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 Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe

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tonton christobal

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MessageSujet: Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe   Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe EmptyVen 25 Jan 2019, 07:22

Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe
Par Auteur Grégor Puppinck / Jeudi 24 janvier 2019 à 17:30 3

Grégor Puppinck est docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, membre du Panel d’experts de l’OSCE sur la liberté de religion. Il vient de publier “ Les droits de l’homme dénaturé ” (Le Cerf) dans lequel il analyse de façon critique la transformation des droits de l’homme depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

Malgré bien des obstacles et des reports, la Résolution sur « La charia, la Déclaration du Caire et la Convention européenne des droits de l’homme » a finalement été adoptée, le 22 janvier dernier à Strasbourg, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe[1].

Cette résolution – bien que non contraignante - est d’une importance politique majeure :
elle témoigne d’une prise de conscience que la loi islamique constitue un ordre juridico-religieux concurrent au droit issu de la modernité occidentale, tant en Europe qu’au plan universel. Car il y a bien concurrence aujourd’hui, et même rivalité, entre la charia et la rationalité juridique occidentale fondée sur la liberté et l’égalité. L’un et l’autre système prétendent être le seul qui convienne à l’homme, universellement. En Europe, cette concurrence s’exerce surtout en matière de droit de la famille ; au plan universel, elle s’exerce quant à la compréhension même du droit et des droits de l’homme. Cette résolution révèle aussi la faiblesse de l’Europe face à ce phénomène politico-religieux.

La charia s’applique déjà en Europe…
Tout d’abord, l’Assemblée du Conseil de l’Europe « s’inquiète grandement » du « fait que la charia, y compris des dispositions clairement contraires à la Convention, s’applique officiellement ou officieusement dans plusieurs États membres du Conseil de l’Europe, sur l’ensemble ou une partie de leur territoire ». Il s’agit principalement de la Grèce, de la Tchétchénie, et du Royaume-Uni.


Elle déplore que les autorités grecques n’aient pas encore aboli l’application de la charia en Thrace où elle continue de régir officiellement les relations au sein de la communauté musulmane depuis son rattachement à la Grèce après la Première Guerre mondiale. L’Assemblée « dénonce en particulier le fait que les femmes sont clairement désavantagées dans les procédures de divorce et de succession, deux domaines clés de compétence des muftis ». Plus encore, ces procédures n’offrent pas de garantie satisfaisante. Ainsi, la présence d’un avocat n’est pas requise, les décisions sont définitives et ne peuvent faire l’objet d’aucun recours. Quant aux tribunaux grecs censés superviser ces juridictions, le Rapport parlementaire rédigé à l’appui de la résolution déplore que ceux-ci « se bornent à une apparence de contrôle juridictionnel et ratifient 99 % des décisions qui leur sont soumises ».


L’Assemblée du Conseil de l’Europe se déclare « également préoccupée par les activités ‘judiciaires’ des ‘conseils de la charia’ au Royaume-Uni ».
L’Assemblée se déclare « également préoccupée par les activités ‘judiciaires’ des ‘conseils de la charia’ au Royaume-Uni ». Ces instances, privées et officieuses, donnent des conseils et prononcent des jugements en matière principalement de divorce (y compris sur la garde des enfants et les aspects financiers), mais aussi de succession et de droit commercial. Leur fonctionnement est encore plus opaque qu’en Grèce. Rattachées pour la plupart à des mosquées, leur nombre pourrait s’élever à quatre-vingt-cinq, rien qu’en Angleterre et au Pays de Galles. Bien que dépourvus de compétence officielle, ces « tribunaux » parallèles se considèrent eux-mêmes comme des autorités légitimes au sein de « leur » communauté. De fait, eux seuls sont en mesure de prononcer un divorce islamique à la demande de l’épouse ; or, de nombreux couples musulmans se sont mariés uniquement religieusement, privant l’épouse – parfois très jeune lors du mariage – des garanties offertes par la procédure civile de divorce. Celle-ci est alors comme enfermée dans le mariage, la communauté et la loi islamiques, car elle est souvent ignorante de ses droits civils et voies de recours devant les tribunaux britanniques. Ceci est d’autant plus préoccupant que ces conseils de la charia ne sont pas assez respectueux des droits des femmes et que certains, selon le Rapport, « cautionnent les sévices infligés aux épouses, considèrent le viol conjugal comme négligeable et autorisent les mariages forcés ». En Grèce, d’autres conseils de ce type ont « autorisé plusieurs mariages musulmans conclus par procuration, sans le consentement exprès des femmes », parfois mineures.

