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 Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !

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JS

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MessageSujet: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Lun 11 Mar 2013, 05:07

Le 11 mars 2011, le tsunami a inondé la centrale de Fukushima Daiichi, y compris la salle avec le matériel de prévention. Les jours qui ont suivi l’accident nucléaire, les ouvriers venus pour tenter de limiter les dégâts étaient revêtus de sacs en plastique au lieu des combinaisons adéquates et, pour beaucoup, n’avaient pas de dosimètres. Il est évident qu’ils ont été exposés à des doses de radioactivité dangereuses pour la santé, et ce même après les premières semaines de la catastrophe.

Quelles ont été les politiques de radioprotection à Fukushima ?

C’est une gestion de la main-d’œuvre "par la dose" qui a été appliquée. Même avant la catastrophe, Tepco (Tokyo Electric Power Company) a toujours eu recours à un important vivier de main-d’œuvre pour ne pas dépasser les quotas de radiation annuels par individu[1]. Les dernières statistiques de Tepco (datées du 30 novembre 2011) signalaient 3745 intervenants sur le site en mars (environ 1700 employés de Tepco et 2000 sous-traitants), et 14.000 pour la période d’avril à octobre, avec cette fois une majorité de sous-traitants (plus de 12.400).

Ces chiffres, déjà conséquents, n’intègrent sans doute pas les niveaux 5 à 8 de la sous-traitance, ceux qui effectuent les tâches les plus exposées aux rayons ionisants. On peut donc aussi parler d’un système de camouflage de la radiation. Le niveau 1 est celui du donneur d’ordre, Tepco, et le niveau 2 celui des fabricants de réacteurs Hitachi, Toshiba, GE, etc. Ces cadres et techniciens qui jouissent d’une bonne couverture sociale constituent le haut du panier. Aux niveaux 3 et 4, se trouvent des ouvriers qualifiés (plombiers, chauffagistes, électriciens, etc.) venant de PME spécialisées dans le nucléaire. Mais les niveaux 5 à 8 constituent un monde très opaque, avec des modes de recrutement assez sauvages, via les agences d’intérim ou la pègre. Or cette moitié des intervenants ne fait l’objet d’aucun suivi radiologique et de santé.

Depuis le 11 mars, il a fallu beaucoup de monde pour s’occuper des débris de la centrale et tenter de stabiliser la situation des réacteurs et des piscines. À raison de 3000 ouvriers par jour en moyenne, on arrive, un an après, à un chiffre théorique de plus d’un million de travailleurs ayant au moins passé une journée sur le site de Fukushima Daiichi. Mais ce chiffre virtuel n’indique pas la cohorte exacte d’ouvriers, ni qui fait quoi pendant combien de temps. Une chose est sûre, c’est qu’il en faudra encore beaucoup d’autres. Contrairement à ce que le Premier ministre Noda a affirmé le 16 décembre 2011, on est très loin d’un "arrêt à froid" et les ouvriers continuent d’être exposés à des niveaux importants de radiation.

À partir de quel niveau les radiations sont-elles dangereuses ?

La question du seuil de radiation autorisée suscite beaucoup de controverses et ne concerne pas seulement les ouvriers du nucléaire. Depuis les années 1990, il y a un consensus international pour dire qu’il n’y a pas de seuil de non-dangerosité. C’est notamment la position de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), qui est plus ou moins indépendante du lobby nucléaire. Ses dernières recommandations en date préconisent des niveaux d’exposition de 20 millisieverts (mSv) par an pour les ouvriers et 1 mSv pour le reste de la population. Ces normes n’ont cessé d’être revues à la baisse depuis la création de cette commission avant-guerre ; ainsi, jusqu’en 1990, elles étaient respectivement de 50 mSv pour les ouvriers et de 5 mSv pour la population.

Mais le débat a été faussé après-guerre, notamment en raison de la propagande américaine conduite au Japon du "nucléaire pour la paix" (Atoms for Peace), pour faire passer la pilule des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Cela fait soixante ans que l’industrie nucléaire, militaire puis civile, finance toute une production pseudo-scientifique qui simplifie démesurément les conséquences pour la santé de l’exposition aux rayons ionisants.

Ainsi, pour les épidémiologistes qui conseillent le Premier ministre japonais, en-dessous de 100 mSv par an, il n’y a pas de danger avéré. Dans la préfecture de Fukushima, y compris dans des zones urbaines où résident encore beaucoup d’enfants, les débits de dose externe peuvent aller de 10 à 80 mSv annuels. L’un de ces experts, le professeur Kosako, a démissionné en larmes fin avril parce qu’il trouvait cela inadmissible.

Pour ses collègues, qui s’appuient sur les études conduites sur les survivants de Hiroshima et Nagasaki, cette situation ne justifie pas encore une évacuation : pour eux, en-dessous de 100 mSv par an, la surmortalité par cancer est très faible, donc négligeable.

