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 LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés...

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tonton christobal

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MessageSujet: LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés...   LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés... EmptySam 03 Aoû 2019, 07:30

La série d'attaques contre les permanences de députés LREM se poursuit : "Certains députés commencent à avoir peur"
14h48, le 30 juillet 2019 , modifié à 14h59, le 30 juillet 2019

À Foix, dans l'Ariège, des inscriptions anarchistes ont été retrouvées mardi matin sur la façade du siège local de La République en marche. Les élus ne cachent pas leur inquiétude.
Du fumier déversé devant une permanence, des œufs jetés sur la façade, ou encore une entrée murée par des parpaings... Voilà ce qui est arrivé à une dizaine de députés LREM, dans le Lot-et-Garonne, dans l'Oise ou encore en Haute-Saône, ces derniers jours.
"Gilets jaunes", anarchistes et agriculteurs mécontents
Point commun entre ces élus : ils ont approuvé ou se sont abstenus sur le Ceta, le traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada, voté il y a tout juste une semaine. Des actions revendiquées par des agriculteurs, souvent affiliés à des syndicats comme la FDSEA ou les Jeunes agriculteurs. "C'est du spectacle", juge un député marcheur, "mais dans le climat actuel, ça peut inciter certains à plus de violence".
En parallèle, deux autres cas de vandalisme ont été relevés. L'un s'est produit samedi dernier, à Perpignan où certains "gilets jaunes" ont cassé les vitres de la permanence du député Romain Grau, avant d'essayer de mettre le feu au local dans lequel il se trouvait. L'autre a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, à Foix, dans l'Ariège : Jérôme Azéma, le référent du parti présidentiel dans le département, a vu son local recouvert de tags anarchistes, seulement deux semaines après son inauguration.
"Certains députés commencent à avoir peur"
"Au-delà de la colère, c'est surtout de la déception", réagit-il au micro d'Europe 1. "Parce que La République en marche a investi pour ce lieu, justement pour qu'on soit ouverts sur la société et qu'on ne fasse pas une permanence comme dans certains partis politiques, c'est-à-dire juste un lieu fermé où on se réunit entre nous. La réponse, quinze jours après l'inauguration, c'est de souiller la façade… Je suis très déçu. Est-ce que je suis surpris ? Je ne suis pas naïf". Dénonçant "un déni de démocratie", Jérôme Azéma annonce d'ailleurs son intention de porter plainte.
"Certains députés commencent à avoir peur", confiait mardi un autre conseiller de la majorité. Une vingtaine d'entre eux, tous Bretons, ont décidé de réagir. Dans une tribune publiée mardi matin sur le site de franceinfo, ils s'alarment : "Nous sommes en train de nous habituer à l'intolérable".
Bien que membre de l'opposition, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a quant à lui tenu à rappeler sur Twitter : "Chaque fois qu’on s’attaque à des élus, physiquement ou via leurs permanences, quelle que soit leur couleur politique, c’est la démocratie qu’on veut affaiblir".
Et d'ajouter : "Je mets en garde ceux qui usent de telles méthodes. Elles peuvent conduire au pire".
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MessageSujet: Re: LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés...   LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés... EmptySam 03 Aoû 2019, 07:32

Saccage de permanences LREM : Castaner compare ces actes à des attentats (VIDEO)
1 août 2019, 09:54


Christophe Castaner était apparu muet au côté du Premier ministre à Matignon le 30 juillet après la découverte du corps de Steve Maia Caniço. Mais il a repris la parole le 31 juillet pour comparer les dégradations de permanences LREM à des attentats.
Après les multiples dégradations constatées dans des permanences parlementaires du parti présidentiel, Christophe Castaner a réagi le 31 juillet en se rendant dans un des locaux mis à sac à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.

Le ministre de l'Intérieur a comparé ces saccages à des attentats au micro de médias présents sur place : «Le principe de l’attentat, c’est de préparer l’acte et là nous sommes face à des gens qui avaient acheté des bidons d’essence, qui étaient équipés et qui ont tenté d’attenter à la vie d’un parlementaire présent dans la permanence. Donc oui, pour moi, c’est un acte criminel, comme on en a connu d’autres, ailleurs, et il mérite qu’on mobilise tous les moyens de recherches contre ceux qui ont fait ça.»

Ciblant plus spécifiquement les manifestations des Gilets jaunes, Christophe Castaner a également déclaré que «certains ont profité des manifestations des Gilets jaunes pour porter cette violence» : «C'est l'image du coucou. Les violents viennent dans le nid d'une manifestation, quelle qu'elle soit, et ensuite peuvent en profiter pour porter leur haine du système, quel qu'il soit. [...] On voit bien qu'au fond ces gens-là veulent juste détruire, ce sont des brutes. Les moyens de la police sont totalement engagés pour trouver les auteurs de cela. [...] Nous identifierons les responsables comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des actes de vandalisme, d’attaque, de dégradation, de violence ou de vol qu’on a connus pendant les manifestations des Gilets jaunes.»