La charia est aussi appliquée dans le Caucase du Nord, et plus particulièrement en Tchétchénie (Fédération de Russie). Etonnamment, l’Assemblée n’en dit rien, alors même qu’elle est particulièrement violente et discriminatoire à l’égard des femmes. Peut-être est-ce dû à la suspension de la participation de la Fédération de Russie à cette même Assemblée depuis son intervention en Crimée.

Des tribunaux islamiques informels peuvent également exister dans d’autres États membres du Conseil de l’Europe
L’Assemblée a le réel mérite d’avertir que des « tribunaux islamiques informels peuvent également exister dans d’autres États membres du Conseil de l’Europe ». De fait, ils apparaissent spontanément au sein des communautés musulmanes vivant en marge de la société, tant il est naturel qu’une communauté islamique soit régie par sa loi islamique. Plus encore, le Coran prévoit l’application de la loi islamique dès lors que la population musulmane est majoritaire sur un territoire donné. Il importe donc que les États européens soient vigilants.

Une fois installés au sein de « leur » communauté, il devient très difficile de supprimer ces tribunaux islamiques. C’est le cas en particulier au Royaume-Uni dont le Parlement doit à présent choisir entre interdire ces instances parallèles, au risque de les rendre plus clandestines, et les règlementer, ce qui revient alors à leur conférer une compétence judiciaire officielle et implique l’instauration d’un système multi-juridique confessionnel (que la loi islamique prévoit aussi, d’ailleurs).

Etonnamment, l’Assemblée ne demande pas au Royaume-Uni de mettre fin à l’application de la charia sur son territoire (ainsi qu’elle le fit à la Grèce), mais l’appelle à « veiller à ce que les conseils de la charia fonctionnent dans le cadre du respect de la législation ».
Etonnamment, l’Assemblée ne demande pas au Royaume-Uni de mettre fin à l’application de la charia sur son territoire (ainsi qu’elle le fit à la Grèce), mais l’appelle à « veiller à ce que les conseils de la charia fonctionnent dans le cadre du respect de la législation, surtout en ce qui concerne l’interdiction de la discrimination à l’encontre des femmes, et respectent l’ensemble des droits procéduraux ». Elle appelle aussi le Royaume-Uni à « imposer aux couples musulmans l’obligation légale d’enregistrer leur mariage à l’état civil avant ou au moment qu’ils contractent le mariage musulman ». Cette différence d’approche entre le Royaume-Uni et la Grèce s’explique peut-être par l’importance démographique des communautés musulmanes présentes sur leur territoire respectif : des millions outre-Manche contre une centaine de milliers en Thrace.

