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 Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?

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tonton christobal

tonton christobal

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MessageSujet: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 17 Nov 2018, 08:57

Rappel du premier message :

Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?

Par  François Bousquet


FIGAROVOX/TRIBUNE - François Bousquet voit dans la jacquerie des «gilets jaunes», et le mépris dont elle fait l'objet, le symptôme du déclassement de la France périphérique.
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François Bousquet est journaliste et écrivain. Il participe à la revue Éléments. Il a publié notamment La droite buissonnière (éditions du Rocher, 2017), un essai sur l'influence de Patrick Buisson sur la droite française.
________________________________________

Les gilets jaunes font l'objet d'un mépris de la part du pouvoir, et les récentes déclarations du président de la République, avec son timide mea culpa au 20 heures de TF1, n'y changeront rien. Depuis longtemps, cette France périphérique et ses habitants ont été immolés sur l'autel de la mondialisation. Ce sont les nouveaux «malgré-nous». Nulle sollicitude médiatique à leur encontre, à la différence des migrants. L'assignation à résidence est leur condition historique puisque la liberté de circulation a pris pour eux la forme d'une relégation territoriale dans le périurbain, la ruralité et les petites agglomérations. C'est une sédentarité subie. Où aller? Les centre-villes sont hors de prix et les banlieues hors-sol.

C'est l'élite-kérosène en butte au populisme-diesel.
L'histoire est ancienne. Dès 1947, le géographe Jean-François Gravier, ancêtre de Christophe Guilluy, soulignait, dans un livre qui rencontra un écho retentissant à sa parution, les extraordinaires disparités territoriales françaises: Paris et le désert français. On avait quelque peu oublié ces fractures territoriales, mais elles sont réapparues aux yeux de la France entière au soir du premier tour de la dernière présidentielle à travers la géographie du vote en faveur de Marine Le Pen. Depuis, plus rien, ou presque, jusqu'au mouvement des gilets jaunes. Macron a bien créé un ministère de la Cohésion des territoires, mais... qui en connaît le titulaire? Personne. Et de fait on a découvert le nom de Jacques Mézard le jour où il a quitté son ministère à l'occasion du remaniement d'octobre. Tout indique que Jacqueline Gourault, qui lui a succédé, connaîtra le même sort. La France, on la survole en avion. C'est l'élite-kérosène en butte au populisme-diesel. Cette élite rêverait-elle d'une politique de développement séparé, en d'autres termes: la mise en place d'un apartheid territorial? La conception que se fait Macron du progressisme, dont il s'est fait le chantre, relèverait alors du darwinisme social (la théorie de l'évolution appliquée au champ de l'économie).
On n'ose dire que le pays légal s'est coupé du pays réel, de peur de se fâcher avec Benjamin Griveaux confondant Marc Bloch et Charles Maurras. Mais si Christophe Guilluy et quelques autres n'avaient pas exhumé ce pays réel, le pays légal en ignorerait jusqu'à l'existence. De loin en loin, il y a bien un politique comme Jean Lassalle pour entreprendre d'en parcourir les contours ou un journaliste comme Gérald Andrieu pour en sillonner les frontières (Le peuple de la frontière). Le reste du temps, ce monde est rejeté dans les ténèbres extérieures, un trou noir d'où ont émergé, il y a une quinzaine de jours, ces lucioles dans la nuit que sont les gilets jaunes fluorescents.
Cette méconnaissance de la France périphérique est si profonde que les éditorialistes donnent le sentiment de l'appréhender dans une perspective quasi-ethnologique, entre curiosité perplexe, incompréhension et vague inquiétude. Mais qui sont donc ces Papous des hauts plateaux du Limousin, ces sans-culottes à bonnet rouge du Finistère, ces sans-dents à gilet jaune du Pas-de-Calais? On prenait leur résilience pour de la résignation si bien qu'on est presque surpris de les voir élever une protestation du fond de leur double détresse, culturelle et sociale. Quoi! Les gueux ont l'outrecuidance de se révolter. S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent des brioches! S'ils n'ont pas de voitures, qu'ils roulent en Vélib'! Naguère signe extérieur de richesse, la voiture s'est ainsi transformée en moyen de déplacement des «ploucs émissaires», pour reprendre le bon mot de l'irremplaçable Philippe Muray.

