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 Le problème des retraites, un problème systémique

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a.nonymous



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MessageSujet: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyLun 11 Mar 2013, 03:53

Rappel du premier message :

On souvient encore du tollé provoqué par Sarkozy quand celui-ci s'est s'est attaqué au problème des retraites en 2010...

Déjà à cette époque et alors que la gauche de la gauche braillait dans la rue, celui qui est aujourd'hui président avait une position nuancée sur cette question qu'il est bon de rappeler aujourd'hui:

Citation :
Retraites : "il faudra cotiser plus longtemps", selon Hollande
Le Monde.fr avec AFP | 11.02.2010 à 23h46 • Mis à jour le 11.02.2010 à 23h51

Invité à débattre avec Xavier Bertrand sur le plateau de l'émission "A vous de juger", jeudi sur France 2, François Hollande, ex-patron du PS, a admis qu'il faudrait "cotiser plus longtemps" pour financer les retraites.

Alors que le secrétaire général de l'UMP tentait de le pousser dans ses derniers retranchements en estimant qu'il fallait dire "clairement" qu'on allait "travailler plus longtemps", le député socialiste de Corrèze a rétorqué : "Oui, il va falloir allonger la durée de cotisation en fonction de ce qu'on sait de l'espérance de vie. L'espérance de vie s'allonge, il faut allonger la durée de cotisation".

Malgré les explications de M. Hollande, M. Bertrand a estimé que "les socialistes ne sont pas au clair sur cette question". S'en est suivi un dialogue vif, les deux hommes tentant de pousser l'autre à citer un âge. Hollande : "Si vous avez été attentif, j'ai dit qu'il fallait allonger la durée de cotisation en fonction de l'espérance de vie et donc de l'allongement de la période de retraite". Bertrand : "Ca veut dire travailler plus longtemps que les âges d'aujourd'hui, M. Hollande ?". Hollande: "Puis-je être plus clair ? Si nous vivons plus longtemps en retraite, nous devons cotiser plus longtemps". Et de lancer le bouchon au député de l'Aisne : "Est-ce que la proposition de l'UMP est de passer l'âge légal de la retraite de 60 ans à 62 ans ?". "Il faudra travailler plus longtemps", répond M. Bertrand.

M. Hollande a prôné un "temps du débat" sur "l'allongement de la durée de cotisation, l'emploi des seniors, la pénibilité", les recettes supplémentaires à trouver. "Si on doit être consultés, nous viendrons lors de ce rendez-vous des retraites", a-t-il dit. Martine Aubry, qui a succédé à M. Hollande à la tête du PS, avait suscité l'étonnement à sa gauche en évoquant un départ à la retraite "vers 61 ans ou 62 ans", avant de clarifier sa position sur ce dossier majeur de 2010, s'affirmant à la fois attachée à l'âge légal et ouverte au débat
.Source: www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/11/retraites-il-faudra-cotiser-plus-longtemps-selon-hollande_1304579_823448.html

Trois ans plus tard que constate-t-on ?

Que la gauche sociale démocrate désormais aux affaires se trouve confrontée exactement à la même situation que l'était la droite il y a trois ans à savoir un déficit chronique du système de retraites par répartition...

On est là typiquement comme dans le cas du chômage face à un problème systémique qui n'est pas propre à la gauche ou à la droite mais dû à l'essence même du système des retraites tel qu'il existe depuis la Libération:

- système de retraites par répartition
- baby-boom des années cinquante
- diminution de la natalité
- allongement de la durée de la vie
- chômage réduisant les cotisations perçues

Dès lors, aucun gouvernement, de gauche sociale-démocrate comme de droite mais aussi de gauche antilibérale ou de droite populiste, ne pourra résoudre le problème posé sans recourir à terme à un allongement de la durée de cotisations, une augmentation de ces cotisations et une réduction des pensions versées..

Ceux qui prétendaient le contraire en 2010 et qui vont de nouveau brailler sur ce sujet d'ici peu ne sont que des bonimenteurs...

Citation :
Retraites : «Des efforts seront demandés à tous les Français»

Par Guillaume Guichard Mis à jour le 10/03/2013 à 23:14 | publié le 10/03/2013 à 20:32

Invitée du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», la ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine a prévenu que «des efforts» seraient demandés à «tous les Français» pour la prochaine réforme des retraites. «La droite a écopé, mais le bateau prend toujours l'eau», a-t-elle attaqué, en référence à la réforme Fillon de 2010. Le gouvernement socialiste, pour sa part, n'a pas encore décidé des mesures qu'il prendra, a-t-elle indiqué. La ministre attend que lui soit rendu, d'ici à fin mai, le rapport de la commission sur l'avenir des retraites. Si rien n'est fait, le déficit des régimes des retraites atteindra 20 milliards d'euros en 2020. «Il nous faudra trouver des mesures de financement à court terme, ces mesures supposeront des efforts de la part de tous les Français, il faut qu'ils soient justement répartis», a-t-elle déjà reconnu.

Pour autant, la ministre estime «qu'il n'est pas normal que les conditions d'accès à la retraite soient les mêmes pour tout le monde». «La diversité des carrières doit être prise en compte», a-t-elle précisé. La ministre n'a pas exclu de s'attaquer aux régimes spéciaux de certaines entreprises publiques. «Il y va de l'avenir du système», a-t-elle insisté.

Sans vouloir s'avancer dès maintenant à propos des solutions à apporter, Marisol Touraine s'est bornée à déclarer que «rien ne doit être a priori exclu» et que «tous les sujets seront abordés». Y compris l'allongement de la durée de cotisation, car «l'allongement de la durée de vie doit évidemment être pris en compte» dans le cadre de la future réforme. D'ailleurs, «le débat est trop centré sur l'âge légal», a-t-elle ajouté.
---/---
Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/10/20002-20130310ARTFIG00181-retraites-des-efforts-seront-demandes-a-tous-les-francais.php
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tonton christobal



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMer 03 Juil 2019, 05:21

thierry a écrit:
Oui ils ont laissé des montagnes de dettes pour financer leur confort

Et je vous évite le couplet sur le climat

Vraiement une super génération de profiteurs



----------------------

les gugusses qui gèrent et ont géré la boutique eux n'y sont pour rien...

Lorsque Juppé en 95 voulait se pencher sur le régime des retraites il a explosé en vol et le pinpin qui a pris la relève a estimé que tout allait bien...

Les autres n'ont rien fait... les actuels pourraient aussi se pencher sur les dépenses de l'état mais ce n'est visiblement pas à l'ordre du jour.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 12 Juil 2019, 12:08

Citation :
Retraites : le gouvernement repousse les économies de court terme

Par Bertrand Bissuel et Raphaëlle Besse Desmoulières Publié 12.07.2019

Reculer pour mieux sauter ? Un temps envisagée, l’idée de réaliser dès 2020 des économies sur le système de retraites, avant la mise en place du régime universel promis par Emmanuel Macron, semble aujourd’hui écartée. Cette hypothèse avait été explorée durant plusieurs semaines, afin de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires, qui s’étaient dégradées sous l’effet des mesures prises en réponse au mouvement des « gilets jaunes ». Finalement, l’exécutif ne devrait pas donner de tour de vis dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’an prochain. L’information, révélée par Les Echos, a été confirmée au Monde par plusieurs sources concordantes.