Vers la reconnaissance des tribunaux islamiques au Royaume-Uni ?
L’Assemblée invite ainsi le Royaume-Uni à opter pour l’officialisation. Or, c’est précisément sur les conditions d’une telle officialisation que la Cour européenne s’est prononcée le 19 décembre dernier dans l’affaire Molla Sali contre Grèce. Dans cet arrêt, elle a accepté le principe même de l’existence d’un système multi-juridique confessionnel et en a posé les conditions. C’est là le cœur de l’arrêt, que certains journaux et commentateurs n’ont pas voulu voir, alors même qu’il occupe la place centrale du communiqué de presse rédigé par la Cour. La Cour a, en effet, déclaré que les États ne sont pas tenus au titre de la liberté religieuse, mais peuvent s’ils le souhaitent, « créer un cadre juridique déterminé pour accorder aux communautés religieuses un statut spécial impliquant des privilèges particuliers ». Elle y a posé trois conditions. La première (à la formulation ambigüe) semble imposer à l’État l’obligation d’offrir à toutes les communautés religieuses la faculté de bénéficier, sans discrimination, d’un tel « statut spécial » dès lors qu’il l’offre à l’une d’entre elles. La deuxième oblige l’État à rendre optionnel et volontaire le recours au statut religieux de préférence au droit commun. Cette condition repose sur le postulat douteux du consentement, supposant que les personnes seraient socialement « libres » de se soumettre ou d’échapper à l’application de la charia. La troisième condition, enfin, porte sur le contenu des normes religieuses : celles-ci peuvent être choisies à la place du droit commun sauf si « un intérêt public important » s’y oppose. Cette notion d’intérêt est vague et évolutive ; la Cour ne précise d’ailleurs pas dans l’arrêt si l’inégalité successorale dont les femmes musulmanes sont victimes en Grèce heurte un tel intérêt.

Ainsi, par cet arrêt, la Cour indique aux gouvernements européens comment permettre l’application officielle de normes de la charia sur leur territoire, à défaut de vouloir, ou de pouvoir, l’interdire. Une nette impression de compromis se dégage de la résolution de l’Assemblée et de l’arrêt de la Cour. La Cour a suivi en cela la recommandation du Gouvernement grec qui l’invitait à « procéder à un examen, au cas par cas, de chaque règle de la charia qui s’appliquerait à des cas concrets visant des musulmans résidant dans des États non-musulmans », afin de tenir « compte de critères tels que le respect du multiculturalisme dans l’Europe d’aujourd’hui ».

La loi islamique, s’agissant au moins du droit de la famille, pourrait donc être acceptée en Europe, du fait du multiculturalisme. Par un tel système multi-juridique, les tenants du libéralisme peuvent espérer neutraliser la charia en l’officialisant, tandis que les islamistes peuvent à l’inverse espérer étendre progressivement son application et, ce faisant, l’autonomie de leur communauté.

La loi islamique promue par certains États membres du Conseil de l’Europe
Le problème de l’application de la charia en Europe ne se pose pas seulement au plan des personnes, mais aussi des États. Il est en effet « extrêmement préoccupant », comme le souligne l’Assemblée, que trois États membres du Conseil de l’Europe, l’Albanie, l’Azerbaïdjan et la Turquie, « aient avalisé, expressément ou implicitement, la Déclaration du Caire de 1990 ». Or, cette « Déclaration sur les droits de l’homme en islam » se présente comme une version islamique des grandes déclarations de droits, telle que la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle déclare, entre autres choses, que tous les hommes naissent musulmans et que « tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la Charria ». Sans surprise, elle dénie l’égalité des personnes indifféremment de leur sexe et leur religion, et ne garantit pas les libertés d’expression, de religion ou encore de mariage.

Cette Déclaration a été adoptée par l’Organisation de la coopération islamique (OCI), la seconde plus grande organisation
Intergouvernementale après l’ONU, à égalité avec l’OSCE. Elle regroupe 57 États à majorité musulmane et représente une population de plus de 1,3 milliards de personnes réparties sur environ un quart de la surface totale de la terre. Son siège provisoire est à Djeddah « en attendant la libération d’AlQods Al-Charif » c’est-à-dire de Jérusalem. Cette organisation, rendue possible par le fait même que l’islam ne distingue pas le religieux du politique, vise principalement à « renforcer et à resserrer les liens d’unité et de solidarité entre les peuples musulmans et les États Membres », « à dynamiser le rôle d’avant-garde de l’Islam dans le monde » ou encore à aider les communautés musulmanes vivant dans des pays non musulmans « à préserver leur dignité et leur identité culturelle et religieuse ».

