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 La France à la pointe des services de santé...

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tonton christobal

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MessageSujet: La France à la pointe des services de santé...   La France à la pointe des services de santé... EmptyMer 24 Juil 2019, 16:49

Aux urgences, les insultes et menaces de mort sont légion

Dans un rapport, l’Observatoire national des violences en milieu de santé s’inquiète de l’augmentation continue des violences à l’hôpital, de l’ordre de 6 % entre 2017 et 2018.
Aux urgences, les médecins, infirmiers et agents d’accueil subissent des violences verbales et physiques particulièrement marquées.
Si je pouvais, je vous pisserais à la gueule, c’est tout ce que vous méritez. » « Je vais te crever les yeux, je vais te couper la tête ». Insultes et menaces de mort sont légion à l’hôpital. En un an, les violences en milieu hospitalier ont augmenté de près de 6 %, selon un rapport de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS), publié mardi 23 juillet.
En 2018, 426 établissements de santé ont ainsi remonté au ministère de la santé, sur la base du volontariat, 23 360 faits de violence. 80 % d’entre eux étaient directement dirigés contre des agents hospitaliers, le reste concernait des biens mobiliers ou personnels.
« J’ai déposé deux plaintes »
« J’entends mon quota d’insultes tous les soirs avec des menaces de morts régulières, témoigne Inès Gay, infirmière de nuit à l’hôpital Lariboisière de Paris et une des responsables du collectif inter urgence. La semaine dernière, un patient à qui j’ai dit que sa prise en charge était terminée m’a craché dessus et m’a dit qu’il m’attendait à la sortie avec une kalachnikov. » Selon le rapport, de nombreuses violences découlent en effet des « frustrations et contrariétés que les patients ne peuvent pas supporter dans un contexte culturel individualiste, de la satisfaction immédiate et du “J’y ai droit” ».

Le nombre de passages aux urgences a doublé en vingt ans
« J’ai déposé deux plaintes mais c’est dur d’aller faire une déposition au commissariat après une nuit de travail, reprend l’infirmière, en poste depuis quatre ans mais qui a demandé sa mutation pour septembre. On n’est pas accompagné. » Les violences doivent être déclarées « sur un logiciel compliqué », assure-t-elle, précisant : « On doit le faire de notre initiative personnelle en dehors de notre temps de travail. »

« On ne peut pas gérer les violences »
Après la psychiatrie, les urgences concentrent 4 976 signalements, soit un bond de plus de 6 % par rapport à 2017. Le rapport précise que les agressions verbales, qui représentent 83 % des agressions, y sont « quotidiennes » et les agressions physiques « nombreuses » : « Pour les cas les plus graves, il s’agit de scènes très violentes et traumatisantes », précise l’Observatoire, citant des délinquants de bandes rivales qui se retrouvent aux urgences, des évasions de détenu, des personnes ivres, toxicomanes…

En dehors de ces cas particuliers, les patients reprochent principalement « l’inaptitude professionnelle réelle ou supposée des pairs ou des collaborateurs » ou des retards. « À l’hôpital Lariboisière, on a une capacité d’accueil de 160 patients, on tourne à 240 tous les jours avec des pics à 350 et on dispose de 20 médecins alors qu’il en faudrait 25, rappelle Inès Gay. Dans ces conditions, on ne peut pas gérer les violences.

On a des cours d’autodéfense et la direction de l’hôpital nous distribue des papiers et le téléphone de psychologues. Mais c’est du palliatif tout ça, on ne s’attaque pas au vrai problème : améliorer l’accueil des patients et les conditions de travail. »

Le rapport compare le profil des patients violents à monsieur et madame tout le monde, arguant que seuls 11,6 % des agresseurs sont alcoolisés et 3,3 % ont consommé de la drogue. « La violence liée à l’alcoolémie ou à des problèmes psychiatriques ne me dérange pas mais la violence de monsieur et madame tout le monde, en capacité de se contenir, ça me révolte, témoigne Inès Gay. Ils s’attaquent à nous alors qu’au fond, ce qu’ils dénoncent, c’est une politique qui est menée dans les hôpitaux. »

L’engorgement des urgences arrange les finances des hôpitaux

L’ONVS s’inquiète enfin des désorganisations qu’engendrent ces violences, et notamment leur « coût humain » avec des personnels en souffrance, des arrêts de travail (2 897 en 2018), des rotations d’effectifs, un sentiment d’insécurité pour les professionnels et les patients ou encore une mise en danger de la mission de service public (accès aux soins et continuité des soins).
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: La France à la pointe des services de santé...   La France à la pointe des services de santé... EmptyMer 24 Juil 2019, 18:39

Selon Libération...

