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 Fraude à la viande dans l'Union...

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a.nonymous



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MessageSujet: Fraude à la viande dans l'Union...   Sam 09 Fév 2013, 12:12

Rappel du premier message :

La libre circulation des marchandises est inscrite dans les traités de l'Union... Ce principe offre de nombreux avantages mais il montre ses limites dès lors que certains fraudent sur les produits échangés...

Dans le cas présent, ce qui est très certainement une fraude d'une société étrangère est venu dans un premier temps ternir l'image de la filière agro-alimentaire française vis-à-vis des autres partenaires européens avant qu'il soit révélé que la viande incriminée était d'origine roumaine...

La question que l'on doit se poser est de savoir si cette société est un mouton noir isolé ou si les sociétés de certaines pays fraudent régulièrement pour s'imposer face à leurs concurrents ?

On peut et on doit légitimement et en toute objectivité se poser cette question quand on voit les différences de prix entre produits et services de différents pays de l'Union... Il est en effet tout à fait possible que l'absence d'harmonisation salariale, sociale et fiscale n'explique pas à elle seule certains écarts....

Citation :
09/02/2013 à 00:11
La viande de cheval vendue comme du boeuf était d'origine roumaine

La découverte de cheval dans des lasagnes censées être au boeuf a provoqué un scandale au Royaume-Uni --où le cheval est vénéré et sa consommation taboue-- et entraîné le retrait vendredi des plats incriminés en France et en Suède.

La viande de cheval trouvée en importantes quantités au Royaume-Uni (voire à hauteur de 100%) dans les lasagnes de la marque de produits surgelés Findus était d'origine roumaine, a indiqué l'entreprise française Comigel, qui distribue ses articles dans 16 pays.

Dans un premier temps, elle avait été présentée comme étant d'origine française, par les autorités sanitaires du Luxembourg, où ces plats ont été préparés. Cette source a précisé que la viande avait été frauduleusement étiquetée "viande bovine".

Les lasagnes en question étaient vendues par la société luxembourgeoise Tavola, filiale de l'entreprise française Comigel.

Après avoir gardé le silence pendant plusieurs heures, Comigel a annoncé vendredi après-midi le retrait de "tous les produits liés à ce fournisseur", sans le nommer.

En soirée, la chaîne de supermarchés Aldi a annoncé que deux autres plats préparés distribués au Royaume-Uni par Comigel -des lasagnes et des spaghettis bolognaise- de la marque Today's Special contenaient entre 30% et 100% de viande de cheval.

Le producteur suédois Findus, de son côté, a décidé de retirer des rayons français trois plats préparés - des lasagnes à la bolognaise, du hachis parmentier et de la moussaka - après avoir retiré lundi les lasagnes incriminées au Royaume-Uni, où elles étaient vendues en supermarché.

En fin de journée, Findus a annoncé une mesure similaire en Suède, pour les lasagnes surgelées.

Le groupe suédois, qui a présenté ses excuses, a cependant insisté sur le fait qu'il n'y avait pas de risque pour la santé.

Mais pour le Premier ministre britannique David Cameron, cette "histoire très choquante est tout à fait inacceptable". Elle suscite un problème "de confiance", a-t-il estimé depuis Bruxelles, insistant sur la nécessité d'étiqueter correctement les produits.

L'agence française de répression des fraudes a, elle, dénoncé une "tromperie".

Au Royaume-Uni, l'affaire revêt aussi une dimension culturelle: la viande équine n'est normalement pas disponible dans le commerce, contrairement à la France ou la Suisse, où elle est réputée pour sa tendreté.

La découverte "n'est pas agréable en particulier pour les consommateurs britanniques", a reconnu Findus.

Au Royaume-Uni, pays par excellence des courses équestres, le cheval est l'un des principaux récipiendaires de la version animalière de la Victoria Cross, distinction militaire suprême de l'armée britannique.

Le scandale sur la viande chevaline a éclaté à la mi-janvier: les autorités irlandaises en découvrent dans de la viande hachée produite au Royaume-Uni et en Irlande, et écoulée dans ces deux pays. Des dizaines de millions de steaks sont retirés des étals, et Burger King change de fournisseur, par mesure de précaution.

Mais l'affaire s'amplifie quand l'Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) annonce la détection de cheval dans des lasagnes.

