Forum du Plateau à Fontenay sous bois
Bienvenue sur le Forum du Plateau, libre et non partisan.
Vous pourrez désormais lire et écrire à condition de vous inscrire en quelques secondes sous le pseudo de votre choix. Vous serez ainsi membre du forum.

Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Derrière les “gilets jaunes”, la bombe européenne

Aller en bas 
AuteurMessage
tonton christobal

avatar

Messages : 17209
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Derrière les “gilets jaunes”, la bombe européenne   Mer 05 Déc 2018, 08:05

Derrière les “gilets jaunes”, la bombe européenne
Par Auteur Thibaud Collin / Mardi 4 décembre 2018 à 17:33 6

La politique européenne menée en France par tous les gouvernements depuis 1980 est la première cause structurelle du mouvement des gilets jaunes, explique le philosophe Thibaud Collin.

Un cautère sur une jambe de bois. Voilà ce vers quoi le gouvernement s’achemine pour répondre à la révolte actuelle. Et ce parce que le diagnostic posé est inadéquat. Il en reste aux phénomènes de surface au lieu de rechercher les causes profondes. L’exaspération face à la hausse des taxes est réelle et doit être entendue mais c’est l’arbre qui cache la forêt. La violence des dernières manifestations ne peut être renvoyée aux seuls « casseurs professionnels ». Elle exprime le ras-le-bol de tous ceux qui se sentent marginalisés par le système économique et politique actuel et à ce titre objet de la condescendance, pour ne pas dire du mépris, des soi-disant « élites ».

Bref, si comme beaucoup l’ont dit « les gilets jaunes, c’est la France périphérique », il faut oser nommer les causes structurelles d’un tel mouvement : au premier chef, la politique européenne absurde dans laquelle François Mitterrand a engagé la France dans les années 1980, choix assumé sans sourciller par tous les gouvernements depuis lors.

Si la procrastination et le déni du problème, ligne suivie depuis des décennies par tous les gouvernements dits « de droite » ou « de gauche » perdurent, nous irons immanquablement vers une explosion majeure.
Comme le dit Marcel Gauchet dans Comprendre le malheur français (Stock, 2016) le choix d’un euro callé sur le mark, donc trop fort pour l’économie française, joint au libre-échange mondial, à la mobilité des capitaux et des personnes a été et est source de délocalisation, de désindustrialisation, de multiculturalisme et de chômage. « C’est une bombe politique à retardement dont on ne sait quand elle explosera. » (p. 138) Si la procrastination et le déni du problème, ligne suivie depuis des décennies par tous les gouvernements dits « de droite » ou « de gauche » perdurent, nous irons immanquablement vers une explosion majeure. « Les gilets jaunes », c’est la colère accumulée face au mensonge de toutes ces campagnes présidentielles centrées sur « le changement » qui accouchent de gouvernements impuissants parce que corsetés par les choix européens qu’ils n’osent remettre à plat. Car pour agir, il faut préalablement vouloir retrouver la maîtrise de son destin.

Autant donc profiter des très prochaines élections européennes (mai 2019) pour poser clairement le problème et promouvoir une autre politique en Europe. La situation internationale et européenne n’a jamais été aussi favorable depuis trente ans à cette remise en cause du dogme maastrichtien. Il convient comme le préconise Ligne droite, l’excellent site animé par Bruno Mégret, de travailler à transformer l’Europe en un réel pôle de puissance, sachant enfin protéger la vie économique et culturelle des européens. Il ne s’agit pas de nier les phénomènes de la mondialisation mais de renoncer à la passivité, symptôme exemplaire du nihilisme européen actuel.

Choisir d’installer des écluses douanières aux frontières de l’Europe, légitimes pour éviter le dumping social et écologique ; changer le statut et la mission de la BCE afin de faire de l’euro un vecteur de compétitivité pour l’ensemble des pays de la zone et non plus le seul vecteur de la puissance allemande ; réformer en profondeur les institutions pour les libérer du diktat de la Commission ; baisser les charges pénalisant les entreprises françaises et alléger la technocratie bureaucratique qui paralyse l’initiative et le travail dans notre pays.

Tout cela exigera temps, méthode et surtout courage. Tout cela exigera bien sûr un bras de fer avec l’Allemagne ; donc un gouvernement français sachant puiser sa légitimité dans les profondeurs du peuple de France en lui exposant en vérité la situation et en lui fixant un cap. Qui peut soutenir qu’une telle détermination de la France ne rencontrerait pas de puissants échos dans d’autres pays européens ?


Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 17209
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Derrière les “gilets jaunes”, la bombe européenne   Jeu 06 Déc 2018, 03:00

L’Union européenne contre les peuples
RAYMOND CROELLA
POSTÉ LE 04 DÉCEMBRE , 2018, 3:23

À la veille des élections européennes, l’Union européenne rappelle aux peuples qu’ils ne sont plus indépendants.

