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 Et en Belgique

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a.nonymous



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MessageSujet: Et en Belgique   Et en Belgique EmptySam 24 Nov 2018, 23:28

Citation :
La situation budgétaire de la Belgique préoccupe la Commission européenne

Philippe Escande

Par Cécile Ducourtieux et Jean-Pierre Stroobants Publié aujourd’hui à 10h34, mis à jour à 10h34

Le gouvernement belge – pourtant dirigé par un libéral adepte de l’orthodoxie, Charles Michel – ne s’en vante pas trop, mais la situation bud­gétaire du pays est, elle aussi, jugée problématique par la Commission européenne. Cette dernière lui a adressé un avertissement, mercredi 21 novembre, pour « risque de manquement » au pacte de stabilité et de croissance. La réalisation de l’objectif d’équilibre à moyen terme du pays est estimée « douteuse ».

Censée réduire, comme les autres, le déficit structurel de 0,6 point chaque année, la coalition de libéraux, nationalistes ­flamands et chrétiens démocrates a reporté l’échéance du retour à l’équilibre. Ainsi, le déficit public devrait encore se situer à 1,7 % en 2020. Mais c’est surtout le ­niveau de la dette publique qui continue d’inquiéter. Elle repassera, au mieux, sous la barre des 100 % l’an prochain (99,8 % prévus). Cela représente une baisse de 8 % en cinq ans, ce qui est jugé bien trop lent.

Dans les milieux gouvernementaux belges, on estime la critique bruxelloise « injuste ». « La politique d’assainissement a peut-être pris un peu de retard, mais nos plans d’investissements stratégiques et de réformes structurelles sont ambitieux », fait-on savoir dans l’entourage de Sophie Wilmès, membre du Mouvement réformateur (libéral) de M. Michel.

Ce dernier a demandé à la Commission l’application de la clause dite de « flexibilité », qui le mettrait à l’abri de toute sanction. Il s’agit d’une tolérance à hauteur de 0,5 point de produit intérieur brut (PIB), afin de lui permettre d’atteindre les objectifs de moyen terme, confirme Marianne Thyssen, membre belge de la Commission, chargée des affaires sociales et de l’emploi.

Quels arguments le pays avance-t-il ? D’abord, le glissement de la fiscalité (tax shift) qu’il promeut : un maintien des recettes fiscales totales au même niveau, mais avec une baisse des charges patronales sur le travail, plus élevées que dans les pays voisins, pour ­favoriser la création d’emplois et stimuler l’économie. Ensuite, une réforme de l’impôt des sociétés, dont le taux devra être ramené de 33 % à 25 % en 2020. Enfin, une réforme de l’administration et des règles du marché du travail. La réforme des retraites, qui figurait aussi au programme de la coalition, ne sera, en revanche, sans doute pas concrétisée avant la fin de la législature, en mai 2019.

La Belgique bénéficiera-t-elle de la mansuétude qu’elle implore ? Sans doute, à condition que les autres pays membres de l’Union européenne acceptent de fermer les yeux sur une bonne partie de son bilan budgétaire, en 2019.

Au-delà du cas belge, la Grèce fera, quant à elle, l’objet d’un « bilan approfondi » en 2019, tandis que trois autres pays de la zone euro restent dans le collimateur de la Commission : la France, le Portugal et la Slovénie. Mais, comme pour la Belgique, l’institution ne compte plus s’appesantir sur ces situations « limites » par rapport au respect des règles du pacte de stabilité, alors que le cas italien est considéré comme bien plus grave.

La France, par exemple, devrait produire en 2019 un effort structurel (réduction des déficits due à des réformes de fond) de 0,6 point de PIB. Or le gouvernement d’Edouard Philippe ne prévoit que moitié moins (0,3 point). Comme dans le cas belge, toutefois, Bruxelles estime que Paris va « dans le bon sens » et se réjouit du fait que la France prévoie de ramener son déficit public sous les 2 % du PIB en 2020.

Rien à voir, évidemment, avec l’Italie, qui a pris, au mois d’octobre, le contre-pied total de ses engagements de juillet en affichant, pour l’an prochain, un déficit public de 2,4 % du PIB, soit un niveau trois fois supérieur à ce que la Commission espérait.

En confirmant sa volonté de déroger aux règles acceptées par ses prédécesseurs, le gouvernement transalpin de Giuseppe Conte rend finalement un fier service à ses collègues, dont le bulletin, en théorie insuffisant, est finalement jugé « passable ».

Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/11/24/la-situation-budgetaire-de-la-belgique-preoccupe-la-commission-europeenne_5388007_3234.html
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