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 Cloud computing et industrie informatique française

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a.nonymous



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MessageSujet: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 02 Déc 2012, 02:27

Alors que je prêche depuis des années sur les dangers du "cloud computing" voici un exemple qui vient à point nommé pour démontrer si il en était encore besoin le risque de dépendance de la France à l'égard de solutions informatiques localisées à l'étranger...

L'administration et l'économie de notre pays vont-elles reposer dans un futur proche sur des équipements ou des hommes situés dans d'autres pays ?

Les possibilités de délocalisations actuelles, que ce soit pour le traitement et le stockage des données ou l'administration des systèmes, vont-elles condamner dans un futur proche tous les informaticiens français à pointer à Pôle emploi ?

Il est urgent de se mobiliser sur ce sujet qui représente à n'en pas douter un enjeu réellement stratégique  pour l'avenir de notre pays et il faut déjà rendre obligatoire l'exigence nationale, je dis bien exigence et non préférence, pour le traitement et l'hébergement de toutes les données publiques...

Citation :
01/12/2012 à 14:35
Hébergement des données informatiques: les limites du "cloud made in France"

Le contrat décroché par l'Américain Amazon pour gérer une partie de l'infrastructure informatique du conseil régional de Bretagne est une mauvaise nouvelle pour l'Etat qui prône des solutions "made in France" mais a tardé à investir dans le secteur du "cloud computing".

Lundi, le conseil régional a annoncé qu'au terme de plus d'un an d'expérimentation, il confiait au géant américain (dont les serveurs européens sont basés en Irlande) la gestion à distance d'une partie "non-critique" de son système d'information.

A l'issue d'un appel d'offres, le projet d'Amazon "a su répondre aux critères très stricts de notre cahier des charges prévoyant notamment un hébergement de la plateforme sur le territoire européen", résume le conseil régional dans son communiqué.

"C'est vraiment une première: un conseil régional annonce son choix pour le +cloud computing+ d'Amazon et délocalise ses données en-dehors de la France", a déploré Denis Soucheyre, président de Neo Telecoms, opérateur français qui propose notamment des solutions "cloud".

"D'un côté l'Etat veut créer des infrastructures nationales, un +cloud à la française+, et de l'autre, des collectivités optent pour les acteurs américains. Cherchez l'erreur!", souligne-t-il à l'AFP.

L'informatique "en nuage" ou "cloud computing" permet de gérer à travers le web des données informatiques stockées dans des serveurs distants. Aujourd'hui, deux tiers des parcs de serveurs informatiques sont situés aux Etats-Unis.

L'Etat français a investi cette année 150 millions d'euros dans deux projets d'ampleur - Cloudwatt porté par Orange/Thales et Numergy par SFR/Bull, qui démarrent à peine commercialement - afin d'offrir aux entreprises et administrations la garantie d'un stockage sur le sol français des données informatiques.

le spectre du Patriot Act

Ces deux projets "se démarquent des offres existantes et devraient permettre de lever les derniers freins à l'utilisation du cloud computing", déclarait en octobre la ministre déléguée à l'Economie numérique Fleur Pellerin.

Plusieurs entreprises françaises, présentes depuis des années sur le marché du "cloud", se sont insurgées contre un investissement aussi conséquent de l'Etat dans deux nouvelles entités.

"Malheureusement, ce contrat avec Amazon est certainement une histoire de prix. Aujourd'hui en France on n'a pas ou peu d'acteurs qui peuvent proposer les prix d'Amazon, qui a mutualisé son infrastructure", résume Benoit Huart, directeur du développement du prestataire Navaho.

M. Huart, tout comme Fabrice Coquio, responsable en France du groupe pan-européen Interxion, soulignent que le contrat passé par le Conseil régional de Bretagne "ne concerne pas des informations critiques ou le coeur du réseau".

Et si "cette communication n'est pas très heureuse" pour le gouvernement, ce contrat "est la preuve qu'il y a clairement un besoin, et particulièrement pour les structures publiques", ajoute M. Coquio, qui évoque le "mauvais timing" de l'arrivée tardive de Cloudwatt et Numergy sur un marché "où les grands acteurs américains ont débuté il y a des années".

"Amazon, comme toute entreprise américaine, est soumise au Patriot Act et l'Etat américain a donc un droit de regard sur les données hébergées, et ceci partout dans le monde", rappelle pour sa part Fabien Richard, directeur général de Hits Datacenter, basé à Nantes et qui héberge notamment le coeur du réseau du conseil régional des Pays de la Loire.

Selon lui, "il est clair que localement, des acteurs (français) légitimes étaient capables de répondre aux critères. Et un acteur comme le conseil régional de Bretagne devrait aussi être un vecteur du développement économique de son territoire".
Source: http://actu.orange.fr/high-tech/hebergement-des-donnees-informatiques-les-limites-du-cloud-made-in-france-afp_1222550.html


Dernière édition par a.nonymous le Jeu 31 Mar 2016, 01:28, édité 1 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 11 Jan 2013, 08:55

Sur Rue89 un article intéressant sur le danger de stocker ses données sur le cloud....

Rue89 a écrit:
La CIA espionne toutes vos données persos... et l’Europe s’en fiche

Le gouvernement américain s’est octroyé depuis quelques années le droit d’espionner la vie privée des citoyens étrangers, dont les Européens, en mettant à contribution ses grandes compagnies, Facebook, Google ou Microsoft. Et les autorités européennes ferment les yeux.

C’est ce que dénonçait la version américaine de Slate le 8 janvier dernier, en s’apuyant sur le rapport [en anglais] « Combattre le cybercrime et protéger la vie privée sur le Cloud » du Centre d’études sur les conflits, liberté et sécurité, passé jusqu’alors tout à fait inaperçu.

La mise en place d’une sorte de tribunal secret, dont l’action ne se limite plus aux questions de sécurité nationale ou de terrorisme mais à « toute organisation politique étrangère », inquiète les auteurs de ce rapport remis au Parlement européen fin 2012.

Un risque pour la souveraineté européenne

Ceux-ci dénoncent le « Foreign Intelligence and Surveillance Act » (FISA), qu’ils accusent de « constituer un risque pour la souveraineté européenne sur ses données bien plus grave qu’aucune autre loi étudiée par les législateurs européens ».

La loi FISA avait été introduite au Congrès en 2008 pour légaliser rétroactivement les mises sur écoute sans mandat auxquelles s’était livrée l’administration Bush dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Malgré la polémique qu’il suscite encore, l’amendement a été prolongé en décembre dernier jusqu’en 2017, après que le Sénat l’a approuvé à 73 voix contre 23, tout en rejetant les amendements visant à placer des gardes-fous afin de prévenir d’éventuels abus.

Cette législation autorise expressément les agences de renseignement américaines (NSA, CIA...) à mettre sur écoute sans autorisation judiciaire des citoyens américains communiquant avec des étrangers soupçonnés de terrorisme ou d’espionnage.

« Carte blanche » pour espionner

Caspar Bowden, ancien conseiller sur la vie privée à Microsoft Europe et coauteur du rapport, accuse les autorités américaines d’avoir créé un outil de « surveillance de masse », en s’arrogeant le droit d’espionner les données stockées sur les serveurs d’entreprises américaines.

Pour simplifier, un tribunal secret est désormais capable d’émettre un mandat, secret lui aussi, obligeant les entreprises américaines (Facebook, Microsoft, Google...) à livrer aux agences de renseignement américaines les données privées d’utilisateurs étrangers.

Cette législation se démarquerait des autres en ne se limitant pas aux questions de sécurité nationale et de terrorisme, mais en l’élargissant à toute organisation politique étrangère ; une véritable « carte blanche pour tout ce qui sert les intérêts de la politique étrangère américaine » selon Bowden.

Cela pourrait inclure également la surveillance de journalistes, activistes et hommes politiques européens impliqués dans des sujets intéressant l’administration américaine.