Pourtant, alors que les ouvriers sont autorisés à être exposés à 20 mSv par an, il suffit d’une dose cumulée de 5 mSv pour déposer une demande de reconnaissance en maladie professionnelle dans le cadre des travaux soumis aux rayonnements. C’est une contradiction majeure. Un des conseillers du Premier ministre japonais, que j’ai questionné par deux fois sur ce sujet, a botté en touche en distinguant d’un côté "la science" (c’est-à-dire selon lui les études épidémiologiques de l’UNSCEAR [United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation] et l’OMS [Organisation mondiale de la santé], qui sont étroitement contrôlées par l’AIEA [Agence internationale de l’énergie atomique]) et, de l’autre, les "politiques" (policy), c’est-à-dire les mesures de compromis socio-économiques qu’un gouvernement doit prendre pour "gérer la crise" au mieux. En temps normal, il faut bien exposer des travailleurs aux radiations pour effectuer la maintenance des centrales nucléaires. Le compromis consiste à accepter de payer en contrepartie des indemnités pour ceux qui ont pris le risque d’effectuer ce travail.

Voilà un homme du sérail nucléaire qui expose à sa manière ce que les sociologues et les historiens des questions de santé au travail ont nommé "la logique assurantielle" d’une injustice sociale : vous risquez d’y laisser votre peau et, s’il vous arrive quelque chose, on vous paye ; pas de procès, le système vous prend en charge. Sauf que le système en question pose tout un tas de critères exclusifs pour ne pas vous prendre en charge.

Depuis 1991, une quinzaine d’ouvriers japonais ont été reconnus victimes d’une maladie professionnelle suite à leur activité professionnelle dans des centrales nucléaires. Certains ont été atteints de leucémie après une exposition de 50 mSv par an.

Or, dans la ville de Fukushima, soit à près de 50 kilomètres de la centrale, certains quartiers avoisinent les 60 mSv par an. Ce sont des niveaux dignes d’une centrale nucléaire ! Par exemple, en 2009, à Fukushima Daiichi, qui est pourtant l’une des plus vieilles et l’une des plus pourries de toutes les centrales japonaises, aucun ouvrier n’avait dépassé, officiellement du moins, les 20 mSv d’exposition annuelle. Les ouvriers ne sont donc pas les seuls concernés par les risques pour la santé dus à une surexposition aux radiations externes ; la population l’est aussi. L’évacuation de cette zone par les autorités n’est pourtant pas à l’ordre du jour. Le gouvernement considère sans doute que cela ferait trop de monde à indemniser.

Quelle est l’attitude de la population et des médias sur cette question ?

Beaucoup de Japonais préfèrent penser à autre chose : c’est plus rassurant de gober les balivernes de Tepco et des savants véreux financées par le lobby nucléaire. Mais parallèlement il y a une prise de conscience croissante du problème, notamment grâce à une vaste mobilisation citoyenne dans la région de Fukushima et de Tokyo ainsi que sur le web. Mi-janvier, un congrès organisé à Yokohama par un forum d’associations antinucléaires a réuni 11.500 personnes sur deux jours.

Dans le premier mois de la crise, les médias classiques se sont surtout contentés de relayer les informations partielles, voire mensongères, de Tepco et de l’autorité de sûreté nucléaire. Pour avoir des informations indépendantes et de qualité, il valait mieux consulter en priorité celles diffusées par des organisations comme le Citizen Nuclear Information Center (CNIC) qui ont été extrêmement réactives et assez bien relayées sur le web. Aujourd’hui, la situation a changé : certains médias classiques, comme le journal "Tokyo Shinbun", le mensuel "Days Japan" et certaines émissions de la chaîne de télévision nationale NHK, contribuent à cette prise de conscience.

Ainsi, la NHK s’est vue récemment menacée d’attaques juridiques par le lobby nucléaire pour une enquête, diffusée en décembre dernier, qui questionne les recommandations de la CIPR (sur lesquelles s’appuie notamment le gouvernement japonais pour justifier l’absence d’évacuation d’une partie plus importante du territoire). Un des anciens membres du comité directeur de la CIPR dans les années 1990 a rapporté aux journalistes les pressions exercées par le lobby nucléaire international pour éviter des recommandations plus strictes.

Une centaine de cadres des principales entreprises de l’industrie nucléaire japonaise ont adressé une pétition à la chaîne en reprochant à ces journalistes d’avoir une vue partielle de la question ! C’est peut-être un problème générationnel, car plus de la moitié de ces pétitionnaires sont à la retraite. Espérons que la jeune génération de journalistes et de scientifiques japonais saura répondre de façon argumentée et démocratique à ces inconditionnels de l’atome.

Que pensent les ouvriers du nucléaire des risques posés par les radiations ?

