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 La France en guerre

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Gérard

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MessageSujet: La France en guerre   Dim 13 Jan 2013, 07:49

Ainsi la France vient de déclencher des opérations militaires en Afrique.
Est-ce une déclaration de guerre ou une opération dans le cadre du conseil de sécurité? la différence est minime.
Il y a une cinquantaine d'années de tels événements auraient provoqué un vif émoi dans la population, les jeunes du contingent -dont moi-, et leurs familles, se seraient soudain sentis impliqués dans une aventure imprévisible. Mais là tout est relativement calme, on parle un peu de la manif de demain, des insuffisances de la mairie, des inaugurations ( pale ) diverses, mais de la guerre, rien ou si peu.
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Libellule

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 13 Jan 2013, 07:59

Difficile sur un tel sujet que de faire autre chose de respecter les communiqués à vocation publique

En voici un

EELV communiques] Communiqué Eelv -intervention Mali

Europe Ecologie-Les Verts prend acte de la décision du Président de la République d'engager militairement des troupes françaises afin de contribuer, sous l’égide de la communauté internationale, au rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

Depuis plusieurs années, des groupes armés islamistes mènent des actions violentes de déstabilisation de ce pays et ces derniers jours, les autorités légitimes du Mali ont fait appel à la communauté internationale pour les aider à repousser une offensive sans précédent de nature à remettre en cause l’existence même du pays et à destabiliser l’ensemble de la région.

Le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a accueilli favorablement cette demande, soutenue par les pays d’Afrique de l’Ouest et les autorités européennes ont appelé à « un déploiement rapide d’un dispositif de soutien à l’armée régulière malienne » : c’est donc dans le cadre du droit international que des forces armées françaises sont engagées aux côtés de forces sénégalaises et nigérianes.

Conscients de la gravité de la situation, en ayant une pensée pour les otages retenus dans la région, EELV, tout en regrettant que le Parlement n'ait pas été consulté en amont de cette décision, souhaite que l'opération engagée par la France soit strictement limitée dans le temps et que l'armée française laisse très rapidement la place à une force d'intervention africaine qui aura pour mission de veiller à la mise en place, en accord avec les populations concernées, d'un processus démocratique et d'une paix durable.

Pascal Durand, secrétaire national Elise Lowy et Jean-Philippe Magnen, porte-parole
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Gérard

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 13 Jan 2013, 08:10

Citation :
EELV, tout en regrettant que le Parlement n'ait pas été consulté en amont de cette décision, souhaite que l'opération engagée par la France soit strictement limitée dans le temps et que l'armée française laisse très rapidement la place à une force d'intervention africaine qui aura pour mission de veiller à la mise en place, en accord avec les populations concernées, d'un processus démocratique et d'une paix durable.

Langue de bois politique, on sait très bien que dans ce genre de guerre seul le début est connu, ni la durée ni l'issue, ni les conséquences ne sont prévisibles. Il suffit de regarder ce qui s'est passé récemment en Lybie, en Afghanistan ou il y a longtemps en Algérie.
La déclaration exprimée par M.Durand pour les EELV est un souhait. C'est l'époque. On ne peut que partager son optimisme dans une situation aussi pourrie.
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TE

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 13 Jan 2013, 11:22

L'intervention française est justifiée par une demande de l'état malien, mais aussi par l'urgence devant le risque de terrorisme que représenterait une victoire d'AQMI au Mali.

Cela dit, il faut bien se rendre compte de la complexité de la situation dans cette région du nord de l’Afrique, prise entre la rebellions des Touaregs et les salafistes.

Le Mali paye le prix d'une histoire qui commence à l'époque de la colonisation qui a crée des frontières artificielles héritée de ce que fut le Soudan français, puis de la françafrique, qui a installée pendant des années dans les pays francophones africains des chefs d'états vassaux de l'état français et enfin de la guerre en Libye et de l’intérêt des pays voisins à laisser pourrir la situation pour éviter d'être eux même déstabilisé.
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 13 Jan 2013, 21:45

Attention dans quelques années on devra faire repentance.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 13 Jan 2013, 22:41

TE a écrit:
L'intervention française est justifiée par une demande de l'état malien, mais aussi par l'urgence devant le risque de terrorisme que représenterait une victoire d'AQMI au Mali.