Pour autant, il ne faut surtout pas voir dans cet arbitrage un renoncement. Le gouvernement maintient son intention de réclamer des efforts, mais ceux-ci seront légèrement décalés dans le temps et étalés sur plusieurs années. « La question essentielle à résoudre est de savoir comment on s’organise pour que le futur régime universel de retraites soit fondé en 2025 sur des bases saines », explique un des artisans de la réforme en cours d’élaboration. « L’objectif est de remettre le système actuel à l’équilibre d’ici [six ans], au moment de la bascule [vers le nouveau dispositif] », ajoute un autre fin connaisseur du dossier.

Publiées en juin, les dernières prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR) ont montré que les comptes de nos régimes de pension, pris dans leur globalité, resteraient dans le rouge à hauteur de 0,4 % du PIB en 2022, ce qui équivaut à un déficit d’environ 10 milliards d’euros. L’enjeu est donc d’atteindre la ligne de flottaison en 2025. « Tout le monde s’accorde sur cette cible, qui est, pour le président de la République et le premier ministre, une condition sine qua non à la mise en œuvre de la réforme », complète cette même source, en précisant qu’une nouvelle concertation sera lancée « sur les modalités pour y arriver » : « Le tout figurera dans le projet de loi retraites en 2020. »

Ce texte est censé s’inspirer des recommandations que Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, doit remettre le 18 juillet. Il les dévoilera aux partenaires sociaux puis au premier ministre, Edouard Philippe. Le projet de loi, lui, pourrait être présenté en conseil des ministres cet automne avant d’être débattu au Parlement en 2020 – peut-être après les municipales prévues en mars, afin de ne pas « polluer » la campagne avec un sujet hautement inflammable.

Pour M. Delevoye, l’absence de mesures dans le PLFSS 2020 peut, à première vue, être analysée comme une victoire. Le haut-commissaire était, en effet, très réticent à l’idée que les paramètres du système actuel puissent être changés à très court terme, dans une optique purement budgétaire : une telle démarche aurait été contraire aux engagements de M. Macron et à ceux que le haut-commissaire a pris vis-à-vis des partenaires sociaux, dans le cadre des consultations menées pendant plus d’un an.

Parmi les pistes d’économies qui ont récemment circulé, il y a notamment l’accélération du calendrier de la loi Touraine de 2014 : ce texte prévoit d’augmenter graduellement la durée de cotisation requise pour obtenir une pension à taux plein en la portant à 172 trimestres en 2035 ; l’un des schémas sur la table aurait consisté à avancer cette échéance de dix ans, en 2025, donc.
---/---


Dernière édition par a.nonymous le Ven 12 Juil 2019, 12:10, édité 2 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 12 Juil 2019, 12:09

Citation :
---/---
Autres scénarios à l’étude, auxquels M. Delevoye était hostile : une minoration accrue de la pension de base des salariés du privé qui réclament leur pension avant d’avoir acquis tous leurs trimestres pour le taux plein. Ou encore l’instauration, dès 2020, d’un âge pivot autour de 64 ans (une décote étant appliquée à ceux qui partent avant cet âge). Le haut-commissaire estimait que de tels dispositifs pouvaient provoquer une levée de boucliers et mettre en péril le vaste chantier qu’il pilote depuis l’automne 2017.

Crainte non dénuée de fondement. Ces derniers jours, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a multiplié les mises en garde : si l’annonce du 18 juillet comporte « une mesure applicable dès 2020, par exemple l’augmentation de la durée de cotisation, la discussion sera terminée », a-t-il déclaré dans Ouest-France, le 7 juillet. Un avertissement qui a sans doute pesé dans la décision de l’exécutif de renoncer à des dispositions paramétriques dans le PLFSS 2020. Un parlementaire macroniste de premier plan observe :

« Si ce choix était confirmé, il serait pour partie la conséquence de la mobilisation des députés de la majorité et des syndicats, très attachés à faire aboutir la réforme systémique promise aux Français. »

Reste maintenant à voir comment les préconisations de M. Delevoye s’inscriront dans cette volonté d’assainir les comptes de nos régimes de pension. « Le haut-commissaire a toujours dit qu’il voulait mettre le système à l’équilibre en 2025, rappelle une source proche du dossier. Cela n’impliquerait pas forcément des mesures d’économies, le choix des mesures n’est d’ailleurs pas du tout acté. » On y verra, peut-être, plus clair le 18 juillet.
https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/07/12/retraites-le-gouvernement-repousse-les-economies-de-court-terme_5488548_823448.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyDim 21 Juil 2019, 13:26

Citation :
Réforme des retraites : «Que préférons-nous ? Cotiser plus, partir plus tard, ou diminuer les pensions ?»

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, Xavier Timbeau, Gérard Cornilleau et deux hauts fonctionnaires anonymes s’interrogent sur comment répartir les richesses entre actifs et retraités.

Le 21 juillet 2019 à 07h34





Xavier Timbeau, directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Gérard Cornilleau, chercheur associé à l'OFCE et deux hauts fonctionnaires anonymes.

« Depuis près d'un an, les débats autour du projet de réforme des retraites du gouvernement ont prudemment contourné la question qui devrait pourtant y occuper une place première : comment souhaitons-nous collectivement répartir les richesses entre actifs et retraités ? Dans un contexte de vieillissement de la population, une réponse par défaut conduirait à une baisse des pensions, sans débat démocratique, et conduirait à affaiblir la confiance dans notre système de retraite.

Plus que tout autre secteur de la protection sociale, le système public de retraite ne peut pas être analysé uniquement du point de vue des inégalités au sein d'une génération, qu'elles soient sociales, de genre ou entre les différents régimes professionnels. Quel que soit le système se pose la question de la répartition des richesses créées chaque année — mesurées par le PIB — entre ceux qui les produisent — les actifs — et ceux qui, par leur activité passée, ont permis qu'elle soit produite et auxquels la société reconnaît le droit de se retirer de l'exercice d'une activité productive rémunérée — les retraités.

La répartition des richesses entre actifs et retraités a fortement évolué, dans les années passées. Les prestations retraite et les cotisations correspondantes ont ainsi crû de 5 % en 1960 à 13,8 % du PIB en 2015, accompagnant la croissance de la part des plus de 65 ans de 11,6 à 18,6 % de la population sur la même période. Cette croissance a permis, situation suffisamment rare pour être remarquable, que notre système soit aujourd'hui équilibré financièrement, tout en assurant un niveau de vie moyen des retraités égal à celui des actifs.

Qu'en sera-t-il dans les années à venir ? Les projections du Conseil d'orientation des retraites, basées sur la stabilité des taux de cotisation, anticipent une rupture importante : en 2070, le niveau de vie relatif des retraités diminuerait pour ne plus représenter que 89 à 76 % de celui de l'ensemble de la population. Avant même 2025, horizon annoncé pour la réforme du gouvernement, le niveau de vie relatif des retraités perdrait 5 points par rapport à celui de l'ensemble de la population.