En ce qui concerne les ouvriers du nucléaire, les bataillons d’intérimaires qui n’ont jamais mis les pieds dans une centrale auparavant ont sans doute une perception très floue des risques posés par les radiations. Quant aux anciens du nucléaire, leur compréhension du problème est variable.

Dans les premières semaines de la crise, ceux qui sont restés ou revenus à Fukushima Daiichi avaient tout à fait conscience qu’ils risquaient d’y laisser leur peau. Certains ont voulu assumer leurs responsabilités (à la différence de ces cadres d’Areva dont on raconte qu’ils ont déguerpi dès le 11 mars).

Mais cela ne signifie pas pour autant que tous les ouvriers présents avaient une connaissance précise des risques encourus. Je pense par exemple à T.S., un jeune ouvrier qualifié que j’ai rencontré pour la première fois fin juin 2011. Il avait une très bonne connaissance technique du fonctionnement d’une centrale, mais n’avait qu’une représentation très approximative des conséquences pour la santé d’une exposition brutale ou prolongée à des quantités importantes de rayonnements. À notre deuxième rencontre, fin juillet, il avait accepté que je sois accompagné d’un ami syndicaliste. Ils ont poursuivi les contacts par la suite et, aujourd’hui, c’est T.S. qui informe ses camarades des risques encourus.

Je pense aussi à Monsieur Ookawa que j’ai rencontré en janvier. Il a travaillé 16 ans dans le nucléaire, au quatrième niveau de sous-traitance, intervenant sur la climatisation et la tuyauterie. Début avril, en seulement quatre jours, il a pris une dose de 16 mSv, contre une moyenne d’environ 2 mSv par an avant la catastrophe. Vu son âge, cela ne l’a pas effrayé plus que ça sur le moment. Mais, depuis, il a arrêté de travailler à Fukushima Daiichi et pense faire un procès à son employeur ou Tepco pour l’avoir surexposé de la sorte sans le prévenir.

Petit à petit, au contact des militants d’associations antinucléaires et des syndicalistes basés à Tokyo ou Osaka, ainsi que de certains journalistes qui s’intéressent à leur sort, ces ouvriers ont donc pris conscience du prix qu’ils payent, risquent de payer plus tard, ou, pour les plus jeunes d’entre eux comme T.S., de faire payer à leurs enfants. Depuis avril, les associations mènent des négociations avec le ministère de la Santé et du Travail. Ces discussions ont pour objectif de ramener les doses d’exposition maximales aux critères antérieurs de 50 mSv par an et de définir précisément les "travaux d’urgence ". Car, sinon, l’urgence, qui a justifié de relever les barèmes à 250 mSv par an le 19 mars 2011, pourrait durer encore des dizaines et des dizaines d’années.

Propos recueillis par Daphnée Leportois

source, http://leplus.nouvelobs.com/contribution/374383-fukushima-que-sont-devenus-les-ouvriers-du-nucleaire.html
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Lun 11 Mar 2013, 05:26

Pour être complet, il s'agit d'une interview de

Citation :
Paul Jobin
Maître de conférences à l’Université Paris Diderot.
Directeur du CEFC Taipei (Antenne Taipei du Centre d’Etudes français de la Chine contemporaine).
Mes thèmes de recherche sont les enjeux sociaux, politiques et économiques de la pollution industrielle et de ses conséquences sur la santé publique, ainsi que les mobilisations sociales et usages du droit et de la justice dans les affaires de pollution industrielle (Japon, Taïwan).

Il suffit de faire une recherche sur Google avec comme mots clés "paul jobin eelv" pour constater que celui-ci intervient régulièrement dans les réunions sur le thème du nucléaire organisées par EELV...

http://www.google.fr/#hl=fr&output=search&sclient=psy-ab&q=paul+jobin+eelv&oq=paul+jobin+eelv&gs_l=hp.3...2632.2632.0.3784.1.1.0.0.0.0.74.74.1.1.0...0.0...1c.1.5.psy-ab.RI52uIUrWVw&pbx=1&bav=on.2,or.r_qf.&bvm=bv.43287494,d.d2k&fp=e8d5c1f276598958&biw=1024&bih=579

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Lun 11 Mar 2013, 05:53

Chouette anonymous est parti pour nous présenter tous les auteurs des articles que chacun va poster désormais quand ce n'est pas lui qui les choisit. Allez j'essaye avec celui là.. @

Un accident nucléaire, c'est la fin de la démocratie

Le Monde.fr | 10.03.2013 à 15h28 • Mis à jour le 10.03.2013 à 15h28Par Antonio Pagnotta, photojournaliste

Après deux ans de photojournalisme intensif sur les conséquences des catastrophes nucléaires de Fukushima, certaines conclusions se sont imposées qui rendent obsolètes tous les débats sur le coût du mégawatt électro nucléaire et sur la sûreté de fonctionnement des centrales nucléaires.

