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 Immigration et extrême droite

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joseph1



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MessageSujet: Immigration et extrême droite   Mar 04 Déc 2018, 19:42

Souvent lorsque l 'on aborde le sujet de l 'immigration , une accusation fuse : vous êtes d 'extrême droite.
Des juifs fuient les " zones de non droit " pour se replier dans l 'ouest parisien , par exemple. D 'autres ne s 'estimant plus en sécurité en France partent ( pour cette raison et/ou pour d 'autres raisons ) en Israël ou dans d 'autres pays . Ces juifs ne sont pas , dans leur majorité d'extrême droite .


Beaucoup de Français de souche récente car étant nés dans nos anciennes colonies ou protectorats sont inquiets des vagues d 'immigration incontrôlées qui arrivent en Europe. Eux, avant de venir, ont demandé la permission , ils se sont intégrés. Ils constatent que l 'immigration est de plus en plus illégale et que des enfants de la deuxième ou troisième génération ne sont toujours pas intégrés. Ils ont peur d 'être victime de cet état de fait, de se trouver en "porte à faux" vis à vis de leurs concitoyens "de souche", cela d'autant plus que l 'immigration coûte , comme l 'aide médicale d'Etat pour soigner des illégaux , c 'est à dire des gens qui devraient être expulsés, elle coûte quand on dédouble des classes dans les quartiers difficile alors que l 'on ferme des écoles dans les campagne...... Il est vrai que dire que l 'immigration coûte vous fait classer dans la catégorie des fachos.
On veut ainsi nous empêcher de parler de ce qui nous regarde : l 'immigration.

On doit pouvoir mener de vrais débats sur l 'immigration .
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mar 04 Déc 2018, 21:40

Danemark : des migrants délinquants bientôt envoyés sur une île
Mardi 4 décembre 2018 à 19:06 2

Expulsions. Pour répondre à l'insécurité de certains habitants, le Danemark a décidé d'envoyer sur une île les migrants délinquants qui doivent être expulsés.

Le Danemark a décidé d’éloigner les migrants délinquants. A partir de l’année 2021, ces derniers seront envoyés sur une île après leur condamnation et en attendant leur expulsion, rapporte Le Monde. Ils seront envoyés sur l’île de Lindhom, à une centaine de kilomètres de Copenhague. La raison ? Répondre aux inquiétudes des habitants de Bording, qui ont vu s’installer en 2016 un centre réservé aux migrants déboutés et qui augmente leur sentiment d’insécurité. Comme le précise le quotidien du soir, sont concernés les étrangers condamnés à une expulsion pour avoir commis un crime et les étrangers délinquants dont la demande d'asile a été refusée.

L’île doit être décontaminée
Les premiers migrants concernés ne pourront pas y être accueillis avant plus de deux ans car l’île a été utilisée pour des recherches sur la rage canine et la peste porcine et doit donc être décontaminée. Pour le ministre des Finances danois, « un ferry leur permettra de faire des allers-retours sur l’île, mais il ne naviguera pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre et les délinquants devront être au centre la nuit. Ainsi, nous pourrons mieux surveiller où ils se trouvent ».

Selon Courrier international, les réactions à cette décision sont nombreuses mais plutôt favorables. « Pour que la politique d’intégration et la volonté d’aider soient en phase avec la réalité dans la société danoise, il est nécessaire que plus de réfugiés rentrent dans leurs pays quand les conditions le permettent », écrit un journal conservateur. Politiken, un journal socio-libéral, s’accorde sur la nécessité d’expulser les migrants criminels mais trouve « cynique et non nécessaire de les humilier tout au long du chemin, les poussant vers la sortie à coups de politiques symboliques ».

---------------------

les danois trouvent des solutions pour conserver la tranquillité dans le pays.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mer 05 Déc 2018, 07:50

Le chancelier autrichien veut ajuster le revenu minimum des immigrés
LE 4 DÉCEMBRE 2018

Le Parti populaire autrichien veut baisser le revenu minimum pour certains immigrés. Seuls ceux qui maîtrisent l’allemand y auront droit en totalité.

