain ne peuvent prendre aucune initiative et surtout on s'occupait de protéger le freluquet au lieu de tenir la rue... pour achever le tableau, les rares spécialistes dans le staff n'ont pas droit au chapitre.

La prochaine fois benalla à la manoeuvre... c'est le copain du président donc c'est sa place... il commandait bien sa sécurité en s'occupant des bagages des footeux.

Une belle pétaudière !
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 04 Déc 2018, 12:50

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 04 Déc 2018, 23:22

Le mal est profond...

Citation :
« Gilets jaunes » : « Il faut en finir avec ce petit monde politique qui ne fonctionne que pour lui-même »

Philippe Escande

Par Sylvia Zappi Publié aujourd’hui à 20h42, mis à jour à 20h49

La petite troupe de « gilets jaunes » est toujours aussi déterminée, devant la préfecture, en ce matin de 4 décembre ensoleillé. Les annonces du gouvernement de surseoir à la hausse de la taxe sur le gazole et autres mesures temporaires n’ont pas suffi à calmer la révolte. Des folles journée et nuit de samedi ne subsistent qu’une flaque de peinture jaune sur le trottoir et quelques abribus par terre. Charleville-Mézières, préfecture des Ardennes, avait depuis longtemps oublié la violence que peut engendrer la colère ouvrière.

« Ils nous donnent des cacahuètes comme à des singes. C’est pas suffisant pour qu’on lâche. » Lary Sere est le premier à réagir. Ce quinquagénaire à la barbiche grisonnante, ancien forgeron des ateliers Thomé-Génot – une usine de pièces automobiles qui a fermé en 2006 après des mois de grève –, résume bien le sentiment général. « Il y a tant de choses qui ne vont pas que cela ne change rien. On ressent une accumulation de ras-le-bol qui fait qu’on veut bien plus », renchérit Elodie Renault, une esthéticienne en congé parental.

Lary et Elodie sont sur les barrages depuis le début du mouvement. Ils y ont vécu le froid, les bombes lacrymogènes, les charges policières, mais y ont aussi découvert la solidarité et la camaraderie de « ceux d’en bas ». Elodie ravitaille les piquets tous les matins, une fois ses quatre enfants confiés aux grands-parents. Avec un mari qui « gagne bien » – 2 000 euros net comme conducteur dans une tuilerie –, ils n’arrivent qu’à remplir les assiettes, raconte-t-elle.

« Ça fait longtemps qu’on avait envie de bouger. Il faut une augmentation du pouvoir d’achat, ça veut dire une hausse des salaires, des retraites et des indemnités chômage », ajoute la trentenaire au visage tout en finesse. Cette demande de revalorisation générale est au centre de toutes les discussions. Tout comme celle du rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune. Parce que si la hausse des carburants a été le détonateur de la crise – « la goutte d’eau », comme ils disent tous –, elle semble désormais largement dépassée.

Dans cette ville ouvrière touchée par la désindustrialisation, encore fortement dépendante de l’industrie automobile, le taux de chômage atteint 23,7 % et le taux de pauvreté 28 %. Xavier Médeau, avocat de la Confédération générale du travail (CGT), qui a été de presque tous les combats contre les fermetures d’usine, se dit étonné de la détermination des « gilets jaunes » : « C’est une vraie colère, pas canalisée. » Une colère qui fait écho à la fièvre souvent ressentie, dans une longue grève, par des travailleurs qui n’ont plus rien à perdre.

« Ils peuvent baisser le gazole à un euro, ça ne changera rien. Il faut une meilleure répartition des richesses », lâche ainsi Fabien Tombois, ouvrier en production. Le jeune homme est élu CGT dans son usine mais présent tous les jours sur les blocages, « pour vivre plus dignement de notre travail ». Karim, son camarade de lutte, grande gueule de 57 ans, acquiesce : « Ils ne comprennent pas là-haut qu’ici on est aux anxiolytiques pour échapper à la misère ? On ne veut pas la lune non plus, juste vivre décemment », ajoute ce chômeur aux cheveux mi-longs.

Pas la lune… Juste pouvoir offrir une journée Disney aux enfants, de temps en temps. Ne pas devoir choisir entre la réfection du crépi de la maison qui s’effrite et les vacances, surtout quand on n’en a pas pris depuis cinq ans. Ne plus hésiter entre le café avec les copains et l’essence pour le vieux scooter. Ces tourments de tous les jours, ils ont pu les partager quand ils se sont retrouvés la première fois, le 17 novembre.

   « Sur les blocages, on s’écoute, on se bat, et ça change les idées »

Chez les « gilets jaunes », « on côtoie tout le monde et on ne fait pas de politique », répètent-ils en chœur. Ils en parlent pourtant beaucoup, quand ils évoquent leur désir de justice sociale et d’égalité. Mais sans évoquer les étiquettes partisanes car, à leurs yeux, elles ne comptent plus. Certains votent, d’autres, non. Certains sont partisans de Marine Le Pen, d’autres de Jean-Luc Mélenchon. Mais peu leur importe, au fond.