Prenons l'hypothèse d'un accident nucléaire en France : les conséquences ne seraient pas seulement économiques – le coût s'élèverait à 430 milliards d'euros par réacteur explosé, selon un rapport de l'IRSN.

Ni vitales ou écologiques : avant l'irradiation de la population et la contamination de l'environnement, le premier danger auquel il faudrait parer serait d'ordre social et politique : l'effondrement de l'Etat, pesant sur la démocratie, voire sur la République.

Le gouvernement se trouverait alors face à un choix ici sommairement résumé : vendre le château de Versailles pour dédommager les victimes ou abandonner la population irradiée à elle-même afin d'éviter la faillite de l'Etat.

Que nous apprend le cas Fukushima ?

Aujourd'hui, dans la zone touchée par le panache radioactif, c'est l'abandon de la population qui prévaut : elle n'a pas été évacuée, elle est restée confinée dans les villes contaminées : Minami-soma, Koriyama, Nihonmatsu, Hirono et la ville Fukushima (homonyme de la préfecture qui en tire son nom).

Le déni du danger est l'aboutissement d'une campagne de communication intensive de l'Etat Japonais, relayée par tous les médias. Si bien que ce danger a été, au mieux, intériorisé par les habitants de ces villes, au pire, imposé.
(En 2013, s'agissant de la liberté de la presse, le Japon a chuté de la 22e place à la 53e, selon le classement de Reporters sans frontières). Dans cette cathédrale de déni, le réveil face aux maladies et à la mort n'en sera que plus douloureux.

LES IRRADIÉS SONT TRAITÉS COMME DES PARIAS

Dans la préfecture de Fukushima, l'Etat s'est effondré et n'offre plus aucune protection aux citoyens. Les irradiés sont traités comme des parias lorsqu'ils demandent le respect de leurs droits, à commencer par l'accès à un air sain et à une nourriture sans radiation.
Les seniors, les plus de 50 ans, s'affrontent avec la jeune génération. Conscients du risque d'effondrement du pays, les anciens nés dans la notion du sacrifice personnel pour le groupe, intiment aux jeunes de se taire pour ne pas endommager davantage la nation.

Bien que le Japon soit le seul pays au monde à avoir subi deux bombardements atomiques, pour la jeune génération, la situation se résume en une phrase : "A Hiroshima ce fut la colère, à Nagasaki la prière, et aujourd'hui à Fukushima, on exige notre silence."

Dans le cas d'une fusion de cœur de réacteur nucléaire en France, il serait impossible à l'Etat de débourser les 430 milliards d'euros nécessaires (pour 2013 son budget voté est d'à peine 395,5 milliards euros). Comme il serait impossible de compter sur la soumission des Français devant les mesures draconiennes imposées par la force : verrouillage de la zone rouge pour éviter la propagation de la contamination, loi martiale sur la région pour éviter les pillages, censure sur l'information pour éviter la panique.

Les Français sont plus "subversifs" que les Japonais qui n'ont jamais pris une seule Bastille. L'Etat serait alors pris en étau entre risques de faillite et chaos social, et n'aurait d'autre solution, pour survivre, qu'appliquer les drastiques et cruelles normes sanitaires imposées à Fukushima.

Une mini-zone d'évacuation de 20 km de diamètre autour la centrale sinistrée (deux fois le territoire de Belfort, soit 1200 km2), décréter que les zones de 20 millisieverts par an (soit le niveau de radiations acceptée pour les travailleurs du nucléaire) restent habitables et autoriser des taux élevés de radiations dans la nourriture, dont les aliments pour bébés.


A vous anonymous de nous décrypter tout cela. Je vous aide http://www.francetv.fr/culturebox/livres-deux-ans-apres-la-catastrophe-de-fukushima-vue-de-linterieur-133133

Pour Paul Jobin bien que cela soit facile de trouver ce qu'il a écrit, je vous aide encore http://www.cefc.com.hk/rubrique.php?id=83&aid=708
et pour vraiment rester dans le sujet ouvert par JS je rajoute même celui là http://fukushima.over-blog.fr/article-retour-a-fukushima-98346904.html
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JS

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Lun 11 Mar 2013, 06:17

Que ce monsieur soit un partisan EELV, un partisan de gauche ou un partisan de droite, la n'est pas la question.

C'est juste des faits. Les opérations de nettoyage de Fukushima se fait en grande partie avec une main d'oeuvre qu'on ne peut pas tracer et qui va s'égarer dans la nature. Au moins, avec Tchernobyl, du fait du système étatique et centralisé de l'ex-URSS (même si celui-ci avait de nombreux travers) on a fini par savoir (même si ça a pris beaucoup de temps ...) l'ampleur humaine de la catastrophe. Là, au Japon, on va presser les ouvriers de base comme des citrons et une fois qu'il seront bien irradiés on les lâchera comme des chaussettes. Quelle honte !
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Jeu 14 Mar 2013, 02:01

Un article de Libération dans lequel il est écrit:

"selon l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire, sur les 7 décès constatés chez les liquidateurs japonais, aucun ne serait attribuable à une exposition aux rayons radioactifs"


Libération a écrit:
Qui seraient les liquidateurs en cas de catastrophe nucléaire en France ?