Cette baisse du niveau relatif des pensions devrait concentrer une partie substantielle du débat sur les retraites : elle est largement ignorée. Le choix de société auquel nous sommes confrontés peut pourtant être résumé dans des termes relativement simples. Les variables d'un système de retraite équilibré à long terme ne sont que trois : le niveau des cotisations, l'âge effectif de départ en retraite, et le montant des pensions. Que les retraites soient calculées en annuités ou en points est sans incidence sur la nature de l'arbitrage à réaliser : puisque la population vieillit, l'un au moins de ces trois paramètres devra être modifié progressivement pour équilibrer le système. Que préférons-nous ? Cotiser plus, partir plus tard ou recevoir des pensions diminuées ?

Ce choix doit faire l'objet d'un débat politique et économique d'ampleur, qui conditionne toute réforme sérieuse de notre système. Une hausse des cotisations limiterait la croissance des salaires nets ou pourrait peser sur le coût du travail. Un décalage de l'âge se heurterait à la pénibilité de certains métiers et à l'importance du taux de chômage des seniors. Une diminution des pensions pourrait conduire à la paupérisation des retraités, au développement des retraites par capitalisation et à l'augmentation de la charge des descendants en cas de dépendance. On le voit : ces questions renvoient à des choix de société sur lesquels les citoyens devraient être appelés à se prononcer.

Economistes ou fonctionnaires, aux points de vue par ailleurs divers, nous appelons à remettre au cœur du débat public cette interrogation première pour l'avenir de notre système de retraites : souhaite-t-on augmenter les cotisations sociales, retarder le départ en retraite ou diminuer les pensions ? Réforme systémique ou non, ce choix conditionnera tous les autres. Et déterminera l'équilibre et la pérennité de nos retraites comme outil essentiel de protection sociale. »
http://www.leparisien.fr/economie/retraites/reforme-des-retraites-que-preferons-nous-cotiser-plus-partir-plus-tard-ou-diminuer-les-pensions-21-07-2019-8120865.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyDim 21 Juil 2019, 19:27

si on ne payait des retraites qu'aux gens qui ont cotisé ?

visiblement c'est une idée que l'on ne soulève pas...
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thierry

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 26 Juil 2019, 02:32

Il y a une donnée qui serait intéressante d’avoir:
Quel était le taux réel de cotisation retraite en 1980 et quel est le taux actuel.

Tout cela pour pouvoir comment les critiques d’aujourd’hui ont contribué au système hier.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 26 Juil 2019, 06:34

En 80 comme maintenant les cochons de payant versaient ce que les gouvernements successifs demandaient....

Lorsque les uns annonçaient les difficultés à venir on foutait le pays en grève...

Ce qui ne retire en rien l'idée qu'à force de multiplier les bénéficiaires sans augmentation du nombre de contributeurs le systéme trouve ses limites... mais celà fait partie des questions interdites.

Heureusement on légifère pour limiter le champ des débats dérangeants .
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thierry

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 26 Juil 2019, 16:04

C’est aussi important de savoir comment ceux qui vivent aujourd’hui de la solidarité nationale y ont contribué à leur heure de gloire



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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 26 Juil 2019, 16:11

En faisant en sorte que vous sachier vous servir d'un clavier... c'est à dire en contribuant à payer vos études.

Vous savez remercier...

Avec un peu de chance vous arriverez à la retraite... j'espère que vous serez traité comme vous même traitez ceux qui y sont.
A cette époque peut être aurons nous des permis d'exister et l'euthanasie programmée...
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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 26 Juil 2019, 22:17

Ca ne s'invente pas !

Citation :
Corinne Vignon, née le 10 juin 1963 à Agen, est une femme politique française. Elle est actuellement députée de la troisième circonscription de la Haute-Garonne, membre de la commission des affaires sociales, et présidente du groupe de travail sur la réforme des retraites à l'Assemblée nationale.
---/---
Elle pratique également l'astrologie et la voyance. Le parquet de Toulouse ouvre à ce sujet une enquête pour « travail dissimulé », mais le dossier est finalement classé sans suite en raison de la faiblesse des montants concernés (quelques centaines d'euros en l'espace de trois ans).
---/---
https://fr.wikipedia.org/wiki/Corinne_Vignon
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptySam 27 Juil 2019, 07:34

a.nonymous a écrit:
Ca ne s'invente pas !


https://fr.wikipedia.org/wiki/Corinne_Vignon

C'est la même qui travaillant dans le staff chargé de mettre en place le projet de réforme des retraites doit  l'expliquer aux journalistes et s'avère infoutue de le faire...
Le renouveau politique est en marche.

Lorsque ceux qui prennent des décisions ne comprennent visblement pas ce qu'ils pondent les électeurs sont bien barrés.
Surtout pas de critique ce serait de l'anti féminisme…

Nous vivons dans un monde merveilleux !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyDim 01 Déc 2019, 18:17


Quand le haut-commissaire aux Retraites s'exprime...

Citation :
Delevoye : «Plus un politique n’est capable de parler d’immigration»

Par Marcelo Wesfreid
Publié le 29 novembre 2019

Des propos qui risquent de faire jaser. Au cours d’un échange avec des jeunes sur la réforme des retraites, vendredi matin 29 novembre à Créteil (Val-de-Marne), le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye s’est défendu de toute « provocation », en faisant une digression sur la politique migratoire européenne. «Je suis très frappé par la réaction des peuples européens, puisque la démographie européenne et son vieillissement font que si on veut garder le même nombre d’actifs dans la machine économique (…), il faudra 50 millions de population entre guillemets étrangères pour équilibrer la population active en 2050, en Europe », a expliqué l’ancien président du Conseil Economique Social et Environnemental.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, où plus un politique n’est capable de parler d’immigration parce que tout le monde s’hystérise, parce que tout le monde fait le procès de l’autre, on est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire, c’était hier le juif, demain le musulman, après-demain ce sera un autre, il faut (…) qu’on arrive à combattre ce climat malsain parce que l’économie dépend du nombre de personnes qui travaillent ».

À quelques jours d’une mobilisation sociale contre la réforme des retraites, où le gouvernement tente de serrer les rangs et d’éviter les polémiques, cette sortie risque d’électriser un peu plus le climat.
https://www.lefigaro.fr/politique/delevoye-plus-un-politique-n-est-capable-de-parler-d-immigration-20191129
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyVen 03 Jan 2020, 20:48

2020

Si le total des retraites, base CNAV + complémentaires AGIRC et ARCCO, est inférieur ou égale à 2000 Euros bruts mensuels il y a (presque) maintien du pouvoir d'achat sur la partie CNAV puisque l'augmentation de celle-ci est (presque) calée sur l'inflation...

En revanche si ce total des retraites est supérieur à 2000 Euros bruts mensuels, il  y a érosion du pouvoir d'achat sur la partie CNAV puisque l'augmentation de celle-ci sera seulement de 0,3%...