La France périphérique est si profonde que les éditorialistes donnent le sentiment de l'appréhender dans une perspective quasi-ethnologique.
À écouter certains commentateurs, on se croirait même dans Le Dîner de cons, avec Thierry Lhermitte, au chevet d'une province arriérée peuplée de clones de Jacques Villeret, de sosies de Johnny et d'indigènes gaulois indécrottablement archaïques. Des «gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n'est pas la France du XXIe siècle que nous voulons», suivant la sortie de l'inénarrable Benjamin Griveaux, porte-parole d'un gouvernement qui semble ignorer que la voiture est le seul moyen de locomotion pour une écrasante majorité de Français (deux tiers des Parisiens, mais pas les ministres, on s'en doute, se rendent à leur boulot en transports en commun, 7 % sur le reste du territoire). Et le diesel, le carburant le moins cher.
Mais plus encore qu'une fronde contre le prix du diesel, l'écotaxe, les radars, la limitation de la vitesse, c'est l'expérience quotidienne de l'injustice dans laquelle ils se trouvent plongés et du déni médiatique dans lequel ils sont maintenus qui a poussé les gilets jaunes à se soulever. Avant toute chose, ils ont besoin de considération. Car ce qui se joue, c'est bel et bien une lutte pour la reconnaissance. Or, cette lutte n'est pas même reconnue. Toutes les politiques dites de reconnaissance chères à la philosophe anglo-saxonne ne s'adressent qu'aux minorités, sexuelles ou ethniques, pour lesquelles elles ont été conçues, pas aux majorités déclassées qui entrent toujours par effraction dans l'actualité, coup de pistolet dans le ciel sans nuage de l'élite: le référendum sur le traité de Maastricht, le premier tour de la dernière présidentielle, l'enterrement de Johnny.

Déni, indifférence, mépris. Les médias nationaux ne célèbrent pour ainsi dire jamais la France périphérique, exception faite du JT de Jean-Pierre Pernaut, qui en livre une image mythifiée fonctionnant comme un anxiolytique qui entretiendrait la fiction d'une campagne inchangée, ce qu'elle n'est plus depuis longtemps. Car la réalité de cette France périphérique est aussi éloignée du regard condescendant des élites parisiennes que de la vision patrimoniale et pétrifiée des conservateurs orwelliens. Elle est même devenue à beaucoup d'égards un non-lieu. Il suffit du reste d'observer dans le détail la carte de France des blocages en ce samedi 17 novembre pour voir qu'elle se confond avec l'étalement périurbain dont les temples emblématiques sont les zones commerciales, les stations-essence des «hypers» et les ronds-points, un monde dans lequel il est inconcevable qu'on puisse faire 500 mètres à pied pour aller acheter son pain.

La carte de France des blocages en ce samedi 17 novembre se confond avec l'étalement périurbain dont les temples emblématiques sont les zones commerciales, les stations-essence et les ronds-points.
Ici aussi donc, on retombe sur les deux grands blocs historiques qui s'affrontent: les «Anywhere» (ceux de nulle part) et les «Somewhere» (ceux de quelque part), pour reprendre la terminologie de David Goodhart. Aux premiers, l'urbanisation verticale - l'Olympe jupitérien, le gigantisme des tours, la «start-up nation» - ; aux seconds, la périurbanisation horizontale galopante. Ce que les Américains appellent «Suburbia», l'habitat pavillonnaire à perte de vue qui a multiplié les oasis individuelles. Si on doit d'ailleurs ramener le rêve américain des classes moyennes - très largement plébiscité par les catégories populaires (il suffit de s'intéresser à la sociologie des prénoms pour s'en assurer) - à sa plus simple expression, il tient en deux mots: la voiture et le pavillon. L'une étant la condition de l'autre, et les deux réunis le symbole d'une vie bonne, quoiqu'à crédit.
S'il y a toutefois une nouveauté dans ce mouvement des gilets jaunes, c'est que cette fois-ci l'incendie est collectif, les départs de feu contagieux. Jusqu'à présent, la France périphérique se présentait en ordre dispersé, des bonnets rouges confinés à la pointe de la Bretagne à la récente démission de soixante-dix élus nivernais privés de ressources par l'État. Comment en aurait-il été autrement au vu de son éclatement géographique? Or, pour la première fois, la hausse du prix des carburants est parvenue à cristalliser et à fédérer toutes les rancœurs au niveau national. C'est donc un pays à l'unisson, soutenu par une très large majorité de Français, qui s'apprête à bloquer les axes routiers. Mais quelle que soit l'ampleur de ces blocages, on ne voit pas trop sur quoi ils pourraient déboucher. Le gouvernement cédera ponctuellement, se contentant de-ci de-là d'allouer quelques aides et autres primes à la casse (il a déjà commencé). Mais l'autre casse, celle du territoire, ne s'en poursuivra pas moins.