« Ça me fait rire qu’on essaie de nous situer à l’ultragauche ou à l’ultradroite. Sur les blocages, on s’écoute, on se bat, et ça change les idées », assure Gaby, ouvrier dans le bâtiment. Il est là, comme les autres, « parce qu’on est pauvres et qu’on va faire de nos enfants des pauvres à leur tour ». Ce trentenaire, qui vote Rassemblement national, a les yeux qui brillent quand il évoque cette camaraderie nouvelle, découverte avec les « gilets jaunes » : « On ressent une vraie solidarité. Rien que ça, c’est énorme. » Elodie approuve : « On en avait marre, chacun dans son coin. On est unis maintenant et c’est important. »

C’est un curieux mélange de fraternité et de sentiment d’exister à nouveau qu’ils expriment chacun avec leurs mots. « On a repris notre fierté et on s’est donné du cœur à relever la tête », souligne Laurent Tinois, ouvrier dans les travaux publics en invalidité. Et ce quadragénaire à l’allure fatiguée d’ajouter : « Maintenant, il faut en finir avec ce petit monde politique qui ne fonctionne que pour lui-même. » Hommes, femmes, jeunes, vieux, ils racontent tous cette énergie nouvelle. Mais une énergie qui a pris des intonations dégagistes.

Parlant d’une seule voix contre ce président « qui se gave et les méprise », ces élus qui ne savent rien de leur vie, c’est la même rage qui sourd de partout. « On ne fait plus confiance à personne, car ils se battent tous pour leur poste », martèle Karim qui avait mis un bulletin Mélenchon dans l’urne. Aucun ténor ne semble digne de porter leur voix. Ils rêvent même de voir des « gilets jaunes » candidats aux municipales ou à l’Assemblée nationale. Alors la seule perspective qui les anime, c’est la « démission » d’Emmanuel Macron. Ils n’y croient guère mais ça les soude. Quoi qu’il en soit, ils seront encore là samedi prochain.
https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/04/il-faut-en-finir-avec-ce-petit-monde-politique-qui-ne-fonctionne-que-pour-lui-meme_5392652_3224.html
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mer 05 Déc 2018, 08:09

Point de vue sur la crise des gilets jaunes
Publié le 3 décembre 2018 par maximetandonnet

L’un des aspects les plus spectaculaires des événements de ces dernières semaines tient au soutien massif aux gilets jaunes des quatre cinquièmes de la population. Le mouvement en cours, hormis les violences, les exactions, des destructions et profanations, a des explications profondes et anciennes. Il traduit la crise de la démocratie française et le sentiment des Français de ne plus être représentés ni écoutés au sommet de l’Etat.

Ce sentiment ne fait que s’accroître depuis un demi siècle et il atteint aujourd’hui sa quintessence. Le sondage de CEVIPOL, selon lequel 88% des Français pensent que les politiques ne tiennent aucun compte de leur avis tout comme le vertigineux taux d’abstention aux législatives de 2017 (plus de 50%) sont le signe patent du divorce entre la nation et sa classe dirigeante et médiatique. L’explosion couvait depuis des années, sinon des décennies.

Le système politique français a sa part de responsabilité. La personnalisation du pouvoir à outrance est au centre de la tragédie actuelle. Elle se traduit par l’étouffement de tous les relais intermédiaires avec la nation (ministres, parlementaires, élus, partis), tandis que la sublimation de l’image personnelle engendre une atmosphère éthérée, passionnelle, mélange d’adoration et de haine, donc dangereusement explosive. Elle écrase toute notion de vérité, d’intérêt général, de projet de société et de bien commun de la nation. Dans la logique de ce système, le discours et l’action politique se focalisent désormais sur la satisfaction d’un intérêt de vanité individuel et non plus sur celui de la collectivité.

La déflagration de ces dernières semaines a des causes directes qui sont politiques. Les conditions des élections présidentielles et législatives de 2017, le scandale Fillon qui a privé la France d’un débat d’idées et d’une salutaire alternance, a préparé un terrain propice à l’instabilité. Dès le départ, les conditions de l’élection du chef de l’Etat, avec l’adhésion initiale de 12% du corps électoral au premier tour dans un contexte extrêmement chaotique, puis à l’occasion d’une second tour sans enjeu face à la candidate du FN, fragilisaient sa position. Les événements actuels dérivent en partie d’un processus démocratique inachevé.

L’air du temps est imprégné de fausseté et de cynisme qui nourrissent une atmosphère délétère. La promesse d’un « nouveau monde » a fait long feu avec la succession des scandales. Le thème de la « transformation de la France » n’a pas non plus résisté à l’épreuve du réel: aggravation des déficits, des dépenses, de la dette, des prélèvements fiscaux et sociaux. Puis le refrain du « bien » post national et européiste contre la « lèpre populiste » a exacerbé les déchirements du pays. Par une succession de gestes, de paroles et de décisions – incompréhensibles – l’homme de l’Elysée s’est enfermé de lui-même dans sa propre caricature, image d’une élite hors sol et de morgue anti-peuple. En 18 mois, cette posture a eu pour effet d’exciter les esprits et d’attiser les déchirures, débouchant sur un affaiblissement de l’autorité et de la confiance.

La nature même de cette crise donne lieu à une profonde incompréhension. Elle n’est pas seulement de caractère matériel. Les hausses de prix du carburant même excédant 3 et 6 centimes, sont fréquentes, depuis toujours, et bien que douloureuses, ne suscitent pas de réaction populaire. Cette fois, la nouvelle hausse annoncée, solennellement, cristallise un profond malaise dans les profondeurs de la nation, lié au sentiment d’un mépris de la classe dirigeante ou dominante envers les milieux populaires. Elle a pris une dimension emblématique. Cette annonce, dont le caractère inflammable n’a pas été perçu par les autorités du pays, focalise désormais sur elle un infini ressentiment.