La question que l'on peut se poser est de savoir si cette intervention n'aurait pas du avoir lieu beaucoup plus tôt quand les islamistes ont commencé à prendre possession du nord du Mali et avant qu'ils ne détruisent Tombouctou...

Nous étions à cette époque en pleine campagne électorale mais aussi en pleine affaire Merah et cela à sans doute bloquer certaines décisions...
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 14 Jan 2013, 00:42

Gerard a écrit:

Il y a une cinquantaine d'années de tels événements auraient provoqué un vif émoi dans la population, les jeunes du contingent -dont moi-, et leurs familles, se seraient soudain sentis impliqués dans une aventure imprévisible. Mais là tout est relativement calme, on parle un peu de la manif de demain, des insuffisances de la mairie, des inaugurations ( pale ) diverses, mais de la guerre, rien ou si peu.
Il n'y a plus de contingent.
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Gérard

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 14 Jan 2013, 00:55

Citation :
Il n'y a plus de contingent.

ça ne m'avait pas échappé king
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Mar 15 Jan 2013, 20:38

Les écoles et crèches juives de notre quartier sont gardées par des gendarmes
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Libellule

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Mar 15 Jan 2013, 22:31

Du côté de Matignon, le premier Ministre Jean-Marc Ayrault a précisé que plusieurs mesures sont "renforcées immédiatement" et concernent "tout particulièrement les transports publics notamment ferroviaires et aériens, la sécurité des bâtiments recevant du public, la sécurité des rassemblements de personnes". Le niveau rouge prévoit notamment des contrôles aléatoires d'accès aux trains, des patrouilles dans les TGV, la restriction ou l'interdiction de vastes portions de l'espace aérien.

Depuis 2003, Vigipirate se décline en quatre couleurs, jaune, orange, rouge et écarlate, pour favoriser la prise de conscience de la population. Plus la couleur est foncée, plus le niveau d'alerte est élevé. Au sein de chaque couleur, il existe des dizaines de gradations. (Source AFP)

On en est à rouge renforcé ;
http://www.liberation.fr/societe/2013/01/14/vigipirate-rouge-renforce-qu-est-ce-que-ca-change_873874
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Sam 19 Jan 2013, 19:57

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Libellule

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Sam 19 Jan 2013, 23:32

oui mais il y a des gens comme moi qui stocke pour la postérité. Very Happy certain m'appelle l'archiviste d'ailleurs, c'est pour dire... Very Happy et comme c'est une manie familiale depuis longtemps, je ne vous dis pas Very Happy

il y a même d'autres cartes qui expliquent qu'il n'y a pas que des mines de terroristes dans le secteur, mais aussi des mines d'uranium, de diamants, d'aluminium.

En terme de géostratégie, c'est assez captivant.
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Sam 19 Jan 2013, 23:39

Sans compter les mines patibulaires bounce
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matmut

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 20 Jan 2013, 03:49

Juste une citation:
« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

Albert Einstein
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Libellule

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 20 Jan 2013, 12:11

Motion adoptée par leConseil Fédéral d’ Europe Ecologie –les Verts

Le Conseil Fédéral d’ Europe Ecologie –les Verts, réuni les 19 et 20 janvier 2013 :

- approuve l’intervention militaire française au Mali qui a permis d’arrêter la progression d’une coalition de groupes armés fondant leur hégémonie sur la force militaire et des exactions imposées aux populations locales. La guerre est ici le résultat d’échecs politiques successifs ;

- rappelle que le programme d’EELV préconise la prévention des conflits ;

- salue la décision de la Cour pénale internationale d’enquêter sur l’ensemble des violations graves des droits de l’homme commises au Mali depuis le 1er janvier 2012 ;

- demande au gouvernement français de réfléchir à des propositions pour que la communauté internationale puisse également favoriser l’élucidation de l’ensemble des exactions commises au Mali depuis 1960 ;

- regrette que l’UE ne se soit pas dotée d’une capacité à intervenir collectivement dans le cadre du droit international.