Après plusieurs déclarations maladroites au cours de l'hiver et du printemps, notamment le 1er mai à propos d'une supposée invasion de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière par des manifestants, Christophe Castaner est à présent sous le feu des critiques pour sa gestion de l'affaire Steve Maia Caniço disparu le soir du 21 juin à Nantes au moment d'une opération de police et dont le corps a été retrouvé dans la Loire le 29 juillet.
A l'instar de BFMTV, LCI et Le Figaro, plusieurs médias ont considéré que le ministre de l'Intérieur était fragilisé à son poste, ce qui a été ensuite démenti par le gouvernement qui a dit lui apporter «tout son soutien». On a notamment vu le ministre de l'Intérieur, mutique, apparaître au côté d'Edouard Philippe qui faisait une déclaration à Matignon après la publication d'un compte-rendu du rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur cette affaire.
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MessageSujet: Re: LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés...   LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés... EmptySam 03 Aoû 2019, 07:39

Permanences dégradées : le RN et LFI dénoncent la “tartufferie” de LREM
Vendredi 2 août 2019 à 16:10 40394

Après la dégradation de plusieurs permanences LREM, une partie de l’opposition a reproché à la majorité d’en faire trop. vandalisées ou dégradées, la plupart du temps par des syndicats d’agriculteurs en colère. Si la plupart des partis d’opposition condamnent évidemment ces actes, certains élus, comme ceux du Rassemblement national ou de La France insoumise ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme des pleurnicheries de la part des députés de la majorité, comme le rapporte Challenges.

Les élus de l’opposition dénoncent un « deux poids, deux mesures »
C’est notamment le cas de Wallerand de Saint-Just, trésorier du RN, qui accuse notamment le parti présidentiel de « grande tartufferie ». « Là, parce qu’il s’agit d’eux, de la majorité, parce que, ces pauvres chéris, du fumier devant leurs permanences, ah c’est épouvantable », a-t-il raillé sur RTL. « Alors que, quand il y a de véritables attaques, notamment physiques, contre deux députés du Rassemblement national, Sébastien Chenu et Ludovic Pajot, là, on n’entend personne, Monsieur Guerini, Monsieur Ferrand, Monsieur Philippe ou encore plus Monsieur Castaner, c’est le silence radio », a-t-il aussi pointé du doigt.
Même son de cloche du côté du député LFI Alexis Corbières, qui a déploré voir « des gens qui sont assez timorés dans leur réaction » quand « des élus d’autres partis que celui de la République en marche sont pris à partie ». L’élu de Seine-Saint-Denis a d’ailleurs mis en garde contre « la manière politicienne de l’utilisation » de ces dégradations par la majorité. « J’ai vu hier des députés En marche qui se comparent à Jean Jaurès, comme s’ils allaient être assassinés par Raoul Villain », a-t-il déploré, en référence à la député LREM du Tarn Marie-Christine Verdier, qui a récemment osé ce parallèle sur France 3. Au même moment, le ministre comparait même le début d'incendie dans une permanence de Perpignan comme un « attentat »...
Plus surprenant, même dans le camp marconiste, certains élus prennent la défense des agriculteurs « vandales ». C’est le cas de l’eurodéputé Jérémy Decercle, ancien président des Jeunes Agriculteurs, dont il se fait l’avocat. « On ne peut pas considérer de la même manière ce qui est du vandalisme, fait par des activistes non identifiés et les actions menées et revendiquées par la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs », a-t-il voulu tempérer sur Europe 1, en prenant l’exemple du début d’incendie d’une permanence à Perpignan. Pour lui, il y a « une grosse différence entre le vandalisme et puis quelques tonnes de fumier, des parpaings qui sont juste empilés devant une permanence ». « Je soutiens les agriculteurs qui ont besoin de réponses et d’attention », a-t-il ajouté, jugeant « normal » que les agriculteurs se soient « manifestés » et « qu’on demande un certain nombre de réponses ». « J’ai eu la chance de ne pas être dans l’hémicycle français au moment de voter le CETA parce que je pense que j’aurais voté contre », a-t-il aussi reconnu.