La cause initiale des événements, l’étincelle qui a mis le feu aux poudres repose sur une mystification. Le pouvoir a utilisé les mots de réforme, de transformation, et même de révolution (écologique), à propos du geste le plus tristement banal de n’importe quel gouvernement français: une augmentation de taxe ou d’impôt. Ce travestissement des mots a sans doute contribué à affaiblir la position des autorités qui ne peuvent même pas, aux yeux d’une frange de l’opinion qui les soutient habituellement, se prévaloir d’une véritable réforme courageuse et nécessaire de l’économie française.

Rarement dans l’histoire récente la situation politique n’aura été aussi fragmentée et volatile. L’Elysée affirme ne pas vouloir reculer. Paradoxalement, le choix du statu quo, qui repose sur des considérations d’image, aggrave un ressenti de déconnexion et d’indifférence à la souffrance populaire. Le bon sens devrait conduire le pouvoir, non pas à « reculer », sur une réforme qui n’existe pas, mais à tendre la main à la nation par un geste audacieux et inédit en France: le renoncement à une hausse d’impôt! Quels que soient les choix retenus, geste emblématique d’apaisement ou fuite en avant dans la confrontation, les dégâts sont irréparables. De toute évidence, les événements sont en train d’anéantir toute perspective d’un « mandat utile » pour les 3 ans qui viennent et compromettent la perspective de réélection en 2022.

Cependant, par leurs gesticulations en plein cœur des émeutes, au risque d’attiser les violences, les leaders « anti-système » ont accru leur marginalisation. Quant à l’appel des Républicains à la tenue « d’un référendum sur la transition énergétique », il a été perçu comme décalé. La décomposition de la vie politique qui s’est manifestée avec l’effondrement des partis politiques traditionnels en 2017, poursuit donc ses ravages, voire s’accélère et prive le pays de toute issue apparente…

Les solutions politiques avancées par les oppositions ne sont pas de nature à régler le problème de fond de la fracture démocratique: la dissolution, le référendum, voire une nouvelle élection présidentielle anticipée n’offrent pas d’autre perspective qu’un éphémère répit. Remplacer des hommes ou femmes par d’autres, dans la même logique, le même système, produirait l’effet habituel d’euphorie médiatique, pendant six mois, les mêmes délires idolâtres, puis une course éperdue à l’image dans un tourbillon narcissique, et la rechute dans les ténèbres de l’échec, du lynchage, de l’impuissance et de l’impopularité absolue.

Une authentique révolution démocratique est désormais indispensable: confier le pouvoir à un puissant Premier ministre sous le contrôle effectif d’un Parlement représentatif de la Nation; restaurer la mission de visionnaire impartial et de sage au dessus de la mêlée du chef de l’Etat, garant de la sécurité et du destin national; associer la nation à la vie publique du pays par un recours fréquent au référendum; renforcer la démocratie de proximité, communale et le respect des pouvoirs locaux; reconstruire un système de partis politiques digne de la démocratie française.
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mer 05 Déc 2018, 08:20

tonton christobal a écrit:
Point de vue sur la crise des gilets jaunes
Publié le 3 décembre 2018 par maximetandonnet


David Dornbusch n'a sans doute pas tort....

https://twitter.com/Dornbusch2017
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 07 Déc 2018, 17:56

Rubrique : la télé, ses infos et la vérification des sources. Vu sur BFM TV, France 5, France Inter, RMC et France 2.
Un porte-parole pas vraiment représentatif des premiers mobilisés, les salariés à 1500 € qui travaillent dur à plus de 30 km de chez eux... Ou les petits retraités.

Citation :
Gilets jaunes : Jean-François Barnaba, fonctionnaire sans activité
Publié le 06/12/2018
L'un des porte-parole autoproclamés des Gilets jaunes est fonctionnaire sans activité depuis dix ans et touche un salaire de 2 600 euros. Par Thibaut Déléaz

Depuis samedi, difficile de passer à côté de lui lorsqu'on allume la télévision ou la radio. Jean-François Barnaba est devenu l'un des porte-parole autoproclamés du mouvement des Gilets jaunes et écume les plateaux, de BFM TV à France 5, de France Inter à RMC, en passant par L'Émission politique de France 2.

Une activité de militant très prenante, mais Jean-François Barnaba a du temps libre. Le sexagénaire, fonctionnaire, ne travaille plus depuis près de dix ans, mais est pourtant payé 2 600 euros par mois avec de l'argent public, selon L'Obs . Une situation qui apparaît pour certains comme paradoxale, et embêtante pour un porte-parole d'un mouvement qui dénonce un « matraquage fiscal » du gouvernement et la mauvaise gestion de l'argent public.

Ancien chef d'orchestre et directeur de conservatoire, selon la biographie qui accompagne son livre Vortex , sorti en 2016, il a ensuite été recruté par le département de l'Indre en 2001 en tant que conseiller technique musique.

Fonctionnaire "momentanément" privé d'emploi

Mais le 31 décembre 2008, il est débarqué par le président du département de l'époque, Louis Pinton. Jean-François Barnaba aurait eu « des ambitions que nous estimions démesurées avec les moyens financiers du département », explique Serge Descout, actuel président de la collectivité, dans La Nouvelle République . « Ça s'est fait à l'amiable, on est restés en bons termes », assure-t-il.