Jusqu’à présent, le revenu minimum (équivalent du RSA en France) était géré par les Bundesländer (régions) en Autriche. Aujourd’hui, sa gestion sera centralisée, afin « d’éviter la fraude ». Ainsi, Vienne compte ainsi contrer sa réputation de « paradis social ».

Le Conseil des ministres autrichien a donc commencé à rédiger une proposition sur le revenu minimum. Le projet de loi suivra dans la semaine et sera examiné pendant six semaines.
La nouvelle loi cadre prévoit un montant maximum de 863 euros pour les particuliers et de 1 208 euros pour les couples. Ceux qui ont une mauvaise connaissance de l’allemand devraient en recevoir un tiers de moins.

Dans les villes particulièrement chères, des aides supplémentaires sont prévues, toutefois plafonnées à 30 % du revenu minimum.

La baisse du revenu minimum sera limitée pour les mères célibataires, qui perçoivent déjà un supplément par enfant. Les personnes en situation de handicap garderont elles aussi leur supplément forfaitaire. Ce sont surtout les familles nombreuses qui vont décaisser : à l’avenir, seuls 43 euros seront versés pour le troisième enfant.
« Les pousser à aller travailler »
Avec cette mesure, le gouvernement autrichien souhaite avant tout « pousser les gens au travail ». Le nouveau revenu minimum entend toucher « ceux qui ne veulent pas s’intégrer et qui peuvent travailler, mais ne veulent pas ».


À titre d’exemple, 50 % des Autrichiens gagnent moins de 1 800 euros nets par mois. De ce fait, les parents de familles nombreuses n’ont aucun intérêt à travailler, selon Vienne. Le nouveau revenu minimum est censé mettre un terme à cette situation.

Pour le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, il s’agit d’une réforme urgente qu’il justifie par les chiffres. En effet, l’Autriche compte plus de bénéficiaires du revenu minimum que d’habitants du Land de Burgenland, dont un sur deux est étranger.
Il dénonce ainsi une « immigration massive dans le système de sécurité sociale ». C’est pourquoi un « système plus équitable » avec des incitations au travail est en cours d’élaboration.

Critiques de tous bords
Le vice-chancelier d’Autriche, Heinz Christian Strache, du même parti que Sebastian Kurz, accuse le parti social-démocrate (SPÖ) anciennement au pouvoir d’avoir induit un modèle injuste, qu’il convient maintenant « de corriger ».

Sera introduite une période d’attente de cinq ans pour les « touristes sociaux de l’UE ». Cependant, le revenu minimum ne concerne pas seulement les personnes venant de l’étranger : « le revenu minimum ne doit pas non plus dégénérer en hamac social. Pour personne, pas même pour les Autrichiens. »

Les réactions à la proposition varient. Les Verts réagissent violemment et rejettent fermement cette réforme. Dans l’opposition, les syndicalistes du SPÖ critiquent vivement le texte, tandis que le puissant maire de Vienne, Michael Ludwig, reste en retrait. Lui souhaite avant tout que des pourparlers soient organisés avec les Länder pendant la période d’évaluation. Des discussions sont prévues jusqu’au début de l’année prochaine.

Les détracteurs de la proposition soulignent que cette nouvelle règle pourrait ne pas être conforme au droit européen qui interdit la discrimination indirecte à l’encontre des demandeurs d’asile, sauf pour « motifs importants ». Cependant, le refus de travailler et le mauvais niveau d’allemand pourraient bien en être, selon Walter Obwexer, expert juridique de l’UE.




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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mer 05 Déc 2018, 08:35

Les discours sur l'immigration commencent à me lasser...