Demande au gouvernement français :

- d’éviter tout discours belliciste,ainsi que toute terminologie connotée, susceptible d’entrainer des amalgames dangereux.

- de rendre compte régulièrement au Parlement :

des objectifs à court et moyen terme de l’intervention militaire française ainsi que de ses efforts diplomatiques pour aboutir à une force militaire internationale sous commandement africain, comme le prévoit la résolution 2085 du Conseil de Sécurité de l’ONU ;

du déroulement du conflit, avec une attention toute particulière au transfert d’armement et au type d’armes utilisé sur le terrain ;

de tout faire pour réduire au maximum l’impact des opérations militaires sur les infrastructures vitales pour l’approvisionnement des habitant/es du Nord-Mali ;

d’éviter toute pollution environnementale (notamment sur les ressources en eau) ;

de s’interdire l’utilisation d’armes à uranium appauvri ;

de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire ;

de mettre en œuvre un moratoire suspendant les procédures d’expulsion engagées à l’égard des Maliennes et des Maliens sans-papiers ;

de faciliter, dans une démarche solidaire et humanitaire, plutôt que sécuritaire, l’obtention de visas des réfugiés et migrants maliens en France, en lien avec l’ambassade malienne et les différents consulats sur notre territoire, et celle des titres de séjour sans que leur nombre soit inclus dans l’objectif des 30 000 régularisations annuelles ;

de permettre une information libre par les médias qui couvrent le conflit au Mali dans les territoires qui sont sous son contrôle ;

d’engager avec tous nos élus l’évolution du droit français et européen pour une responsabilité sociale et environnementale (RSE), contraignante, des entreprises transnationales extractives ou non, en promouvant les initiatives parlementaires en cours ;

de respecter les engagements internationaux réitérés en matière d’Aide et de Coopération publique au développement.

Demande au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires nationaux et européens :

d’entamer dès à présent des consultations avec des représentant/es de l’Etat malien, du Parlement malien et de l’ensemble des communautés du Nord et du Sud du Mali. Il s’agit de préfigurer les garanties internationales qui pourraient être données au lendemain du conflit pour une refondation des institutions maliennes (à la légitimité discutable) posant la question de l’autonomie effective des groupes qui y aspirent ;

de préparer avec l’UE et la communauté internationale un plan de développement ambitieux pour les populations des pays du Sahel, en particulier la reconstruction de leur souveraineté alimentaire.

de prendre l’initiative auprès des Nations Unies de la mise en œuvre urgente d’une conférence pour la paix, pour commencer dès aujourd’hui à mettre en place les conditions d’un retour à la démocratie avec une feuille de route intégrant le calendrier de l’élection du président et du parlement.

Demande à l’Union européenne

de mettre en place de toute urgence une plate-forme d’aide financière et logistique aux ONG internationales et maliennes travaillant sur place pour venir en secours aux populations civiles frappées par la guerre et notamment aux réfugiés et déplacés du nord du Mali ;

de prévoir la mise en place de structures permettant l’envoi d’hôpitaux de campagne avec notamment des personnels formés à la prise en compte des viols de guerre.

d’œuvrer à la mise en place d’un espace politique et de développement : Afrique-Europe en lien avec les sociétés civiles.