Citation :
Votre retraite va être augmentée dans les mois à venir. Le montant de cette hausse globale dépendra de votre situation. Votre retraite va évoluer en deux temps. Une étape nécessaire pour que les organismes de retraite puissent mettre en place cette hausse dans les meilleures conditions.


Première revalorisation en début d’année

Dès janvier 2020, si vous percevez un montant de retraite (base et complémentaires) inférieur ou égal à 2 000 euros brut par mois, soit 1 874 euros net, vous bénéficierez d’une hausse de votre retraite de base nette. Le taux de cette augmentation correspondra à celui de l’inflation, de l’ordre de 1 %.

Si vous touchez aujourd’hui plus de 1 874 euros nets par mois, la hausse sera de 0,3 % à compter de janvier 2020.
Cette revalorisation sera appliquée sur la retraite de janvier, payée au début du mois de février.


Seconde revalorisation au printemps

En mai 2020, une deuxième revalorisation interviendra. Le taux appliqué dépendra aussi du montant brut de votre retraite (base et complémentaires). Si vous touchez plus de 2 000 euros, votre taux variera en fonction de vos revenus et la différence vous sera versée rétroactivement.

Si vous résidez à l’étranger, votre montant de retraite va aussi évoluer en deux temps : le taux de 0,3 % sera appliqué dès janvier 2020, puis votre retraite sera de nouveau revalorisée en mai selon le montant brut perçu.

Par ailleurs deux allocations feront de nouveau l’objet d’une revalorisation exceptionnelle :
-    l’allocation adulte handicapé (AAH) au 1er novembre 2019
-    et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) au 1er janvier 2020.

Les autres prestations sociales bénéficieront toutes d’une revalorisation de 0,3 %.
https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/sites/pub/hors-menu/actualites-nationales/retraite/2019/page-10.html
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Clovis



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptySam 04 Jan 2020, 10:39

On est loin de ce que veut Macron : un euro cotisé = un point retraite pour tous. Pour les retraités ce n'est pas ce que j' interprête, plus vous avez cotisé moins vous obtenez, belle récompense pour ceux qui ont bataillé pour un bon niveau de revenu et une meilleure retraite ! L'égalité n'est pas pour tous.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptySam 04 Jan 2020, 17:52

L'effet de seuil, c'est (ici) le fait qu'un retraité juste au-dessus de 2000 € se retrouverait (après augmentation de 0,3 %) avec une retraite inférieure à celle d'un retraité juste en dessous de 2000 € et augmenté de 1%. La perte, sans compter la partie de retraite au-dessus de 2000 €, pouvant être 14 € (0,7% * 2000 €) pour la 2e année consécutive..

Pour y parer, ou plutôt faire semblant, les haut-technocrates ont sorti une formule aussi compliquée que mesquine :

Citation :
La hausse des retraites en 2020 compliquée et inégale
(..)
Cette fois le gouvernement nous invente la revalorisation différenciée. Autrement dit il fait une différence entre les retraités.

Le projet de loi prend pour référence toutes les retraites personnelles du retraité dues pour le mois de décembre 2019 (ce qui prend en compte la hausse des complémentaires Agirc-Arrco du 1er novembre). Les retraites de réversion, la majoration de retraite pour enfants et les retraites complémentaires obligatoires comptent.

Les retraites en brut de chaque retraité sont revalorisées ainsi :
- Jusque 2000 €, indice des prix en moyenne annuelle connu en novembre 2019 (soit 1% selon l’Insee) ;
- De plus de 2000 à 2008 €, hausse de 0,8% ;
- De plus de 2008 à 2012 €, hausse de 0,6% ;
- De plus de 2012 à 2014 €, hausse de 0,4% ;
- Plus de 2014 €, hausse de 0,3%.

Ce dispositif complexe vise à répondre à une critique concernant les les effets de seuil pour les retraites proches de 2000 €.
https://www.cfdt-retraités.fr/Hausse2020

Mais "on" peut faire plus compliqué, à savoir : revalorisation en janvier 2020 sur la base des montants nets, puis en mai 2020 sur la base des montants bruts de retraite. Pour quelques euros de plus :

Citation :
La mise en œuvre étant difficile, il y aura plusieurs étapes

L’assurance retraite (Cnav) explique comment elle va appliquer la revalorisation différenciée. Le régime général est le régime opérateur pour l’ensemble de régimes de base et détermine le taux de revalorisation à appliquer par ces régimes.

Les montants des retraites seront connus via l’utilisation du dispositif de ressources mensuelles (DRM). Les montants bruts des retraites de décembre n’étant alimentés dans le DRM qu’à compter de janvier 2020, la revalorisation différenciée s’effectuera en deux étapes :

- 1. Revalorisation en janvier 2020 sur la base des montants nets de retraite : application de deux taux. Si la moyenne mensuelle des montants de retraite nets des mois de juillet/août/septembre 2019 est inférieure ou égale à 1 874 euros net (équivalent déterminé par la direction de la sécurité sociale (DSS) à 2 000 euros brut), le taux de revalorisation correspondant à l’inflation sera appliqué. Si la moyenne est supérieure à ce montant, le taux de revalorisation de 0,3 % sera appliqué.

- 2. Revalorisation en mai 2020 sur la base des montants bruts de retraite  : application des cinq taux de revalorisation. Le montant brut des retraites perçues en janvier/février 2020 sera connu et les différents taux de la revalorisation différenciée pourront être appliqués avec effet du 1er janvier 2020, donc avec un rappel si besoin.

Dit autrement, la hausse des retraites de base des salariés (Cnav, Carsat, MSA) aura lieu en deux temps :
- le 9 février 2020, 95% des retraités se verront appliquer directement les taux de revalorisation les concernant : 0,3% ou l’inflation ;
- le 9 mai 2020, les 5% restants, dont les pensions totales brutes sont comprises entre 2000 et 2014 €, auront un rappel s’ils ont droit à un taux intermédiaire (entre 0,8% et 0,4%).

https://www.cfdt-retraités.fr/Hausse2020
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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMer 22 Jan 2020, 12:23

Les baby-boomeurs (nés de 1946 à 1973) ont aujourd'hui entre 46 et 74 ans.
Bonne nouvelle pour les héritiers ingrats : avec « des pics de 800 000 décès par an » à venir, la solution du problème des retraites se rapproche.
Mauvaise nouvelle : le problème de la dépendance au grand âge augmente. Et à ce stade, c'est à la charge des familles.

« Le vieillissement et la mort en série des baby-boomeurs vont poser des questions vertigineuses »
Propos recueillis par Sandrine Cabut. Publié le 18 janvier 2020
Michèle Delaunay, médecin spécialisée en cancérologie cutanée, ex-députée et ministre, vient de publier à 73 ans "Le Fabuleux Destin des baby-boomers" (Plon, 366 p., 20 €), un essai consacré aux 20 millions de personnes nées entre 1946 et 1973, dans lequel elle les invite à abolir les barrières de l’âge et à faire la révolution de l’âge.