La FSA estime qu'il n'y a pas de risque pour la santé. Mais elle suscite l'inquiétude en demandant dans le même temps à Findus d'effectuer "des tests pour identifier la présence éventuelle dans les lasagnes de phenylbutazone", utilisé pour traiter la douleur chez les chevaux. Les animaux soignés avec ce médicament sont interdits de consommation humaine, par crainte de "risque pour la santé", précise la FSA.

A ce stade, Scotland Yard n'a pas ouvert d'enquête.

Les autorités sanitaires britanniques évoquent deux "causes possibles". "La première relève d'une grave négligence, mais la deuxième hypothèse est de nature pénale (...) si quelqu'un a délibérément substitué un produit à un autre", selon la FSA.
Source: http://actu.orange.fr/monde/la-viande-de-cheval-vendue-comme-du-boeuf-etait-d-origine-roumaine-afp_1345378.html

Citation :
VERSION CONSOLIDÉE DU TRAITÉ SUR LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION EUROPÉENNE
Article 26
(ex-article 14 TCE)
1. L'Union adopte les mesures destinées à établir ou assurer le fonctionnement du marché inté­rieur, conformément aux dispositions pertinentes des traités.
2. Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circu­lation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités.
Source: http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2010:083:0047:0200:FR:PDF
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mamiea



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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Mer 20 Fév 2013, 23:13

a.nonymous a écrit:
mamiea a écrit:
Dans cette affaire, Findus et autres ont rappelés les produits , et là au lieu de rester discret et ainsi de permettre à la DGCCRF (puisque il y a fraude) d' enquêter en toute discrétion et remonter la filière on sort les trompettes, les chaines infos nous en font des boucles, les consommateurs s' affolent et en fin de compte on risque de n' avoir que les lampistes.

Il ne s'agit pas d'une affaire franco-française et la fraude a été découverte initialement en Irlande et en Grande-Bretagne...

A moins de fermer l'accès à Internet, il était dur "d'enquêter en toute discrétion" dès lors que le problème s'étalait et s'étale à la une des journaux d'autres pays européens....

Mais je ne mets pas en cause la seule information (tous médias confondus) française mais mondiale. Course au scoop, informations fragmentaires parfois fausses souvent mal ou pas vérifiées.
On est entré dans l' ère de "l'information spectacle", est-ce une bonne chose?
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Jeu 21 Fév 2013, 05:24

Un dessin paru dans le gratuit "Métro" ce jour, montre un boucher affirmant :

"Comme son nom l'indique, l'étiquette 'made in france' est fabriquée en France ! "

on n'a pas tous les jours l'occasion de sourire dans le RER ...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Jeu 21 Fév 2013, 09:26

L’écologie :du pouvoird’achat en plus, du pouvoirde vivre en mieux

L’affaire du cheval qui se transforme en bœuf entre la Roumanie et Castelnaudary n’est pas une simple affaire d’étiquette et de traçabilité. Elle illustre non pas les fraudes ou les scandales du système productiviste mais ses fondements les plus délétères.

La réduction de la part de l’alimentation dans les budgets familiaux (due pour les plus modestes à l’explosion des autres postes comme le logement) et l’idée que « l’alimentation ne doit pas couter beaucoup ».

L’énorme pression de la grande distribution sur les marges, le business agroalimentaire qui comprime le paysan et le contraignent à une productivité de court terme par la chimie, la mécanisation à outrance et le surendettement.

L’industrialisation de toute la chaîne, la standardisation des produits, la perte de diversité, le gaspillage généralisé, les déséquilibres nutritionnels, l’explosion des distances et l’apparition d’autres intermédiaires, légaux ou non qui prennent leur dime sur tout le circuit…

In fine, la spéculation sur les matières premières…

Ainsi sont générés dans une boucle folle d’énormes coûts : La dégradation de la santé de tous, des dommages irréversibles à la terre, des emplois déstabilisés…

Il est temps de sortir de ce cercle vicieux et de considérer que l’alimentation, comme le logement, l’éducation et la santé, sont les biens élémentaires les plus précieux dont l’accès à tous est l’absolu devoir des gouvernants.

Les écologistes ne sont pas les seuls à avoir indiqué la direction et par exemple : favoriser le commerce de proximité et non l’implantation de grande surface ; encourager les circuits courts ; donner la priorité à l’agriculture biologique et aux produits de terroir à forte valeur ajoutée ; réduire massivement les pesticides et la nourriture bourrée de chimie pour les animaux ; aider les agriculteurs sur des critères de qualité plus que de quantité ; rattraper le retard français en matière de jardins ouvriers et d’autoproduction ; réserver les espaces périurbains à l’agriculture maraichère, à la transformation et aux petits abattoirs. Donner une compétence alimentation aux agglomérations.

