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 Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.

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Loïc



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MessageSujet: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Ven 25 Jan 2013, 04:19

Dans le cadre de l'inauguration du parc des Carrières, le service des Archives municipales est à la recherche de tout document (photos, esquisses légendées, etc...) retraçant l’histoire de ce site.

Si vous en disposez et acceptez de les prêter, merci de prendre contact avec le service archives au 01 49 74 74 28 ou 74 29.


Le service des archives municipales, fort d'un nouveau directeur, entend mettre en avant le patrimoine et l'histoire locale.

Outre une politique de numérisation des archives qui se met en place, il est question, dès 2013 la création d'un "portail des archives" qui permettra de mettre en valeur et de rendre consultables les sources et documents que possèdent ce service.

Enfin dans l'idée de recueillir, de conserver et valoriser les traces de l'histoire locale, les archives municipales vont mettre en oeuvre une politique de collecte de témoignages (sous forme de vidéos par exemple). L'idée est de ne pas laisser tomber dans l'oubli des récits qui peuvent avoir une valeur historique ou patrimoniale et d'alimenter justement le futur portail des archives. Un témoignage a par exemple été recueilli dans le cadre de la préparation de l'exposition sur les 40 ans de l'hôtel de ville de Fontenay qui sera présentée en septembre 2013.

Enfin à l'occasion des journées du patrimoine, la ville va créer des parcours à l'aide de QR codes disposés ça et là dans la ville afin de créer donner à voir à l'aide d'un dispositif numérique des portions d'histoire de notre ville.


Loïc Damiani-Aboulkheir
Elu délégué à la ville numérique.
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http://coci-fsb.fr
Les amis de Fontenay

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mar 14 Mai 2013, 22:18

Un moment de l'histoire des Carrières sur le 6 minutes de A Fontenay TV :

http://lesamisdefontenay.overblog.com/retrouvez-les-ami-e-s-dans-le-journal-a-fontenay-tv
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Libellule

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Ven 17 Mai 2013, 19:32

Après avoir lu cela
http://ruedeslumieres.morkitu.org/apprendre/gypse/histoire/index_histoire.html
On peut comprendre la raison de ceci....


Ordonnance de Monsieur le Lieutenant Général portant interdiction de la carrière à plâtre à Fontenay sous le Bois de Vincennes par le sieur Bénard, et qui lui ordonne de la faire entourer de barrières suffisantes pour éviter les dangers.

Jean-Charles, Pierre Lenoir, chevalier, Conseiller d’Etat, Lieutenant Général de Police de la Ville,

Vu le procès-verbal dressé le 1er décembre 1782, par le Sieur Guillaumot, Architecte du Roi, Contrôleur et Inspecteur Général aux travaux des carrières sous Paris et plaines adjacentes, duquel il réfute qu’en exécution des déclarations de sa Majesté des 5 septembre 1778, 23 Janvier 1779, et 17 mars 1780, et sur les plaintes portées contre le nommé Bénard, Maçon à Nogent sur Marne, il s’est transporté sur le territoire de Fontenay sous le Bois de Vincennes pour y visiter une carrière à Plâtre qui y est exploités par ledit Bénard, en vertu de la permission qui nous lui avons donnée le 22 novembre 1780 ;

Qu’il a reconnu que ce particulier n’a pas dressé les banquettes et talus nécessaires pour empêche r les éboulements des terres ; qu’il en peut réfuter les accidents aux ouviers qui exploitent ladite carrière, ou aux cultivateurs des superficies voisines ; qu’il parait que ledit Bénard a anticipé sur les propriétés attenantes à la sienne, mais que pour en connaître précisément l’objet, il est nécessaire d’avoir la continence du terrain qui lui appartient ; qu’il est instant de faire cesser cette exploitation et de la faire entourer des barrières, pour prévenir les dangers.

Vues lesdites déclarations :

Nous ordonnons que dans le jour de la signification faite par le nommé Bénard, d’une carrière à plâtre à Fontenay sous le Bois de Vincennes, sera et demeurera interdite ; lui faisant défense de continuer ladite exploitation, sous les peines qu’il appartiendra.

Ordonnons pareillement qu’il fera apposer des barrières de force suffisante et à la distance qu’il lui sera indiquée par les officiers de l’administration des carrières, sinon qu’ils les y feront mettre à ses frais, pour prévenir les éboulements des terres et des accidents, dont il demeurera garant et responsable.

Et sera de notre présente ordonnance, imprimée et affichée partout où besoin sera et notamment au village de Fontenay sous le Bois e Vincennes.

Fait à Paris le sept septembre mil sept cent quatre-vingt-deux.

Signé Lenoir, de l’Imprimerie Royale.

Pour chercher une éventuelle copie par internet

TAPER DANS GOOGLE LIVRES Ordonnance de M. le lieutenant général de police, portant interdiction de la carrière à plâtre, exploitée à Fontenay-sous-Bois par le sieur Benard

SINON

Mémoires pour servir à une description géologique de la France P 325
Journal des savants P 583
ce qui potentiellement pourrait ouvrir de nouvelles recherches
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Libellule

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Dim 19 Mai 2013, 21:25

Archive d'un blog cette fois... (je laisse aux spécialistes le soin d'indiquer la source... )

Ce parc départemental des carrières, nous proposons de le baptiser ‘René Dumont‘, en hommage à ce citoyen fontenaysien (1904-2001), père de l’écologie, humaniste de gauche, mondialiste, altermondialiste, membre fondateur d’Attac.