Depuis, Jean-François Barnaba a le statut de fonctionnaire momentanément privé d'emploi et, depuis dix ans, continue de toucher sa rémunération, légèrement diminuée par rapport à ses années actives. « C'est un cas unique pour le conseil départemental de l'Indre », indique le cabinet de Serge Descout au Point.

Il est pris en charge par le centre de gestion de l'Indre, censé lui proposer des offres d'emploi, qu'il n'est pas obligé d'accepter. Interrogé par France Bleu Berry, il assure pourtant n'avoir « reçu aucune offre depuis dix ans ». Un nouveau système, plus strict, a été mis en place depuis 2016 : les fonctionnaires sans emploi voient leur rémunération baisser chaque année s'ils n'acceptent aucune offre. Mais il ne s'applique pas rétroactivement, et donc pas à Jean-François Barnaba, explique le cabinet du président du département.

Gilets jaunes en colère

La révélation de sa rémunération a suscité de nombreuses critiques chez les Gilets jaunes qui ne souhaitent plus l'avoir comme porte-parole. Jean-François Barnaba n'a jamais caché sa situation professionnelle – il l'a évoquée de lui-même auprès des journalistes – et affirme la regretter.

« Ça m'a énormément marqué de me retrouver progressivement désocialisé, ça a été une très dure épreuve », dit-il sur France Bleu Berry. Pour le président du conseil départemental de l'Indre, cité par La Nouvelle République, « le scandale, c'est que le système permette cette situation ».

Contacté, Jean-François Barnaba n'avait pas répondu à nos sollicitations au moment de l'écriture de cet article.

https://www.lepoint.fr/societe/gilets-jaunes-jean-francois-barnaba-fonctionnaire-sans-activite-06-12-2018-2277207_23.php
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 07 Déc 2018, 20:56

Le bamba tombe à pic... mais personne ne s'interroge.

Des gugusses bénéficiant d'un tel statut je ne crois pas qu'il en existe beaucoup. Comme par hazard c'est lui que l'on voit à la télé pour s'exprimer au nom des gilets jaunes...

Je dois être un complotiste.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 07 Déc 2018, 21:13

Les télés sont complices ou dupées ?
Dans les deux cas elles sont dénuées de toute crédibilité
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 08 Déc 2018, 03:57

Salamandre a écrit:
Les télés sont complices ou dupées ?

Elles sont avant tout parisiennes !
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 08 Déc 2018, 07:26

L’élite réfléchit-elle autant qu’un gilet jaune ?