Des milliers de réalisations sont la base sur laquelle peut se construire une nouvelle politique cohérente.

Étendues dans le cadre du plan de soutien à la compétitivité de l’économie française, elles produiront dans des délais assez rapides des gains significatifs de pouvoir d’achat, des emplois non délocalisables, un plus en terme de qualité vie, de sérieuses économies sur les dépenses de santé.

Qui ne voit là les objectifs affichés par le gouvernement ?

Le ministre de l’agriculture a fait quelques pas sur la bonne voie, il peut compter sur les écologistes pour l’appuyer dans un changement de cap bien plus radical encore.

Jacques Archimbaud

Secrétaire national adjoint d’Europe-Ecologie Les Verts
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Jeu 21 Fév 2013, 11:53

Libellule a écrit:
L’écologie :du pouvoird’achat en plus, du pouvoirde vivre en mieux

---/----

Jacques Archimbaud

Secrétaire national adjoint d’Europe-Ecologie Les Verts

Serait-il possible à tout les intervenants d'utiliser la fonction 'Citer' du forum quand ils reproduisent par copier/coller un document dont ils ne sont pas les auteurs ?

On ne sait plus qui a écrit quoi...
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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Jeu 21 Fév 2013, 15:59

Oui en effet ce serait plus clair.
On peut, a posteriori, sélectionner une zone de texte et cliquer sur la vignette citation.
Il est également utile lorsqu'on répond a une phrase particulière ne citer que celle là.
Enfin on peut commencer une citation par un clic sur la vignette, dépôt du texte par coller puis clic sur "fermer les balises. Très utile pour les smartphones.
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http://www.plateaufontenay.net
mamiea

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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Mer 27 Fév 2013, 19:50

mamiea a écrit:
Il me semble qu'on parlait de fraude à la viande !!! Alors revenons au sujet et arrêtons ces digressions hors sujet.
Mélanger l' harmonisation européenne des salaires, la montée du FN et pourquoi pas le prix des collants, n' a rien à faire dans ce débat.
La fraude ne connait ni frontières ni nation, elle ne connait que le profit.
Pour ce qui concerne la société Spanghero, je crains qu' elle ne soit pas toute seule, je crains aussi que le gouvernement ne se serve de cela pour faire un coup de "com" (il était bien transparent Hamon, n'est il pas en train de nous rejouer Montebourg et /Mital? ).

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie/Economie/Des-fraudes-a-la-viande-de-cheval-sont-decouvertes-dans-toute-l-Europe-_NP_-2013-02-17-912061

Encore une fois la "présomption d'innocence" est bafouée, on puni des ouvriers en mélangeant fraude et sanitaire, on condamne avant d' avoir jugé .

Aux vues des dernières nouvelles mon intuition se révèle exacte. Après Findus et les surgelés voila Buitoni et ses raviolis en boite (là Spanghero n' est pas coupable). Par contre quel silence de la part des médias (tous confondus), des ministres (coupables de précipitation, de jugements hâtifs). les enquêtes sur cette fraude est loin d' être terminé et de nombreuses surprises sont à venir. Par contre j' attends, de la part des coupables de condamnations sans jugement, un méa culpa à la hauteur de leur empressement.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Mer 27 Fév 2013, 19:59

mamiea a écrit:
Aux vues des dernières nouvelles mon intuition se révèle exacte. Après Findus et les surgelés voila Buitoni et ses raviolis en boite (là Spanghero n' est pas coupable).

On peut ajouter que les analyses ADN ont révélé d'autres affaires en Europe mettant en cause des chaines d'acteurs, de l'abattoir au distributeur, complètement différentes...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Jeu 28 Fév 2013, 00:01

A lire avec intérêt, le ministre devient plus prudent, que ne l' a-t-il fait dès le départ ?

http://www.leparisien.fr/societe/de-la-viande-de-cheval-decouverte-dans-des-raviolis-panzani-26-02-2013-2600495.php

Voici un exemple frappant de la dangerosité d'une information incomplète, de la recherche du scoop à tout pris, des réseaux sociaux voulant remplacer les journalistes sérieux.
@Libellule
Citation :
Les écologistes ne sont pas les seuls à avoir indiqué la direction et par exemple : favoriser le commerce de proximité et non l’implantation de grande surface ; encourager les circuits courts ; donner la priorité à l’agriculture biologique et aux produits de terroir à forte valeur ajoutée ; réduire massivement les pesticides et la nourriture bourrée de chimie pour les animaux ; aider les agriculteurs sur des critères de qualité plus que de quantité ; rattraper le retard français en matière de jardins ouvriers et d’autoproduction ; réserver les espaces périurbains à l’agriculture maraichère, à la transformation et aux petits abattoirs. Donner une compétence alimentation aux agglomérations.