On parle des conséquences de celle-ci dans les pays d'accueil mais personne, ou pas grand monde, ose aborder de problème sous l'angle d'une aide aux pays d'origines des migrants conditionnée à une réelle démocratie, une réelle laïcité et un réel contrôle de la natalité dans ces pays !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mer 05 Déc 2018, 10:54

a.nonymous a écrit:
Les discours sur l'immigration commencent à me lasser...

On parle des conséquences de celle-ci dans les pays d'accueil mais personne, ou pas grand monde, ose aborder de problème sous l'angle d'une aide aux pays d'origines des migrants conditionnée à une réelle démocratie, une réelle laïcité et un réel contrôle de la natalité dans ces pays !

Dans les pays d'origine qui est aux manettes depuis les années 60 ?
L'ignoble pays colonialiste viré sans ménagement ou des hommes politiques locaux ?

Les pays d'origine ne sont pas nécessairement pauvres ou plutôt ne l'étaient pas... certains même continuent à exploiter des ressources gratifiantes.
On peut aisément faire des comparaisons à travers les années et s'interroger sur l'évolution du phénomène de déliquescence du pays.  

Les spécialistes de la recherche pourraient aussi avantageusement lister les innombrables dettes annulées ou prêts faits à fonds perdus sans compter les subventions des pays supposés riches qui permettent la construction d'importantes installations ou financent des travaux de grande envergure.

Je peux difficilement imaginer comment un pays européen par exemple pourrait changer le mode de fonctionnement d'un pays indépendant ou contrôler la manière dont il organise son budget.

Pour amuser les lecteurs voici une histoire authentique :  
Un pays européen décidait de donner des camions a un pays qui en avait besoin... camions gratuits mais fabriqués en Europe chez le donateur ce qui avaient l'inconvénient de coûter de l'argent mais aussi le mérite de faire tourner l'usine nationale.
Le cadeau ne convenait pas car le pays bénéficiaire préférait des véhicules d'une autre origine.
Le donateur a gardé ses camions et a donné de l'argent.  

Surprise à la livraison des véhicules les poids lourds, dans le voyage sans doute, s'étaient transformés en berline de luxe...
On passera sous silence les précisions complémentaires concernant les pays et entreprises concernés.


Dernière édition par tonton christobal le Jeu 06 Déc 2018, 08:01, édité 2 fois
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Clovis



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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mer 05 Déc 2018, 11:29

Donner de l'argent depuis des années n'a jamais améliorer le sort des pays, enrichissement de quelques-uns et rien pour les autres. On donne au pays et on donne à ceux qui immigrent et le résultat risque d'être explosif en Europe. Inquiétant car les politiques n'ont pas vu ou ignorer la révolte économique qui pourtant couvaient depuis des semaines, je crains qu'ils ne fassent aussi l'autruche pour l'immigration !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mer 05 Déc 2018, 11:51

Clovis a écrit:
Donner de l'argent depuis des années n'a jamais améliorer le sort des pays, enrichissement de quelques-uns et rien pour les autres. On donne au pays et on donne à ceux qui immigrent et le résultat risque d'être explosif en Europe. Inquiétant car les politiques n'ont pas vu ou ignorer la révolte économique qui pourtant couvaient depuis des semaines, je crains qu'ils ne fassent aussi l'autruche pour l'immigration !

Il est certain que si demain l'explosion "gilets jaunes"  devient une explosion anti immigration... Il ne fera pas bon se promener en ville partout en France.

le freluquet devrait y réfléchir avant de signer n'importe quoi dans les jours qui viennent.
Ceux qui pensent les Français ramollis et faciles à mener découvrent sans doute qu'il y a des risques à pousser le bouchon trop loin.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Lun 17 Déc 2018, 06:12

Aides financières à l'Afrique : Trump durcit le ton
ci/AP/SIPA

International. Dévoilée jeudi 13 décembre par le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, la stratégie africaine de Donald Trump s'oriente vers un resserrement des aides financières versées aux pays africains.

