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 Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron

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tonton christobal

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MessageSujet: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Jeu 31 Jan 2019, 07:51

Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron
PUBLIÉ PAR THIERRY FERJEUX MICHAUD-NÉRARD LE 30 JANVIER 2019

Michel Janva, le Salon Beige : « Macron veut faire du Grand débat une campagne de communication. Mediapart révèle les dessous du Grand Débat, une vaste entreprise de communication à la solde de Macron !

« Alors que la Commission Nationale du Débat Public était disposée à (respecter les règles du Débat pour) assurer l’impartialité et la neutralité du Grand Débat National, l’Élysée s’y est opposé. Documents et courriels confidentiels à l’appui, Mediapart révèle la lutte âpre (médiocre et vulgaire) qui s’est déroulée dans les coulisses du pouvoir, de sorte que Macron puisse transformer l’initiative, selon le mot de Chantal Jouanno, en une « campagne de communication ». Elle a découvert, mais un peu tard, que derrière le gouvernement, il y a d’autres gens qui gouvernent. Et ils ne sont pas seulement corrompus. Ils sont la corruption même !

Le Figaro : « Grand débat : Pascal Perrineau, nommé « garant » de l’impartialité, est l’un des 5 garants chargés de veiller à son bon déroulement : Le grand débat « n’a pas été organisé pour les professionnels de la politique », mais leur « communication » peut « l’enrichir » ! Perrineau a souligné qu' »il faut bien distinguer ce qui est le débat qui cherche à mettre en dialogue, en confrontation et en travail démocratique, les citoyens et ce qui est des entreprises de communication et c’est très bien qu’il y ait de la communication, gouvernementale, présidentielle, médiatique ». Lorsque Macron défend ses choix des heures durant devant des maires, « il est dans sa position de responsable, il vient prendre la température à la base », c’est une marque du « régime présidentiel ». Pascal Perrineau a relevé que « ce Grand Débat n’a pas été organisé pour les professionnels de la politique et les professionnels de la parole », mais « pour les citoyens », et que « à la fin » des consultations, le 15 mars, « les politiques, les institutionnels, auront toute leur légitimité à revenir dans le débat ». Il faut que le Grand Débat n’oublie pas ce qui s’est passé et ne retombe pas dans les pratiques d’antan ».

« Car « l’heure est grave » au vu des « perspectives qui ne sont pas forcément des perspectives de sortie de crise extrêmement souriantes ou souhaitables », a-t-il prévenu, évoquant « le meilleur », si l’on parvient à « démocratiser la démocratie », ou « le pire », avec « la tentation des régimes autoritaires » qui se fait jour « dans certaines attitudes ». « Donc il y a un devoir de réussite », a-t-il conclu. »

Laurent Mauduit : « Grand débat : les secrets d’un hold-up ». « Documents et courriels confidentiels à l’appui, Mediapart révèle la lutte menée par Macron pour transformer l’initiative, selon Chantal Jouanno, en une « campagne de communication ». C’est une curieuse histoire qui se joue le 9 janvier et qui va lourdement peser sur le Grand Débat National souhaité par Macron pour essayer de sortir de la crise des « Gilets Jaunes ».

« Et quand Chantal Jouanno annonce, ce 9 janvier, qu’elle reste présidente de la CNDP, mais qu’elle n’assumera pas, contrairement à ce qui était prévu, le pilotage de ce Grand Débat National, l’opinion (ignore) que derrière, c’est une autre histoire qui se joue. Si une rumeur persistante circule, selon laquelle les relations sont tendues entre le pouvoir (LREM) et Chantal Jouanno, le premier cherchant à se débarrasser de la seconde, nul ne se doute que le retrait de Chantal Jouanno est l’aboutissement de très vives tensions entre la CNDP d’un côté, et l’Élysée et Matignon de l’autre, sur la manière de conduire ce Grand Débat National.

Chantal Jouanno veut faire connaître sa version des faits pour rétablir la vérité. L’histoire commence début décembre. Macron a annoncé son intention d’ouvrir un Grand Débat National pour tenter de désarmer la colère des « Gilets Jaunes » et leur (donner l’illusion) qu’il est à l’écoute.  Le 5 décembre, Chantal Jouanno, qui préside la CNDP, dont la mission est précisément d’être le garant de la neutralité et de l’impartialité de tous les débats publics organisés dans le pays, est approchée. Dans un premier temps, c’est Damien Cazé, conseiller au cabinet du premier ministre, qui lui demande si elle accepterait de piloter le Grand Débat.

Mais la demande est curieusement formulée : son interlocuteur lui demande si elle accepte de le faire « à titre personnel ». Réponse de Chantal Jouanno : Si le gouvernement veut la saisir, cela ne peut être qu’ès qualités, comme présidente de la CNDP. Il faut que le gouvernement respecte les procédures et fasse une saisine officielle de la CNDP. Le sous-entendu est très clair : la CNDP est régie par des règles.

Et si le gouvernement veut faire appel à elle, il devra les respecter. Comme dans tous les débats organisés par la CNDP, il ne peut y avoir de sujets interdits. La neutralité et l’impartialité des débats devront être assurées et c’est la CNDP qui en est forcément le garant, non un ministre ou un responsable politique.

Tous les intervenants sont égaux, la parole d’un président de la République, s’il intervient, ne peut peser plus que celle d’un autre citoyen. Ou alors, si le président ou un ministre participent, ils ne peuvent présider la séance, ni être sur une tribune ou au centre de la salle, afin que tous les participants soient égaux.

Quant aux restitutions et au compte-rendu final des débats, la CNDP doit en avoir la maîtrise, de sorte qu’ils ne soient pas biaisés par quiconque. Toutes ces règles, la puissance publique les connaît et le premier échange ne fait qu’y faire allusion. Alors pourquoi Damien Cazé demande-t-il à Chantal Jouanno de piloter le grand débat « à titre personnel » ? Le gouvernement souhaite-t-il obtenir la caution de la présidente de la Commission, sans saisine officielle, en s’émancipant des procédures démocratiques de la commission ?

Ce 5 décembre, un indice peut le suggérer. Il transparaît du courriel que Chantal Jouanno adresse au même Damien Cazé mais aussi à Thomas Fatome, qui est le directeur adjoint de cabinet d’Édouard Philippe.

Chantal Jouanno signale que deux ministres, Jacqueline Gourault et Muriel Pénicaud, « rencontrent demain les organisations syndicales et associations d’élus ». Et la présidente de la CNDP d’ajouter : « Elles envisagent de définir et valider la méthode et l’organisation du débat. Ceci n’est pas en cohérence avec la volonté affichée de confier à une autorité indépendante cette organisation pour en garantir la neutralité ».

En clair, il n’y a pas encore de conflit entre le pouvoir et la CNDP, mais celle-ci peut commencer à craindre que le gouvernement ne cherche à s’émanciper des règles d’un véritable débat démocratique.

Les jours passent, sans que Chantal Jouanno n’obtienne d’éclaircissements sur la méthode retenue par le gouvernement. Le 11 décembre, Chantal Jouanno écrit un courriel à Thomas Fatome et Damien Cazé, dans l’espoir d’avoir des nouvelles car l’échéance se rapproche. « Voyez-vous plus clair sur l’organisation du débat ? L’Élysée souhaite-t-il le piloter directement ? Si vous souhaitez l’hypothèse de la saisine de la CNDP, il faut le faire très rapidement car nous devons activer les budgets, les équipes pour mobiliser les prestataires.  

Dans la soirée, Damien Cazé vient lui poser une question : « Chantal, on peut mobiliser les équipes sans saisine formelle ? Car on risque d’avoir une gouvernance un peu compliquée…  » Le message est clair : la formule de « gouvernance un peu compliquée » suggère que le gouvernement cherche un moyen de ne pas effectuer de saisine de la CNDP pour échapper aux contraintes démocratiques que cela imposerait.

Le 12 décembre, Chantal Jouanno confirme à Matignon qu’elle ne pourra piloter le Grand Débat que dans le cadre d’une saisine officielle de la CNDP. Le 13 décembre, le ton commence à monter. Une réunion a lieu à l’Élysée. Le conseiller spécial de Macron, Ismaël Emelien, veut qu’il s’agisse d’un débat fermé, avec des sujets hors débat, contraire aux principes de la CNDP. Un autre conseiller évoque le nécessaire « filtrage du rapport final ». Pour la CNDP, les données, dans leur intégralité, doivent pouvoir être accessibles à tous, de sorte que chacun puisse vérifier la sincérité de la restitution à la fin du débat. Le 14 décembre, Édouard Philippe saisit officiellement la CNDP, mais les mots utilisés prolongent les ambiguïtés : « Je souhaite que la CNDP accompagne et conseille le gouvernement dans l’organisation de ce grand débat, et que vous assuriez personnellement cette mission. » Qui pilotera le grand débat : la CNDP ou le gouvernement ? La formule peut signifier que la CNDP n’aura qu’une mission d’assistance et que c’est le gouvernement qui sera le pilote.

Ce qui serait une remise en cause du principe de neutralité. La formule : Chantal Jouanno assurerait « personnellement cette mission » peut suggérer qu’elle ne le ferait pas és qualités de présidente de la CNDP mais à titre personnel, (pouvant) s’appuyer pour conduire cette mission « sur une équipe interministérielle ».

Le 17 décembre, la CNDP rend sa décision, publiée comme le veut la loi par le Journal officiel :

« Article 1 – La Commission, autorité administrative indépendante, accepte la mission d’accompagner et de conseiller le Gouvernement dans l’organisation du Grand Débat National et désigne sa Présidente, Madame Chantal Jouanno, pour qu’elle assure personnellement cette mission.

« Cet accompagnement se poursuivra jusqu’au lancement du débat.

« Article 2 – La poursuite de la mission jusqu’à la rédaction du rapport final suppose un engagement du Gouvernement à respecter les principes fondamentaux de la Commission Nationale du Débat Public. »

Il s’agit d’une réponse favorable à la condition que les règles du débat démocratique soient bel et bien respectées ! Mais : « Ils ne voulaient pas être contraints par les règles du débat public » dit-elle à Mediapart.

Le 18 décembre, sachant qu’il y a eu une réunion de travail peu avant entre l’Élysée et Matignon, elle demande à Thomas Fatome, le directeur adjoint de cabinet à Matignon, qui fera le rapport final : la CNDP comme le veut ses procédures ou le gouvernement ? Réponse peu avant minuit : « Point non abordé ».

Une réunion a eu lieu à Matignon, au cours de laquelle on lui a dit que la CNDP piloterait le Grand Débat, mais qu’elle serait assistée de personnalités faisant office de garants. Ce que Chantal Jouanno a refusé, pour la raison que le garant, le seul, ne peut être que la CNDP, puisque c’est précisément sa raison d’être. Pour lever les équivoques, la CNDP transmet au gouvernement ce 18 décembre « une proposition de méthode pour la conduite du Grand Débat National » (proposition qui figure dans le rapport final de la CNDP).

Dans ces recommandations figure celle-ci : « Nous déconseillons fortement de préciser publiquement avant le débat les « lignes rouges », c’est-à-dire les propositions que le gouvernement refusera de prendre en compte, et plus encore les sujets dont il ne veut pas débattre. L’expérience de la CNDP lui permet d’affirmer qu’afficher une telle position avant l’ouverture du Grand Débat National en videra les salles ou en radicalisera plus encore les oppositions. Un débat qui ne permet pas d’aborder l’option zéro d’un projet, son abandon, est systématiquement un échec. Nous déconseillons très fortement d’utiliser les mots de pédagogie, d’explication, ou tout autre terme qui laisse à penser que « les décideurs n’écoutent pas et se placent toujours dans une position de supériorité ». Généralement, l’expérience de la CNDP permet d’affirmer que la seule pédagogie acceptable lors d’un débat est la « pédagogie réciproque » et non unidirectionnelle. Un débat renseigne toutes les parties prenantes des points de vue, des arguments et des informations dont chacun dispose.

« Le débat ne sert pas à faire accepter les projets, mais à faire émerger leur condition de faisabilité. » Au chapitre « Neutralité et écoute pendant le Grand Débat National » figure cette recommandation : « Pendant le Grand Débat National, les membres du gouvernement comme les parlementaires doivent s’engager à adopter une posture d’écoute active […]. La posture d’écoute active implique de ne jamais prononcer de discours en ouverture, en clôture ou depuis une estrade, mais de répondre éventuellement aux questions posées. »


Le 21 décembre, Chantal Jouanno sait, par l’Élysée, que le Grand Débat ne se déroulera pas sous le pilotage de la CNDP. L’Élysée souhaite qu’elle s’implique, mais seulement à titre personnel. Par une lettre adressée ce 21 décembre à Édouard Philippe, elle lui fait savoir qu’elle ne peut pas se livrer à cet exercice.

En clair, dès le 21 décembre, Chantal Jouanno refuse la mission telle que le gouvernement la conçoit.

La lettre confidentielle de Chantal Jouanno à Édouard Philippe : « Le cabinet du président de la République a confirmé que la CNDP n’assurera pas le pilotage opérationnel du Grand Débat National, ni sa restitution. Le gouvernement a affiché sa volonté d’être le réceptacle de ce débat, sans instance tierce. Le gouvernement est libre de ce choix. Le cabinet du président de la République m’a demandé de poursuivre à titre personnel le pilotage de l’organisation du Grand Débat National et qu’un comité soit nommé à mes côtés pour garantir que ce débat soit neutre et que sa restitution soit sincère. Après réflexion et compte tenu des échanges avec les membres de la commission, je ne peux accepter cette mission, même à titre personnel.

Celle-ci n’est pas détachable de l’objet de la CNDP. Il ne serait pas compréhensible, ni justifiable, que la présidente de l’autorité administrative indépendante chargée de garantir le droit à la participation ne s’appuie pas sur celle-ci pour garantir le Grand Débat National. Cette position ne manquerait pas de susciter de vives critiques au sein de la Commission qui seraient fortement pénalisantes pour le bon déroulement du débat. Ainsi, je regrette de ne pouvoir donner une suite favorable à cette proposition et souhaite que ce Grand Débat National soit une belle occasion pour réconcilier la Nation et un bel exemple d’exercice démocratique. »

Panique à Matignon ! Le directeur de cabinet d’Édouard Philippe, Benoît Ribadeau-Dumas, adresse un SMS à Chantal Jouanno la priant instamment de ne pas se retirer.

Et le directeur adjoint de cabinet lui téléphone : « Ne fais pas cela ! Tu vas nous ruiner. On va trouver une solution… » Le 28 décembre, elle a la confirmation que tout espoir est vain. Sur le site du gouvernement qui annonce le Grand Débat, deux phrases ont été retirées du projet initial.

Un retrait lourd de sens, puisque les deux phrases disparues disaient ceci :

« Le compte-rendu [du grand débat] sera réalisé par la Commission Nationale du Débat Public ».

C’est le coup de pied de l’âne LREM : « Le 7 janvier La Lettre A sort son « indiscret » sur la rémunération de Chantal Jouanno et des sources gouvernementales multiplient les attaques contre la présidente de la CNDP. Le 8 janvier, Chantal Jouanno en vient à la conclusion que le gouvernement ne veut pas être contraint par les procédures du Débat Public. Elle annonce au gouvernement qu’elle met en application ce qu’elle annonçait au premier ministre, ce 21 décembre. Le 9 janvier, Chantal Jouanno annonce publiquement qu’elle ne pilotera pas le Grand débat. La Commission Nationale du Débat Public se réunit et ne peut qu’acter que les conditions ne sont pas réunies, puisque le gouvernement ne veut pas accepter les règles habituelles.

Voici la décision de la CNDP : La CNDF fait les constats suivants : « Considérant que tout débat public doit respecter les principes fondamentaux tels que, neutralité et indépendance des organisateurs, égalité de traitement des participants, transparence dans le traitement des résultats », la CNDP décide :

« Article 1 : La Commission prend acte du retrait de sa présidente de la mission d’accompagnement et de conseil du gouvernement dans l’organisation du Grand Débat National.

Article 2 : La Commission constate que sa mission de conception et de mise à disposition des outils nécessaires à l’organisation du Grand Débat National est accomplie.

Article 3 : La Commission réitère son souhait que le gouvernement s’engage à ce que le Grand Débat National se déroule dans le respect des principes fondamentaux du débat public. »

Le 10 janvier, une réunion de passation du dossier a lieu entre la CNDP, dont la mission s’arrête, et le Service d’information du gouvernement (SIG). Alors que la CNDP défend un débat avec « des thèmes ouverts et pas de lignes rouges », le SIG veut une « fermeture des thèmes ». Et tout est à l’avenant. Alors que la CNDP défend « une posture d’écoute du décideur », le gouvernement veut confier à deux ministres, qui seront juges et parties, la gestion et le pilotage du grand débat, etc. Jusqu’à la restitution qui aurait été transparente, sous la responsabilité de la CNDP, et qui va passer sous le filtre du gouvernement, au risque d’être orientée… »

« Ce n’est pas ça un Grand Débat… On n’avait pas prévu de faire une opération de communication mais un Grand Débat, on avait prévu de faire une plateforme numérique totalement ouverte […] où tout le monde pouvait échanger sur n’importe quel sujet… Le Grand Débat est faussé… Nous n’avions pas voulu que le Grand Débat se résume à un questionnaire sur quatre thèmes, nous avions dit [au gouvernement] : « Aujourd’hui le Grand Débat se limite pour vous à la possibilité de ne débattre que des quatre thèmes et de ne répondre qu’aux questions qui sont posées par le gouvernement. Ce n’est pas ça un Grand Débat. »
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Jeu 31 Jan 2019, 08:26

On comprend mieux comment une fois de plus la manufacture de brouillard a été employée...
La position de Jouhanneau se précise et la publication de son salaire en vue de la discréditer s'explique.

En bref c'est : "tu ne marches pas dans la combine on te flingue" !"
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lorenzaccio



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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Jeu 31 Jan 2019, 15:56

Il vous reste le VRAI débat démocratique et non biaisé de certains gilets jaune. Le choix aussi d'organiser des réunions débats de ceux qui ne se sentent ni gilets jaunes ni macronistes..
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 02 Fév 2019, 08:43

Chantal Jouanno découvre le double jeu de Macron

https://www.minurne.org/billets/19821

Le 5 décembre 2018, Chantal Jouanno, présidente de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), est sollicitée pour « assurer l’impartialité et la neutralité du grand débat national« . Elle touche 14 666 € bruts en tant que présidente, on lui dit que le décret de sa nomination prévoit 15 000 € pour sa rémunération en tant que gestionnaire du Grand Débat, dès quelle aura accepté le poste.

Mais C. Jouanno comprend vite que la présidence et le gouvernement n’ont aucunement l’intention de respecter l’impartialité et la neutralité du débat. Car en réalité, le « Grand Débat » n’est qu’une une opération de communication imaginée par l’Élysée qui voudrait que la CNDP en soit la caution morale. Au fil des échanges de mails avec les cabinets de la présidence et du premier ministre, elle va de découverte en découverte. Dès le 5 décembre, elle apprend que deux ministres, Jacqueline Gourault et Muriel Pénicaud, «rencontrent demain les organisations syndicales et associations d’élus» pour définir et valider avec eux la méthode et l’organisation du débat.

Il y a donc une connivence Élysée-syndicats-maires LREM pour rouler les Gilets Jaunes et les Français dans la farine.

Elle proteste par écrit : « Ceci n’est pas en cohérence avec la volonté affichée de confier à une autorité indépendante cette organisation pour en garantir la neutralité ».

Plus le temps passe, plus l’escroquerie devient évidente
Les deux cabinets – celui du Premier Ministre et celui du Président – restant silencieux, elle les relance le 11 décembre et obtient comme réponse du cabinet du Premier Ministre « Chantal, on peut mobiliser les équipes sans saisine formelle ? Car on risque d’avoir une gouvernance un peu compliquée…«

Habituée au jargon des énarques, elle a maintenant la certitude que non seulement le président n’a aucune intention de respecter les règles d’un débat démocratique, mais qu’il veut aussi utiliser les équipes du CNDP sans procéder à la saisine légale de celui-ci, ce qui aurait mis leur coût à la charge de la présidence, et d’utiliser son nom à elle, mais seulement son nom, comme caution de moralité.

Les conclusions du Grand Débat seront rédigées par l’Élysée
Le 13 décembre, réunion à l’Elysée, Ismaël Emelien du cabinet du Premier annonce qu’il s’agit d’un « débat fermé« , avec des sujets mis hors débat – ce qui est contraire aux principes de la CNDP. Un second sujet de désaccord apparaît quand un conseiller évoque le nécessaire « filtrage du rapport final ». Ce qui est pour la CNDP tout aussi inacceptable car les données, dans leur intégralité, doivent pouvoir être accessibles à tous, de sorte que chacun puisse vérifier la sincérité de la restitution à la fin du débat. Edouard Philippe insiste pour que la CNDP participe, mais le 17 décembre celle-ci répond sur le journal Officiel qu’elle est d’accord, mais seulement si les règles d’un débat démocratique sont respectées et sa présidente pas mise sous tutelle ministérielle. Philippe lui fait dire que bon, pas de CNDP, mais qu’elle participe à titre personnel.

La CNDP et Chantal Jouanno renoncent
Le 21 décembre elle répond qu’il n’en est pas question mais ne fait pas connaître publiquement sa réponse. Le directeur de cabinet de Philippe panique et lui maile « Ne fais pas cela ! Tu vas nous ruiner. On va trouver une solution…« . Il n’y aura pas de solution et C. Jouanno annonce le 4 janvier sa démission.

Ce qui permettra au gouvernement de se venger de ce refus, dès le 7 janvier en laissant « fuiter » la rémunération de 15 000 € proposée à C. Jouanno comme si elle l’avait acceptée, ce qui n’est pas le cas, et des sources gouvernementales multiplient les attaques contre la présidente de la CNDP via la presse aux ordres.

Chantal Jouanno se venge à son tour en confiant à Mediapart que le gouvernement a utilisé la « plate-forme » préparée par CNDP, « sauf qu’en fait, ils ont tout refait », dit- elle. «On n’avait pas prévu de faire une opération de communication mais un grand débat, donc on avait prévu de faire une plateforme numérique totalement ouverte, […] où tout le monde pouvait échanger sur n’importe quel sujet. » « Le grand débat est faussé », ajoute-t-elle. « Nous n’avions pas voulu que le grand débat se résume à un questionnaire sur quatre thèmes, nous avions dit [au gouvernement] : “Aujourd’hui le grand débat se limite pour vous à la possibilité de ne débattre que des quatre thèmes et de ne répondre qu’aux questions qui sont posées par le gouvernement”, ce n’est pas ça un grand débat. »

Mensonges et magouilles pour truquer le Grand Débat

Merci, Madame, de le dire publiquement et de révéler ainsi les mensonges et les magouilles de la présidence pour garder le pouvoir en truquant le Grand Débat.

Car cet épisode du Grand Débat fait partie d’un plan issu de l’intelligence « complexe » du président, toujours persuadé qu’il est le plus intelligent des Français et donc que personne ne comprendra la perversité de son jeu.

Il a tort, il y a plus intelligent que lui, et de beaucoup, puisque plusieurs leaders de Gilets Jaunes ont par exemple immédiatement compris que la démission fictive, et le ralliement aux Gilets Jaunes de la militante LREM Ingrid Levavasseur et la création du parti Gilets Jaunes ne sont qu’une arnaque destinée à fragmenter les voix de la droite à l’élection européenne.

http://www.leparisien.fr/politique/le-grand-debat-est-fausse-chantal-jouanno-denonce-une-operation-de-com-25-01-2019-7996479.php

Le plan Macron pour gagner aux européennes
1 : Le Grand débat va affaiblir les Gilets Jaunes en en éloignant pendant quelques semaines les Français occupés à réfléchir et écrire leurs réponses aux questions posées dans la Lettre.

2 : Faire des promesses de changements, comme sur les 80 km/h, le RIC, la CSG, ou d’autres réclamations, mais reporter leur mise en œuvre après les élections.

3 : Si LREM est en tête devant le RN, annoncer que la légitimité de la politique macronienne étant prouvée, on continue les hausses d’impôts, de taxes et les réductions des libertés sans rien changer.

4 : Si LREM n’est pas gagnante, ne pas démissionner ou dissoudre l’Assemblée, mais trouver une autre affaire pour gagner encore du temps, par exemple accuser les Gilets Jaunes d’être soutenus par Poutine.

5 : Lancer et financer un parti « Gilets Jaunes » bien marqué à droite pour prendre des voix à la droite, mais avec des militants LREM qui reviendront à leur parti d’origine ensuite.

L’Imprécateur
30 janvier 2019

1 : Source Swissinfo.ch qui a retrouvé la trace de son inscription au PS. Macron a cessé de payer ses cotisations en 2009, mais sans démissionner officiellement, pour pouvoir dire à gauche qu’il est toujours socialiste de cœur, à droite qu’il n’est pas socialiste.

2 : Marc Endeweld, « L’ambigu Monsieur Macron«

3 : Source Wikipedia. Mais le 24 octobre 2014, il déclare au fisc 156 000 €, et 63 048 € en 2016 ! La disparition des 2,8 millions € n’a jamais été éclaircie.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 02 Fév 2019, 09:17

lorenzaccio a écrit:
Il vous reste le VRAI débat démocratique et non biaisé de certains gilets jaune. Le choix aussi d'organiser des réunions débats de ceux qui ne se sentent ni gilets jaunes ni macronistes..

L'idée est excellente encore faut il que la synthèse des différents débats reflète l'opinion des citoyens.
Ne parlons même pas de l'organisation officielle manipulée des pseudo débats à grand spectacle que l'on nous inflige sur de multiples chaines qui ne trompent plus personne.

A partir du moment où certains sujets sont "oubliés ou interdits" et les question fermées... le tout in fine touillé par une autorité gouvernementale non indépendante... je ne vois plus trop l'intérêt.

En près de deux ans pour moi le crédit accordé au gouvernement est voisin de 0. Comme l'exprimait avec beaucoup de modération et un peu d'humour lors de réunions officielles avec des tiers un collègue, "il serait bon de reprendre l'affaire à l'origine car un déficit de confiance s'installe"

Maintenant que l'on connait l'historique du grand débat et surtout les coulisses de la mise en place... doit on attendre un résultat qui corresponde à la fois aux attentes et surtout à la réalité des volontés des électeurs ?

Les dessous de l'affaire jouhanneau que maintenant nul ne peut ignorer sinon à le vouloir sont révélateurs... et accablants.
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lorenzaccio



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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Dim 03 Fév 2019, 18:21

Les soit-disant révélations off des bisbilles de C.Jouanno et de ses anciens amis font aussi penser à ce qu'elle veut se refaire une virginité après la parution de son salaire un peu choquant..
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Dim 03 Fév 2019, 21:26

lorenzaccio a écrit:
Les soit-disant révélations off des bisbilles de C.Jouanno et de ses anciens amis font aussi penser à ce qu'elle veut se refaire une virginité après la parution de son salaire un peu choquant..

Salaire "normal" pour les copains chomeurs recasés dans les comités théodule...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 09 Fév 2019, 03:57

Audiences en chute libre : la diffusion du Grand Débat arrêtée ?

/ Vendredi 8 février 2019 à 22:30


Politique. En raison des faibles audiences des derniers débats animés par Emmanuel Macron, leurs retransmissions pourraient être arrêtées.

Les chiffres sont impitoyables. Comme le relaye Le Parisien ce vendredi 8 février, les audiences des débats animés par Emmanuel Macron aux quatre coins de l’Hexagone sont en berne. Selon les précisions du quotidien, plus de 1,2 million de téléspectateurs ont regardé le lancement du grand débat national à Grand-Bourgtheroulde (Eure) : 700 000 personnes devant BFMTV (4,5 % de PDA), 280 000 pour LCI (1,8 %). Le deuxième, à Souillac (Lot), a fait un peu moins bien : 1 million au total, dont 475 000 pour BFMTV (3,1 %).

Un manque à gagner pour les chaînes d’info
Mais la tendance est clairement au désintérêt des téléspectateurs. En effet, les deux derniers débats n’ont pas rencontré le succès espéré. Lundi, ils n’étaient plus que 270 000 sur BFMTV (1,4 %) pour écouter Emmanuel Macron à Evry-Courcouronnes, et moins de 140 000 pour LCI (0,7 %). « Les chiffres parlent d’eux-mêmes », sourit un patron de chaîne info dans les colonnes du Parisien. Le quotidien explique que la diffusion du Grand Débat pourrait ainsi être arrêtée dans la mesure où les chaînes doivent supprimer toutes leurs interruptions publicitaires pendant plusieurs heures.

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thierry

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 09 Fév 2019, 09:44

On en pense ce que l’on veut mais il y a déjà 700 000 contributions au grand débat, et on devrait passer le un million.

Ensuite un Président qui s’implique à un tel niveau dans le débat, c’est du jamais vu. Ce qui aurait pu être un machin de plus (style Grenelle de ...) est un vrai dialogue avec les élus locaux ou depuis une semaine avec les jeunes, on ne peut que s’en féliciter. Même le premier ministre s’y met.

Pour l’instant la réponse aux gilets jaunes (et aux français) est bien menée et au bon niveau

Ça se voit dans les sondages ou Macron a pris 6 points, Mélenchon en a perdu 10, et Miss Le Pen serait encore et toujours perdante à un 2 eme tour de présidentielle



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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 09 Fév 2019, 09:51

C'est effectivement une belle campagne électorale menée en dehors de toutes les règles et avec le pognon de l'état...

En bref la totale !

Peut être qu'au niveau de l'objectivité ce n'est pas tout à fait dans les règles mais le freluquet se vante de les transgresser donc nous sommes dans la logique comportementale.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 09 Fév 2019, 09:56

Pourquoi le Président serait il le seul à ne pas participer au débat?

De plus c’est lui qui est directement remis en cause par les gilets jaunes.




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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Sam 09 Fév 2019, 10:00

Au niveau du blabla c'est un vrai fidel castro...

Il peut se reconvertir en animateur télé après la politique.

Pour le reste en matière de campagne électorale il y a des règles...

In fine comme on va maintenir le cap car c'est le bon... on se fout de la gueule de l'électeur... et des naïfs qui pensent faire évoluer la situation.

Cause toujours on s'en fout ! mais tout de même on fait sa pub aux frais de l'état et au détriment des adversaires.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Dim 10 Fév 2019, 09:22

La démocratie Potemkine est bien réelle La démocratie officielle de Macron en cache-misère de la démocratie réelle
par
Yves Mamou
- 9 février 2019
________________________________________
Nos institutions auraient-elles bricolé à notre insu une démocratie officielle, chargée de cacher la misère de la démocratie réelle? Des propos d’Emmanuel Macron à la loi « anti-casseurs », de plus en plus d’éléments récents le laissent penser.
________________________________________

Le déferlement des gilets jaunes fait jaser et s’empoigner dans les chaumières de France. Mais l’évènement a un avantage : il oblige chacun à définir ce que « démocratie » signifie, pour lui-même et pour les autres.

Apparemment, tout va bien
Certains affirment que la démocratie et ses institutions moulinent normalement : le gouvernement gouverne, l’Assemblée vote des lois, les médias médiatent, la justice condamne, la police réprime, les chômeurs chôment… Elles n’ont donc pas besoin d’adjuvant. Certes, mais quel sens donner alors à ces centaines de milliers de gilets jaunes, qui, surgis de la périphérie où tous les avaient oubliés, réclament avec insistance le droit à un référendum d’initiative citoyenne (RIC) ?
Et plusieurs questions de surgir. A quoi bon un droit à un référendum d’initiative citoyenne si la démocratie officielle (gouvernement, assemblées…) fonctionne dans le sens de l’intérêt général ? Nos institutions auraient-elles bricolé à notre insu une démocratie Potemkine, du nom de ces villages factices construits à la hâte pour illusionner la tsarine Catherine II sur l’état de son pays ? Et ces « gaulois réfractaires » – jamais expression ne fut si bien trouvée -, armés des symboles vieillots de l’identité nationale (drapeau tricolore, hymne national) chercheraient-ils à dire qu’une démocratie qui exclut une partie de la population n’est pas une démocratie ?

La révolte qu’ils n’ont pas vu venir
Les institutions (Insee, Dares, Drees, préfectures, police territoriale…) qui auraient dû informer l’Etat (et les médias) de l’humeur des différents segments de la société, toutes ces institutions qui auraient dû anticiper la crise gilet jaune n’ont rien vu venir. Comme l’explique le géographe Christophe Guilluy, les gilets jaunes dans toutes leurs dimensions géographique, sociale, économique, culturelle étaient « sortis des écrans radar de la classe politique, du monde intellectuel, du monde universitaire et du monde syndical ».
Quand le renseignement et la statistique sont borgnes et ne fonctionnent qu’au profit de la partie officielle de la population, ils deviennent un outil au service du pouvoir. Le gouvernement a alors obéi aux radars : il a décrété que ce qui surgissait de la partie invisibilisée du paysage était illégal. La démocratie officielle a alors sans cesse minoré les chiffres de la contestation des gilets jaunes et a accusé les gaulois réfractaires d’incarner une marge raciste, antisémite, casseuse, délinquante.