Rien de nouveau sous le soleil, dira-t-on. Les révoltes populaires ont certes pris à travers les âges tant de visages différents, couvert tant de fronts, qu'il est assurément impossible d'en dresser une typologie. Il n'empêche: toutes ces protestations (et les protestations antifiscales furent de très loin les plus nombreuses) - des Jacques, Croquants et autres Nu-pieds jusqu'aux boutiquiers poujadistes - raconte la même histoire depuis le Moyen-Âge tardif où elles commencèrent, avec la naissance de l'État: celle d'un échec programmé, tant il est dans la nature de ces soulèvements d'être des phénomènes irruptifs, spontanés et passagers. Au nom de quoi la révolte des gilets jaunes échapperait-elle à cette fatalité de l'échec? Tout l'appelle, au grand regret des populistes, jusqu'à la composition socioprofessionnelle du mouvement (interclassiste), mêlant artisans, ouvriers, intérimaires, auto-entrepreneurs, chauffeurs routiers, ce qui n'est pas sans évoquer les «fureurs paysannes», lesquelles réunissaient «les trois ordres du royaume reportés à l'échelle du clocher», comme l'a dit un historien.
On a fait grand cas de la politisation du mouvement, à tout le moins de sa récupération partisane ou syndicale, mais la vérité, c'est que la révolte des gilets jaunes, pareille en cela à la plupart des révoltes (ce en quoi elles constituent l'exact antonyme des révolutions), est plus impolitique encore qu'elle n'est faiblement politisée. Or, c'est de politique qu'a besoin la France périphérique pour la tirer de son marasme économique et identitaire. L'homme ou la femme politique qui sera capable de tenir ce langage sera assurément susceptible d'en recueillir les suffrages. Les gilets jaunes auront alors vengé les ploucs émissaires.[/b]
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tonton christobal



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 15 Déc 2018, 13:18

Après les annonces d’Emmanuel Macron face au mouvement des Gilets jaunes, Henri Guaino dresse le bilan du management de la crise par le gouvernement et met en garde contre son incapacité à transgresser les dogmes de la «mondialisation heureuse».
Bientôt quatre semaines de ce qui restera, quelle qu’en soit l’issue, comme «la crise des Gilets jaunes». Cette issue, nul ne peut encore la prévoir. Mais ces quatre semaines de protestations et de désordres nous en disent beaucoup sur l’état de notre société et sur son avenir.
Les images de violences, de pillages, ont fait apparaître les limites du maintien de l’ordre public par la police la gendarmerie. Plus profondément, s’est imposée l’évidence que les forces de l’ordre n’avaient ni la vocation ni les moyens d’assurer la cohésion de la nation et qu’il ne fallait pas confondre l’ordre social et l’ordre public, le second pouvant devenir mission impossible lorsque le premier est trop compromis.

Ce n’est pas encore une révolution, mais c’est déjà un soulèvement qui balaie l’autorité.
La crise de 2008 et celle des Gilets jaunes, ce sont des portes qui se sont entrouvertes sur l’extrême fragilité de nos sociétés et de nos économies. La crise financière de 2008 nous a fait entrevoir le chaos économique, celle des Gilets jaunes nous fait entrevoir le chaos social. Nous autres, Français, nous savons maintenant que notre société est périssable. Ce n’est pas la première fois que notre pays connaît des mouvements sociaux qui se radicalisent. Mais celui-ci appartient à une espèce bien particulière : ce n’est pas la mutinerie d’une profession, d’une classe d’âge ou d’une région, c’est une mutinerie qui touche toutes les catégories sociales, tous les âges, toutes les régions et qui, au plus fort de sa popularité a recueilli, fait rarissime, jusqu’à 80% de soutiens dans l’opinion.
Ce mouvement n’a pas d’idéologie, pas de parti, pas de syndicat, pas de chef, il ne porte pas le nom propre d’une figure emblématique comme le poujadisme. Ce n’est pas encore une révolution, mais c’est déjà un soulèvement qui balaie l’autorité, non pas tant par ses violences où se retrouvent des extrémistes de tous les bords mais aussi les voyous et les casseurs, que par le fait qu’une partie de la société refuse tout à coup de jouer le jeu, de respecter les règles. Que tant de gens se retrouvent partout pour manifester quand et comme ils en ont envie, sans demander l’autorisation, allant, comme certains l’ont proclamé, où le cœur leur en dit, sans qu’aucune autorité y puisse rien, que l’on en soit arrivé là, voilà qui est le plus inquiétant pour l’avenir.