Citation :
Violences en milieu de santé : une hausse à prendre avec des pincettes

Par Eric Favereau — 23 juillet 2019

Assiste-t-on à une montée en puissance inquiétante des incivilités et des violences dans les établissements de santé ? On serait tenté de le croire à la lecture rapide d’un rapport de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) du ministère de la Santé publié ce mardi. Selon ce travail de données collectées sur la base du volontariat, 23 360 signalements auraient été enregistrés en 2018 dans 426 établissements de santé, contre 22 048 en 2017.

Crachats, coups, injures, menaces, tout y passe. Des actes commis essentiellement contre des personnels soignants. Les services de psychiatrie restent les plus touchés, avec 18% des déclarations, devant les urgences (16%). Quant aux unités de soins de longue durée et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ils concentrent 11% des faits signalés.

La très grande majorité de ces signalements (80%) concerne des «atteintes aux personnes» (insultes, menaces, violences physiques…), 20% des atteintes «aux biens» (vols, dégradation de matériel…). Et ce sont donc les soignants qui sont en première ligne : parmi les quelque 33 400 victimes d’atteinte aux personnes recensées dans cette étude, 80% font partie du personnel, majoritairement des infirmiers ou aides-soignants. Les patients représentent quant à eux 10% des victimes, les agents de sécurité 5%. Les atteintes aux personnes impliquent dans la moitié des cas des violences physiques (strangulations, bousculades, crachats, coups), menaces avec armes ou agressions sexuelles, suivies par les insultes ou injures (32%), les menaces d’atteinte à l’intégrité physique (17%) et les violences avec arme (2%). Elles sont majoritairement imputées aux patients (71%) et aux accompagnateurs et visiteurs (19%), plus rarement aux personnels (3%). Les causes ? Elles sont le plus souvent liées à «un reproche relatif à la prise en charge du patient» (59%), loin devant le temps d’attente (13%) ou l’alcoolisation (11%).

Que peut-on en déduire ? Pour commencer, il faut garder à l’esprit que ces données sont limitées, non exhaustives. Seulement 7,35% des établissements ont répondu à cette enquête. «Ces chiffres doivent être analysés avec circonspection», précise le ministère de la Santé, qui note que «l’éventuelle augmentation de ces violences est liée en grande partie à une meilleure déclaration et ne reflète qu’une tendance».

La prudence, donc, s’impose. Il reste que les hôpitaux ont perdu, en partie, le côté «protecteur» et «hospitalier» qu’ils avaient auparavant. «Les violences du dehors, mais aussi les difficultés des services d’urgences ou de psychiatrie, peuvent expliquer ces tensions et ces agressions», nous disait récemment un ancien directeur de CHU. Les grèves actuelles dans les services d’urgences ont d’ailleurs démarré sur ces questions. En tout cas, aux yeux du ministère, la réponse n’est pas que nationale. Les auteurs du rapport appellent les directeurs d’établissements «à mettre en œuvre des projets» locaux, et à mieux former les personnels «aux méthodes opérationnelles de prévention et de gestion de la violence», ou encore à faciliter les poursuites judiciaires.
https://www.liberation.fr/france/2019/07/23/violences-en-milieu-de-sante-une-hausse-a-prendre-avec-des-pincettes_1741615
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: La France à la pointe des services de santé...   La France à la pointe des services de santé... EmptyJeu 25 Juil 2019, 11:36

si libé pense que tout va bien aux urgences on se demande pourquoi régulièrement les archers du roi y sont appelés...
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