Tout cela est très bien sur le papier, mais n' empêchera pas, hélas, des magouilleurs de frauder (je n' ai pas encore entendu une carotte Bio courir dans les allées et crier "je suis bio, je suis bio" Very Happy )
Pour avoir plus de jardins ouvriers il est obligatoire de créer des espaces cultivables, donc de réduire la construction en zone urbaine, ce qui ne semble pas la vision EELV (densifions.....).
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Libellule

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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Jeu 28 Fév 2013, 01:55

@mamiea vous me citez, je vous en remercie, et je saisis bien volontiers l'occasion que vous me donnez de revenir dans ce débat

Une densification ayant pour principe d’éviter de continuer à étendre la ville sur des anciennes terres cultivables, je ne vois pas où est la contradiction ; qui plus est parler de circuit court ne nécessite peut-être pas tant de moyens que cela ; un pré, des vaches, des boeufs et des veaux, un petit abattoir local, une trayeuse, quelques crèmeries, quelques bouchers, en est un. Il n'y a pas si longtemps que cela c'était même une norme de qualité.

Au-delà de cette intro qui se veut plus amusée que sérieuse ( ... ) je vous recommande tout de même la lecture de l’article qui suit qui pose le problème à plus grande échelle.

=============

Près d’un agriculteur français sur cinq commercialise directement sa production.

Derrière l’engouement pour les circuits courts et les Amap, les modes de production et les distances d’acheminement des aliments sont très variés. Comment relocaliser nos productions agricoles ? Quel avenir pour les réseaux de distribution alternatifs ? La deuxième édition des « Rencontres des circuits courts alimentaires », le 13 mai, est l’occasion de revenir sur ces enjeux.

Le circuit court alimentaire a une histoire très ancienne, la vente directe ayant souvent été le principal mode de commercialisation en milieu rural, et même urbain. La période contemporaine est marquée par plus d’intermédiaires, plus d’intervention de l’agriculteur, la transformation de son métier, une évolution de la relation qu’il a construite avec le produit et de celle qu’il a construite avec le client final, appelé « consommateur ».

Mais les paysans réinventent aujourd’hui la commercialisation directe au client, transforment eux-mêmes des matières premières en produits de consommation. Ce commerce sans intermédiaire occupe actuellement près d’un exploitant français sur cinq.

Les circuits courts répondent à des demandes socioculturelles des consommateurs, ils offrent le plus souvent une qualité supérieure et une meilleure traçabilité des produits commercialisés. Des exigences ont été apportées sur l’origine des produits, sur la labellisation des produits régionaux, sur la notion de produits fermiers, qui est devenue un enjeu et une pomme de discorde entre l’industrie agro-alimentaire et les producteurs fermiers. Les marques commerciales et les grandes enseignes ont en effet décliné à l’envi les termes « terroir » ou « fermier » pour appâter le client. Mais aujourd’hui, de plus en plus d’agriculteurs et de producteurs fermiers commercialisent de façon concomitante leurs produits en vente directe, sur des marchés, en point de vente collectif ou par internet.

Les circuits courts englobent des modes de production et des distances d’acheminement très variés. Qui dit circuit court ne dit pas forcément bonnes pratiques environnementales ou sociales, d’où l’importance de choisir des produits bio, de proximité, issus de pratiques équitables et transparentes dans leur fonctionnement et leur prix, et des filières à taille humaine qui excluent les grands distributeurs dont le seul objectif est le profit financier.

Quatre jours d’autonomie alimentaire en Île-de-France

La relocalisation de notre production alimentaire est donc nécessaire, et il nous faut mettre en place, en tant que citoyens, notre propre souveraineté alimentaire. En Île-de-France, l’autonomie alimentaire est de quatre jours et dépend totalement des approvisionnements à Rungis et des centrales de la grande distribution. Il nous faut donc réinventer une agriculture nourricière, respectueuse de la biodiversité et des systèmes de distribution, qui permette de nourrir sainement la population tout en rémunérant correctement ses acteurs, grâce à des outils coopératifs.