Le pouvoir a trop attendu. Il a laissé s’ouvrir la boîte de pandore de toutes les frustrations.
Une limite a été franchie, transgression presque imperceptible derrière les incendies de voitures, les bris des vitrines, le vacarme des saccages et des grenades lacrymogènes, presque imperceptible mais décisive. Ce sentiment que, tout à coup, tout est permis, il ne fallait pas le laisser prendre conscience de lui-même au risque de toutes les surenchères et de toutes les radicalisations.
Le pouvoir aurait du répondre tout de suite : un gouvernement doit toujours être attentif à ne pas franchir cette limite au-delà de laquelle l’autorité vacille et lorsqu’il se rend compte qu’elle est atteinte, il doit tout de suite calmer le jeu. La rhétorique du «nous ne cèderons pas», «ce n’est pas la rue qui gouverne» atteint très vite ses propres limites. Savoir céder à temps fait partie de l’art de gouverner. Pour gouverner un peuple, il faut que celui-ci, à défaut d’adhérer, consente. «Je ne referai pas la France sans les Français », disait De Gaulle en 58. Qu’une partie minoritaire mais significative de la population oppose un refus absolument déterminé et c’est toute l’organisation de la société qui est ébranlée. Le pouvoir a trop attendu. Il a laissé s’ouvrir la boîte de Pandore de toutes les frustrations, de toutes les souffrances de toutes les rancœurs, de toutes les colères et de toutes les revendications et plus personne ne sait où cela mènera.
Le plus angoissant dans cette histoire n’est pas sur les ronds-points ou dans les rues il est dans les discours politiques et dans les analyses des spécialistes de l’opinion qui tournent en boucle à la radio, la télévision, car ils traitent comme de la politique ordinaire quelque chose qui ne l’est pas. Chacun fait des additions et des soustractions comme ont le fait à chaque annonce politique depuis des décennies. Le président de la République annonce enfin des mesures pour tenter de calmer les protestataires.

Ces mesures corrigent, en partie, les décisions qui ont fait déborder le vase des colères. Mais personne ne pose la question de savoir pourquoi le vase est plein. Des experts prennent des airs entendus pour expliquer que nous assistons à un tournant économique et social. Mais une correction n’est pas un tournant. Or, c’est bien un vrai tournant que réclame la société dans ses profondeurs et pas seulement la société française mais les sociétés de tous les pays développés. Ce vrai tournant ce serait de mettre sur la table et de décortiquer la machine à effacer les frontières, à broyer les sociétés, les économies, les cultures, les identités, machine infernale que nous avons mise en place depuis presque quatre décennies.

Tant qu’il en sera ainsi, le pouvoir se condamne à être toujours en retard d’une surenchère !
La crise qui mine les sociétés des pays développés, celle de la France en particulier, est la crise d’un système qui, à force d’abîmer beaucoup de vies, à force de trop tirer sur la corde, atteint son point de rupture. Le drame c’est qu’il faudrait longtemps pour s’en extraire alors que l’urgence sociale et humaine est là. Mais, surtout, changer de politique pour contrer les effets les plus néfastes de ce système, pour rendre aux peuples la maîtrise de leur destin, pour leur permettre de choisir dans quelle civilisation, dans quelle société ils veulent vivre, exigerait des transgressions dont les pouvoirs installés, tous, quels qu’ils soient, semblent incapables, du moins dans cette Europe où l’élection de Trump et le Brexit ne paraissent pas avoir ébranlé les certitudes de la classe dirigeante.
Tant qu’il en sera ainsi, le pouvoir se condamne à être toujours en retard d’une surenchère. Ce qui rend la situation actuelle très dangereuse c’est bien cette incapacité à transgresser les dogmes de «la mondialisation heureuse», de «l’Europe heureuse», du «multiculturalisme heureux», qui nous gouvernent depuis trop longtemps, confrontée au sentiment qu’éprouvent désormais ceux qui en sont les victimes que «cela ne peut plus durer». Manifestement, tout le monde n’en a pas pris la mesure.

Henri Guaino pour RT France
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 17 Déc 2018, 18:36

Citation :
Pouvoir d’achat : l’exécutif a «probablement été trop intelligent, trop subtil» selon Le Gendre
J.Cl.| 17 décembre 2018

Ce sont des mots qui risquent encore d’alimenter le procès en mépris fait par les Gilets jaunes au président de la République et à sa majorité.

Ce lundi matin sur Public Sénat, le patron du groupe La République en Marche (LREM) à l’Assemblée nationale Gilles Le Gendre a estimé que l’exécutif avait sans doute péché par excès d’« intelligence ».