Pour mémoire, un extrait de son oeuvre, d’actualité : « Nos conditions de vie et de travail continuent à se détériorer et les inégalités sociales s’accentuent. De multiples conflits traduisent cette situation de crise. Elle ne peut que s’aggraver.

C’est un seul et même système qui organise l’exploitation des travailleurs et la dégradation de vie qui met en péril la terre entière. La croissance aveugle ne tient compte ni du bien-être, ni de l’environnement. »



Sinon trouvé sur un autre forum

Le décret sur l'exploitation des carrières de pierre à plâtre dans les départements de la Seine et Seine et Oise du 22 mars 1813 encadre de manière très stricte les méthodes d'exploitation dans ces deux départements (actuels Val d'Oise, Essonne, Yvelines, Hauts de Seine, Seine Saint Denis, Val de Marne, Paris), ne laissant que très peu de liberté, afin d'assurer la stabilité des lieux et donc d'assurer la sécurité des personnes qui y travaillent et des personnes en surface.

Ce décret défini les 3 masses ainsi : hautes masses "15-18 mètres" moyennes masses "5-7 mètres" "les basses masses sont celles qui, sur environ 12 mètres environ d'épaisseur, offrent alternativement des bancs de pierre à plâtre et des couches de marnes ou d'argiles" il détaille aussi les critères des 3 modes d'exploitations : A DECOUVERT, PAR CAVAGE À BOUCHE, PAR PUITS ainsi que les règles à respecter pour chaque type d'exploitation selon ces masses et leurs qualités.

Ainsi, les masses ayant un faible recouvrement (6mètres et moins pour les hautes masses, 3 à 4mètres et moins pour les moyennes et basses masses), ou ayant une qualité structurelle insuffisante ou encore ayant moins de 2m de hauteur doivent être exploitée à ciel ouvert.

Les masses recouvertes de plus de 6m pour les hautes masses, 3 à 4m pour les moyennes masses, ayant une qualité structurelle suffisante et plus de 2m de hauteur peuvent être exploitées en galeries souterraines.
Mais seules les masses recouvertes d'une "grande épaisseur de terre" (comprendre : terres, sables, marnes) dans lesquelles il est impossible de créer une bouche de cavage peuvent être exploitées par puits. (art. 1, 10 et 31 de ce décret).

Une année plus tard, le 17 Mars 1780, une déclaration du roi demande de "dresser procès verbaux exact de leur état intérieur" et ordonne s'il y a péril, "le renversement desdites superficies"
C'est-à-dire le foudroyage des carrières de gypse menaçantes.

Le foudroyage se fait par la disposition de charges explosives (poudre) au niveau des pilliers afin de les faire sauter et effondrer la carrière.

Cette méthode se révélera par la suite insuffisante, car elle a l'inconvénient de créer des vides résiduels susceptibles de provoquer des tassements à long terme (effondrements généralisés) qui deviendront problématique quand ces zones seront bâties....

Dans cette même déclaration, on note l'interdiction de l'exploitation des carrières de gypse par puits :

"l'article premier de notre décision du 23 janvier 1779, faisant défense d'exploiter à l'avenir, par le cavage, les carrières à plâtre qui seraient nouvellement découvertes sera exécuté ; et, en y ajoutant, défendons également l'exploitation desdites carrières par des puits. Voulons que toutes les carrières à plâtre ne puissent, à l'avenir, être ouvertes et exploitées qu'à découvert et à tranchée ouverte, à peine de 500 livres d'amende et de confiscation des voitures, chevaux et ustensiles ".

Est-ce un oubli de ce mode d'extraction lors de la déclaration du 23 Janvier 1779, ou les carriers ont-ils trouvé une parade pour continuer exploiter en souterrains ?
Pourtant l'article du 23 Janvier 1779 affirmait que "les dites carrières à plâtre, ne puissent à l'avenir être exploitées qu'à découvert et à tranchée ouverte".

Pendant 30 ans, l'exploitation du gypse ne se fera alors plus qu'à ciel ouvert. De 1779 à 1809.

L'exploitation du gypse dans les limites actuelles de Paris ont eu lieu, comme dit plus haut, autour de la Butte Montmartre, des Buttes Chaumont, de Charonne, etc. (on peut rajouter donc le parc des carrières de Fontenay qui fait partie du même alignement géologique).



Celle-ci s'est terminée de 1860 à la fin des années 1870, selon les endroits (vraisemblablement 1860 à Montmartre et aux Buttes Chaumont et 1872 ou 77 pour l'Est des carrières d'Amérique, vers le Boulevard Serrurier).
L'annexion des communes situées dans l'enceinte de Thiers (construite vers 1840) comme Montmartre, Charonne et Ménilmontant, en 1860, un décret interdisant l'exploitation de carrières de gypse à Paris (celui du 22 Mars 1813), ainsi que l'urbanisation grandissante, ont sonné le glas de ces exploitations dans les limites actuelles de Paris.

Elles ont perduré en proche banlieue jusqu'au début, voir au milieu du 20ème siècle, pour s'éloigner de plus en plus de Paris au fur et à mesure du développement de l'agglomération.