C’est ainsi que l’OCI a institué une Cour islamique internationale de Justice compétente pour se prononcer sur toute question de droit international, notamment les conflits entre États.
A ce titre, elle œuvre au plan international pour adapter le droit international à la charia. C’est ainsi qu’elle a essayé, des années durant, d’imposer à l’ONU la reconnaissance d’un délit international de « diffamation des religions ». Elle œuvre aussi pour faire de la charia le droit régissant officiellement les relations entre États musulmans. C’est ainsi que l’OCI a institué une Cour islamique internationale de Justice compétente pour se prononcer sur toute question de droit international, notamment les conflits entre États. Son statut, adopté en 1986, prévoit que la charia est sa « loi fondamentale », tandis que le droit international figure comme source secondaire dont elle « peut s’inspirer ». L’OCI a aussi fondé, entre autres instances, une Commission permanente indépendante des Droits humains ayant pour mission de favoriser les droits fondamentaux « en conformité avec les valeurs Islamiques ». Autant dire que la double appartenance à l’OCI et au Conseil de l’Europe pose un réel problème tant ces instances sont fondées sur des valeurs opposées et concurrentes. L’Assemblée du Conseil de l’Europe n’a cependant pas demandé à l’Albanie, à l’Azerbaïdjan, ni à la Turquie, de quitter l’OCI, mais les a seulement invités à « envisag[er] leur retrait de la Déclaration du Caire » et à établir clairement et formellement la primauté de la Convention européenne des droits de l’homme sur cette Déclaration.

Tous les députés turcs et azéris présents ont voté contre la Résolution
Malheureusement, les 14 députés turcs et azéris présents lors du vote ont tous voté contre la Résolution ; ils furent d’ailleurs les seuls. Les députés turcs sont tous membres de la coalition gouvernementale du Président Erdoğan. Huit autres députés se sont abstenus, membres de partis libéraux et d’extrême gauche.

Cette Résolution a le mérite d’alerter sur la charia, sur son application en Europe et sur le fait qu’elle est conçue par de nombreux États comme un système global, alternatif et supérieur au droit international contemporain, y compris aux droits de l’homme. Face à la loi islamique, la Résolution oppose une liste de valeurs, telles que le pluralisme, la tolérance, l’esprit d’ouverture, l’égalité de genre, la non-discrimination ou encore, l’idée selon laquelle « en matière de droits humains, il n’y a pas de place pour les exceptions religieuses ou culturelles ».

Ce sont là deux conceptions universelles qui se confrontent, l’une libérale et agnostique (voire athée), l’autre totalitaire et religieuse. Chacune croit pouvoir l’emporter. Cependant, l’opposition entre le libéralisme et la charia n’offre aucune issue satisfaisante, car l’un et l’autre système ont en commun de refuser le fondement même des droits de l’homme, à savoir l’existence d’un droit naturel qui peut être connu par la raison en observant la nature humaine, et qui existe indépendamment de la volonté arbitraire de « Allah » ou des individus. A défaut de nature humaine, pourquoi refuser la polygamie islamique lorsque l’on accepte le mariage homosexuel ? Pourquoi refuser la répudiation lorsque l’on facilite le divorce express et unilatéral ? Pourquoi refuser « l’excision volontaire » lorsque l’avortement et l’euthanasie volontaires sont des droits ? Si mettre fin à sa vie est un droit, pourquoi pas le fait de se mutiler ? Qui peut le plus, peut le moins. Ainsi, par des voies symétriques, le libéralisme agnostique et la charia islamique aboutissent, parfois, au même résultat. Et il se pourrait bien que le premier ouvre la voie au second, sur fond de tolérance et de pluralisme.