Les circuits de proximité doivent contribuer à produire cette plus grande équité et ce dialogue entre producteurs et consommateurs. Les circuits courts doivent aussi influencer l’ensemble du système agro-alimentaire à l’échelle territoriale locale ou plus large. Les formes de normalisation autour de ce que doit être une « bonne » agriculture, une « bonne » alimentation et une « bonne » organisation des échanges entre producteurs et consommateurs seront abordées à l’occasion des Courts-circuits en Seine.

Le terme « circuits courts » doit intégrer des critères sociaux et environnementaux, une exigence sur le mode de production, un objectif de partage de la valeur ajoutée.

Les rencontres 2012 posent aussi la question de la place des produits locaux bio dans la restauration collective : cultivons notre assiette ! Comment relocaliser nos productions agricoles ? Quel avenir pour les réseaux de distribution alternatifs ? Quelles actions politiques entreprendre ?

Michel Besson (Minga) et William Elie (Consom’Solidaire)

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/04/24/quel-avenir-pour-les-circuits-courts-alimentaires/

ceci pour dire que même les acteurs qui poussent cette alternative sont conscients que rien n'est simple quand il s'agit d'impulser un changement, mais au moins, peut-on dire que certains s'y emploient ; le retour à la terre est un autre aspect de cette délicate question qu'est devenue l'hyper productivisme alimentaire industrialisé, qui dans les faits a désertifié nos campagnes et réduit les emplois de proximité, par automatisation successive des process, qui s'est accompagné, on le voit aujourd'hui d'imbrications internationales (le poids de l'énrgie pour parcourir ces distances je ne vous dis pas) peu ragoutantes
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Ven 30 Mai 2014, 03:58

Un rapport de la Cour des comptes qui a de quoi inquiéter....

Pour ce qui est des cantines scolaires, on peut penser qu'à Fontanay avec un coût de revient par repas de 14 Euros on doit avoir de la qualité... Voir: http://www.plateaufontenay.net/t1781-cout-d-un-repas-a-la-cantine



Le Monde a écrit:
La Cour des comptes préoccupée par les produits alimentaires « premiers prix »

Le Monde.fr avec AFP | 29.05.2014 à 15h58 • Mis à jour le 29.05.2014 à 17h31

La Cour des comptes se dit particulièrement préoccupée par la qualité de certains produits « premiers prix », rapporte Le Télégramme dans son édition de jeudi 29 mai en évoquant la partie provisoire, non publiée, d'un rapport sur la sécurité sanitaire datant de février. Selon le quotidien régional, qui s'appuie sur « le rapport original de 179 pages », rendu en juillet 2013, « la Cour des comptes semble avoir été particulièrement choquée par certaines découvertes, notamment sur les produits premiers prix ».

« L'offre des produits premiers prix peut paraître attractive, mais leur consommation systématique, par une population croissante, pourrait avoir à terme des répercussions sur la santé publique », s'alarme la Cour citée par le quotidien.

Celui-ci rapporte que les enquêteurs des services vétérinaires auraient découvert « des viandes grises-verdâtres impropres à la consommation humaine dans des charcuteries, moisissures, souris vivantes ou mortes, excréments de souris dans des étuves à chorizo ».

Les magistrats financiers pointent l'insuffisance des contrôles, faute de personnels suffisants, pour assurer la sécurité alimentaire, notamment dans les centres commerciaux, les boucheries, les restaurants mais également pour les cantines scolaires ou les hôpitaux. Dans le rapport rendu public en février, la Cour dressait un constat général très sévère : « L’absence de contrôle à un niveau significatif et l’absence de sanctions suffisantes mettent en lumière des anomalies graves ».
Source: http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/05/29/la-cour-des-comptes-preoccupee-par-les-produits-alimentaires-premiers-prix_4428782_1651302.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fraude à la viande dans l'Union...   Ven 22 Juil 2016, 02:32

On peut s'interroger sur les motivations réelles des industriels....