Réduire les “gilets jaunes” à un gloubi-boulga réclamant moins de taxes et “en même temps” plus de services publics est un contresens absolu, explique Arnaud Dupui-Casteres.
La France est entrée depuis quelques semaines dans une période d’agitation dangereuse pour la démocratie. Nous assistons à l’une de ses irruptions rageuses et irrationnelles qui est le symptôme du dialogue tumultueux qu’elle entretient depuis des siècles entre Liberté et Egalité ; cette même dialectique qui a provoqué la Révolution française et bien d’autres événements.
Le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas un mouvement social de revendication. C’est un mouvement populaire, sans cohérence et multi thématique. Le réduire à un « referendum » populaire pour ou contre l’ISF, comme semble vouloir le faire croire certains, est un habillage de la réalité en rêve idéologique.
Ce mouvement est un symptôme de forces à l’œuvre depuis 20 ans dans notre société. Ces forces sont nombreuses, de natures différentes et parfois même contradictoires ; mais cela ne les rend pas moins évidentes et explicites. Elles sont décrites par de nombreux experts depuis longtemps. C’est le désenchantement des citoyens d’une « France, pays immergent ». Alors, réduire les Gilets Jaunes à un gloubi-boulga réclamant moins de taxes et « en même temps » plus de services publics est un contresens absolu. Une erreur que font largement la classe politique et de nombreux intellectuels du « cercle de la raison ». Il y a une motivation, une réalité et une cohérence à l’irruption de ce mouvement.
C’est d’abord le symptôme d’un individualisme renforcé et même de plus en plus forcené. La preuve. Toutes les revendications se retrouvent dans les gilets jaunes, mouvements sans tête et sans coordination. La force du mouvement réside dans le caractère protéiforme des revendications qui sont très individuelles : « moi je paie trop d’impôts mais pas les autres, moi je soufre plus que toi, moi je n’ai pas assez de services publics alors que les autres ont tous ce qu’ils veulent, etc.. ».
Ensuite, c’est l’expression de la confusion totale dans la compréhension de rouages de notre démocratie sociale ; personne ne sait qui fait quoi, qui paie quoi, ni la valeur des choses (les services publics par exemple). On mélange solidarité nationale avec gratuité pour tous. On cache le coût des choses avec le tiers payant, comme avec le prélèvement à la source à venir (qui sera dévastateur). Il y a aussi une confusion sur le cadre politique qui fait notre démocratie. Pour les uns, nous ne sommes plus en démocratie (savent-ils de quoi ils parlent ?) et pour les autres, nous payons les conséquences d’une politique néo ou ultra-libérale ! Ce qui pourrait être un conte de Noël pour enfant, mais est, en réalité, une triste farce. Cette confusion est largement le résultat d’une confusion ardemment entretenue par la classe politique qui a démissionné depuis belles lurettes de son rôle de clerc.
Evidement ce mouvement est aussi le résultat de l’inefficience du système public français (Etats, collectivités et solidarité nationale) qui englouti chaque année 1250 milliards €, soit 57% de notre PIB, faisant ainsi de la France le pays le plus socialisé au monde avec le Lesotho, Wallis et Futuna et les deux ou trois dictatures communistes encore restantes. Cette inefficience, c’est la dégradation constante des services publics dont on ne répètera jamais assez que non ils ne sont pas « gratuits » ; c’est la sclérose de l’économie française qui se désindustrialise et qui n’arrive pas à remettre au travail 9% de Français en âge de travailler ; c’est l’évident effondrement du pouvoir d’achat des français en une génération. Ce même pouvoir d’achat que le peuple réclame à cors et cris depuis des années (souvenez-vous du slogan qui fit gagner Nicolas Sarkozy en 2007, « travailler plus pour gagner plus ») et dont la moindre croissance est épongée par un Etat ivrogne qui en réclame toujours plus.
Enfin, last but not least, ce mouvement est aussi – et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase -l’expression d’un ras-le-bol massif et trans-classes sociales des taxes et impôts, mais aussi des réglementations, normes, interdits, restreignant outrageusement la liberté des français et les infantilisant sans cesse.
On ne peut éviter de souligner la très forte personnalisation dont le Président de la République est la victime et la haine qu’il suscite chez certain, qui est à la fois très injuste et l’évident résultat d’une communication exaspérante.
Certains s’amusent dans les media à faire croire que l’ISF est à la racine du mal, mais c’est faux. Les raisons de la mobilisation des gilets jaunes n’est pas la soif égalitariste des Français, mais l’overdose des interdits et le poids insupportable des prélèvements. C’est la révolte de la Classe moyenne. Celle qui a un boulot et qui a besoin d’une voiture pour aller bosser.
N’oublions pas que le mouvement se constitue autour de l’automobile, le symbole par excellence de la mobilité et donc de la liberté. Augmentation du prix des contrôles techniques, augmentations des carburants et les 80km/h. Les Français ont compris que l’inefficience de l’Etat à se réformer, qui était pourtant la promesse phare d’Emmanuel Macron durant la campagne électorale, serait compensée par une addition de taxations en tout genre. L’adjuvant de la pilule serait la protection de l’environnement et de la planète – contre qui personne ne peut être – et donc la culpabilité imposée à Madame Duchemol et Monsieur Trucmuche.
Les Français ont payé « cash » les bénéfices de la mondialisation par la désindustrialisation et le chômage, pourquoi leur faire payer « cash » et, en temps record, la transition écologique.
Quand on sait que la France représente moins de 0,9% de la population mondiale, qu’elle est le meilleur élève des pays développés en matière d’émission de CO², quand on se souvient que l’Etat a poussé les français à s’équiper en diesel pendant 20 ans, vouloir revenir dessus en trois ans, ressemble beaucoup à une mystification dont les Français ne veulent être ni les dupes, ni les victimes. Pour ces français de la classe moyenne, les élites françaises vivent en vase clos dans une peur millénariste de fin du monde excessive et totalement déraisonnable, pendant qu’eux craignent pour leur fin de mois.
Sortir de la crise majeure dans laquelle la France s’enfonce, nécessite de comprendre ces tendances de fond qui sont prégnantes depuis longtemps. L’urgence est de revenir aux fondements de la campagne présidentielle : d’une part, réduire les prélèvements en réduisant la dépense publique. Pas moins de services mais mieux. Ils regagneront ainsi du pouvoir d’achat. D’autre part, arrêter « d’emmerder » les Français et leur simplifier la vie. Ils retrouveront enfin un peu de liberté. Une multitude de mesures peuvent être prises pour donner accroire à ce qui serait une direction jamais prise par l’Etat. Enfin, il faut cesser les déclarations pousse-au-crime de ministres qualifiant les courses de Noel, « d’achats inutiles » - infantilisation insupportable – et de « mauvaises pour la planète » - culpabilisation ridicule. Les Français regagnerait en responsabilisation, ce qu’ils méritent.
Il faut savoir raison garder et redonner l’espace de liberté aux français qui leur manque tant et qui permet, à bon escient, de créer les conditions saines de la solidarité à laquelle ils sont tant attachés.
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thierry

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 08 Déc 2018, 09:38

Je suis assez d'accord avec cette analyse.

En effet comme il est dit ' les français ont payé cash la mondialisation' ils en ont aussi bénéficié avec des biens manufacturés à prix très bas (vêtements, multimédia).
La France a été aussi très passive face à la mondialisation, elle a subit, elle a refusé d'évoluer en essayant de maintenir les activités du passé ( souvenons nous de l'industrie lourde que l'on a cherché à maintenir à coup de subvention)

Tout cela pour dire que dans la révolte des gilets jaunes, il y a trop de référence au passé (le modèle social du CNR), trop de volonté de réglementer et une vision uniquement court terme.

Ce mouvement montre aussi la rupture d'une classe avec ceux qui doivent la représenter : les élus locaux et nationaux.

Si Macron a réussit à nous débarrasser d'une classe politique à bout de souffle et à représenter la classe moyenne citadine et il a échoué dans sa représentation de la classe moyenne rurale, et cette dernière se rebiffe.

