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  Crise sociale, que faire?

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tonton christobal

tonton christobal

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Date d'inscription : 06/07/2010

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MessageSujet: Crise sociale, que faire?     Crise sociale, que faire?  EmptyJeu 10 Jan 2019, 09:34

Crise sociale, que faire?
Publié le 8 janvier 2019 par maximetandonnet

1/Le gouvernement semble être divisé sur la suite des opérations à mener pour tenter d’apaiser le pays. Par exemple, Jean-Michel Blanquer est favorable à l’idée de la manifestation du 27 janvier anti Gilets jaunes quand Stanislas Guerini (délégué général de En Marche) semble s’y opposer. Selon vous pour obtenir l’apaisement, Emmanuel Macron et le gouvernement pourraient-ils surjouer le réflexe légitimiste et la stratégie du « moi ou le chaos » face aux Gilets jaunes pour miser sur un retournement comme celui connu par le général de Gaulle en 1968 au risque d’alimenter le climat insurrectionnel ?

Les deux situations sont incomparables. En mai 1968, de Gaulle bénéficiait dans le pays d’une cote de confiance très élevée, d’environ 60%. Son prestige était immense, auteur de l’appel du 18 juin 1940 et de la fin de la guerre d’Algérie. Le président Macron suscite quant à lui une image négative dans les quatre-cinquièmes du pays. Un puissant réflexe légitimiste autour de lui paraît peu probable.
Même M. Hollande, dans son impopularité, bénéficiait d’un fond de sympathie dû à son apparente bonhomie, qui a pu se traduire par un réflexe unitaire autour de lui, certes éphémère, lors des attentats terroristes. Chez l’actuel chef de l’Etat, ce lien ultime semble absent. La rupture avec le pays est encore plus prononcée.

2/Est-ce qu’entendre la demande de réintégration dans le champ politique démocratique de ceux des Gilets jaunes qui ne sont pas factieux (et qui, à priori sont une majorité) ne serait pas risquer l’enlisement face à un mouvement non organisé structurellement horizontal ?

Nous avons affaire à un mouvement contestataire d’un type nouveau, sans hiérarchie et tirant sa force de la mobilisation sur Internet. Son mode d’action est foncièrement tourné vers l’image médiatique. Il ne bloque pas le pays, pour l’instant, comme une grève des transporteurs, de la RATP ou de la SNCF.
Jamais on n’avait vu un conflit social sans grève, qui se déroule exclusivement le samedi pour éviter de sacrifier une situation professionnelle ou un salaire. Il ne vise pas le patronat, l’entreprise, mais le pouvoir politique. Ce mouvement existe, non par la grève, mais par des opérations violentes spectaculaires et médiatisées qui minent l’équipe dirigeante par l’image de chaos qu’elles diffusent en France et dans le monde entier. Il est ainsi très politique sur le fond. Il n’a pas de revendications précises. Compte tenu du soutien populaire dont il bénéficie, nous sommes dans la revanche de la « France périphérique » qui veut faire plier ce qu’elle considère comme  les élites « parisianistes » au pouvoir. Le mouvement est passionnel plus que rationnel, d’où son caractère dangereusement inflammable.

3/Selon vous, quelle est la stratégie la plus vraisemblable que suivra Emmanuel Macron ?  Et quelle serait la plus efficace ?

Comment se mettre à sa place? Le risque d’un embrasement n’a rien de théorique.
Que faire si les lycéens, les étudiants et les salariés se joignent au mouvement? Les choses peuvent gravement dégénérer.
Le grand débat ne suffira pas à apaiser les esprits. Il apparaît trop comme une opération de communication et risque d’attiser les tensions. Il faudrait un geste politique et symbolique fort, montrant que le pouvoir a bien conscience du sérieux et de la gravité de la situation. Ce qui a mis fin à la crise de mai 1968, c’est la décision de dissoudre l’Assemblée nationale. Le président Macron ne prendra sans doute pas ce risque, en tout cas pas maintenant. Mais un changement de gouvernement et un renouvellement complet de l’équipe au pouvoir représenterait un geste à la hauteur de la gravité des événements et un contre-feu significatif.
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