L’inaction des responsables européens

Les auteurs soulignent l’inertie des responsables européens, qu’il trouve « choquante ». Une inquiétude que partage Sophia in ’t Veld, vice-présidente du Comité sur les libertés civiles, justice et affaires intérieures au Parlement européen, dont les propos sont rapportés par Slate :

« Il est très clair que la Commission européenne ferme les yeux. Les gouvernements nationaux font de même, en partie parce qu’ils ne saisissent pas l’enjeu, et en partie parce qu’ils sont effrayés à l’idée d’affronter les autorités américaines. »

Le renouvellement de la loi FISA et la publication de l’étude pourraient bien forcer les autorités européennes et nationales à se saisir de la question et à agir en conséquence. C’est en tout cas ce qu’espèrent les auteurs du rapport.
Source: http://www.rue89.com/2013/01/10/la-cia-espionne-toutes-vos-donnees-persos-et-leurope-sen-fiche-238473
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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 11 Jan 2013, 22:39

la diffusion des opéras ou des pièces de théâtre sur la radiophonie, il y a une centaine d'années, n'a pas pour autant asséché le flux des spectateurs vers les lieux de spectacles vivants.
Il faut comprendre que rien n'empêchera l'avancée des techniques et du progrès. C'est pour cela que nous avons des savants, des techniciens et des hommes politiques. Améliorer, améliorer toujours, les GPS plus réactifs, les guidages anti embouteillages instantanés, les données accessibles partout tout le temps et pas avec des services merdiques et onéreux comme ceux des FAI actuels. Cela viendra, et on trouvera d'autres insuffisances, qui à leur tour seront solutionnées.
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Loïc



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 11 Jan 2013, 23:15

Tout à fait d'accord.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Sam 12 Jan 2013, 06:30

Je suis bien d'accord que rien n’empêchera l'avancée des techniques et du progrès...

Le seul problème avec l'avancée des techniques liés au numérique est que ces techniques permettent la dématérialisation et donc la délocalisation de nombreuses activités... Dans une Union et un monde où les différences salariales, sociales et fiscales sont extrêmement importantes, la tentation peut être grande de délocaliser vers le plus avantageux pour l'entreprise... Ce n'est pas pour rien qu'une partie de l'activité européenne d'Amazon est en Irlande...

Pour ce qui est des GPS, aujourd'hui ceux-ci utilisent des satellites américains et le projet européen Galileo qui assurera l'indépendance de l'Union dans ce domaine ne sera pas opérationnel avant encore quelques années... Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_%28syst%C3%A8me_de_positionnement%29
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Sam 12 Jan 2013, 19:31

a.nonymous a écrit:
Je suis bien d'accord que rien n’empêchera l'avancée des techniques et du progrès...

Le seul problème avec l'avancée des techniques liés au numérique est que ces techniques permettent la dématérialisation et donc la délocalisation de nombreuses activités... Dans une Union et un monde où les différences salariales, sociales et fiscales sont extrêmement importantes, la tentation peut être grande de délocaliser vers le plus avantageux pour l'entreprise... Ce n'est pas pour rien qu'une partie de l'activité européenne d'Amazon est en Irlande...

Pour ce qui est des GPS, aujourd'hui ceux-ci utilisent des satellites américains et le projet européen Galileo qui assurera l'indépendance de l'Union dans ce domaine ne sera pas opérationnel avant encore quelques années... Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_%28syst%C3%A8me_de_positionnement%29

Ce qui est valable dans un sens l' est aussi dans l'autre. Certaines activités (centre d'appel par exemple) sont délocalisées pour des raisons purement financières (a compétences égales on va vers le moins coûtant).
Si vous proposé un plus ( capacité à dépanner des problèmes techniques un peu plus ardus) ces services feront demi-tour.
Pour ce qui est des GPS on est encore bien loin du système européen, et utiliser les contournements des bouchons se termine dans ...................... des bouchons donc gardons une part de réflexion personnelle.

La technique, le progrès est ce que l'on en fait
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 13 Jan 2013, 00:16

mamiea a écrit:
Ce qui est valable dans un sens l' est aussi dans l'autre. Certaines activités (centre d'appel par exemple) sont délocalisées pour des raisons purement financières (a compétences égales on va vers le moins coûtant).
Si vous proposé un plus ( capacité à dépanner des problèmes techniques un peu plus ardus) ces services feront demi-tour.

Le seul problème c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas dans les domaines courants de réels différenciateurs entre de nombreux pays dont certains à (très) bas coût de main d’œuvre... Les compétences techniques des tchèques, des roumains ou des indiens sont aussi bonnes que les nôtres croyez-moi...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 13 Jan 2013, 00:32

a.nonymous a écrit:
mamiea a écrit:
Ce qui est valable dans un sens l' est aussi dans l'autre. Certaines activités (centre d'appel par exemple) sont délocalisées pour des raisons purement financières (a compétences égales on va vers le moins coûtant).
Si vous proposé un plus ( capacité à dépanner des problèmes techniques un peu plus ardus) ces services feront demi-tour.

Le seul problème c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas dans les domaines courants de réels différenciateurs entre de nombreux pays dont certains à (très) bas coût de main d’œuvre... Les compétences techniques des tchèques, des roumains ou des indiens sont aussi bonnes que les nôtres croyez-moi...

Il y a déjà quelques années que s'est le cas, et même dans certains cas supérieures. Il fut une époque où les informaticiens français étaient dans le peloton de tête (que se soit dans le développement ou dans le matériel) mais nous nous sommes endormis sur nos lauriers. C' est bien dans une remise en cause de nos références et dans la recherche de nouvelles avancées et en les conservant que l'on a une chance de réussir.
Par exemple en installent des "hot lines" digne de ce nom, avec (par exemple) 3 niveaux d' intervention le premier de base (tel que pratiqué actuellement) un second niveau pour des problèmes plus délicats et un troisième pour les cas les plus techniques.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 13 Jan 2013, 01:16

mamiea a écrit:
Il y a déjà quelques années que s'est le cas, et même dans certains cas supérieures. Il fut une époque où les informaticiens français étaient dans le peloton de tête (que se soit dans le développement ou dans le matériel) mais nous nous sommes endormis sur nos lauriers.

Une société française comme Capgemini reste un des leaders sur le marché des services informatiques mais elle fait travailler plus de salariés indiens que de salariés français...

Le vrai problème est que cette société comme d'autres s'affiche toujours comme une société française avec un "front office" employant des salariés français mais le gros de ses prestations est effectué en "back office" par des salariés indiens...

Il est à noter que l'article ci-dessous à déjà quatre ans et que depuis le mouvement c'est poursuivi... Si il y a parfois des incompréhensions culturelles entre français et indiens, techniquement les indiens fournissent en final un travail de qualité correcte...

Citation :
L'informatique française recrute... en Inde de préférence

De Anne BEADE (AFP) – 3 août 2009

PARIS — Capgemini et Steria, deux grands noms des services informatiques français, vont bientôt compter plus d'employés en Inde que dans l'Hexagone, à l'image de beaucoup d'entreprises du secteur, une mutation qui inquiète les salariés et ne convainc pas forcément les analystes.

L'"offshore", qui consiste à délocaliser des prestations dans des pays à bas coûts, est présenté comme un remède miracle à la crise et les groupes du secteur ne jurent que par lui.

En 2008, ces projets, réalisés de l'Asie à l'Europe de l'Est, en passant par l'Amérique du Sud, ont représenté 5% du marché, selon une récente étude du cabinet Pierre Audoin Consultants. A elle seule, l'Inde a capté 30% de ce chiffre encore petit, mais appelé à croître fortement.

Le calcul est vite fait: un ingénieur indien gagne 6.000 à 8.000 euros par an, contre 30 à 35.000 euros pour un débutant en France.

En mars, Steria faisait savoir que ce pays pourrait détrôner la France et ses 6.000 employés cet été, tout un symbole pour ses 40 ans d'existence.

Capgemini espère atteindre ce stade "au second semestre", a indiqué son directeur général Paul Hermelin, lors de la présentation cette semaine des résultats semestriels.

Pour mieux résister à la récession, la plupart des sociétés de services informatiques (SSII) ont en effet décidé de réduire leur personnel en France pour privilégier les pays à bas coûts.

Chez Capgemini, l'un des groupes les plus avancés dans ce domaine, les effectifs "onshore" ont fondu de 2.000 personnes au premier semestre, tandis qu'ils restaient quasiment stables à l'"offshore", où travaillent désormais 28% de ses salariés. Soit 25.000 personnes, dont près de 20.000 en Inde, contre 21.400 sur le territoire national.

Atos Origin, dont le nouveau PDG Thierry Breton a fait de l'offshore l'une de ses priorités, compte pour sa part 15% de ses employés dans les pays à bas coûts.

Mais cette transformation de fond fait grincer des dents, notamment chez les salariés.

Pour Régis Granarolo, président du Munci, association professionnelle des informaticiens, une telle stratégie entraîne une "perte d'emplois directe ou indirecte pour les informaticiens français et européens".

Si cette "concurrence sauvage" a longtemps été masquée par une conjoncture favorable, assure-t-il, la récession a changé la donne.

Le Munci a décidé de passer à l'action à la rentrée, en appelant ses membres au "boycott" des sociétés concernées et en incitant les pouvoirs publics à écarter ces entreprises de leurs appels d'offres. Il préconise également des "mesures fiscales favorisant l?implantation des centres de services en province".

Outre les revendications sociales, l'efficacité économique de ce modèle est contestée.

"On a l'impression que l'Inde, c'est la solution magique, mais à terme je pense que ce n'est pas une stratégie vraiment viable", estime Ludovic Melot, analyste du cabinet d'études Precepta.