Trump a été élu par la classe moyenne rurale, il a orienté sa politique vers l'emploi et la croissance du PIB américain est de plus de 3% par trimestre et qui redonne du travail au plus grand nombre.

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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 09:57

On constate que les gilets jaunes habitent surtout dans les campagnes, à 30 ou 40 Km des métropoles, ce qui leur complique la vie et en particulier les oblige à utiliser fréquemment leur voiture et donc à consommer du carburant.
Certaines de ces personnes vivaient jadis dans les banlieues des métropoles. Ils en ont été chassés par les caïds que l ' État s 'est refusé à mettre au pas. Il ont fuit les zones de non droit pour se réfugier à la campagne . Mais là l '  État  les rattrape . Incapable de les protéger quand ils habitaient dans la périphérie des métropole il décide, à travers le carburant , de les taxer . C 'est l ' État faible avec les forts, forts avec les faibles qui est contesté par les gilets jaunes. Ceux-ci ont décidé de devenir visible, seul moyen de ne pas être complètement écrasé.


Dernière édition par joseph1 le Jeu 13 Déc 2018, 10:09, édité 1 fois
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 10:06

Article où il est question de l'ex-prophète de la "sobriété heureuse" un genre de slogan diversement apprécié sur les rond-points

Citation :
Nicolas Hulot, prix de la lâcheté politique 2018
L'ancien avocat de la taxation du diesel s'est spectaculairement débiné lors de la crise des Gilets jaunes. Ou comment passer de la désertion au reniement…
Publié le 13/12/2018 à 08:54 | Le Point.fr  Par Etienne Gernelle

Où est passé le héraut flamboyant de l'écologie ? Qu'est devenu le prophète de l'urgence climatique ? Trois mois après sa démission du gouvernement en martyr de la macronie, saint Nicolas Hulot, canonisé par les médias en un temps record (santo subito, dit-on au Vatican), a visiblement perdu un peu de sa vocation. Il fut pourtant durant des années l'avocat talentueux – et pendant un peu plus d'un an l'artisan – de la taxe carbone. Il avait, en particulier, beaucoup plaidé pour l'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence…
On aurait donc pu attendre à ce qu'il se mouille un peu plus, saint Nicolas, lorsque la crise des Gilets jaunes a éclaté. Le philosophe Peter Sloterdijk s'en étonne cette semaine dans Le Point  : « C'est lui qui aurait dû expliquer aux Français le sens de cette mesure. Sa popularité aurait soutenu la position complexe du président. Hulot a préféré suivre l'appel de sa vanité et de son infantilisme volontariste. » Le jugement est terrible : après avoir déserté du gouvernement, Hulot a abandonné ses idées.

Sans vergogne
Certes, sur France 2, le 22 novembre, il avait lâché un tout petit « je l'assume » qui ne lui coûtait pas grand-chose : ceux qui portent l'entièreté de la responsabilité aux yeux de l'opinion, et en particulier des Gilets jaunes, sont le Premier ministre et surtout le président de la République. Philippe et Macron, ceux-là mêmes qu'il accusait, en partant, d'être au mieux trop frileux dans la lutte contre les énergies fossiles, au pire soumis à des lobbies. Lui était le pur, le chevalier intrépide, eux étaient les couards. Mais, à la fin, c'est Hulot, sans vergogne, qui se défausse totalement sur eux, assurant qu'on ne lui a pas donné les moyens d'un « accompagnement social digne de ce nom », et qu'il l'avait « dit à l'époque ». Monsieur « je l'avais dit » sort donc le parapluie. Un peu vite : que l'on sache, il n'a jamais menacé de démissionner si les plus pauvres ne s'en sortaient pas avec leur plein de diesel. Alors que la simple vue d'un représentant des chasseurs à l'Élysée lui a, en revanche, donné l'envie de déguerpir du gouvernement…

Et ce n'est pas fini. Sur RTL, le 4 décembre, Hulot achève sa mue en jugeant la décision de supprimer la hausse de la fiscalité sur les carburants « incontournable, courageuse, et de bon sens, et qui n'injurie pas le futur ». Ah bon, alors « l'urgence », dont il nous a abreuvés pendant des années, c'était une blague ? On a le temps, finalement ? Dans L'Express du 12 décembre, Hulot, interrogé de nouveau sur le sujet, change encore de dimension : « Ce mouvement renvoie surtout à l'impasse budgétaire dans laquelle l'Europe s'est enfermée. » Le parapluie hulotien étend désormais sa circonférence jusqu'à Bruxelles… Et puis un peu d'eurobashing, cela marche toujours… « La lâcheté rend subtil », disait Cioran. Dans le cas de Hulot, cela n'est même pas sûr.

Entendons-nous bien, l'objet de ces lignes n'est pas de trancher sur le point de savoir si la priorité doit être donnée à l'environnement ou au pouvoir d'achat. Mais, contrairement à ce que dit Hulot qui assure un peu facilement que ces deux objectifs sont « les deux faces d'une même pièce » – ce qui est peut-être vrai, mais à long terme –, ils se sont trouvés ici en contradiction frontale. Et que le courage en politique consiste, en ce cas, à choisir. Et parfois entre deux mauvaises solutions. Sauf pour monsieur Hulot qui préfère courir aux abris à la minute où, pour une fois, il encourt un petit risque de ne pas être dans une posture avantageuse.

