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 Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre.

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tonton christobal

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MessageSujet: Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre.   Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre. EmptyLun 19 Nov 2018, 07:32

Voici la lettre ouverte d’un élu LR, Guillaume Peltier, adressée au président de la République après la journée de mobilisation des gilets jaunes :
Ce matin, comme des centaines de milliers de Français, je suis descendu dans la rue pour dénoncer le matraquage fiscal dont nous sommes l’objet.
J’ai remis un courrier aux services de l’Etat à l’attention du Président de la République.

Ma lettre à Emmanuel Macron
Monsieur le Président de la République,

Nous, citoyens de la République Française, nous sommes réunis ce jour, samedi 17 novembre 2018, en notre département de Loir-et-Cher, devant la Sous-préfecture de Romorantin-Lanthenay pour remettre aux services de l’État, dignement représentée par Catherine Fourcherot, ce courrier à votre attention.
Comme des centaines de milliers de Français, aujourd’hui vêtus d’un gilet jaune, nous avons choisi de descendre dans la rue pour dénoncer le matraquage fiscal dont nous sommes victimes depuis trop longtemps.

Monsieur le Président de la République, nous vivons une situation qui ne peut plus durer.
Les hausses des taxes sur les carburants sont la mesure de trop pour tous ceux qui vivent dans les territoires de la République. Dans nos provinces, que nous aimons et dans lesquelles nous vivons avec fierté, il n’y a pas de métro, ni de RER ; quant aux lignes ferroviaires, elles sont, hélas, de plus en plus abandonnées et les trains sont plus rares que jamais pour les travailleurs comme pour les retraités.
Prendre la voiture n’est chez nous ni un luxe, ni même un choix : c’est une nécessité pour aller travailler, faire nos courses ou emmener nos enfants à l’école.
Plus globalement, cette France, notre France, Monsieur le Président, ce sont les milieux de cordées devenus les premiers de corvées. Cette France, c’est celle qui souffre de la disparition progressive des services publics, celle dont le travail n’est pas récompensé à sa juste valeur et celle dont les retraites sont souvent faibles, trop faibles pour s’en sortir. Cette France, c’est celle de la désertification médicale, celle de la désindustrialisation, des zones blanches numérique et téléphonique. Cette France, Monsieur le Président, est lasse d’être oubliée, abandonnée et parfois même méprisée par de trop nombreux dirigeants politiques.
Cette France, Monsieur le Président, elle ne veut plus des mesures technocratiques imposées depuis Paris. Cette France Monsieur le Président, elle ne demande qu’à être respectée et écoutée.
Cette France, c’est notre France, la France des communes rurales et des villes à taille humaine, la France des classes moyennes et de la majorité silencieuse : n’oubliez pas que 51% des Français vivent dans des communes de moins de 10 000 habitants. Écoutez-nous. Entendez-nous. Et agissez pour nous, au nom des valeurs du travail et du mérite.
Nous vous demandons donc officiellement, nous, citoyens de la République française, de renoncer à ces nouvelles augmentations de taxe sur les carburants et à revenir sur toutes celles appliquées depuis 2017.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre respectueuse considération.

Guillaume Peltier
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre.   Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre. EmptyLun 19 Nov 2018, 07:37

La France des gilets jaunes contre la France des gilets de soie
Samedi, les Parisiens ont brillé par leur absence

par
Elisabeth Lévy
- 19 novembre 2018


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Sans surprise, les Parisiens ont brillé, samedi 17 novembre, par leur absence ou leur ignorance d’une manifestation d’un genre nouveau. Les gilets jaunes ne les concernent pas, la plupart n’en ont même pas.
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« Aucun gilet, il n’y a que des bobos ici ! » Cette remarque, faite samedi en début de soirée par un manifestant entrant dans une rame du métro parisien, est plus profonde qu’il n’y paraît. La journée des gilets a été une démonstration parabolique du divorce croissant entre Paris et nos belles provinces ou, plus précisément, entre la France des centres-villes et celle des grandes banlieues et autres espaces périphériques.