13 mars 2013 à 14:17

Enquête Deux ans après la catastrophe, des travailleurs japonais tentent toujours de rendre le site de Fukushima viable. En cas de situation identique en France, les pouvoirs publics ont fixé la liste de celles et ceux qui seraient chargés de rétablir la situation.
Par MAXENCE KAGNI

A Tchernobyl puis à Fukushima, on les a appelés les «liquidateurs». Au péril de leur santé, ces hommes et ces femmes sont intervenus directement sur les lieux de l’accident nucléaire. Et si une telle catastrophe devait se produire en France, qui seraient les «liquidateurs» ? Qui serait chargé de monter en première ligne pour limiter les conséquences d'un grave accident ?

Les premiers à agir sont les personnels de l’exploitant du site nucléaire. «Ce sont eux qui connaissent le mieux les installations, qui savent rebrancher l’électricité, réinjecter les fluides...» explique Bruno Verhaeghe, adjoint à la direction environnement et situation d’urgence de l’Agence de sûreté nucléaire (ASN). D’autres agents peuvent les assister. C'est un arrêté ministériel du 8 décembre 2005 qui établit cette possibilité.

«Il y a deux groupes d’intervenants» poursuit Bruno Verhaeghe. Le premier groupe, celui des «spécialistes de la crise», est le plus exposé aux radiations. Il se rend sur les lieux de l’accident afin de faire cesser le danger et vient en aide aux populations. On y trouve des sapeurs-pompiers «aptes à tenir un emploi dans la spécialité risques radiologiques», des équipes du SAMU «désignées par le ministre chargé de la santé», des équipes d’intervention de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, des équipes spécialisées du Commissariat à l’énergie atomique (CEA)...

A lire aussi A Fukushima, «on retire la terre»

Ces personnels doivent avoir reçu une formation initiale d’au moins 18 heures, et en reçoivent une autre de remise à niveau une fois tous les trois ans. «Ils doivent aussi passer une visite médicale chaque année», continue Bruno Verhaeghe. Au moment de leur intervention, les membres du premier groupe doivent être munis d’instruments de mesure de la radioactivité.

Des agents non spécialisés, qui interviennent dans le cadre normal de leurs fonctions, peuvent les soutenir. Les membres de ce second groupe n'entrent pas sur le site accidenté, mais restent en poste à proximité de celui-ci. Ils peuvent notamment faciliter l’évacuation des blessés (SAMU, SMUR), maintenir l’ordre (équipes de police) ou encore effectuer un contrôle radiologique de la population (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Les pouvoirs publics peuvent aller jusqu’à réquisitionner «toute personne compétente susceptible d’apporter une assistance» comme des psychologues ou même des vétérinaires. Avant toute intervention, ces personnes doivent être informés des risques qu’elles encourent.

Des seuils d’exposition aux rayons réhaussés

Les personnes mobilisées risquent une exposition aux radiations supérieure aux seuils réglementaires. Elles peuvent mettre leur santé en danger. «Quoi qu’il arrive, cela se fait sur la base du volontariat», explique Yves Bourlat, adjoint au directeur du centre de recherche nucléaire CEA de Saclay. «Le jour même, nous demanderions à nos employés s’ils sont toujours d’accord pour intervenir.»

Le seuil maximum d’exposition est en fait fixé à 20 millisieverts (mSv) par an pour les travailleurs habituellement exposés dans le cadre de leurs fonctions. Afin de permettre aux secours d’intervenir en cas de «situation d’urgence radiologique identifiée», cette limite est réhaussée par l’article R1333-86 du Code de la santé publique. Les intervenants spécialistes des risques radiologiques peuvent recevoir jusqu’à 100 mSv pendant la durée de leur mission. Si leur intervention est destinée à protéger des personnes, l’exposition peut aller jusqu’à 300 mSv.

De manière exceptionnelle, ces niveaux peuvent encore être dépassés si cela est nécessaire pour «sauver des vies humaines». Dans ce cas, les intervenants doivent être volontaires et informés des risques qu’ils encourent. Une exposition excessive aux rayons ionisants peut en effet entraîner l’apparition plus ou moins rapide de leucémies ou encore de cancers. A Fukushima, les 25.000 travailleurs présents sur le site sont exposés à ce risque. Pourtant, selon l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire, sur les 7 décès constatés chez les liquidateurs japonais, aucun ne serait attribuable à une exposition aux rayons radioactifs.
Source: http://www.liberation.fr/terre/2013/03/13/qui-seraient-les-liquidateurs-en-cas-de-catastrophe-nucleaire-en-france_888007
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Jeu 14 Mar 2013, 02:24

Lors de la conférence de presse du 8 mars, le porte-parole de Tepco est revenu pour la première fois sur la certitude – affichée encore récemment avec le plus grand aplomb – d’un contrôle absolu de la situation à Fukushima-Daiichi ; l’opérateur a réclamé à cette occasion non seulement l’assistance du gouvernement et du monde scientifique Japonais mais également le prêt de main-d’œuvre de la part de l’industrie électronucléaire.

(1) Tepco se dit « dépassé » par le manque de main-d’oeuvre (fukushima-diary)

Tepco manque désormais officiellement de “viande à REM ”

L’appel à l’aide prononcé vendredi par Tepco tranche singulièrement avec les discours précédents où la situation, y compris sur le plan de la main-d’œuvre disponible, était présentée comme “maîtrisée” depuis le début de l’année 2012. En évoquant un manque de main-d’œuvre spécialisée, l’opérateur Japonais valide – enfin – la déclaration qui établit le fait que l’industrie électronucléaire nécessite en permanence des appoints de travailleurs “frais”, des hommes (pas de femmes à notre connaissance) choisis non en fonction de leurs compétences réelles mais qui présentent pour principale qualité de détenir un dossier dosimétrique vierge pour ne pas devenir “grillé” trop rapidement.

(1) Les liquidateurs Soviétiques à l’œuvre en 1986, notez la pellicule “grillée” en partie inférieure

L’armée civile de liquidateurs Japonais périclite donc mais faut-il s’en féliciter pour autant ?

C’est un fait assez peu connu : Tepco avait déjà tenté de recruter des intervenants sur le marché international mais il semble aujourd’hui que les dossiers dosimétriques des milliers de travailleurs utilisés soient déjà bourrés par deux “petites” années d’intervention sur le chantier de Fukushima-Daiichi. Qu’en sera-t-il des 40 ou 50 années à venir ? Un seul opérateur électronucléaire peut-il envisager de réquisitionner la majorité voire la totalité des ressources mondiales de main-d’œuvre électronucléaire ? Faut-il former intensivement et spécifiquement de la “viande à REM” ?

(2) Environ 250 Euros par jour pour “griller” dans la zone rouge de Fukushima-Daiichi (fukushima-diary)

Sans “robots biologiques”, pas de calendrier de liquidation envisageable au Japon

Par le biais de la révélation de cette quête désespérée de “chair à neutrons” – une fenêtre de plus entrouverte sur l’imposture électronucléaire – le Japon commence enfin à reconnaitre l’immensité – voire l’impossibilité – matérielle de poursuivre la tâche prévue initialement : liquider Fukushima s’avère décidément bien plus difficile que liquider Tchernobyl et ce, pour une raison évidente : la “gestion complète” de l’atome nécessite non seulement des des effectifs civils, volontiers disposés à vivre plus ou moins longtemps après leur travail mais également des personnels militaires prêts à mourir “pour l’atome”.

Un exercice de lancer de poudre aux yeux qui se retourne finalement contre le Japon

Le Japon est désormais pris à son propre piège : en déclarant l’accident “contrôlé” fin 2011, les autorités Japonaises laissèrent alors maladroitement entendre que les réacteurs n’étaient plus aussi brûlants, que les conséquences étaient maîtrisées, les installations stabilisées, le risque sanitaire inexistant etc. Une année plus tard et à l’aube du deuxième anniversaire de la catastrophe de Fukushima-Daiichi, il est difficile mais indispensable de revenir au plus vite sur cette déclaration illogique pour solliciter dans la foulée l’assistance internationale la plus large possible.

Bref, le Japon doit, au même titre que les pays vivant actuellement une situation économique intenable, faire amende honorable, manger leur chapeau en passant sous les fourches caudines afin d’enclencher un processus d’assistance internationale nécessité par la gravité de la catastrophe et l’indisponibilité des moyens humains exceptionnels déployés par les Soviétiques à la suite de l’accident de Tchernobyl. A défaut, les Japonais poursuivront un bon moment leur calvaire électronucléaire et nationaliste.

Du béton, cette fois-ci pour la bonne cause

Ensevelir la totalité du site sous des milliards de tonnes de sable et de béton pourrait toujours constituer une alternative plus ou moins efficace ; cette opération fût d’ailleurs étudiée dès les première heures de la catastrophe mais écartée à la suite d’un débat obligatoirement limité par l’urgente pression atomique. L’intervention décrite serait autrement plus économique en main d’œuvre spécialisée – à condition de revoir sérieusement les zonages d’évacuation - mais elle pourrait également permettre, dans la mesure où le combustible n’est pas entièrement déconfiné, de s’affranchir partiellement du problème majeur des fuites d’eau radioactive vers les nappes aquifère et maritime. S’il s’avère au contraire que le combustible est majoritairement déconfiné, la messe sera dite et bétonner le site ne deviendra plus alors qu’une réaction tardive et inappropriée, une de plus sur la longue liste de celles engendrées par la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi.

