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 Lundi sans viande ni poisson : halte aux peine-à-jouir du politiquement correct

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tonton christobal

tonton christobal

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Date d'inscription : 06/07/2010

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MessageSujet: Lundi sans viande ni poisson : halte aux peine-à-jouir du politiquement correct   Lundi sans viande ni poisson : halte aux peine-à-jouir du politiquement correct EmptyJeu 10 Jan 2019, 08:16

Lundi sans viande ni poisson : halte aux peine-à-jouir du politiquement correct
Par Auteur Kevin Bossuet

/ Mercredi 9 janvier 2019 à 14:3516

Le professeur d’histoire Kevin Bossuet critique la “petite idéologie moralisatrice et totalitaire” qui alimente des initiatives comme celle, récente, du “lundi vert” sans viande ni poisson.
C’est avec un certain amusement que nous avons appris la semaine dernière que cinq cents personnalités, parmi lesquelles Yann Arthus-Bertrand, Stéphane Bern, Juliette Binoche, Boris Cyrulnik, Hélène de Fougerolles, Samuel Le Bihan ou encore Isabelle Adjani, ont signé une tribune dans Le Monde dans laquelle elles s’engagent, « à titre personnel », à ne plus manger de viande et de poisson le lundi afin de lutter pour la sauvegarde de la planète, la santé de leurs congénères et le respect de la vie animale. Leur but ? S’ériger, du haut de leur piédestal bobo-médiatique, en exemples éclairés de la cause environnementalo-animaliste afin d’inciter « la populace » à les imiter pour le bien de l’humanité. Autant dire qu’il y a de quoi rigoler tant les Français n’en n’ont absolument rien à faire des états d’âme de ces célébrités auxquelles ils n'ont absolument rien demandé.

L'augmentation des prix responsable de la baisse de la consommation de viande
Il faut dire qu’en pleine révolte des gilets jaunes, cet appel qui, avouons-le, ne casse pas trois pattes à un canard, est plutôt malvenu. En effet, à l’heure où la « France d’en bas » crie son désespoir en exprimant dans la rue son incapacité à terminer ses fins de mois, qui peut croire un seul instant, à part quelques nantis complètement déconnectés, que les Français soient en capacité de manger de la viande et du poisson tous les jours ? Evidemment personne ! Les Français n’ont d’ailleurs pas attendu toutes ces bonnes âmes pseudo-progressistes pour diminuer leur consommation de viande. En effet, d’après une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), la consommation de viande a baissé en France de 12% en dix ans. Quand on prend la peine de décortiquer ce chiffre, on se rend compte que c’est la consommation de viande de boucherie, c’est-à-dire la plus onéreuse, qui a le plus diminué (baissant de 12 grammes par jour et par personne entre 2007 et 2016) ; contrairement à la consommation de viande de volaille qui a pratiquement stagné (passant de 34 à 33 grammes par jour et par personne entre les mêmes dates). C’est donc bien, comme le rappelle FranceAgriMer, l’Etablissement national des produits de l’agriculture et de la mer, l’augmentation des prix qui est en partie responsable de la baisse de la consommation de viande qui a, par exemple, chez les ouvriers, diminué d’environ 15% en dix ans.

Des conséquences environnementales discutables
Alors bien sûr, comme le rappellent à juste titre ces cinq cents célébrités dans leur homélie, la production de viande a des conséquences néfastes sur l’environnement, aussi bien au niveau des émissions de gaz à effet de serre, de la dégradation des terres que de l’utilisation importante d’eau qu’elle génère. Cependant, il convient aussi de mettre en avant le fait que cette activité agricole peut avoir des effets positifs pour la planète. L’herbe des prairies dans lesquelles ruminent les animaux d’élevage constitue effectivement un incroyable puits à carbone. Ces sols herbagés peuvent stocker en moyenne 1000 kilos de carbone par hectare et par an ; ce qui permet très largement de compenser une très grande partie des émissions liées à la production de méthane.
De plus, l’idée selon laquelle l’élevage rejetterait davantage de gaz à effet de serre (14.5%)  que le secteur des transports (14%) est parfaitement fausse. En effet, ces deux chiffres sont calculés selon des méthodes dissemblables et par des organismes différents. Alors que le calcul pour l’élevage, qui a été élaboré par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), prend en compte l’ensemble du cycle de production lié à l’activité, le chiffre pour les transports, qui émane du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ne se base que sur les émissions de gaz à effet de serre engendrées par une partie du cycle (les véhicules en circulation). En outre, le poncif véhiculant l’idée que supprimer l’élevage diminuerait le gaspillage des ressources naturelles est également complètement grotesque puisque plus de 70% de l’alimentation des ruminants, qui est essentiellement composée de fourrages, n’est pas consommable par l’homme.
D’autre part, le texte publié dans Le Monde indique que les animaux souffriraient de la consommation humaine d'aliments carnés et seraient extrêmement maltraités par l’industrie de la viande. Il suffit effectivement d’aller dans certains abattoirs pour se rendre compte que ce n’est pas tout à fait faux, mais le fait que les Hommes dominent et mangent des animaux fait partie du cycle de la vie qui est d’abord et avant tout basé sur la chaîne alimentaire. On peut trouver cela affreux, on peut trouver cela scandaleux, on peut évidemment tout faire pour que ces animaux souffrent le moins possible, mais il est naturel que l’être humain mange de la viande.