Interrogé sur les propos du Premier ministre Édouard Philippe, qui a reconnu des « erreurs » dans la gestion de la crise, dans une interview aux Echos, Gilles Le Gendre a admis deux maladresses : « Nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisons. Nous nous donnons beaucoup de mal, il faut le faire mieux. Et une deuxième erreur a été faite, dont nous portons tous la responsabilité : le fait d’avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d’achat ».

Invité à préciser si « trop intelligent » signifiait que les Français n'étaient pas capables d'intégrer ces mesures, il a répondu « Non. Mais quand vous expliquez que les charges sociales vont baisser en deux fois, que la taxe d'habitation va baisser pour 80% des Français mais que pour ces 80% ça se fera en trois fois, etc, etc, manifestement, vous perdez tout l'effet positif des mesures de pouvoir d'achat », a-t-il justifié.

Quelques minutes après être sorti du studio, le député de Paris a précisé sur Twitter : « l’intelligence technique avait créé de la complexité ». Une correction bien mince, et surtout incompréhensible.
---/---
Vers 12h30, Gilles Le Gendre a voulu mettre un point final à la polémique, à cause de « quelques mots sortis de leur contexte ». « Trop intelligents =trop techniques = trop compliqués ». Et de conclure d’un « désolé, sincèrement, si j’en ai choqué certains. »
http://www.leparisien.fr/politique/pouvoir-d-achat-l-executif-a-probablement-ete-trop-intelligent-trop-subtil-selon-gilles-le-gendre-17-12-2018-7970475.php
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 17 Déc 2018, 18:55

A la base, une définition de l'intelligence est : la capacité à résoudre un problème. Avec une diversité d'intelligences variablement adaptées selon le problème.
La capacité à créer le problème mériterait un autre mot ; même si face à une question complexe, le problème peut venir du fait d'avoir oublié de prendre en compte une partie des données, aussi "intelligente" et "subtile" soit la solution technique retenue.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Lun 17 Déc 2018, 20:17

Encore trois ans et demi à supporter de tels gugusses...

Les Français sont vraiment très patients.
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thierry

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 18 Déc 2018, 07:40

Les mesures de Macron pour le SMIC sont extraordinairement compliquées et montre comment la fonction publique complexifie tout ce qu'elle touche. Et pour quel résultat? 100€. Alors qu'il serait si simple de diminuer les cotisations salariales.
Après comment ne pas s'étonner de notre incapacité à réformer le mammouth
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 18 Déc 2018, 08:14

Gilets jaunes: ceux que les mesures Macron laissent au bord du rond-point
Olivier Auguste Olivier Auguste 16 décembre 2018 à 19h52


Les réponses apportées par Emmanuel Macron aux doléances des Gilets jaunes présentent un grand mérite : elles accroissent l’incitation à travailler. Augmenter le revenu des salariés au smic, leur permettre de garder plus d’argent dans leur poche quand ils font des heures supplémentaires ou quand leur entreprise récompense leurs bons résultats par une prime, tout cela élargit l’écart entre aides sociales et revenus du travail. D’autres choix un temps évoqués, comme une augmentation du RSA ou du minimum vieillesse (versé aux personnes âgées qui n’ont pas travaillé ou dont la carrière est très incomplète), auraient eu l’effet inverse : elles auraient renforcé l’idée que le travail ne paie pas toujours, ou si peu.

Ces réponses présentent aussi deux grandes limites. D’abord, elles sont largement financées à crédit. Une nouvelle fois, nous nous défaussons sur nos enfants, qui devront bien rembourser un jour. Ensuite, elles laissent de côté une bonne partie de la classe moyenne qui, si elle n’est pas toujours d’accord avec la méthode, partage l’exaspération fiscale des bloqueurs de ronds-points – les sondages l’ont montré. Rien pour les commerçants, artisans, professions libérales, exploitants agricoles et autres indépendants. Pas grand-chose pour les cadres, qui sont rarement payés en heures supplémentaires et seront privés de prime défiscalisée s’ils ont le mauvais goût de gagner plus de 3 600 euros. Deux catégories qui, pourtant, elles aussi, comptent rarement leur temps de travail et n’ont pas forcément l’impression de rouler sur l’or.