"Ce qui m'interpelle, c'est de fonder son modèle uniquement sur les coûts, car au bout d'un moment, la baisse des coûts atteint ses limites", explique-t-il.

D'autant plus que "ce phénomène de délocalisation peut poser des problèmes de qualité, du fait d'une grande différence, notamment culturelle, entre les équipes qui exécutent les projets et le client final".

Conscientes de ce besoin de proximité, les SSII se réorganisent de plus en plus par grande zone: l'Inde pour la clientèle anglo-saxonne, l'Amérique latine pour les pays hispanophones, le Maghreb pour les clients français...

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Source: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gNFUmYeJuAFa46xDcCkaWLhQeC7w
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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 13 Jan 2013, 01:49

Les siècles passent, et le rapport au travail, seul source de revenus quand il ne résulte pas de la rémunération du capital ne cesse d'être remis en cause. Le 20e siècle à été celui de la mondialisation du fordisme ou du taylorisme
http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=1368

Le 21e siècle s'ouvre, et de nouvelles utopies sont à imaginer pour que le mythe du travail heureux retrouve un espace
Les concepts sont en cours de constructions, on est la aussi dans le cloud computing.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Lun 14 Jan 2013, 03:41

Un article intéressant sur Rue89:

http://meta-media.fr/2013/01/12/ceselectronique-grand-public-deja-la-siderurgie.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 23 Juin 2013, 03:09

Sam 01 Déc, 2012 A.Nonymous a écrit:
Alors que je prêche depuis des années sur les dangers du "cloud computing" voici un exemple qui vient à point nommé pour démontrer si il en était encore besoin le risque de dépendance de la France à l'égard de solutions informatiques localisées à l'étranger...

Aujourd'hui un article sur Rue89 qui se termine avec comme recommandation:

"La préférence nationale  : il est toujours plus sécurisant de choisir des sociétés de cloud qui hébergent leurs serveurs sur le territoire français et sous la législation française."

On pourrait juste ajouter qu'utiliser des systèmes hébergés à l'étranger et administrés à partir de l'Inde ou de la Pologne, ça prive aussi les travailleurs de droit français d'emploi...

Citation :
Nuages menaçants 22/06/2013 à 16h49
Quatre bonnes raisons de renoncer (si l’on peut) au cloud computing

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

Qu’on l’aime ou pas, le « cloud computing » est partout, et chacun l’utilise. Certains activement, lorsqu’ils décident d’archiver leurs fichiers sur des serveurs comme Mega ou Dropbox. Et presque tout le monde sans en avoir conscience.

Lorsque vous utilisez Gmail, si vous pouvez avoir accès à tous vos messages depuis la création de votre compte, c’est parce qu’ils sont stockés en cloud sur les serveurs de la firme américaine. Si vous pouvez retrouver les photos de vos vacances en Corse postées sur Facebook en 2009, c’est que tous ces contenus sont archivés en cloud sur les serveurs du réseau social.

Outre les individus, la plupart des entreprises utilisent également des services de cloud pour entreposer leurs fichiers, utiliser des logiciels sans les acheter, bénéficier des applications d’analyse de trafic sur leur site...

Cette « informatique en nuage » offre donc un vaste éventail d’outils et d’opportunités. A tel point qu’on en oublie généralement l’autre versant de la pièce : comme tout système, il est imparfait, et elle comprend des risques. Même le co-fondateur d’Apple, Steve Wozniak, le dit.

1 Lendemains difficiles : tous les fichiers effacés

Lorsque les utilisateurs de MySpace encore actifs se sont réveillés jeudi dernier, une bonne surprise les attendait : toutes leurs photos, vidéos, textes, commentaires et messages avaient été supprimés pendant la nuit au profit d’une nouvelle version épurée.

Cette histoire en rappelant une autre : en janvier de l’année dernière, il arrivait à peu près la même chose aux utilisateurs de Megaupload qui avaient entreposé leurs fichiers – légaux ou non – lorsque les autorités américaines ont décidé d’agir et couper les serveurs du site.

Rien de surprenant pour Philippe Scoffoni, directeur d’Open DSI et expert en logiciels libres et cloud computing :

   « Les clauses d’utilisation – que personne ne lit – des services de cloud précisent généralement qu’il n’y a pas d’obligation de résultat. Si le service ferme, par exemple à la demande d’une instance comme pour Megaupload, tout est perdu et il n’y a pas de recours possible. »

2 Fiabilité : un système vulnérable

Philippe Scoffoni le précise bien, « comme tout système informatique, le cloud reste vulnérable ». Une vulnérabilité d’abord technique : en mars 2012, le service de cloud de Microsoft « Azure » a connu une panne de grande envergure pendant près de 24 heures. Quelques mois plus tard, c’est le cloud d’Amazon qui tombait en rade pendant plusieurs heures, rendant indisponible des sites clients comme Pinterest et Reddit.

Ces incidents peuvent paraître mineurs pour les individus qui se voient privés de l’accès à leur service quelques heures. Pour les entreprises qui utilisent les services de cloud en revanche, ce genre de pannes peuvent se traduire par des manques à gagner non négligeables.

Un rapport publié l’année dernière estimait les pertes financières liées aux pannes à plus de 70 millions de dollars. Facebook a enregistré une panne de trois heures, Google cinq heures, Microsoft 31 heures et OVH est champion avec 170 heures. Des estimations que les auteurs eux-mêmes jugent en-dessous de la réalité.

3 Sécurité : les pirates trouvent des failles

En août dernier, le journaliste de Wired et Gizmodo Mathew Honan narrait comment son compte iCloud avait été piraté – un cauchemar. Le pirate s’est introduit dans le compte Apple du journaliste, volé des informations personnelles, supprimé ses fichiers et s’est même connecté sur son compte Twitter pour livrer à ses 140 000 followers quelques tweets racistes.

Et tout cela a été rendu possible grâce à quelques astuces de hacker et une erreur de la part de la firme qui a permis au pirate de rouler l’assistance technique – qui exigeait pourtant des informations confidentielles pour prendre le contrôle du compte.

L’iCloud mais aussi Gmail (et par extension Google Drive et Google Docs), Hotmail, l’Amazon Cloud Drive, SkyDrive de Microsoft ou encore Dropbox... Tous ces services ont connu des tentatives d’intrusion dont certaines fructueuses.

A tel point que la Cnil elle-même conseille d’être très prudent quant aux fichiers stockés sur les services de cloud, avec pour règle d’or, en plus de ne jamais utiliser le même mot de passe sur ses différents comptes, de ne jamais y déposer des données bancaires, personnelles ou confidentielles.

4 Confidentialité : la NSA n’est pas loin

Suite aux révélations concernant le programme Prism de surveillance généralisée orchestrée par l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), l’oeil des médias et experts est resté braqué sur l’implication des entreprises comme Facebook Microsoft ou Google dans le scandale.

Pourtant ce n’est pas seulement la crédibilité de ces firmes qui est en jeu mais également celle de tout le cloud computing pour la bonne et simple raison que tous les acteurs leaders du marché sont américains.

La conséquence directe est que tous les documents confidentiels que les individus ou entreprises avaient stockés sur leurs bases de données en ligne ne le sont potentiellement plus puisque les autorités américaines peuvent – dans un cadre légal plus ou moins opaque – y accéder.

La menace pourrait également menacer les entreprises et administrations non-américaines depuis que le lanceur d’alerte Edward Snowden et d’autres experts accusent les Etats-Unis de détourner le système.

Initialement voué à la lutte contre le terrorisme, le programme aurait pu être utilisé par le renseignement américain – à l’insu ou non des entreprises collaborant – pour collecter des données industrielles ou diplomatiques.

Quelques pistes pour mieux se protéger

Pas de fatalisme cependant, tous les risques évoqués peuvent être minimisés par une meilleure conscience du fonctionnement du cloud et quelques bonnes pratiques. En plus des conseils de la Cnil déjà cités relatifs aux mots de passe et aux données confidentielles, Philippe Scoffoni propose quelques pistes pour se protéger.

   La préférence nationale  : il est toujours plus sécurisant de choisir des sociétés de cloud qui hébergent leurs serveurs sur le territoire français et sous la législation française.

   Faire des sauvegardes  : il faut s’assurer qu’on peut récupérer ses données et le faire régulièrement en local, chez soi, pour anticiper un éventuel incident ou disparition du service.

   L’open source  : s’appuyer le plus possible sur des logiciels libres – en open source – qui permettent non seulement de récupérer ses données mais aussi l’application elle-même. L’utilisateur pourra ensuite la ré-héberger autre part.
Source: http://www.rue89.com/2013/06/22/quatre-bonnes-raisons-renoncer-si-peut-cloud-computing-243434
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Dim 30 Juin 2013, 23:18

Les récentes annonces sur l'espionnage de l'UE par le NSA confirment si il en était encore besoin qu'il faut renforcer la sécurité de nos données personnelles... Aujourd'hui nombre de celles-ci sont situées sur des ordinateurs dispersés à travers le monde, ce fameux "cloud", et administrés à distance par des salariés de pays "low cost"...