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MessageSujet: Re: LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés...   LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés... EmptySam 03 Aoû 2019, 07:43

Permanences LREM vandalisées : la démocratie est-elle en danger ?
31 juil. 2019, 08:54

Des permanences de députés LREM ont été vandalisées ou dégradées par des actions diverses cette dernière semaine, notamment en lien avec le vote du CETA. Le gouvernement et la majorité ont fermement condamné ces actes.
Les actes de dégradation et vandalisme de permanences du parti présidentiel La République en marche (LREM) se sont multipliés ces derniers jours. Un phénomène qui se manifeste dans diverses régions de l’Hexagone. Dernier événement en date : dans la nuit du 29 au 30 juillet, le local LREM de Foix (Ariège) a été affublé de tags comme «En marche ou crève», «RIC», «Fuck le système» ou encore «ACAB » – l’acronyme en anglais de «Tous les Flics Sont des Salauds» («All Cops Are Bastards») ou «Tous les Capitalistes Sont des Salauds» («All Capitalists Are Bastards»).
La fin de ce mois de juillet n’est pas de tout repos pour la majorité : parmi les permanences vandalisées figurent celles de Rémy Rebeyrotte (Saône-et-Loire), Jean Baptiste Moreau (Creuse), Barbara Bessot-Ballot (Haute-Saône) ou encore de Carole Bureau-Bonnard (Oise). Le 27 juillet, en marge d’un rassemblement des Gilets jaunes à Perpignan (Pyrénées-Orientales), des individus avaient brisé les vitres de la permanence de Romain Grau et y avait mis le feu alors que le député s’y trouvait.
Le rejet du CETA pour revendication de nombreuses actions
Dans la plupart des cas relevés, le CETA (accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada) apparaît être un motif des actions menées contre les permanences. Appliqué provisoirement depuis le 21 septembre 2017, validé le 3 juillet par le gouvernement français, soutenu par Emmanuel Macron et approuvé par l’Assemblée nationale le 23 juillet, il soulève de fortes réticences dans l'opposition de gauche comme de droite mais divise également au sein de la société civile. Dans ce contexte, de nombreux agriculteurs mécontents ont donc mené des actions de contestation auprès des députés ayant voté le texte. Des actions qui ont été revendiquées sur les réseaux sociaux.
Dans le Lot-et-Garonne, la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) a déversé, le 26 juillet, des tas de fumier devant les permanences d’Alexandre Freschi, d’Olivier Damaisin et de Michel Lauzzana. Des banderoles étaient installées sur lesquelles on pouvait lire : «Vote CETA, on est dans la merde».

Autre type d'action : le 25 juillet, la FDSEA de Haute-Saône a mis en ligne un cliché montrant la permanence de la députée Barbara Bessot-Ballot en passe d’être scellée à l’aide de parpaings.
Bis repetita le lendemain dans la Creuse, où la FDSEA locale, accompagnée par les Jeunes Agriculteurs du département, ont employé cette même méthode. Ils ont recouvert un de leurs ouvrages du terme «Traître».


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MessageSujet: Re: LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés...   LOrsque les électeurs s'estiment mal représentés... EmptySam 03 Aoû 2019, 07:44

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La majorité condamne fermement
Le gouvernement et la majorité se sont insurgés contre ces procédés, tandis que la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) a envoyé le 29 juillet des «consignes de vigilance», demandant des patrouilles mobiles autour des permanences quelles que soient les couleurs politiques. Le 29 juillet sur BFM TV, le porte-parole de LREM, Aurore Bergé, a dénoncé un «climat malsain et nauséabond» entraînant la «peur». «On n’a pas le droit en République, en démocratie, de chercher à me faire peur et à faire changer mon vote ou mes décisions par la peur», a-t-elle ajouté.
«Je ne pourrai jamais me résoudre à cette violence à l’encontre de la Démocratie et de ses valeurs. Ma porte a toujours été ouverte, et je me suis toujours rendue disponible pour ceux qui le souhaitaient», a expliqué sur Twitter Carole Bureau-Bonnard, qui avait retrouvé du foin et des œufs sur le parvis de sa permanence dans l’Oise.
Une vingtaine de députés bretons ont eux décidé de rédiger une tribune, publiée sur le site de France Info le 30 juillet, fustigeant un «ensauvagement des mots et du monde» qui «ne peut produire que le pire» et reprochant à certains de souffler «sur ces braises» car «ils souhaitent le pire». Ceux-ci rappellent par ailleurs qu’il «ne sera jamais toléré que la violence et la destruction se substituent au dialogue et à la démocratie».
Le CETA, source d'inquiétudes et de crispations
Si ces méthodes sont vigoureusement condamnées par la majorité, elles trahissent un rejet fort, parcourant la société, du CETA. Et ce, jusqu'au sein de la majorité.
En effet, l’accord a bel et bien été approuvé par l’Assemblée nationale, par 266 voix contre 213, mais une première ligne de fracture est apparue au sein de la majorité, puisque 52 marcheurs se sont abstenus et 9 ont voté contre. Si des abstentions avaient déjà été constatées par exemple lors de l'examen du projet de loi anticasseurs, c’est la première fois dans le groupe LREM que certains votent contre un texte porté par le gouvernement.
D’après un sondage OpinionWay daté du 29 juillet, 49% des Français sont opposés au CETA contre 26% qui y sont favorables.
Un texte partagé sur les réseaux sociaux avec le hashtag «#AfficheTonLREM» visait nommément plusieurs députés pour avoir voté «contre l’avis majoritaire des Français, au détriment de l’environnement, des générations futures, pour se conformer aux exigences du néolibéralisme», c'est-à-dire pour le CETA.
Sans justifier aucunement les actions violentes, le porte-parole de La France insoumise, Alexis Corbière, invité de la matinale de France Info le 30 juillet, a dénoncé l'«extrémisme», à ses yeux, de l’exécutif : «Les extrémistes, c’est ce gouvernement. C’est eux qui sont des fous, des illuminés, des sectaires du libre-échange.» Il a également appelé à une mise au vote du CETA par voie référendaire. «Je propose que soit organisé un référendum sur le CETA, il faut revenir à la démocratie sur ce sujet. Le libre-échange participe au grand déménagement de la planète qui fait lui-même fondre la glace via le réchauffement climatique et modifie le climat», a-t-il conclu.
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En Allemagne, la violence contre les politiques inquiète
1 août 2019, 17:30
                                                                                                                                                                         