D’abord, qui sont les baby-boomeurs ?
C’est la génération correspondant à la période où la natalité a été la plus forte en France, avec entre 800 000 et 900 000 bébés chaque année. Tout le monde s’accorde pour situer son début en 1946, année où le nombre de naissances avait bondi de 200 000 par rapport à l’année précédente. C’est moins clair pour la fin. L’historien Jean-François Sirinelli la fixe en 1969 ; j’ai pour ma part retenu 1973, année après laquelle les naissances ont chuté de façon importante.
Ce qui est remarquable, c’est que 20 millions des 24 millions de personnes nées dans cette tranche 1946-1973 sont encore en vie. Jamais une génération n’avait perdu aussi peu de ses enfants. Pour autant, les baby-boomeurs, qui ont donc aujourd’hui entre 46 ans et 73 ans, ne constituent pas une génération homogène. Il y a clairement eu deux vagues.
La première, dont je fais partie, celle des « oiseaux du matin », nés avant 1955, a été élevée avec la marque de la seconde guerre mondiale, et dans une culture paysanne. La seconde est celle des « oiseaux de midi », qui ont connu dès leur enfance la publicité et la société de consommation. Les derniers d’entre eux ont aussi été davantage confrontés au rétrécissement du marché du travail ; le sociologue Serge Guérin a inventé un mot pour qualifier les boomeurs de la dernière heure : les « quincados », des quinquagénaires qui vivent comme des adolescents.

Alors que le débat sur la réforme des retraites est particulièrement houleux en France, vous vous prononcez dans votre livre pour un allongement du temps d’activité et qualifiez la retraite « à jour fixe » d’injustice…
Bien sûr, il faut tenir compte de la pénibilité de certains métiers, mais aujourd’hui, avec les progrès médicaux et l’augmentation de la longévité, la vieillesse avec invalidité est globalement décalée de 20 ans. Dans bien des cas, imposer une retraite à un âge fixe n’a plus de sens. Beaucoup de boomeurs se sentent en forme et souhaitent continuer à travailler.
Le débat actuel porte sur l’âge légal et un âge pivot, mais, à l’inverse, si quelqu’un veut poursuivre son activité professionnelle au-delà de 65 ans, est-ce que sa retraite sera bonifiée ? Cette question n’est jamais posée.
Par ailleurs, nombre d’entreprises cherchent à se « débarrasser » des salariés en fin de carrière, sous prétexte qu’ils coûtent cher, mais ce sont aussi ceux qui cotisent le plus. Si elles sont licenciées, ces personnes seront potentiellement payées sans activité professionnelle pendant 30 ans. C’est aberrant, d’autant que ce n’est généralement pas pour embaucher des jeunes à leur place.

Les boomeurs sont-ils vraiment en si bonne forme ? En France, l’espérance de vie en bonne santé est de 64 ans chez les femmes, 62,7 ans chez les hommes, soit dix ans de moins qu’en Suède, le leader en Europe…
Je n’ai trouvé nulle part une définition précise du calcul de l’espérance de vie en bonne santé. Celui-ci prend en compte les difficultés ou déficits impactant la vie quotidienne depuis six mois, mais cela me paraît discutable. Prenons une personne très gênée par des douleurs de hanche, son handicap disparaît avec la pose d’une prothèse. De même, on ne vit pas bien avec une cataracte, alors qu’il suffit d’une heure pour la réparer. Tout dépend si on interroge les gens avant ou après l’intervention.
Les progrès médicaux, qui ont permis à l’espérance de vie de doubler en un siècle, ont aussi considérablement amélioré l’état de santé des personnes âgées. Nos parents ont vécu à partir de la soixantaine dans la souffrance de mal voir et de mal entendre, avec des douleurs articulaires quasi quotidiennes. Aujourd’hui, nous devenons de plus en plus réparables : les prothèses de hanche, de genou et d’épaule se sont banalisées, tout comme les aides auditives, les interventions pour la cataracte, pour déboucher les artères, etc. Deux cancers sur trois sont désormais guéris. Les boomeurs ont devant eux encore un tiers de leur vie, et celle-ci peut être active, parce qu’ils sont moins freinés dans leur quotidien.
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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMer 22 Jan 2020, 12:24

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Malheureusement, cette génération, dont la plus grande chance a été l’accès à toutes ces innovations médicales et technologiques, a aussi, notamment du fait de son esprit libertaire, croisé beaucoup de substances addictives : alcool, tabac… Les femmes paient ainsi un lourd tribut au tabac : le nombre de décès féminins par cancers du poumon (dont 90 % sont liés à la cigarette) a même maintenant dépassé celui par tumeurs du sein.
La dépression et les suicides sont aussi des motifs de grande inquiétude. Les états dépressifs ou subdépressifs sont extrêmement fréquents au cours du vieillissement, notamment au moment de la retraite, mais ils sont souvent minimisés, et sous-diagnostiqués. Il faudrait pourtant traiter ces épisodes d’une manière ou d’une autre, et que cette prise en charge soit banalisée, comme l’est aujourd’hui la pose d’une prothèse de hanche.

Vous plaidez pour une société plus participative, avec « des boomeurs de plein exercice ». Comment ?
Il ne s’agit pas juste de parvenir à une société inclusive, mais réellement participative, dans le monde du travail et ailleurs. Dans certaines entreprises, des seniors peuvent être recrutés pour des missions ponctuelles, où ils apportent leur expérience. Pourquoi ne pas faciliter de tels engagements et les rendre possibles dans le secteur public ?
Par ailleurs, pour pallier le manque de médecins, la loi santé de 2017 a autorisé les praticiens hospitaliers à poursuivre leur activité jusqu’à 72 ans, au lieu de 65 ; cela pourrait être proposé dans d’autres professions.
Il y a aussi beaucoup à faire dans le domaine du bénévolat et du volontariat public. On pourrait, par exemple, avoir recours à des réserves professionnelles de retraités dans différents corps de métier (enseignement, profession du social, du juridique…) pour des périodes difficiles où il y a un manque de personnel et des besoins plus importants.
Mais, en pratique, il y a beaucoup de freins à la mise en œuvre de tels dispositifs. Par exemple, les interventions ponctuelles d’intervenants extérieurs dans des établissements scolaires sont généralement bien accueillies par les élèves, mais les enseignants et le ministère de l’éducation nationale y sont réticents, comme j’ai pu le constater durant mon mandat de députée.
Je déplore aussi les réticences institutionnelles à des dispositifs de volontariat civique pour seniors, qui pourtant fonctionnent à l’étranger. Ainsi, au Québec, dans des quartiers populaires, un système de « maisons des grands-parents » permet à des volontaires âgés de recevoir des enfants à la sortie de l’école et de les accompagner dans leurs devoirs après avoir partagé un goûter.