Les milliards de dollars versés par le contribuable américain à destination de l'Afrique devront désormais être suivis d'efficacité. C'est en substance, ce qu'a révélé le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, John Bolton, jeudi 13 décembre dans un discours devant le cercle de réflexion conservateur Heritage Foundation à Washington, rapporte notamment Ouest-France.

Une « longue tradition d’aide sans résultats »

Dévoilant la « nouvelle stratégie pour l’Afrique » des États-Unis, il a affirmé que « l'Amérique est une nation généreuse, mais nous insistons pour que l'on fasse bon usage de notre argent. Malheureusement, des milliards et des milliards de dollars des contribuables américains n'ont pas abouti aux résultats escomptés  ». Et de s'appuyer sur l'exemple du Soudan du Sud : « Nous ne fournirons plus de prêts ou de ressources américaines supplémentaires à un gouvernement sud-soudanais dirigé par les mêmes dirigeants en faillite morale qui perpétuent cette horrible violence », a-t-il ainsi expliqué, ajoutant : « À partir de maintenant, les États-Unis ne toléreront plus cette longue tradition d’aide sans résultats, d’assistance sans responsabilité, et de soutien sans réforme ».

-------------------

Les Américains ont un président qui n'est pas à la hauteur.

Les Français qui semblent avoir un petit problème d'immigration signent le pacte de Marrakech sont bien gouvernés...

Nous ne savons pas comment augmenter le smic et "en même temps" on emprunte pour financer les retraites des Tchadiens... au pays de Descartes et de la logique rien ne peut surprendre !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Mer 19 Déc 2018, 05:37

Alors qu’Emmanuel Macron a fait signer en catimini le pacte pour les migrations de Marrakech, L’Italie, sous l’impulsion de Matteo Salvini, durcit sa législation sur l’immigration.

Pour commencer, L’Italie fait partie des nombreux pays qui ont refusé le pacte de Marrakech et ses responsables n’ont même pas assisté à la conférence organisée à cet effet à Marrakech, les 10 et 11 décembre dernier.
Pour les responsables italiens, le Pacte mondial ne vise pas seulement à faire de la migration un droit de l’homme ; il met hors la loi toute critique de l’immigration et la rend passible des lois sur les crimes de haine.

L’article suivant du Gatestone Institute rend compte de ce durcissement le l’Italie vis-vis de l’immigration :

Le Parlement italien a voté une nouvelle loi qui durcit les conditions d’accueil des migrants, facilitera l’expulsion des délinquants et déchoira de la nationalité italienne les auteurs de crimes terroristes.
Le 28 novembre, la chambre basse du Parlement italien, la Camera dei Deputati, a approuvé par 396 voix contre 99 la nouvelle loi proposée par le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini. Le 7 novembre, le texte avait déjà passé victorieusement le test du Sénat. La nouvelle législation a été promulguée par le président Sergio Mattarella le 3 décembre.

Également connue sous le nom de « décret sur la sécurité » ou « décret Salvini », la nouvelle loi énumère plusieurs dispositions essentielles :
Fin du régime de protection dit humanitaire. L’un des principaux objectifs de la nouvelle loi est de limiter le nombre de migrants éligibles à l’asile en Italie. Ainsi, l’article premier du décret supprime les permis de séjour accordés au titre de la protection humanitaire ; une protection accordée auparavant à ceux qui ne pouvaient prétendre au statut de réfugié.
La protection humanitaire était l’une des trois formes de protection accordées aux demandeurs d’asile, aux côtés de l’asile politique et de la protection subsidiaire. Les conditions requises pour en bénéficier étaient vagues et susceptibles d’abus. Les migrants non éligibles à l’asile politique et à la protection subsidiaire mais qui obtenaient une protection humanitaire disposaient d’un permis de séjour qui durait deux ans et ouvrait droit à l’emploi, aux aides sociales et à un logement.