L’élevage a d’ailleurs été une bonne chose pour la cause animale. En effet, la domestication des animaux, apparue il y a plus de 10 000 ans, a incontestablement apporté une forme de protection et de sécurisation aux animaux concernés en mettant notamment fin à la violence de la prédation. Une chèvre est dans une ferme beaucoup plus en sécurité que si elle vagabondait dans la nature au milieu des loups et des contraintes climatiques qui pourraient l’empêcher de manger à sa faim. En les domestiquant et en les élevant, les êtres humains ont contribué à améliorer l’espérance de vie et les conditions d'existence des animaux. Alors certes, il faut davantage d’éthique, il faut être davantage attentif à la souffrance animale, mais les êtres humains ont toujours consommé de la viande et c’est d’ailleurs essentiel pour leur organisme.
La vitamine B12 et le fer qui se trouvent principalement dans la viande sont effectivement essentiels à l’évolution et au fonctionnement du cerveau humain.
En effet, affirmer le fait, comme le font dans leur tribune les cinq cents apôtres du camp du bien, que « selon les autorités scientifiques, la viande n’est absolument pas indispensable à l’équilibre alimentaire » est très discutable. La vitamine B12 et le fer qui se trouvent principalement dans la viande sont effectivement essentiels à l’évolution et au fonctionnement du cerveau humain. C’est d’ailleurs grâce à la viande, que notre cerveau est devenu plus gros que celui des primates et que nous en sommes arrivés à ce degré d’évolution. Pour un être humain, manger de la viande est normal. Vouloir lui en interdire l’accès est aussi contre-nature que nocif.

Après, effectivement, il est vrai, qu’une consommation excessive de viande peut accroître le risque de cancer, de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou encore de diabète, mais il faut vraiment que les quantités soient très importantes et que les types de cuisson utilisés soient clairement nocifs. Et même si avec des quantités modestes le risque était clairement avéré, de quoi se mêlent ces cinq cents prédicants ? Ne sommes-nous pas en droit de manger ce que nous voulons sans nous attirer les foudres de moralistes à la petite semaine ? Ne sommes-nous pas en droit de prendre du plaisir en mangeant de la viande ou du poisson s’en avoir à subir l’opprobre des peine-à-jouir du politiquement correct ? Nous sommes quand même libres de manger ce que nous voulons sans avoir à supporter les remarques réprobatrices des sermonneurs de salon !
Qui sont ces gens pour blâmer le travail des producteurs de viande jugé trop polluant alors que ces célébrités passent leur temps à voyager dans des avions produisant des émissions de gaz à effet de serre en quantité gigantesque ?

Car, finalement, qui sont ces cinq cents célébrités pour remettre en cause la beauté du métier d’éleveur qui joue un rôle essentiel dans nos territoires ruraux aussi bien au niveau du maintien de l’économie locale que de la préservation de la diversité de nos paysages ? Qui sont ces gens pour blâmer le travail des producteurs de viande jugé trop polluant alors que ces célébrités passent leur temps à voyager dans des avions produisant des émissions de gaz à effet de serre en quantité gigantesque ou à gaspiller nos ressources en eau pourtant limitées dans des jacuzzis ou des piscines privées ? Que ces harangueurs militent plutôt pour la relocalisation des activités agricoles plutôt que de nous donner des leçons d’écologie du haut de leur assiette de quinoa produit en Bolivie ou au Pérou, de leur lait de soja importé de Chine ou de leur tasse de thé vert en provenance du Japon. Il est toujours plus facile de faire la leçon aux autres plutôt que de remettre soi-même en cause ses propres habitudes de consommation.
Alors oui, que ces cinq cents célébrités nous fichent la paix et qu’elles arrêtent, avec leurs leçons de morale à deux balles, de faire le jeu des extrémistes du véganisme et autres névrosés du végétalisme forcené qui n’ont de cesse, depuis plusieurs mois, de s’attaquer à nos éleveurs et à nos bouchers. Nous continuerons, quoi qu'ils en pensent et quoi qu’ils fassent, le lundi comme les autres jours de la semaine, à manger de la viande et du poisson. Ce n’est certainement pas à ces activistes de la bien-pensance de s’immiscer dans nos vies et de nous imposer leur petite idéologie moralisatrice et totalitaire qui va l’encontre de tout ce qui constitue, pour le « bas peuple » qu’ils méprisent tant, les petits plaisirs de la vie.

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Bravo les bobos on réinventé le carême... si les curés prônaient ce type de régime les biens pensants brailleraient au nom de la laïcité ou de la tolérance.

Le fin du fin étant de mettre au régime sans viande des gens qui parfois n'ont pas les moyens d'en manger... en revanche il mangeront leurs 5 fruits ou légumes par jour SVP et bio obligatoirement !

On se demande si nous vivons tous "ensemble" sur la même planète ( celle qu'il faut sauver)
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thierry

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Date d'inscription : 03/03/2013

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MessageSujet: Re: Lundi sans viande ni poisson : halte aux peine-à-jouir du politiquement correct   Lundi sans viande ni poisson : halte aux peine-à-jouir du politiquement correct EmptyJeu 10 Jan 2019, 08:51

Oui, on peut en avoir mare de ces personnes qui nous disent comment vivre.

Quand a ceux qui veulent sauver la planète...quelle ambition ou bien quel ego.

Et puis toutes ces personnes qui passent leurs temps en voyage (en hélicoptère) alors que nous on voyage pour aller au boulot en RER....
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