Seul un retour à la compréhension modeste et objective des droits de l’homme, fondée dans le droit naturel, permettrait d’échapper à ce conflit de civilisations. Les droits de l’homme retrouveraient alors leur universalité, car la nature humaine demeure universelle. Ce fut possible, il y a 70 ans, lors de l’adoption de la Déclaration universelle. L’islam n’était pas encore entré en éruption, et les pays occidentaux n’avaient pas encore fait profession d’athéisme et d’individualisme, savaient encore que l’homme est naturellement religieux, communautaire et traditionnel, et pouvaient encore comprendre le reste du monde.

L’Europe ne parviendra à venir à bout de l’islam politique que si elle retrouve sa propre identité chrétienne.
Il y a aussi 70 ans, le Conseil de l’Europe a été fondé pour protéger « l’Europe libre » du danger communiste, tant intérieur qu’extérieur. Il y est parvenu en promouvant la démocratie et le respect des droits. Il s’agit à présent de faire face à un autre danger, tant intérieur qu’extérieur : l’islam politique. Les valeurs universelles, cette fois, ne suffiront probablement pas à y venir à bout, car elles répondent mal à la nature religieuse, communautaire et traditionnelle des personnes. L’Europe n’y parviendra que si elle retrouve sa propre identité chrétienne.

[1] Le Conseil de l’Europe, à ne pas confondre avec l’Union européenne, compte 47 Etats dont la Russie et les pays du Caucase, et est compétent principalement en matière de droits de l’homme. La Cour européenne des droits de l’homme est l’un de ses organes.

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Pas grave c'est une décision "non contraignante" (une de plus)
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe   Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe EmptyVen 25 Jan 2019, 12:19

tonton christobal a écrit:
Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe
Par Auteur Grégor Puppinck / Jeudi 24 janvier 2019 à 17:30 3

A propos de Grégor Puppinck: https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9gor_Puppinck

"Grégor Puppinck est un juriste et militant français, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) à Strasbourg1, né le 13 mai 1974. Il intervient en tant qu'expert des droits de l'homme auprès des instances européennes, souvent comme représentant du Vatican."

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe   Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe EmptyVen 25 Jan 2019, 13:26

a.nonymous a écrit:


A propos de Grégor Puppinck: https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9gor_Puppinck

"Grégor Puppinck est un juriste et militant français, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) à Strasbourg1, né le 13 mai 1974. Il intervient en tant qu'expert des droits de l'homme auprès des instances européennes, souvent comme représentant du Vatican."


Représentant le vatican tout ce que l'auteur peut écrire est vain... il n'y a d'ailleurs aucune pression musulmane en Europe !

Conclusion le fait que des pays européens en arrivent à juger selon la charia est sans imporartance... et faux

J'espère que le même intervenant s'abstiendra de toute intervention en matière de laïcité... il est d'office disqualifié !

Es qualité de modérateur il ne peut plus que m'interdire "démocratiquement" de participer au forum.

Les origines gauchistes avec la tolérance  qui va avec ressortent toujours tôt ou tard.

Incorrigible !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe   Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe EmptySam 02 Mar 2019, 05:55

Blasphème contre Mahomet : Al-Azhar et le Pakistan se félicitent de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme
Par Grégor Puppinck / Vendredi 1 mars 2019 à 10:15

L’Université d’Al-Azhar et le Pakistan se félicitent de la récente décision de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de blasphème contre Mahomet ; elle leur permet de justifier leur propre répression de la liberté d’expression en matière religieuse. Grégor Puppinck est docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) et membre du Panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion. Il est l'auteur notamment de Les droits de l'homme dénaturé, éd. du Cerf, novembre 2018.