En vertu de la nouvelle loi, l’asile ne sera accordé qu’aux réfugiés de guerre ou aux victimes de persécutions politiques. Pour les problèmes de santé ou en cas de catastrophe naturelle, la nouvelle loi institue des titres de séjour spéciaux d’une durée maximale de six mois à un an.

Prolongation de la période de détention. L’article 2 double la durée de détention des migrants – de 90 jours à 180 jours – dans les centres de rapatriement (Centri di permanenza per il rimpatrio, CPR). Cette extension correspond à la période jugée nécessaire pour vérifier leur identité et la nationalité d’origine.

L’article 3 prévoit que les demandeurs d’asile pourront être détenus pendant une période maximale de 30 jours dans des « camps de migrants » (hotspots) situés aux frontières extérieures de l’Union européenne. Si l’identité n’est pas établie dans les 30 jours, les demandeurs d’asile pourront également être détenus dans des centres de rapatriement pendant 180 jours. En d’autres termes, les demandeurs d’asile peuvent être détenus pendant 210 jours aux fins de vérification de leur identité.
Augmentation des fonds pour l’expulsion. L’article 6 augmente le budget du financement de l’expulsion : 500 000 euros en 2018, 1,5 million d’euros en 2019 et 1,5 million d’euros en 2020.

Révocation de la protection. L’article 7 élargit la liste des délits pouvant entraîner une révocation du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire : menaces ou violences à l’encontre d’un fonctionnaire ou d’un représentant de l’ordre public ; agression physique ; mutilation génitale féminine ; et diverses condamnations liées au vol.

Une demande d’asile peut également être suspendue si le demandeur se trouve incriminé dans une procédure pénale pour l’un des délits susmentionnés. Une condamnation entraînera un refus automatique de l’asile. En outre, les réfugiés qui retournent au pays d’origine, même pour un court séjour, perdront leur protection internationale et subsidiaire.

Mise en place d’une liste des pays d’origine dits non-à-risque. L’article 7 bis prévoit d’établir une liste des pays d’origine non-à-risque, c’est-à-dire des pays dotés de systèmes politiques démocratiques ou, de manière « générale et uniforme », les risques de persécution politique, de torture, de peines ou traitements inhumains ou humiliants, de menaces de violence ou de conflit armé sont absents.
Douze pays de l’UE disposent déjà de telles listes destinées à prévenir les abus au droit d’asile, qu’il soit européen ou national.

Le décret oblige les demandeurs d’asile originaires de l’un ou l’autre des pays de la liste à apporter la preuve qu’ils courent un danger en restant au pays d’origine. De nouvelles dispositions ont été introduites pour disqualifier une demande d’asile « manifestement non fondée » : déclarations incohérentes ; faux renseignements ou faux papiers ; refus de prise d’empreintes digitales ; ordonnances d’expulsion ; menaces de troubles à l’ordre public ; clandestins qui n’ont pas immédiatement demandé l’asile.

Outre la liste des pays d’origine dits non-à-risques, l’article 10 institue le principe de « fuite interne » : « si un étranger peut être rapatrié dans une région de son pays d’origine où il ne court aucun risque de persécution, l’application pour la protection internationale est rejetée ».

Réduction du nombre de centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’article 12 stipule que, seuls les mineurs non accompagnés et les personnes pouvant prétendre à une protection internationale seront autorisés à loger en centres d’accueil pour demandeurs d’asile et réfugiés (Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati, SPRAR), soit le système d’accueil ordinaire géré par les municipalités italiennes. Tous les autres demandeurs d’asile seront logés dans les centres d’accueil extraordinaire (Centri di Accoglienza Straordinaria, CAS) et dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Centri di Accoglienza de Richiedenti Asilo, CARA). Les changements visent non seulement à rétablir un contrôle central du processus d’asile, mais également à limiter l’accès aux services sociaux, à l’exception des plus élémentaires.