A l’heure du slogan « O.K. boomeur » (en quelque sorte « cause toujours, baby-boomeur »), qui traduit une fracture entre les générations, pensez-vous que les boomeurs peuvent faire la révolution de l’âge ?
Je voudrais qu’ils sentent qu’ils ont une responsabilité particulière, qu’ils peuvent adopter un regard en positif sur l’avancée en âge. Non seulement ils le peuvent, mais c’est à eux d’abolir les barrières d’âge, pour marquer une seconde fois l’histoire.
Pour cela, les boomeurs doivent bâtir une nouvelle image de leur génération, d’abord en faisant la chasse à toutes les représentations et expressions dépréciatives ou discriminantes liées à l’âge, mais aussi en promouvant des images positives. Il nous faut des influenceuses, des égéries…

Vous abordez aussi la thématique du grand âge et alertez sur le manque d’anticipation du vieillissement et de la disparition des boomeurs dans les prochaines décennies. Que proposez-vous ?
Après les « trente glorieuses », ce sont les « trente pleureuses » qui s’ouvrent. Le nombre des décès va devenir bien supérieur à celui des naissances. Si les 20 millions de boomeurs disparaissent en bon ordre, on peut prévoir qu’il y aura des pics de 800 000 décès par an, soit 2 000 chaque jour, c’est colossal. Au plus fort de la canicule de 2003, c’était un millier de morts quotidiennement, et tout le monde était paralysé. Là, ce sera deux fois plus, et personne ou presque, à part les entreprises funéraires, ne l’anticipe.
Pour pouvoir prendre en charge le grand âge et ses pathologies, il faudrait dans les années qui viennent augmenter singulièrement le nombre d’Ehpad (il faut dix ans pour créer un de ces établissements), multiplier les services de soins palliatifs mobiles, prévoir des lits d’hospitalisation, etc.
Le vieillissement et la mort en série des boomeurs vont poser des questions vertigineuses sur le plan sociétal, philosophique, économique, religieux… mais qui y réfléchit ? Le mariage civil est accompagné par la République ; le deuil pas du tout. La République n’offre ni représentant ni lieu décent pour se réunir.

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/01/18/le-vieillissement-et-la-mort-en-serie-des-baby-boomeurs-vont-poser-des-questions-vertigineuses_6026452_1650684.html
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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMer 26 Fév 2020, 12:23

Retraites : à propos d'une injustice actuelle, injustement passée sous silence par les opposants à toute réforme. Sachant qu'historiquement, beaucoup de politiciens de gauche ou de droite bénéficient du statut de la fonction publique.

Retraites : un nouveau système plus lisible et plus équitable pour les pensions de réversion
Par Fondation Ifrap. Publié le 26.02.2020
La réforme met fin à un système où les pensions sont très différentes d'un régime à l'autre, salue l'iFRAP, qui accorde à cette mesure la note de 8/10. Chaque semaine, le think-tank libéral évalue l'action du gouvernement dans Le Figaro.

3,8 millions de personnes perçoivent en France une pension de réversion de leur défunt conjoint (4,4 millions en comptant les non-résidents). À 88%, ce sont des femmes. Parmi ces personnes, 600.000 perçoivent uniquement cette pension dite de «droits dérivés». Le montant moyen est de 642 € pour les veuves et 304 € pour les veufs. Le coût annuel de la réversion est aujourd’hui d’environ 30 milliards €, soit 10% des dépenses totales de retraite.

Aujourd’hui, les règles de réversion sont très différentes d’un régime à l’autre : l’âge auquel on peut toucher la réversion diffère d’un régime à l’autre entre 50 ans et 65 ans et il n’y a pas d’âge minium dans la fonction publique. Les conditions de ressources ne sont pas les mêmes non plus : si les ressources du conjoint survivant dépassent 20 550 € par an, la réversion CNAV n’est pas versée par exemple, alors que la réversion de la retraite complémentaire oui, et que les agents publics n’ont pas de critères de ressources. Par ailleurs, le pourcentage de la pension du défunt versée varie aussi entre 50 et 60%.

Les règles deviennent les mêmes pour tous
On voit bien ici que l’iniquité est de règle et que deux personnes dans une situation identique de veuvage n’auront pas du tout le même montant de réversion si elles ont travaillé dans le privé ou dans le public par exemple. Le montant de la réversion publique étant beaucoup plus généreux.

Dans le nouveau système, les règles de réversion seront les mêmes pour tous. La réversion sera accessible à partir de 55 ans, à condition d’avoir été marié au moins 2 ans et ne sera soumise à aucune condition de ressources. Le dispositif retenu garantira aux veufs un maintien de leur niveau de vie (incluant revenus de pensions et revenus du travail) à hauteur d’un pourcentage des retraites du couple qui sera fixé à 70 % par décret. À condition de ne pas se remarier. Le nouveau dispositif s’appliquera aux conjoints survivants des retraités du nouveau régime décédés, soit à partir de 2037.

Le sujet de la réversion des divorcés sera traité par ordonnance pour la question du partage des droits durant la période de communauté.
Selon les simulations effectuées pour l'étude d'impact, la projection des dépenses de réversion devrait être à peu près identique jusqu'en 2048 avant de baisser par rapport à la dépense prévue dans le système actuel de 2 milliards à l'horizon 2050.

Alors que penser de ce nouveau mode de calcul de la réversion ? L'objectif de simplification est le bienvenu : il était en effet peu compréhensible que le veuvage n'ait pas le même impact selon le régime de retraite. La réversion sera donc un droit universel et non plus un droit en fonction du statut et cette évolution était nécessaire. Le pourcentage de 70% garantis des revenus antérieurs du couple - s’il n’est pas calculé de manière trop restrictive - est aussi une bonne nouvelle. D’où la note de 8/10

https://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/retraites-un-nouveau-systeme-plus-lisible-et-plus-equitable-pour-les-pensions-de-reversion-20200226
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMer 26 Fév 2020, 14:36

Salamandre a écrit:
La réversion sera accessible à partir de 55 ans, à condition d’avoir été marié au moins 2 ans et ne sera soumise à aucune condition de ressources. Le dispositif retenu garantira aux veufs un maintien de leur niveau de vie (incluant revenus de pensions et revenus du travail) à hauteur d’un pourcentage des retraites du couple qui sera fixé à 70 % par décret. À condition de ne pas se remarier. Le nouveau dispositif s’appliquera aux conjoints survivants des retraités du nouveau régime décédés, soit à partir de 2037.

Une excellente nouvelle... pour les futures retraités...

On peut regretter que cela ne s'applique pas aux couples de retraités actuels ou à venir avant 2037...
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thierry

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyLun 02 Mar 2020, 08:58

M Le Pen n'a pas passé 1 minute ds l'hémicycle sur les 120h de l'examen du texte des Retraites Et elle crie au déni de démocratie.

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyJeu 07 Mai 2020, 13:01

Le régime complémentaire par répartition du privé a sa trésorerie à sec, cause principale : pas de cotisation retraite sur l'indemnité de chômage partiel.
Ses réserves (son coté par capitalisation), valeur 65 milliards € en 2019, qui a fondu actuellement avec la crise. Pas le moment de les utiliser.