S’il fallait encore des arguments pour convaincre la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de la nécessité de rejuger l’affaire autrichienne de blasphème contre Mahomet, les plus hautes autorités islamiques viennent peut-être de les lui fournir. Elles ont en effet salué avec enthousiasme la décision E. S. contre Autriche du 25 octobre dernier par laquelle la Cour de Strasbourg a validé la condamnation d’une conférencière autrichienne pour avoir « dénigré » Mahomet en assimilant son union avec la jeune Aïcha de 9 ans à de la « pédophilie ». Cette conférencière, s’exprimant devant une trentaine de personnes, voulait dénoncer la pratique du mariage des filles prépubères dans la culture musulmane, suivant l’exemple de Mahomet. Selon la Cour européenne, ces propos cherchaient moins à informer objectivement qu’à démontrer, de façon « malveillante » que Mahomet « n’est pas digne d’être vénéré » et constituaient donc « une violation malveillante de l’esprit de tolérance à la base de la société démocratique ». La Cour les considère de « nature à susciter une indignation justifiée » des musulmans et « à mettre en danger la paix religieuse » et en conclut qu’il est donc légitime d’en condamner l’auteur.
Dans les prochaines semaines, la Cour doit décider si elle accepte de renvoyer l’affaire en « appel » devant la Grande Chambre, pour un nouveau jugement. Fait rare, cette demande de renvoi est soutenue par 59 000 signataires d’une pétition pour la défense du droit de critiquer l’islam en Europe.
Cet arrêt E. S. contre Autriche, qualifié par la Cour européenne « d’affaire phare », a eu un écho mondial. Il est davantage politique que juridique. Il a été fortement critiqué dans les pays occidentaux, aussi bien dans les milieux conservateurs que libres-penseurs, choqués que la Cour européenne puisse limiter à ce point la garantie de la liberté d’expression en matière religieuse. A l’inverse, dans la presse de langue arabe, ce jugement a été accueilli avec enthousiasme et présentée comme une « décision historique », ou encore comme « une victoire du monde islamique après la crise des caricatures publiées à plusieurs reprises par plusieurs journaux européens ».
De façon exceptionnelle, certaines des plus hautes autorités islamiques ont commenté ce jugement, pour s’en réjouir et s’en prévaloir.
C’est le cas de l’Observatoire de l’islamophobie de la prestigieuse Université Al-Azhar du Caire, la plus haute autorité de l’islam sunnite, qui a exprimé son soutien à la décision de la Cour et l’a qualifiée de « courageuse ». Il y a vu une condamnation générale des « blasphèmes contre le prophète » et l’affirmation du principe suivant lequel « la liberté d’expression n’autorise pas à porter atteinte aux sentiments religieux d’autrui ». Selon cet Observatoire, cette décision est importante aussi en ce qu’elle contribuerait « à réduire les problèmes d’islamophobie » alors « que le nombre de musulmans en Europe pourrait atteindre 14 % en 2050 ». En s’appuyant sur cette décision, il a recommandé aux « gouvernements du monde entier et aux institutions internationales des droits de l’homme de prendre des mesures pour contrer les tentatives de diffamation d’autrui sous prétexte de liberté d’opinion et d’expression ». Il a demandé en outre « qu’une législation et des sanctions dissuasives soient fixées à l’encontre de tous ceux qui tentent d’attaquer les forces religieuses ».
L’arrêt E.S. contre Autriche a aussi reçu les éloges des principales autorités du Pakistan, pays célèbre pour être le plus répressif au monde en matière de blasphème.

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MessageSujet: Re: Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe   Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe EmptySam 02 Mar 2019, 05:58