Demande au Bureau exécutif

d’engager EELV (parti, élu/es locaux et régionaux, parlementaires nationaux et européens, en lien avec des partenaires sahéliens et notamment maliens, dans l’élaboration d’un plan européen de développement territorial écologique pour les pays du Sahel,

Décide

de créer un groupe de travail sur le Mali, réunissant des membres de la commission transnationale, des élu-es territoriaux, des parlementaires en charge du dossier, coordonné par les responsables de la commission transnationale et du Bureau Exécutif.

d‘appeler les élus EELV des grandes collectivités territoriales françaises engagées dans des actions de coopération décentralisée avec le Mali à organiser des Assises de la reconstruction avec leurs partenaires habituels (collectivités territoriales maliennes, ONG, OSIM: associations de solidarité internationale créée par les migrants) dans les meilleurs délais.

———–

Exposédes motifs :

Depuis vendredi 11 janvier, la France mène une intervention militaire au nord du Mali, d’abord par voie aérienne, puis désormais avec l’engagement de troupes au sol. Cette intervention, compréhensible et devenue inévitable, répond à l’appel du Président par intérim de la République Malienne, avec l’approbation de la communauté internationale et notamment des organisations régionales africaines (CEDEAO).

La responsabilité de ce conflit tient à la décision d’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Eddine, trois mouvements intégristes radicaux contrôlant le Nord-Mali depuis avril 2012 et d’ores et déjà suspectés de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité, de lancer une offensive visant probablement la capitale malienne, Bamako, et menaçant la pérennité de l’État malien.

Elle est dans l’esprit de la résolution 2085 du 20 décembre 2012, qui prévoyait l’intervention d’une force pan-africaine. Elle est enfin perçue favorablement par la majorité du peuple malien et de la diaspora, conscients de l’impuissance et de la désorganisation des forces armées régulières maliennes –que plusieurs voix appellent d’ailleurs à éviter toute exaction contre des minorités vivant au Nord-Mali.

En tant que mouvement attaché à la prévention des conflits et à leur résolution pacifique, EELV considère que la guerre crée inévitablement de nombreuses destructions et affecte les populations civiles. Nous avons donc en tête à cet instant les douleurs et les souffrances de tous ceux qui sont impactés par les conséquences de ce conflit. La guerre favorise la propagation des armes comme le montre l’enchaînement des conflits en Libye et au Mali, et ne peut donc en aucun cas constituer un moyen pour construire une paix durable. Elle n’est que l’ultime recours lorsque toutes les solutions négociées ont échoué. Elle ne doit se poursuivre sans un cadre et un vocabulaire précis, à définir avec la représentation parlementaire nationale française, l’État malien et tous les partenaires internationaux. Elle doit également s’accompagner d’un dialogue entre l’ensemble des Maliens, avec l’aide de la communauté internationale, pour aboutir à une solution de paix durable.

L’intervention française a permis d’arrêter la progression d’une coalition de mouvements fondant leur hégémonie sur la force militaire et des exactions imposées aux populations locales: mutilations, exécutions publiques, viols, raids dans les villages pour enrôler de force des mineurs, prises d’otages, etc.

Cette intervention présente cependant des risques certains :

Le risque d’apparaître comme une énième intervention militaire française en Afrique, environ la 50e depuis les indépendances de 1960. Le risque pour la France de sembler défendre des intérêts économiques et stratégiques contestables.

Le Nord du Mali, contigu du Niger où la France tire via Areva une part substantielle de l’uranium consommé dans ses centrales nucléaires (3000 tonnes en 2012), est également considéré aujourd’hui comme un « Eldorado » par les majors du pétrole dont Total. Frontalier de la grande puissance pétrolière qu’est l’Algérie, il est un territoire également convoité pour le contrôle des nombreux trafics d’armes et de drogues qui s’y déroulent, habité par une multitude de groupes dont l’un, les Touaregs, vit surtout dans des régions désertiques riches en ressources extractives et entretient historiquement une relation conflictuelle avec l’Etat malien.

Le risque de voir se multiplier les lieux de conflits par un adversaire insaisissable dans l’ensemble du Sahara et du Sahel est déjà avéré (prise d’otages du site gazier d’In Amenas en Algérie).