Les gilets jaunes réalisent le rêve d’Hidalgo

En dehors des points de blocage organisés par des gilets jaunes venus de banlieue ou de province (autour des Champs-Elysées et sur le périphérique), les Parisiens, en ce samedi jaune, vaquent à leurs occupations, très largement indifférents – en tout cas étrangers – à la colère qui s’exprime dans tout le pays sur des routes et des ronds-points. Beaucoup se réjouissent de la fluidité inhabituelle de la circulation, la plupart des banlieusards ayant renoncé à prendre leur voiture pour leur shopping ou leur promenade du samedi. Même la rue de Rivoli où, en raison des pistes cyclables construites par madame Hidalgo, la circulation est un enfer inextricable sept jours sur sept est quasi déserte, pour le plus grand bonheur de familles en goguette et de jeunes branchés à vélo. Entre gens qui ne mangent pas de ce pain-là, bon pour les ploucs. Exceptionnellement libérée du populo qui, habituellement, profite du week-end pour venir polluer l’air des petits Parisiens élevés bio, (et accessoirement faire tourner le commerce) Paris est entre-soi. Et elle aimerait bien le rester complètement.

« On est venus donner notre colère »

À en croire la préfecture et les confrères, 1200 manifestants à peine parviennent à bloquer sporadiquement la place de la Concorde, des morceaux de Champs-Elysées, faisant perdre des dizaines de minutes – et parfois leurs nerfs – aux malheureux qui se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment. Faute de la moindre coordination, le passage, aux barrages, se fait à la tête du client. Et à l’humeur de ceux qui déplacent les barrières métalliques. Dont quelques-uns, passablement mal-aimables, jouent inévitablement les petits chefs.

Le moyen le plus sûr de passer sans encombre est encore d’exposer le gilet de ralliement sur son pare-brise. À quelques encablures de l’Hôtel de Crillon, un petit rouquin aux allures de titi banlieusard, qui ne doit pas avoir 18 ans, insuffle un peu de drôlerie dans l’atmosphère : « Le gilet ou va chier ! », chantonne-t-il. Un peu plus loin un ado venu avec ses copains d’une cité de l’Essonne, qui n’a sans doute pas atteint l’âge de la mob, affirme, très docte : « Notre copain Kevin qui est en quatrième, son plein lui coute huit euros cinquante ! »

Mais dans l’ensemble, l’atmosphère n’est pas très joyeuse. Les gens, venus par petits groupes, ne se parlent guère. Pas de slogans, pas de service d’ordre, pas de chef susceptible de lancer un mot d’ordre – ou de négocier avec les forces de l’ordre. La rapidité avec laquelle, vers 16 h 30, les gendarmes mobiles dégagent les Champs-Elysées, témoigne de l’inexpérience de ces manifestants d’un genre nouveau. Pour beaucoup, c’est leur première et malgré l’intrépidité des plus jeunes qui reprennent les barrières aux mains des policiers, les gilets jaunes ne font pas le poids. Quelques dizaines tournent autour de l’Elysée (mais à bonne distance). « On est venus donner notre colère », répète l’un d’eux, inconscient du joli double sens de sa formule. Un autre espère simplement que s’il crie assez fort, le président l’entendra. Pour de bon.

« On n’est plus chez nous, on est chez les riches »

Au fil des bribes arrachées, des échanges observés, on comprend ce que cette mobilisation a de nouveau. La musique est différente. Post-politique, plus qu’apolitique, elle rassemble des individus soudés par des intérêts communs, mais qui ne cherchent pas – en tout cas pas explicitement -d’autres raisons de faire groupe. Les journalistes (y compris votre servante) nous racontent que les gilets jaunes veulent d’abord de la considération. Sans doute. Mais les mots qui fleurissent souvent dans les manifs ouvrières « respect », « solidarité », « dignité », sont totalement absents des discussions et des pancartes. Le problème, brandi de mille façons, c’est qu’on en a marre de payer. Mais à la différence des manifestants d’hier qui grondaient contre le détricotage de notre merveilleux système social, eux n’en parlent jamais. Ils ne veulent pas plus de subventions, mais moins d’impôts. « On n’est pas la France pauvre, même si on est pauvre, explique Aïcha, patronne d’une auto-école, on est la France moyenne, celle qui travaille. » Aïcha n’a peut-être pas lu Guilluy mais son intuition rejoint la pensée du géographe : « Je crois que ce qu’ils veulent, c’est nous faire disparaître pour avoir seulement des riches et des pauvres. » Ils. Le pouvoir. Les riches. Et les bobos parisiens.