Les piliers à encorbellement deviennent obligatoires et leur implantation doit être régulière.
Leurs dimensions et celles des galeries sont régies par ce décret selon le type de masse le type d'exploitation et selon où ils sont situés (près de la bouche de cavage, en bas du puits, le long d'une galerie de roulage, etc... Les hauteurs de ciels de carrières étaient eux aussi réglementés et ne devait pas mesurer plus de 2mètres de large.

Les piliers de la haute masse devaient être espacés de 6 à 7 mètres selon les cas, et avoir 6 à 7 mètres de largeur, toujours selon les cas.

Par ailleurs, au fur et à mesure de l'avancée de l'exploitation, dans les exploitations par bouche de cavage, les anciennes parties devaient être foudroyées* (pour les hautes et moyennes masses) ou remblayées (pour les basses masses) . 24), sauf la galerie de roulage permettant d'accéder aux ateliers en activité.
Cependant, celle-ci devait être confortée.

A la fin de l'exploitation, la totalité de la carrière et les galeries de roulage devaient être foudroyées.

article 23 : " Pour les exploitations par bouche de cavage, lorsque l'excavation sera avancée d'environ quarante-cinq à cinquante mètres de profondeur, ou que le quatrième pilier du milieu des ateliers aura été dégagé et tourné entièrement, et suivant les circonstances ou l'urgence, on enlèvera l'étançonnage du premier pilier à l'entrée des chambres ou ateliers, et on les fera sauter par des mines, de manière à opérer les comblements des parties environnantes, et n'avoir toujours que trois piliers intermédiaires entre l'éboulement et les travaux du fond de la carrière".

Dans le cas des exploitations par puits et piliers tournés, le foudroiement ou le remblaiement n'étaient pas systématiques.
Ils étaient pratiqués seulement s'il y avait des risques d'éboulements ou de tassements.
C'est l'inspecteur général qui décidait.

Ce décret stipulait aussi que dans le cas d'une exploitation par puits, l'exploitation serait faite par "hagues et bourrages" si la haute masse n'offrait pas assez de solidité pour être exploitée par piliers tournés .
La hauteur des galeries sera de 3 mètres, leur largeur de 7 à 8 mètres, elles seront réalisées en muraillant derrière soi au fur et à mesure de l'avancée du front de taille en laissant simplement une galerie de circulation large de 1m50, haute de 2m et voûtée.

La fabrication 'traditionnelle' du plâtre :

Le plâtre s'obtient par cuisson du gypse à 120°. C'est la déshydratation partielle de cette pierre qui va former le plâtre (et non sa fusion, qui a lieu à une température bien plus élevée).

Cette opération se fait essentiellement dans des fours à plâtre destinés à cet effet. Ces derniers étaient situés à proximité des carrières, voire à l'entrée de celles-ci.

A Paris et en Île de France, ces fours sont d'une forme rectangulaire dont 3 côtés sont murés. Les murs sont surmontés d'un toit afin de protéger le plâtre de la pluie, pour éviter à celle-ci d'altérer la qualité du plâtre.
Ces fours sont appelés "FOURS CULÉES".

Après cuisson, le plâtre est ensuite broyé pour donner de la poudre. Cette opération s'effectue avec des "battes ferrées", au maillet, au pilon ou avec des meules verticales (souvent une ou deux meules - dans ce dernier cas, situées de part et d'autre de l'axe) (après avoir été cassé en petits morceaux à la batte ferrée dans la culée) mue par animal de trait (même principe que les meules à grains).
C'est cette dernière technique qui va progressivement remplacer les autres, fin 19ème.

La meule mue par un animal de trait est plus rentable et moins fatiguante (20à 25 boisseaux pour les battes ferrées, pour 10h de travail, 80 pour 2 meules actionné par un cheval 40 à 50 pour une meule, pour la même durée [selon le Manuel du chaufournier, Valentin Biston, 1823] un boisseau valant environ 12,5 litres).

Après avoir été broyé, le plâtre est tamisé. La température et la durée de celui-ci est très importante : pas assez cuit, le plâtre serait de mauvaise qualité. Trop cuit, le plâtre mettrait longtemps à prendre, voire il ne prendrait pas du tout.

Cependant, même avec une durée adéquate, les pierres formant la voûtes sont trop cuites à l'extérieur sans être assez cuite à l'intérieur.
Il en va de même pour les pierres du dessus de la fournée, qui ne sont souvent pas assez cuites, malgré le fait que la diminution de la taille des pierres avec la hauteur avait pour but d'homogénéifier la cuisson.
Dans le four, la pierre pouvait aussi être non uniformément cuite selon leur emplacement, en fonction du vent qui entrait par le côté du four non muré.

La fumée imprégniait aussi la pierre, ce qui altérait la qualité du plâtre.
Mais une fois battu et mélangé, la qualité devenait homogène, ce qui donnait un plâtre "ordinaire", qui répondait très bien aux besoins de consommation courante, notamment pour la construction.