Pas de galons d'homme d'État
Sa démission fin août était déjà un chef-d'œuvre d'intrépidité : en direct, sur France Inter, sans avoir eu le courage d'en avertir ses employeurs. Il avait peur, a-t-il reconnu, que ces derniers le fassent changer d'avis. Quelle volonté impressionnante ! Sloterdijk, encore : « Soyons sérieux, le tournant écologique du système économique mondial sera l'affaire d'un siècle entier. On ne démissionne pas après quelques mois quand les choses ne changent pas aussi rapidement que prévu. » Hulot, si. Et il fait mieux : trois mois après avoir quitté le pouvoir en jurant qu'il faisait cela pour préserver sa conscience, il met un mouchoir sur ses principes sacrés au premier grondement de foule.

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/gernelle-nicolas-hulot-prix-de-la-lachete-politique-2018--13-12-2018-2278966_782.php

L’art de rester populaire en retournant sa veste (verte), mais toujours du bon côté.
D’ailleurs ça marche (un peu) : EELV, si ardent il y a peu dans la transition écologique, mais où tout le monde se planque aux abris pendant la crise gilets jaunes, monte dans les sondages.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 11:33

La CFDT veut s ' occuper des affaires des gilets jaunes

https://twitter.com/GWGoldnadel/status/1073118229525073920?s=20
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 12:19

Salamandre a écrit:
L’art de rester populaire en retournant sa veste (verte), mais toujours du bon côté.
D’ailleurs ça marche (un peu) : EELV, si ardent il y a peu dans la transition écologique, mais où tout le monde se planque aux abris pendant la crise gilets jaunes, monte dans les sondages.


En lisant le passage suivant de l'article "Gouverner à l’heure des réseaux sociaux" - http://www.plateaufontenay.net/t4290-gouverner-a-lheure-des-reseaux-sociaux - j'ai eu une pensée pour les écologistes et EELV, grands spécialistes tour à tour du nucléaire, des OGM, de la couche d'ozone, du réchauffement climatique, des ondes, des perturbateurs endocriniens, des transports, ...

Citation :
---/---
Au nom d’une démocratie mal comprise et des impératifs de l’audimat, sur quelque sujet que ce soit, les médias consultent d’ailleurs l’homme de la rue ou le chroniqueur atrabilaire, plutôt que le savant. Sur le réchauffement climatique, la dangerosité du glyphosate ou la croissance économique, l’avis du citoyen vaut bien celui du Prix Nobel. Prétendre le contraire, c’est mépriser le peuple.

Au nom d’une démocratie caricaturée, on estime ainsi que l’avis de chaque citoyen, en toute chose, a la même valeur. On considère aussi qu’une foule vociférante est le peuple souverain.
---/---
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 15:29

Les partis "du système" appellent les GJ à ne pas manifester dans les villes à cause des risques d'attentats.
Je suis étonné car à chaque fois que nous avons eu un attentat, les mêmes nous assuraient qu'il fallait continuer à vivre normalement, à aller boire et manger aux terrasses des cafés, à aller danser, chanter, sinon le terrorisme aura gagné.. Et là, les GJ étant très dérangeant pour le système , on leur dit "restez chez vous".
Donc, le terrorisme est en train de gagner ?
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 17:08

La difficulté à prévoir le nombre et l'humeur des manifestants GJ et autres (voir 1er décembre) vont amener les autorités à affecter des effectifs nombreux au maintien de l'ordre pour ces manifestations.
Les effectifs de police ou gendarmerie mobilisés sur les manifs (à Paris, par exemple) pourront difficilement être en même temps ailleurs (en banlieue, par exemple).
Les effectifs mobilisables ayant forcément une limite, on fait comment pour être partout à la fois ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 13 Déc 2018, 18:24

Pourquoi mettre des policiers en banlieue ?

Aucun intérêt ! si on souhaitait que la banlieue soit paisible ça se saurait et l'action des différents services de la justice serait différente.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 14 Déc 2018, 11:17



l'affaire n'est pas finie !

ils forment la jeune classe, la relève est assurée ...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 15 Déc 2018, 13:18

Après les annonces d’Emmanuel Macron face au mouvement des Gilets jaunes, Henri Guaino dresse le bilan du management de la crise par le gouvernement et met en garde contre son incapacité à transgresser les dogmes de la «mondialisation heureuse».
Bientôt quatre semaines de ce qui restera, quelle qu’en soit l’issue, comme «la crise des Gilets jaunes». Cette issue, nul ne peut encore la prévoir. Mais ces quatre semaines de protestations et de désordres nous en disent beaucoup sur l’état de notre société et sur son avenir.
Les images de violences, de pillages, ont fait apparaître les limites du maintien de l’ordre public par la police la gendarmerie. Plus profondément, s’est imposée l’évidence que les forces de l’ordre n’avaient ni la vocation ni les moyens d’assurer la cohésion de la nation et qu’il ne fallait pas confondre l’ordre social et l’ordre public, le second pouvant devenir mission impossible lorsque le premier est trop compromis.