Citation :
Retraites complémentaires du privé : la situation financière se tend
Par B. Bissuel et R. Besse Desmoulières Publié le 6.05.2020
Sa trésorerie étant quasiment à sec, l’Agirc-Arrco sollicite une avance de 8 milliards € pour payer les pensions de juin et juillet. Les administrateurs du régime assurent qu’« il n’y a pas péril en la demeure ».

La situation financière de l’Agirc-Arrco, le régime de retraite complémentaire des salariés du privé, se complique. En raison de la crise sanitaire, l’organisme paritaire cogéré par le patronat et les syndicats a demandé au gouvernement de pouvoir obtenir un prêt de l’ordre de 8 milliards € afin d’honorer le paiement des pensions pour les prochaines échéances de juin et de juillet.
Dans un courrier daté du mercredi 6 mai, le président (CFDT) de l’Agirc-Arrco, Jean-Claude Barboul, et son vice-président (Medef), Didier Weckner, adressent cette requête au ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

Un besoin de 8 milliards €
Pour justifier leur démarche, ils font valoir les incidences des dispositions prises par le gouvernement pour éviter la multiplication des défaillances d’entreprises : report de cotisations sociales et déploiement massif du chômage partiel – un dispositif où les indemnités versées sont exonérées de prélèvements pour les retraites.

Dès le mois de mars, ces mesures ont entraîné une baisse des recettes du régime, engendrant « d’importants besoins complémentaires de financement » pour les mois suivants. M. Barboul et M. Weckner, qui rappellent que la caisse verse chaque mois 7 milliards € de pensions complémentaires, expliquent qu’après le règlement des sommes dues pour mai, l’Agirc-Arrco « aura (…) mobilisé quasiment la totalité de sa réserve de trésorerie ». « Pour les deux échéances suivantes, de début juin et début juillet, le besoin complémentaire global de financement est estimé à 8 milliards € », indiquent-ils.

Pour faire face aux chocs, l’Agirc-Arrco dispose de réserves financières importantes : elles s’élevaient à 65 milliards € en 2019. Mais M. Barboul et M. Weckner estiment qu’il n’est pas opportun de les utiliser en ce moment.
La réserve financière de l’Agirc-Arrco est constituée d’obligations et d’actions, dont la valeur a, dans certains cas, dégringolé au cours des dernières semaines

« Dans le contexte actuel des marchés financiers, un désinvestissement de la réserve gérée à long terme du régime Agirc-Arrco, pour la couverture de son besoin complémentaire de trésorerie, serait réalisé dans des conditions très défavorables », argumentent-ils. Une allusion au fait que ce « matelas » est constitué d’obligations et d’actions, dont une partie a vu leur valeur dégringoler en raison de la crise liée à l’épidémie de Covid-19. Si les réserves étaient mises à contribution, « ça nous obligerait à brader des titres à vil prix », résume Pierre Roger, chargé du dossier des retraites à la CFE-CGC.
../..


Dernière édition par Salamandre le Jeu 07 Mai 2020, 13:12, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyJeu 07 Mai 2020, 13:03

Et le régime SNCF, il a un décalage de trésorerie, au fait ?

Citation :
../..
« Un décalage de trésorerie »
C’est pourquoi les dirigeants du régime complémentaire ont privilégié une autre option, en tirant parti d’un outil mis en place par l’une des ordonnances du 25 mars : il s’agit d’un mécanisme de garantie de financement en faveur des régimes complémentaires obligatoires de Sécurité sociale. Il prévoit notamment que l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) peut accorder des prêts et des avances de trésorerie d’une durée inférieure à 12 mois. Dans ce cadre, M. Barboul et M. Weckner sollicitent donc de la part de l’Acoss « un prêt à hauteur de 8 milliards €, avec mise à disposition de cette somme selon deux tirages, pour le financement des échéances (…) de début juin et début juillet ».

Le régime est-il aux abois, au point de devoir faire la quête pour assumer ses engagements ? Pas du tout, répond Frédéric Sève, secrétaire national CFDT chargé des retraites : « Il n’y a pas péril en la demeure, même s’il y aura une perte à la fin de l’année que l’on ne mesure pas encore, juge-t-il. En l’occurrence, il s’agit de financer un décalage de trésorerie. Ce n’est pas ingérable. »

Une analyse partagée par Philippe Pihet, administrateur FO : « C’est tendu en trésorerie, convient-il, mais la situation n’est pas critique. Nous ne sommes pas en défaut de paiement. » « Il faut que les retraités soient confiants, leurs pensions seront versées », renchérit M. Roger de la CFE-CGC. Chargé du dossier retraites pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Eric Chevée assure que l’avance réclamée par l’Agirc-Arrco est d’ordre « technique ».

Reste que les comptes de la caisse devraient accuser le coup et replonger dans le rouge, en fin d’exercice, aux dires d’un syndicaliste. Une dégradation synonyme de rechute : en 2019, le régime avait renoué avec les excédents (500 millions €, environ), grâce – entre autres – aux efforts demandés aux salariés et aux retraités, qui avaient permis de mettre fin à dix années de déficit.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/06/retraites-complementaires-du-prive-la-situation-financiere-se-tend_6038891_3234.html
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thierry

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyLun 11 Mai 2020, 13:10

La gestion des caisses de retraite complémentaire est surtout une affaire de gros sous pour le paritarisme.
Elle permet aux syndicats de salaries de se financer à bon compte avec l’œil complaisant du patronat qui lui se finance sur d'autres systèmes issus du paritarisme.

Tout cela pour vous dire que les syndicats de salaries ne vous diront jamais que c'est mal géré, car ils sont dirigeants, et que cela sert à financer leur syndicat.

En cas de défaillance, c'est l'Etat qui reprendra la main et CFDT, CGT et autres devront vivre des cotisations de leurs adhérents. Et la ce sera beaucoup moins drôle.

Et il est toujours étonnant de voir comme la presse ne s’empare pas de ce sujet (le paritarisme) qui, sous couvert d'une belle philosophie, est assez mal géré.






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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMar 12 Mai 2020, 11:04

Rapport 2020 de la Cour des comptes, concernant AGIRC-ARRCO
(pages 524-525, Conclusion et recommandations)
https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-02/20200225-13-TomeI-retraite-complementaire-Agirc-Arrco.pdf

Ce qu'en retient le Figaro, notamment (rapport avec les remarques de thierry) :
L’Agirc-Arrco « se caractérise par des coûts de gestion par emploi équivalent temps plein parmi les plus élevés, très supérieurs à ceux de la CNAV (Caisse nationale d'Assurance vieillesse, retraite de base du privé) et de la MSA (Mutuelle sociale agricole) »
Citation :
Agirc-Arrco: réduire les emplois et amplifier les économies
Par Marie-Cécile Renault. Publié le 25 février 2020
Dans son rapport annuel, la cour des comptes salue les «efforts de redressement et de rationalisation» effectués par les deux régimes de retraite complémentaire du privé. Une amélioration qui «reste à poursuivre».