Le plus simple, et pas forcément le plus injuste, serait de réduire les prélèvements pour tout le monde. Cela ne sera jamais possible sans baisser la dépense publique. On revient toujours à ce point de départ. Comme après un tour complet sur un rond-point.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 18 Déc 2018, 08:37

« Trop intelligent »
Publié le 18 décembre 2018 par maximetandonnet

« Et une deuxième erreur a été faite : le fait d’avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d’achat. »

Cette phrase a été prononcée avant-hier par l’un des principaux leaders de la majorité politique issue du « nouveau monde », LREM, qui dirige aujourd’hui la France, produisant une micro-polémique. Elle est issue d’un contexte tragique, après 5 semaines du conflit des gilets jaunes qui a fortement ébranlé l’économie et la société française, à l’origine de spectaculaires destructions et de 6 morts, et un nouvel attentat islamiste qui a ensanglanté le marché de Noël de Strasbourg.

Les paroles de ce chef de parti, journaliste et entrepreneur de profession, sont révélatrices de toute une mentalité, tout un climat qui pèse sur le pays. Elle exprime la pensée profonde de la France supposée d’en haut, prompte à toiser les « sans dents »,  les « Gaulois réfractaires » ou la lèpre populiste (mot dérivé de celui de peuple). Elle reflète la prétention d’une caste dirigeante, auto-proclamée intelligente, éclairée par les lumières de la science et de la raison, à dire et à faire le bien pour le compte d’un peuple soupçonné d’obscurantisme. Elle traduit à merveille la sensibilité dominante d’un milieu qui se pense supérieurement instruit et détenteur de la vérité suprême à aller de l’avant sans état d’âme et sans se poser de questions voire sans écouter personne ni réfléchir, guidé par la seule illusion de sa propre intelligence ou subtilité.

Ce mode de comportement et d’agissement n’a qu’une faiblesse: se croire intelligent, et pire, se déclarer intelligent, par le « je » ou par le « nous », a toujours été, de tout temps, le signe de plus patent, le plus radical de la bêtise. Ce genre de proclamation porte en lui-même une explication de la tragédie française: Comment un groupe de personnes, bien au-delà du quinquennat actuel qui n’est que la quintessence de cet état d’esprit, engoncé dans son instinct de supériorité, entraîne le pays à l’abîme avec un bandeau noir sur les yeux, le bandeau noir de la prétention, de la bêtise infatuée et du mépris des autres. La révolte des gilets jaunes fut, tout au moins au début, dirigée contre l’arrogance obtuse.

La IIIe, la IVe République avaient certes des défauts. Mais comme la Ve République à ses débuts, elles ont pourtant su produire des dirigeants politiques qui tenaient la rampe. Qui imagine les Clemenceau, Poincaré, Herriot, Tardieu, Blum, de Gaulle s’auto-proclamant: « Trop intelligent? » Bien plus que les institutions, le drame contemporain de la France tient, depuis plusieurs décennies sans doute, à la médiocrité intellectuelle et morale de sa classe dirigeante.

Maxime TANDONNET

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encore plus de 3 ans à moins que... la bagnole qui va dans le mur se désintègre d'elle même.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 18 Déc 2018, 09:33

Citation :
La IIIe, la IVe République avaient certes des défauts. Mais comme la Ve République à ses débuts, elles ont pourtant su produire des dirigeants politiques qui tenaient la rampe. Qui imagine les Clemenceau, Poincaré, Herriot, Tardieu, Blum, de Gaulle s’auto-proclamant: « Trop intelligent? » Bien plus que les institutions, le drame contemporain de la France tient, depuis plusieurs décennies sans doute, à la médiocrité intellectuelle et morale de sa classe dirigeante.

Ah mais, c'est que sous la IIIe ou IVe République, et début Ve, les grands hommes savaient dialoguer avec les manifestants :
. Fusillade de Fourmies (1891) contre une manifestation d'ouvriers réclamant la journée de huit heures.
. Fusillade de Clichy (1937)
. Grève "insurrectionnelle" des mineurs (1948)
. et aussi Grève des mineurs (1963)
et j'en passe...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Mar 18 Déc 2018, 09:40

Salamandre a écrit:


Ah mais, c'est que sous la IIIe ou IVe République, et début Ve, les grands hommes savaient dialoguer avec les manifestants :
. Fusillade de Fourmies (1891) contre une manifestation d'ouvriers réclamant la journée de huit heures.
. Fusillade de Clichy (1937)
. Grève "insurrectionnelle" des mineurs (1948)
. et aussi Grève des mineurs (1963)
et j'en passe...

ne désespérez et surtout ne croyez pas que la situation est sous contrôle.
Vu la violence actuelle et les errements de ceux qui sont aux commandes le pire n'est pas à exclure.
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Jeu 20 Déc 2018, 14:35

Citation :
Soutien des "gilets jaunes", Bernard Tapie reproche à Emmanuel Macron de ne pas avoir su s'entourer

Orange avec AFP, publié le mercredi 19 décembre 2018

Bernard Tapie était l'invité de Léa Salamé mercredi 19 décembre sur France Inter. L'actionnaire majoritaire du groupe de presse La Provence a affirmé son soutien aux "gilets jaunes".