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Ainsi, le 13 novembre 2018, le Premier Ministre du Pakistan, Imran Khan, « s’est félicité de la décision récente de la Cour européenne des droits de l’homme de ne pas autoriser les actes de blasphème sous couvert de liberté d’expression ». S’adressant au Président du Parlement européen, il a « exprimé l’espoir que les pays européens se conforment à la décision de la Cour européenne et prennent des mesures pour renforcer le respect des religions et l’harmonie interreligieuse ». Il a en outre fait part des « sérieuses préoccupations du gouvernement et du peuple pakistanais concernant les caricatures blasphématoires du Saint Prophète, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts dans les pays européens pour éviter de tels incidents provocateurs ; pour sensibiliser davantage à la sensibilité religieuse des musulmans, en particulier au respect du Prophète Mahomet ». Sa ministre des droits de l’homme a renchéri, « exhortant le monde occidental à faire preuve de respect envers les religions », ajoutant que « la liberté d’expression ne protège pas le blasphème ».
Quant au vice-chancelier de l’Université Bahauddin Zakariya, le Dr Tahir Amin, celui-ci a déclaré de même que le verdict de la Cour européenne est, sans aucun doute, une décision majeure et historique.
Dans le même sens, le Secrétaire Général de la plus grande fédération mondiale d’écoles coraniques (10000 madrassas), Qari Hanif Jalandhari, a vu dans cette décision « un pas très important » et demanda aux Nations Unies d’élaborer une législation mondiale « condamnant toute personne qui commet un blasphème contre les livres divins ou les personnes sacrées de toutes religions ». Quant au vice-chancelier de l’Université Bahauddin Zakariya, le Dr Tahir Amin, celui-ci a déclaré de même que le verdict de la Cour européenne est, « sans aucun doute, une décision majeure et historique ».
Peut-être faudrait-il se réjouir de voir ainsi la plus haute autorité judiciaire européenne être en accord avec les plus hautes autorités islamiques quant au respect à témoigner à Mahomet ? Peut-être est-ce là un signe bienvenu d’apaisement du conflit de civilisation opposant l’Occident libéral et l’Oumma ? Cette perspective est séduisante ; et c’est bien là la direction suivie par la Cour européenne dans cet arrêt E.S. c. Autriche lorsqu’elle a posé le principe suivant lequel les Etats ont à présent l’obligation « d’assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n’appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle ».
Est-ce grandeur, lâcheté ou naïveté ?
Cet idéal de paix est séduisant, mais il a pour prix la liberté de dire la vérité. Il implique en effet que tout propos, même vrai, soit condamnable pour intolérance et incitation à la violence dès lors que quelques personnes menaçantes se déclarent offensées dans leur sentiment religieux. Le critère d’acceptabilité d’un propos n’est plus alors la vérité mais la violence qu’il peut susciter. Certes, il est vrai que la paix est le plus grand bien de la société ; et c’est donc avec raison que, pour la préserver, les autorités doivent parfois limiter des libertés individuelles. Mais il faut que la société soit bien menacée pour sacrifier jusqu’à la liberté de dire la vérité ; ou alors, il ne faut plus y croire.
« Qu’importe d’ailleurs la vérité face à la paix ! » diront les relativistes de tous bords. Si la vérité n’existe pas, alors, effectivement, la liberté d’expression est de bien peu de valeur, et une « tolérance » obligatoire devrait être imposée à tous.
Certains pourraient voir une certaine grandeur dans le respect irréfléchi de la religion « des autres » ; un respect perçu comme d’autant plus méritoire qu’il s’accompagne généralement d’un mépris envers sa propre tradition religieuse. Ainsi s’explique peut-être le « deux poids deux mesures » de la jurisprudence récente de la Cour européenne qui, comme tant d’européens postmodernes, se montre plus sensible aux attaques contre l’islam qu’à celles dirigées contre le christianisme. Elle a en effet, l’an dernier, validé la condamnation de la conférencière autrichienne tout en accordant par ailleurs sa protection aux auteurs de véritables blasphèmes, antichrétiens, commis dans la cathédrale de Moscou et dans la grande presse lituanienne.
D’autres pourraient voir de la lâcheté dans le fait de sacrifier la liberté d’expression par peur de mettre en « danger la paix religieuse ». D’autres enfin pourraient voir de la naïveté dans le fait de se réjouir du soutien d’Al-Azhar et du Pakistan, car ces autorités trouvent dans la décision de la Cour européenne une justification à leur propre répression de la liberté d’expression en matière religieuse.