Face à cette réalité, la capacité d’une force internationale à reprendre et contrôler durablement un terrain désertique immense sera impossible par la seule action militaire. Une paix durable nécessite d’ouvrir un dialogue avec l’ensemble des acteurs maliens voulant œuvrer à la reconstruction du pays.

Aujourd’hui, alors que l’intervention militaire est en cours, alors que le conflit s’étend en Algérie à la suite de la prise d’otages dans un complexe gazier, il nous semble important de réfléchir selon trois axes :

les exigences politiques à porter concernant l’intervention militaire et les solutions politiques de sortie de crise,

la gestion de la crise humanitaire qui prend chaque semaine des proportions plus alarmantes,

le développement durable de l’ensemble de la région.

La nouvelle séquence ouverte par cette intervention armée, engagée par le Président de la République au nom de « la lutte contre le terrorisme » et pour garantir « l’existence même d’un État ami », doit en effet se transformer en opportunité pour aider de façon efficace le Mali à assurer son intégrité territoriale et à rétablir un fonctionnement démocratique stable, légitime et représentatif des composantes politiques de la vie malienne. Au-delà, elle doit permettre de poser des bases solides et saines pour un co-développement écologique au sein duquel l’exploitation des ressources extractives deviendrait progressivement marginale : il faut envisager conjointement le développement écologique du Sahel (plus largement de l’Afrique) et la transition énergétique en France. Les actions à entreprendre devront viser : la reconnaissance des droits des minorités, l’autosuffisance alimentaire, la sécurité sanitaire, la mise en place de solutions écologiques dans l’agriculture et l’industrie locale (à construire), le soutien aux initiatives de la société civile.

Les exigences politiques : La France doit poursuivre ses efforts diplomatiques pour transmettre le plus rapidement possible les opérations militaires ainsi que celles de police (maintien de la paix dans les zones libérées) aux troupes maliennes et africaines, avec des objectifs clairs et partagés au plan international. L’armée française n’a pas vocation à rester durablement au Mali.

La gestion de la crise humanitaire : selon l’ONU, on dénombrait avant le démarrage de la guerre 150 000 réfugiés maliens dans les pays voisins (Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Algérie principalement) et 230 000 déplacés en interne. Ces chiffres grossissent depuis le déclenchement des hostilités : selon l’ONG Oxfam, plus de 30 000 personnes se sont déjà déplacées en une semaine ! Alors que la dernière saison des pluies a permis de bonnes récoltes en 2012, l’on craint désormais une crise alimentaire majeure dans les mois qui viennent. Certaines zones (les grandes villes, dont Bamako au premier plan) vont se retrouver en difficulté d’approvisionnement, et dans les régions où se déroule le conflit, de très nombreux paysans n’auront pas pu cultiver leurs champs (soit qu’ils aient été détruits, soit qu’ils aient dû les fuir). Par ailleurs, il s’agit très vite de mettre en place les conditions d’hébergement correctes pour toutes les populations ayant fui.

Le développement de l’ensemble de la région : la situation actuelle au Mali résulte aussi de l’extrême pauvreté régnant dans tout le Sahel. Loin de profiter à ses habitants, les richesses minières et gazières du sous-sol sahélien sont restées pour l’instant le monopole de grands groupes internationaux, qui –comme Areva au Niger –se sont contentés jusqu’à présent de reverser quelques prébendes à des politiciens peu vertueux. De même, les sommes –même insuffisantes –attribuées par l’aide internationale au développement n’ont pas toujours bénéficié aux populations auxquelles elles étaient destinées. Il est temps que l’ensemble de ces pratiques changent réellement et que le développement que nous appelons –solide, juste et écologique –puisse être réfléchi et mis en œuvre avec toutes les parties prenantes : la population malienne dans son ensemble, les collectivités territoriales maliennes, les partenaires du Nord.