Utilisation du plâtre : En France, l'utilisation du plâtre est attesté dès l'époque Gallo-Romaine. Les Romains utilisaient ce plâtre pour enduire les murs , faire le stuc (réalisé à partir de plâtre ou de chaux ou des deux et de la poudre de marbre, de brique...). A l'époque mérovingienne, il était utilisé essentiellement en Île de France pour mouler des sarcophages qui étaient, pour la majorité dans cette région, en plâtre moulé (les 4/5ème selon la lettre blanche n°12, du musée du plâtre de Cormeilles-en-Parisis) (cela s'explique par les gisements de gypse, ce qui n'est pas le cas partout en France)

Afin d'augmenter la qualité du plâtre ou de simplifier sa fabrication en diminuant la charge de travail que la fabrication du plâtre demandait, de nombreuses inventions ont vu le jour dans certaines fabriques au 19ème siècle

- Le gypse pouvait être broyé avant la cuisson, ce qui permet de le mélanger pendant la cuisson, et donc d'assurer une cuisson homogène.
- Un brevet est aussi déposé en 1839 par Louis Barbeau, les fours sont composés de foyers séparés, et le gypse est cuit directement dans les wagonnets passant dessus, ce qui offre deux avantages : évite d'avoir à décharger le gypse et à le recharger une fois cuit et évite à la fumée d'imprégner la pierre. La méthode d'exploitation de la pierre est elle aussi différente.

Ces techniques, suivies par d'autres et l'industrialisation grandissante vont petit à petit permettre à certaines fabriques de se développer et à des familles de s'enrichir.
C'est durant ce 19ème siècle, que la multitude de petites fabriques va disparaître pour laisser la place à de grosses usines appartenant à de riches familles.

Au Moyen-Âge, le plâtre est surtout utilisé comme produit ignifuge appliqué sur le bois des maisons.

Le 18 Août 1667, -soit trois ans après le grand incendie de Londres- une ordonnance rend obligatoire à Paris et dans ses faubourgs, l'application d'un enduit de plâtre sur des lattes clouées sur les murs intérieurs et extérieurs des maisons à pans de bois, afin de limiter la propagation du feu en cas d'incendie, ce qui va intensifier la production du plâtre.

Le plâtre a aussi servi à réaliser des moulages en plâtre : décors, frises moulurées, statuaire intérieurs particulièrement au 18ème et 19ème siècle (car moins coûteux que la pierre, production en série), ce qui va encore intensifier la production.

Le plâtre a aussi servi à faire de la fausse pierre !

Il est aussi utilisé pour la construction pour la fabrication de panneaux pour réaliser des cloisons.

Le plâtre et le gypse non cuit ont aussi servi à amender les terres.

Le plâtre de Paris était réputé, car le gypse servant à sa fabrication, en plus d'être présent en abondance, était très pur.
Il était de ce fait utilisé à Paris et exporté (surtout à partir du XIXème siècle, époque des grandes exploitations et des évolutions des méthodes permettant de créer un plâtre pur)
au XIXème siècle, il a même été exporté en Angleterre, en Algérie et jusqu'aux Etats-Unis.

Ce plâtre est appelé : 'Blanc de Paris'

Evolution des méthodes de soutainement :

Les piliers vont prendre une forme évasée, de sorte que les galeries aient un maximum de largeur (et donc qu'un maximum de pierre puisse être extraite) et le ciel un minimum de largeur, pour une meilleure stabilité en limitant le phénomène de délitement, donnant ainsi des galeries et des piliers trapézoïdaux.
De plus, le ciel peut être renforcé par des traverses de bois ou de métal, appelées brindilles, afin de soutenir les roches susceptibles de se déliter et de tomber. Le ciel des galeries peuvent être aussi être conforté par des arcs maçonnés.

La trame de la carrière et la position des piliers devient aussi de plus en plus régulière.

L'exploitation peut alors être plus haute et les carriers peuvent exploiter quasiment l'épaisseur du gisement (soit presque une vingtaine de mètres pour la haute masse), tout en laissant un banc d'environ un mètre au ciel (appelé banc des moutons*) pour soutenir les marnes, qui sont des masses incohérentes sur un plan structurel, et un banc au sol (appelé banc des fusils*).

L'accès se fait par bouche de cavage, par rampe inclinée ou par puits, selon la profondeur du gypse à exploiter.
On remarque d'après les planches de l'inspection générale des carrières de Paris (IGC), qu'à Paris l'exploitation du gypse s'est surtout fait par bouche de cavage ou rampe inclinée.
En général les bouches donnent dans des carrières exploitées d'abord à ciel ouvert, l'exploitation continuant en souterrain lorsque la quantité de matière à enlever pour avoir accès au gypse est trop important.
Parfois, des carrières souterraines de gypse sont aussi réexploitées à ciel ouvert.

Il n'est pas rare de voir une masse de gypse exploitée à ciel ouvert et la ou les masses inférieures exploitées en souterrain avec l'accès en rampe inclinée dans cette carrière à ciel ouvert.

Contrairement aux carrières de calcaire grossier, les carrières de gypse à Paris ont toutes été foudroyées ou remblayées (ou en tout cas, passent pour....) Il n'existe donc plus -en théorie- de galeries accessibles.

Si les carrières de gypse ont disparu dans le paysage, pour laisser place à l'urbanisation intensive, elles ont laissé des traces, témoins de cette activité.

Plusieurs noms de rues ou de quartiers ont pour origine cette activité :

- La rue des carrières d'Amérique et le quartier d'Amérique, dans l'Est de Paris (19ème arrondissement) tient leur nom du fait que ce plâtre a été exporté vers les Etats-Unis d'Amérique.
- Le passage des fours à chaux (19ème arrondissement) tient son nom des fours à plâtre (appelés improprement four à chaux ! - la chaux étant produite de la même manière, mais en faisant cuire du calcaire, à la place du gypse, dans des fours) qui étaient situés à cet endroit
- La rue des chaufourniers, non loin du passage précédent, tient son nom des personnes qui travaillaient dans ces fours.
- On prête l'origine du nom de la rue Blanche, située dans le 9ème arrondissement, (qui est le tracé de l'ancien chemin qui reliait la butte Montmartre -où on extrayait le plâtre- à Paris), les traces blanches dues aux charrettes et tombereaux qui transportaient les sacs de plâtre.
- Le quartier des grandes carrières à Montmartre tire son nom de cette activité.

Ces traces se retrouvent aussi dans la physionomie de certains quartiers. C'est le cas par exemple dans les quartiers des Buttes-Chaumont et d'Amérique dans le Sud du 19ème arrondissement.

Ainsi, le Parc des Buttes-Chaumont (le 3ème parc parisien par sa superficie et le plus escarpé), était dans le passé d'anciennes carrières.

A l'emplacement de l'actuel parc, le gypse y a été extrait jusque dans les années 1860, à ciel ouvert et en galeries souterraines, date de l'annexion des communes périphériques à Paris.
Dans l'esprit des gens, jusqu'au 19ème siècle, le lieu avait aussi très mauvaise réputation, les brigands et vagabonds s'y seraient cachés (réalité ou fantasme ?)

En tout cas, c'est ce que la population de l'époque lui attribue), mais ce n'est pas tout et le reste y a sans doute contribué (la butte Montmartre a la même réputation, les bouches de cavages ouvant abriter les vagabonds, mais ces bouches noires suscitant sans doute aussi à la fois imagination et inquiétude).

Par ailleurs, ce lieu, jadis situé à l'extérieur de Paris a servi jusqu'au milieu du XIXème de lieu d'équarrissage pour se débarrasser d'animaux vieux blessés ou malades, en particulier des chevaux (12 000/an - dont les crins étaient récupérés pour la tapisserie, les peaux pour les tanneurs, et les carcasses purement et simplement abandonnées), mais aussi des chats et des chiens, dans des conditions d'hygiène les plus épouvantables qu'il soit.
Dans les mares de sang caillés étaient élevés les asticots pour la pêche.
Le contenu des fosses d'aisances était amené au pied de la butte, (amenée par 17 000 trajets en 1812, ce qui représentait 1 224 000 pieds cubes, soit 4200m3 en 1812 et 1/3 de plus dans les années 1830 [annales d'hygiène publique et de médecine légale, tome 8, 1ère partie, 1832]) où les matières fécales étaient séchées puis réduites en poudre pour en faire de l'engrais, appelé 'poudrette'.
Les habitants de Paris y venaient aussi pour se débarrasser de toutes sortes de choses. Les corbeaux, rats et chiens y pullulaient. D'autre part, le lieu ne possédait pas de végétation.
On trouve une très "belle" description du lieu par Théophile Gautier ainsi qu'une description plus rationnelle et scientifique dans les annales d'hygiène publique et de médecine légale, tome 8, 1ère partie, 1832

Cette décharge se situait en dehors de la ville.
En 1860, lors de l'annexion des communes limitrophes à la ville de Paris, les carrières ne peuvent plus être exploitées (interdiction) mais l'habitude d'y jeter toute sorte de choses resta.

De plus, de 1300 environ jusqu'en 1760, il y eût le fameux gibet de Monfaucon, mesurant une dizaine de mètres de haut, où les suppliciés étaient pendus et dont les corps qu'on laissait pourrir, dévorés par les corbeaux puis desséchés, (il pouvait y avoir une cinquantaine de corps à la fois) sur un petit relief au pied de la butte (entre l'actuelle Place du Colonel Fabien et le canal Saint-Martin) et de 1778 à 1850, une arène en bois où se déroulait des "spectacles" -cruels- de combats d'animaux (ours contre porc, loup contre chien, etc...) juste en dehors de l'enceinte des fermiers généraux, non loin de l'actuelle place du Colonel Fabien (qui a eu le nom de place du combat jusqu'en 1945 environ, en souvenir de ces combats), ce qui n'aida pas à la réputation de la butte....

Méthodes d'exploitations Paris/ Ile de France :

Le gypse a été exploité en premier lieu à ciel ouvert, le long des vallées, là où il affleurait naturellement puis où la couche de matériaux à enlever pour avoir accès au gisement était faible.

Le gypse a ensuite aussi été exploité en galeries souterraines, pour les mêmes raisons que la pierre à bâtir (éviter d'avoir une couche importante de matériaux à enlever pour avoir accès à la pierre, conservation des terrains en surface).

A l'époque gallo-romaine, le gypse était exclusivement exploité à ciel ouvert.

Au Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne, il a été exploité à ciel ouvert ou de manière souterraine selon la quantité de matières à dégager pour avoir accès à celui-ci.


Méthodes d'exploitation à ciel ouvert :

Les couches de terres et de marnes sont retirées et emmenées hors de la zone d'extraction en activité avec des brouettes poussées par des hommes, des tombereaux tirés par des animaux de trait ou (à partir du 19ème siècle) des wagonnets roulant sur des rails.

L'attaque se fait sur le coteau ou sur le plateau, et traditionnellement en gradins, du haut vers le bas.

Chaque banc de gypse est défermé (creusement de saignées verticales dites tranches de défermage) puis est extrait en le soulevant avec des coins ou des leviers. Le gypse peut aussi être extrait par des charges explosives, celles-ci étant placées après avoir foré un trou cylindrique dans lequel va être mis la charge qui va faire éclater la roche (contrairement à la pierre à bâtir le gypse, par sa destination, ne nécessite pas les mêmes précautions)
Une fois extrait, le gypse est transporté de la même manière que les terres et marnes.

Notons la méthode de Louis Barbeau, qui a fait l'objet d'une demande de brevet en 1849 : les carriers creusent dans la partie inférieure de la masse de gypse, voire sous celle-ci en ménageant des piliers. Ceux-ci sont alors minés pour les faire sauter. Tout un pan s'effondre, les masses supérieures au plus loin. Cela permet d'éviter tout le travail d'extraction des bancs un à un et le transport des terres recouvrant le gypse, celles-ci tombant au plus loin.

Les inconvénients de la méthode à ciel ouvert sont la perte des terrains pour l'agriculture et la quantité de matière à découvrir, mais, contrairement à l'extraction de calcaire grossier, elle est encore rentable car il est plus rentable de déblayer un sol pour extraire une épaisseur de 20 mètres de roche que de seulement 2m, sans compter que toute la masse peut être alors exploitée. Cela explique la quantité de carrière de gypse à ciel ouvert, alors qu'à à la même époque (à partir du XII-XIIIème siècle), la quasi-totalité de l'exploitation du calcaire grossier se faisait de manière souterraine. (Ce qui explique cela est aussi l'instabilité du gypse structurellent parlant : voir la partie suivante, méthodes d'extraction en souterrain.)

Les couches de marnes et argiles à enlever ne sont pas forcément perdues : celles-ci peuvent aussi être valorisées, ou du moins en partie.
Ainsi on note dans le "Paris illustré" - Nouveau guide de l'étranger et du parisien, de Adolphe Joanne publié en 1863 que les carrières des Buttes-Chaumont, exploitent aussi les marnes et les argiles situées dessus pour faire de la chaux et des briques vers 1860 et ce "depuis au moins 20 ans".

Dans ces mêmes carrières, le sol a été fouillé par l'exploitation sur 61m de profondeur.
L'aperçu géologique de M. André dans "la revue horticole", volume 38, 1867 permet de se faire une idée des couches de cette même carrière :

Marnes infertiles, effritées, irrégulières : 2m90
Glaise pure propre à la fabrication des briques : 5m
Marne blanche à teintes ferrugineuses disposée en feuillets ou sortes de lames régulières : 0m97
Calcaire argileux ou sorte de marne propre à la fabrication du ciment : 0m30
Marnes propres à l'agriculture : 1m05
Banc vert ou marne irisée : 0m95
Marne verte : 0m95
Marne rouge : 0m40
Marnes de couleurs variées, parfois bleue, dont on n'a pas encore reconnu l'utilité : 7m00
Marne pouvant être convertie en ciment par la cuisson : 1m00
Couches de plâtre alternées avec des marnes effritées : 6m00
Plâtre (sulfate de chaux hydraté) : 17m00
Mauvaises marnes de teintes variables : 6m00
Plâtre exploité : 6m
Marnes considérées comme mauvaises, sans emploi : 3m
Plâtre exploité : 2m80


Pour aller encore plus loin, ce lien d'où vient la carte
http://www.annales.org/archives/carrieres.html

sachant que plus à l'Est cela se passe ici
http://gagny-environnement.pagesperso-orange.fr/08carr/carrieres.htm
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Dim 19 Mai 2013, 23:58

Tous ces documents fournis par Libellule sont très intéressants. Merci. J'avais vu un jour sur le site du Plateau des coupes des carrières et d'autres documents. Libellule peut elle me redonner ce lien que j'ai perdu.
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Lun 20 Mai 2013, 00:21

Celui là?
http://fontenayplateau.net/DOCRELIEFGEOLOGIE.HTM
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Lun 20 Mai 2013, 00:25

Exactement. Merci infiniment Libellule pour cette réponse rapide
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Libellule

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Lun 20 Mai 2013, 05:09

Paru ce jour
http://paris-ile-de-france.france3.fr/2013/05/19/la-decouverte-des-anciennes-carrieres-de-gypse-de-fontenay-sous-bois-254185.html
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Loïc



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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mar 21 Mai 2013, 01:02

Un beau reportage en effet pour une belle réalisation...
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http://coci-fsb.fr
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mer 22 Mai 2013, 21:58

L'association des Ami-e-s de Fontenay sera présente à l'inauguration du parc des Carrières et à la journée nature en ville avec une exposition sur le gypse et le plâtre ainsi que la présentation de son livre historique qui revient en détail sur ce passé industriel de notre ville.


http://lesamisdefontenay.overblog.com/inauguration-du-parc-des-carri%C3%A8res


http://lesamisdefontenay.overblog.com/les-carri%C3%A8res-de-fontenay-leur-%C3%A9co-parc-et-l-association-des-ami-e-s-de-fontenay-%C3%A0-l-honneur-sur-france-3
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Lun 27 Mai 2013, 00:30

Pour ceux et celles qui se demandent sur quoi ils ont marché en foulant l'éco parc, cette photo


sinon un dernier lien
À partir de la page 325
http://books.google.fr/books?id=rqcb7P4NBrkC&printsec=frontcover&hl=fr&output=html_text
Chiffre à taper dans la case près des flèches.
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Ven 05 Juil 2013, 20:50

A l'occasion de mes diverses recherches j'ai découvert d'autres petits détails que je voudrais rapidement vous soumettre. Comme vous l'avez maintenant certainement compris, le quartier du plateau de Fontenay sous Bois fait partie d'un ensemble plus large qui sétend des Buttes Chaumont à Paris, aux hauteurs de Nogent sur Marne, en passant par les hauteurs de Montreuil, et qui surplombe Paris à une hauteur supérieure à 63 m, ce qui fait de cet ensemble géologique unique ce que l'on a identifié comme étant l'ile principale de la région parisienne au temps du lac quarténaire quand Paris était encore sous les eaux (tout cela est traité ici ou là dans les autres pages de l'histoire locale).

Parmi ces détails des éléments de concordance entre "hauteur de sites" donc, présence de carrière de gypse, et "chemin ou rue des allouettes". (le nom apparait en 1732 et s'étend peu à peu sur cet axe jusqu'en 1850).

Là où le gypse extrait des carrières était de type saccharoïde (de la consistance du sucre), il est souvent indiqué que les morceaux avaient la forme "d'ailes d'hirondelles" - au pluriel-, mais aussi que les poussières de ces carrières retombaient au sol dans les plaines environnantes, cette poussière attirant des allouettes, qui laissaient leur trace de "pied" en s'y promenant. Avec le temps on a parlé soit de gypse en ailes d'hirondelles soit en pied d'allouette (au singulier) d'autant plus facilement que certains morceaux de gypse avaient eux-mêmes l'aspect de pied d'allouettes. (voir le lien ci dessous qui en montre un morceau et le schéma de comment s'est formé le gypse en zône dite "lagunaire" après assèchement de la "mer de craie" depuis l'époque jurassique).

Je n'ai pas de certitude absolue, mais cela pourrait expliquer pourquoi une rue des Allouettes est présente sur notre ville et a fini par donner son nom à l'ensemble d'un quartier.
http://www.vandongenlagny.ac-creteil.fr/spip/IMG/pdf/Activite_partrie_2A_-_geologie_appliquee.pdf
bonne lecture à tous
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Gérard

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Ven 05 Juil 2013, 22:30

Lorsque je fouinais, il y a quelques années, dans les archives de la ville pour documenter mon site sur Fontenay Plateau (pas le forum) j'ai trouvé la trace d'une découverte d'un oiseau préhistorique fossilisé dans les carrières. Je pense qu'il s'agissait d'un Archaeopteryx donc avec des plumes.
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Sam 16 Jan 2016, 02:52

on notera l’arrivée en 1905 d’une fabrique de bouchons venue s’installer juste à côté de l’usine des carrières après que le maçon Hennebique eut fourni en 1904 une nouvelle rampe de transport aux établissements Rapp et Reithenbach donnant accès aux galeries souterraines sous forme d’une plate forme montée sur du métal et recouvert de ce que l’on appelle alors une couche de béton armé. C’est que la renommée de François Hennebique commence à enfler. Depuis 1900, le monde entier a regardé Paris et l’exposition universelle. À cette occasion, l’entrepreneur François Hennebique réalise plusieurs constructions en béton armé, un nouveau procédé qu’il a mis au point depuis 1898 et dont il tente de diffuser l’utilisation.  

Hennebique a fixé le siège social de son entreprise à Paris, dans un immeuble de la rue Danton. Ce bâtiment est entièrement construit en béton armé, une véritable innovation. À la même époque, il étend l’usage de cette technique à la réalisation de ponts et d’ouvrages de travaux publics comme celui qu’il vient de placer chez Rapp.
Hennebique est convaincu et déterminé : le béton armé est l’avenir de l’architecture moderne. Il en parle si bien localement qu’il convainc l’entreprise voisine de fabrique de bouchons d’utiliser ses services en 1906. A l’aube du nouveau siècle, il remporte la première manche de son pari incroyable : lancer le béton armé à la conquête du monde.

J'ai mis quelques photos illustrant tout cela dans l'ouvrage en accès libre : l'une où l’on voit au premier plan les dépôts Rapp, et au second des tôles ondulées annonciatrices du dépôt de bouchons ; puis celle du milieu où le bâtiment en béton vient d’être construit et où l’on voit également l’importance du stock de bouchons de liège de la société voisine ; la 3ème le terrain avant les travaux. La fabrique de bouchons fermera dès 1912 …. faute de débouchés, pourrait-on dire.
 
On peut de nos jours identifier ce terrain comme étant celui compris entre la villa des carrières et la rue Raspail (photo aérienne) sachant que la 1ère photo avec les carrières au premier plan a dû, elle, être prise des hauteurs de l’actuel Bowling de la Matène.


Dernière édition par Libellule le Sam 16 Jan 2016, 05:26, édité 1 fois
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Gérard

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Sam 16 Jan 2016, 04:09

L'occasion était belle pour insérer une ou deux photos. Dommage!

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Sam 16 Jan 2016, 05:03

Vais le faire. Pas de soucis. Ne les ai pas à dispo d' où je suis.
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Sam 16 Jan 2016, 06:10

Moi j'ai des photos de 960 avant JC et quelqu'unes que je ne peux pas mettre car c'est des diapos.