Il n'est ainsi pas rare que les données personnelles d'un citoyen français soient stockées sur un ordinateur situé en Irlande, sur le cloud Amazon par exemple, ou aux Etats-Unis et que celles-ci soient administrées à partir de la Roumanie ou de l'Inde par un salarié payé une misère...

Cette affaire d'espionnage devrait donc provoquer un sursaut et nos politiques devraient déjà mettre en œuvre rapidement l'exigence nationale dans ce domaine:

"les données personnelles des citoyens français doivent être stockées exclusivement sur des ordinateurs situés  physiquement en France, ceux-ci étant administrés exclusivement à partir de la France par des salariés de droit français..."

C'est aussi ça la guerre pour l'emploi !


AFP a écrit:
30/06/2013 à 12:32
Le PS proteste contre un espionnage américain de l'UE
Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a qualifié dimanche d'"inacceptable" tout espionnage américain des institutions européennes, réclamant un accord sur la protection des données personnelles en préalable à un accord avec Washington, tandis qu'un autre socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, plaide pour une suspension des négociations USA-UE.
---/---
Source et suite: http://actu.orange.fr/politique/le-ps-proteste-contre-un-espionnage-americain-de-l-ue-afp_2435432.html


AFP a écrit:
30/06/2013 à 12:25
Espionnage: Mélenchon veut l'arrêt des négociations commerciales UE-USA
Jean-Luc Mélenchon a réclamé dimanche "l'arrêt immédiat des négociations" commerciales entre l'UE et les Etats-Unis, après la révélation d'espionnage électronique de l'UE par l'Agence nationale de sécurité américaine, et a demandé que "la France accorde l'asile politique" à Edward Snowden, "qui a permis de démasquer ce complot".
---/---
Source et suite: http://actu.orange.fr/politique/espionnage-melenchon-veut-l-arret-des-negociations-commerciales-ue-usa-afp_2435450.html
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Lun 01 Juil 2013, 00:57

Les USA espionne l' Europe (rien de bien nouveau) peut-être à cause de l' espionnage français aux USA :

http://www.france24.com/fr/20130410-mimolette-normande-etats-unis-france-allergene-normandie-blocus-terroir-sante a écrit:
La mimolette normande bloquée aux portes des États-Unis


© Crédit Jastrow/ Wikipedia
Depuis un mois, la mimolette française est bloquée dans un entrepôt du New Jersey. L’administration sanitaire américaine justifie le blocus par la présence de mites aux propriétés allergènes. Côté français, l'explication ne convainc pas.
Par FRANCE 24  (texte)

La mimolette française ne passe plus les frontières américaines. Depuis plus d’un mois, une demie tonne du fromage orange fabriqué en Hexagone et voué à l'importation aux États-Unis a été mise en quarantaine par la Food and Drug Administration (FDA) dans un entrepôt du New Jersey et pourrait être détruite.

Le fromage affiné en Normandie fait l’objet d’un blocus sans explication logique, selon le responsable États-Unis de l'entreprise normande Isigny Sainte-Mère. "On importe de la mimolette depuis une vingtaine d'années mais depuis début mars, les inspecteurs de la FDA nous donnent du fil à retordre. Nos mimolettes ne passent pas les analyses", explique l’importateur à l'AFP, qui a envoyé l'an dernier 60 tonnes de mimolette aux États-Unis.

Les mites ont toujours existé !

Pourquoi une telle disgrâce ? Les explications restent confuses. Les inspecteurs de la FDA ont fait savoir que les "mites à fromage", sortes d'acariens microscopiques cultivés à dessein sur la croûte pour affiner le fromage, étaient allergènes. Pour James Coogan, qui dirige la fromagerie Ideal Cheese Shop à Manhattan, où l'on peut encore trouver de la mimolette, "les mites ont toujours existé ! C'est ridicule de bloquer ces fromages".

Un inspecteur de la FDA a toutefois indiqué au responsable des importations du fromage normand que le "taux de mites était supérieur au taux autorisé, sans pouvoir dire quel était ce taux autorisé".

"Save the mimolette"

Impuissant, l’importateur français avoue ne pas comprendre alors que certains étals de fromagers de New York sont en rupture de stock. De son côté, la FDA récuse toute interdiction de la mimolette aux États-Unis. "Il est néanmoins important de noter que tous les aliments exportés vers les États-Unis doivent être conformes aux normes américaines", explique la FDA.

Devant ce rejet fromager, la riposte s’est organisée. Une page Facebook dédiée au fromage orange a été créée début avril par des Américains friands du met français sous le titre "Save the mimolette" (Sauvons la mimolette).

C'est aussi cela le commerce international (pas de bœuf aux hormone américain, pas de mimolette française).
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Lun 01 Juil 2013, 01:07

mamiea a écrit:
Les USA espionne l' Europe (rien de bien nouveau) peut-être à cause de l' espionnage français aux USA :

L'espionnage a effectivement toujours existé en revanche ce qui est nouveau c'est le développement rapide du "cloud computing" au cours des cinq dernières années jetant par là même nombre de salariés de droit français au chômage...

Personnellement je doute que nos vente de mimolette compense les pertes d'emploi...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 05 Juil 2013, 02:15

Voilà plutôt une bonne nouvelle, si elle se vérifie dans le temps bien sûr, qui va dans le sens de l'intérêt des entreprises et des salariés de droit français...

On ne peut que s'en réjouir même si des pans entiers de l'activité ont déjà été délocalisés et sont désormais aux mains de sociétés et de salariés qui ne sont pas basés en France...


Les Echos a écrit:
Le « cloud » à la française compte tirer profit du scandale « Prism »
Par Romain Gueugneau | 04/07 | 15:29

Les révélations sur les pratiques de la NSA en terme de surveillance informatique peuvent légitimer le positionnement des acteurs français, qui misent sur le caractère souverain de leurs offres.

L’affaire Prism n’en finit pas de faire des remous sur la scène internationale, même si les tensions semblent s’apaiser entre Européens et Américains. Néanmoins, les répercussions pourraient également être importantes dans le monde de l’informatique et plus particulièrement sur le marché du « cloud computing ».

Les révélations de l’ex-agent de la CIA, Edward Snowden , à l’origine du scandale, ont mis à jour les pratiques de la NSA, l’agence nationale de sécurité américaine, et les requêtes formulées auprès de groupes comme Google , Facebook, ou Microsoft sur des données appartenant à leurs clients. La nouvelle a évidemment jeté un froid dans le secteur et chez les utilisateurs de ces technologies. « L’affaire Prism risque de renforcer les craintes des entreprises européennes, voire asiatiques, à l’égard des hébergeurs de données américains, accentuant ainsi le sentiment de défiance qui relevait jusqu’à présent plus d’une perception générale que de risques avérés », souligne Ahmed Baladi, avocat associé chez Allen & Overy, spécialiste des questions d’informatique.

Méfiance

Les géants américains ont tenté de rassurer leurs clients, comme le fit Amazon la semaine dernière, lors d’un évènement organisé à Paris à destination de sa clientèle. « On ne constate pas de vent de panique parmi les clients », relativise le représentant d’un autre groupe américain. Mais après l’épisode du Patriot Act - cette loi qui contraint, sous certaines conditions, les entreprises américaines à divulguer les données de leurs clients au gouvernement américain -, le malaise devient perceptible sur le marché.

Nombre d’entreprises s’inquiètent de savoir comment sont gérées leurs données informatiques, qu’elles travaillent avec des entreprises américaines ou pas. « J’ai reçu pas mal d’appels de clients inquiets. Ils veulent connaître précisément l’empreinte que laissent leurs données », commente Jules-Henri Gavetti, le PDG d’Ikoula, un hébergeur informatique français dont les infrastructures sont basées dans l’Hexagone.

« Cette affaire va renforcer la méfiance des industriels sur l’usage du cloud computing », témoigne Luc Renouil, directeur technique de Bertin Technologies, une PME innovante [ créée par Jean Bertin l'inventeur de l'Aérotrain qui fut sacrifié dit-on au profit du TGV ], et membre du Comité Richelieu. En France, la sécurité et la maîtrise des données figure justement dans les principaux freins à l’adoption du « cloud » dans les entreprises. « Le scandale Prism peut favoriser la résistance au changement. Cela risque, à court terme, de pénaliser l’ensemble de la profession », regrette Philippe Tavernier, le directeur général de Numergy, la société créée l’an dernier par SFR et Bull, avec le soutien financier de l’Etat.

« Loyauté et transparence »

Les opérateurs de « cloud » à la française, comme Numergy et son concurrent Cloudwatt, fondé par Orange et Thales, espèrent néanmoins tirer profit de la situation. Ils voient là un nouveau moyen de justifier leur positionnement, basé sur le principe de souveraineté des données et applications informatiques. « La sensibilité des entreprises sur la localisation de leurs données et la crédibilité de leurs fournisseurs va croissant. Mais notre discours ne va pas changer. Nous restons positionnés sur la loyauté et la transparence contractuelle », explique Patrick Starck, le PDG de Cloudwatt. Pour Fabrice Barros, consultant au sein du cabinet Kurt Salmon, l’affaire Prism « peut effectivement être bénéfique à Numergy et Cloudwatt, dont le business plan est ainsi renforcé ».

Pas question pour autant d’assister à un afflux massif de clients chez les deux opérateurs souverains. « L’activité accélère en ce moment, mais je ne suis pas sûr que ce soit directement lié à cette actualité », reconnaît Philippe Tavernier. Numergy aurait franchi le cap de son premier million d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Quant à Cloudwatt, ses premières offres seront réellement commercialisées à partir de la rentrée.

Les acteurs privés du secteur comme OVH et Ikoula ont aussi une carte à jouer dans le contexte actuel. « Avec Prism, il va y avoir une prise de conscience dans les entreprises. Elles vont découvrir qu’il existe d’autres solutions que celle d’ Amazon pour migrer dans le cloud . C’est une bonne chose, considère Jules-Henri Gavetti. Après, c’est aussi à nous de travailler et de faire découvrir nos offres pour pouvoir offrir le choix aux consommateurs ».
Source: http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202874392267-le-cloud-a-la-francaise-compte-tirer-profit-du-scandale-prism-582789.php
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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 05 Juil 2013, 03:52

a.nonymous a écrit:
mamiea a écrit:
Les USA espionne l' Europe (rien de bien nouveau) peut-être à cause de l' espionnage français aux USA :

L'espionnage a effectivement toujours existé en revanche ce qui est nouveau c'est le développement rapide du "cloud computing" au cours des cinq dernières années jetant par là même nombre de salariés de droit français au chômage...

Personnellement je doute que nos vente de mimolette compense les pertes d'emploi...
Non elles s' y ajoutent comme avec le roquefort.
Quand au "Cloud Computing" il ne faut pas sortir des rangs de DCRI pour y voir tout le danger qu'il représente (ouvrir ses données à n'importe qui, ne plus être maître de ses dernières, passer sous une législation que nous ne maîtrisons pas....) sans en ignorer ses avantages (coût du matériel et de la maintenance, coût du personnel.....). Que des institutions se lance dans ce processus est incompréhensible alors qu' on a toutes compétences pour mutualiser les besoins des régions et autres administrations.
Heureusement que la sécurité sociale n' est pas dans ce piège car là je ne donne pas cher du secret médical (par exemple).
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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Mar 22 Oct 2013, 07:16

Toujours aussi réactive, la France se fâche enfin... aujourd'hui seulement....

AFP a écrit:
21/10/2013 à 17:03
NSA: Paris demande à Washington la fin des pratiques d'interception

La France a demandé lundi à l'ambassadeur américain, convoqué au ministère des Affaires étrangères, de lui donner des assurances que l'interception de communications n'ont "plus cours", après de nouvelles révélations, selon le Quai d'Orsay.

Charles Rivkin a été reçu dans la matinée par le directeur de cabinet de M. Fabius, Alexandre Ziegler.

"Nous lui avons rappelé que ce type de pratiques entre partenaires était totalement inacceptable et qu'il fallait nous assurer qu'elles n'avaient plus cours", a déclaré Alexandre Giorgini, sous-directeur de la presse, lors d'un point-presse.

Paris "a demandé que soit apportée dans les plus brefs délais une réponse tangible à notre préoccupation", a-t-il ajouté.

Le sujet sera évoqué mardi par le chef de la diplomatie Laurent Fabius avec son homologue américain John Kerry, lors d'un entretien prévu au Quai d'Orsay, avant une réunion des Amis de la Syrie à Londres.

"L'entretien entre M. Laurent Fabius et son homologue américain demain matin portera essentiellement sur la situation en Syrie et les questions régionales mais ce sujet sera également évoqué", a précisé M. Giorgini.

A la suite d'informations publiées sur le site internet du quotidien français Le Monde sur l'interception massive de communications en France par l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait annoncé, lundi matin à son arrivée à une réunion européenne à Luxembourg, la convocation "immédiate" de l'ambassadeur américain au Quai d'Orsay, jugeant ce "type de pratiques" attentatoires à la vie privée "inacceptable".

L'ambassadeur avait déjà été invité à fournir des explications au Quai d'Orsay le 1er juillet, à la suite des premières révélations sur les pratiques de la NSA.

Selon Le Monde.fr, la NSA a effectué 70,3 millions d'enregistrements de données téléphoniques de Français entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013. Le site du Monde cite des documents de l'ancien consultant de l'agence américaine Edward Snowden, à l'origine de révélations en juin.

Après ces révélations, à la demande de la France, un groupe de travail Etats-Unis-UE sur la protection des données a été mis en place en juillet et s?est déjà réuni deux fois. Le Conseil européen des 24 et 25 octobre, qui sera en grande partie consacré aux enjeux du numérique, permettra de revenir sur cette question, a poursuivi M. Giorgini.
Source: http://actu.orange.fr/monde/nsa-paris-demande-a-washington-la-fin-des-pratiques-d-interception-afp_2627170.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Mar 27 Mai 2014, 00:01

Si la démarche est intéressante sur le plan du "cloud" et du "big data" susceptibles de générer des marges intéressantes, il faut espérer que le gouvernement prendra des garanties sur l'avenir de la division super-calculateurs "HPC" de Bull

Ces supers-calculateurs utilisés pour la simulations nucléaires et dans de nombreux autres domaines sont de véritables armes stratégiques contribuant à l'indépendance de notre pays mais leur commercialisation n'est pas des plus rentables financièrement...


Reuters a écrit:
Atos veut créer un géant du "cloud" en rachetant Bull
Reuters – il y a 20 minutes

par Jean-Michel Belot et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Le groupe de services informatiques Atos a dévoilé lundi une offre de 620 millions d'euros sur son concurrent français Bull avec l'ambition de créer le numéro un européen du stockage de données à distance ("cloud").

Atos va déposer une offre en numéraire à 4,90 euros par action, soit une prime de 30% par rapport à la moyenne du cours de Bull sur les trois derniers mois, en vue de mettre la main sur le champion européen des "supercalculateurs", ces ordinateurs hyperpuissants en matière de calcul.

Le rachat de Bull par Atos marquerait l'épilogue d'une saga tumultueuse commencée en 1930, qui a vu la pépite française rivaliser avec le géant américain IBM dans les années 1960 avant de céder du terrain puis frôler le dépôt de bilan dans les années 2000.

Bull deviendrait une division d'Atos où seraient regroupées toutes les activités de traitement des données en masse ("big data") et cybersécurité, et qui serait dirigée par Philippe Vannier, PDG du groupe Bull. Atos, qui a pour concurrents le français Capgemini et l'américain Accenture, espère ainsi renforcer ses offres pour faire face à une demande sans cesse croissante en puissance de calcul et à des besoins en hébergement de données qui doublent dans le monde tous les 18 mois.

"A nous deux, nous allons être d'assez loin le premier acteur européen en matière de cloud. C'est important parce que les positions sont à prendre aujourd'hui", a déclaré lors d'une conférence de presse le PDG d'Atos Thierry Breton, ancien ministre de l'Economie et des Finances [et ancien PDG de Frabce Telecom] et co-auteur d'un rapport récent sur les perspectives du cloud dans le cadre des 34 plans de la Nouvelle France industrielle promus par le gouvernement.

La nouvelle entité Atos-Bull, dont le chiffre d'affaires devrait avoisiner les 10 milliards d'euros, deviendrait la première société européenne sur le segment du cloud, selon une présentation fournie par Atos. Elle se classerait à la deuxième place dans l'ouest de l'Europe derrière l'américain Amazon mais devant l'autre américain Microsoft.

Atos espère notamment tirer parti de l'expertise technologique développée par Bull dans les domaines de la sécurité et de la cryptographie pour doper ses offres dans le cloud, un segment qui recèle un potentiel de croissance de 25 à 50% sur la période 2014-2016 selon Atos, mais rencontre encore des freins auprès des professionnels, soucieux d'une sécurité qu'ils jugent insuffisante.



SYNERGIES DE 80 MILLIONS D'EUROS

Le projet d'opération, qui a reçu le feu vert des conseils d'administration des deux sociétés à l'unanimité, a été bien accueillie en Bourse.

L'action Bull flambait de 21,7% à 4,88 euros vers 13h00, un cours proche du prix proposé par Atos, en hausse de 5%.

"Même si Bull a plusieurs fois déçu par le passé dans sa capacité à améliorer ses résultats, nous voyons une certaine logique à la transaction et la direction d'Atos a déjà prouvé sa capacité à redresser des activités à faible marge", estiment les analystes de Kepler Cheuvreux dans une note.

Les deux actionnaires principaux du groupe Bull, Crescendo Industries et Pothar Investments se sont déjà engagés à apporter leurs titres à l'offre, soit 24,2% des actions Bull. L'opérateur télécoms Orange, qui détient 8% de Bull, juge également l'offre "intéressante et constructive pour l'avenir de Bull", a déclaré à Reuters un porte-parole.

La transaction devrait générer en 24 mois 80 millions d'euros de synergies de coûts résultant d'une part de l'accélération du plan stratégique de Bull "One Bull", et d'autre part de l'intégration des activités internationales des deux sociétés conjuguées à des économies sur les achats et l'immobilier.

L'"ajustement" des effectifs se fera uniquement par non remplacement des départs naturels, ont précisé les deux groupes, ajoutant que le projet ne donnera pas lieu à un plan social dans l'Hexagone. Bull emploie 5.000 personnes en France, sur un effectif mondial de 9.200 salariés, et Atos 13.200 sur un total de 76.300 personnes.

La transaction devrait être relutive sur le bénéfice par action d'Atos dès la première année et d'au moins 10% après 24 mois. Elle est conditionnée à l'obtention d'un seuil de succès de 50% plus une action du capital de Bull. Atos a l'intention de procéder au retrait de la cote des actions Bull.

L'offre sur Bull intervient moins de trois semaines après le lancement de l'introduction en Bourse de Worldline, pôle de technologies liées aux paiements en ligne d'Atos.

Le groupe reste par ailleurs intéressé par une autre société informatique française, Steria, qui est déjà engagée dans un projet de fusion avec le groupe Sopra.

(Avec Gilles Guillaume et Andrew Callus)
Source: https://fr.news.yahoo.com/atos-lance-une-opa-620-060249868.html
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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Mar 27 Mai 2014, 07:34

Le Cloud ne donne aucune garantie de sécurité aux amateurs, aux particuliers qui de temps en temps font une commande sur le net, ou échangent des courriers.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Jeu 29 Mai 2014, 19:34

Isnogood a écrit:
Le Cloud ne donne aucune garantie de sécurité aux amateurs, aux particuliers qui de temps en temps font une commande sur le net, ou échangent des courriers.

Il ne faut pas confondre les choses le "Cloud" permet l' utilisation de certaine applications, le stockage de données hors de son micro (ce qui en effet pose un problème de sécurité des données) alors que les commandes les courriels eux passent par le web sans passer par le "Cloud" (ce qui ne veut pas dire qu' ils sont exempts de problèmes).

Le problème majeur du "Cloud" est que vous confiez vos données à une société avec ses problèmes (qu' advient-il des données en cas de disparition du stocker, quel est le niveau de confidentialité ?).
Tant qu' il s' agit de' utiliser cet espace pour mettre à disposition d' autres personnes des documents (textes, photos...) sans problème de confidentialité pourquoi pas, mais stocker des copies de ses papiers d' identité, ses codes bancaires, des documents confidentiels là je suis très très réservé pour ne pas dire hostile.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Jeu 29 Mai 2014, 19:48

mamiea a écrit:
---/---
Le problème majeur du "Cloud" est que vous confiez vos données à une société avec ses problèmes (qu' advient-il des données en cas de disparition du stocker, quel est le niveau de confidentialité ?).
Tant qu' il s' agit de' utiliser cet espace pour mettre à disposition d' autres personnes des documents (textes, photos...) sans problème de confidentialité pourquoi pas, mais stocker des copies de ses papiers d' identité, ses codes bancaires, des documents confidentiels là je suis très très réservé pour ne pas dire hostile.

Je suis d'accord avec ces remarques, cette problématique étant encore amplifiée dès lors que les données sont stockées sur les machines situées à l'étranger d'où l'intérêt de disposer de fournisseurs de solution cloud franco-française...

Quand il s'agit d'extérioriser des copies de sauvegarde, la solution est de ne pas s'en remettre aux seuls mécanismes  de confidentialité proposés par le fournisseur mais d'encrypter ses données en amont, avant de les envoyer, avec par exemple PGP...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 04 Déc 2015, 19:19

Encore une usine à gaz financée en partie par l'Etat avec de l'argent public qui se termine par un fiasco...



"A l'origine, Numergy devait permettre avec Cloudwatt, de doter la France de deux services nationaux de cloud public. L’Etat avait financé ces deux projets à hauteur de 75 millions d’euros chacun, via la Caisse des dépôts. Ils devaient être la réponse française face aux géants du cloud Amazon, Microsoft, et autres Google.

Mais l’aventure s’est soldée par un échec. Cloudwatt a ainsi été vendu à Orange il y a quelques mois. Une fusion entre les deux entreprises, Cloudwatt et Numergy, avait un temps été envisagée. La cession de Numergy à Numericable-SFR signe la fin des ambitions de l’Etat dans le cloud souverain."




http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021527844309-numericable-sfr-rachete-numergy-1180961.php a écrit:
Numericable-SFR rachète Numergy

Fabienne Schmitt / Chef de service adjoint | Le 02/12 à 18:59, mis à jour à 20:16

Le groupe de Patrick Drahi détenait déjà 46 % du fournisseur de cloud français mis sous procédure de sauvegarde le 13 octobre dernier.

Numericable-SFR rachète la totalité de Numergy, le fournisseur de cloud français mis sous procédure de sauvegarde le 13 octobre dernier. Le groupe du tycoon Patrick Drahi possédait 46 % de Numergy et il va s’offrir le reste du capital, aujourd’hui détenu par Atos (20 %) et la Caisse des dépôts (33 %).

Ce modèle à trois ne fonctionnait pas. « Il y a un désaccord entre actionnaires sur la stratégie d’investissement et sur leurs obligations à libérer du capital », expliquait aux « Echos » le patron de l’entreprise, Philippe Tavernier, fin octobre. Les parties ont donc décidé de divorcer à l’amiable.

Numergy, qui compte 72 salariés, perd beaucoup d’argent et ne devrait générer « que » 6 millions de chiffre d’affaires cette année. Il n’atteindra donc pas l’objectif très ambitieux de... 400 millions d’euros fixé pour l’année prochaine. Demain, il va pouvoir s’appuyer sur la marque et le réseau Numericable-SFR. « On va intégrer Numergy dans nos solutions SFR Business », indique Jérôme Yomtov, directeur délégué de Numericable-SFR.



Echec de l’Etat dans le cloud français

SFR possède sa propre offre de cloud computing pour les entreprises. « Ce rapprochement s’intègre à la stratégie entreprise du groupe Altice dont l’une des priorités est de consolider l’ensemble de ses activités autour du Cloud, de l’Internet des objets et des services managés », précise le groupe.

A l'origine, Numergy devait permettre avec Cloudwatt, de doter la France de deux services nationaux de cloud public. L’Etat avait financé ces deux projets à hauteur de 75 millions d’euros chacun, via la Caisse des dépôts. Ils devaient être la réponse française face aux géants du cloud Amazon, Microsoft, et autres Google.

Mais l’aventure s’est soldée par un échec. Cloudwatt a ainsi été vendu à Orange il y a quelques mois. Une fusion entre les deux entreprises, Cloudwatt et Numergy, avait un temps été envisagée. La cession de Numergy à Numericable-SFR signe la fin des ambitions de l’Etat dans le cloud souverain.

@FabienneSchmitt
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021527844309-numericable-sfr-rachete-numergy-1180961.php


Voir aussi: http://rue89.nouvelobs.com/2015/12/03/flop-couteux-cloud-souverain-a-francaise-suite-fin-262344
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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 04 Déc 2015, 20:07

a.nonymous a écrit:
Encore une usine à gaz financée en partie par l'Etat avec de l'argent public qui se termine par un fiasco...



"A l'origine, Numergy devait permettre avec Cloudwatt, de doter la France de deux services nationaux de cloud public. L’Etat avait financé ces deux projets à hauteur de 75 millions d’euros chacun, via la Caisse des dépôts. Ils devaient être la réponse française face aux géants du cloud Amazon, Microsoft, et autres Google.

Mais l’aventure s’est soldée par un échec. Cloudwatt a ainsi été vendu à Orange il y a quelques mois. Une fusion entre les deux entreprises, Cloudwatt et Numergy, avait un temps été envisagée. La cession de Numergy à Numericable-SFR signe la fin des ambitions de l’Etat dans le cloud souverain."