Épinglé par la Cour des comptes en 2014 en raison d’un déficit technique de 5,6 milliards €, le régime de retraite complémentaire des salariés du privé Agirc et Arrco, géré par les partenaires sociaux, a engagé une profonde réforme en 2015, qui a abouti à la fusion des deux régimes au 1er janvier 2019. Six ans plus tard, la Cour juge que le régime qui verse chaque année près de 80 milliards € de pension, soit près d’un quart des dépenses de retraites obligatoires, a réalisé des «efforts de redressement et de rationalisation», mais que ceux-ci «restent à poursuivre».

Pour assurer le redressement de ce régime en points, les partenaires sociaux ont demandé des efforts aux assurés en agissant sur un cocktail de mesures, à commencer par la valeur du point. Si la «valeur de service» du point (qui permet de calculer la pension au moment du départ en retraite) a été revalorisée chaque année en fonction de l’inflation moins un point, en revanche la «valeur d’achat» du point (montant de cotisation à débourser pour acquérir un point) a augmenté plus vite, en fonction de l’évolution des salaires majorée de deux points. Bref, les points ont coûté plus cher à acquérir. Résultat, le rendement du régime, qui correspond au montant de retraite annuel acquis en contrepartie d’un euro de cotisation, a baissé: il est passé de 6,56% en 2015 à 5,99% en 2018.
Les partenaires sociaux ont également augmenté les cotisations et, pour la première fois, agi sur l’âge de la retraite en incitant les assurer à retarder leur départ: depuis le 1er janvier 2019, la retraite est minorée de 10% pendant 3 ans si les assurés ne repoussent pas leur départ d’un an. Ces efforts demandés aux assurés ont permis de redresser les perspectives financières du régime: le déficit technique est en constante amélioration même s’il reste négatif (-2 milliards € en 2018) et l’horizon d’épuisement des réserves a été reporté à 2038, contre 2023.

Pour autant, la Cour juge que l’Agirc-Arrco doit encore faire des efforts pour simplifier la structure des cotisations qui demeure très complexe, mais aussi pour se mettre en cohérence avec le régime général. Ainsi les pensions Agirc-Arrco sont payées à terme à échoir et sont revalorisées au 1er novembre, alors qu’elles sont versées à terme échu au régime général et revalorisées au 1er janvier, ce qui trouble les assurés. En outre, la décote de 10% mise en place depuis le 1er janvier 2019, situe de fait l’âge de la retraite à taux plein un an plus tard qu’au régime général, or «un tel décalage ne peut être que provisoire» juge la Cour.

En outre, la Cour souligne que l’Agirc-Arrco, qui « se caractérise par des coûts de gestion par emploi équivalent temps plein parmi les plus élevés, très supérieurs à ceux de la CNAV et de la MSA », doit encore réaliser des économies dans sa gestion et organisation administrative. Alors que plusieurs innovations engendrent des gains de productivité (DSN, RGCU, transfert du recouvrement des cotisations à l’Acoss etc.), il est urgent de mettre en place une gestion prévisionnelle des effectifs. Et ce d’autant que le contexte est propice: le taux de départ annuel est de 4 à 5% depuis 2010 et la pyramide des âges est favorable.
Or «les départs naturels ne sont pas toujours mis à profit», déplore la Cour: ainsi, Pro-BTP -groupe de protection sociale membre de la fédération Agirc-Arrco- «a remplacé tous ses départs de salariés, manquant ainsi une opportunité d’adapter ses effectifs». Un objectif d’autant plus impératif que les caisses de retraite complémentaires vont être fusionnées dans le futur régime universel de retraites!

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/agirc-arrco-reduire-les-emplois-et-amplifier-les-economies-20200225

Mais si reprise poussive, et qu'en plus de -8 milliards € en juin-juillet, plusieurs milliards € par mois persistent à manquer, des économies de gestion ne vont pas suffire.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Le problème des retraites, un problème systémique   Le problème des retraites, un problème systémique - Page 2 EmptyMer 10 Juin 2020, 16:33

Retraites SNCF garanties, fonction publique aussi. Le privé, paye

L’État refuse de faire crédit à la caisse de retraites complémentaires Agirc-Arrco
L’organisme, qui fait face à des problèmes de trésorerie, devra emprunter « de l’ordre de 2 milliards € » pour sécuriser les pensions de juin et juillet.
B. Bissuel et R. Besse Desmoulières, le 10.06.2020

L’État refuse de faire crédit à l’Agirc-Arrco, caisse de retraites complémentaires des salariés du privé. Cette fin de non-recevoir a été notifiée dans un courrier du 29 mai : il est signé par le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, son collègue chargé des solidarités et de la santé, Olivier Véran, et le secrétaire d’Etat chargé des retraites, Laurent Pietraszewski. (..)
Les décisions prises par le gouvernement pour éviter les licenciements et les faillites en cascade (déploiement massif du chômage partiel, report de cotisations sociales...) ont provoqué une baisse importante des recettes pour la caisse et mis à mal sa trésorerie, quasi vide après règlement des retraites pour mai.
L’Agirc-Arrco dispose certes de copieuses réserves financières : 65 milliards € en 2019. Mais ce pactole est constitué d’obligations (70 %) et d’actions (30 %) : or, certaines d’entre elles ont vu leur valeur chuter au cours des derniers mois.

Mécanisme de garantie de financement
Un mécanisme de garantie de financement en faveur des régimes complémentaires obligatoires de Sécurité sociale prévoit notamment que l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) peut attribuer des prêts et avances de trésorerie d’une durée inférieure à douze mois.
Mais l’État ne l’entend pas ainsi. MM. Darmanin, Pietraszewski et Véran estiment que l’Agirc-Arrco peut s’en sortir sans faire appel aux pouvoirs publics : d’après eux, « les actifs obligataires, qui constituent une part substantielle des réserves, (…) sont de nature à permettre la couverture du besoin [de financement] », d’autant plus que leur « valeur de cession n’a pas été réduite par la crise ».
La « mobilisation de ces ressources doit être privilégiée à titre principal », insistent-ils. (..)

Vents violemment contraires
Selon M. Sève, les besoins de financement ne sont pas aussi importants qu’anticipé initialement et c’est un prêt « de l’ordre de 2 milliards € » qui sera sollicité : « Ça sécurise le paiement [des pensions], sans avoir à vendre une part du portefeuille dans de mauvaises conditions. » (..)
Les incidences de la crise n’ont cependant pas fini de se faire sentir. L’Agirc-Arrco, dont les comptes étaient redevenus excédentaires en 2019 après une décennie de déficit, va replonger dans le rouge. En réponse à ce déséquilibre, le régime devrait être amené à ponctionner une partie de ses réserves financières.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/06/09/l-etat-refuse-de-faire-credit-a-la-caisse-de-retraites-complementaires-agirc-arrco_6042291_823448.html

Complément : selon le site de l'hebdo économique Capital, avec une hausse du chômage se traduisant par une baisse (de 10%) durable des cotisations, la ponction des réserves ne suffira pas. Au menu annoncé alors : gel des pensions Agirc/Arrco et/ou incitation (par malus) à retarder l'âge de départ en retraite.
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