Pour mener à bien cette reconstruction, nous bénéficions d’une solide histoire d’échanges, de partenariat et d’amitié entre nos deux peuples. Ainsi depuis plusieurs décennies, de nombreuses associations ont été créées par des Français et des Maliens de la diaspora pour participer au développement du pays. De nombreuses ONG françaises sont très investies dans plusieurs régions maliennes. De nombreuses collectivités territoriales françaises et maliennes se sont engagées dans des programmes de développement solidaire. Enfin, la diaspora malienne en France est la première contributrice de l’aide au développement de son pays.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 20 Jan 2013, 12:31

Une manifestation de reconnaissance des maliens de France suite à l'intervention de l'armée française...

Saluons la participation de Dominique Voynet, maire EELV de la ville voisine de Montreuil, à celle-ci aux cotés des nombreux maliens de Montreuil...

Citation :
19/01/2013 à 23:52
Des Maliens manifestent à Paris leur reconnaissance à la France

Quelque 200 Maliens résidant en France ont manifesté samedi devant l'ambassade du Mali à Paris pour afficher leur reconnaissance après l'intervention de l'armée française dans leur pays, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire du pilote d'hélicoptère tué au premier jour de l'engagement français le 11 janvier tandis que des drapeaux français étaient disposés devant l'ambassade.

"Les Maliens de France sont tous soulagés, parce que les nouvelles qui nous parvenaient depuis l'occupation du Nord (par les groupes islamistes) n'ont jamais été des bonnes nouvelles avant le déclenchement des opérations appuyées par la France", a déclaré Hamedy Diarra, président du Haut Conseil des Maliens de France.

"L'intervention de la France est à à saluer, et vraiment, c'est une guerre légitime pour moi, il faut libérer le nord de tous les terroristes", a déclaré à l'AFP un manifestant, Gaousso Diallo.

Dominique Voynet, maire (écologiste) de Montreuil (est de Paris) où vit une importante communauté malienne (estimée à 10.000 personnes), a participé au rassemblement et souligné que "l'inquiétude avait atteint des sommets" avant l'intervention française.

Ca fait des mois que les familles envoient de l'aide alimentaire, de l'aide sous forme de vêtement, de médicaments dans les villes du nord", a-t-elle témoigné. "Les Maliens de France sont tous soulagés et inquiets à le fois devant cette situation où on ne peut pas ne pas être avec eux aujourd'hui".
Source: http://actu.orange.fr/france/des-maliens-manifestent-a-paris-leur-reconnaissance-a-la-france-afp_1308618.html

A lire: http://dominiquevoynet.eelv.fr/dominique-voynet-maire-de-montreuil-aux-cotes-du-peuple-malien/
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Libellule

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Dim 20 Jan 2013, 22:11

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GUIZMO

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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 21 Jan 2013, 03:35


Où notre insecte volant, au secours de notre vaillant chef de guerre, a t'il vu une terminologie connotée? Les éléments de langage envoyés par la cellule "com" de l'Elysée imposent le petit doigt sur la couture à tout le monde ! Censure pas loin... que dira la presse si vive à réagir sous un autre président assez va-t-en-guerre? Les avions-cargos, si la guerre dure comme on nous le promet, ne devraient-ils pas commencer à évacuer toutes les victimes du salafisme radical terroriste ? Merci aussi de dénoncer le peu d'impact des dollars provenant du gaz saharien (et des potentats du moyen-orient) pour aider ces populations du sahel.
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Loïc



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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 21 Jan 2013, 05:33

et aussi le rôle éminent du Qatar et de ses milliards dans cette triste affaire. Surtout triste pour les habitants du Nord Mali dont les femmes sont violées, les mains des soit disants "voleurs" coupées et les fumeurs de cigarettes molestés.