(3) La réponse liquide, un tonneau des danaïdes selon le Dr Price interrogé par ABCA (daily-mail, 3/11)

La manœuvre d’ensevelissement représenterait par contre un constat d’échec majeur pour l’ensemble du village électronucléaire ; il faut donc s’attendre à ne la voir finalement déployée qu’en cas d’absolue nécessité, comme par exemple l’évocation d’une situation socio-sanitaire dramatique à la suite de la contamination avérée et étendue des nappes phréatiques.

Sources :

Tepco “Tepco can’t maintain the stable supply of Fukushima workers, needs help of the gov and industry” –Fukushima-diary, 9313
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Jeu 14 Mar 2013, 02:49

En fait, la marge de manœuvre est désormais très réduite. Un échec sur le retrait du combustible de la piscine n°4 aurait des conséquences radiologiques, sanitaires, environnementales et, last but not least, économiques et financières inimaginables à ce jour.

EXTRAIT
source, http://fukushima.over-blog.fr/article-le-japon-s-ouvre-a-l-aide-internationale-pour-le-demantelement-de-la-centrale-de-fukushima-daiichi-114322378.html

Il est évident que l’industrie nucléaire fait face aujourd’hui à un problème majeur inédit et multiple, celui de la fusion de trois cœurs sur le même site et de piscines suspendues fragilisées par le méga séisme du 11 mars 2011 et ébranlées régulièrement par des tremblements de terre.

Le premier démantèlement consistera à retirer les 1533 assemblages de combustible de la piscine de l’unité 4 dont la structure a le plus souffert.

Depuis 2012, Tepco est soumis à une pression internationale face au danger majeur que représente le contenu de cette piscine qui, si elle s’effondrait ou se vidait rapidement, mettrait le Japon dans une situation radiologique intenable qui aurait des conséquences mondiales irréversibles. C’est la raison pour laquelle Tepco a communiqué son intention d’accélérer la prise en charge du transfert du combustible de la piscine 4 qu’elle prévoit de terminer fin 2014.
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 16 Mar 2013, 01:23

greenpeacefr AU-DELA DU NUAGE°Yonaoshi 3.11, un film et un webdocumentaire sur le Japon après #Fukushima et le 11 mars 2011/ http://t.co/I1JO9qq1NX
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 16 Mar 2013, 01:43

JS a écrit:
En fait, la marge de manœuvre est désormais très réduite. Un échec sur le retrait du combustible de la piscine n°4 aurait des conséquences radiologiques, sanitaires, environnementales et, last but not least, économiques et financières inimaginables à ce jour.

EXTRAIT
source, http://fukushima.over-blog.fr/article-le-japon-s-ouvre-a-l-aide-internationale-pour-le-demantelement-de-la-centrale-de-fukushima-daiichi-114322378.html


Il s'agit là d'un lien non vers une source d'information mais vers un appel à signer une pétition...

Pour tout ce qui a trait au nucléaire il faut bien faire attention d'où vient l'information pour éviter toute manipulation...
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 16 Mar 2013, 05:50

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Mar 19 Mar 2013, 22:46

Energie et Environnement - les echos

Industrie - ServicesEnergie et EnvironnementActualités

Par Yann Rousseau | 19/03 | 06:31 | mis à jour à 11:22 | 4commentaires
Une panne de courant inexpliquée touche depuis près de 24 heures la centrale nucléaire de Fukushima. Faute de refroidissement, la température du bassin de stockage des combustibles monte depuis de 0,37 degré par heure.

Près de 24 heures après le début d'une coupure de courant, toujours inexpliquée, les ingénieurs de l'électricien Tepco tentent toujours de réalimenter en électricité les équipements assurant la sûreté de plusieurs installations sensibles de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Depuis 18h57 (heure de Tokyo), lundi soir, l'opérateur des réacteurs détruits, en mars 2011, cherchent en priorité à réenclencher les systèmes de refroidissement des trois piscines de stockage de combustible usé des réacteurs 1, 3 et 4, ainsi que le bassin de stockage commun de la centrale, situé lui hors des bâtiments des réacteurs. Selon le dernier communiqué diffusé par le groupe, un système de refroidissement alternatif des piscines 1 et 4 pourrait être mis en place dans les toutes prochaines heures et éviterait ainsi toute poussée dangereuse des températures, particulièrement dans le bassin du réacteur 4, où sont stockés 1.531 crayons de combustible, soit l'équivalent de trois coeurs de réacteurs.