Le 12 septembre 2018, le Parlement européen a voté une résolution dénonçant une violation grave par la Hongrie « des valeurs sur lesquelles l’Union européenne est fondée ».

La veille, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, était venu dénoncer « l’insulte faite à l’honneur de la nation hongroise ». Et il ajoutait : « Nous ne céderons pas au chantage des forces qui soutiennent les migrants contre la Hongrie. La Hongrie défendra ses frontières et défendra ses droits, y compris contre vous, s’il le faut. »

Le principal grief vise la politique de fermeture des frontières décidée par la Hongrie, et dénoncée comme « une atteinte grave aux droits fondamentaux des migrants, des demandeurs d’asile, et des réfugiés ».

Il est également reproché à la Hongrie de supprimer le programme d’études sur la théorie du genre à l’université fondée par le milliardaire George Soros, et de défendre dans sa constitution, dans ses lois et dans ses écoles, une « conception conservatrice de la famille ».

Au nom de prétendues « valeurs européennes », l’Union européenne dénie à la Hongrie sa souveraineté.

Cette résolution confirme l’effort des dirigeants européens pour imposer un super-État se substituant aux souverainetés nationales. Elle s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui affecte les nations occidentales.

L’encouragement des mouvements migratoires, la théorie du genre, le changement climatique, la mondialisation heureuse, sont les axes principaux de la « gouvernance mondiale » qui cherche à s’imposer.

Mais la résolution qui vient d’être votée contre la Hongrie risque, à terme, de se retourner contre l’Europe. Lorsque viendront les débats sur des sanctions contre la Hongrie, la Hongrie peut compter sur les veto de la Pologne, de la Slovaquie, de la République tchèque, auxquels s’ajouteront ceux de l’Autriche et de l’Italie.

Il ne pourra qu’en résulter une fragmentation de l’Europe, venant aggraver les effets délétères du Brexit.

En octobre, la Commission européenne a rejeté le projet de budget de l’Italie qui prévoit un déficit de 2,4 % de son PIB – alors qu’elle a validé le budget de la France qui prévoit un déficit de 2,8 % de son PIB.

Mais, surtout, le peuple italien vient de porter au pouvoir un gouvernement « populiste » qui, comme le gouvernement hongrois, s’oppose à l’entrée de migrants. C’est là une manifestation de rébellion que l’Union européenne se devait de sanctionner.

Le 21 novembre la Commission européenne a rejeté à nouveau le budget de l’Italie et mis en route une procédure de sanctions. Cette procédure est longue et, pour aboutir, elle doit être approuvée par la majorité des pays de la zone euro.

En retour, l’Italie qui est un pays contributeur net à l’UE pourrait suspendre le versement de sa contribution. C’est donc un bras de fer qui s’engage.

L’Italie est d’autant plus vexée de ce refus que :

1. D’autres pays ont des dettes encore supérieures aux 130 % du PIB de la dette italienne.

2. La France, avec son déficit annoncé de 2, 8 % au lieu de 2,4 % pour l’Italie, est absoute.

Pour le moment, le gouvernement italien refuse de s’engager dans une politique d’austérité « à la grecque » et répond à l’Europe « Me ne frego » (Je m’en fous).

Les peuples commencent à se rendre compte que l’Union européenne leur dénie le droit d’exister en tant que tels, les oblige à se fondre dans un magma cosmopolite ouvert à tous les vents, et les vassalise face au super-État européen qu’elle veut leur imposer.

Les populismes, qui montent partout en Europe, traduisent l’inquiétude des peuples qui se sentent menacés et ne veulent pas mourir.


--------------------

[b]La révolution avec la levée en masse défendait la France.
Des hommes se sont battus pour de Gaulle, Hitler, Napoléon, Churchill ou Staline... parce que leurs chefs incarnait un idéal (bon ou mauvais) qui prendra les armes pour juncker ?

Personne ! c'est d'ailleurs la raison qui fait que l'Europe est infoutue de défendre ses frontières, sa civilisation et son histoire... d'ailleurs macron le dit : il n'y a pas de civilisation française.
C'est le président il sait de quoi il parle.[/b]
Revenir en haut Aller en bas
 
Derrière les “gilets jaunes”, la bombe européenne
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sarkozy veut créer une force navale européenne !
» Pétition européenne pour sauvegarder la médecine naturelle
» Le général Patrick de Rousiers nommé president du comité militaire de l'Union Européenne
» Magazine de l'actualité poilitique européenne
» La directive européenne sur le temps de travail est-elle pour les Militaires ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum du Plateau à Fontenay sous bois :: Expression citoyenne :: Les élections à Fontenay, passées et à venir. Promesses, satisfactions, déceptions, attentes... :: Les élections européennes en 2019-
Sauter vers: