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 Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?

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tonton christobal

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MessageSujet: Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?   Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ? EmptyJeu 27 Juin 2019, 08:02

RAPPORT PARLEMENTAIRE
Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?

Pour la première fois, un rapport parlementaire tente de dresser l'ampleur du phénomène de la radicalisation dans les services publics. Si le problème reste marginal il convient de ne pas le minimiser selon les auteurs
Atlantico : Selon ce que révèle ce rapport, comment expliquer que certaines organisations soient considérées comme plus vulnérables à la radicalisation ? S'agit-il d'un problème de recrutement à l’origine, le terreau géographique et social d'entreprises comme Roissy joue-t-elle dans ces chiffres ?
Guylain Chevrier : Les conditions de recrutement à la RATP n’ont que récemment inclus des vérifications auprès des services de renseignement, ce qui a abouti à 124 avis négatifs avec refus d’embaucher. Une entreprise d’autant plus exposée qu’il y existe une politique d’ouverture à la diversité, et du fait même du métier un accès facilité pour des peu ou pas diplômés, favorisant une embauche de jeunes venus des quartiers. Dans le contexte d’angélisme des vingt dernières années, on y a recruté ainsi sans prendre la mesure des risques liés aux affirmations identitaires montantes. Comme l’un des derniers rapports du Sénat sur la radicalisation le pointait, le communautarisme est tout particulièrement le terreau de celle-ci. On constate dans les dépôts la multiplication des prières sur le lieu de travail, le refus de serrer la main d’une femme ou pour un homme de prendre un bus conduit par une collègue, voire de conduire avec des gants pour certains chauffeurs pour ne pas toucher quoi que ce soit qui l’ait été par une femme. Ceci dévoilant un refus des règles communes et aussi un apartheid sexuel.Ce qui en dit long sur cette façon de porter la foi au-dessus de tout qui devrait être considérée comme l’entrée dans la radicalisation religieuse, car cela mène inévitablement à un moment à l’affrontement avec notre société. On prend encore beaucoup de pincettes avec ces phénomènes que l’on n’ose nommer. Ils sont pourtant  à rattacher, bien au-delà d’une simple volonté de pratiquer sa religion au travail, à  une pratique au pied de la lettre de celle-ci, avec un retour du sacré qui contient tous les dangers. S’il existe là le refus de toute adaptation à notre modernité, comme l’égalité hommes-femmes, il y a aussi en toile de fond une vision de l’islam qui contient l’idée de conquête de la société et de lui imposer ses règles, puisque cette religion est aussi un projet de société. Il n’en va donc pas que d’informations recueillies auprès des services de renseignement pour régler la question au moment de l’embauche et encore moins dans l’entreprise pour ceux qui y sont déjà. Sans une volonté d’imposer des conduites qui ne laissent pas ce genre de pratiques exister, la lutte contre la radicalisation est un leurre et ce constat risque de n’être qu’un artifice.

Dans le sport, on retrouve encore plus fortement ce phénomène, avec une embauche à tendance communautaire réalisée dans une population à dominante identitaire commune. Ceci, avec toutes les conséquences en termes de fonctionnement, dont refus de la mixité, prières collectives sur les terrains de sport… Ce sont explicitement des territoires perdus de la République dans des secteurs d’activité publics ou rattachés par leurs financements et leur contrôle normalement à des services publics. On imagine les dégâts que cela peut faire du point de vue de l’éducation, avec quels effets plus tard sur les enfants pris en charge. On constate dans le secteur des aéroports que sur 80.000 titulaires d’une accréditation à Roissy, permettant l’accès à une « zone réservée », 80 font l’objet d’un suivi régulier pour radicalisation. Il y a les mêmes facilitations d’embauche que pour la RATP avec des publics au profil commun, avec des risques encore plus grands au regard de ce domaine de l’aviation civile. Là encore, on tolère ce qui ne l’est pas, mais licencier pour ce type de critère peut être considéré comme une discrimination, bien curieusement. Les manifestations et pratiques religieuses intempestives peuvent s’opposer à la bonne exécution du contrat de travail, constituant une rupture de celui-ci, à commencer par des prières sur le temps de travail par exemple.

article intéressant mais long...

La suite : https://www.atlantico.fr/decryptage/3575148/radicalisation-dans-les-services-publics--pourquoi-certains-secteurs-resistent-tres-bien-quand-d-autres-se-laissent-infiltrer-
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MessageSujet: Re: Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?   Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ? EmptyDim 30 Juin 2019, 10:06

Les désillusions de la France avec «son» islam «modéré»
Gauche et droite sont insensibles à l'échauffement islamique depuis 30 ans
par Yves Mamou  - 29 juin 2019
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Le rapport parlementaire sur l’islamisation des services publics ne devrait étonner personne. Depuis trente ans, les pouvoirs publics et les ministres de l’Intérieur successifs ont mis en place une stratégie délétère vis-à-vis de l’islamisme!
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Le rapport parlementaire sur l’islamisation des services publics pose une redoutable question : pourquoi les élites politiques, médiatiques, universitaires et économiques sont-elles restées sourdes à tous les avertissements, livres et rapports qui traitaient de l’islamisation des quartiers et des entreprises ? Pourquoi sont-elles demeurées aveugles à l’intolérance dans les salles de classe, ou dans la rue ? Pourquoi sont-elles demeurées indifférentes à la sécession des banlieues et à la montée de l’antisémitisme dans ces quartiers ?

Peut-être doit-on formuler l’hypothèse suivante : il n’y a pas eu « aveuglement », mais une stratégie dommageable délibérée. L’islamisme – celui des Frères Musulmans et des salafistes – n’aurait pu s’installer en France avec une telle facilité s’il n’y avait pas eu autant de responsables pour lui tenir la porte.

Gauche et droite: bonnet blanc et blanc bonnet
Tous les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédé depuis trente ans étaient conscients que la révolution chiite iranienne en 1979 et la ré-islamisation en retour des populations arabes sunnites allaient produire leurs effets sur les populations arabes et africaines musulmanes installées en France.
Tous les gouvernements ont compris très vite que l’échauffement islamique au Moyen-Orient allait être facteur de troubles sur notre territoire. Pour y parer, une double stratégie a donc été bricolée, et elle s’épanouit encore aujourd’hui : le premier axe de cette politique a été de tout faire pour institutionnaliser l’islam de manière à permettre l’émergence d’un interlocuteur musulman unique capable de parler aux pouvoirs publics et de faire passer des messages aux imams. Le second axe a consisté à apaiser la colère dans les banlieues et ailleurs par une politique de cadeaux financiers, culturels et institutionnels destinés à prouver la bonne volonté des pouvoirs publics.

Les Frères musulmans sous les ors de la République ?

Jusqu’au début des années 1980, les ministres de l’Intérieur successifs ont considéré que les musulmans de France relevaient, pour toutes les questions relatives à la religion, des dirigeants de leurs pays d’origine.
Alors que tous les dirigeants arabes étaient déstabilisés par l’islamisme, Pierre Joxe, Charles Pasqua, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Sarkozy et aujourd’hui Emmanuel Macron se sont échinés à monter de toutes pièces un « islam de France » pour régler tous les problèmes. Toutes leurs tentatives (Corif, CFCM, Fondation pour l’islam de France… et bientôt nomination d’un « grand imam de France ») n’ont abouti qu’à une chose : installer l’islamisme le plus liberticide (celui des Frères Musulmans) sous les ors de la République.

Le précédent Chevènement
C’est en 1997 avec Jean-Pierre Chevènement que l’Etat contournera la laïcité en généralisant les baux emphytéotiques pour aider à la construction de mosquées sur des terrains fournis gracieusement par les municipalités. Il s’agissait de lutter contre la salafisation des mosquées des caves, mais cet islam s’épanouit désormais encore mieux en ayant pignon sur rue.

C’est en 2003 que Nicolas Sarkozy crée le Conseil français du culte musulman (qui sera pris d’assaut et contrôlé par l’UOIF, alias les Frères musulmans) comme interlocuteur d’Etat.

Sans tirer les leçons des échecs précédents, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur sous Hollande, reconduira les bourdes de ses prédécesseurs avec la création d’un nouvel organisme, la Fondation de l’islam de France, chargée de régler tous les problèmes qui n’avaient pu l’être depuis 1980. Ce ministre de l’Intérieur a refusé de comprendre que la « communauté musulmane » n’existe pas. En raison de la répugnance de ses leaders les plus dynamiques – les islamistes – de prêter allégeance à l’Etat.

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Dernière édition par tonton christobal le Dim 30 Juin 2019, 10:09, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?   Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ? EmptyDim 30 Juin 2019, 10:06

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b]Justice défaillante[/b]
Les ministres de la Justice et le Conseil d’Etat portent une responsabilité historique dans la dissémination en France des menées islamistes.
Christiane Taubira, garde des Sceaux, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, édictera une circulaire liberticide intimant aux différents parquets de France l’ordre de réprimer toute critique des religions (sous-entendu toute critique de l’islam, pour éviter de stigmatiser les musulmans).

L’authentique djihad judiciaire qui s’est ouvert contre diverses personnalités intellectuelles (Georges Bensoussan, Eric Zemmour, Mohamed Louizi…) est la conséquence de cette politique.
Le Conseil d’Etat, de son côté, n’a guère aidé nos politiques à se faire une « religion » sur l’islam en multipliant arrêts et avis en faveur du voile à l’école, du voile dans la rue, de la burqa (heureusement bloqué ensuite par une loi), ou en faveur de l’immigration musulmane ou encore du burqini…

Politiques d’apaisement contre-productives
Ces politiques, dans l’idée d’apaiser, ont sapé les fondements de la laïcité et de la liberté d’expression pour donner des gages aux islamistes.
Devenu président de la République en 2007, Nicolas Sarkozy crée un ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement dont il  confie le portefeuille à Brice Hortefeux. Ce dernier s’empressera, l’année de sa nomination, de se rendre au Congo, au Gabon, au Bénin, au Sénégal, en Tunisie, à l’île Maurice, au Cap-Vert ou au Burkina Faso pour signer des accords bilatéraux d’immigration. En 2009, Eric Besson, transfuge du PS, qui succède à Brice Hortefeux, s’empresse de saborder son ministère en déclarant : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage. »

C’est cette même vision de la France que l’on retrouvera sous François Hollande et Emmanuel Macron. Comment expliquer autrement les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’identité française ? « Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Et elle est diverse ».
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MessageSujet: Re: Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?   Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ? EmptyMer 03 Juil 2019, 01:23

Citation :
Radicalisation à la RATP : notre enquête sur un phénomène contesté

Par Jila Varoquier (avec Jean-Gabriel Bontinck)

Le 25 juin 2019

Dire que le sujet est sensible est un euphémisme. Pourtant, la question du fait religieux à la RATP ressurgit régulièrement. Dernier épisode en date, l'affaire de la jupe, ce conducteur de bus accusé d'avoir refusé une cliente parce qu'elle portait une jupe et qui a porté plainte pour diffamation. Trois ans plus tôt, le parquet avait révélé que l'un des tireurs du Bataclan, Samy Amimour, était un ancien chauffeur de bus de la RATP, jetant le trouble sur les pratiques au sein de la régie.

Le 26 juin prochain, deux députés – Éric Diard, élu LR des Bouches-du-Rhône, et Éric Poulliat, député LREM de Gironde – s'apprêtent à sortir un rapport explosif. Ils se sont penchés sur le fait religieux et la radicalisation dans les services et les entreprises publics comme Aéroports de Paris (ADP), la SNCF et la RATP. Et leur constat est inquiétant. À la RATP, ils décrivent un « communautarisme rampant » et « un prosélytisme religieux ». « Le domaine des transports est très impacté », estime Éric Diard.

Des conclusions qu'ils tirent après avoir entendu différents représentants des syndicats, des membres des ressources humaines de la RATP et divers consultants spécialisés.

Il y a tous ces faits qu'on leur a rapportés. Comme cette conductrice de bus qui a choisi de partir au soleil pendant la période du ramadan et qui a été « ostracisée par ses collègues » à son retour « parce que ça ne se fait pas ». C'est aussi ce machiniste qui conduit son bus avec des gants pour ne pas être en contact avec de l'argent ou un volant tenu par des femmes.

Cette nouvelle recrue, encore, à qui l'on a conseillé de se rendre à la mosquée tous les vendredis, d'éviter les réunions « femmes et hommes mélangés », les salles de repos transformées en salle de prière, « les tenues avec des pantalons trop courts parce qu'il ne faut pas que le bas touche les chevilles selon certains textes », précisent les deux élus. « Ce sont des faits qui, isolés, sont minimes. Mais le communautarisme, c'est une histoire de petit pas. Et quand on franchit la ligne rouge, on ne peut plus revenir en arrière. Ou c'est très difficile », craint Éric Poulliat.

Selon eux, cette montée du communautarisme a plusieurs explications. Elle est le « revers de la médaille » de l'embauche des « grands frères » dans les années 90. Ces jeunes de quartiers que la RATP a employés pour limiter les caillassages. Elle est aussi le fruit de la politique de recrutement : « La RATP est l'une des rares entreprises à embaucher dans les quartiers difficiles, reconnaît Éric Poulliat. Elle a un objectif honorable : offrir des perspectives d'emplois, intégrer les jeunes à une mission de service public ou leur transmettre des valeurs. Mais, les problématiques des quartiers ont été transportées dans le service public. »

Les députés reconnaissent que la direction tente depuis plusieurs années d'enrayer le phénomène : « Mais l'encadrement nous dit que c'est un combat de tous les jours, détaille Éric Poulliat. Au point de tomber parfois dans l'excès inverse. » Et si les deux députés réservent leurs conclusions à la commission des lois, ils estiment que « l'avancée du communautarisme montre que nous avons failli à faire communauté avec ces jeunes de quartiers. Et que nous ne savons toujours pas parler de laïcité. »

Un constat bien difficile à confirmer ou infirmer depuis l'extérieur de l'entreprise. Malgré nos nombreux appels, rares sont les représentants syndicaux qui ont répondu. Signe que le sujet dérange. Il faut dire que les agents qui ont pu s'épancher dans le passé se sont retrouvés au placard. Et quand ils l'ont fait, ils ont systématiquement demandé l'anonymat, avant de lâcher, mesurés : « Certains de ces faits existent. Mais ils restent limités par rapport à la population des agents. »

Et ces salariés de raconter, à leur tour, des faits qui leur ont été remontés, dans le cadre de leur mandat. Comme ce mari qui est venu voir un représentant syndical pour se plaindre de la conduite brutale d'un conducteur de bus quand sa femme embarquait tôt le matin : « Le machiniste lui a répondu que c'est parce qu'une femme ne devait pas travailler. »

Un autre agent glisse qu'« au GPSR (NDLR : les agents de sécurité de la RATP) par exemple, certains membres refusent de travailler avec les collègues femmes ». C'est encore John, contrôleur, qui affirme qu'« il y a quelques années, un collègue avait refusé de rencontrer la responsable des ressources humaines parce que c'était une femme. Mais nous sommes sortis de cela aujourd'hui », assure-t-il, avant d'ajouter, un peu nonchalamment : « Bon, il y a bien des collègues qui nous serrent la main de la main gauche parce que nous sommes des mécréants. Mais ce n'est pas grave. Si on ne prête pas attention, ça ne se voit pas. »
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MessageSujet: Re: Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?   Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ? EmptyMer 03 Juil 2019, 01:27

Citation :
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« On est parfois obligé de fermer les yeux, reconnaît un cadre. Les véhicules doivent tourner, au risque d'avoir des pénalités. Alors on tolère certaines choses. » « Mais il ne faut pas dramatiser, soupire un autre. La RATP est le premier employeur en Ile-de-France. Les mutations sociologiques qu'elle connaît sont à l'image de l'Ile-de-France ».

Quant aux agents, interrogés mercredi 12 juin à la sortie de deux centres de dépôts de bus différents, eux, tombent des nues. « Non, il n'y a pas de problème de religion, assure Aimé, devant le centre bus de Belliard dans le 18e. C'est une grande famille, il y a une grande mixité de culture, de religions. Tout le monde se salue. » « Il n'y a pas de problème, ici, dans ce centre, confirme un autre, dans l'entreprise depuis plus de dix ans. Tout le monde se fait la bise. J'ai entendu des rumeurs, lu des choses dans le journal. Mais, je n'ai jamais rien vu ici. Et mes collègues femmes ne m'ont jamais parlé de ce type d'événement. » « Ce ne sont que des fantasmes, ça n'existe pas », affirme un troisième.

Même son de cloche devant le dépôt d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). « Il y a environ un tiers de femmes dans les nouvelles recrues, estime Peggy, 45 ans, en reconversion pour devenir conductrice. Et on nous parle toujours de laïcité. Ils ne plaisantent pas avec ça. On nous a dit : Vous serrez la main à tout le monde, ou à personne. » « Il n'y a pas de problème de radicalisation ou de communautarisme, on sait que ce n'est pas toléré », approuve Abderhamane, conducteur depuis deux ans.

À la pause déjeuner à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les rotations se multiplient et c'est plutôt la bonne humeur qui transpire. « On est 900 ici, il y a des nouvelles têtes tous les jours, on ne peut pas connaître le comportement de tout le monde », tempère un autre machiniste, en poste depuis sept ans. La religion qui déborde sur le travail, les refus de serrer les mains aux femmes, « il y en a, croit savoir un autre. Mais on s'en fout. La règle, c'est aucun signe ostentatoire, mais dans les faits c'est tout le contraire. L'histoire de la jupe, c'est lié au religieux. » « C'est n'importe quoi, s'emporte un de ces collègues. Je le connais le conducteur de cette histoire. Il sort tout le temps avec des filles, il n'est pas du tout religieux ! »

« C'est du vent, s'insurge aussi Alexis Louvet, syndicaliste de Solidaires. Toutes ces histoires sont des cas ressassés depuis plusieurs années. Aujourd'hui, la direction est ultra-sévère et elle ne laisse plus rien passer. Au point qu'elle en oublie que nous sommes des êtres humains et pas des machines. » Lui estime que le problème se situe plutôt « dans la conduite au quotidien. La circulation parisienne, les trottinettes, les VTC, tout ça, ça devient une vraie dinguerie pour les agents RATP. Mais se focaliser sur le fait religieux, c'est pour détourner l'attention. »

La RATP de son côté préfère rester discrète sur le sujet. « Pour ce qui est de la question de la laïcité, celle-ci se pose à la RATP en tant qu'entreprise publique, puisque s'y appliquent les principes de laïcité, de neutralité et de non-discrimination. » Elle affirme que « les cas d'expression du fait religieux y restent très marginaux. En cas de problème constaté, la pédagogie et le rappel à la règle sont préconisés, au cours d'entretiens de recadrage. »

Selon elle, dans la plupart des cas, ces entretiens suffisent à faire changer le comportement. « Dans le cas contraire, si les conditions du travailler ensemble ne sont pas réunies, une sanction est prise, qui peut aller jusqu'au licenciement. » Elle a également renforcé son arsenal interne. En 2005, une clause de laïcité et de neutralité a été introduite dans les contrats de travail et les règlements intérieurs.

En 2011, la régie s'est dotée d'un code éthique rappelant les principes généraux du droit et précisant la conduite à tenir pour chacun. Ce travail a été complété en 2013 par la diffusion d'un « guide pratique de la laïcité et de la neutralité dans l'entreprise », fruit d'un travail collaboratif avec des managers opérationnels, des responsables de ressources humaines, des organisations syndicales représentatives et des représentants d'autres grandes entreprises.

Puis, en 2015, suite à la révélation de l'identité d'un des tireurs du Bataclan, ancien salarié de la RATP, une délégation générale à l'éthique a été créée fin 2015. Quelques mois plus tard, elle a mis en place le plan « Travailler ensemble à la RATP ». « Ce plan permet d'ouvrir le dialogue de telle sorte que les problèmes de discrimination soient mieux identifiés et traités », détaille la RATP. Il se décline en quinze actions, notamment sur le recrutement, la formation, ou l'égalité entre les hommes et les femmes.
http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/le-communautarisme-gangrene-t-il-la-ratp-25-06-2019-8102655.php
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Citation :
La RATP s’engage à embaucher en Seine-Saint-Denis

Par C.G.
Le 2 juillet 2019

« Je veux être un exemple pour mes trois enfants, et qu'ils aient envie ensuite de faire mieux que moi. » Mahran, père de famille qui réside à Drancy, « rêve », comme il le dit lui-même, de devenir machiniste receveur. Autrement dit chauffeur de bus à la RATP.

Aujourd'hui, ce vigile de boîte de nuit est à mi-parcours de sa formation avec le soutien de l'association Jérémy. Il se prépare à aller en auto-école et passer le permis D, nécessaire pour transporter des personnes. « Une responsabilité, souligne-t-il. À bord des bus, il y a des enfants, des personnes âgées qui s'en remettent à nous. »

Mahran fait partie des stagiaires qui bénéficient de la passerelle « emploi-entreprises », dans le cadre de la charte « Seine-Saint-Denis Egalité ». Celle-ci a été renouvelée ce mardi, pour trois années supplémentaires, entre la RATP et le département.

L'objectif est de faciliter l'embauche des habitants de ce territoire encore très défavorisé en matière d'accès à l'emploi. La première convention de ce genre a été signée dès 2006 entre la Régie et le 93.

« Un partenaire historique », se félicite d'ailleurs Nadège Grosbois, vice-présidente chargée de l'Economie, au sein de l'assemblée départementale. Et ça marche plutôt bien si l'on en juge les données que rapporte Jean Agulhon, DRH du groupe RATP. « Près d'un quart des recrutements en Ile-de-France viennent de Seine-Saint-Denis », rappelle-t-il.

Entre 2015 et 2017, plus de 2 000 habitants du 93 ont été embauchés, selon les chiffres de l'opérateur.

Mahran, installé en France depuis assez récemment, a profité d'une remise à niveau en français, à travers la formation. « Il a beaucoup progressé dans l'expression et la prise de parole », confirment ceux qui ont suivi son début de parcours, au sein de la « passerelle emploi-entreprises ». Un dispositif qui a permis à 71 habitants du 93 d'être recrutés ces deux dernières années comme conducteur de bus.

Depuis l'an dernier, une expérience est aussi menée afin d'encourager les femmes à devenir machiniste-receveuse. Elles ne sont que 9 % parmi les conducteurs aujourd'hui. Onze d'entre elles ont relevé le défi sans problème dont Aissata, 32 ans. Elle vient juste d'être titularisée au sein du centre bus des Lilas, après un an de période d'essai et une formation menée avec Assofac.

L'habitante de Montreuil qui était au RSA il y a encore deux ans n'arrivait pas à trouver de travail. « Je cherchais dans le secrétariat, mais en vain. J'avais complètement perdu confiance en moi et je n'arrivais pas à me vendre. C'est ma conseillère de la Mission locale qui m'a parlé de la possibilité de devenir machiniste à la RATP. »

Une idée qui lui plaît immédiatement. « Une femme au volant d'un bus, c'est joli quand même », sourit la nouvelle conductrice qui ne cache cependant pas la difficulté du métier. « Parfois, il faut désamorcer des tensions. La qualité de l'accueil des clients est très importante. » Elle conclut en riant : « Franchement, les filles, venez, c'est trop bien ! »
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-une-charte-avec-la-ratp-pour-faciliter-l-embauche-locale-02-07-2019-8108232.php
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MessageSujet: Re: Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ?   Radicalisation dans les services publics : pourquoi certains secteurs résistent très bien quand d’autres se laissent infiltrer ? EmptyVen 05 Juil 2019, 00:59

Citation :
Limeil-Brévannes : Transdev s’engage à embaucher 150 habitants des quartiers prioritaires par an

Par Marion Ducrocq
Le 4 juillet 2019 à 20h26

« Mettre un coup d'accélérateur du côté des entreprises et du côté des services de l'Etat ». C'est par ces mots que Laurent Prévost, le préfet du Val-de-Marne a justifié, ce jeudi, la signature de ce contrat dans les locaux de Transdev à Limeil-Brévannes en présence de la maire (LR) de la ville Françoise Lecoufle et de l'équipe de direction de la société de transports.

C'est le premier PAQTE (pacte avec les quartiers en faveur de toutes les entreprises) signé dans le Val-de-Marne. L'objectif est clair : embaucher au moins 150 personnes issues de quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) par an dans le département. « Allez chercher des collègues pour venir travailler ici » a lancé Françoise Lecoufle aux conducteurs présents lors de la signature.

L'initiative n'est pas tout à fait innovante, mais prend de l'ampleur avec ce contrat. Jusqu'à présent, seulement quarante-neuf salariés issus de QPV ont été embauchés dans le Val-de-Marne, dont dix-huit à Limeil-Brévannes. Et les salariés, premiers concernés, sont unanimes : c'est une réussite.

« Mon seul regret est de ne pas avoir changé de métier avant », remarque Maxime Gomez, ancien chauffeur de taxi de 46 ans devenu conducteur chez Transdev depuis 2 ans. Il souligne l'amplitude horaire, la possibilité de ne travailler que cinq jours par semaine, et le salaire fixe qu'il perçoit chaque mois.

L'enthousiasme ambiant ne semble pas être atteint par le rapport parlementaire publié en juin dernier par les députés Éric Diard (LR) et Éric Pouillat (LREM) décrivant un certain « communautarisme » dans le secteur des transports. « Ce n'est pas quelque chose de prégnant ici », a déclaré Edouard Henaut, le directeur général France de Transdev. Avant de rappeler le mot d'ordre de cet accord : la mobilité, qu'elle soit sociale ou au sens large.
http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/limeil-brevannes-transdev-s-engage-a-embaucher-150-habitants-des-quartiers-prioritaires-par-an-04-07-2019-8109945.php
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