Et je ne parle même pas de la tentative inouïe de détruire une culture et des tradition millénaires.
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 21 Jan 2013, 08:56

Il faut se souvenir de BH Levy suppliant qu'on donne des armes aux insurgés Lybiens, ce qu'a fait Sarko, ce sont les mêmes "guerriers" qui maintenant, déferlent sur la Mali et tirent sur les Français. Et si on en donne aux insurgés Syriens, on aura le même problème. Et pourtant il faut se débarasser du criminel qui dirige ce pays. Mais il faut que les politiques trouvent des solutions politiques et économiques.
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Loïc



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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 21 Jan 2013, 17:19

Isnogood a écrit:
Il faut se souvenir de BH Levy suppliant qu'on donne des armes aux insurgés Lybiens, ce qu'a fait Sarko, ce sont les mêmes "guerriers" qui maintenant, déferlent sur la Mali et tirent sur les Français.

Et oui, c'est le même genre de personnes qui soutenaient dans les années 1980 les "combattants de la liberté" en Afghanistan contre les soviétiques. On connaît la suite avec son lot d'obscurantisme, de crimes, d'assassinats, de mains coupées, de femmes lapidées et de destructions de statues...
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Lun 21 Jan 2013, 18:43

N'oublions pas les erreurs commises, ne les reproduisons pas. La formation d'armées exotiques par les occidentaux est bien dangereuse.
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Loïc



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MessageSujet: Re: La France en guerre   Jeu 24 Jan 2013, 10:35

Une déclaration de Sokona Niakhaté élue Fontenaysienne à propos de la situation au Mali :


Tempête. Un homme à la mer. Il va se noyer. Une embarcation se détourne de sa route, brave l’ouragan, jette une bouée au naufragé et lui sauve la vie. L’action militaire menée au Mali par la France répondait à une urgence vitale. Des hommes risquent leur vie. Certains déjà l’ont perdue. Attachés par nos existences à la France et au Mali, nous saluons et soutenons sans détour cet engagement.

Mais la situation ainsi créée est ambivalente. Elle témoigne des profonds déséquilibres hérités du colonialisme : un monde où la puissance et la richesse sont polarisée au Nord, des sociétés africaines qui peinent à reconstruire la confiance en elles-mêmes.

Une fois le Mali rendu à son intégrité, à son indépendance, à sa démocratie, le poids pris par la France dans la libération du Nord peut être utilisé pour renforcer une tutelle néfaste qui est une des causes de la pauvreté de l’Afrique et qui alimente la démission éthique, parfois la trahison d’une part de ses élites. Le peuple malien éprouve aujourd’hui une reconnaissance vive et sincère vis-à-vis de la France.

Pour les centaines de milliers de personnes, souvent jeunes, qui disposent de la double nationalité, la situation ainsi créée desserre les nœuds identitaires compliqués dans lesquels ils se débattent. Les immigrés Maliens, qui ont tant contribué par leur travail à la prospérité de la France, mettent beaucoup d’espoir dans cette alliance entre leur pays de naissance et leur pays d’accueil. Cette évolution des sentiments survient alors qu’une forte majorité d’habitants du Mali n’ont pas connu la domination coloniale. Beaucoup s’habituent à converser sans complexe avec le monde grâce aux réseaux de communication. Une nouvelle donne apparaît. Elle ne porte pas par elle-même l’affaiblissement des rapports de domination. Mais elle en modifie positivement les conditions. La phase militaire en cours sera, nous l’espérons, la plus brève possible.

Prenons appui sur le fort lien de solidarité tissé dans ces heures tragiques pour solder l’héritage colonial et revisiter en profondeur les liens politiques, économiques, culturels, sécuritaires entre la France et l’Afrique. Mobilisons-nous nombreux autour de cet objectif de civilisation. Au Mali, inventons et construisons des autorités publiques fiables capables de représenter vraiment l’intérêt général. En France, mettons fin aux manigances de la Françafrique, à l’arrogance culturelle, au pouvoir démesuré des puissances économiques qui exploitent les richesses de l’Afrique. Délaissons les réflexes qui, au Mali comme en France, entravent la pleine reconnaissance de celles et ceux qui ont la double nationalité.