Déchéance de la nationalité. L’article 14 prévoit la déchéance de la nationalité italienne pour toutes les personnes qui l’ont acquise postérieurement à leur naissance et qui ont été reconnues coupables de crimes liés au terrorisme. Les personnes susceptibles de voir leur nationalité révoquée sont : les étrangers ayant acquis la citoyenneté après dix ans de résidence en Italie ; les apatrides qui ont acquis la citoyenneté après cinq ans de résidence en Italie ; les enfants d’étrangers nés en Italie qui ont acquis la citoyenneté après l’âge de 18 ans ; les conjoints de citoyens italiens ; et les étrangers adultes qui ont été adoptés par un citoyen italien.
La déchéance de la citoyenneté sera rendue possible dans un délai de trois ans à compter de la dernière condamnation pour crimes liés au terrorisme, par décret du président de la République sur proposition du ministre de l’Intérieur.

L’article 14 augmente également le délai d’attente pour obtenir la citoyenneté de 24 mois à 48 mois.
Renforcement des mesures de sécurité. La nouvelle loi a également renforcé les règles visant à garantir la sécurité publique, tant en matière de lutte contre le terrorisme que contre l’infiltration criminelle dans les marchés publics.

Afin de prévenir les attaques à la voiture bélier dans des lieux piétonniers, l’article 17 oblige les loueurs de véhicules à contrôler davantage les personnes qui louent des camions et des fourgonnettes. L’article 19 autorise les polices municipales des villes de plus de 100 000 habitants à utiliser des pistolets tasers, tandis que l’article 24 renforce les lois anti-mafia et les mesures de prévention. La mafia italienne a été régulièrement accusée de profiter de la crise migratoire.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’intérieur, Salvini, a déclaré que la nouvelle loi permettra de remédier aux dysfonctionnements du droit d’asile. « Avec des critères, du bon sens et d’excellents résultats, nous avons mis de l’ordre, des règles, du sérieux, de la transparence et de l’homogénéité dans le système d’accueil des demandeurs d’asile, devenu une marchandise, un business hors contrôle financée par le peuple italien. » Il a ajouté :
« Nous devons accueillir les réfugiés qui fuient les guerres, mais les migrants économiques n’ont pas leur place en Italie. À l’ère de la communication mondiale, un message clair est envoyé aux migrants de tous les pays et aux passeurs ; ils doivent comprendre qu’ils doivent changer de travail. Celui qui fuit la guerre est mon frère, mais celui qui vient ici pour vendre de la drogue et créer du désordre doit retourner dans son pays. »

La nouvelle loi a été vertement condamnée par les principaux médias italiens, les partis politiques de gauche, ainsi que par des ONG et d’autres groupes s’occupant d’immigration. Salvatore Geraci, de Caritas Italie, la filiale italienne d’une association caritative, a décrit la loi comme « la pire de l’histoire italienne » et comme « pathogène, inutile et nuisible ». Il a ajouté: « Le texte mélange préjugés et calculs électoraux et représente une approche simpliste d’un phénomène complexe et articulé. »
Salvini a rétorqué : « Je crois que ceux qui contestent le décret sur la sécurité ne l’ont tout simplement pas lu. Je ne comprends pas où est le problème : il expulse les criminels et intensifie la lutte contre la mafia, le racket et le trafic de drogue. »
Salvini, chef du parti anti-immigration Lega (Ligue), participe à un gouvernement de coalition avec le mouvement populiste Cinq Etoiles (M5S) depuis le 1er juin. Le programme du gouvernement, un plan d’action en 39 pages, a promis de juguler l’immigration clandestine et d’expulser jusqu’à 500 000 migrants illégaux.