Ce qui les rassemble, c’est qu’ils travaillent et ne peuvent plus vivre de leur travail. C’est cela l’injustice qui les taraude. Ils se sont endettés pour monter une boulangerie ou un restaurant, ils ont bossé avec acharnement, se sont privés peu à peu de tous les extras. Et on leur demande toujours plus. Ils ne veulent plus de cette vie sans loisirs, sans respiration, où l’argent est là en permanence, comme un problème, comme une contrainte. D’autres occupent un emploi au SMIC et à trente kilomètres de chez eux, alors il me reste quoi. « On n’est plus chez nous, on est chez les riches », lâche Mohamed, quarante ans, paysagiste. S’agissant de la capitale, c’est incontestable. On a peu commenté ce fait, pourtant essentiel, car il dessine une nouvelle fracture française, entre la France qui compte et celle qui se sent frappée d’inutilité : parmi ceux qui ont battu samedi le pavé parisien, il n’y avait pas un seul Parisien.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre.   Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre. EmptyLun 19 Nov 2018, 07:44

Gilets jaunes et sécurité publique : preuve que quand le gouvernement veut, il peut !
18 novembre 2018 Jacques Dubuisson  Aucun commentaire
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« Notre inquiétude est maximale » aurait déclaré le ministre de l’intérieur Christophe Castaner. On penserait légitimement et naturellement qu’il parle de la menace islamiste mais non, en fait il parle de vous, de nous, de vos proches qui, par millions, ont porté un gilet jaune ce 17 novembre 2018 ou l’ont simplement affiché sur leur tableau de bord.

Deux faits remarquables ont marqué cette mobilisation.

D’abord, le mouvement des « gilets jaunes » est un immense succès et les évaluations photographiques en provenance de diverses sources à travers la France comptent leurs effectifs hors véhicules à environ 1,26 million soit cinq fois plus que l’évaluation « officielle » de M. Castaner.

Ensuite, la mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre – CRS, policiers et gendarmes qui sont comme nous des citoyens qui souffrent – montre que quand le gouvernement veut, il peut.

Combien de fois a-t-on entendu ces dernières décennies qu’il était impossible de lutter largement et profondément contre la délinquance, contre le trafic de drogue, contre la grande criminalité, contre l’islamisme, et pourtant, aussitôt que le citoyen lambda, respectueux des lois, travailleur et courageux exprime quelque mécontentement, le gouvernement se rappelle soudainement comment déployer la force publique.

Il n’y a donc plus aucune excuse pour la passivité effarante du gouvernement d’Emmanuel Macron contre l’insécurité galopante, l’immigration illégale massive et le développement du totalitarisme islamiste.

Notons aussi qu’1,26 million de citoyens ont manifesté leur colère dans une très majoritaire ambiance bon enfant et pacifique, rappelons aussi que la souveraineté, l’unique et véritable, appartient au peuple et non au gouvernement. Le gouvernement est au service des Français et non l’inverse. Emmanuel Macron est au service des Français et non l’inverse.

Il est temps que le gouvernement En Marche travaille enfin pour la France et les Français. Emmanuel Macron doit des comptes aux Français et non l’inverse. Il est comptable de son élection et de ses décisions, et non l’inverse. Les « gilets jaunes » ont le mérite de remettre les pendules à l’heure et la constitution à l’endroit.

Il était plus que temps, pourvu qu’au Château ou à La Lanterne, « Jupiter » le comprenne. Espérons !

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Dans le même ordre d'idées on trouve "les moyens" pour protéger le président lorsqu'il organise les grandes fiestas... ça mobilise sec mais on attend les archers du roi dans la banlieue...


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MessageSujet: Re: Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre.   Quelques réflexions... de ceux que l'on refuse d'entendre. EmptyLun 19 Nov 2018, 07:57

Le niveau baisse
Publié le 18 novembre 2018 par maximetandonnet

Pendant les événements de ces derniers jours, les prises de paroles se sont enchaînées, de la part des principaux dirigeants de l’Etat et de la politique française. Ce qui frappe tout de même, c’est l’affligeant niveau intellectuel, ou scolaire, des détenteurs actuels de la parole publique. Cela est dit sans prétention. La question n’est pas d’exiger une érudition ou une intelligence au-dessus de la moyenne. Nous ne pensons pas seulement à l’individu qui confond en toute bonne foi, semble-t-il, Maurras et Marc Bloch. Il y a pire. Les déclarations accompagnant la crise des gilets jaunes sont consternantes de banalité et de bêtise. Elles expriment toujours un mépris, une arrogance et une incompréhension de la réalité qui font froid dans le dos et aggravent les tensions. Le font-ils exprès? Eh non, même pas…

Au moins, la IIIe et la IVe République, avaient leurs défauts, mais elles produisaient des personnalités politiques pourvues d’un minimum de bon sens, de recul et de savoir; la Ve aussi, à ses débuts. Le fond du problème est sans doute que la politique française – hormis quelques exceptions qui voudront bien m’excuser – n’est plus capable de séduire et d’attirer des personnalités de valeur humaine et intellectuelle.

Maxime TANDONNET
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