Démocratie officielle et peuple réel

La démocratie officielle ne fonctionne que pour la partie officielle de la population. Et les troupes de la démocratie officielle sont  la population des grandes villes qui profitent de la mondialisation et les populations immigrées pauvres qui sont à leur service. Le gouvernement a donc multiplié les gestes en direction de la population officielle : il a signé le pacte de Marrakech qui fait de l’immigration un droit de l’homme, il a décidé de rapatrier les djihadistes de Syrie parce qu’ils étaient « Français » et il a lancé un processus de mise au placard de la loi de 1905 sur la laïcité. Trois gestes forts qui confirment le soin que le gouvernement prend de la population officielle.
Les autres n’ont droit qu’à un coup de com, le « grand débat ». Soit un président qui mouille sa chemise devant des assemblées d’élus locaux et une ministre qui a passé une soirée à établir des cahiers de doléances avec Cyril Hanouna.

Une information officielle pour une démocratie officielle
Et comme il se peut que les coups de com offerts aux gilets jaunes ne suffisent pas, la démocratie officielle s’est aussi dotée d’une nouvel outil de relégation de la démocratie réelle. La loi dite « anti-casseurs », votée en février, a transféré aux préfets – les nouveaux magistrats de la démocratie officielle – le droit d’interdire de manifester, un droit constitutionnel dévolu à chaque citoyen. Ce n’est plus la justice qui bride la liberté de mouvement d’un individu au nom de la loi et de l’intérêt général, mais le ministère de l’Intérieur qui bride la liberté d’expression des gêneurs de la démocratie officielle.
La démocratie officielle fonctionne sur le rêve de l’information unifiée qui engendrerait les « bons » comportements. A Souillac, le 18 janvier, devant une assemblée de maires, Emmanuel Macron a parlé d’ « hygiène démocratique du statut de l’information ». Le président a osé un parallèle hygiéniste que l’on pensait inimaginable dans une société démocratique : la santé physique et la capacité de jugement doivent obéir à des règles définies par l’Etat.

Le grand débat de ceux dont la parole n’est rien

A Souillac, Emmanuel Macron a expliqué aux maires que toutes les paroles n’étaient pas égales et que dans certaines circonstances (perte d’autonomie des personnes âgées, environnement…), la parole des experts primait sur le jugement de tel ou tel d’entre nous.  « Quand on parle de transition environnementale, il faut une parole scientifique qui ne vaut pas la même chose que celle d’un simple citoyen. » Mais quelques jours plus tard, le 4 février, face aux élus locaux d’Outre-mer qui se plaignaient de voir leurs concitoyens mourir de l’usage du chlordécone, un pesticide utilisé dans les bananeraies, Emmanuel Macron a déclaré : « Il ne faut pas dire que c’est cancérigène. Sinon, on alimente les peurs. » Un élu lui parle de l’étude du Pr. Blanchet du CHU de Pointe-à-Pitre, et de Luc Multigner, de l’Inserm. « Mais Blanchet disait clairement que c’était cancérigène ? », demande Emmanuel Macron. Le sénateur confirme, il en a lui-même discuté avec l’intéressé, l’a écouté dans un colloque. « C’est l’étude Blanchet de quelle année ? », insiste le président. Evidemment, cette technique du détail – quelle année l’étude ? – que les inspecteurs des finances utilisent pour discréditer leurs contradicteurs dans les réunions interministérielles, a aussi fonctionné face aux élus d’Outre-mer de bonne foi. Quelle année l’étude ? Ils ne savaient pas. Donc, ils avaient tort.

La démocratie n’existe pas pour le gouvernement

Début février, devant quelques journalistes rassemblés pour l’occasion, Emmanuel Macron s’est de nouveau dit « inquiet du statut de l’information et de la vérité dans notre démocratie ». En d’autres termes, pour éviter que la parole profuse qui s’épanche sur les réseaux sociaux, les chaînes d’info en continu et les médias ne brouille la vérité officielle (qui marche avec la démocratie officielle), le « mensonge » (qui marche avec la démocratie réelle) doit être mis sous le boisseau. Deux mesures ont été imaginées : des « tiers de confiance » pourraient être mis en place par l’Etat pour certifier le vrai du faux dans les médias et l’anonymat serait interdit sur les réseaux sociaux. En d’autres termes, la censure de l’Etat pour les médias et la censure du collectif professionnel ou familial pour les individus qui exercent leur droit à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
Malgré les efforts du gouvernement pour durcir les règles de fonctionnement de la démocratie Potemkine, les gilets jaunes n’ont pas totalement perdu l’assentiment de la population. François Sureau, avocat et écrivain, disait dans Le Monde : « Je crois que la grande majorité des Français pense que ce quelque chose d’insaisissable qui fait descendre dans la rue doit être respecté. Au prix même des débordements. Parce que c’est de l’air de la démocratie qu’il s’agit. Le gouvernement veut le raréfier parce que ça l’arrange. Mais la démocratie n’existe pas pour arranger le gouvernement. »
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 07:51

Grand débat: la « parole libérée », ce n’est pas pour les Français… On ne peut toujours pas débattre de ce dont il faudrait débattre

par Thierry Lentz  - 10 février 2019

________________________________________

A force de dire qu’elle allait le faire, la France a fini par crier sa colère. Pour la calmer, elle a grand besoin de se parler. Mais le « grand débat » verrouillé qui lui est proposé n’arrangera rien…
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Au-delà d’un réel « ras-le-bol » fiscal, subliminalement réduit aux usages de l’automobile par l’emblème du gilet jaune, c’est de maux plus profonds et anciens que souffre notre vieux pays. La crise actuelle ne paraît dès lors guère soluble dans un « grand débat » à quatre thèmes et quarante questions, l’aménagement du 80 km/h ou quelques impôts en plus et en moins. Et même en admettant que le happening national parvienne à imposer une accalmie (ce qu’on ne peut que souhaiter), la solution sera provisoire, avec la quasi-certitude d’avoir reculé pour mieux (re-)sauter.

On leur a demandé de se taire

Si les officiels et les commentateurs détectent sous les chasubles une « crise de la citoyenneté » et tentent de rebondir avec un nouveau concept creux, le « faire nation » (pour remplacer le démonétisé « vivre-ensemble »), ils sont peu nombreux à se risquer publiquement à en tirer les conséquences. Et avant cela à s’autoriser à dire que, depuis deux mois, nous récoltons en réalité ce que nous avons semé pendant plusieurs décennies. Il est bien tard en effet pour en appeler à tous les respects – de la loi, des biens publics ou privés, des institutions représentatives, des forces de l’ordre, des corps intermédiaires… – après avoir systématiquement sapé la légitimité de tous ces points d’ancrage d’une vie en commun pacifiée. A entendre certains, ces consensus indispensables auraient disparu par quelque regrettable miracle. Or, nous savons tous – sans oser toujours se l’avouer – quand, pourquoi et comment les choses en sont arrivées là.