"Si les consommateurs l’accueillent favorablement, tout comme les éleveurs laitiers espérant ainsi mieux valoriser leur production, les industriels y sont hostiles.
---/---
Si chacun se retranche derrière ses frontières « vous imaginez tout le lait qui va rester en France… », prévient-il. Mais, plus grave pour les industriels, cette expérimentation française va à l’encontre des principes fondamentaux du marché européen sur la libre circulation. « On recrée des marchés nationaux », regrette M. Picot. « C’est la cohérence européenne qui est détricotée en particulier tout ce qui permet la fluidité », insiste Jehan Moreau, le directeur de la FNIL. Pour lui, un marché unique veut dire même règles pour tous."



http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/21/l-etiquetage-des-produits-laitiers-fait-fremir-les-industriels_4972700_3234.html a écrit:
L’étiquetage des produits laitiers fait frémir les industriels

LE MONDE ECONOMIE | 21.07.2016 à 11h46 | Par Dominique Gallois

Après le traçage de la viande, vient celui du lait. L’expérimentation lancée en France, avec l’accord de Bruxelles, durera deux ans et démarrera le 1er janvier 2017. A cette date, toutes les étiquettes sur les emballages de lait et des produits laitiers transformés (fromage, yaourts, beurre…) devront indiquer l’origine de leur production. Si le bilan s’avère positif, cette obligation pourra être étendue à l’ensemble des pays membres de l’Union.

Dans cette perspective, un projet de décret « relatif à l’indication de l’origine du lait et des viandes utilisées en tant qu’ingrédient » est à l’étude au Conseil d’Etat, dont l’avis est attendu pour septembre. A priori une telle mesure devrait faire l’unanimité en contribuant à plus de transparence après le scandale des lasagnes à la viande de cheval voici trois ans.

Ce n’est pas le cas. Si les consommateurs l’accueillent favorablement, tout comme les éleveurs laitiers espérant ainsi mieux valoriser leur production, les industriels y sont hostiles. Outre le surcoût qu’entraînera l’étiquetage, ils dénoncent le côté contre-productif de cette décision. Ce dispositif pourrait, selon eux, nuire aux exportations, un des atouts de la filière qui écoule hors de France 40 % de sa production sous forme de lait, de fromage et de beurre. « Ce n’est pas la transparence qui nous gène mais le côté protectionniste de la mesure », estimait mardi 19 juillet Olivier Picot, président de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL).



Surproduction européenne

En réaction à l’initiative française, d’autres pays seront tentés de faire de même en réduisant leurs importations, tout en jouant à leur tour sur la fibre du nationalisme. « Je ne vois pas les Italiens accepter d’utiliser du lait français pour faire leur mozzarella », remarque M. Picot, estimant que dans les douze prochains mois d’autres pays vont s’engouffrer dans la brèche. L’Italie qui pourtant importe du lait a déjà engagé le processus, tout comme la Lituanie. Cela pourrait aussi avoir comme conséquence d’augmenter la production locale dans une Europe déjà en surproduction. La mesure est d’autant plus inadaptée à la France que « nous sommes loin de connaître une invasion de lait étranger », relativise le patron de la FNIL. les importations représentent à peine 10 % de la consommation.

Si chacun se retranche derrière ses frontières « vous imaginez tout le lait qui va rester en France… », prévient-il. Mais, plus grave pour les industriels, cette expérimentation française va à l’encontre des principes fondamentaux du marché européen sur la libre circulation. « On recrée des marchés nationaux », regrette M. Picot. « C’est la cohérence européenne qui est détricotée en particulier tout ce qui permet la fluidité », insiste Jehan Moreau, le directeur de la FNIL. Pour lui, un marché unique veut dire même règles pour tous.

L’étiquetage n’est pas la seule source d’inquiétude des industriels. Ils s’interrogent sur les conséquences de la loi Sapin II, si le texte est voté dans sa version actuelle le 26 septembre. Cette loi sur la transparence de la vie économique impose en particulier aux industriels de mentionner le prix du lait prévisionnel moyen qu’ils comptent payer à leurs producteurs dans les contrats de vente établis sur cinq ans. Une charge que n’auront pas les coopératives. « Ce serait bien sur un même marché d’avoir les mêmes réglementations », suggère M. Picot, tout en déplorant ce nouveau « carcan réglementaire Français ». Or les industriels laitiers privés « ne demandent qu’une seule chose, rappelle-t-il, avoir les mêmes règles du jeu que leurs concurrents européens ».
Source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/21/l-etiquetage-des-produits-laitiers-fait-fremir-les-industriels_4972700_3234.html
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