L’Italie est l’une des principales portes d’entrée en Europe des migrants arrivant par voie maritime : 119 369 personnes ont traversé la Méditerranée en 2017, contre 181 436 en 2016 indique l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Près de 700 000 migrants sont arrivés en Italie au cours des cinq dernières années, mais depuis l’arrivée au pouvoir de Salvini, leur nombre a fortement décru. Selon l’OIM, 23 000 migrants seulement sont arrivés au cours des onze premiers mois de 2018.

En même temps que le décret, Salvini a annoncé que l’Italie ne signerait pas le Pacte mondial pour les migrations des Nations Unies et que les autorités italiennes ne se rendraient donc pas à la conférence de Marrakech (Maroc), les 10 et 11 décembre. Le Pacte mondial non seulement fait de la migration un droit de l’homme, mais veut pénaliser toute critique du mouvement migratoire au titre de la législation sur les crimes de haine.

Le 28 novembre, le Premier ministre Giuseppe Conte a déclaré devant le Parlement :
« Le Pacte mondial pour la migration pose des questions et des problèmes qui préoccupent nombre de nos concitoyens. Par conséquent, nous estimons nécessaire d’en débattre au parlement. Une décision sera prise à l’issue de ce débat, comme en Suisse. Le gouvernement ne se rendra pas à Marrakech, et adoptera ou non le Pacte de l’ONU une fois que le Parlement se sera exprimé. »
Plus d’une douzaine de pays ont annoncé qu’ils ne signeraient pas l’accord. Les pays occidentaux comprennent : l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la République Tchèque, la Hongrie, Israël, l’Italie, la Lettonie, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la Suisse et les États-Unis.
Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone Institute de New York.
AU moment où Emmanuel Macron s’enfonce dans les sondages en dénigrant Matteo Salvini, ce dernier ne cesse de renforcer sa popularité. A méditer …
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joseph1



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MessageSujet: Re: Immigration et extrême droite   Ven 15 Fév 2019, 21:05

joseph1 a écrit:
Souvent lorsque l 'on aborde le sujet de l 'immigration , une accusation fuse : vous êtes d 'extrême droite.
Des juifs fuient les " zones de non droit " pour se replier dans l 'ouest parisien , par exemple. D 'autres ne s 'estimant plus en sécurité en France partent ( pour cette raison et/ou pour d 'autres raisons ) en Israël ou dans d 'autres pays . Ces juifs ne sont pas , dans leur majorité d'extrême droite .


Beaucoup de Français de souche récente car étant nés dans nos anciennes colonies ou protectorats sont inquiets des vagues d 'immigration incontrôlées qui arrivent en Europe. Eux, avant de venir, ont demandé la permission , ils se sont intégrés. Ils constatent que l 'immigration est de plus en plus illégale et que des enfants de la deuxième ou troisième génération ne sont toujours pas intégrés. Ils ont peur d 'être victime de cet état de fait, de se trouver en "porte à faux" vis à vis de leurs concitoyens "de souche", cela d'autant plus que l 'immigration coûte , comme l 'aide médicale d'Etat pour soigner des illégaux , c 'est à dire des gens qui devraient être expulsés, elle coûte quand on dédouble des classes dans les quartiers difficile alors que l 'on ferme des écoles dans les campagne...... Il est vrai que dire que l 'immigration coûte vous fait classer dans la catégorie des fachos.
On veut ainsi nous empêcher de parler de ce qui nous regarde : l 'immigration.

On doit pouvoir mener de vrais débats sur l 'immigration .

Complément :

Seine-Saint-Denis : plus d'enfants juifs dans les écoles publiques ?
https://www.europe1.fr/societe/Seine-Saint-Denis-plus-d-enfants-juifs-dans-les-ecoles-publiques-772774

Antisémitisme en Île-de-France : de nombreuses familles juives quittent la Seine-Saint-Denis
https://www.europe1.fr/societe/antisemitisme-en-ile-de-france-de-nombreuses-familles-juives-quittent-la-seine-saint-denis-3542078
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