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Encore récemment, un homme de trente ans a été condamné à mortpour avoir insulté le Prophète Mahomet sur Facebook.
Ainsi, au Pakistan, outre le cas emblématique d’Asia Bibi, ce sont environ 1 500 personnes qui ont été accusées de blasphème entre 1987 et 2016 selon le Centre for Social Justice, et plus de 70 qui ont été assassinées depuis 1990 sur de telles allégations. Encore récemment, un homme de trente ans a été condamné à mort pour avoir « insulté le Prophète Mahomet » sur Facebook. Le Premier Ministre Imran Khan déclarait encore, il y a peu, devant un parterre d’imams, « soutenir et défendre l’article 295c » du code pénal qui punit de mort ou d’emprisonnement à vie toute personne qui « souille le nom sacré du Saint Prophète Mahomet ». Les pays occidentaux, le Parlement européen et le Comité des droits de l’homme des Nations unies demandent en vain, depuis des années, l’abrogation de cette loi.
Avec l’Egypte, le Pakistan est à la tête de la campagne mondiale menée par l’Organisation de la coopération islamique (OCI) en faveur d’une limitation universelle de la liberté d’expression en matière religieuse. Cette campagne a permis l’adoption par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’une série de résolutions condamnant la « diffamation de l’islam », puis la «diffamation des religions ». Ce n’est qu’après plusieurs années d’intenses débats que les gouvernements attachés à la conception moderne des droits de l’homme parvinrent à contrer cette initiative par l’adoption d’une résolution, le 12 avril 2011, qui repose sur la conviction que la liberté d’expression est le meilleur antidote à l’intolérance.
La récente décision de la Cour européenne va ainsi, étonnamment, à rebours de l’effort des pays occidentaux de sauvegarde de la liberté d’expression en matière religieuse. Elle est même interprétée par les autorités islamiques comme leur donnant finalement raison, et les place dans la situation extravagante de donner des leçons de tolérance religieuse aux Etats européens.
La Cour européenne, en jugeant cette affaire, était consciente de ces enjeux puisque nous l’en avions averti dans nos observations écrites.
Certes, il n’y a pas lieu d’ériger le blasphème et la vulgarité en droits de l’homme ! Il n’existe pas de « droit au blasphème », mais un droit à la liberté d’expression qui comporte des responsabilités et des limites. Seule devrait être restreinte la diffusion d’obscénités gratuitement offensantes ainsi que de propos incitant à la violence immédiate. Mais si l’obscénité et l’incitation à la violence doivent pouvoir être censurées, tel ne devrait pas être le cas de la critique.
La tradition européenne enseigne qu’il n’y a pas de paix durable sans vérité ni justice. Parce que l’Europe est l’héritière, depuis l’Antiquité, d’une civilisation qui identifie Dieu à la vérité et à l’amour, et non pas à l’arbitraire et à la force, nous plaçons celles-là au sommet de nos valeurs et ne concevons pas qu’un propos véridique puisse offenser Dieu ou la société. Rechercher la vérité et connaître Dieu ne font qu’un. C’est certainement là l’origine de notre attachement à la recherche et à la critique rationnelle. Nous voulons une société dans laquelle « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent ». La justice et la paix, qui caractérisent l’idéal de toute société, sont le fruit de l’amour et de la vérité. La paix véritable ne se réduit donc pas à l’absence superficielle de conflits violents, et il est vain de prétendre l’établir sur le mensonge ou le relativisme.
La conférencière autrichienne a dit la vérité. On lui reproche surtout de l’avoir fait de façon « malveillante », c’est-à-dire sans amour. Qu’en savons nous, et est-ce à la justice de juger des intentions ?  Plus encore, faire ce reproche, c’est oublier que la dénonciation du mal, pour en protéger la société, sous son apparente rudesse, est un acte d’amour.
Pour toutes ces raisons, il faut donc espérer que la Cour accepte de rejuger cette affaire afin de garantir la liberté de critiquer toute religion, de défendre les droits de la vérité sur l’erreur.

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Lorsque les pays musulmans les plus intégristes se félicitent des décisions juridico religieuses des autorités européennes doit on s'inquiéter ?

Visiblement NON !
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