"Ils viennent de redécouvrir qu'ils sont importants et qu'ils existent. Car c'est cette souffrance principale qui est à l'origine. (...) C'est un mouvement qui dit des choses que tout le monde pense ou a envie de penser", affirme l'ancien ministre qui a appelé les "gilets jaunes" à se structurer pour pouvoir perdurer. "Eux ont besoin maintenant de s'organiser de telle sorte qu'il y ait des têtes qui incarnent la volonté collective même s'ils ne pensent pas la même chose", déclare Bernard Tapie.

Celui-ci se dit prêt à leur ouvrir les portes de La Provence pour que les "gilets jaunes" puissent se retrouver. "Dans les rotatives (de La Provence, ndlr), on peut réunir 2.000 personnes, donc je leur dis 'venez'. On n'y sera pas, on ne parlera pas. La Provence n'est pas du tout engagé", assure l'homme d'affaires. Selon lui, si le mouvement ne se structure pas, les violences pourraient être plus graves dans le futur. "Il faut les aider parce que si ça n'existe pas, ça recommencera sous des formes encore plus violentes", craint Bernard Tapie.

Il assure comprendre la colère des "gilets jaunes". "Aujourd'hui tout est payant. Moi, j'ai vécu une jeunesse où on pouvait être pauvre et heureux. Plus maintenant. (...) Quand t'es pauvre aujourd'hui, tu peux pas être heureux", lâche-t-il.

Au sujet d'Emmanuel Macron, l'ancien député des Bouches-du-Rhône ne mâche pas ses mots et lui reproche de ne pas avoir su s'entourer. "Il n'a pas été autre chose que ce que je m'attendais. Quand vous voulez faire un métier, que vous avez l'aspiration de le faire au plus haut niveau, vous pouvez le faire sans expérience, mais entourez-vous de ceux qui ont les expériences".

S'adressant directement au chef de l'État : "Non, tu ne sais pas tout mon pote. Ce que tu sais, c'est utile, mais il faut aussi des mecs qui sont avocats, des mecs qui sont commerçants, des mecs qui ont vécu l'action". "Il faut s'entourer des gens qui ont la compétence que vous n'avez pas", pose Bernard Tapie.

Mais concernant l'ISF, il soutient la décision du gouvernement de la faire disparaître. Jouant la métaphore footballistique : "il faut simplement que tous ceux qui forment l'équipe aient envie d'être là. Et un pays a besoin de ceux qui savent faire, de ceux qui savent exécuter, de ceux qui savent répondre aux attentes de ceux qui savent faire".
---/---
https://actu.orange.fr/france/soutien-des-gilets-jaunes-bernard-tapie-reproche-a-emmanuel-macron-de-ne-pas-avoir-su-s-entourer-magic-CNT000001bdVw3.html
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 13:11

Un policier : "Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres !"
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 13:19

Gilets jaunes : un policier met le gouvernement en cause

   
Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat de police VIGI, menacé pour «déloyauté» par sa hiérarchie, dénonce la gestion du maintien de l’ordre par le gouvernement et l'instrumentalisation des forces de polices par le pouvoir politique. Il met en cause les ordres donnés par la haute hiérarchie. Il revient aussi sur les conditions de travail des policiers.

https://blogs.mediapart.fr/pascal-eychart/blog/170119/gilets-jaunes-un-policier-met-le-gouvernement-en-cause
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 13:36

joseph1 a écrit:
Un policier : "Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres !"

si on reçoit de tels ordres (ce dont je doute) on ne les exécutent pas...
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 15:24

Pourquoi Griveaux et Castaner répètent-ils inlassablement que les institutions de la république sont attaquées ?. La suite logique dans leur esprit est-elle qu ' à un moment bien choisi il s 'agisse de torpiller le mouvement en déclarant comme insurgés les manifestants ?

La définition d’un mouvement insurrectionnel est donné dans le code pénal :
Section 2 : Du mouvement insurrectionnel
Article 412-3 :
Constitue un mouvement insurrectionnel toute violence collective de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national.
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 16:24

Donner l'ordre de blesser gravement voire de tuer... j'attends de connaitre la réalité des faits, l'exactitude des paroles et surtout de connaitre en détail la chaine de commandement qui va les répercuter.