En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021527844309-numericable-sfr-rachete-numergy-1180961.php


Voir aussi: http://rue89.nouvelobs.com/2015/12/03/flop-couteux-cloud-souverain-a-francaise-suite-fin-262344


Résultat logique : un technocrate politicard si en plus il est énarque ne sait pas faire fonctionner une entreprise étatique...

Il n'est pas formé pour cela et n'est pas intellectuellement équipé pour... si en plus il sort du dogme du parti tout se complique pour lui.

Depuis des années cette évidence se vérifie mais ce n'est pas grave il faut placer les copains de promotion !

C'est que tous les ans on en récolte un bon paquet à qui il faut trouver un job.

Les seules boites que des technocrates puissent faire fonctionner et pour ce faire il convient de les "reprogrammer" (on y arrive avec certains spécimens) sont les entreprises privées dotées d'un comité de surveillance solide et méfiant le tout surveillé par des financiers et actionnaires avisés.
A ce prix la boutique peut espérer survivre et parfois être rentable.
Si le financement est étatique l'affaire est mal partie !

On peut constater cette évidence lorsque le privé et le public sont en concurrence...


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mamiea

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 04 Déc 2015, 21:46

Ce n' est pas parce que l' état (via la caisse des dépôts) a des participations dans une société que celle-ci est sous sa coupe.
L' article si dessous est assez explicite sur les avatars de ces deux sociétés.
http://www.silicon.fr/numergy-et-cloudwatt-embrouilles-sur-le-financement-etatique-111295.html
Je pense que vouloir faire du "cloud français" est voué à l' échec car le marché est trop réduit et qu' il sera très difficile de concurrencer les géants Américains. De plus en faire des succursales de grand groupes fragilise ces dernières surtout en période de restructuration.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 04 Déc 2015, 22:25

Le marché est d'autant plus réduit si il n'y a pas un seul acteur mais deux.....

Pour le coup et puisque l'on veut faire l'Union, il aurait fallut un seul acteur pour la France et son ou ses principaux partenaires européens, à charge aux Etats de garantir à cet acteur un volume d'affaires minimum...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 22 Jan 2016, 14:39

a.nonymous a écrit:
Encore une usine à gaz financée en partie par l'Etat avec de l'argent public qui se termine par un fiasco...

Je pense qu'au niveau informatique les fiascos français ne sont hélas pas finis...

Plutôt qu'un « système d’exploitation souverain », un "Windows français", voué à un échec certain, il suffirait que l'administration adopte LInux et les logiciels libres qui l'accompagnent, à charge pour cette administration de contribuer au développement de ceux-ci....


"A l’issue du deuxième jour de discussion du projet de loi « pour une République numérique », les représentants ont voté mercredi 20 janvier, en fin de soirée, une des dispositions les plus controversées du texte. L’article 9 ter indique que le gouvernement remettra au Parlement un rapport précisant « les conditions de mise en place » d’un « système d’exploitation souverain ». Ce même rapport portera sur la création d’un commissariat à la souveraineté numérique et de « protocoles de chiffrement des données ».

Ce projet de « Windows » français avait déjà été remarqué en commission des lois et avait divisé, plusieurs députés estimant qu’il s’agissait d’une erreur. Il s’agirait d’un effort important et difficile à mettre en place, arguaient-ils. Lionel Tardy (Les Républicains) a déposé un amendement demandant la suppression de l’article, soulignant les moqueries suscitées par la disposition parmi certains citoyens engagés sur les questions numériques. La socialiste Delphine Batho a appelé l’Assemblée nationale à « ne pas ridiculiser » le projet de loi en votant cette mesure. L’amendement de Lionel Tardy a finalement été rejeté mercredi soir, et l’article adopté."



http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/01/21/l-assemblee-vote-la-disposition-pour-un-systeme-d-exploitation-souverain_4851279_4408996.html?xtmc=souverain&xtcr=1 a écrit:
L’Assemblée fait le premier pas vers la création d’un « Windows » français

Le Monde.fr | 21.01.2016 à 13h23 • Mis à jour le 21.01.2016 à 21h55

A l’issue du deuxième jour de discussion du projet de loi « pour une République numérique », les représentants ont voté mercredi 20 janvier, en fin de soirée, une des dispositions les plus controversées du texte. L’article 9 ter indique que le gouvernement remettra au Parlement un rapport précisant « les conditions de mise en place » d’un « système d’exploitation souverain ». Ce même rapport portera sur la création d’un commissariat à la souveraineté numérique et de « protocoles de chiffrement des données ».

Ce projet de « Windows » français avait déjà été remarqué en commission des lois et avait divisé, plusieurs députés estimant qu’il s’agissait d’une erreur. Il s’agirait d’un effort important et difficile à mettre en place, arguaient-ils. Lionel Tardy (Les Républicains) a déposé un amendement demandant la suppression de l’article, soulignant les moqueries suscitées par la disposition parmi certains citoyens engagés sur les questions numériques. La socialiste Delphine Batho a appelé l’Assemblée nationale à « ne pas ridiculiser » le projet de loi en votant cette mesure. L’amendement de Lionel Tardy a finalement été rejeté mercredi soir, et l’article adopté.


Une définition plus précise du délit de « vengeance porno »

Le Parlement a adopté jeudi, en début de soirée, un amendement de la députée Catherine Coutelle (PS), précisant la définition et les sanction pour les actes de « vengeance porno » - le fait de diffuser en ligne des images à caractère sexuel d’une personne sans son consentement.

Déjà sanctionnée par la loi, cette diffusion sera désormais définie de manière plus large - elle sera qualifiée que les images aient été prises dans un lieu public ou privé, et le consentement d’une personne à la diffusion d’images à caractère sexuel devra désormais être explicitement donné sous peine d’être puni d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison - une sanction durcie par rapport aux textes existants.


Ouverture des données publiques

Au terme de longues discussions souvent très techniques, l’Assemblée a voté plusieurs articles pour garantir l’ouverture par défaut des données publiques. Les administrations communiqueront donc les documents administratifs à la fois au public et aux autres administrations, et les publieront en ligne « dans un format ouvert et aisément réutilisable ». Des garde-fous ont cependant été mis en place dans le secteur des transports, avec le vote d’un amendement déposé par le gouvernement pour garantir le secret sur certaines informations sensibles pour la concurrence.

Les codes sources de logiciels peuvent désormais être considérés comme des documents administratifs publiables, mais un amendement a ajouté une nécessité de prise en compte des risques pour la sécurité informatique avant toute communication de telles données. Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée a également adopté un amendement ouvrant les données liées aux algorithmes utilisés dans le traitement des données par les administrations, comme le calcul de l’impôt sur le revenu, par exemple.

Toutes ces données publiques libérées par les administrations seront théoriquement réutilisables librement par les citoyens et les entreprises, mais pas toujours gratuitement.

D’autres mesures ont été votées, dont la sensibilisation au sexisme et à l’égalité hommes-femmes sur Internet, ainsi qu’à la lutte plus générale contre les violences en ligne dans les sujets de sensibilisation abordés à l’école.

Enfin, le gouvernement remettra au plus tard le 30 juin un rapport sur la nécessité d’une consultation en ligne pour tout projet de loi avant discussion par le Parlement. Consultation publique par laquelle était justement passé ce projet de loi « pour une République numérique ».


Des débats vifs sur le logiciel libre

Parmi les mesures votées mercredi, les députés ont également adopté un article qui « encourage » l’utilisation des logiciels libres dans les administrations et les services publics, c’est-à-dire des logiciels librement modifiables et utilisables, opposés aux logiciels « propriétaires ».

Le vote des différents amendements a été serré, puisque plusieurs députés ont demandé à remplacer certains termes pour que les établissements publics « donnent la priorité » plutôt qu’« encouragent » l’utilisation des logiciels libres. Ils craignaient que cette formulation du texte défavorise certaines entreprises lors des appels d’offres des administrations pour changer de logiciel. « Priorité n’est pas obligation », avait contre-attaqué le socialiste Christian Paul. Le communiste André Chassaigne a, de son côté, dénoncé les pressions des éditeurs de logiciels lors de la rédaction du texte.


L’accès libre à la recherche scientifique

Les députés ont voté jeudi 21 janvier au matin un gros morceau du projet de loi concernant l’open access, c’est-à-dire l’accès libre aux publications scientifiques financées par les fonds publics. Elles seront rendues publiques en ligne, gratuitement, par leurs auteurs, à partir d’un délai de six à douze mois selon le domaine de recherche, le délai est par exemple plus long pour les publications en sciences humaines.

Certaines publications ont été exclues afin de ne pas pénaliser les éditeurs d’ouvrages scientifiques collectifs. L’effet de cette mesure sur le marché de l’édition sera d’ailleurs étudié par le gouvernement qui remettra un rapport sur ce sujet.