Nos sociétés établissent déjà des liens nouveaux, notamment dans le champ culturel où nous travaillons l’une et l’autre. La tragédie en cours nous invite à donner un coup d’accélérateur à toutes les initiatives, à toutes les réflexions où s’invente la mondialisation fraternelle et apaisée des peuples, de nos peuples. Ce chantier peut s’ouvrir sans attendre, localement, nationalement, partout où des énergies sont prêtes à l’engager.

Sokona Niakhaté, créatrice de mode, conseillère municipale à Fontenay-sous-Bois, vice-présidente de la Coordination des élus français d’origine malienne (Cefom).

Jean-Louis Sagot-Duvauroux, écrivain, co-fondateur de la compagnie théâtrale bamakoise BlonBa.


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MessageSujet: Re: La France en guerre   Mer 06 Fév 2013, 17:34

Dans le cadre de l'Assemblée Citoyenne organisée par le Front de gauche, mercredi 6 février, à la Maison du Citoyen la question du Mali sera discutée.

A partir de 20H- Moment d'échanges sur la situation au Mali, avec la participation de :

Sokona Niakhaté : créatrice de mode, conseillère municipale à Fontenay-sous-Bois, vice-présidente de la Coordination des élus français d’origine malienne (Cefom).

Jean-Louis Sagot-Duvauroux (sous réserve) : écrivain, co-fondateur de la compagnie théâtrale bamakoise BlonBa.

Paul Martial : corédacteur de la revue Afrique en lutte.

Comme à l’accoutumée, nous partagerons à l'issue le boire et le manger que chacun-e aura apporté.


Vous êtes cordialement invité à cette rencontre.
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MessageSujet: Re: La France en guerre   Sam 16 Fév 2013, 21:45

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Conférence Esprit Public : Engagement militaire au Mali : mission accomplie ? avec J-F. Bayart, A. Belkaïd et W.Leday, mer. 20/02, 19h, Mairie du 3e, en partenariat avec la Mairie du 3e, Esprit et Alternatives Economiques

La France est en guerre. Alors que le retrait des troupes françaises d’Afghanistan a pris fin en décembre 2012, le président de la République française François Hollande a choisi d’engager l’armée française dans un conflit appelé à durer. Cette intervention a été engagée après l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l’ONU et à la demande du président malien par intérim, Dioncounda Traore, pour repousser une offensive de différents groupes de rebelles du nord.

Le déclenchement de ce conflit est naturellement trop proche pour en tirer des conclusions définitives mais à travers lui, c’est tout un pan de la politique étrangère qui s'éclaire. En effet, « l’union sacrée » des dirigeants politiques, habituelle dans ce genre de circonstances, n’empêche pas une recontextualisation de cet événement afin d’en comprendre les enjeux à court et moyen terme. Il s’agit naturellement de comprendre les circonstances et les motivations d’un tel conflit (militaires, diplomatiques, économiques…) mais aussi d’aborder dans une perspective plus large les nombreuses questions que révèle plus largement cette intervention : la position de la France face au terrorisme, la relation à l'ancien espace colonial, la reconstruction de l'Etat malien, la stabilisation régionale, la nécessité d’une force d’intervention européenne…

Pour débattre de ces questions, nous accueillerons :

Jean-François Bayart, enseignant-chercheur, expert en politique africaine, à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et directeur de recherche au CNRS. Akram Belkaïd, journaliste et essayiste, spécialiste du monde arabe, Et William Leday, coordinateur du pôle international et défense de Terra Nova.

Nous vous attendons nombreux le mercredi 20 février à 19 h pour ce débat organisé en partenariat avec la Mairie du 3e arrondissement de Paris, la revue Esprit et le magazine Alternatives économiques.

Entrée libre A la Mairie du 3e arrondissement 2 rue Eugène Spuller 75 003 Paris Métro : République
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La France en guerre
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