Le lac Daumesnil est beau.
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Sam 16 Jan 2016, 07:51

donc dans l'ordre

la passerelle des carrières


la même vue où la passerelle n'est pas visible mais où au fond on voit les toits de la fabrique à bouchons


cette fois un gros plan sur la fabrique elle-même avec l'immeuble construit où l'on voit nettement les bouchons


le terrain nu avant l'installation de la fabrique à bouchons


la vue aérienne aujourd'hui où l'on voit qu'un bâtiment est désormais construit devant les toits en pente, avec l'ancien immeuble au dessus.

on peut utilement reprendre la lecture du texte posté alors que j'étais loin de mon dordi, pour mieux fixer le résumé que je fais.

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Gérard

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Sam 16 Jan 2016, 08:17

OK merci

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mer 05 Juil 2017, 19:29

René Dumont (13 mars 1904 – 18 juin 2001)
La croissance indéfinie est impossible, Nous n'avons qu'une seule terre, mais une civilisation du bonheur est possible.

Fontenaysien depuis 1959 en bordure du bois de Vincennes, avenue du Président Roosevelt. Cet amoureux de la Nature était un ingénieur agronome, spécialiste du monde agricole du Tiers Monde.

Son approche pluridisciplinaire basée sur l’étude des modes de vie, des techniques et des cultures locales se traduit par la création d’une nouvelle vision : l’ethno-agronomie.

Dès 1929, il est nommé ingénieur agronome à Hanoi et étudiera les rizières du Tonkin. C’est là qu’il se rend compte du pillage des ressources du Sud par le Nord. Il dénonce l’épuisement des ressources non renouvelables et l’expansion du modèle de consommation de masse.

Grand voyageur, il parcourt l’Asie, l’Afrique, les Amériques. Son constat reste le même et est à l’origine de son combat pour dénoncer les méfaits de la mondialisation sur notre environnement.

De 1933 jusqu’en 1974, il enseigne à l’Institut Agronomique National, à Science Po, à l’ENA. Il travaille pour les Nations Unies et l’Unesco et rédige une cinquantaine d’ouvrages, notamment pour la prestigieuse Collection Terre humaine.

Il est invité, le 28 octobre 1989, à la bibliothèque municipale de Fontenay-sous-bois pour la parution de son livre « Mes combats ». Il aura, avec sa femme Charlotte Paquet, exposé avec passion sa vision du rapport qui doit exister entre l’humanité et la Terre.

Investi dans sa ville, il participe aux « 4ème rencontres de Fontenay », où il est à la tribune pour participer au débat sur l’écologie.
René Dumont est un homme de terrain, reconnu par ses pairs comme un grand expert.

Malgré ses réticences, nommé chevalier des Palmes Académiques, chevalier du Mérite agricole, il est promu citoyen d’honneur de Fontenay-sous-bois en 1997 par Jean François Voguet.

Humaniste, il est l’un des précurseurs d’une politique écologique pacifiste.

Il développe une thèse écologique prônant :
Le contrôle de la démographie
Les économies d’énergie
Une coopération internationale avec les pays en voie de développement
La protection et la réhabilitation des sols.

Premier candidat écologiste à une élection présidentielle, en 1974, il défend la solidarité entre les peuples et la lutte contre le capitalisme agressif, qu'il retranscrit au travers de son livre-programme « l’Utopie ou la mort ».

Marqué par la lecture du rapport du Club de Rome de 1972, il développe « la nécessité de se libérer du carcan de l’économie du profit face à la nécessité de la sauvegarde de la planète », condamnant « l’oligarchie des riches », ceux-là même qui gaspillent le plus.

Il s’inquiétait de la spoliation du patrimoine commun de l’humanité, la nature et ses ressources.

René Dumont fut le premier à forger le concept de développement durable, conscient malgré tout que tout développement va contre la préservation des ressources naturelles.

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mer 05 Juil 2017, 19:36

le texte reproduit ci dessus est celui des plaques qui viennent d'être installées aux entrées de l'éco parc des Carrières René Dumont



il se conclut par :

René Dumont décède à 97 ans. Ses cendres ont été dispersées au jardin du souvenir du cimetière de Fontenay sous-bois.

L’écoparc des carrières René Dumont à été inauguré le 23 mai 2013 par Jean-François Voguet, Maire de Fontenay-sous-Bois de 2001 à 2016.


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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mer 05 Juil 2017, 19:44

97 ans, un bel âge

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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Mer 05 Juil 2017, 20:18

Nous attendons le ministre des affaires étrangères fontenaysien pour l'inauguration des toilettes du parc.

Ce sera moins exotique et moins couteux que la visite de conformité des toilettes africaines...
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MessageSujet: Re: Parc des Carrières et autres événements, des archives vivantes.    Jeu 06 Juil 2017, 04:12

Je ne crois pas que ce fait rejoindra les archives d'un quelconque organisme ... Fut-il répété ïci ou là sur ce forum.

Le choix de René Dumont, défenseur historique des pays du « Sud » et auteur du classique L’Afrique noire est mal partie (éditions Seuil 1962), a eu le mérite de placer la candidature écologiste dans une perspective tiers-mondiste, et de se démarquer ainsi des clichés sur « l’environnement, luxe pour riches ». Déjà il s'alertait de la pression démographique…

L'ouvrage est organisé en quatre thèmes :

L'afrique inter-tropicale piétine
Elle pourrait cependant se développer rapidement
Pour ce développement, l'Afrique doit repenser son école, ses cadres, ses structures
L'Afrique cliente de l'Europe, ou se développant par elle-même?

55 ans plus tard, la question reste la même.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-170030-macron-et-merkel-enfin-le-tournant-de-leurope-vers-lafrique-2086887.php
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