Droit d’auteur : les photos de monuments en question

Les députés ont voté une version « de compromis » de la liberté de panorama, une exception au droit d’auteur qui permet de publier des photos des sculptures et monuments dont l’image est normalement protégée, comme le viaduc de Millau ou les illuminations nocturnes de la tour Eiffel.

Deux amendements déposés par des députés socialistes et écologistes proposant une liberté d’utilisation étendue ont été refusés au profit de la version du rapporteur des lois Luc Bélot, qui circonscrit la liberté de panorama à une utilisation par des particuliers et à but non lucratif. Pour les défenseurs d’une liberté étendue, cette précision pose problème puisqu’une simple photo publiée sur les réseaux sociaux pourrait être considérée comme une utilisation lucrative, en raison des conditions d’utilisation de ces sites.


Une protection pour les lanceurs d’alerte

Contre toute attente, l’Assemblée a voté un amendement visant à protéger les experts en sécurité informatique bien intentionnés qui découvrent des failles de sécurité et en avertissent discrètement l’opérateur du site ou les autorités. Il propose des exemptions de peine pour ces hackeurs, mais pas d’exemption de poursuites comme deux amendements proposés par des députés Les Républicains et écologistes puis rejetés.
Source: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/01/21/l-assemblee-vote-la-disposition-pour-un-systeme-d-exploitation-souverain_4851279_4408996.html
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 22 Jan 2016, 19:20

a.nonymous a écrit:


Je pense qu'au niveau informatique les fiascos français ne sont hélas pas finis...

Plutôt qu'un « système d’exploitation souverain », un "Windows français", voué à un échec certain, il suffirait que l'administration adopte LInux et les logiciels libres qui l'accompagnent, à charge pour cette administration de contribuer au développement de ceux-ci....

l

Entièrement d' accord, c' est à se demander quelles sont les compétences en informatique des membres de cette commission, leur étude de marché mais il est vrai que comme d' habitude la règle est : pourquoi faire simple si l' on peut faire compliqué et dépenser bêtement l' argent des Français.Développer un "Windows à la Française" pour quel marché? A savoir que la première version de windows date de 1985 soit il y a plus de 30 ans .
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Ven 22 Jan 2016, 19:27

mamiea a écrit:


Entièrement d' accord, c' est à se demander quelles sont les compétences en informatique des membres de cette commission, leur étude de marché mais il est vrai que comme d' habitude la règle est : pourquoi faire simple si l' on peut faire compliqué et dépenser bêtement l' argent des Français.Développer un "Windows à la Française" pour quel marché? A savoir que la première version de windows date de 1985 soit il y a plus de 30 ans .

Avec un peu de chance il sera obligatoire de faire le Windows à la française mais aussi en langues régionales... ce qui bien sur assurera à l'affaire un débouché international juteux.

Lorsque les popofs vont se ruer sur le windows corse et les ricains sur le même mais en basque et en breton les finances franchouillardes et la balance commerciale nationale vont péter les cours du CAC 40

Pour communiquer entre nous et chez nous on fera simple : on utilisera le système en anglais...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Jeu 31 Mar 2016, 02:09

Nos amis forumeurs palois et béarnais connaissent sans aucun doute le centre informatique de Total, anciennement SNEAP - "Société Nationale Elf Exploration Production" - situé à Pau...

Ce centre informatique fut il y trois ou quatre décennies l'un des premiers en France à se doter d'un supercalculateur Cray 1, un autre se trouvant à l'époque chez Total à la Défense et  un autre chez CGG - Compagnie Générale de Géophysique - à Chatenay-Malabry, l'activité de ces trois centres étant le traitement  des "données terrains" préalables à l'exploration  pétrolière...

Sans entrer trop dans les détails, avant de se lancer dans un forage exploratoire coûteux, les compagnies pétrolières tentent d'estimer les chances qu'il y a de trouver du pétrole...

Pour ce faire elles font circuler des camions et naviguer des bateaux qui envoient une onde dans le sol et qui enregistre l'écho généré par celle-ci....

Le traitement ultérieur de ces données par des supercalculateurs permet d'avoir une idée assez précise de la composition des différentes couches du sous-sol et donc de la possibilité d'y trouver du pétrole...

Pour mémoire la société américaine SGI - Silicon Graphics Inc - constructeur du "nouveau" supercalculateur qui vient d'être installé  à Pau était il y a quelques années en faillite - "Chapter 11" - après avoir racheté le constructeur Cray à la demande du gouvernement américain qui considérait et considère encore cette activité comme hautement stratégique.... Pour que SGI survive à cette faillite, le gouvernement américain a demandé à l'un de ses fournisseurs d'investir dans SGI et il lui a de son coté passé des commandes... Vous avez dit patriotisme économique ?



http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/30/pangea-le-superordinateur-qui-renifle-le-petrole-pour-total_4892361_3234.html a écrit:
Pangea, le superordinateur qui « renifle » le pétrole pour Total

LE MONDE ECONOMIE | 30.03.2016 à 11h46 • Mis à jour le 30.03.2016 à 13h56 | Par Jean-Michel Bezat

Un supercalculateur, c’est plus sérieux et efficace qu’un avion renifleur pour l’exploration pétrolière. Celui que Total exploite dans son centre de recherche de Pau (Pyrénées-Atlantiques) s’appelle Pangea. La compagnie l’a présenté, mardi 29 mars, comme l’une des dix machines les plus puissantes du monde et même « le premier calculateur de l’industrie ». Ce n’est pas un nouveau-né : ce superordinateur, fabriqué par l’américain Silicon Graphics International, a été installé il y a trois ans. Mais depuis, ses ingénieurs en ont triplé la puissance et il affiche désormais une capacité de 6,7 pétaflops (6,7 millions de milliards d’opérations par seconde), l’équivalent de plus de 80 000 ordinateurs portables, et une capacité de stockage de 26 pétaoctets, soit 6 millions de DVD.

A l’ère du big data (mégadonnées), la cinquième major mondiale « doit être à la pointe du calcul intensif, qui représente un avantage compétitif », estime Arnaud Breuillac, directeur général de l’exploration-production chez Total. Le pétrolier utilise Pangea comme un précieux outil d’aide à la décision pour la découverte et l’exploitation des gisements. En améliorant considérablement la précision de l’imagerie 3D du sous-sol, il offre une meilleure connaissance des réserves, permet de réduire la durée des études et d’optimiser la production des champs pétrolifères.



Amortissement très rapide

Cela vaut bien les 35 millions d’euros investis dans le triplement des capacités de la machine, qui s’ajoutent aux 30 millions de l’équipement initial. Total compte amortir très vite cette somme, une part infime des 20 milliards d’euros investis en 2015 par le groupe. Pangea, qui a largement bénéficié de la recherche interne, monte en puissance à un moment clé : présenté il y a trois ans comme un outil au service de campagnes d’exploration « audacieuses » (aujourd’hui abandonnées faute de résultats), c’est désormais un levier de productivité dans un environnement à 40 dollars le baril, qui oblige le groupe à privilégier des provinces pétrolières moins risquées.

Mais Total figure-t-il vraiment parmi les dix meilleurs du monde, toutes catégories confondues ? En France, les supercalculateurs du Commissariat à l’énergie atomique, d’EDF et d’Airbus sont devancés. Le plus puissant reste chinois (Tianhe-2) et le suivant est américain (Titan), exploité par le département de l’énergie, avec respectivement 33,8 et 17,6 pétaflops. Mais la course est effrenée et le prochain classement semestriel qui fait référence (le « Top 500 », créé en 1993), publié en juin, rebattra sans doute les cartes.
Source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/30/pangea-le-superordinateur-qui-renifle-le-petrole-pour-total_4892361_3234.html
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matmut

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Jeu 31 Mar 2016, 03:48

ça me rappelle les fameux avions renifleurs sous Giscard, espérons que ce ne sera pas la même arnaque.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Jeu 31 Mar 2016, 04:06

matmut a écrit:
ça me rappelle les fameux avions renifleurs sous Giscard, espérons que ce ne sera pas la même arnaque.

Sauf que ça fait une trentaine d'années que toutes les compagnies pétrolières françaises ou étrangères procèdent de la sorte...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cloud computing et industrie informatique française   Jeu 31 Mar 2016, 04:18

un coup de Giscard sorti du paysage politique national en 1981... donc il y a 35 ans... pour effacer les stupidités actuelles ça ne peut pas faire de mal...

Encore qu'à l'époque les finances du pays ne trinquaient pas mais celles du pétrolier...

Si nous devons ouvrir le débat sur les pertes étatiques institutionnelles de gauche...  il y a de quoi alimenter le feu.

On peut me faire confiance !
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