Les permanences LREM dégradées ont de quoi prêter à sourire en Allemagne, où les agressions violentes contre des élus, pouvant aller jusqu'au meurtre, défraient régulièrement la chronique.
Alors que les dégradations de permanences de La République en marche (LREM) se multiplient en France, provoquant l'ire de l'exécutif qui n'hésite pas à les qualifier d'«attentats», certains de nos voisins européens sont, eux, confrontés à un réel phénomène de violence à l'encontre des politiques. C'est par exemple le cas de l'Allemagne.

Ces derniers temps, des actes particulièrement violents ont secoué la République fédérale. Le plus marquant d'entre eux : l'assassinat, le 2 juin dernier, de Walter Lübcke, président du district de Kassel, connu pour ses positions pro-migrants (la police a annoncé qu'un suspect «venant de l'extrême droite» avait été arrêté). Quelques temps auparavant, le chef de la fédération du parti populiste Alternative pour l'Allemagne (AfD) à Brême, Frank Magniz, avait été violemment passé à tabac par des hommes cagoulés qui l'avaient attaqué par derrière. Cet acte avait été dénoncé quasi unanimement par la classe politique, pourtant d'ordinaire hostile à l'AfD.
Cette union sacrée assez rare témoigne de l'inquiétude croissante d'une classe politique qui se sait de plus en plus souvent la cible d'attaques violentes et dirigées contre des individus. Début 2019, la police avait interpellé trois personnes de 29, 32 et 50 ans soupçonnées d’avoir activé un engin explosif le 3 janvier devant le bureau de l'AfD dans la ville de Döbeln, dans la Saxe. Henriette Reker, maire de Cologne, a également reçu des menaces qui ont suscité de vives réactions : en 2015, alors qu'elle était candidate à la mairie de Cologne, elle avait été poignardée par un homme affirmant avoir des «motivations racistes».

Sensiblement plus inquiétantes que les dégradations de permanences dénoncées par la majorité en France, ces attaques s'inscrivent dans un contexte de violence politique bien identifié et documenté. La police criminelle allemande a ainsi recensé pas moins de 1256 actes dirigés contre des fonctionnaires ou des élus au cours de l'année 2018. Plus de 40 d'entre eux sont classifiés comme relevant de la «violence physique».
Plus intéressant encore : l'idéologie politique ayant motivé les auteurs de ces actes. 517 d'entre eux étaient liés à la droite (donc supposément dirigés contre des personnalités politiques de gauche) et 222 à la gauche (donc supposément dirigés contre des personnalités politiques de droite). Les motivations religieuses ne concernaient qu'une minorité des actes recensés (trois actes, dont aucun de violence physique).
Si cette tendance, qui fait régulièrement la une des journaux outre-Rhin, inquiète bel et bien les responsables politiques allemands, elle semble plutôt à la baisse, comme l'indiquent les chiffres de la police criminelle. Par rapport à 2017, le nombre de violences a diminué de 18%, et de 30% par rapport à 2016. Mais le contexte politique particulièrement tendu qui règne en Allemagne, ainsi que la généralisation de ces actes auxquels plus aucun parti politique ne semble pouvoir échapper, pousse les autorités à se montrer prudentes.
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