Depuis cinquante ans, des Cassandre ont dénoncé, sous toutes les formes possibles, les dangers des choix imposés à notre société au nom de vérités « modernes », « supérieures » et bientôt « incontestables ». Ceux qui rejetaient ces oukases ont été invités, souvent sans ménagements et sous les quolibets, à aller jouer les oiseaux de mauvais augure ailleurs, à savoir dans leur monde dépassé, réactionnaire, poussiéreux et rance. Leurs prophéties sont désormais accomplies : toutes les démissions et aveuglements qui ont suivi la « libération » soixante-huitarde, soutenues et parfois même encouragées par tout l’échiquier, produisent leurs effets. Il a fallu pour cela deux générations.

« Ça va péter ! »

Voici des années que nos dîners – en ville, en famille, à la campagne – s’achevaient par cette promesse répétée : « Ça va péter ! » Et, c’est vrai, le remue-ménage que nous vivons aurait pu avoir lieu il y a cinq ans ou dans cinq ans. On l’attendait ailleurs, sur le front des banlieues, à la rigueur dans des affrontements avec l’islamisme intégriste. Après avoir été retardé par de bons papas-gâteaux jonglant avec les milliards qu’ils n’avaient pas et nous serinant que nous pouvions dormir tranquilles, le mouvement a été provoqué par des premiers de cordée pressés et malhabiles, convaincus que le calme de la France « périphérique » était une soumission.

Cette France-là, qui est rurale comme urbaine, ouvrière et employée, blanche et multicolore, avec ou sans gilets, ne savait pas trop jusqu’ici comment rappeler à l’ordre ces nombrilistes contents de leurs martingales. Ils continuaient donc à semer, arroser et développer amoureusement un jardin d’absurdités. Leurs vérités décrétées créaient pour notre bien un nouveau monde obligatoire, avec une école sans instruction et sans discipline, un bricolage législatif et budgétaire anesthésiant, la prise en charge publique du moindre de nos malheurs, une justice douce aux humbles, la négation de toute idée de nation, d’histoire, voire même de culture françaises, la certitude que la seule vie qui vaille est celle qui ne connaît ni évaluation ni compétition, que l’égalité vraie consiste à prendre aux « mauvais riches » (forcément mauvais) pour sauver les « gentils pauvres », etc. Le tout était assaisonné par la culpabilisation impitoyable et méprisante des retardataires ou la marginalisation des sonneurs d’alarme.

Le grand débat confisqué
Nous avons ainsi insensiblement (mais presque consciencieusement) désactivé les règles de la vie en société, ses contraintes nécessaires, ses renoncements volontaires et les devoirs qu’impose le bien commun, qui n’est pas toujours (même s’il faut le tenter) la satisfaction de chacun. Petit à petit, la citoyenneté est devenue une notion indéfinie, personnalisée (comme tout ce que nous propose aujourd’hui le commerce) et sans contrepartie. Pour paraphraser l’enseignante Barbara Lefebvre1, nous avons créé deux générations « j’ai le droit »… celui de tout refuser, celui d’une colère à tout casser, celui du rejet des règles du jeu d’apparence désavantageuses et, si l’on osait, celui de croire au Père Noël.

Pour indispensable qu’il soit, car toute autre solution aurait été un saut dans l’inconnu, le « grand débat » ne sera probablement qu’un cautère sur une jambe de bois. On a de toute façon déjà prévenu les citoyens qui voudraient y participer qu’il faudra rester raisonnable, concret et presque technique. Rien pour le moment sur l’identification des processus de délitement et la restauration de valeurs structurantes. Rien sur un effort de fond qui rendrait furieux – mais tant pis – les « people » pétitionnistes et les groupes de pression dépositaires du « bien ». Rien sur une volonté de s’attaquer aux couches encalaminées de nos renoncements. Et si jamais il venait à l’esprit des contributeurs d’aborder ces sujets, on les laissera aller dans tous les sens et vers tous les excès, ce qui donnera une bonne raison de ne pas tenir compte de leur avis. Encore une occasion manquée.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 18:50

Cet article est excellent (et oui c'est un Thierry)

Mais je comprends pas la conclusion qui est de dire que le combat est confisqué. Mais non justement il est ouvert, prenons le en main, façonnons le, utilisons le.

C'est dans cette conclusion 'on ne peut rien faire' que réside notre mal. Cette incapacité à oser, à pouvoir agir, à pouvoir se tromper (oui on peut se tromper sans perdre la face).

Notre incapacité à sortir des carcans, à sortir de nos pseudo principes, de notre histoire.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 19:30

Lorsque certaines questions ne sont pas " bienvenues " (dans un premier temps elles étaient interdites) et que l'on annonce que le cap est bon donc ne sera pas changé... sauf à être d'un optimisme qui confine à la débilité on ne peut qu' être incrédule sur l'utilité de l'affaire...

Il restera de cette opération une opportunité de faire aux frais des contribuables une opération présidentielle de propagande nationale.

L'imposture est si flagrante qu'elle n'échappe plus à personne sauf aux macrondolatres.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 20:01

Je n’ai pas vu de vigile sur les cahiers de doléances

Je n’ai vu aucun frein dans les débats qui ont été retransmis

Mais par contre je vois bien la stratégie de ceux qui poussent des grands cris au loin mais qui se defaussent quand il faut assumer et proposer.

Ce serait tellement dommage qu’il ressorte quelque chose de positif de tout cela lol
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 20:07

et c'est reparti...

le cap est bon et il ne changera pas... dixit macron... donc on va débattre pour rien.

Sans compter les dossiers dont on ne veut pas débattre qui seront mis au rencard.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 20:19

Les gilets jaunes sont la manifestation d’une france qu’on n’écoute plus depuis 40 ans.

Et certains nous disent qu’il faut continuer à ne pas lui donner la parole, qu’elle ne doit pas se présenter aux élections.

Dont acte
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 20:41

La dictature c'est ferme ta gueule...

la démocratie c'est cause toujours...

macron est passé de la première position à la seconde tout et décidant : je suis mon cap parce que c'est le bon.

Dois je citer les occasions où il a répété ces paroles y compris lors de ses prestations à la fidel castro ?

Donc ça cause et on attend le résultat... sans illusion.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 12 Fév 2019, 20:47

Le gouvernement veut organiser des débats… dans les prisons !
Par Auteur valeursactuelles.com / Mardi 12 février 2019 à 08:34 5


La garde des Sceaux Nicole Belloubet s’est dite favorable à la tenue de débat en milieu carcéral, y compris en présence des victimes.