Ce n’est pas encore une révolution, mais c’est déjà un soulèvement qui balaie l’autorité.
La crise de 2008 et celle des Gilets jaunes, ce sont des portes qui se sont entrouvertes sur l’extrême fragilité de nos sociétés et de nos économies. La crise financière de 2008 nous a fait entrevoir le chaos économique, celle des Gilets jaunes nous fait entrevoir le chaos social. Nous autres, Français, nous savons maintenant que notre société est périssable. Ce n’est pas la première fois que notre pays connaît des mouvements sociaux qui se radicalisent. Mais celui-ci appartient à une espèce bien particulière : ce n’est pas la mutinerie d’une profession, d’une classe d’âge ou d’une région, c’est une mutinerie qui touche toutes les catégories sociales, tous les âges, toutes les régions et qui, au plus fort de sa popularité a recueilli, fait rarissime, jusqu’à 80% de soutiens dans l’opinion.
Ce mouvement n’a pas d’idéologie, pas de parti, pas de syndicat, pas de chef, il ne porte pas le nom propre d’une figure emblématique comme le poujadisme. Ce n’est pas encore une révolution, mais c’est déjà un soulèvement qui balaie l’autorité, non pas tant par ses violences où se retrouvent des extrémistes de tous les bords mais aussi les voyous et les casseurs, que par le fait qu’une partie de la société refuse tout à coup de jouer le jeu, de respecter les règles. Que tant de gens se retrouvent partout pour manifester quand et comme ils en ont envie, sans demander l’autorisation, allant, comme certains l’ont proclamé, où le cœur leur en dit, sans qu’aucune autorité y puisse rien, que l’on en soit arrivé là, voilà qui est le plus inquiétant pour l’avenir.

Le pouvoir a trop attendu. Il a laissé s’ouvrir la boîte de pandore de toutes les frustrations.
Une limite a été franchie, transgression presque imperceptible derrière les incendies de voitures, les bris des vitrines, le vacarme des saccages et des grenades lacrymogènes, presque imperceptible mais décisive. Ce sentiment que, tout à coup, tout est permis, il ne fallait pas le laisser prendre conscience de lui-même au risque de toutes les surenchères et de toutes les radicalisations.
Le pouvoir aurait du répondre tout de suite : un gouvernement doit toujours être attentif à ne pas franchir cette limite au-delà de laquelle l’autorité vacille et lorsqu’il se rend compte qu’elle est atteinte, il doit tout de suite calmer le jeu. La rhétorique du «nous ne cèderons pas», «ce n’est pas la rue qui gouverne» atteint très vite ses propres limites. Savoir céder à temps fait partie de l’art de gouverner. Pour gouverner un peuple, il faut que celui-ci, à défaut d’adhérer, consente. «Je ne referai pas la France sans les Français », disait De Gaulle en 58. Qu’une partie minoritaire mais significative de la population oppose un refus absolument déterminé et c’est toute l’organisation de la société qui est ébranlée. Le pouvoir a trop attendu. Il a laissé s’ouvrir la boîte de Pandore de toutes les frustrations, de toutes les souffrances de toutes les rancœurs, de toutes les colères et de toutes les revendications et plus personne ne sait où cela mènera.
Le plus angoissant dans cette histoire n’est pas sur les ronds-points ou dans les rues il est dans les discours politiques et dans les analyses des spécialistes de l’opinion qui tournent en boucle à la radio, la télévision, car ils traitent comme de la politique ordinaire quelque chose qui ne l’est pas. Chacun fait des additions et des soustractions comme ont le fait à chaque annonce politique depuis des décennies. Le président de la République annonce enfin des mesures pour tenter de calmer les protestataires.

Ces mesures corrigent, en partie, les décisions qui ont fait déborder le vase des colères. Mais personne ne pose la question de savoir pourquoi le vase est plein. Des experts prennent des airs entendus pour expliquer que nous assistons à un tournant économique et social. Mais une correction n’est pas un tournant. Or, c’est bien un vrai tournant que réclame la société dans ses profondeurs et pas seulement la société française mais les sociétés de tous les pays développés. Ce vrai tournant ce serait de mettre sur la table et de décortiquer la machine à effacer les frontières, à broyer les sociétés, les économies, les cultures, les identités, machine infernale que nous avons mise en place depuis presque quatre décennies.

Tant qu’il en sera ainsi, le pouvoir se condamne à être toujours en retard d’une surenchère !
La crise qui mine les sociétés des pays développés, celle de la France en particulier, est la crise d’un système qui, à force d’abîmer beaucoup de vies, à force de trop tirer sur la corde, atteint son point de rupture. Le drame c’est qu’il faudrait longtemps pour s’en extraire alors que l’urgence sociale et humaine est là. Mais, surtout, changer de politique pour contrer les effets les plus néfastes de ce système, pour rendre aux peuples la maîtrise de leur destin, pour leur permettre de choisir dans quelle civilisation, dans quelle société ils veulent vivre, exigerait des transgressions dont les pouvoirs installés, tous, quels qu’ils soient, semblent incapables, du moins dans cette Europe où l’élection de Trump et le Brexit ne paraissent pas avoir ébranlé les certitudes de la classe dirigeante.
Tant qu’il en sera ainsi, le pouvoir se condamne à être toujours en retard d’une surenchère. Ce qui rend la situation actuelle très dangereuse c’est bien cette incapacité à transgresser les dogmes de «la mondialisation heureuse», de «l’Europe heureuse», du «multiculturalisme heureux», qui nous gouvernent depuis trop longtemps, confrontée au sentiment qu’éprouvent désormais ceux qui en sont les victimes que «cela ne peut plus durer». Manifestement, tout le monde n’en a pas pris la mesure.

Henri Guaino pour RT France
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