Que griveaux et castaner soient en dessous de tout et incompétents est une évidence, qu'ils donnent explicitement ce type d'instruction est un autre débat et j'imagine assez difficilement le rassemblement du matin d'un escadron de gendarmerie ou d'une compagnie de crs avec comme ordre du jour "flinguer dans la tête les manifestants" annoncé par le chef d'unité.
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 16:55

tonton christobal a écrit:


si on reçoit de tels ordres (ce dont je doute) on ne les exécutent pas...

La phrase "Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres !" est présente , entre autre , dans un article de Marianne :

..............Tous les blessés interrogés par Marianne affirment que leur détermination est renforcée.

"Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres !"

Jim venait pour sa part de l’île d’Oléron, avec son épouse, pour participer à la manifestation du 8 décembre à Bordeaux. « On ne connaissait pas la ville. On a essayé de partir par les petites rues mais les policiers en civil bloquaient et nous tiraient dessus. J’ai voulu protéger ma femme, indique-t-il. Après… Je ne me souviens plus de rien ». Il a été victime d’un tir de LBD 40 au visage et a perdu un œil tandis que l’autre a perdu en acuité. « On m’a fait une piqûre d’adrénaline. Je me rends compte que j’ai failli y passer. Je me suis réveillé le dimanche. J’ai 15 fractures au visage et désormais, j’ai une plaque en titane sur le côté droit ». Tout comme Franck, qui a eu le crâne ouvert d’une oreille à l’autre pour passer sa plaque en titane.

« J’ai la rage, explique Jim. Je suis un ancien para. Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres ! 220 joules en pleine tête, ce n’est pas anodin. C’est pour faire peur aux autres. Qui radicalise l’autre ? Vous savez, tous les proches des victimes sont très en colère. Il faut changer la politique de maintien de l’ordre ».

https://www.marianne.net/societe/violences-policieres-nous-sommes-des-gueules-cassees-par-armes-de-la-police
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 17:17

Conclusion ce sont les parachutistes qui sont chargés du maintien de l'ordre en ce moment en France...

Désolé je ne savais pas...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 18:01

C'est la faute aux valeurs de droite... et aux électeurs de "droite modérée" que E. Macron est présumé chercher à rallier

Crise sociale : Emmanuel Macron cherche la sortie par la droite
« Il y a une France silencieuse qui demande le rétablissement de l’ordre public » : une « France silencieuse » qui ne supporte plus l’agitation et le désordre actuels et promeut les valeurs d’effort et de mérite.
« La crise des “gilets jaunes” a réenclenché ce mouvement, freiné à l’été 2018 par l’affaire Benalla et de mauvais indicateurs économiques, qui vise à adjoindre au vaste bloc central macroniste la droite modérée bourgeoise. Le refus de la chienlit, la défense des institutions, la mise en avant du mérite et de l’effort… » (Jérôme Fourquet, IFOP)
(picoré dans : )
https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/18/crise-sociale-emmanuel-macron-cherche-la-sortie-par-la-droite_5410933_823448.html
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Ven 18 Jan 2019, 18:25

Dans le bordel environemental national tout est possible, le contraire aussi...
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joseph1



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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Sam 19 Jan 2019, 12:07

joseph1 a écrit:
Gilets jaunes : un policier met le gouvernement en cause

   
Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat de police VIGI, menacé pour «déloyauté» par sa hiérarchie, dénonce la gestion du maintien de l’ordre par le gouvernement et l'instrumentalisation des forces de polices par le pouvoir politique. Il met en cause les ordres donnés par la haute hiérarchie. Il revient aussi sur les conditions de travail des policiers.

https://blogs.mediapart.fr/pascal-eychart/blog/170119/gilets-jaunes-un-policier-met-le-gouvernement-en-cause


Un intervenant du blog de Rioufol résume la vidéo :

"
Alexandre Langlois est policier. Menacé par sa hiérarchie pour "déloyauté", il dénonce la gestion du maintien de l'ordre par le gouvernement dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, l'instrumentalisation des forces de l'ordre par le pouvoir, et les conditions de travail difficiles dans un contexte de hausse des cas de suicides chez les policiers.
Il dit carrément que des souricières sont créées sur le terrain par les autorités supérieures qui seules sont au courant de l’ensemble du dispositif ; les policiers positionnés n’en sachant rien et ne pouvant qu’obéir à leur hiérarchie sans savoir que les manifestants sont coincés. Il y a carrément une intention du pouvoir de provoquer le pire afin de dresser les GJ contre les flics et vice-versa, tout en donnant une image négatives des uns et des autres - méchants flics et sales casseurs - afin de retourner contre eux l’opinion publique.
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MessageSujet: Re: Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?   Aujourd'hui à 04:22

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Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?
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