Le grand débat national voulu par le gouvernement doit concerner tout le monde, y compris les prisonniers. « Tous les débats sont utiles. Nous en aurons en prison, dans les juridictions, pourquoi pas avec les victimes? », a affirmé Nicole Belloubet sur BFMTV, lundi 11 février.


« Une infantilisation excessive des détenus »
Une rencontre entre détenus et victime pour évoquait le système judiciaire, Nicole Belloubet y est favorable depuis longtemps. Dès janvier, la garde des Sceaux se disait en faveur de la tenue de débat en milieu carcéral. Voire même, de participer elle-même à plusieurs grands débats en détention.

Une idée appuyée par la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, pour qui c’est « une très bonne chose ». « Tout ce qui permettra une expression plus importante des détenus est une très bonne chose, car il y a une forme d’infantilisation tout à fait excessive des détenus par le système carcéral qui fait qu’ils n’ont la parole sur rien », avait ajouté la contrôleuse générale, rapporte l’Express.

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mer 13 Fév 2019, 08:55

tonton christobal a écrit:
La dictature c'est ferme ta gueule...

la démocratie c'est cause toujours...

macron est passé de la première position à la seconde tout et décidant : je suis mon cap parce que c'est le bon.

Dois je citer les occasions où il a répété ces paroles y compris lors de ses prestations à la fidel castro ?

Donc ça cause et on attend le résultat... sans illusion.

Vous êtes très représentatif de cette administration qui refuse tout débat si l'on est pas d'accord avec elle, et si on a l'outrecuidance d'argumenter dans uns sens différent.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mer 13 Fév 2019, 09:16

Désolé je ne représente personne, je ne suis pas en charge d'évangéliser les masses, je n'ai pas de mandat à défendre.

Comme chacun j'ai des avis qui n'engagent que moi, me semblent bien valoir ceux des autres... et ont l'avantage n'étant pas au pouvoir de ne pas causer d'ennuis à autrui.

Ceci dit que mes avis ne plaisent pas à tout le monde n'est pas une surprise et n'est pas mon problème tant que l'on reste dans l'échange de bon aloi ce qui n'est pas toujours gagné.
Si parfois ils font réfléchir ne serait ce que pour me contredire ce n'est déja pas si mal...comme je n'ai pas à plaire et aucune élection à laquelle je sois candidat, tout va bien.

Donc à défaut d'argumentaire cohérent on continue sur le plan des attaques personnelles, comme d'habitude.

Pour ma part je ne me demande surtout pas de qui ou de quoi vous êtes représentatif. Je ne suis pas curieux.

NB : avec le supposé "grand débat" nous ne sommes pas dans un cadre administratif mais dans le champ bassement politicard d'une campagne électorale personnelle payée par les électeurs contribuables ce qui est très différent...
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lorenzaccio



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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mer 13 Fév 2019, 15:12

Macron quant-il dit ne pas vouloir changer de cap, il ajoute que l'acte 2 de son mandat sera différent dans sa façon de faire et d'écouter mais sans doute pas en adoptant les programmes des Insoumis, du PC ou du RN. Il ne parle pas d'abandonner la réforme de l'état mais espérons celle des citoyens qui ne se sentent pas responsables de l'utilisation pas toujours correcte de leurs taxes et impôts.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Jeu 14 Fév 2019, 07:12

lorenzaccio a écrit:
Macron quant-il dit ne pas vouloir changer de cap, il ajoute que l'acte 2 de son mandat sera différent dans sa façon de faire et d'écouter mais sans doute pas en adoptant les programmes des Insoumis, du PC ou du RN. Il ne parle pas d'abandonner la réforme de l'état mais espérons celle des citoyens qui ne se sentent pas responsables de l'utilisation pas toujours correcte de leurs taxes et impôts.

En permanence : "en même temps" que l'on fait le show au grand débat tout en affirmant que l'on maintient le cap "car c'est le bon" (sic)

Si le président s'y retrouve c'est parfait, pour ma part il faudra sans doute m'expliquer comment l'organisation étatique étant remise en cause on va faire des réformes sans changer "le cap"...

Le suivi du cap étant d'ailleurs aussi confirmé par lemaire , ce qui en matière de pression pour ne pas dire racket fiscal sur les classes moyennes a son importance.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Jeu 14 Fév 2019, 09:13

Je regardais hier soir l’épisode du grand débat ou 10 français étaient en face du 1er ministre.

Visiblement pas de censure, aucun sujet interdit

Mais il était inintéressant de voir comment les français attendent tout de l’état qui doit: les aider à acheter une voiture électrique, pénaliser le sur emballage, maintenir des enseignants la ou il y a moins d’élevés, maintenir des hôpitaux la ou il y a moins de population etc, et évidement en réduisant les impots.

Je jour ou tout le monde comprendra que l’État est le problème et non pas la solution, ca ira surement mieux.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Jeu 14 Fév 2019, 10:05

Le jour où l'état traitera en priorité ses missions régaliennes... on peut rêver.
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Dim 17 Fév 2019, 07:51

« Le grand débat national : je pensais que c’était 60 millions de français qui donnent leur avis pendant plusieurs jours, en fait c’est Emmanuel Macron qui donne son avis à 60 millions de français pendant plusieurs heures ! » Anne Roumanoff.

https://youtu.be/9pSFLZdYml4

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 19 Fév 2019, 20:17

On a le sentiment que la France est entrée de nouveau dans une de ses phases de haine : haine contre les juifs, les musulmans, Emmanuel Macron, les journalistes, les puissants, les riches, les dominants, l’Europe: ce n’est pas encourageant
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Mar 19 Fév 2019, 20:39

Il y a surtout de quoi être découragé...
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Aujourd'hui à 09:54

Pour en revenir au grand débat: 500 000 pages de documents ont été recueillies par les préfectures. C’est donc un succès.

Mais les 2 étapes à venir: la synthèse et la proposition aux français vont être les plus difficiles de tout le processus.

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Aujourd'hui à 10:19

si on attendait ce qui va résulter de l'opération avant de se congratuler ?
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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Aujourd'hui à 10:46

C’est vrai que l’on pourrait être négatif du début à la fin

C’est tellement mieux d’être négatif: à permet d’avoir une posture et d exister

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MessageSujet: Re: Le mythe du Grand Débat National : une communication politique ordinaire à la Macron   Aujourd'hui à 11:05

On pourrait surtout tenir compte du passé...

Entre "la route du fer est coupée", "nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts" et le meilleur pour la fin "mr Hitler est perdu et il le sait" le tout en 1940 ...

sans compter les "allemandes on les aura" ... là c'était vrai : pendant 4 ans à Paris...on les a eu...

On se calme, on boit frais et on attend le résultat tangible de l'opération.
A ce jour macron n'a pas du tout amélioré ma situation bien au contraire et je crois ne pas être le seul ... donc je suis attentif.

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