Hier soir, avant la coupure de courant, la température dans ce bassin avait été mesurée à 25° celsius. Depuis, la température monte en moyenne de 0,37 degré par heure. Selon les projections de Tepco, il faudrait 4 jours et demi d'un réchauffement continu pour que ce bassin atteigne le seuil critique des 65°, présenté par l'opérateur comme potentiellement inquiétant.

En juin dernier, l'alimentation avait dû être interrompue pendant trente heures dans le bassin du réacteur 4 et la température avait alors atteint 43 degrés avant de retomber rapidement avec le rallumage des systèmes de refroidissement.

Equipements clés redémarrés depuis ce matin

Interrogé sur la gravité de ce nouvel incident, le porte-parole du gouvernement,Yoshihide Suga, a indiqué dans la matinée qu'il comprenait que l'opinion publique puisse s'inquiéter de la situation dans le réacteur 4, mais il a assuré que Tepco avait largement le temps de rétablir l'électricité avant que le bassin n'atteigne le seuil des 65 degrés. Les autorités notent aussi que d'autres équipements clés ont déjà été redémarrés depuis ce matin.

En fin de journée, Tepco a effectivement indiqué que les filtres absorbant le césium mais en place par le groupe américain Kurion sur la chaîne de décontamination des eaux utilisées dans le processus de refroidissement des réacteurs avaient été reconnectés avec succès. L'opérateur précise d'ailleurs que le refroidissement du coeur des réacteurs n'a, lui, jamais été interrompu par la panne de courant.


Écrit par Yann ROUSSEAU
Correspondant à Tokyo
yrousseau@lesechos.fr
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 03:52

On se souvient de l'origine de l'explosion. Pas le dérèglement climatique mais un tremblement de terre en zone importante de mouvements techtoniques ayant entrainé un Tsunami. A bon entendeur...

Fukushima : la délicate extraction du combustible fondu commencera en 2021

© TORU HANAI / POOL / AFP

L'exploitant de la centrale accidentée de Fukushima, au Japon, va commencer à extraire le combustible fondu des réacteurs à compter de 2021, une opération délicate pour laquelle les techniques restent à développer, selon le plan présenté jeudi soir. Les cœurs de trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi étaient entrés en fusion après le tsunami du 11 mars 2011, en raison de l'arrêt des systèmes de refroidissement privés d'alimentation.

Opération inédite… Jamais, nulle part au monde, n'a été réalisée une intervention consistant à aller chercher, non seulement dans la cuve sous pression mais aussi au fond de l'enceinte de confinement, du combustible nucléaire fondu mélangé à des détritus de diverses natures. Cela est d'autant plus difficile que, compte tenu des niveaux mortels de radioactivité régnant dans les trois réacteurs concernés, cette tâche, qui prendra des années, ne peut être réalisée qu'avec des robots télécommandés.

… et extrêmement complexe. Les experts d'une instance dédiée ont étudié plusieurs options et ont finalement jugé que, compte tenu de l'état désastreux des réacteurs, il serait difficile pour effectuer ce travail de remplir totalement les enceintes d'eau (ce qui est en théorie l'option privilégiée pour barrer les radiations).

Par conséquent, il va falloir employer des moyens techniques inédits, dont les développements sont confiés à plusieurs industriels, pour limiter les dégagements de substances radioactives même avec une quantité d'eau limitée.
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 05:48

oui et nous en arrivons à quoi ?

concrètement et sans verbiage...

à rien comme d'habitude.

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 06:07

A parler d'autre chose que des roumains. Et à continuer à informer sur un sujet ouvert par JS.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 07:29

Pour résoudre la question on va interdire les rasoirs électriques qui obligent à construire des centrales nucléaires et toute la population masculine utilisera des lames gilette !

Encore que gilette étant ricain il faudrait diversifier l'approvisionnement !

NB les "barbudos" cubains devaient sans doute être à la pointe de l'écologie communiste... puisque Castro avait drastiquement réduit la pratique du rasage.

Castro l'écolo avant gardiste du monde moderne !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 09:09

Libellule a écrit:
A parler d'autre chose que des roumains. Et à continuer à informer sur un sujet ouvert par JS.

Pourtant roumains et Roms intéressent nombre de citoyens qu'il s'agisse de délocalisations d'entreprises, de travailleurs détachés, de trafics divers...
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thierry

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 19:26

Même pas un message de Libellule pour nous expliquer que cet accident nucléaire cest la nature qui s'est vengée du capitalisme nippon, des voitures hybrides de Toyota et de l'échec de Laurence Abeille aux dernières élections
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 20:34

Ben non!
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 21:25

Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir !
En d'autres termes, plus ça rate et plus on a de chances que ça marche...

et l'insecte continue son chemin !
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MessageSujet: Re: Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !   Sam 02 Sep 2017, 21:58

Et Tonton le sien. Tout va bien.
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Fukushima : un mensonge plus gros que Tchernobyl !
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